En Grande-Bretagne les Juges de la Haute Cour de justice ont perdu le sens de la réalité des genres.

Les médias britanniques ont pris soin de ne pas divulguer l’identité du couple qui a pris l’initiative d’envoyer leur enfant de 4 ans, de sexe masculin, à l’école revêtu d’un uniforme de fille sous prétexte que ce dernier souffre de dysphorie de genre. La direction de l’école s’est à juste titre alarmée et a accusé le couple en question d’avoir activement encouragé leur enfant mâle à se comporter comme une fille et menacèrent ce couple d’expulser leur enfant. L’affaire, il faudrait plutôt dire un évènement exceptionnel, a suscité quelques remous et ce couple, convaincu qu’il oeuvrait pour le bien de cet enfant, a porté le cas devant la justice afin d’obtenir une justification de leur attitude envers l’enfant – de quatre ans – et éventuellement une compensation financière.

Ce couple, il faut le constater totalement déconnecté de la réalité, a produit des rapports d’experts spécifiant que l’enfant n’avait pas encore totalement vécu la transition de mâle à femelle qui a lieu à l’âge tendre. Le juge, un dénommé Williams, a instruit l’affaire. Il a décrit les parents comme étant « à l’écoute et prudents » et que l’enfant n’avait pas souffert de cette transition sexuelle vers un état féminin se produisant à un très jeune âge, ajoutant qu’il va de soi que la poursuite de la procédure ne relevait pas de l’intérêt social de l’enfant et que toute procédure devrait maintenant être fondée plutôt sur le fait que ces préoccupations devaient être dissipées. Cependant le juge a omis quelques détails relatifs à ce couple qui a eu un autre enfant, âgé de 13 ans au moment des faits relatés ici, et qui a effectué sa transition sociale de « genre » dès l’âge de 7 ans. Curieux tout de même … L’enfant de 4 ans dont il est question a été adopté et « mis en transition », quant à un autre enfant adopté également par ce couple ayant vécu 3 ans au sein de ce dernier et a été transféré par les services sociaux dans une autre famille d’accueil il y a maintenant 10 ans présente des troubles identifiés comme une dysphorie de genre.

La décision raisonnable en apparence du juge a été vivement critiquée sur le blog « Transgender Trend » qui a suivi attentivement cette affaire hors du commun. C’est en ces termes que ce blog a qualifié la décision du tribunal :

« Cette décision du tribunal des affaires de famille crée un dangereux précédent. Aucun domaine relatif à la garde d’enfants ne doit être confié à des idéologues, aucune approche ne doit écarter les connaissances acquises sur le développement et la psychologie de l’enfant ni aucun traitement adapté aux conditions psychologiques d’un enfant ne doit être écarté car dans ces cas les règles normales ne s’appliquent plus. En d’autres termes ce jugement est une véritable insulte pour le couple d’accueil et met en danger les enfant vulnérables« .

Ça laisse rêveur …

Source BioEdge. Brève remarque : ce couple récidiviste dans l’induction d’une confusion des genres auprès d’enfants en bas âge devrait subir un traitement psychiatrique lourd ou être tout simplement emprisonné pour atteinte à l’intégrité psychique d’enfants pouvant être assimilée à de la torture. Ce fait divers révèle aussi l’état de décadence avancée des sociétés occidentales et sans vouloir offenser qui que ce soit j’écris ici clairement que les mouvements dits LGBT entrent dans cette catégorie décadente. Dysphorie : état de malaise, opposé à euphorie.

Nouvelles du Japon : l’amour s’auto-détruit

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À Tokyo, dans le quartier de Shinjuku, au milieu d’une forêt de buildings se trouve une réalisation dite artistique supposée décorer le paysage. Le petit gamin dont on aperçoit la tête près de la jambe inférieure du E est mon petit-fils, fruit de l’amour …

Mais dans ce quartier des affaires de Tokyo très peu de jeunes couples se promènent le dimanche avec des enfants et bien qu’ils demandent à un passant de les prendre en photo avec leur kétaï (téléphone cellulaire) que restera-t-il de leurs amours s’ils ne veulent plus faire d’enfants. Et quelles seront leurs conditions de vie quand ils atteindront l’âge de la retraite, à 80 ans, et pris en charge par des robots ? Alors ils regretteront amèrement de ne pas avoir fait d’enfants par amour, un grand regret qui les détruira …

Note à l’intention de mes fidèles lecteurs. Pas de billets ces trois prochains jours, je serai sur le chemin des Îles Canaries.

