L’ « écomerdier » imposé à l’Afrique par les écolo-imperialistes

Plutôt que de brûler de la bouse de vache et du charbon de bois, pourquoi l’Afrique sub-saharienne n’aurait-elle pas de l’électricité bon marché ? C’est la question que l’on peut se poser en examinant l’état des lieux de l’Afrique. Alors que l’Inde, la Chine et le Vietnam ainsi que d’autres pays utilisent de plus en plus de gaz naturel, de charbon et de pétrole pour électrifier et moderniser leurs nations, créer des emplois et améliorer la santé, relever le niveau de vie et augmenter l’espérance de vie, pourquoi la Banque Mondiale et d’autres institutions internationales exigent des pays de l’Afrique sub-saharienne d’utiliser de plus en plus de charbon de bois pour le chauffage et la cuisine ? Pourquoi les pays africains eux-mêmes, les Nations-Unies et les organismes de défense des droits de l’homme tolèrent cette politique mortifère ?

Durant la récente « semaine du climat » l’organisme onusien IPCC a fait la promotion de la biomasse qui – selon ses affirmations – entrent déjà pour 60 % des énergies renouvelables en Europe afin de combattre le changement climatique (on ne dit plus réchauffement, au cas où …) et stabiliser le climat qui n’a jamais été vraiment stable par le passé, mais bon …

Les énergies dites renouvelables comprennent par exemple la centrale électrique de Drax en Grande-Bretagne qui brûle des « boulets » de bois provenant de millions d’arbres poussant sur des dizaines de milliers d’hectares de forêts canadiennes et américaines, détruites à jamais. Les arbres sont transformés en petites boules qui sont chargées sur des camions pour les transporter dans les ports côtiers pour être ensuite acheminées au nord du Yorkshire en Grande-Bretagne par cargos brûlant du pétrole. Du port ces granulés sont acheminés alors par train jusqu’à la centrale électrique et brûlés à la place du charbon pour générer de l’électricité. Ainsi la Grande-Bretagne peut s’enorgueillir d’atteindre l’objectif d’énergie renouvelable que les accors de Paris ont fixé. Pourtant l’ensemble de cette opération produit beaucoup plus de gaz carbonique que n’importe quelle usine similaire de production d’électricité utilisant du gaz naturel ou du charbon ! Quant aux arbres il faudra attendre 50 ans pour pouvoir à nouveau exploiter les forêts nouvellement rasées. Et on dit que c’est de l’énergie renouvelable !

Certaines organisations de protection de l’environnement ont crié au scandale quand l’IPCC a convenu que l’utilisation du charbon de bois devait être promue en Afrique sub-saharienne car cette pratique contribuait à réduite les surfaces boisées. Non seulement la production de charbon de bois, considéré comme une source d’énergie renouvelable par l’IPCC, détruit l’environnement et menace de nombreuses espèces d’animaux et de plantes mais l’utilisation du charbon de bois menace aussi la santé humaine. Le programme pour l’environnement des Nations-Unies prévoit que la demande africaine de charbon de bois, dont la production est actuellement d’environ 23 millions de tonnes par an, doublera voire triplera vers 2050. Cette production a doublé ces dernières 20 années et représente maintenant 60 % de la production mondiale de charbon de bois selon la FAO. L’urbanisation galopante a accru la demande car le charbon de bois est le combustible préféré en raison de son bas coût pour la cuisine en Afrique sub-saharienne.

Certes, le charbon de bois est plus propre et plus facile à utiliser que le bois lui-même et meilleur marché que le gaz de pétrole liquéfié ou l’électricité, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle plus de 80 % des familles en milieu urbain utilisent le charbon de bois pour la cuisine et en milieu rural c’est 100 %. Et pourtant l’OMS (un autre organisme onusien) considère que mondialement plus de 4,3 millions de personnes meurent prématurément de maladies liées au caractère malsain de l’air des maison où est utilisé le charbon de bois pour la cuisine sur des feux ouverts ou des cuisinières qui fuient et enfument les logements. C’est plus de morts que la malaria, la tuberculose et le SIDA réunis … L’OMS a aussi noté que le manque d’accès à l’électricité pour 1,2 milliard de personnes dans le monde a pour résultat d’exposer les familles à des particules fines et aux autres produits toxiques présents dans la fumée, la cuisson mal assurée provoquant en outre toutes sortes d’intoxications alimentaires.

