Les conséquences inattendues de la paupérisation des Américains

Dans une grande ville comme San Diego (Californie du Sud) les autorités sanitaires et les personnels hospitaliers sont débordés par une épidémie d’hépatite A survenue au sein de la communauté de sans-logis. Quatre-cent-quatre-vingt-dix cas ont été répertoriés entre juillet et fin septembre 2017 nécessitant 342 hospitalisations et 17 personnes sont mortes. Ce genre d’information serait classé dans les faits divers dans n’importe quel pays mais aux USA, le pays le plus puissant et le plus riche du monde, dans l’Etat le plus emblématique de ce pays ça fait vraiment désordre. Nul ne sait combien de misérables sans logis vivent dans la ville de San Diego. Si vous connaissez cet endroit dites-vous bien que quand vous n’avez pas un centime de dollar pour manger le climat toujours au beau-fixe ou presque n’atténue pas la misère de tous les jours. En raison de cette illusion un cinquième des sans-logis américains vivent en Californie, soit 115738 pour tout l’Etat. Ce sont naturellement les statistiques officielles qu’il faut prendre avec des pincettes comme toutes les statistiques de ce pays.

Les sans-logis dans des villages de tentes installés sur des terrain du comté, donc publics, vivent littéralement avec les rats, ils se libèrent de leurs besoins vitaux dans des bidons de 25 litres car il n’y a pas de toilettes publiques. Dans ces amas de taudis de toile ces laissés-pour-compte de la high tech côtoient des chiens errants, le sol est jonché de seringues et de détritus variés, de bouteilles de plastique qui ont été utilisées pour uriner, de garnitures périodiques,d’animaux morts, bref un véritable cloaque favorable à l’apparition de n’importe quel type d’épidémie.

Le gouverneur de Californie a décrété l’état d’urgence sanitaire – il faut bien protéger les populations qui ont encore quelques dollars pour payer les traites hypothécaires de leur logement – et la ville de San Diego a commencé à javelliser les rues de la ville et pas seulement les villages de tentes fleurissant dans les lieux publics. Dans les comtés de Los Angeles et de Santa Cruz, la même situation est apparue quelques mois après le début de l’épidémie du comté de San Diego pour les mêmes raisons. Voilà où en est l’Amérique, la face cachée du rêve américain, de l’exemple mondial de la démocratie et du bien-être.

Il est opportun d’ajouter que les médias américains ne sont pas allés promener leurs caméras dans ces camps du désespoir. Ils préfèrent consacrer leurs unes au « russiagate » ou aux extravagances à connotation sexuelle d’Hollywood qui ont toujours existé ou encore aux supposées utilisations de gaz létaux par l’armée syrienne qui viennent d’être reconnues comme de fausses informations. Et on veut croire encore que les USA sont le pays de tous les espoirs, du grand n’importe quoi !

Source : ZeroHedge

Je taxe, il taxe, vous taxez, ils taxent … et au Japon ?

Je taxe, il taxe, vous taxez, ils taxent … et au Japon ?

C’est au cours d’une conversation à bâtons rompus avec mon fils qui connait un peu les arcanes de la finance et de la fiscalité que j’ai découvert une véritable forfaiture du gouvernement français au sujet de la CSG. Cette « contribution « volontaire »  » (appréciez les guillemets) est un impôt qui est en réalité une flat-tax comme disent les anglo-saxons, une taxe applicable à tous et à tous les revenus sans exception. C’était la définition qui en avait été donnée par le ministère des finances quand cette taxe fut mise en place pour soi-disant renflouer les caisses de la sécurité sociale française. Ces caisses sont un puits sans fond et le déficit n’a pas disparu mais s’est plutôt aggravé quoiqu’en disent les médias qui ne font que reproduire ce que le gouvernement leur dit d’imprimer ou de divulguer à voix haute.

En ce qui concerne l’application de cette CSG aux pensions de retraite il y a comme un lézard car le fisc a-t-il le droit de taxer une épargne constituée à partir d’un salaire lui-même déjà taxé ? J’ai volontairement épargné chaque mois pendant de nombreuses années une certaine somme soustraite de mon salaire déjà taxé – je le souligne – afin de constituer une retraite complémentaire. Quand je dis que mon salaire était taxé c’est la vérité puisque mon employeur prélevait les charges dites sociales qu’il aurait pu tout aussi bien inclure dans mon salaire, montant que j’aurais alors versé au fisc moi-même selon une disposition légale qui aurait pu exister tout simplement pour que les salariés comprennent que les charges dites patronales sont en réalité prélevées sur leurs salaires. C’est ainsi et il ne faut pas se faire d’illusions à ce sujet.

