Pourquoi Sirius disparaît à l’horizon, suite.

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Le 30 septembre dernier j’avais laissé un billet dont le titre était « Pourquoi Sirius disparaît à l’horizon ? » De retour du Japon ce mardi dernier 11 octobre sur un vol de jour depuis l’aéroport d’Haneda jusqu’à Londres, puis Tenerife, j’ai pu trouver un premier élément d’explication à ma remarque. Après avoir survolé la Mer du Japon pendant environ trois heures l’aéronef a survolé l’oblast de Khabarovsk au dessus d’une ondulation interminable de collines couvertes de neige, vues de 36000 pieds de hauteur (un peu plus de 10000 mètres) et j’ai remarqué comme l’indique la photo ci-dessus la présence d’une couche nuageuse ténue à une altitude beaucoup plus élevée que celle de croisière de l’avion et décelable uniquement à l’horizon.

Au dessus de Saint-Petersbourg, sept heures et demi plus tard, cette fine couche blanche était toujours présente :

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Depuis dix ans je suis un habitué des vols au dessus de la Sibérie entre l’Europe et le Japon, peut-être plus de 25 aller-retour, je n’avais jamais observé un tel phénomène tellement constant durant tout le trajet qu’il ne peut pas être expliqué par les trainées de cristaux de glace des aéronefs survolant cette région puisqu’elle se trouve à vue d’oeil à une altitude supérieure à 50000 pieds (15000 mètres) là où seuls quelques avions militaires viennent s’aventurer mais certainement pas des avions commerciaux qui constituent l’essentiel du trafic aérien au nord du cinquantième parallèle.

J’ai donc trouvé une raison plausible à la disparition d’Orion durant un vol de nuit, cette couche nuageuse que l’on ne peut qu’observer vers l’horizon car elle est trop ténue pour être vue en levant les yeux vers le ciel depuis le hublot d’un avion. Explication dans un prochain billet.

Pourquoi Sirius disparaît à l’horizon ?

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Dimanche dernier 25 septembre en allant à Tokyo, j’ai donc survolé le sud de la Finlande puis les immenses étendues glacées de la Russie, durant 7 à 8 heures en direction de l’est. Inutile de dire que durant presque tout le trajet jusqu’à Khabarovsk il y avait une couverture nuageuse continue qui interdisait tout point de vue sur ces plaines parsemées de puits de pétrole pendant des milliers de kilomètres. Au milieu de la nuit sibérienne je me suis promené dans l’avion pour me dégourdir et boire une bière et un whisky ou un whisky et une bière, je ne sais plus, puis j’ai regardé le ciel et quelque chose m’a paru bizarre. La constellation d’Orion, au sud, était parfaitement visible ainsi que d’autres étoiles que je connais bien pour avoir navigué de nuit alors que le GPS n’existait pas. Il n’y avait en effet pas d’autre choix à l’époque que de faire le point sur les étoiles et relever par exemple Bételgeuse, Sirius et Procyon était assez pratique car ces trois étoiles forment un triangle équilatéral parfait. Sirius et Procyon sont respectivement les étoiles les plus lumineuses du Grand Chien et du Petit Chien et Bételgeuse, facilement reconnaissable car elle est rouge, l’étoile la plus brillante d’Orion.

Bref, j’ai cherché en vain Sirius alors que cette étoile aurait dû être visible y compris dans le grand nord surtout depuis une altitude de 35000 pieds. Avec un peu d’habitude il est facile à partir de deux points de trouver le troisième qui forme avec ces deux derniers un triangle équilatéral. J’en ai donc déduit que quelque chose d’anormal obscurcissait le ciel pour que Sirius soit invisible même si Sirius devait se trouver proche de l’horizon. La seule explication plausible est que cet horizon était voilé par une sorte de brume qu’il était impossible d’apprécier du le regard. Finalement j’ai en quelque sorte eu confirmation de mes suppositions quand le Soleil a mis beaucoup de mal à sortir d’une espèce de coton voilant justement l’horizon. L’avion se trouvait quelque part au nord-ouest de Khabarovsk et quand il a survolé cette ville relativement importante située à une trentaine de kilomètres de la frontière avec la Mandchourie au bord de la rivière Amour il faisait « grand jour » comme on disait dans ma campagne lyonnaise natale.

L’horizon était anormalement blanc, comme s’il y avait une autre couche de nuages à une altitude supérieure à 35000 pieds (10500 mètres) dans laquelle l’avion allait devoir pénétrer.

L’étoile Sirius avait donc bien été voilée par la présence imperceptible d’une sorte de brouillard ténu de cristaux de glace dont il n’est possible de déceler la présence qu’en portant son regard vers l’horizon. Je n’avais pas rêvé. Je décrirai dans un prochain billet l’explication que j’ai pu trouver à ce phénomène nouveau pour moi, habitué à survoler la Sibérie depuis que je vais régulièrement au Japon au moins deux fois par an depuis 2006.

Le Japon économiquement à la traine ? Une blague !