L’absence d’électricité disponible en abondance restreint la possibilité de lire confortablement le soir pour étudier, lire, avoir accès à un ordinateur et à internet, développer une petite industrie, des industries de plus grande taille, alimenter des hôpitaux, des écoles et des infrastructures et permettre d’améliorer la vie des personnes, la santé et la nourriture. Pourquoi 100 ans après que l’électricité ait révolutionné les sociétés occidentales il y a encore plus de la moitié de l’Afrique sub-saharienne qui n’est connectée à aucun réseau électrique ? Est-ce qu’un Américain, un Canadien, un Européen, un Australien, un Japonais et même un Chinois pourrait vivre aujourd’hui sans une électricité abondante, relativement bon marché 24/7/365 ? En 2016 la Banque Mondiale a estimé qu’à peine 42 % des logements en Afrique sub-saharienne avaient accès à l’électricité, le Rwanda atteignant 80 % mais la Guinée-Bissau à peine 30 %, laissant des centaines de millions de personnes sans électricité du tout ou seulement sur des périodes très limitées et totalement imprévisibles, alors qu’il s’agit d’une source d’énergie que nous considérons, nous Occidentaux, comme vitale.

Le site ZimbabweSituation.com indique que trois facteurs restreignent la demande en électricité dans la majorité des pays africains. D’abord la plupart des ménages et des entreprises connectées à un réseau électrique font face à des black-out à répétition en raison de la faiblesse de la production par rapport à la demande et en raison d’un réseau défectueux. Ce qui signifie que les habitants ont toujours recours au charbon de bois pour cuisiner, la conséquence étant qu’ils paient pour disposer d’électricité, quand il y en a de disponible, et qu’ils paient aussi pour se fournir en charbon de bois. (Paradoxalement c’est aussi le cas en Californie depuis la faillite de PG&E qui, si c’était un Etat indépendant, serait le plus riche du monde alors que de nombreux ménages sont revenus au bon réchaud à pétrole pour cuisiner puisqu’il y a des black-out imprévisibles partout dans cet État !).

Ensuite, alors que l’électricité constitue une large part du revenu des ménages, ces derniers ont un accès limité à cette source d’énergie. Les pays disposant d’un réseau peu développé augmentent les prix pour financer les infrastructures afin d’améliorer les réseaux. Mais des tarifs élevés se traduisent pas encore plus de charges financières, ce qui décourage les consommateurs et par voie de conséquence inhibe la création d’emplois puisque la consommation n’augmente pas et même décourage certains ménages à faire une demande de raccordement au réseau existant. En dernier lieu, le coût et la complexisté de l’extension des réseaux sont aussi des facteurs limitant l’électrification. Là où la production est insuffisante, les compagnies d’électricité retardent les connections au réseau jusqu’à ce que les infrastructures de production correspondent à la demande prévue. Le pire ce sont aussi les contraintes administratives et parfois coûtumières, par exemple pour l’installation de pilônes sur des terres communautaires, qui augmentent les coûts et donc réduisent la demande ce qui a pour effet dans certaines régions de repousser à jamais une quelconque électrification.

C’est ainsi que dans de nombreux cas le bois et le charbon de bois sont compétitifs par rapport au gaz de pétrole (quand il y en a) alors que la production de charbon de bois est gourmande en main d’oeuvre, polluante et destructrice de l’environnement. Une cuisinère moderne brûlant du bois permettrait de réduire les risques pour la santé mais la plupart des ménages ne peuvent pas s’en offrir une.

Le coût maîtrisé et la sécurité d’approvisionnement de l’électricité en Afrique sub-saharienne ne pourront être atteints qu’avec une modernisation et une expansion du réseau électrique, après viendront les usines de production d’électricité. Le regretté Steven Lyazi, qui travailla pour le Congrès de l’Égalité Raciale en Uganda, reconnut que la disponibilité en énergie solaire est une bonne nouvelle pour des millions d’Africains qui ne disposent que du bois de chauffage, des bouses du bétail et du charbon de bois pour cuisiner. Cependant, ajoutait-il, les énergies solaires et éoliennes ne sont au mieux que des solutions de remplacement vers la sécurité de l’approvisionnement en électricité, alors que, pourtant, les Nations-Unies, la Banque Mondiale et d’autres organismes politiques le préconisent : ce n’est qu’une vue de l’esprit.

