Ceta : suite … et peut-être fin ?

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Les objections de la Wallonie concernant le Ceta (Canada-EU « Comprehensive and Economic » Trade Agreement, l’abréviation prêtant à confusion) portaient essentiellement sur la mise en place du mécanisme juridique dit « investor-state dispute settlement » (ISDS), en d’autres termes la création d’une cour de justice autorisant les grandes compagnies multinationales à poursuivre devant un tribunal privé les gouvernements signataires de ce traité sous le simple prétexte que les régulations et lois nationales voire européennes peuvent porter préjudice à leurs profits futurs. Il s’agit du côté sombre de ce traité dont les dispositions sont reprises mot pour mot par le projet de traité TTIP et qui figurent également dans le traité TPP, la réplique « trans-pacifique » du TTIP.

Naturellement ce sont les grandes corporations multinationales américaines qui ont exigé la mise en place d’une telle justice alternative entièrement à leur avantage. Curieusement seuls en Europe les Wallons ont soulevé ce problème central du traité, tout le reste n’étant qu’un amalgame de bonnes paroles pour faire avaler cette monstruosité juridique qui pourrait mettre à mal l’ensemble des lois et dispositions mises en place par les gouvernements successifs de tous les pays d’Europe, que ce soient la protection sociale, les services publics, la santé, l’éducation ou encore les diverses régulations européennes activées dans toutes sortes de domaines économiques et financiers. Sans verser dans l’anti-américanisme primaire comme me l’ont fait remarquer certains de mes lecteurs, il est vraiment déplorable qu’aucun politicien de haut rang, je pense aux Premiers Ministres ou aux Présidents, n’ait manifesté une quelconque objection sur ce point précis du traité, à croire qu’ils sont tous déjà réduits à l’état d’esclaves des USA.

On se trouve donc confronté à une rétrogradation des démocraties qui ont choisi (ou vont choisir) leurs nouveaux maîtres, non plus des familles royales qui gouvernaient selon leur bon-vouloir, mais des grandes corporations – le « Deep State » – qui ont exercé leur lobbying puissant afin que ce genre d’arrangement contraire aux constitutions de nombreux pays européens soit mis en place pour leur plus grand profit. Cette démarche effectuée dans le secret a pourtant de quoi alarmer n’importe quel juriste ou économiste européen ou même canadien. C’est ce que viennent de comprendre quelques anciens politiciens de haut niveau au Canada : le juriste Rocco Galati, spécialiste de la constitutionnalité des lois et traités au Canada, à la demande de l’ancien ministre de la défense Paul Hellyer et de Ann Emmett et George Cromwell tous deux membres du comité des réformes économiques et monétaires, a esté devant la Cour Constitutionnelle canadienne au sujet de la non-constitutionnalité du traité Ceta.

Les deux principales raisons évoquées sont le fait que le Parlement canadien n’a pas ratifié ce traité et ensuite parce que le Ceta privilégie les droits des multinationales en regard de la Constitution canadienne et des droits des citoyens. Pour Galati les seuls domaines nationaux qui échappent aux dispositions du Ceta sont la collecte des impôts, la sécurité nationale et l’industrie culturelle, si chère aux politiciens français, est-il nécessaire de le remarquer ici, la fameuse exception culturelle hexagonale. On peut imaginer que les compagnies d’assurance américaines trainent le gouvernement français devant un tribunal ad hoc pour dénoncer le système de protection sociale français qui entrave leur main-mise sur la Sécurité Sociale telle qu’elle existe en France. Elles auront raison et gagneront à coup sûr un procès contre le gouvernement français dont la motivation sera leur « manque à gagner futur » !

