Un enfant de 9 mois sans sexe officiel !

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Né en Colombie-Britannique, cet enfant n’est ni une fille ni un garçon. À sa naissance au domicile de ses parents son sexe n’a pas été reconnu officiellement. La lettre « U » pour indéterminé ou non-assigné a été apposée sur sa carte d’assurance-maladie qui a été remise à ses parents il y a quelques jours. Les parents de l’enfant ont lutté contre l’administration pour que leur enfant reconnaisse lui-même son sexe en temps voulu et cette même administration a refusé de ce fait de délivrer un certificat de naissance officiel puisqu’il n’y a pas eu d’ « inspection génitale » en bonne et due forme ni à sa naissance ni plus tard.

Les parents considèrent que l’attribution d’un sexe à un enfant par le corps médical est discriminatoire ! Les parents de l’enfant veulent que ce dernier choisisse sont sexe quand cela lui paraîtra opportun et donc de découvrir réellement qui il est, en d’autres termes quand il (ou elle) commencera à jouer avec sa « pénisse » ou son clitoris – c’était de l’humour.

La dérive civilisationnelle liée à la théorie du genre prend décidément des proportions inattendues et comme la bêtise humaine n’a pas de limites connues selon le plus grand physicien du siècle dernier ce genre de situation pourrait bien se multiplier dans les prochaines années avec des générations d’enfants et d’adolescents n’ayant plus aucun repère solide dans la vie …

Source et illustration : TVA Nouvelles

Réflexions éthiques très personnelles

Réflexions éthiques très personnelles

Il y a quelques jours ma fille m’apprenait qu’elle s’était liée d’amitié avec de nouveaux voisins de sa rue, un couple avec des enfants à peu près du même âge que mes derniers petits-enfants. L’un d’eux présente de graves troubles du comportement et de la compréhension basique de son entourage. J’ai fait remarquer à ma fille qu’avec sa mère nous avions eu trois enfants en bon état apparent à la naissance et qui avaient confirmé au cours de leur croissance cette santé tant physique qu’intellectuelle, et nous avions été chanceux. Je m’étais posé cette question avec mon épouse, question que tous les couples en âge de procréer doivent à un moment où à un autre se poser : quel choix faire devant un nouveau-né visiblement mal formé ou handicapé ? Je crois que ce fut la seule occasion où avec la mère de mes enfants nous arrivâmes à un accord spontané puisqu’elle me répondit, pensive : « on prendra un oreiller et … »

Si je fais part à mes lecteurs de cette réflexion c’est tout simplement parce que j’ai entrevu dans la presse qu’une sage-femme avait été accusée d’avoir fait passer de vie à trépas beaucoup de nouveaux-nés durant sa carrière et qu’il fallait que la société la punisse. J’avoue que je n’ai pas suivi la suite de ce fait-divers mais il m’est revenu un autre évènement en mémoire. Je devais avoir 13 ou 14 ans et ma mère, qui fut infirmière dans sa jeunesse, recevait à la maison une amie intime, sage-femme de son état. Je me souviens, pour l’anecdote, qu’elle était très belle et que j’étais comme transi d’admiration sous le charme et la douceur qui se dégageaient de ses traits et de son regard, sensible comme je l’étais, alors en pleine puberté, à l’attrait féminin, une sensibilité qui ne me quitta d’ailleurs jamais, mais je m’égare …

Au cours d’une conversation avec ma mère dont les moindres détails restent encore aujourd’hui gravés dans ma mémoire tant je fus effrayé par ses propos cette dame avoua que durant sa carrière elle avait probablement occis proprement et sans état d’âme au moins (mais certainement beaucoup plus) une centaine de nouveau-nés qui pour elle, grande connaisseuse en la matière puisqu’elle en avait mis au monde des milliers, ne méritaient pas de vivre. Ils seraient une charge pour leur parents durant des années. Pour cette dame (je ne sus jamais si elle exerçait encore à l’époque son métier de sage-femme) rien de plus simple que d’étouffer un nouveau-né quelques minutes après la naissance, un enfant qui comme elle se plaisait à le dire « ne méritait pas de vivre ».