« Beaucoup de personnalités », disait Lyazi, « méconnaissent que les Africains ont de grands rêves ». Juste un de ces rêves : la laison ferroviaire électrifiée de 750 km appellée Trans East Africa nécessiterait beaucoup plus d’énergie que ce que le solaire et l’éolien, qui sont des sources d’énergie intermittentes, peuvent produire.

La grande majorité des pays d’Afrique sont avides d’énergie électrique qu’elle soit d’origine nucléaire, de charbon, de pétrole ou de gaz naturel, mais les environnementalistes occidentaux, largement européens, y compris la Banque Mondiale, se sont opposé au financement de tels projets. Lyaza, qui mourut dans un accident d’autobus en 2017, pressait les pays africains pour qu’ils utilisent leurs abondantes ressources naturelles. Il encourageait les Africains à défier les écologistes européens qui ont diabolisé les combustibles fossiles carbonés et n’ont jamais encouragé les projets hydroélectriques et l’énergie nucléaire en Afrique. Il clamait que l’Uganda et d’autres pays d’Afrique sub-saharienne devraient construire des gazoducs pour alimenter des centrales électriques afin de fournir de l’électricité à autant d’habitants que possible. Aujourd’hui, les champs pétroliers et gaziers africains brûlent pour rien du gaz qui n’est pas récupéré et le pétrole est exporté pour le plus grand bénéfice d’une élite restreinte laissant des millions de gens sans énergie, appauvris et désespérés.

Pourquoi ne pas construire des centrales au charbon, des centrales nucléaires et envisager des projets hydroélectriques ? Pourquoi pas ? Pourquoi les Africains devraient-ils être condamnés à survivre dans la pauvreté en étant dominés par les écolo-impérialistes, les néo-colonialistes et les organisations de protection de l’environnement destructrices et qui ignorent totalement les droit les plus basiques des êtres humains : le droit à l’énergie, à la santé moderne, à un niveau de vie satisfaisant et à des vies décentes ?

En tant qu’ingénieur dans l’énergie nucléaire, le sud-Africain Kelvin Kemm, consultant en énergie, notait qu’il y a trop de situations diverses en Afrique et qu’une seule source d’énergie électrique pourrait être envisagée à l’échelle du continent de manière économique et sûre : les réacteurs modulaires pebble bed (PBMR) de faible puissance – 200 MWe – refroidis avec un gaz associé à une turbine Brayton en cycle fermé ou un circuit secondaire de vapeur. Ces réacteurs acceptant un combustible configuré sous formes de billes de la taille d’une balle de golf bénéficient de par leur conception d’une sécurité dite passive. Ils peuvent être construits en grande série pour un coût d’investissement modique et leur puissance est adaptée aux réseaux existants pouvant être naturellement étendus par la suite. Cette technologie est adaptable à tous les pays de l’Afrique sub-saharienne. Ce sont les pays africains eux-mêmes qui doivent faire ce choix et non pas des pays étrangers qui leur fassent subir chantages et pressions politiques. Les pays africains ne doivent pas rester dans l’ignorance et être obligés de ne se contenter que de charbon de bois, ce que les écolo-impérialistes occidentaux leur imposent pour l’instant …