Il est nécessaire d’insister sur le fait que l’ISDS s’est déjà mise en place malgré le fait que ce traité Ceta comme le TTIP n’ont pas encore été ratifiés par les Parlements des pays signataires. Il s’agit d’un groupe de 15 avocats d’affaire du Canada, des USA, de France, du Chili, de Suisse, des Pays-Bas, d’Allemagne et de Belgique. Ils ont renommé l’ISDS Investment Court System (ICS) et promu au statut de « juges » trois des leurs rémunérés 3000 dollars par jours opérant en étroite collaboration avec leurs homologues des corporations plaignantes qui sont pudiquement appelées les fondateurs tierce-partie de cette espèce de mafia déjà en place à l’insu des gouvernements et des parlements des pays futurs signataires de ces traités. Comme il n’est pas difficile de l’imaginer il s’agit d’un très gros business, les pénalités infligées aux pays signataires pouvant se compter en dizaines de milliards de dollars ! Ces juristes seront rémunérés au pourcentage comme c’est le cas aux USA et au Canada. Si les négociations relatives au TTIP venaient à échouer, le Ceta permettrait à des milliers de corporations américaines ayant une filiale au Canada de contourner cet échec.

Il ressort de toute cette sombre et opaque négociation que le Canada, déjà manipulé par les Américains dans le cadre du NAFTA, ne servira que de plateforme aux corporations américaines pour opérer une main-mise sur l’ensemble de l’économie européenne. Ces traités font partie de l’agenda hégémonique américain et pourtant tous les dirigeants européens semblent anesthésiés par la propagande du Département d’Etat américain. C’est vraiment révoltant !

Billet inspiré d’un article de Counterpunch

Note : NAFTA : North American Free Trade Agreement, traité de libre-échange mis en place en 1994 comprenant les USA, le Mexique et le Canada.

 

Virus Zika : les écolos sont contre la lutte biologique …

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On le savait déjà les mouvements écologistes sont contre le nucléaire, contre les OGMs, contre les pesticides, contre la pêche à la baleine, contre les vaccins, contre le CO2, contre les HFCs, contre le génie génétique, contre les plantations de palmiers à huile, contre le fuel lourd dts-5 %, contre les antennes téléphoniques, contre les lignes électriques haute-tension, contre les éoliennes près de leur maison … et j’en oublie, et maintenant ils sont opposés à la lutte biologique contre les moustiques. Les moustiques génétiquement modifiés pour exprimer un anticorps dans leur salive qui détruit les larves du plasmodium responsable de la malaria, les écolos ne veulent pas en entendre parler comme ils furent opposés au DDT : laissons les pauvres mourir naturellement (surtout les « blacks » d’Afrique) c’est meilleur pour Gaïa !

Une autre alternative pour lutter contre les maladies véhiculées par les moustiques, dengue, malaria, Zika, Chikungunya et bien d’autres fièvres virales, est d’introduire des poissons mangeurs de larves de moustiques comme les guppys dont une espèce particulièrement prolifique, le Poecilia reticulata, est très friande de ces larves. Des essais couronnés de succès ont eu lieu depuis des années dans 69 pays dont la Caraïbe (Puerto-Rico ou encore Tobago) et au Pakistan, par exemple. Pour les écolos il s’agit d’une espèce invasive qu’il faut interdire car non seulement elle déséquilibre la faune naturelle mais l’urine de ces poissons enrichit l’eau en nitrates et c’est mauvais pour l’environnement (sic) et donc pour l’harmonie de Gaïa.

C’est un pamphlet rédigé par des universitaires franchement écolos de l’Université Victoria au Canada qui l’affirme : il faut laisser mourir les gens (malaria) et laisser naître des enfants avec des malformations (Zika) plutôt que de déséquilibrer le milieu naturel avec des guppys qui n’ont rien à y faire. Cet article paru dans Biology Letters en accès libre (voir le doi) est tout simplement abject ! Quand je pense qu’il y a des millions de gens y compris des décideurs et des politiciens qui sympathisent avec ces assassins emmenés entre autres par des organisations supranationales criminelles comme Greenpeace ou le WWF* je suis proprement dégouté et à la limite de la nausée. Où va le monde avec ces fous furieux malthusiens infiltrés dans toutes les sphères de la société ?

