Histoire de vaccination : ahurissant !

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En Allemagne, Italie, Roumanie et Portugal sévissent depuis quelques semaines des épidémies de rougeole. Une petite fille de 6 ans, non vaccinée, est décédée la semaine dernière à la suite d’une complication pulmonaire de cette maladie. Le résultat des campagnes anti-vaccins est donc clair : certains parents risquent la vie de leurs enfants en refusant de les faire vacciner. Ce sont tout simplement des crimes, pire encore des infanticides !

Il n’existe aucune motivation rationnelle pour ne pas faire vacciner ses enfants. Certes, il y a eu quelques cas rarissimes de complications dont le lien de cause à effet avec les vaccins n’a pas été clairement établi. Et pourtant des groupes de pression, des associations variées répandent une propagande mensongère au sujet de la dangerosité des vaccins, une sorte de retour à l’obscurantisme tel qu’il existait en Europe au XVe siècle.

Les anti-vaccins mettent en avant 5 arguments totalement faux. L’autisme est maintenant reconnu pour avoir des causes anténatales et le fait est que les détracteurs des vaccins, en particulier du tri-vaccin rougeole-oreillons-rubéole, soutiennent le fait que l’autisme est une conséquence de la vaccination sur la base d’un article du Docteur Andrew Wakefield qui fut publié en 1998 dans la revue The Lancet. Depuis lors ce monsieur pas très recommandable a été radié de l’ordre des médecins britanniques. Toutes les études tendant à établir un lien entre l’autisme et les vaccins n’ont pu aboutir à un quelconque commencement de preuve.

Le cas du thimerosal, un conservateur organomercuriel ajouté à certains vaccins, est encore plus emblématique du faux combat des anti-vaccins. La controverse de ses potentiels effets sur la santé des enfants a été levée bien avant qu’elle apparaisse car ce produit a été supprimé des formulations des vaccins dès l’année 2001. Toutes les études épidémiologiques réalisées dans plusieurs pays de l’OCDE n’ont jamais pu montrer de différence entre les vaccins contenant du thimerosal et les autres préparations n’en contenant pas quant à l’apparition de troubles neurologiques chez l’enfant. Encore une fausse rumeur.

Ne plus vacciner les enfants les rend plus résistants. Encore une autre fausse affirmation. Les programmes de vaccination permettent aujourd’hui de protéger les enfants contre 14 maladies infectieuses avant l’âge de 2 ans. Certaines propagandes font état d’une « surcharge » du système immunitaire des enfants en bas âge. Cette affirmation est fausse car l’enfant, dans son environnement naturel, est soumis au contact de milliers de bactéries, de virus et de champignons contre lesquels il doit lutter alors que les vaccins multi-valents ne l’exposent qu’à environ 300 substances antigéniques et les programmes de vaccination ne stimulent qu’environ 0,1 % de son système immunitaire. Les progrès récents de la biologie moléculaire et des méthodologies de production des vaccins ont très significativement réduit la présence de ces antigènes non liés aux vaccins eux-mêmes.

Changer les programmes de vaccination en les espaçant dans le temps. Encore une autre idée reçue totalement fantaisiste. Pour, avant l’age de deux ans, vacciner correctement un enfant il faudrait réaliser une injection pour chaque maladie individuellement. Il faudrait par conséquent que l’enfant soit accompagné dans un centre de vaccination au moins 19 fois avant l’âge de 6 ans ! Un pratique qui compliquerait sérieusement le déroulement du programme et par voie de conséquence exposerait l’enfant dans les salles d’attente des centres médicaux à toutes sortes d’attaques virales et bactériennes.

Enfin l’obsolescence de certains vaccins a été mise en cause. Pourquoi un vaccin ayant fait ses preuves depuis de nombreuses années deviendrait-il tout d’un coup inefficace ? Encore un argument totalement fallacieux. Il suffit de rappeler la recrudescence de la tuberculose dans les banlieues des grandes villes européennes et nord-américaines pour constater que le « vieux » BCG qui date du début du XXe siècle fit ses preuves incontestablement. Mais comme une dose de ce vaccin ne rapporte que 0,17 dollars aux compagnies pharmaceutiques il arrive que ce dernier soit régulièrement non disponible d’où une progressive désaffection pour ce vaccin. Vraiment n’importe quoi !

