La biométrie inclue dans les cartes bancaires et notre vie quotidienne ?

La biométrie inclue dans les cartes bancaires et notre vie quotidienne ?

Dans un pays qui compte quelques 100 meurtres chaque jour – le Mexique – la banque centrale vient d’instaurer de nouvelles régulations sécuritaires obligeant les banques à inclure dans les cartes de crédit et les machines de distribution de billets une reconnaissance biométrique, empreintes digitales et iris des yeux. On en arrive donc comme pour les passeports à un contrôle minutieux de chaque individu. Et cette initiative est motivée par la criminalité galopante qui mine le pays tout entier. Mais à quelque chose le malheur est bon, il est plus que probable qu’une telle initiative va être reprise par de nombreux pays en particulier en Europe, du moins ceux qui refusent d’opter pour une suppression du cash – pour l’instant – les distributeurs de billets devenant de plus en plus des guichets bancaires anonymes.

Il s’installe donc progressivement un contrôle de chaque individu mais les pays européens, au moins, sont encore en retard sur la Chine, le pays de toutes les initiatives les plus délirantes. Dans les toilettes publiques des gares ferroviaires et des aéroports mais également dans les bâtiments administratifs pour pouvoir utiliser du papier hygiénique il faut s’identifier avec sa carte d’identité biométrique ! Il y a en Chine près de 200 millions de caméra de vidéo-surveillance installées un peu partout. Ces caméras sont intelligentes car elle analysent les visages et envoient les données en temps réel à de monstrueux serveurs qui peuvent identifier également en temps réel n’importe quel passant dans la rue ou au volant d’une voiture. Ça laisse carrément rêveur !

Il reste un « petit » problème que les politiciens n’ont pas encore réglé : la porosité extrême des bases de données biométriques gouvernementales qui peuvent à tout moment être « hackées » par des personnages malveillants. C’est ce qui est arrivé récemment à l’organisme de crédit américain Equifax. Un autre exemple : la reconnaissance digitale des derniers modèles d’iPhones a été très rapidement décryptée comme cela arrivera avec le dernier ordinateur portable de Windows qui reconnait le visage de l’utilisateur … et s’il en devenait de même pour les cartes de crédit, qu’adviendrait-il au final de notre vie privée ? Et tout se passe sans qu’à aucun moment les citoyens aient été consultés. Il est donc évident que les supposées démocraties (je ne parle pas de la Chine ici) installent progressivement un totalitarisme électronique global … À en frémir d’horreur !

Source : LeeRockwell

La menace féministe pour les hommes … comme pour les femmes

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Traduction d’un billet de Paul Craig Roberts

« Il y a peu j’ai lu une diatribe de deux féministes sur le site CounterPunch contre les hommes et pas tous les hommes mais seulement les hommes blancs hétérosexuels. Pour un homme de ma génération (je suis de la génération de PCR) il n’est pas toujours facile de comprendre ce que disent les féministes mais j’ai essayé. On semble dire que les femmes vivent dans une société dans laquelle les hommes détiennent le pouvoir et qui croient que la violence envers les femmes est acceptable. La chroniqueuse de CounterPunch poursuit qu’en élevant une accusation au niveau d’un fait les femmes ne devraient pas avoir à prouver ce fait quand elles citent des harassements sexuels et des voies de fait elles feraient bien mieux de prouver leur valeur personnelle plutôt que de citer des faits par principe opposés aux hommes.

Cette chroniqueuse sous-entendrait que toute femme furieuse contre les hommes pour quelque raison que ce soit a le droit de poursuivre n’importe que homme pour des faits qui ne sont pas prouvés. Les hommes (Américains) en général considèrent-ils que la violence envers les femmes est acceptable ? Je ne le crois pas, sauf si ce sont des policiers qui commentent des actes de violences. Les Américains semblent accepter les violences de la police à l’encontre des hommes, des femmes, des enfants, des handicapés et même des chiens … L’autre chroniqueuse déclare que les femmes doivent se vendre pour vivre. Elle affirme, bien qu’étant diplômée d’une prestigieuse université, avoir été obligée d’être strip-teaseuse, danseuse de cabaret et même de s’être prostituée et elle blâme les hommes qu’elle considère comme coupables de ses propres choix.