D’autre part je payais un impôt sur le revenu comme tout un chacun et étant propriétaire de mon logement (pas vraiment privilégié car j’étais couvert de dettes auprès du Crédit Foncier) je m’acquittais d’un impôt donc foncier, c’est la normalité de la situation, et d’un impôt sur l’habitation. Difficile de prétendre que dans ces conditions ma retraite, constituée par une partie non pas conséquente mais substantielle de mon salaire, compte tenu de ma situation d’alors, qui fut utilisée pour la constituer auprès de l’Etat car j’avais le statut de contractuel, soit à nouveau taxée pour contribuer au renflouement du déficit de la sécurité sociale. Il y a des limites déontologiques à ne pas franchir mais les agents du fisc savent-ils ce qu’est la déontologie de base ? Taxer à nouveau une épargne constituée avec peine pour disposer d’une petite retraite me paraît complètement immoral.

À force de taxer les retraités qui constituent une partie non négligeable des consommateurs les chances de reprise de la croissance s’amenuisent. Il serait plus astucieux que l’Etat fasse un peu le ménage dans les subventions nombreuses et variées aux associations, aux groupes de presse, à la radio et la télévision, aux assistés en tous genre qui ne cherchent même pas de travail car ils profitent de la générosité écoeurante de l’Etat pour qu’ils se tiennent tranquilles, aux régimes spéciaux de retraite qui sont un véritable scandale, etc, etc … Non, ce sont les retraités, ces sales privilégiés, qui ont pourtant contribué à la grandeur de la France … mais c’est un lointain souvenir que les gouvernements actuels ont tout simplement mis sous le tapis par idéologie solidaire qui vont payer. Les cannes blanches n’iront pas défiler sur les boulevards parisiens pour protester et pour cause, ils en ont assez d’être pris tout simplement pour des retraités qui nuisent finalement à l’équilibre de la société. Car comme pour les nègres en Afrique il y a trop de retraités en France. Donc il faut les affamer et ainsi ils mourront plus vite. Quelle tristesse !

Note : je rappelle que l’impôt sur le revenu est une flat-tax au Japon et le pourcentage est de 10 % pour tout le monde auquel il faut ajouter en matière de taxes l’impôt foncier qui dépend de la valeur du bien immobilier ainsi que des revenus annuels de l’occupant de l’immeuble, maison ou appartement. Dit plus clairement plus on est riche dans ce pays plus on paie de taxe foncière. Quant à la taxe dite d’habitation qui s’appelle d’ailleurs « taxe poubelle » en Espagne (basura) elle se limite au Japon à l’achat de sacs spéciaux pour conditionner les divers rebuts générés par un ménage et soigneusement et obligatoirement triés au risque de voir ses déchets laissés devant la porte de sa maison si tel n’était pas le cas. Le tri sélectif est en effet un devoir civique au Japon et l’Europe se situe loin derrière ce pays. Enfin les Japonais sont tellement respectueux de leur cadre de vie que les municipalités n’ont pas besoin d’employer de personnel pour nettoyer les rues et les trottoirs : tout est toujours propre de partout. Dans n’importe quel pays européen les rues sont repoussantes de saleté et ce d’autant plus que l’on va vers le sud du continent. Ce comportement citoyen fait que les taxes dites « locales » existant dans d’autres pays sont inexistantes au Japon : une belle leçon de civisme au passage ! À Tokyo les seuls endroits un peu sales sont ceux fréquentés par les touristes qui n’en ont rien à faire des coutumes locales de propreté et de respect.