Les docteurs Frankenstein qui redirigent le sexe des enfants : à hurler d’horreur …

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Le monde médical a perdu la tête non seulement avec la nature elle-même mais également avec la vie d’enfants en se hasardant dans des expérimentations radicales et irréversibles qui n’ont pas fait preuve de leur efficacité pour le bonheur des enfants. Les médicaments bloquant la puberté, les mastectomies, les chirurgies vaginales – tous des gestes médicaux irréversibles – ne sont que quelques-unes des méthodes expérimentales radicales et extravagantes utilisées chez l’enfant. Cette folie mercantile doit cesser.

Imaginez que vous soyez le parent d’un garçon de 5 ans qui vous informe avec toute son innocence un jour qu’il est une fille. Bien entendu votre réaction serait de rire et non pas de téléphoner tout de suite à la clinique « trans-genre » la plus proche. Vous n’arrivez pas à comprendre comment votre garçon a pu en arriver à croire à une telle chose. C’est peut-être parce qu’il en a entendu parler à la garderie ou qu’il a vu un programme à la télévision. En tout état de cause votre garçon insiste sur le fait qu’il s’identifie comme une « femme ».

Peut-être que le personnel de l’école où va votre fils vous alertera au sujet du comportement de votre garçon et vous encouragera à consulter un médecin et vous espérez que ce professionnel de santé saura vous fournir, à vous et à votre enfant, des conseils pour dissiper la confusion qui s’est installée dans l’esprit de ce dernier. Préparez-vous à être déçu car en effet selon les directives médicales en vigueur votre médecin sera obligé de suivre ces directives professionnelles connues sous le nom de « soins affirmatifs ». À première vue cela vous paraîtra beau et sans danger mais en réalité ce programme pourrait être qualifié de totalement diabolique.

En se conformant à l’approche « soins affirmatifs » le médecin est tenu de suivre les instructions de l’enfant – et non l’inverse – car beaucoup de gens pensent que la relation médecin-patient dans ce cas particulier fonctionnerait mieux. En d’autres termes si le garçon dit au médecin qu’il « croit être une fille, ce médecin doit se conformer à cette « réalité » quelle que soient les évidences biologiques … c’est le début de la folie.

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En tant que parent de l’enfant, le médecin vous encouragera à commencer à appeler votre fils « ma fille » et à l’aider à choisir un prénom féminin ainsi que des vêtements de fille. Les enseignants seront invités à autoriser votre fils à utiliser la salle de bain des filles à l’école. La question de la stigmatisation sociale liée à un tel changement de mode de vie, accompagnée de brimades, est pourtant rarement prise en compte. Les thérapeutes aborderont rarement les implications d’un tel changement mental et physique pour la simple raison qu’ils considèrent que ce changement est réversible au cas où l’enfant change d’état d’âme par la suite. Si seulement c’était aussi facile que ça …

Arrêtons-nous un instant pour se poser la question la plus évidente, question que devraient se poser les professionnels de la santé : « N’est-il pas terriblement naïf de soutenir la croyance éphémère d’un enfant qui croit encore au Père Noël et qu’il ou elle est du sexe opposé ?« . N’y a-t-il pas une grande probabilité pour que cet enfant soit temporairement confus et que son désir de changer de sexe finisse par disparaître ? Il y a encore à peine dix ans jamais on avait entendu parler de telles situations alors qu’on a tendance à croire aujourd’hui qu’il s’agit d’une véritable épidémie. Plutôt que de réaliser une approche psychologique plus pragmatique avec l’enfant le corps médical a tendance à accélérer le processus de changement de genre. C’est à ce point précis que commence l’horreur.