Traduction d’un article de Duggan Flanakin, à la tête de la recherche stratégique au Commitee for a Constructive Tomorrow. Il a étudié les régulations environnementales pendant des décennies. Note. Le PBMR a été abandonné par l’Allemagne qui fut initialement le pays le pays le plus avancé dans cette technologie. Seule la Chine a pour l’instant perduré dans cette voie avec la construction d’un prototype PBMR, l’HTR-PM, d’une puissance thermique de 250 MW, soit d’une puissance électrique d’environ 100 MW. Deux réacteurs modulaires alimenteront une unique turbine entrainant un alternateur d’une puissance nominale de 210 MW électriques. Cette installation doit être opérationnelle au début de l’année 2020. La génération future envisagée par la Chine est un PBMR refroidi par de l’hélium, de l’azote ou du CO2 entrainant une turbine Brayton. Les avantages de ce type de réacteur sont multiples. En cas de défaut de quelque nature que ce soit le réacteur est vidé de son combustible qui est réparti dans une aire de stockage compartimentée et facilement refroidie, la fission prenant alors instantanément fin. La technologie de production du combustible est connue et beaucoup plus aisée que celle d’un PWR classique qui requiert des assemblages de tubes et la mise en forme du combustible sous forme de pastilles. Le rechargement en combustible peut se faire de manière continue, ce qui n’est pas le cas de tous les autres réacteurs nucléaires existants. Enfin, outre de l’oxyde d’uranium-235 servant dans ce cas de producteur primaire de neutrons sous forme de billes, ce type de réacteur peut aussi accepter du thorium comme combustible. Voir par exemple : https://en.wikipedia.org/wiki/Pebble-bed_reactor et le billet de ce blog du 16 décembre 2017.

Energies intermittentes : le revers de la médaille.

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On peut faire confiance aux combustibles fossiles et à l’uranium. Ce sont des sources d’énergie disponibles qu’il y ait du vent, trop de vent ou pas du tout de vent, qu’il y ait du soleil ou que ce soit la nuit, qu’il pleuve ou qu’il neige. Cette disponibilité en électricité d’origine fossile (uranium et hydrocarbures) est nécessaire pour les enfants, les malades, les vieux et les pauvres et son prix est très raisonnable. Et pourtant cette énumération simple n’est plus acceptée par le grand public qui est abruti par une propagande incessante qui ressasse que les énergies vertes, renouvelables sont la solution malgré le fait que ces énergies sont par définition et fatalement intermittentes.

De ce fait ces énergies intermittentes requièrent pour leur viabilité une réserve d’énergie électrique orthodoxe, en d’autres termes d’origine nucléaire ou thermique classique et le prix du kWh facturé à l’utilisateur final ne fait qu’augmenter comme par exemple dans l’Etat du Kansas (lien). De plus les prévisions de l’Agence Internationale de l’Energie ne correspondent en aucun à la propagande :

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Ce qui conduit à des situations paradoxales comme par exemple en Allemagne. Ce pays compte parmi les pays les plus développés au monde mais le choix d’une politique énergétique basée sur les énergies « intermittentes » et l’abandon trop rapide de l’énergie nucléaire a rendu le kWh tellement coûteux que 344000 foyers n’ont plus d’électricité, n’ayant plus les moyens financiers de payer leurs factures. Et pourquoi donc ? Parce les énergies intermittentes pudiquement renommées renouvelables n’ont jamais été considérées comme susceptibles de remplacer les énergies fossiles (lien). Enfin la lubie des voitures électriques se heurte aux limites des réseaux électriques comme par exemple en Nouvelle-Zélande (lien) mais ce genre de panne n’est pas réservé à ce pays puisque les propriétaires de voitures électriques ont vécu les même désagréments en France il y a quelques jours, il ne faut pas trop en parler, ça fait désordre … Quant aux batteries adjointes aux éoliennes ou aux panneaux solaire pour stocker une partie de l’énergie produite il faut, selon une étude récente parue aux USA compter sur 1500 dollars pour disposer de « UN » kWh …

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Les Australiens, après leur expérience calamiteuse du « tout renouvelable » dans l’Etat des Nouvelles-Galles du sud, sont redevenus un peu réalistes et ont compris que le « tout intermittent » n’était pas viable, ne serait-ce qu’en raison de la disponibilité limité des matières premières. Et pour construire une seule éolienne il faut consommer 220 tonnes de charbon pour traiter tous les minerais nécessaires hors ciment !

Source : blog de Donna Laframboise

https://www.americanthinker.com/articles/2019/06/lowcost_renewable_energy_is_breathtakingly_expensive.html

https://www.forbes.com/sites/michaelshellenberger/2019/05/06/the-reason-renewables-cant-power-modern-civilization-is-because-they-were-never-meant-to/?fbclid=IwAR1Mrk1u6iJAPaVLGhe6bB9aYsroR2H7wjoXeH8w7ioi8-XU7zTOxd3D3UA#5c9af0f0ea2b

http://catallaxyfiles.com/2019/04/11/those-dang-electricity-using-electric-cars/?fbclid=IwAR0kDcR4hnVtOlKGeIYoq585RxarZVFzS93U3bLhqKhXzKX790tJf8E6Y5g