Source : http://dx.doi.org/10.1098/rsbl.2016.0590

* Note : Le WWF pourchasse les Bakas (Pygmées) dans les parcs nationaux de la forêt humide camerounaise sous prétexte que ces chasseurs-cueilleurs nomades vivant dans cette forêt depuis des milliers d’années déciment la faune. Ils sont abattus comme de vulgaires braconniers par des gardes financés par cette organisation criminelle alors que cette peuplade unique au monde lutte pour sa survie. C’est aussi ça le WWF, qu’on ne se méprenne pas au sujet de ses objectifs clairement génocidaires, une organisation qui, pourtant, ose rançonner le chaland dans la rue sans mentionner ses actions criminelles ! Ce qui paraît de mon point de vue (que je ne partage qu’avec moi-même comme aurait dit Desproges) incroyable est que les pandas ont plus d’importance pour le WWF que les Pygmées …

Les USA : une république « bananière » !

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Dire que les Etats-Unis d’Amérique sont une république bananière est presque un pléonasme puisque le commerce mondial de la banane est contrôlé par Dole, Del Monte et Chiquita, trois compagnies américaines. Cette fois-ci il ne s’agit pas du fruit le plus vendu dans le monde mais des préparatifs des toutes prochaines élections, présidentielles mais aussi des sheriffs, de certains juges, d’une partie des sénateurs et gouverneurs des Etats et des représentants (les députés et les sénateurs). C’est un énorme évènement mal perçu par les Européens mais qui aura des retombées mondiales certaines, il ne faut pas en douter.

Comme l’issue de la compétition entre les Démocrates (Hitlery Clinton) et les Républicains (Donald Trump) reste incertaine malgré tous les sondages qui donnent la championne de la corruption gagnante, il n’en fallait pas plus pour truquer les élections comme tous les organismes fédéraux des USA truquent leurs statistiques économiques et financières depuis des lustres. Cette fois-ci c’est carrément caricatural par exemple dans l’Etat de l’Indiana. Selon ZeroHedge et sous la plume de Tyler Durden 837000 personnes inscrites sur les listes électorales n’ont pas d’adresse postale dans cet Etat, soit environ 20 % des inscrits, ça fait beaucoup ! De plus les commissions d’enquête préélectorale ont découvert 4556 doubles inscriptions, 3000 inscrits sans certificat de naissance et 31 personnes trop jeunes pour voter. Cerise sur le gâteau, plus de 2500 inscrits ont plus de 110 ans ! À qui profitera cette fraude ? Les USA sont devenus la risée du monde entier.

Source : zerohedge.com

Crise climatique : agissements malsains de « scientifiques » corrompus !

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C’est le Daily Mail qui a révélé l’affaire dimanche dernier 23 octobre. Les malversations scientifiques et financières du CCCEP, le Centre pour la politique et l’économie du changement climatique situé à la London School of Economics et à l’Université de Leeds sont pour le moins cocasses. Ce centre très écouté par les politiciens tant britanniques qu’européens a pour mission de définir la stratégie globale pour mettre en place une action décisive contre le réchauffement climatique. Cette mission doit donc être conforme avec l’agenda de ces derniers politiciens. Il en résulte, on pouvait s’y attendre, une série de malversations scientifiques comme par exemple des travaux réalisés avant même l’existence de cette entité administrative plus que scientifique ou encore l’appropriation de travaux réalisés par d’autres équipes de scientifiques, le tout afin d’être largement subventionné par le contribuable. Le scandale a été découvert à la lecture d’un rapport de 700 pages commandé par le gouvernement de Tony Blair relatif à l’impact économique du changement climatique.