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Elaine, membre du groupe de défense des droits de l’enfant Kelsey Coalition, est la mère d’une fille qui a subi des interventions médicales irréversibles (pour devenir un homme) a clairement compris que la transition était extrêmement préjudiciable à la santé et au bien-être de son enfant. « Dès le début de l’adolescence les « soins affirmatifs » consistent à traiter les enfants avec des hormones sexuelles croisées » a-t-elle déclaré lors d’une table ronde organisée par la Heritage Foundation. « On teste la testostérone chez les filles de moins de 12 ans et les oestrogènes chez les garçons. Ce sont des traitements hormonaux lourds qui ont un impact sur le développement du cerveau et la santé cardiovasculaire et qui peuvent augmenter les risques de cancer ». Puis on arrive à la table d’opération où les adolescents, manquant totalement de maturité mentale pour vraiment réaliser l’importance sur le santé future de leur choix, s’exposent au bistouri pour des opérations chirurgicales irréversibles. Pour les filles c’est une double ablation des glandes mammaires et le façonnage de faux pénis dérivés d’un morceau de chair prélevé sur d’autres parties du corps, des procédures sans précédent dans l’histoire de la médecine. Elaine a mentionné l’histoire ahurissante de l’enfant Jazz Jennings qui fut diagnostiqué comme souffrant d’une « dysphorie du genre » et fut de ce fait élevé comme une fille dès l’âge de 5 ans. À onze ans il fut soumis à un traitement hormonal et à 17 ans il fut soumis à une opération chirurgicale pour retirer son pénis et créer un vagin simulé avec une partie de la paroi de son estomac. Après l’opération la cicatrisation de Jazz commença a créer de sérieux problèmes et des épanchement sanguins apparurent. Une intervention chirurgicale en urgence fut pratiquée. Selon le médecin généraliste de Jazz quand il fut mis sur la table d’opération quelque chose se « liquéfia » littéralement et toute la plaie s’ouvrit béante.

Devant la Heritage Foundation Elaine a qualifié le cas de Jazz comme étant une expérimentation médicale sur un enfant, expérience qui s’est déroulé depuis qu’il avait 12 ans. Il est intéressant de rappeler le scénario dramatique qui a captivé les Etats-Unis entiers de la transition sexuelle présentée à la télévision de Caitlyn Jenner, née Bruce Jenner, ancien médaillé d’or olympique, probablement le plus grand athlète américain de tous les temps.

La question évidente est de savoir combien d’enfants entrant dans l’adolescence et constatant les changements de leur propre corps ont décidé par eux-mêmes et objectivement de subir un changement de sexe sans avoir été influencés par les médias qui montrent de telles célébrités ayant opté pour un changement de genre à moins que leurs propres parents aient abordé la question au cours du dîner du soir. Et pourtant peu de personnes doutent encore de l’énorme impact des médias sur les adolescents et en particulier de la télévision qui montre ces célébrités. En fait il s’agit bien de cette notion qui sous-entend le concept d’un « modèle positif ». Il n’est pas certain que Caitlin Jenner en soit convaincue.

Selon le Docteur en médecine Michael Laidlaw ces enfants qui font l’expérience de ce que la communauté médicale a surnommé « la dysphorie de genre » vont au delà de leur condition, soit naturellement soit avec l’aide d’un thérapeute. Entre temps, selon Laidlaw, de nombreuses filles et garçons présentant ces symptômes de dysphorie sont atteints de troubles neuro-psychiatriques et d’autisme. Les médias sociaux et YouTube, les vidéos très frénétiques sur YouTube des personnes « en transition » semblent jouer un rôle, une sorte de contagion qui vulgarise cette idée auprès des populations. Ce mouvement se fonde sur l’idée libérale moderne d’ « identité de genre » définie comme « le sens interne central du genre de la personne » indépendamment de ce que prouvent les faits biologiques déterminant leur sexe. Le Docteur Laidlaw a présenté le meilleur exemple à l’encontre des parents et de leurs enfants qui s’étaient empressés de conclure que ces derniers avaient besoin de bloqueurs de puberté, par exemple, ou de doses massives d’hormones lorsqu’il a exposé les risques de cancer associés à ces traitements et ce que signifie un cancer:

« Si un enfant ou toute autre personne que vous connaissez avait un cancer vous voudriez d’abord des résultats pathologiques et une imagerie qui prouve que la maladie existe avant d’administrer une chimiothérapie très éprouvante. Pourtant on autorise des enfants à subir des interventions chimiques et chirurgicales lourdes avant même d’apporter le moindre élément de preuve démontrant la présence du « sexe opposé » chez cet enfant« .

En d’autres termes la communauté médicale bouleverse non seulement la nature mais aussi la vie des enfants avec des expérimentations radicales et irréversibles qui n’ont pas prouvé le bonheur et le bien-être de ceux qui subissent ces expérimentations. Les médecins ordonnent des thérapies très nocives en l’absence de diagnostic objectif et ceci est contraire à la déontologie médicale.

Faut-il encore répéter ici ce qui est pourtant connu depuis des millénaires ? Il n’y a que deux sexes. Le sexe est identifié à la naissance sans ambiguïté, personne ne l’assigne. Les médecins n’attribuent pas arbitrairement un sexe mâle à une personne et femelle à une autre. Tout le monde sait comment identifier le sexe d’un enfant. Demandez à votre grand-mère qui ne lit pas les journaux et ne regarde pas la télévision comment on identifie le sexe d’un enfant. Elle vous dira exactement comment faire !