La Suisse toujours à la pointe du stockage de l’électricité

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En Suisse il y a des montagnes, des lacs, des barrages d’altitude et cette particularité topologique est exploitée pour stocker de l’électricité. L’eau déposée sous forme de neige ou de pluie dans ces montagnes constitue une réserve d’énergie solaire puisque cette eau s’est évaporée de l’océan grace à la chaleur du Soleil. Le stockage de l’énergie est le point central de la problématique mise en place par de nombreux pays en ce qui concerne les énergies dites renouvelables et la seule technologie rentable est le pompage-turbinage de l’eau. Si on parle de rentabilité une usine de ce type perd 20 % de l’énergie électrique afférente pour le pompage de l’eau puis le turbinage. Tout dépend donc du prix d’achat et du prix de renvente de cette énergie. Enfin, il faut tenir compte du coût de l’installation proprement dite qui dans un relief montagneux peut prendre des proportions pharaoniques.

C’est le cas de l’usine de Nant de Drance en Suisse, près de la frontière française. Les Suisses sont des experts en matière de percement de tunnels et ils ont osé construire cette centrale électrique en plein coeur de la montagne pour améliorer les équipements de pompage-turbinage existants qui constituent une source appréciable de revenus pour le pays. Avec la proximité de l’Allemagne qui s’est lancée dans une course folle aux énergies renouvelables l’opportunité était trop belle pour ne pas être saisie : un franc est un franc … surtout en Suisse. Inutile de décrire l’ensemble de l’installation en voie d’achèvement qui sera équipée dans une salle souterraine grande comme deux terrains de football et haute de 52 mètres de 6 pompes-turbines de type Francis d’une puissance de 150 MW chacune.

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Le seuil de rentabilité de cette installation avait été estimé à 2,5 milliards de kWh soit une production d’électricité au prix spot élevé de 2500 heures par an. L’estimation actuelle tourne autour de 750 heures par an en raison des projections récentes de Swissgrid, société qui gère le réseau de la Confédération. Si ce projet était décidé aujourd’hui il serait tout simplement abandonné. Mais on peut toujours espérer que d’une manière ou d’une autre il deviendra rentable car c’est le seul système de stockage d’électricité rationnel pour lisser la production d’énergie par les installations dites renouvelables, que ce soient les moulins à vent ou les panneaux solaires. L’avenir le dira …

Sources et illustrations : http://www.nant-de-drance.ch/projet/comment-ca-marche/#c25 et https://www.letemps.ch/suisse/nant-drance-risque-dun-gouffre-financier?utm_source=Newsletters&utm_campaign=2d8b77a267-newsletter_briefing&utm_medium=email&utm_term=0_56c41a402e-2d8b77a267-109436145

Et maintenant les trains à hydrogène : l’imbécillité humaine n’a vraiment pas de limite …

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L’inénarable laryngophoniste qui sert à la France d’énergique ministre et qui donc, par définition, ne peut pas tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler puisque ses mots sortent hors de tout contrôle de son larynx en une bouillie verbale qui ferait saliver un psychiatre a maintenant focalisé ses pulsions sur l’élément chimique le plus abondant sur notre planète Terre, entièrement renouvelable, non polluant et … pas cher ( ? ) l’hydrogène. Lavoisier découvrit l’hydrogène et il finit la tête sous la lame de l’échafaud. Combien de temps faudra-t-il encore attendre pour couper celle de cet individu malfaisant pour l’ensemble de l’économie française qui ne fait rien d’autre dans ses délires énergétiques que de suivre le catastrophique plan Energiewende allemand.

Pour preuve l’Allemagne, qui n’en est pas à une erreur près dans ses élucubrations de « transition énergétique » et qui vient de racheter à prix bradé la division ferroviaire d’Alstom a mis un gros coup de pouce pour développer un train de banlieue propulsé par des piles à hydrogène, il fallait y penser. Le seul argument pour soutenir cette filiaire tient au seul fait, comme le démontra magistralement Lavoisier, que le rejet de la combustion de l’hydrogène n’est que de l’eau et cette propreté est tellement convaincante pour le public, totalement aveuglé par la propagande écologiste, que le laryngophoniste a trouvé là le prétexte pour se lancer à fond dans le « tout hydrogène » !