La mode actuelle est de tenter de poursuivre devant les tribunaux les compagnies pharmaceutiques pour obtenir une compensation financière lorsqu’un cas d’enfant vacciné a présenté des troubles trop facilement liés à l’administration du vaccin lui-même. C’est du gros business et ça peut rapporter gros : voilà la réelle motivation des campagnes anti-vaccins, tout simplement déplorable …

Source : Science Magazine

Prochain billet : les effets bénéfiques incontestables de la vaccination.

Quand la revue Nature fait de la propagande climatique ouvertement !

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C’est en lisant le Guardian, un journal en ligne totalement gratuit qui me sert parfois de source d’inspiration, que j’ai découvert l’incroyable manœuvre de désinformation de la revue scientifique Nature consistant à mettre en accès libre un papier scientifique qu’on ne pourrait pas se procurer normalement sans payer un confortable écot de l’ordre de 15 à 30 euros, c’est selon l’option choisie, location ou achat. L’article en question intitulé « Critical insolation-CO2 relation for diagnosing past and future glacial inception » et émanant de l’institut de recherche sur l’impact climatique de Postdam reconstruit à l’aide de modèles mathématiques – encore eux – les âges glaciaires passés en liaison avec la teneur atmosphérique en gaz carbonique. Je traduis le titre pour mes lecteurs non anglophones : Relation critique entre insolation et CO2 pour déterminer l’initiation passée et future des âges glaciaires ( doi : 10.1038/nature16494 ), tout un programme.

Le gros problème de cette modélisation est la négation de la variation de la teneur en CO2, d’origine humaine ou naturelle, en fonction de la température moyenne de la planète : par le passé cette teneur a toujours chuté après l’initiation d’une période froide et a toujours augmenté après l’initiation d’une période chaude. Cette observation vérifiée par les carottages des glaces tant au Groenland que dans l’Antarctique est tout simplement ignorée dans cette modélisation réalisée dans le seul but de brouiller habilement les cartes. D’après le Docteur Ganopolski, l’un des auteurs de l’article, les prévisions incontestables de la mécanique céleste devraient conduire la planète vers une refroidissement imminent. Comme cela a été le cas dans le passé l’obliquité de l’axe de rotation de la Terre par rapport au plan de l’écliptique est en effet sensiblement identique à celle qui précéda des périodes glaciaires passées.

Les superficies enneigées au nord du 65e parallèle devraient être propices à l’arrivée d’un nouvel âge glaciaire. Or, d’après Ganopolski, il n’en sera rien car le CO2 (avec son effet de serre bien connu mais jamais prouvé) nous protège de cette calamité.

Dans le registre de l’alarmisme, les modélisateurs de cet institut allemand en rajoutent plusieurs couches : l’activité humaine a complètement perturbé les alternances des périodes de climat froid et de climat chaud et cet effet sera sensible sur le long terme … y compris après la disparition de l’espèce humaine. Puis c’est le délire complet de la part de « spécialistes » commentateurs de cet article et contactés par le Guardian. Le Docteur Michel Crucifix, professeur à l’Université catholique de Louvain, que j’ai contacté pour lui préciser ses allégations mensongères divulguées au Guardian, m’a communiqué des articles scientifiques à l’appui de ses commentaires qui sont des dissertations théoriques basées sur des modèles mathématiques – encore eux – loin d’être convaincants.

Quand un scientifique, en l’occurence le Docteur Crucifix, déclare, je cite : « Cette étude renforce les évaluations précédentes montrant que l’empreinte collective de l’humanité sur la Terre s’étend déjà au delà de tout futur imaginable pour notre société ». Il s’agit donc bien d’une grosse piqûre de rappel pour qu’on n’oublie surtout pas la COP21 qui sera suivie d’une COP22 à Marrakesh en novembre 2016 – il fera plus chaud qu’à Paris. Mais quand ce scientifique déclare ensuite, droit dans ses bottes, je cite toujours, que « en fait, la demi-vie moyenne du CO2 dans l’atmosphère est de l’ordre de 35000 ans. Par conséquent, le CO2 anthropogénique sera toujours dans l’atmosphère dans 50000 ans et même 100000 ans, ce qui sera suffisant pour éviter une nouvelle glaciation ».