Ce souvenir resta enfoui dans ma mémoire jusqu’à la lecture de ce fait-divers. Quand j’y repense, non pas au fait-divers mais aux propos tenus par cette amie de ma mère, il me paraît possible de tolérer une telle attitude puisque les critères de « sélection » – si on peut dire les choses ainsi – qu’avait choisi cette sage-femme étaient, en apparence uniquement, la conséquence d’un déficit moteur détecté par l’absence de réflexes traduisant donc une souffrance cérébrale préjudiciable au développement de l’enfant. Il ne s’agissait certainement pas d’eugénisme mais d’un simple « devoir » professionnel bien compréhensible. Quoi de plus insupportable pour une telle personne, devant sa conscience, que d’avoir permis à un enfant de vivre handicapé à vie ? Aujourd’hui les règles de l’éthique et la justice interdisent ce genre de pratique. Mais ne correspond-t-elle pas à une attitude instinctive répandue dans le monde animal dont, je le rappelle, nous faisons partie ? Quand une chatte met bas sa portée, il lui suffit de quelques heures pour détecter celui ou ceux de ses chatons qui ne sont pas en bon état de santé. Elle les élimine promptement pour ne pas porter préjudice non pas à sa vie future – ce qui est le cas dans le propos de ce billet – mais à la portée de chatons dont elle doit s’occuper activement. Certes, je ne me permettrai pas d’établir un parallèle entre les humains et les chats (ou les chiens et bien d’autres mammifères) car une telle démarche entacherait mon propos de zoomorphisme. Ce qui en réalité différencie l’homme et l’animal est la notion de morale et de respect de la vie.

Ce dernier point soulève naturellement toutes sortes d’interrogations. Peut-être que la biologie moderne permettra de trouver une solution sans bousculer les règles fondamentales de l’éthique. Car en définitive, qu’une femme se soumette à un avortement thérapeutique parce qu’elle porte un enfant porteur d’une grave mutation, n’est-ce pas une démarche ressemblant à celle de cette sage-femme qui était convaincue, en définitive, de remplir pleinement son devoir, j’oserai dire humanitaire …

Nouvelles du Japon. Les livraisons à domicile : il faut être chez soi !

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On peut acheter tout ce que l’on désire avec Amazon au Japon et à Tokyo quand on effectue sa commande tranquillement le soir après le travail on est pratiquement certain d’être livré dans les 24 heures quand l’article commandé est disponible en stock dans l’un des centres de distribution de l’immense agglomération tokyoïte. Il y a cependant une limitation à ces délais exemplaires de livraison : il faut que l’acheteur se trouve chez lui quand le livreur, n’importe quelle compagnie privée y compris d’ailleurs la poste, vient sonner à votre porte. Au sujet de la poste il est également intéressant de rappeler ici que le courrier est parfois distribué le dimanche en fin de journée – pour que les postiers sur leurs drôles de petites motocyclettes rouges n’aient à effectuer qu’une journée normale de travail le lundi – et pourtant la Poste japonaise est une entreprise publique …

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Comme l’immense majorité des habitants de cette gigantesque conurbation utilisent le train, le métro et les autobus pour se déplacer et que beaucoup de personnes travaillent parfois tard le soir s’il n’y a personne à la maison pour se faire livrer un paquet ça pose un réel problème d’organisation de la logistique des distributeurs en particulier d’Amazon. Les gares, pour la plupart d’entre elles, sont configurées de telle manière qu’on ne sait pas si elles ne font pas partie d’un centre commercial car tout y est imbriqué : quand on sort d’un train on se trouve déjà dans un centre commercial parfois immense où les salary-men et les office-ladies s’attardent parfois après leur journée au bureau. Le rôle des gares ferroviaires ou de métro est de faciliter la vie des rudes travailleurs. Elles ont donc organisé un système de retraits de colis pour les salariés tardifs qui étaient naturellement absents de leur domicile lorsqu’Amazon ou éventuellement la Poste devait leur livrer leur commande de la veille.