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Inutile de reprendre les arguments imparables de Michel Gay parus sur le site Contrepoints (voir le lien) mais il est opportun de reprendre ici un schéma concocté par un de ces multiples « laboratoires » bidon qui, forts des subventions gouvernementales fédérales américaines, vantent les bienfaits de l’hydrogène, le Florida Solar Energy Center (Université de Floride). Pour cette société c’est clair, la seule technologie qui « tient la route » pour la production massive d’hydrogène à « faible coût » est l’énergie photovoltaïque (voir le lien). Ce qui n’a pas l’air de préoccuper les décideurs et qui n’apparaît nulle part dans les calculs globaux du coût de l’hydrogène et de son utilisation dans un train, par exemple, est le ridicule rendement d’une pile à hydrogène sans oublier également le tout aussi ridicule rendement de la production électrique par un panneau solaire. mais qu’à cela ne tienne puisque l’argent des contribuables est « gratuit » et qu’il serait ridicule de s’en priver !

Source et illustrations : notalotofpeopleknowthat.wordpress.com

Lien : http://www.fsec.ucf.edu/en/consumer/hydrogen/basics/production.htm

Note. L’article de Michel Gay sur le site Contrepoints explique en détail l’imbécilité totale du « plan hydrogène » : https://www.contrepoints.org/2018/06/04/215595-lhydrogene-cet-hallucinogene

Le vélo électrique en France et en Europe : tout un programme !

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En France c’est toujours du grand n’importe quoi en ce qui concerne ce que l’on appelle dans les chaumières l’environnement. Et c’est le cas du vélo électrique car encore une fois la France, devenue depuis la fin de la seconde guerre mondiale le pays le plus rigide et le plus centralisé d’Europe, a décidé de faire payer par tous les contribuables une subvention de 200 euros pour celui qui décide de l’achat d’une bicyclette électrique pour sauver le climat et les écosystèmes et y compris par ceux qui n’ont aucune envie de se déplacer avec un tel accessoire. C’est un article paru sur le site en ligne « Les Echos » qui relate le fait que le « malus environnemental » appliqué aux voitures de grosse cylindrée (voir note en fin de billet) servirait à redistribuer cette subvention aux amateurs de vélos électriques. On peut toujours rêver car Bercy (Ministère des Finances français) n’en est plus – et depuis longtemps – à une entourloupe près. Ce seront toujours les contribuables qui paieront au final.

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Il y a deux problèmes avec le vélo électrique et je suis un fervent amateur de ce type de véhicule bien que j’aie abandonné tout projet d’acquisition de cet accessoire, mon âge avancé aidant. D’abord il faut produire de l’électricité pour recharger la batterie lithium-ion et d’autre part, dans n’importe quelle ville il doit exister des facilités sécurisées pour que les vélos puissent circuler aisément. Ces deux points essentiels ne sont pas satisfaits du moins en France quand on sait que le ministre de la transition énergétique renouvelable et solidaire, laryngophone de son état, veut fermer plus de 40 % de la source d’énergie électrique la plus économique qui soit, je veux parler ici de l’énergie nucléaire, lui qui possède un scooter électrique d’une valeur d’au moins 5000 euros, n’en a strictement rien à foutre puisque l’argent des contribuables est « gratuit » !

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Ici au Japon, du moins dans l’agglomération de Tokyo où je séjourne en ce moment, 100 % des mères de famille à la maison ont un vélo électrique. Et ce vélo est équipé de tout ce qui est nécessaire pour transporter par tous les temps deux enfants le cas échéant (illustration). Le Japon, comme je l’ai mentionné il y a quelques jours sur ce blog a définitivement tiré un trait sur les accords dits « de Paris-COP21 » en s’orientant vers le charbon pour produire l’électricité dont il a besoin à moindre prix par rapport au pétrole ou au gaz et les vélos électriques représentent une part de plus en plus importante de la consommation de cette énergie. Si l’énergumène ministre d’Etat français en charge du redéploiement de l’énergie en France continue à rêver de la préhistoire il faudra que les contribuables paient non plus seulement pour les primes à l’achat d’un vélo électrique mais également pour installer des moulins à vent, des réacteurs à biomasse dont l’efficacité est redoutablement faible et enfin des panneaux solaires made in PRC censés pallier aux insuffisances de ces deux dernières sources d’énergie quand, au moins, il y a du soleil. La France et bien d’autres pays d’Europe ne sont pas encore mûrs pour une grande transition énergétique (lire un prochain article sur ce blog au sujet de l’Allemagne) !