Dystopie : vers le « meilleur des mondes » …

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Il y a une dizaine de jours j’ai été carrément interpellé par un article reproduit sur le site de Tyler Durden, ZeroHedge, émanant du site Daily Bell. Je suis non conformiste et je tente de m’informer en allant glaner sur divers médias y compris de nombreux blogs quelques épis fabuleux pour alimenter mon blog. C’est le secret d’une information proche de la réalité, hors les articles de science pure et dure revus par des pairs, mais même dans ce cas il est difficile parfois d’être convaincu de la véracité du contenu de ces articles. Il n’y a qu’à se souvenir du torchon de Séralini au sujet du glyphosate qui fut pourtant accepté par l’éditeur puis finalement retiré en mettant en avant une imposture caractérisée. D’ailleurs ce papier(cul) a alimenté les écolos européens et également français au sujet de cet herbicide. Un mensonge laisse des traces indélébiles et il semblerait que les cerveaux des politiciens ne fonctionnent plus correctement, tellement pollués par les milliers de nouvelles émanant du monde entier chaque seconde que compte une journée. Du coup il devient de plus en plus difficile de se faire une opinion objective sur un sujet particulier y compris si on fait l’effort de déceler le manque d’objectivité caractérisé de ce qui nous parvient comme par exemple cette histoire de génocide des Rohingya reprise par tous les médias « bien-pensants » pour ne pas frustrer le roi d’Arabie Saoudite … Il ne faut pas se moquer du monde en dénonçant les faits tels qu’il sont en réalité, il faut être « bien-pensant » !

L’objet de ce billet fait part d’une information infiniment plus terrifiante que bien d’autres « nouvelles » du jour. Elle relate le fait que plus d’un million d’enfants américains de moins de 5 ans sont sous traitement quotidien avec des médicaments psychotropes. Pire encore, parmi ces derniers plus de 275000 enfants de moins d’un an prennent des antidépresseurs prescrits par le pédiatre en toute conscience professionnelle. C’est proprement inimaginable. Les anglo-saxons ont inventé un mot pour décrire un tel phénomène de société, la dystopie par opposition au mot utopie. Le préfixe d’origine grecque « dys » signifie négation, malformation, erreur, et dystopie signifie la contre-utopie ou la mauvaise utopie comme par exemple la dyslexie est une mauvaise prononciation des mots. Les illustrations les plus significatives de dystopie sont Le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley (Brave New World, 1932) et 1984 de George Orwell (Nineteen-eighty-four, 1948), deux oeuvres de science-fiction qui ont fait date.

Dans le roman de fiction d’Huxley les enfant écoutent à longueur de journée une radio lénifiante qui leur précise quel comportement ils doivent définitivement adopter, aujourd’hui c’est la télévision. Il doivent prendre régulièrement des pilules de couleurs variées pour égaliser leur humeur et leur caractère. Il y a les enfants alpha forgés dès les premiers mois de leur vie foetale, puis les enfants beta, gamma et delta, une sorte de hiérarchie, un système de castes artificiellement construit à l’aide de drogues appropriées. Les gay-prides par exemple sont inspirées de Huxley. Elles expriment une différence sociétale et les enfants, maintenant rivés sur le téléviseur puis leur téléphone cellulaire ou leur tablette subissent cette mise en conformité de leur personnalité en tous points identiques à celle décrite par Huxley. Parce que parmi ces « prides », un terme qui peut se traduire par « parade dans la rue », il y a les prides blanches, les prides noires, les prides nationales, les prides pour la protection de la nature, des prostituées ou des policiers … Ces manifestations de rue bon-enfant sont révélatrices d’une évolution de la société : la mise en conformité de l’opinion et la reconnaissance et l’acceptation des différences entre individus.

Dans Le Meilleur des Mondes l’éducation stipule que les relations sexuelles sont inutiles car les enfants naissent dans des incubateurs artificiels et n’ont plus besoin de mère biologique. Les gestes à caractère sexuel entre adolescents sont considérés comme anormaux. Les embryons sont orientés avant la naissance pour faire partie de l’une des classes sociétales, alpha, beta, gamma, … Le corps médical américain – mais l’Europe suit les USA avec toujours quelques années de retard – a réussi l’inimaginable, sauf dans l’esprit de Huxley, à mettre en place les besoins thérapeutiques des enfants en bas âge comme dans le roman de science-fiction : on s’achemine vers une civilisation totalitaire dans laquelle chacun aura sa dose quotidienne de comprimés de diverses couleurs pour n’être plus qu’une sorte de robot dénué de toute conscience, d’esprit critique et d’émotion, le monde de George Orwell vers lequel les grandes compagnies qui contrôlent l’ensemble de nos activités chaque fois que « nous nous connectons » nous y précipitent à grands pas, je veux parler ici de Facebook, d’Alphabet, d’Apple et de bien d’autres organisations supranationales qui à chaque instant de notre vie font en sorte que notre opinion soit orientée vers « le meilleur » …