Et la manne financière, de ce fait, coule à flot pour financer des pseudo-travaux se résumant en des rapports ronflants sans aucune base scientifique prouvée. Neuf millions de livres sterling ont été ainsi dépensés pour des travaux de recherche qui n’ont jamais été réalisés ou ont été plagiés et sciemment modifiés pour en tirer des conclusions conformes aux attentes du monde politique entre 2008 et 2011. Ce ne sont pas moins de 37 millions de livres qui ont été accordés en huit années à cet organisme qui pilote aussi l’EPA (Environmental Protection Agency) et édicte conjointement avec cette agence le Plan pour l’Energie Propre (Clean Power Plan). Par exemple une publication parue dans le périodique Ecological Economics Journal le 31 juillet 2008 dissertant de l’impact économique marginal du changement climatique a été repris en en changeant quelques mots pour arriver à une conclusion inverse de celle des auteurs dont Le Professeur Richard Tol de la Sussex University. Celui-ci a déclaré au Daily Mail que ça sentait vraiment mauvais ! L’ Ecological Economics Journal n’a pas une très bonne réputation dans le monde scientifique dans la mesure où il refuse certains manuscrits soumis à publication quand leur contenu n’est pas en accord avec sa mission de propagande écologiste, une attitude pour le moins exécrable.

Ce n’est pas tout ! La plupart des pseudo-publications scientifiques de cet organisme sont prédéterminées, en d’autres termes les conclusions des travaux effectués sur le terrain (le plus souvent fictifs) sont écrites avant même qu’il y ait eu une quelconque recherche effective, si tant est qu’on puisse parler de « recherche » dans ce cas de figure.

Bref, l’escroquerie dévoilée par le Daily Mail tombe très mal à quelques jours du raout de Marrakech (COP22) car le CCCEP, dirigé par un certain Nick Stern, grand combattant du changement climatique mais aussi président de la British Academy, une sorte de confrérie non officielle réservée à une certaine élite de scientifiques cooptés et soigneusement choisis pour leur orientation politique, devrait y être accueilli avec les honneurs. Tout ceci est bien glauque !

Ce scandale est une preuve supplémentaire qu’il ne peut pas y avoir de science de qualité quand celle-ci est soumise au pouvoir politique et à son bon vouloir pour le soutien financier accordé avec des fonds publics, c’est-à-dire l’argent des contribuables, afin de conforter les thèses erronées de ces mêmes politiciens … Avec de telles pratiques la « science climatique » a encore de beaux (mauvais) jours devant elle !

Source et illustration (Nick Stern) : Daily Mail et Daily Caller

Au Japon tout va mal : Ah bon ?

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Quand on a trouvé plus malheureux que soi, on se sent plus heureux ou encore quand on a côtoyé une personne en mauvaise santé on se sent mieux. Bref, ces adages sont stupides et pourtant ils font les gorges chaudes des commentateurs économiques quand ils parlent du Japon pour mieux masquer l’état de délabrement des économies des pays européens, y compris de l’Allemagne qui n’arrive pas à récupérer de l’effet des sanctions à l’encontre de la Russie décrétées par l’Union Européenne sous la pression de Washington. Finalement les Anglais ont peut-être fait le bon choix en quittant ce panier de crabes morts qu’est devenue l’UE.

Mais revenons au Japon, peut-être le seul pays au monde qui ne trafique pas ses statistiques économiques comme je l’ai mentionné de nombreuses fois dans ce blog. Par exemple si on appliquait les méthodes de calcul de la dette utilisées au Japon à celle de la France celle-ci atteindrait allègrement trois fois le PIB, plus que les 2,9 fois officielles publiée par la BoJ. Je ne parle même pas de l’Italie et de l’Espagne, ce serait bien pire. Pour tout le reste c’est à l’avenant. J’ai parlé il y a quelques jours du taux de chômage et du taux d’embauche des jeunes diplômés au Japon. Qu’en est-il par exemple de l’Espagne, la quatrième économie de l’UE puisque le Royaume-Uni n’en fait plus virtuellement partie ? Ce sont près de 400000 jeunes diplômés, ingénieurs et ouvriers spécialisés qui quittent le pays chaque année depuis la crise de 2008. L’Espagne se vide de ses forces vives et obère gravement son avenir tout comme la France, pays où 40 % des diplômés ne trouvent pas d’embauche et quittent le pays définitivement. Au Japon 96,5 % des jeunes diplômés cru 2016 ont trouvé un travail …