J’ai écrit un billet sur ce blog parfaitement documenté qui précise que les analyses isotopiques prouvent sans ambiguité que le CO2 ne perdure pas plus de 5 ans dans l’atmosphère (voir le lien) or ce monsieur qui s’est probablement auto-proclamé un genre de Nicolas Hulot à la sauce belge doit évoluer dans les milieux écolos pour avoir été contacté par le Guardian et répandre des informations pseudo-scientifiques totalement erronées. Le Docteur Crucifix se trompe tout simplement d’un facteur dix-mille, c’est très fort et ça passe encore mieux. Comme je l’ai relaté dans le billet cité en lien, la demi-vie du CO2 dans l’atmosphère n’est au mieux que de 5 années.

Dans leurs modélisations ubuesques, les chercheurs allemands ont oublié un facteur essentiel : quand le climat se refroidit l’eau des océans dissous plus de CO2 (et d’oxygène) et quand le climat traverse une période « chaude » comme au XIe siècle et plus récemment au cours du XXe siècle, les océans « dégazent » selon la loi de Henry et le taux de CO2 atmosphérique augmente pour le plus grand bénéfice de la végétation. Ces scientifiques dont je mets en doute la valeur prétendent que les excès de CO2 liés aux activités humaines vont nous permettre d’échapper au prochain épisode glaciaire. Du grand n’importe quoi ! L’effet de serre du gaz carbonique n’a jamais été prouvé pour la simple raison qu’il ne peut exister pour des raisons en particulier spectrales. Les changements climatiques sont, certes, influencés par les variations de l’obliquité de l’axe de rotation de la Terre et de la précession des équinoxes – les cycles dits de Milankovitch – mais il est impossible de nier l’influence de l’activité magnétique du Soleil sur le climat, ce que font allègrement tous ces prétendus climatologues d’opérette.

Ce pamphlet mis en accès libre à dessein par les éditeurs de Nature est une escroquerie de plus parmi bien d’autres qui non seulement répand de fausses informations mais a aussi pour effet contraire de décrédibiliser la vraie science et c’est bien regrettable.

Sources : theguardian.com, article écrit par Damian Carrington, un activiste « réchauffiste » bien connu : http://www.theguardian.com/environment/2016/jan/13/fossil-fuel-burning-postponing-next-ice-age

Et aussi : http://www.uclouvain.be/michel.crucifix

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/11/11/cop21-le-cas-du-co2-revisite/

Illustration : véhicule garé au bord de la rivière Niagara à Buffalo,NY le 12 janvier 2015

La recherche médicale : majoritairement frauduleuse, c’est rassurant !

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Quand le Dr Richard Horton, rédacteur en chef du prestigieux journal de science médicale The Lancet, se met à douter de la science, il ne faut pas prendre ses propos à la légère. Je cite le docteur Horton : « Cette affaire d’anti-science est simple : une grande partie de la littérature scientifique, peut-être la moitié, est tout simplement falsifiée. Pourrie par le caractère étriqué des échantillons étudiés, des effets observés pratiquement imperceptibles, des analyses exploratoires et des protocoles expérimentaux sans valeur sans oublier les conflits d’intérêt flagrants, en ajoutant l’obsession pour la poursuite dans des tendances douteuses à la mode du moment. La science a pris un virage vers les ténèbres ».

On ne peut pas mieux résumer l’état délabré de l’honnêteté scientifique et pour une fois je ne parlerai pas du climat mais de la recherche médicale encore que cette remarque peut s’appliquer pleinement à la recherche climatique si tant est qu’il s’agit bien de recherche. Premier point abordé par le Dr Horton la notion de peer-review est maintenant galvaudée pour le plus grand profit de groupes de pression et dans la recherche médicale il s’agit des grands laboratoires pharmaceutiques. Le Dr Horton le reconnaît, même cette institution vénérable qu’est The Lancet est pratiquement contrôlée par le lobby de la pharmacie. Les manuscrits soumis pour publication n’ont même plus l’apparence de travaux scientifiques. À la première lecture on comprend que les auteurs des articles se sont arrangé pour obtenir des résultats concordant avec une hypothèse pré dictée par les compagnies finançant ces travaux.