Personnellement (c’est PCR qui écrit) j’ai beaucoup de respect pour quiconque a été obligé de sacrifier son amour-propre pour survivre. Cette situation arrive dans le monde entier et elle n’est pas l’apanage des femmes. Cette journaliste écrit ceci : « Ce que j’ai appris dans un club de strip-tease a été plus fort que toute autre expérience au sujet de la réalité d’être une femme au XXIe siècle« . Elle déclare avoir appris quel handicap ce que pouvait signifier d’avoir un diplôme et la langue bien pendue. Alors que les hommes dictaient leur loi les femmes étaient complices dans le maintien de ce système inégalitaire. Les femmes complices de cet état de fait acceptent de s’amputer d’une part d’elles-mêmes comme le font d’ailleurs les hommes.

Ce qui a attiré mon attention est le fait d’ « être une femme au XXIe siècle« . Quelle différence y a-t-il entre une femme d’aujourd’hui et une femme de l’ère pré-féministe, celle que j’ai vécu ? Il y avait des féministes qui blâmaient des hommes pour avoir mis certaines femmes sur un piédestal pour les adorer (je pense à certaines actrices d’Hollywood, Rita Hayworth par exemple qui fut adorée par toute une génération d’hommes (et de femmes)). Le respect des femmes qui avait été inculqué aux hommes, enlever son chapeau et se lever quand une femme entrait dans un lieu public, leur ouvrir la porte, les aider à s’asseoir à table, ne jamais dire un mot grossier en leur présence et ne jamais au grand jamais lever la main sur une femme faisaient partie de l’éducation, du quotidien et tout homme agissant dans un autre sens aurait perdu le respect de ses amis et frapper une femme eut été dépasser les bornes …

Les féministes disaient que mettre la femme sur un piédestal c’était pour les hommes un moyen de mieux les dominer. Quel non-sens ! Les membres de ma famille ayant le plus de pouvoir étaient mes grand-mères, ma mère et mes tantes. Les hommes étaient relégués aux seconds rôles, les décisions importantes étaient toujours le fait des femmes. Les féministes ont prétendu qu’elles devaient descendre du piédestal sur lequel les hommes les avaient mises pour se retrouver parmi eux et prouver enfin leur pouvoir sur eux. Les féministes apprirent donc la promiscuité avec les hommes. Le magazine Cosmopolitan écrivit même un article conseillant aux femmes d’avoir des orgasmes avec le plus d’hommes possibles pour prouver leur pouvoir et leur accomplissement. Il y a quelques années j’ai écrit un article relatif aux jeunes hommes désirant se marier et fonder un foyer mais toutes les filles qu’ils connaissaient avaient déjà couché avec tous leurs copains de collège ou d’université. Ils trouvaient impossible d’inviter à leur mariage leurs amis qui avaient déjà eu des relations sexuelles avec la mariée.

Les entreprises ont ensuite contribué à aggraver la situation qui avait été créée les féministes. Alors qu’à l’intérieur du milieu familial le statut des femmes était protégé les entreprises « délocalisaient » leurs employés qui se trouvaient alors isolés de leur famille. Les cellules familiales furent ainsi réduites à néant. Combien d’enfants aujourd’hui ne connaissent ni leurs grand-parents ni leurs oncles et tantes …

Une société qui rabaisse tout à la survie individuelle et au profit ne fait que détruire aussi bien les femmes que les hommes. C’est ce dont les féministes devraient se plaindre. Malheureusement le féminisme a succombé à la politique identitaire et ne peut qu’engendrer le mépris et la haine entre femmes et hommes. À en juger par la croissance du nombre d’homosexuels il y a à l’évidence un nombre de plus en plus réduit d’hommes attirés par les femmes. Par voie de conséquence le féminisme est complice de la destruction tant du statut des femmes que de la société occidentale moderne.