Venons-en aux inégalités salariales en considérant d’abord les 1 % les plus aisés :
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Au Japon il ne dépassent pas 10 % de la totalité de la richesse créée alors qu’aux USA il atteint 17,5 %. J’ai tenté de trouver une telle statistique concernant l’UE, elle n’existe tout simplement pas car la disparité entre les pays composants cette Union ne conduiraient qu’à un chiffre sans signification. Pour les salaires, si on compare le salaire moyen d’un CEO (PDG en français) avec celui (moyen) d’un employé voici ce que ça donne : il n’y a pas de quoi pavoiser, le Japon est un pays plus égalitaire en ce qui concerne les salaires que bien d’autres pays de l’OCDE :
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Venons-en maintenant à l’emploi des femmes, cette fois comparé à la situation aux USA. En 2000 plus de 70 % des Américaines travaillaient. Aujourd’hui ce taux est tombé à 67 % alors que dans le même temps le nombre de Japonaises travaillant est passé de 60 à 67 %. Cette situation a gravement contribué au vieillissement de la population japonaise mais que dire à ce sujet de l’Italie, de l’Allemagne, de la Slovaquie ou encore et c’est récent de l’Espagne, pays où les taux de natalité sont en chute libre.
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En ce qui concerne l’innovation, le nerf de la création de richesse présente et à venir, les USA restent champions toutes catégories pour les entreprises innovantes – en considérant les 100 premières dans le monde – avec 49 entreprises. Vient ensuite le Japon avec 8 sociétés, suivi de la Chine et de la Grande-Bretagne :

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Juste un petit rappel de la créativité japonaise. Le train à grande vitesse Tokyo-Osaka fut mis sur les rails en octobre 1964. La première calculette de poche est originaire du Japon (1970) tout comme le walkman (1979). La LED bleue fut créée au Japon en 1990 et ouvrit la porte aux écrans de télévision plats. Le robot androïde apparut en 2003 tout comme les téléphones portables dits maintenant « smartphones » à écran tactile, les « kétaï » pour les Japonais.

L’opinion qu’ont les Américains des Japonais se résume en un tableau :

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Alors, que les analystes et les commentateurs économiques qui se complaisent à se faire interviewer sur les plateaux de télévision se ravisent : au Japon tout va beaucoup mieux que dans bien des pays européens. C’est le premier pays du monde pour la qualité de ses infrastructures, le deuxième du monde pour le nombre de brevets déposés. Quand le Japon s’ouvrira à une immigration contrôlée en accueillant des ressortissants étrangers respectueux des traditions du pays alors il sera envié par de nombreuses personnes …

Source : World Economic Forum, illustration quartier d’affaires de Shinjuku à Tokyo

 

 

Braves Wallons ! Ils sauvent l’Europe de l’esclavage …

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Le traité Ceta (Canada-Europe Trade Agreement), une réplique du TTIP, risque bien de ne pas être signé jeudi prochain grâce à la résistance de la communauté francophone de Belgique et il est du devoir de tout un chacun de féliciter nos amis de Wallonie qui font preuve de clairvoyance. Rappelons les faits : le Ceta est un accord en tous points semblable au TTIP, projet de traité dont j’ai souvent parlé dans les lignes de ce blog, et il doit être adopté à l’unanimité des pays de l’Union Européenne. Sans cette condition il ne sera pas ratifié comme le TTIP risque bien de ne pas l’être dans la foulée. Naturellement la France, versée depuis le quinquennat de Sarkozy dans l’Atlantisme aveugle, ne voit aucun inconvénient à ce que le Ceta et le TTIP soient signés et ratifiés par des parlementaires qui n’en ont rien à faire des risques auxquels ils exposent le tissu industriel et commercial du pays en prenant une telle décision. Les politiciens, de quelque pays que ce soit, ne raisonnent que sur le court terme, c’est-à-dire en vue de leur réélection et après eux le déluge.