Le système est simple : quand un consommateur effectue sa commande avec son smartphone ou son ordinateur il entre un code secret et spécifie à partir de quelle heure et dans quelle gare la livraison devra être effectuée. Quand il arrive le soir, quelque fois après 22 heures, il lui suffit d’aller pianoter son nom et ce code sur l’écran tactile de la machine et la porte du compartiment – il y en a de plusieurs tailles – s’ouvre. Il récupère son colis et rentre chez lui tranquillement. C’est un PUDO une station dédiée aux livraisons qu’il est impossible d’effectuer à domicile. C’est beaucoup plus efficace et beaucoup moins coûteux que les drones de livraison et moins coûteux également que les livraisons à domicile. J’ai d’ailleurs de la peine à imaginer le ciel de Tokyo encombré par des milliers de ces machines qui occupent en ce moment Amazon, mais c’est uniquement dans un but publicitaire sinon pour amuser ceux qui veulent bien y croire.

Photos prise à la station JR et de métro d’Ogikubo à Tokyo. La gare d’Ogikubo est une petite gare. Le trafic d’environ 180000 personnes par jour se partage entre les trains et le métro (terminus de la ligne Marunouchi).

La Suisse et la société sans cash : c’est écolo !

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La Suisse vient de franchir un grand pas pour dissuader la population d’utiliser du cash. Dans ce pays premier raffineur d’or au monde, où arrivent du monde entier des centaines de milliards de dollars et autres monnaies d’argent sale ou mal acquis, dans ce pays où ont leur siège des centaines de multinationales, dans ce pays, le seul au monde à encore imprimer des camions entiers de grosses coupures de 1000 francs, tout est maintenant organisé pour éliminer le cash du citoyen lambda. La raison invoquée pour progresser dans ce sens est – restez assis – l’écologie ! Swisscom a déclaré qu’en 2016 les paiement électroniques directement depuis un smartphone, une tablette ou un ordinateur lui ont fait économiser 159 tonnes de papier, ça fait beaucoup d’arbres sauvés … Orange et Salt, deux autres opérateurs téléphoniques, taxent désormais les paiements papier 3,95 francs pour faire prendre conscience aux consommateurs qu’il est plus « écolo » de payer électroniquement.

Les seniors « non connectés » peuvent désormais suivre des cours d’informatique basique pour apprendre à effectuer des paiements électroniques et s’ils n’ont pas d’ordinateur ou de smartphone ils devront désormais aller dans un cybercafé. Après les factures téléphoniques ce seront bientôt les supermarchés qui taxeront leurs clients. Ici, dans l’archipel des Canaries, un autre endroit en Europe privilégié pour le recyclage d’argent sans odeur (mais on n’en parle pas trop), on peut déjà payer les transports en commun et le petit supermarché de quartier avec son smartphone, c’est tellement pratique (je ne sais pas me servir du mien et je ne m’en sers jamais !) et puis tous les autres commerces suivront y compris les prostituées qui accepteront les cartes de crédit, comme à Las Vegas …

Source et illustration : 20min.ch

Nouvelles d’Espagne (des Canaries et bientôt d’autres pays d’Europe)

Nouvelles d’Espagne (des Canaries et bientôt d’autres pays d’Europe)

Visiblement le gouvernement a besoin d’argent, de beaucoup d’argent et d’encore plus d’argent. Et encore une fois ce sont les automobilistes qui sont rackettés, comme d’ailleurs les fumeurs, les buveurs et les propriétaires de chiens. Les gouvernements aux abois (je parle ici des gouvernements provinciaux d’Espagne) n’en peuvent plus, ils n’ont plus un kopeck et la nouvelle loi qui vient d’être instituée concerne les fumeurs au volant de leur voiture. Pris en flagrant délit d’enfumage ce sera une amende de 4000 euros – vous avez bien lu – et le retrait de 4 points du permis de conduire. Si le conducteur est à nouveau pris en flagrant délit d’enfumage il verra son permis de conduire retiré pendant 6 mois et devra ensuite payer pour suivre des leçons de code, en réalité pour bien le culpabiliser afin qu’il ne se hasarde plus à conduire au volant de sa voiture tout en grillant une cigarette par ailleurs lourdement taxée * (voir note). Non contents de mobiliser la marée-chaussée pour racketter les fumeurs au volant, les radars munis maintenant de caméras ultra-sensibles feront l’affaire ! Votre clope à la bouche, la plaque minéralogique, la date et l’heure suffiront à vous piéger. Idem avec les téléphones portables dont les utilisateurs sont sanctionnés de la même lourde amende s’ils sont au volant de leur voiture et en profitent pour converser avec leur copine.