Article paru sur le site Strategic Culture Foundation sous la plume de Robert Bridge le 14 avril 2019

Nouvelles du Japon : les tremblements de terre …

Ce samedi (saint pour les catholiques) les petits élèves de l’école primaire où vont mes petits-enfants devaient se rendre en classe à 8 heures du matin. Tant pis pour la grasse matinée des parents après une dure semaine de travail. Ces derniers (les parents) devaient se rendre dans l’école de leurs enfants à 11 heures sans y pénétrer car aux alentours de 11 heures – 11 heures quinze minutes l’ensemble de l’école allait subir un tremblement de terre, juste une alarme, mais ils devaient tous feindre d’ignorer qu’il s’agissait d’un exercice et faire les gestes qu’ils avaient appris au moins deux fois par an et à bien les appliquer.

Les élèves les plus proches de la porte d’entrée de la salle de classe doivent ouvrir celle-ci. Au cas où le tremblement de terre induise un bloquage de la porte il faut en effet tout de suite l’ouvrir pour pouvoir évacuer la pièce. Sans précipitation les élèves doivent de blottir sous leur bureau afin d’éviter de recevoir des objets variés pouvant tomber du plafond. Pour ceux se trouvant près des fenêtres, il faut ouvrir ces dernières. Un tremblement de terre est annoncé par une alarme lancée depuis des sirènes situées un peu partout quelques secondes avant qu’il ne soit effectivement ressenti. Le délai de préparation est donc très court et les élèves doivent acquérir les réflexes qui leur permettront de sauver leur vie.

Également disciplinés les parents viennent alors à l’intérieur de l’école pour récupérer leurs enfants et les évacuer de l’immeuble. Dans la réalité et avant toute chose il ne faut surtout pas créer un mouvement de panique. Le calme et le stoïcisme, et peut-être aussi le fatalisme, des Japonais est exemplaire …

Ce dimanche, toute la famille étant partie se réjouir à Disney Land Tokyo situé quelque part au sud-est de Chiba je suis sagement resté à la maison pour attendre des livraisons d’Amazon, parce que – oui – comme la Poste d’ailleurs et certains supermarchés, le dimanche est un jour comme les autres. C’est ça le Japon !

Nouvelles du Japon : la baisse préoccupante de la natalité

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Même avec une immigration record le rythme du déclin de la population japonaise s’accélère …

Comme cela a déjà été signalé, la plus grande menace à long terme pour l’économie japonaise est une profusion d’hommes sans sexe – appelés « soshoku danshi », ou herbivores en langage moderne – qui s’intéressent davantage aux poupées animées et aux distributeurs automatiques de sous-vêtements féminins usagés qu’à leur propre vie dans la réalité avec des femmes qui vivent et qui respirent.

Mais bien que la société japonaise de plus en plus asexuée ait enregistré le taux de natalité le plus bas du monde développé, faisant passer le nombre de naissances vivantes à moins d’un million l’an dernier, le niveau le plus bas de l’histoire moderne, c’est le nombre croissant de décès qui est à l’origine de la décroissance de la population du Japon.

Selon le Financial Times, ceux qui sont nés au cours du baby-boom d’avant la Seconde Guerre mondiale, favorisé par le gouvernement impérial au cours de la période qui a précédé cette guerre, atteignent rapidement la fin de leur vie. Et le taux de mortalité dans le pays, qui a dépassé l’année dernière le nombre de naissances d’environ 430 000, devrait s’accélérer d’ici 2030.

« La raison pour laquelle la population japonaise est en train de chuter si rapidement n’est pas le faible taux de natalité, mais plutôt l’augmentation du nombre de décès« , a déclaré Akihiko Matsutani, professeur émérite en économie appliquée à l’Institut national de hautes études politiques.

Le Japon a connu une période de prospérité économique avant la seconde guerre mondiale en raison des pressions militaires pour augmenter le taux de natalité, a-t-il ajouté. « Ces personnes atteignent maintenant l’âge de la mort« , a déclaré le professeur Matsutani.

Même la décision du Premier ministre Shinzo Abe d’assouplir les restrictions sur l’immigration, sujet controversé au Japon, n’a pas suffi à compenser le nombre de décès : le Japon a enregistré un afflux net record de plus de 161 000 migrants durant l’année fiscale 2018-2019 qui s’est terminée le 31 mars, mais le rythme général de la baisse a encore atteint un nouveau sommet de moins 0,21% de la population.