Internet est un formidable instrument déjà utilisé pour infléchir l’opinion. Il devient presque impossible de se passer du moteur de recherche Chrome (Google, donc Alphabet) et les algorithmes utilisés par ce moteur sont tels qu’ils grignotent notre sens critique. Il arrive parfois qu’une recherche aboutisse à un sujet totalement différent de la préoccupation première et une seconde d’inattention et une page est ouverte ou qu’un choix soit proposé à l’internaute et cette simple « ouverture d’une page » va durablement modifier le « profil de l’internaute » à l’aide de ces algorithmes, que ce soit en ce qui concerne les tendances culinaires, la santé ou l’opinion politique. Nous sommes tous déjà asservis par ces grandes multinationales qui connaissent tout de nous-même, et elles sont pour la grande majorité américaines. Elles oeuvrent pour parfaire la main-mise de l’humanité entière par ce pays qui drogue déjà ses enfants en bas-âge. Il faudra peut-être moins d’une génération pour que la société soit devenue conforme aux délires d’Orwell ou d’Huxley. Je suis trop vieux pour assister à ce désastre, fort heureusement.

Mais pas plus tard qu’hier matin j’ai éprouvé une immense déception au cours d’une conversation vidéo (via Google hang-out, of course !) avec mon fils qui habite Tokyo. Avec son iPhone (Apple, of course !) il m’a montré ma petite-fille et elle n’a même pas daigné regarder son grand-père, ses yeux rivés sur l’écran de télévision et trop occupée avant le dîner par les séries supposées « éducatives » diffusées par la NHK. On y est presque, encore quelques pilules vertes ou bleues et on s’achemine inexorablement vers « Le Meilleur des Mondes ».

Source et illustration : ZeroHedge

L’impact environnemental des animaux de compagnie : un gigantesque scandale !

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Au Vénézuela et en particulier à Caracas il n’y a pratiquement plus d’animaux de compagnie et les zoos ont été décimés en raison du manque de nourriture. Est-ce, en raison d’une situation économique détériorée, un retour vers la normale du comportement humain ? Car tout de même posséder un chien (ou à l’extrême limite un chat) quand on habite dans un environnement urbain ne relève-t-il pas d’une psychothérapie lourde ? Ici à Santa Cruz de Tenerife (Espagne) dans l’agglomération de 300000 habitants en incluant San Cristobal de la Laguna il y a 40000 chiens et je peux assurer mes lecteurs que l’odeur des rues est proprement pestilentielle car il n’est pas tombé une seule goutte de pluie depuis la mi-avril. Ces charmantes petites bêtes, les amis préférés de madame chien-chien (bien avant ses petits-enfants quand elle en a), urinent et défèquent dans la rue plusieurs fois par jour. Il y a quelques semaines toutes les madames chien-chien de mon quartier ont manifesté avec leur clébard (pas besoin de tambours et de trompettes, leurs aboiement suffisaient largement) pour protester contre l’instauration d’une taxe sur les chiens par le gouvernement local, c’est dire à quel point la nature humaine se détériore profondément …

Aux USA, pays des statistiques en tous genres, il y a 163 millions de chiens et de chats et des curieux du Département de Géographie de l’Université de Los Angeles (UCLA) ont rassemblé toutes les données disponibles relatives aux animaux de compagnie, ils ont réalisé une étude fort intéressante sur l’impact économique et environnemental de ces charmantes petites bêtes (voir le lien en fin de billet) et ils sont allé de surprises en surprises. Premier point, et ici on peut penser aux habitants de Caracas, les animaux de compagnie américains consomment l’équivalent de 20 % des calories alimentaires de l’ensemble de la population dont 33 % sont d’origine animale. La quantité d’excréments de ces adorables petites bêtes représente un tiers de celle de tous les humains américains ! Sans oublier leur urine qui part directement dans les égouts réservés comme dans beaucoup de villes aux eaux de pluie et va directement polluer les rivières, les lacs et la mer puisque ces dites urines, dans la majorité de ces grandes villes, ne passent pas par les stations d’épuration. À eux seuls tous ces chiens et chats dégagent 64 millions de tonnes de CO2 et autres gaz dits à effet de serre chaque année en incluant la fabrication de leurs aliments.