Les propriétaires de chiens de compagnie ou d’agrément (appelez ces sales bêtes qui pissent et chient de partout comme vous voudrez) vont devoir aussi payer une taxe : dans la déclaration de revenus de cette année figurera une rubrique spéciale qui précise si le contribuable est propriétaire ou non d’un chien. Seront naturellement exemptés les aveugles et les éleveurs, non pas de chiens mais de chèvres, de moutons ou de bovins. Les fraudeurs seront de toutes les façons piégés car tous les chiens sont « pucés » électroniquement et numérotés par un vétérinaire et le « secrétariat d’Etat aux chiens » dispose d’un fichier à jour en temps réel.

Enfin le fisc espagnol fait la chasse aux ressortissants d’autres pays européens qui sont susceptibles de payer un impôt sur le revenu en raison de leur retraite parfois confortable ou de revenus mobiliers non déclarés dans leur mère patrie. Le totalitarisme fiscal s’installe donc à grands pas, et pas seulement en Espagne mais également dans tous les pays européens. Quand on ne pourra plus retirer de cash à la banque ce sera terminé pour nos libertés individuelles. Ne vous y méprenez pas les banquiers et les gouvernements iront directement se servir sur vos comptes en banque en cas d’urgence et des urgences il y en aura compte tenu de la grande crise qui s’annonce. Et pendant ce temps-là les politiciens continueront pourtant à s’enrichir, tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, seulement pour eux, mais certainement pas pour le minable individu que nous sommes tous et qui finira plumé comme un poulet par tous ces parasites.

Viva la revolucion !

Note : dans l’archipel des Canaries, le taux de TVA est de 5 % et les taxes sur les produits pétroliers, les alcools et les cigarettes sont réduites. Je fume des cigarettes brunes genre Gauloise fabriquées aux Canaries et un paquet coûte 1 euro 75

On n’arrête décidément plus le progrès

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En Nouvelle-Zélande, la tradition a fait reculer le sens commun. Comme les Japonais shintoïstes, les Maoris adorent les montagnes, les lacs, les volcans et les rivières. Ce sont des dieux … Personnellement j’abonde dans leurs traditions car adresser ses dévotions quotidiennement à un dieu qu’on ne voit pas et dont on ignore la nature peut aussi paraître totalement irrationnel. C’est le cas des religions monothéistes. Quand j’étais enfant je croyais en dieu car j’avais été soigneusement endoctriné par ma grand-mère qui vivait avec ses livres de prière, ses images pieuses et un crucifix au dessus de son lit dont elle changeait le brin de buis béni une fois par an. Je n’ai d’ailleurs jamais vraiment compris le sens de cette tradition étrange.

Bref, quand on parle de religion, de politique ou de climat on déchaine les passions mais ce qui s’est passé en Nouvelle-Zélande est tout à fait révélateur de la réelle nature humaine qui aspire à cet aspect surnaturel dont elle ne peut se défaire depuis des millénaires. Une tribu Maori a obtenu du Parlement que la rivière (ou fleuve, le troisième plus long de Nouvelle-Zélande) Whanganui – en langue Maori Te Awa Tupua – soit reconnue comme une personne comme vous et moi. Il y a eu un vif débat à ce sujet au Parlement. Des hommes de loi ont confirmé que la rivière ne pourrait pas être inculpée pour homicide si quelqu’un s’y noyait. Le statut de personne a entrainé le vote d’une allocation budgétaire de 30 millions de dollars NZ pour améliorer la santé culturelle, sociale, environnementale et économique de la rivière : ça fait pas mal d’argent pour une seule personne ! De plus, deux gardes assermentés par le service des parcs nationaux seront employés à plein temps pour prendre soin de cette nouvelle personne, l’une nommée par le Parlement et l’autre par la tribu Maori locale, la rivière devra payer des impôts à l’Etat mais la façon de calculer ces impôts n’est pas encore arrêtée. Enfin, aucun « genre » n’a encore été attribué au (à la) Te Awa Tupua. Personne ne sait s’il s’agit d’un « homme » ou d’une « femme ». En anglais, du point de vue grammatical, les choses n’ont pas de genre : elles sont neutres comme les compagnies, les société cotées en bourse ou les trusts, les meules de foin, les voitures, les maisons et les meubles.