Billet de Paul Craig Roberts paru sur son blog le 27 décembre 2017. J’ai tenté de retrouver la source (CounterPunch) ayant inspiré ce billet à PCR mais sans succès. Illustration : Rita Hayworth dans le film « Gilda » de Charles Vidor (1946) avec Glen Ford

Nouvelles du Japon : Perdu et retrouvé

 

Il y a quelques années nous étions allé en famille à la fête de l’automne (Ikigai, littéralement la satisfaction de se plonger dans une foule en joie) au tout début du mois d’octobre dans un temple shintoïste (matsuri) situé dans un quartier proche du domicile de mon fils à Tokyo (le Igusa Hachiman). Il y avait une foule compacte déambulant au milieu d’échoppes variées proposant pour quelques centaines de yens de quoi se restaurer et même boire de la bière bien fraiche. Ma petite-fille était très affairée dans des jeux d’adresse pour gagner quelques petits animaux en peluche et j’entrepris de chercher dans mon sac en bandoulière un « eco-bag » pour stocker tout ce qu’elle gagnait. Une dizaine de minutes plus tard je m’aperçus que j’avais perdu mon porte-monnaie avec quelques dizaines de milliers de yens et aussi et surtout mes cartes de crédit.

En rentrant à la maison j’entrepris de faire opposition pour mes cartes de crédit. Le décalage horaire avec l’Europe était favorable mais il me fallut tout de même une bonne demi-heure pour arriver à joindre par téléphone un responsable de ma banque. J’étais terrorisé et bien dépité du fait de ma négligence. Mon fils avait déjà perdu son porte-monnaie dans le métro de Tokyo à plusieurs reprises et l’avait toujours retrouvé intact au bureau des objets trouvés au terminus de la ligne de métro mais pour ma part je n’étais pas rassuré du tout. Le jour même j’étais allé acheter un billet d’avion dans une officine assez étrange à Shinjuku appelée Number One Travel, une agence de voyage très spéciale au dernier étage d’un immeuble un peu crasseux réservée aux étrangers, un endroit assez surréaliste où on parlait toutes les langues de l’Asie, depuis le tagalog au chinois en passant par le thaï, le birman et l’indonésien sans oublier naturellement l’anglais. Comme on ne pouvait payer qu’en espèces à moins d’accepter de se faire étriller par Western Union, j’avais glissé dans mon porte-monnaie le reçu de mon paiement en espèces.

Le lendemain matin je reçus un appel téléphonique de cette agence de voyage qui me signala que la police l’avait contactée et la priait de se mettre en rapport avec moi. La fille de l’agence était plutôt inquiète et je lui appris que j’avais perdu mon porte-monnaie la veille. Elle me rassura tout de suite et m’indiqua que mon bien se trouvait au commissariat de police central – le Koban – de Suginami près du bureau de poste central du quartier, bureau de poste que fort heureusement je connaissais. Après diverses vérifications d’identité – j’avais mon passeport sur moi – le policier me restitua mon porte-monnaie dans lequel il ne manquait pas un seul yen ni aucun autre document.

Au poste de police il y a un service des objets perdus et c’est assez inimaginable de voir des parapluies, des foulards, des sacs à main, des paires de chaussures, des jouets d’enfants, bref tout ce que le passant moyen trouve et va soigneusement apporter au poste de police dans la rue car il y a partout des petits kobans très pratiques pour les étrangers qui peuvent se perdre dans les ruelles parfois sinueuses de Tokyo. La police de cette immense ville récupère parmi tous les objets perdus jusqu’à 3,8 milliards de yens par an (30 millions d’euros) le plus souvent restitués à leur propriétaire !