Dans de plus en plus de pays développés posséder un animal de compagnie devient un luxe en raison des taxes, d’une part, mais également du coût de leur nourriture qui ne pourra qu’augmenter car il faudra bien un jour décider à qui sont destinés les produits de l’agriculture et de l’élevage : aux animaux de compagnie ou aux êtres humains ? Si ce billet paraît polémique, je voudrais rassurer mes lecteurs. Les chats sont utilisés pour chasser les souris et les campagnols comme c’était le cas dans ma maison natale rurale mais dans une ville ce ne sont que des animaux de compagnie qui ont pourtant besoin de liberté et d’indépendance, ils sont donc fondamentalement malheureux quand ils sont enfermés dans un appartement. En ce qui concerne les chiens il faut mentionner quelques exceptions pour insister sur le fait que ces animaux doués d’un flair et d’une mémoire exemplaires sont utilisés par les aveugles, les bergers, les pompiers et autres sauveteurs, les douaniers et les chercheurs de truffes. Ces chiens doivent donc être traités à l’évidence avec un statut spécial. Quant aux autres chiens et chats, ce sont plutôt leurs maîtres qu’il faudrait traiter médicalement et fiscalement, surtout quand ils résident dans une ville …

Source : PlosOne, doi : https://doi.org/10.1371/journal.pone.0181301 via WUWT

Oeufs « contaminés » et principe de précaution, ça peut aller très loin !

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La loi européenne totalement stupide qui interdit l’usage du fipronil dans les fermes d’élevage, quelles qu’elles soient, fait toujours des vagues injustifiées sous le vain prétexte que les oeufs ont été « contaminés ». J’insiste sur le mot contaminé qui fait peur alors qu’il n’y a vraiment pas lieu de s’alarmer pour quelques microgrammes de cette substance dans un oeuf.

Tout est parti du fait que la Commission Européenne a fait adopter par le Parlement de Strasbourg un texte totalement biaisé (voir le lien vers le site eur-lex) relatif aux taux de résidus de pesticides permis dans l’alimentation en 2005 et utilisés dans les élevages. Selon les diverses lois pondues par la Commission Européenne l’usage du fipronil dans les élevages a été soumis à une régulation stricte dès 2011, renforçant la décision prise en 2005. Je défie une quelconque personne non spécialiste des textes de loi de l’Union Européenne d’y retrouver ses oeufs car il faut pouvoir accéder aux annexes de ces textes pour enfin trouver une information. J’ai perdu beaucoup de temps sans succès sur le site eur-lex . Il semble, de mon point de vue, qu’il existe une interdiction pure et simple et sans aucune justification de cet insecticide dans les élevages destinés à la consommation humaine.

Il ressort de cette jungle de textes que la Commission Européenne (et le Parlement) appliquent le détestable principe de précaution inventé en 1992 lors de la Conférence de Rio sur l’environnement. Je cite le principe 15 de la déclaration de Rio (Wikipedia) : « En cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l’environnement. » Tout est dit dans ce texte hautement sibyllin à dessein. Ce principe a fait l’objet d’une loi en France dite « loi Barnier » promulguée en février 1995 mais en préparation par ce même Barnier dès qu’il fut nommé Ministre de l’Environnement dans le gouvernement Balladur, dernière cohabitation sous la Présidence de Mitterand (30 mars 1993- 10 Mai 1995). Cette loi en gestation conduisit à l’interdiction par précaution de la production d’albumine placentaire par l’Institut Mérieux, un « haut fait » de Simone Veil alors Ministre de la Santé dans ce même gouvernement (voir le lien sur ce blog). En réalité elle ne fit qu’appliquer ce que Barnier lui priait de faire « par précaution ».