Le Docteur Marcia Angell, éditeur en chef du non moins prestigieux New England Medical Journal abonde dans le sens de Horton : « Il est devenu tout simplement impossible de croire en la validité des recherches cliniques publiées ou de se reposer sur le jugement d’autorités médicales reconnues. Après vingt années au poste d’éditeur en chef de ce journal je ne peux que faire ce constat écoeurant ».

Le nombre de fraudes scientifiques est devenu invraisemblable. La plupart des publications concernant par exemple certains vaccins et financées par les compagnies pharmaceutiques violent de manière flagrante la convention internationale d’Helsinki sur l’éthique médicale et les bonnes pratiques de laboratoire. Il en est de même pour un grand nombre de médicaments dont les effets adverses voire toxiques ont été sciemment dissimulés par ces mêmes compagnies pharmaceutiques. La grande majorité des recherches sur le cancer ne sont que frauduleuses. Le Docteur John Bailer, Directeur du Centre américain de recherche sur le cancer, ne prend pas de pincettes rhétoriques quand il déclare : « Mon sentiment général est que le programme national de recherche sur le cancer est un échec total ». Il ajoute que la grande majorité des traitements pharmacologiques contre le cancer ont été des fiascos complets. Il reconnaît que la majorité des fonds dédiés à la recherche sur le cancer ont été déviés vers la recherche sur les animaux qui est complètement inutile car les humains ne fonctionnent pas à l’évidence comme les animaux de laboratoire. Presque tous les traitement anti-cancéreux ont été découverts et mis au point en milieu hospitalier et non en laboratoire avec des animaux et pourtant l’essentiel des crédits de recherche alloués vont vers les laboratoires pharmaceutiques qui utilisent ces modèles animaux éloignés de la réalité et donc inutiles.

L’une des plus grandes fraudes de ces 30 dernières années est le fluor supposé améliorer la santé des dents et du squelette. Ce ne sont même plus des compagnies pharmaceutiques qui sont impliquées dans ce scandale mais des fabricants de lessives et les compagnies de distribution de l’eau qui ajoutent du fluor dans l’eau ! Le docteur Irwin Bross, ancien directeur du Sloan-Kettering Cancer Research Institute, n’y va pas par quatre chemins à propos du fluor des pâtes dentifrice et de l’eau du robinet : « Le fluor cause plus de cancers que toutes les autres substances chimiques. J’en suis arrivé à cette conclusion scientifiquement et biologiquement évidente après mes 50 années de recherche sur le cancer ». Les cancers causés par le fluor représentent deux fois plus de cas que les cancers du sein et, pire, deux fois plus de cas que les cancers du poumon des fumeurs. Le gros souci est qu’on retrouve ce fluor dans toutes les boissons industrielles, sodas, bières et autres jus de fruits. Sous prétexte d’améliorer la santé dentaire le fluor des pâtes dentifrices et de l’eau constitue aussi selon le Docteur Dean Burk un crime des autorités publiques en favorisant l’apparition de millions de cas de cancer. Enfin pour l’anecdote, aucun des soit-disant travaux scientifiques sur les effets du cannabis sur la douleur ou le cancer n’a fait l’objet d’études cliniques sérieuses reconnues pour leur probité. Il s’agit encore d’anti-science caractérisée.

Finalement le monde scientifique revient à grands pas vers l’époque des alchimistes et pire encore vers l’âge des cavernes. Quand la science régresse comme on peut s’en rendre compte, alors l’humanité toute entière régresse. Et paradoxalement les éditeurs des journaux scientifiques sont aussi complices de ce délabrement de la qualité scientifique car ils se soucient du facteur d’impact de leur journal. En quelque sorte « il faut faire du chiffre » quitte à ignorer les règles les plus élémentaires de l’honnêteté et de l’éthique. Bien évidemment cette situation n’est pas unique à la recherche bio-médicale …

Sources :

https://en.wikipedia.org/wiki/Declaration_of_Helsinki

https://www.youtube.com/watch?v=ClqK7XvfLg0

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2964337/

http://www.thelancet.com/pdfs/journals/lancet/PIIS0140-6736%2815%2960696-1.pdf