Ceci signifie deux choses. D’abord l’honnêteté des Japonais est un fait de société unique au monde. Quand une personne entre dans un Starbuck et qu’il y a une table de libre il va poser son iPhone dernier modèle sur la table pour signaler qu’il l’a réservée puis il va commander son café sans se soucier un instant de son téléphone. Jamais personne n’osera le voler. Faites ça en France, aux USA ou même ici en Espagne, et d’ailleurs dans n’importe quel autre pays dans le monde, vous ne serez pas déçu ! Dès les petites classes à l’école les élèves reçoivent un enseignement de moralité et d’éthique et il n’est pas rare de voir un enfant trouvant une pièce de 100 yens dans la rue de l’apporter au koban du coin ! D’ailleurs la loi indique que toute personne trouvant un porte-monnaie avec de l’argent est en droit de demander au propriétaire, si celui-ci a pu être identifié par la police, une récompense égale à 5 % du montant effectivement restitué à la police et dans le cas contraire, après trois mois cet argent lui est restitué en intégralité. J’ignorais cette disposition et je n’ai jamais su qui avait trouvé mon porte-monnaie …

Le deuxième fait de société au Japon est qu’il y a énormément d’argent liquide qui circule et beaucoup de personnes règlent leurs achats en cash, ce que je fais au Japon mais également ici à Tenerife. La BoJ estime qu’il y a plus de cent mille milliards de yens en circulation sous forme de billets de 1000, 5000 et 10000 yens soit en gros 800 milliards d’euros en circulation en cash dans le pays. C’est tout simplement énorme !

Il fait vraiment bon vivre au Japon, le pays le plus civilisé du monde …

Source et illustration : Bloomberg, illustration Shinjuku. Pour les curieux le train qui passe est une rame de la ligne est-ouest Chuo-Sobu locale qui va de Chiba à Ome avec environ 60 stations distantes les unes des autres d’environ 2 kilomètres. L’agence de voyage où j’avais acheté mon billet d’avion se trouve au dernier étage de l’un des immeubles richement éclairés dans la rue située derrière la ligne de chemin de fer et perpendiculaire à celle-ci qui borde le quartier « chaud » de Shinjuku, le Kabukicho. Sur la droite se trouve un gigantesque écran de télévision de forme hémicylindrique.

L’origine des inégalités sociales

Aujourd’hui à peine 2 % de la population possède la moitié de la richesse mondiale. Cette émergence des super-riches interpelle aussi bien les économistes que les politiciens et le peuple tout entier, car jusqu’où peut aller une telle concentration de richesses entre si peu de mains. Et pourtant il s’agit d’un phénomène « vieux comme le monde » pour reprendre une expression bien connue des auteurs classiques. Des ethnologues se sont penché sur l’évolution de la richesse au cours des siècles et ils se sont particulèrement intéressé à l’émergence de l’agriculture et de l’élevage comme facteur favorisant la concentration de richesses dans les société anciennes. L’un des principaux paramètres permettant d’évaluer la richesse d’un individu dans les sociétés anciennes est la taille des maisons d’habitation et ce ne sont pas moins de 62 sites archéologiques tant en Eurasie qu’en Amérique du Nord qui ont été analysés. Ces sites s’étalent dans le temps entre 8000 ans avant l’ère présente jusqu’au milieu du XVIIIe siècle de notre ère auquel a été ajouté les chasseurs cueilleurs contemporains !Kung San d’Afrique.

Il est apparu que les inégalités avaient commencé à augmenter quand les sociétés évoluèrent de la chasse et la cueillette vers l’agriculture et l’élevage. Environ 2500 ans après l’apparition des premières plantes domestiquées et cultivées dans toutes les régions étudiées, que ce soit dans l’Ancien Monde comme dans le Nouveau Monde, le coefficient de Gini tournait autour de 0,35.