Comme chaque citoyen européen le sait tant la Commission de Bruxelles que le Parlement de Strasbourg sont pourris par le lobby vert et les textes de loi destinés à la protection de l’environnement et par conséquent de la santé humaine sont tous imprégnés de cette idéologie absurde du principe de précaution. Je vais prendre un exemple extrême

et tout aussi stupide que le principe de précaution qui va hérisser certains de mes lecteurs. Faut-il interdire les religions monothéistes et fermer tous les lieux de culte puisqu’il est impossible d’apporter des preuves scientifiques de l’existence de Dieu et ceci afin de préserver la santé (mentale) des citoyens ? La Russie vient d’interdire les Témoins de Jéhovah à la suite de la décision de la Cour Suprême en date du 16 août 2017. Les lieux de culte (395) ont été fermés et confisqués et les 175000 membres de cette « Eglise » ont été placés sous surveillance discrète. Cette secte et en effet considérée comme extrémiste et donc potentiellement dangereuse pour la population. Le principe de précaution qui évidemment ne s’applique pas dans ces deux cas peut conduire à toutes sortes de dérives plus malfaisantes que bénéfiques.

Un autre exemple tout aussi stupide, quoique … Anne Hidalgo, l’illustre maire de Paris de par sa démagogie outrancière et accessoirement ancienne conquête de l’ex-capitaine de pédalo veut interdire les voitures anciennes (de plus de dix ans) dans Paris intra muros. Ceci sous prétexte de préserver la santé des Parisiens mais aussi pour préserver la « santé » du climat, ben voyons ! Encore une fois le principe de précaution joue pleinement dans toute sa splendeur. Il n’y a plus de plomb dans l’essence mais les produits remplaçant le plomb sont-ils anodins ? Nul ne le sait. Quant au CO2 et à son effet sur le climat, nul ne sait aussi ce qu’il faut exactement en penser sauf le tout aussi stupide Ministre d’Etat Hulot qui veut fermer une vingtaine de centrales nucléaires et recouvrir le territoire français de moulins à vent, puisque les moulins à vent ne produisent pas de CO2, on vous le dit ! Et le CO2 c’est mauvais pour la santé, ceci explique cela par précaution.

Le principe de précaution a encore de beaux jours devant lui et il y a de réelles questions à se poser quant à son application …

http://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2005/396/oj

https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/08/07/le-non-evenement-du-fipronil-dans-les-oeufs-en-europe/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/07/04/le-principe-de-precaution-et-simone-veil-une-catastrophe/

Illustration tirée du film « Paris brûle-t-il ? de René Clément (1966) : une rue de Paris sans voitures !

Note d’information pour mes fidèles lecteurs : les 19, 20 et 21 août prochains pas de billet, je ne serai pas connecté, isolé dans les montagnes tinerféniennes.

Un enfant de 9 mois sans sexe officiel !

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Né en Colombie-Britannique, cet enfant n’est ni une fille ni un garçon. À sa naissance au domicile de ses parents son sexe n’a pas été reconnu officiellement. La lettre « U » pour indéterminé ou non-assigné a été apposée sur sa carte d’assurance-maladie qui a été remise à ses parents il y a quelques jours. Les parents de l’enfant ont lutté contre l’administration pour que leur enfant reconnaisse lui-même son sexe en temps voulu et cette même administration a refusé de ce fait de délivrer un certificat de naissance officiel puisqu’il n’y a pas eu d’ « inspection génitale » en bonne et due forme ni à sa naissance ni plus tard.

Les parents considèrent que l’attribution d’un sexe à un enfant par le corps médical est discriminatoire ! Les parents de l’enfant veulent que ce dernier choisisse sont sexe quand cela lui paraîtra opportun et donc de découvrir réellement qui il est, en d’autres termes quand il (ou elle) commencera à jouer avec sa « pénisse » ou son clitoris – c’était de l’humour.

La dérive civilisationnelle liée à la théorie du genre prend décidément des proportions inattendues et comme la bêtise humaine n’a pas de limites connues selon le plus grand physicien du siècle dernier ce genre de situation pourrait bien se multiplier dans les prochaines années avec des générations d’enfants et d’adolescents n’ayant plus aucun repère solide dans la vie …