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La décélération du rythme du déclin démographique a fait du Japon, autrefois un empire prospère et un puissant moteur économique mondial, le pays qui connaît le taux de déclin naturel de la population le plus élevé au monde. Certains pays européens, notamment la Bulgarie et la Roumanie, voient leur population décroître plus rapidement, mais cela est principalement dû à l’émigration. Le rythme auquel la population japonaise décroît a même dépassé celui du Venezuela, pays où la famine généralisée et l’effondrement de la société ont chassé des millions de personnes du pays au cours des cinq dernières années.

Depuis le début de la crise économique dévastatrice qui sévit actuellement au Venezuela, le Japon, pays prospère qui possède toujours la troisième économie mondiale, a perdu à peu près autant de monde. Tout comme aux États-Unis, où la migration de la population vers les centres urbains a entraîné une contraction de la population rurale, les changements démographiques au Japon frappent particulièrement les zones rurales. Dans certaines localités, telles que les préfectures septentrionales d’Aomori et d’Akita, la population diminue de 1% par an, laissant certains villages sans population de moins de 70 ans.

Même après 2030, alors que l’on s’attend à ce que le taux de déclin démographique se stabilise, la majorité de la génération la plus âgée étant déjà décédée, la croissance restera probablement négative en raison du faible taux de natalité. Et encore une fois, ces faibles taux de natalité sont dus au fait que la culture japonaise insiste considérablement sur la réussite économique et sur leur lieu de travail les hommes qui ne le réussissent pas ont tellement honte d’être jugés défavorablement qu’ils n’osent même plus courtiser une femme.

L’Institut national de recherche sur la population et la sécurité sociale prévoit que d’ici le milieu du siècle, le Japon perdra environ 900 000 personnes par an, soit environ la population d’Austin, au Texas. D’ici 2100, les projections suggèrent que la population du Japon diminuera pour atteindre 50 millions, son niveau d’il y a un siècle. En 2018, il y a eu 944 146 naissances jusqu’en octobre, contre 1 368 632 décès. À titre de comparaison, en 2011, il y a eu 1 073 663 naissances et 1 256 387 décès au cours de la même période.

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Cela a déclenché un vif débat sur le point de savoir si Abe, qui a assoupli les règles applicables aux travailleurs invités, entraînant une montée en flèche de la population née à l’étranger au Japon de 2,2 millions de personnes en 2018, également un record contemporain, devrait commencer à offrir une possibilité de résidence permanente aux travailleurs étrangers et de manière plus cruciale pour leurs familles, ce qui est appelé aussi « rapprochement familial ». Cela serait susceptible de combler les lacunes économiques qui pourraient peser sur les services sociaux du Japon dans les décennies à venir, alors que le pays peine à prendre soin de sa population de personnes âgées en expansion.

Bien sûr, si convaincre les jeunes hommes et femmes japonais d’avoir des rapports sexuels procréatifs n’était pas plus difficile que de le faire avec des pandas, des animaux notoirement désintéressés par les choses du sexe, le pays n’aurait pas ce problème. Même certains couples japonais n’ont pas de vie sexuelle alors que de plus en plus d’hommes s’adonnent à leurs loisirs, tandis que les femmes se consacrent davantage à leur travail. Le dernier baby-boom japonais a été stimulé par les pressions du gouvernement impérial. Mais à l’ère moderne, que peut faire le gouvernement pour changer une culture qui a rendu acceptable le statut d’ « herbivore »?

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Quelle est la solution? Interdire le porno hentaï et tentaculaire? Enlever leurs « oreillers Waifu? » (illustration). Ou peut-être que des niveaux élevés de soja dans leur alimentation, combinés aux relations sexuelles glacées de l’ère # MeToo, ont créé une population d’hommes ultra-féminisés qui ont peur de faire le premier pas?

Source : ZeroHedge, illustrations : Financial Times

Note. La population de l’Ukraine a chuté en raison de la fuite massive des habitants du Donbass vers la Russie. Les statistiques prennent également en compte le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie à la suite du référendum organisé par les habitants de la péninsule eux-mêmes, contrairement à ce qu’affirment les gouvernements et les médias occidentaux. Pou rappel lorsque la France a proposé à l’Archipel des Comores l’indépendance par référendum, l’île de Mayotte a refusé de quitter le giron de la République Française. Ce « détachement » de Mayotte du reste de l’archipel n’a jamais été reconnu par les Nations-Unies. La situation de la Crimée est strictement identique à celle de Mayotte. Que le gouvernement français fasse donc amende honorable et cesse de critiquer la Russie au sujet de la Crimée. 