Le coefficient de Gini est un indice de calcul des disparités de revenu ou de richesse dans un groupe humain. Il atteint rarement la valeur 1 qui est celle théorique d’un groupe social de 100 personnes dont la richesse totale est détenue par une seule personne. Par exemple le coefficient Gini dans les pays de l’OCDE varie de 0,34 pour la Corée à 0,52 pour l’Italie, c’est-à-dire schématiquement qu’il y a plus de richesses détenue par un plus petit nombre en Italie qu’en Corée. Tant en Chine qu’au Moyen-Orient, en Europe ou en Egypte ce coefficient de Gini a toujours augmenté pendant les 6000 ans qui ont suivi l’apparition de l’agriculture que ce soit à Pompéi ou à Kahun en Egypte. Ce coefficient a alors atteint il y a 2000 ans la valeur de 0,6 loin des 0,8 actuels aux USA et 0,73 en Chine selon les Nations-Unies.

Le coefficient de Gini parmi les civilisations mésoaméricaines a toujours été inférieur au cours du temps à celui des sociétés du Vieux Monde pour une raison très simple à expliquer. Alors qu’en Amérique le travail était entièrement effectué par la force de l’homme, très rapidement après la conversion des sociétés européennes et moyen-orientales à l’agriculture et à l’élevage, celles-ci ont utilisé le boeuf pour cultiver la terre puis le cheval pour transporter les biens et les personnes. L’élevage est donc vite devenu un investissement d’avenir car il a permis de nourrir plus de monde en développant l’agriculture et le cheval a de son côté permis d’étendre les territoires pour y effectuer du commerce et de constituer des armées pour sécuriser les marchands qui allaient vendre les surplus de nourriture au loin. C’est ainsi que certaines familles ou clans sont devenus plus riches que d’autres parce qu’elles ont su investir sur l’avenir, le boeuf et le cheval étant rapidement devenus des monnaies d’échange. Dans certains sites d’Amérique du Nord les archéologues ont cependant découvert d’immenses demeures notamment en Colombie Britannique près des côtes de l’Océan. Ces demeures étaient la propriété de riches marchands de saumon alors que le cheval et le boeuf étaient inconnus. Les sites de pêche au saumon étaient transmis dans les familles de génération en génération. En Amérique du Sud les Moche et les Incas purent agrandir leurs empires en domestiquant les lamas et les alpagas pour les utiliser comme animaux de bât mais jamais de trait, ces animaux ne s’y prêtant pas en raison de leur configuration physique.

Il reste cependant nécessaire d’affiner les calculs du coefficient de Gini pour ces anciennes communautés car la taille des demeures ne suffit pas pour évaluer précisément ce coefficient. Par exemple les matériaux utilisés pour construire les maisons doivent être prises en compte. Les demeures construites avec des pierres taillées étaient non seulement plus solides que leurs contreparties en torchis mais elles représentaient aussi la richesse de leur propriétaire car il devait faire appel à des esclaves pour tailler les pierres et des professionnels pour construire ces maisons. Ce type d’évaluation de la richesse des communautés du passé n’en est qu’à ses balbutiements et il faudra encore rassembler de nombreuses données pour affiner les connaissances. La société gallo-romaine, depuis le Languedoc jusqu’à la Bourgogne, avait probablement atteint un coefficient de Gini élevé en raison des immenses maisons rurales des riches propriétaires terriens autour desquelles se développèrent des villages peuplés d’employés de ces propriétaires et de divers corps de métier associés à l’agriculture et l’élevage.

Source : Nature, illustration élevage en Egypte ancienne.