Note. Une de mes amies résidant à Tenerife et possédant une Toyota Land Cruiser immatriculée en Espagne avait projeté d’aller en Espagne péninsulaire, en France puis en Corse avec son véhicule. Elle fut contrôlée par la police française et ayant omis de faire actualiser son certificat de résidente à Tenerife elle fut passible d’une amende de 14000 euros (vous avez bien lu !) car elle n’avait pas acquitté la taxe environnementale dite « malus » pour son véhicule. Elle dut confier le volant à son compagnon qui est résident permanent à Tenerife. Illustrations : photos personnelles, inspiré d’un article parus sur Les Echos.

Energies renouvelables : la Cour des Comptes jète un pavé dans le marigot

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Je me suis plongé dans le rapport de la Cour des Comptes relatif aux énergie renouvelables et c’est un document dont il faut absolument imposer la lecture à tous les ministres du gouvernement, y compris au laryngophoniste hélicoptérien, tant il est alarmant. Ce rapport n’insiste pourtant pas sur l’état de la consommation d’énergie primaire de la France car il ne s’intéresse qu’aux énergies dites renouvelables pour lesquelles la grande majorité des investissements est orientée vers la production d’électricité. Il est en effet important d’insister sur cet aspect qui semble avoir échappé aux instances dirigeantes du pays et en particulier au ministre de la transition énergétique qui ne semble posséder très peu « ou chouia » de neurones fonctionnels. Les données sont publiques, elles datent de 2015 et figurent sur Wikipedia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Énergie_en_France). On trouve donc :

Combustibles fossiles : 68,2 % (charbon : 2,4 %, pétrole : 45,7 %, gaz : 20,1 %)

Nucléaire : 19 %

Énergies renouvelables : 12,8 % (biomasse et déchets : 8,8 %, hydraulique : 2,6 %, éolien : 0,9 % et quelques chouias photovoltaïques).

Au total la production d’électricité représente (2015) 24,7 % de la consommation d’énergie finale en France qui se répartit ainsi : 72,3 % nucléaire, 17,8 % hydraulique et 8,6 % thermique classique. La production électrique en France est donc essentiellement décarbonée. C’est à peu près tout ce qui est intéressant dans cet article de Wikipedia puisqu’il prend ensuite en considération les émissions de carbone et la prose est téléguidée. Mais il faut retenir un point à ce sujet, celui qui préoccupe justement Hulot, le m’s)inistre d’Etat de la transition énergétique et solidaire dont l’objectif est de ruiner la France dans laquelle vivront nos enfants et petits-enfants : détruire le patrimoine électro-nucléaire du pays.

Exprimées en Tep ou tonnes équivalent pétrole on constate immédiatement que le plus gros poste de consommation d’énergie primaire en France est à l’évidence constitué par les combustibles fossiles. Ceux-ci sont pour l’instant et pour encore longtemps sans alternative, qu’il s’agisse du transport (un tiers des combustibles fossiles importés, essentiellement pétrole), du secteur résidentiel ( 30 % également, essentiellement le chauffage, gaz et fuel domestique) et du secteur industriel, 19 %. L’objectif de Hulot et donc du gouvernement est de réduire l’empreinte carbone de la France et en même temps de réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique français alors que le nucléaire ne représente que 19 % de l’énergie primaire consommée en France. Le programme de transition énergétique mis en place vraiment à la légère coûte déjà en 2018 (rapport de la CDC, page 46) 5,2 milliards d’euros et à ce coût il faut ajouter le soutien budgeté de 5,1 milliards d’euros pour le développement des énergies renouvelables en électricité (ibid. p 51).

Il faut constater que très curieusement le gouvernement se focalise dans sa fameuse transition énergétique uniquement sur l’électricité et les sources renouvelables de cette énergie afin qu’elle soit décarbonée alors que le nucléaire et l’hydroélectrique sont par définition non carbonés.