Nouvelles du Japon : histoire de cerisiers

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Je suis arrivé à Tokyo pour voir les pétales des cerisiers (sakura) en fleur commencer à tomber … Mais les magnolias et le jasmin ont commencé à prendre la relève.

Cette photo n’est pas très représentative de la magnificence des cerisiers en pleine floraison mais prend tous son sens car cet arbre se trouve à l’intérieur de l’enceinte d’une école maintenant désaffectée parce qu’il il n’y avait pas assez d’élèves pour justifier son entretien. Le Japon est le pays du monde qui compte le plus de centenaires mais cette longévité exceptionnelle ne s’applique pas au cerisiers qui vivent rarement plus de 70 ans. Les Japonaises ne veulent plus avoir d’enfants, elles préfèrent une vie professionnelle épanouie plutôt qu’être des mères au foyer. Et les cerisiers ne sont que décoratifs puisqu’ils ne font pas fruits. Les Japonaises en âge de procréer seraient-elles devenues comme les cerisiers ? Où alors est-ce une évolution perverse et inattendue qui se matérialise par l’engouement des hommes japonais pour des poupées grandeur nature qui vont bientôt répondre à leurs ordres vocaux ?

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À « Electric city », un quartier de Tokyo bien connu des touristes qui s’appelle en réalité Akihabara, il y a un building d’une dizaine d’étages qui est une sex-shop dont les étages supérieurs sont interdits aux femmes car des poupées grandeur nature sont exposées à la clientèle exclusivement masculine, ceci explique cela.

Les effets pervers de la politique de l’ « enfant unique » en Chine

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La politique de l’enfant unique mise en place en 1979 et assouplie en 2015 a profondément perturbé la démographie de la Chine. Il s’agissait de freiner la croissance démographique du pays ou du moins de la contrôler. La Chine, durant les années 1980 et 1990, développa très rapidement les conditions sanitaires et médicales car il s’agissait pour le gouvernement d’atteindre des standards équivalents à ceux des pays occidentaux. Dans le même temps l’afflux de main-d’oeuvre des campagnes vers les villes provoqué par la mécanisation de l’agriculture eut pour conséquence une prise de conscience des couples en âge de procréer des nouvelles techniques d’investigation du sexe des embryons in utero. Comme en Inde, pour une famille chinoise un enfant mâle a plus de chances de réussir dans la vie qu’une fille, parallèlement à la politique autoritaire de l’enfant unique par couple, se développèrent les avortements sélectifs.L’avortement était en effet toléré sinon encouragé par la loi dans le cadre de cette politique de l’enfant unique.

Et en moins de trois décennies arriva ce qui aurait pu être parfaitement prévu par les démographes : une pénurie de filles à marier. Il y a en effet depuis plus de 30 ans près de 120 naissances d’enfants de sexe masculin pour 100 naissances de filles et l’effet de ce déséquilibre va perdurer encore pendant au moins une génération voire plus. La modification de cette politique de l’enfant unique a été assouplie mais les effets de cette décision ne se concrétiseront que vers les années 2040 au plus tôt. D’ici là la population de la Chine va vieillir dangereusement. Fort heureusement la Chine profitera des avancées technologiques du Japon qui est déjà confronté au vieillissement critique de sa population et développe des robots d’assistance à domicile des vieillards.

Devant cette « pénurie » alarmante de femmes à marier la ville de Pékin a mis en place une sorte de banque de données qui concerne déjà plus d’un million et demi de femmes célibataires ou divorcées dont les âges s’étendent de 15 à 40 ans.

Cette banque comporte les moindres détails de ces personnes candidates potentielles au mariage (« BreedReady » en anglais) et pour qu’elles aient au moins deux enfants le gouvernement va prendre des mesures autoritaires quitte à les forcer à se marier dans ce but. Cette initiative gouvernementale aura-t-elle des effets ? On peut en douter dans la mesure où il existe en Chine une multitude de sites de rencontres, tous surveillées par le Parti d’un oeil bienveillant puisque le taux de fécondité en Chine est en chute libre et a atteint 0,8 enfant par femme en âge de procréer. La politique de l’enfant unique a définitivement déséquilibré le paysage démographique de la Chine et aucune initiative, y compris autoritaire, ne pourra juguler l’effondrement soudain et dévastateur de la population dans les années à venir.

Source partielle : The Guardian