Les conséquences inattendues de la paupérisation des Américains

Dans une grande ville comme San Diego (Californie du Sud) les autorités sanitaires et les personnels hospitaliers sont débordés par une épidémie d’hépatite A survenue au sein de la communauté de sans-logis. Quatre-cent-quatre-vingt-dix cas ont été répertoriés entre juillet et fin septembre 2017 nécessitant 342 hospitalisations et 17 personnes sont mortes. Ce genre d’information serait classé dans les faits divers dans n’importe quel pays mais aux USA, le pays le plus puissant et le plus riche du monde, dans l’Etat le plus emblématique de ce pays ça fait vraiment désordre. Nul ne sait combien de misérables sans logis vivent dans la ville de San Diego. Si vous connaissez cet endroit dites-vous bien que quand vous n’avez pas un centime de dollar pour manger le climat toujours au beau-fixe ou presque n’atténue pas la misère de tous les jours. En raison de cette illusion un cinquième des sans-logis américains vivent en Californie, soit 115738 pour tout l’Etat. Ce sont naturellement les statistiques officielles qu’il faut prendre avec des pincettes comme toutes les statistiques de ce pays.

Les sans-logis dans des villages de tentes installés sur des terrain du comté, donc publics, vivent littéralement avec les rats, ils se libèrent de leurs besoins vitaux dans des bidons de 25 litres car il n’y a pas de toilettes publiques. Dans ces amas de taudis de toile ces laissés-pour-compte de la high tech côtoient des chiens errants, le sol est jonché de seringues et de détritus variés, de bouteilles de plastique qui ont été utilisées pour uriner, de garnitures périodiques,d’animaux morts, bref un véritable cloaque favorable à l’apparition de n’importe quel type d’épidémie.

Le gouverneur de Californie a décrété l’état d’urgence sanitaire – il faut bien protéger les populations qui ont encore quelques dollars pour payer les traites hypothécaires de leur logement – et la ville de San Diego a commencé à javelliser les rues de la ville et pas seulement les villages de tentes fleurissant dans les lieux publics. Dans les comtés de Los Angeles et de Santa Cruz, la même situation est apparue quelques mois après le début de l’épidémie du comté de San Diego pour les mêmes raisons. Voilà où en est l’Amérique, la face cachée du rêve américain, de l’exemple mondial de la démocratie et du bien-être.

Il est opportun d’ajouter que les médias américains ne sont pas allés promener leurs caméras dans ces camps du désespoir. Ils préfèrent consacrer leurs unes au « russiagate » ou aux extravagances à connotation sexuelle d’Hollywood qui ont toujours existé ou encore aux supposées utilisations de gaz létaux par l’armée syrienne qui viennent d’être reconnues comme de fausses informations. Et on veut croire encore que les USA sont le pays de tous les espoirs, du grand n’importe quoi !

Source : ZeroHedge

Je taxe, il taxe, vous taxez, ils taxent … et au Japon ?

Je taxe, il taxe, vous taxez, ils taxent … et au Japon ?

C’est au cours d’une conversation à bâtons rompus avec mon fils qui connait un peu les arcanes de la finance et de la fiscalité que j’ai découvert une véritable forfaiture du gouvernement français au sujet de la CSG. Cette « contribution « volontaire »  » (appréciez les guillemets) est un impôt qui est en réalité une flat-tax comme disent les anglo-saxons, une taxe applicable à tous et à tous les revenus sans exception. C’était la définition qui en avait été donnée par le ministère des finances quand cette taxe fut mise en place pour soi-disant renflouer les caisses de la sécurité sociale française. Ces caisses sont un puits sans fond et le déficit n’a pas disparu mais s’est plutôt aggravé quoiqu’en disent les médias qui ne font que reproduire ce que le gouvernement leur dit d’imprimer ou de divulguer à voix haute.

En ce qui concerne l’application de cette CSG aux pensions de retraite il y a comme un lézard car le fisc a-t-il le droit de taxer une épargne constituée à partir d’un salaire lui-même déjà taxé ? J’ai volontairement épargné chaque mois pendant de nombreuses années une certaine somme soustraite de mon salaire déjà taxé – je le souligne – afin de constituer une retraite complémentaire. Quand je dis que mon salaire était taxé c’est la vérité puisque mon employeur prélevait les charges dites sociales qu’il aurait pu tout aussi bien inclure dans mon salaire, montant que j’aurais alors versé au fisc moi-même selon une disposition légale qui aurait pu exister tout simplement pour que les salariés comprennent que les charges dites patronales sont en réalité prélevées sur leurs salaires. C’est ainsi et il ne faut pas se faire d’illusions à ce sujet.