Il est difficile dans ces conditions de comprendre la démarche intellectuelle du gouvernement. L’Etat, c’est-à-dire les contribuables et la dette qui sera transmise à nos enfants puisque l’Etat Français est déja insolvable, investit l’équivalent en euros d’un EPR par an pour développer des énergies renouvelables électriques qui sont de par leur nature intermittentes et ne créent pas vraiment de nouveaux emplois en France car il n’existe aucun fabricant français de turbines pour les moulins à vent ou pour les panneaux solaires. Le rapport de la CDC insiste d’ailleurs lourdement sur ce point.

Que faut-il retenir de ce programme grotesque de transition énergétique à la Française puisque ce pays est dans une situation particulière et unique au monde en ce qui concerne sa production d’électricité qui est l’obsession des écologistes ? Tout simplement que ces individus, y compris Hulot, sont toujours allergiques à l’uranium et qu’ils ont mis sous le tapis la consommation des énergies fossiles des secteurs transport et chauffage des particuliers qui représentent 60 % de la consommation de combustibles fossiles intégralement importés. C’est là que se trouve le gisement d’émissions de carbone qu’il faut arriver à contrôler et si possible réduire et non pas l’électricité, loin de là et certainement pas dans le cas de la France ! Hulot est un pur descendant des crypto-trotskistes qui ont exigé la fermeture de l’usine de Creys-Malville, il se fourvoie encore une fois dans un combat totalement surréaliste anti-nucléaire, source d’énergie dont l’utilité incontournable n’a pas échappé aux Chinois. Hulot va à rebours du progrès technique et veut appauvrir la France pour satisfaire ses délires écologistes. Il ne laissera pas un grand souvenir dans l’histoire du pays, c’est le moins qu’on puisse dire.

Sources : rapport de la Cour des Comptes (18 mars 2018 disponible sur le site de la Cour des Comptes : https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2018-04/20180418-rapport-soutien-energies-renouvelables.pdf et Wikipedia, illustration (Wikipedia) Didier Migaud, président de la Cour des Comptes dont aucun gouvernement n’a jamais tenu compte de ses rapports et c’est bien regrettable car s’il en était autrement le pays se porterait beaucoup mieux …

Du tellure au fond de l’Atlantique … oui, mais.

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À un peu plus de 400 km au sud de l’île de Tenerife (archipel des Canaries) se trouve une montagne sous-marine d’à peu près la même taille que cette île qui, au milieu de fonds marins de plus de 4000 mètres, atteint une hauteur de 3000 mètres. Il s’agit du « Tropic Mount » qui vient d’être exploré en détail par l’équipage scientifique anglais du bateau Captain Cook et les résultats sont stupéfiants. Cet édifice sous-marin recèle un trésor au moins sur la partie plane de cette « montagne ». Il s’agit de dépôts extrêmement riches en tellure, un métalloïde très rare dans la croute terrestre. Les seules sources de tellure connues et exploitées industriellement sont les boues anodiques du raffinage électrolytique du cuivre et certains gisements aurifères peu exploités dans ce but. C’est ainsi que le Japon est le deuxième producteur de tellure au monde après les USA en raison de l’importante activité de raffinage électrolytique du cuivre dans ce pays.

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La demande mondiale en tellure ne peut qu’augmenter exponentiellement dans les prochaines années en raison de la production de panneaux photovoltaïques de nouvelle génération constitués de cadmium et de tellure outre l’utilisation du tellure dans certains alliages de cuivre et d’acier. La découverte de la présence de concentrations de tellure 30000 fois plus élevées à la surface du Tropic Mount que dans n’importe quel autre minerai extrait à la surface du sol permet d’envisager une extraction sous-marine. Les estimations font état de la présence d’au moins 2670 tonnes de ce métalloïde récupérables mais ceci ne représente que un dixième de la production mondiale actuelle. La demande en « énergies renouvelables » pourrait donc impacter catastrophiquement une zone océanique réputée riche pour ses ressources halieutiques. Voilà un bien fâcheux aspect de cette course effrénée aux énergies renouvelables !

Source : BBC (www.bbc.com/news/science-environment-39347620)

Voir aussi : https://www.nrel.gov/pv/cadmium-telluride-solar-cells.html