Source et illustration : TVA Nouvelles

Réflexions éthiques très personnelles

Réflexions éthiques très personnelles

Il y a quelques jours ma fille m’apprenait qu’elle s’était liée d’amitié avec de nouveaux voisins de sa rue, un couple avec des enfants à peu près du même âge que mes derniers petits-enfants. L’un d’eux présente de graves troubles du comportement et de la compréhension basique de son entourage. J’ai fait remarquer à ma fille qu’avec sa mère nous avions eu trois enfants en bon état apparent à la naissance et qui avaient confirmé au cours de leur croissance cette santé tant physique qu’intellectuelle, et nous avions été chanceux. Je m’étais posé cette question avec mon épouse, question que tous les couples en âge de procréer doivent à un moment où à un autre se poser : quel choix faire devant un nouveau-né visiblement mal formé ou handicapé ? Je crois que ce fut la seule occasion où avec la mère de mes enfants nous arrivâmes à un accord spontané puisqu’elle me répondit, pensive : « on prendra un oreiller et … »

Si je fais part à mes lecteurs de cette réflexion c’est tout simplement parce que j’ai entrevu dans la presse qu’une sage-femme avait été accusée d’avoir fait passer de vie à trépas beaucoup de nouveaux-nés durant sa carrière et qu’il fallait que la société la punisse. J’avoue que je n’ai pas suivi la suite de ce fait-divers mais il m’est revenu un autre évènement en mémoire. Je devais avoir 13 ou 14 ans et ma mère, qui fut infirmière dans sa jeunesse, recevait à la maison une amie intime, sage-femme de son état. Je me souviens, pour l’anecdote, qu’elle était très belle et que j’étais comme transi d’admiration sous le charme et la douceur qui se dégageaient de ses traits et de son regard, sensible comme je l’étais, alors en pleine puberté, à l’attrait féminin, une sensibilité qui ne me quitta d’ailleurs jamais, mais je m’égare …

Au cours d’une conversation avec ma mère dont les moindres détails restent encore aujourd’hui gravés dans ma mémoire tant je fus effrayé par ses propos cette dame avoua que durant sa carrière elle avait probablement occis proprement et sans état d’âme au moins (mais certainement beaucoup plus) une centaine de nouveau-nés qui pour elle, grande connaisseuse en la matière puisqu’elle en avait mis au monde des milliers, ne méritaient pas de vivre. Ils seraient une charge pour leur parents durant des années. Pour cette dame (je ne sus jamais si elle exerçait encore à l’époque son métier de sage-femme) rien de plus simple que d’étouffer un nouveau-né quelques minutes après la naissance, un enfant qui comme elle se plaisait à le dire « ne méritait pas de vivre ».

Ce souvenir resta enfoui dans ma mémoire jusqu’à la lecture de ce fait-divers. Quand j’y repense, non pas au fait-divers mais aux propos tenus par cette amie de ma mère, il me paraît possible de tolérer une telle attitude puisque les critères de « sélection » – si on peut dire les choses ainsi – qu’avait choisi cette sage-femme étaient, en apparence uniquement, la conséquence d’un déficit moteur détecté par l’absence de réflexes traduisant donc une souffrance cérébrale préjudiciable au développement de l’enfant. Il ne s’agissait certainement pas d’eugénisme mais d’un simple « devoir » professionnel bien compréhensible. Quoi de plus insupportable pour une telle personne, devant sa conscience, que d’avoir permis à un enfant de vivre handicapé à vie ? Aujourd’hui les règles de l’éthique et la justice interdisent ce genre de pratique. Mais ne correspond-t-elle pas à une attitude instinctive répandue dans le monde animal dont, je le rappelle, nous faisons partie ? Quand une chatte met bas sa portée, il lui suffit de quelques heures pour détecter celui ou ceux de ses chatons qui ne sont pas en bon état de santé. Elle les élimine promptement pour ne pas porter préjudice non pas à sa vie future – ce qui est le cas dans le propos de ce billet – mais à la portée de chatons dont elle doit s’occuper activement. Certes, je ne me permettrai pas d’établir un parallèle entre les humains et les chats (ou les chiens et bien d’autres mammifères) car une telle démarche entacherait mon propos de zoomorphisme. Ce qui en réalité différencie l’homme et l’animal est la notion de morale et de respect de la vie.

Ce dernier point soulève naturellement toutes sortes d’interrogations. Peut-être que la biologie moderne permettra de trouver une solution sans bousculer les règles fondamentales de l’éthique. Car en définitive, qu’une femme se soumette à un avortement thérapeutique parce qu’elle porte un enfant porteur d’une grave mutation, n’est-ce pas une démarche ressemblant à celle de cette sage-femme qui était convaincue, en définitive, de remplir pleinement son devoir, j’oserai dire humanitaire …