D’autre part je payais un impôt sur le revenu comme tout un chacun et étant propriétaire de mon logement (pas vraiment privilégié car j’étais couvert de dettes auprès du Crédit Foncier) je m’acquittais d’un impôt donc foncier, c’est la normalité de la situation, et d’un impôt sur l’habitation. Difficile de prétendre que dans ces conditions ma retraite, constituée par une partie non pas conséquente mais substantielle de mon salaire, compte tenu de ma situation d’alors, qui fut utilisée pour la constituer auprès de l’Etat car j’avais le statut de contractuel, soit à nouveau taxée pour contribuer au renflouement du déficit de la sécurité sociale. Il y a des limites déontologiques à ne pas franchir mais les agents du fisc savent-ils ce qu’est la déontologie de base ? Taxer à nouveau une épargne constituée avec peine pour disposer d’une petite retraite me paraît complètement immoral.

À force de taxer les retraités qui constituent une partie non négligeable des consommateurs les chances de reprise de la croissance s’amenuisent. Il serait plus astucieux que l’Etat fasse un peu le ménage dans les subventions nombreuses et variées aux associations, aux groupes de presse, à la radio et la télévision, aux assistés en tous genre qui ne cherchent même pas de travail car ils profitent de la générosité écoeurante de l’Etat pour qu’ils se tiennent tranquilles, aux régimes spéciaux de retraite qui sont un véritable scandale, etc, etc … Non, ce sont les retraités, ces sales privilégiés, qui ont pourtant contribué à la grandeur de la France … mais c’est un lointain souvenir que les gouvernements actuels ont tout simplement mis sous le tapis par idéologie solidaire qui vont payer. Les cannes blanches n’iront pas défiler sur les boulevards parisiens pour protester et pour cause, ils en ont assez d’être pris tout simplement pour des retraités qui nuisent finalement à l’équilibre de la société. Car comme pour les nègres en Afrique il y a trop de retraités en France. Donc il faut les affamer et ainsi ils mourront plus vite. Quelle tristesse !

Note : je rappelle que l’impôt sur le revenu est une flat-tax au Japon et le pourcentage est de 10 % pour tout le monde auquel il faut ajouter en matière de taxes l’impôt foncier qui dépend de la valeur du bien immobilier ainsi que des revenus annuels de l’occupant de l’immeuble, maison ou appartement. Dit plus clairement plus on est riche dans ce pays plus on paie de taxe foncière. Quant à la taxe dite d’habitation qui s’appelle d’ailleurs « taxe poubelle » en Espagne (basura) elle se limite au Japon à l’achat de sacs spéciaux pour conditionner les divers rebuts générés par un ménage et soigneusement et obligatoirement triés au risque de voir ses déchets laissés devant la porte de sa maison si tel n’était pas le cas. Le tri sélectif est en effet un devoir civique au Japon et l’Europe se situe loin derrière ce pays. Enfin les Japonais sont tellement respectueux de leur cadre de vie que les municipalités n’ont pas besoin d’employer de personnel pour nettoyer les rues et les trottoirs : tout est toujours propre de partout. Dans n’importe quel pays européen les rues sont repoussantes de saleté et ce d’autant plus que l’on va vers le sud du continent. Ce comportement citoyen fait que les taxes dites « locales » existant dans d’autres pays sont inexistantes au Japon : une belle leçon de civisme au passage ! À Tokyo les seuls endroits un peu sales sont ceux fréquentés par les touristes qui n’en ont rien à faire des coutumes locales de propreté et de respect.