Il reste donc un long débat à boucler pour attribuer un genre définitif à ce nouveau citoyen néo-zélandais. Pour ma part, vue la beauté de cette rivière je pencherais pour le genre féminin. On n’arrête plus le progrès !

Source : Bioedge

Le Web a fêté ses 28 ans dans la partie française du CERN.

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Le 12 mars 1989 l’informaticien anglais Tim Berners-Lee (TimBL) travaillait au CERN avec un contrat d’indépendant et il proposa à cet organisme, bien connu aujourd’hui pour sa découverte récente du bozon de Higgs, le concept d’hypertexte afin d’aider les chercheurs à communiquer entre eux. Il mit en place un système qu’on peut appeler aujourd’hui « intranet » sur le site du CERN, fort de son expérience au sein de la société de télécommunication anglaise Plessey et ayant collaboré à la mise au point d’un logiciel de traitement de texte. Le système proposé au CERN fut appelé Enquire. C’était la naissance du Web tel qu’on le connait maintenant.

Le développement de l’hypertexte (HTTP, acronyme de HyperText Transfer Protocol) constitue la base technique du web avec le contrôle de transmission (TCP) et le système de noms de domaines (DNS).

Comme je n’y comprend rien je laisse mes lecteurs se documenter par eux-mêmes (source par exemple Wikipedia).

À l’occasion de cet évènement « TimBL », aujourd’hui membre fondateur de la WWW Foundation (ne pas confondre avec le WWF), a écrit une lettre ouverte indiquant les trois points qui menacent cette organisation devenue mondiale et dont presque plus personne ne peut se passer, que ce soit en se connectant avec un ordinateur, une tablette ou un téléphone portable et ceci dans toutes les couches de la société, dans tous les pays du monde et pour toutes les applications ou domaines industriels, politiques et commerciaux et ce pratiquement sans exception.

TimBL sonne l’alerte sur les fausses nouvelles qui envahissent « la toile » que ce soient de faux faits-divers, de fausses informations financières ou encore de fausses rumeurs à caractère politique ou commercial. Ces fausses nouvelles font souvent le « buzz », un néologisme presque sonore, et envahissent la toile avec une rapidité étonnante et dangereuse. Ce sont surtout les réseaux sociaux et une petite poignée de moteurs de recherche qui favorisent l’envahissement du WEB par ces fausses nouvelles. TimBL déplore le mercantilisme de ces organisations qui gagnent de l’argent chaque fois qu’on y accède. Par exemple, durant la campagne présidentielle américaine, jusqu’à 50000 messages publicitaires étaient présentés chaque jour sur Facebook, une situation totalement incontrôlable ! Et chaque fois qu’un utilisateur de ce réseau social y était connecté la compagnie de Zuckerberg gagnait de l’argent … beaucoup d’argent, des millions de dollars chaque minute.

L’autre point que déplore TimBL est la perte de contrôle de nos données personnelles. La fourniture de renseignements personnels à un site web en échange d’un accès gratuit à ce dernier permet aux gouvernements de nous surveiller à notre insu. « Dans les pays où nous croyons que le gouvernement a l’intérêt des citoyens à coeur, la surveillance de tous, tout le temps, va tout simplement trop loin » selon TimBL que ce soit au niveau des idées politiques, de l’appartenance à une religion, de la sexualité ou encore de la santé.

TimBL aborde aussi très opportunément l’utilisation de la toile par le monde politique au mépris des plus basiques règles de la démocratie. À l’aide d’algorithmes sophistiqués le monde politique cible chacun des utilisateurs du web pour l’influencer dans ses choix. Un exemple évident est la main-mise évidente de l’écologie politique sur un nombre impressionnant de pages web de l’encyclopédie ouverte Wikipedia ainsi que la réécriture de certaines pages de l’histoire contemporaine.

Enfin TimBL conclue en appelant tous les « webinards » à s’unir pour sauvegarder la liberté d’internet car le web appartient à tout le monde et personne ne peut s’arroger le droit de l’utiliser comme un instrument de manipulation à des fins politiques ou idéologiques.

Source : http://webfoundation.org/2017/03/web-turns-28-letter/ disponible aussi en français, espagnol, portugais et arabe