Et si ces accords iniques sont finalement ratifiés par l’Union Européenne, ce sera la fin de cette dernière. Le Parlement de Strasbourg comme la Commission de Bruxelles seront réduits à l’état de coquilles vides. Ce seront les grandes multinationales nord-américaines qui feront la loi dans l’Estramadur, l’Alsace ou la Basse-Saxe ! Les entreprises européennes seront impuissantes devant l’appareil juridique nord-américain contrôlé par ces multinationales et Wall-Street. Les dirigeants européens sont d’une naïveté surprenante sinon désolante. Faut-il qu’ils soient tous corrompus pour accepter de se plier à l’hégémonie américaine ou qu’ils soient tous décérébrés en se pliant servilement aux exigences de l’Administration de Washington ou d’Ottawa, une simple et pâle succursale de Washington.

Sur le plan de la politique extérieure, l’Europe n’a pas de tête, les fonctionnaires de Bruxelles sont aux ordres de Washington. Il en sera de même pour le commerce et l’industrie et toutes les régulations européennes devront se conformer à celles de l’Amérique du Nord. Au delà des querelles entre la Flandre et la Wallonie, Braves Wallons, je vous soutiens et respecte votre résistance à l’infamie imposée par le cartel USA-Canada !

La « glutenophobie » : un gros business !

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C’est tout de même assez curieux que seulement 1 % de la population souffre de maladie coeliaque provoquée (ou non) par le gluten et que pourtant les aliments sans gluten représentent aujourd’hui un marché de 1,6 milliard de dollars par an rien qu’aux USA. De plus ce marché est en croissance constante, de l’ordre de 5 % par an. Et pourtant le nombre de « malades » ne suit pas ce mouvement alors que les linéaires de supermarchés tant en deçà qu’au-delà de l’Atlantique deviennent littéralement colonisés par des produits certifiés sans gluten. C’est à n’y rien comprendre. Il y a même des restaurants qui proposent des menus sans gluten et pour bien asseoir la crédibilité de cet argument de marketing ils proposent également de la nourriture sans OGMs – on pouvait s’y attendre – mais également sans sirops de sucre enrichis en fructose ni acides gras hydrogénés.

Il faut donc faire le constat qu’encore une fois les grands groupes de l’agro-alimentaire exploitent avec joie la bêtise humaine qui est comme chacun sait sans limite. Le gluten fait maintenant partie de la malbouffe pour 53 % des personnes interrogées par l’Institut Nielsen aux USA mais à n’en pas douter une minute, la bêtise étant contagieuse, il en est de même en Europe. Les personnes interrogées avancent des arguments complètement stupides du genre : puisque les aliments sans gluten sont plus chers, ils sont donc meilleurs pour la santé. D’où la question qui vient immédiatement à l’esprit : la maladie coeliaque serait-elle réservée aux riches ?

Il est donc opportun de remettre les choses à leur place. La nourriture sans gluten fait partie des aliments qui ont été traités industriellement au même titre que les pizzas congelées « sans gluten » qui sont un assemblage de fromages synthétiques et de viandes certifiées d’origine artificielle étalé sur une galette qui a le goût d’un vieux carton recyclé. Mais puisqu’il n’y a pas de gluten et que ça coûte un peu plus cher c’est donc bon pour la santé.

Comme aurait dit Coluche : « Je me marre ».

Source : Bloomberg