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Elon Musk est l’homme avec qui il faudra compter dans les années à venir, un visionnaire doublé d’une sagacité outrageante pour les affaires ! Comme les vieux pays européens auraient besoin de telles personnalités … Et pourtant la firme Nissan (Renault) frappe aussi très fort avec les voitures électriques et pas n’importe où, au Japon. Normal direz-vous puisque Nissan est une entreprise japonaise associée étroitement à Renault, certes, mais qui dans son pays d’origine taille des croupières à son monstrueux concurrent Toyota.

Venons-en aux faits. Toyota a intelligemment opté pour les voitures hybrides, c’est-à-dire des véhicules dont le moteur embarqué brûlant de l’essence n’a plus de fonction de propulsion comme dans les automobiles classiques mais est devenu un vulgaire groupe électrogène dont la fonction est de recharger des batteries qui alimentent des moteurs électriques situés au niveau des roues. C’est schématiquement ainsi que fonctionne une Prius (si je ne me trompe pas). Nissan a choisi la Leaf, voiture tout-électrique comme Elon Musk avec la Tesla, et Nissan n’a pas eu tort.

Le Japon que les analystes européens considèrent comme un pays économiquement en coma dépassé est pourtant à l’avant-garde du progrès dans de nombreux domaines. Je suspecte que ces analystes n’ont jamais mis les pieds dans ce pays car ils ignorent le dynamisme incroyable qui anime les entreprises nippones petites et grandes. Prenons donc l’exemple des voitures électriques. Il y a maintenant au Japon 40000 bornes de rechargement pour voitures tout-électrique, plus que de stations d’essence – seulement 34000 – et ce n’est qu’un début vers l’invasion des voitures électriques dans ce pays qui ne dispose d’aucunes ressources naturelles autres que les rizières, les forêts et l’océan. La Leaf de Nissan peut parcourir 180 kilomètres avec une charge de batteries et une application sur téléphone portable permet au conducteur de trouver rapidement une borne de chargement. Des particuliers possédant eux-mêmes une voiture électrique sont, pour certains, répertoriés dans la base de données de l’application, ce qui a levé toute anxiété de se retrouver en panne au milieu de nulle part.

De plus il y a aussi au Japon déjà 6469 points de chargement rapide (photo), une donnée qui peut paraître ridicule mais si on se réfère à celles répertoriées en Europe (3028) ou aux USA (1686) il est évident que le Japon est à l’avant-garde. À ce rythme il existera en 2020 plus de deux millions de bornes disponibles au Japon et plus de la moitié des voitures vendues seront tout-électrique. La politique agressive de Tesla est donc justifiée car le Japon est à l’avant-garde des progrès technologiques et Elon Musk fait fi des analyses erronées relatives au Japon, il sait ce qu’il fait !

Sources : Digital Trends, illustration Japan Times

Chronique d’un voyage Canaries-Japon

 

01h30 du matin. Rien ne va plus dans les airs, au milieu de la nuit froide ou plutôt presque glaciale de Madrid, en souffrance à l’Aéroport Adolfo Suarez, pas de connexion possible avec internet. Il semblerait, et ce n’est qu’une hypothèse, que la société Aena, dont 49,5 % du capital a été cédé à un investisseur international, n’est plus très regardante avec le Wi-Fi qui fonctionnait parfaitement bien il y a encore six mois. Economies obligent probablement. Toujours est-il que c’est carrément énervant surtout quand on doit se coller 6 heures de transit pour embarquer dans l’avion suivant en direction d’Amsterdam avec comme destination finale Narita. Je m’étais muni d’un petit bidule acheté chez Orange pour me connecter où je veux et quand je veux pour la somme astronomique de 3 euros par tranche de 24 heures. Même souci, pas de signal, et pourtant mon bidule, qui est en réalité un genre de téléphone portable utilisable seulement en Espagne, ne fonctionne pas non plus. Peut-être qu’Orange en est aussi aux programmes d’économies en tous genres … Toujours est-il que c’est très énervant quand on est devenu totalement soumis à une connexion pour se donner l’illusion que le monde entier peut être appréhendé en quelques clics. Bref, je suis désappointé et c’est la seule raison qui m’a conduit à écrire ces quelques lignes en maugréant en silence et à la limite de maltraiter le clavier de mon desk-top.

Cette situation inattendue révèle au plus profond de moi l’envie d’aller vivre dans un village perdu dans la forêt tropicale de l’île de Malikolo au Vanuatu et de laisser derrière moi la civilisation avec ses bons côtés. C’est d’ailleurs un peu rapide de parler ainsi des bons côtés de la civilisation de haute technicité puisque cette déconnexion fortuite laisse un goût amer et insoutenable dans l’univers déshumanisé d’un aéroport aux recoins inextricables. Le terminal 1-2 de l’aéroport de Madrid est constitué d’une enfilade de bâtiments disparates reliés les uns aux autres avec le temps et on doit parfois marcher trente minutes à une vitesse soutenue pour rejoindre la bonne porte d’embarquement. C’est presque pire que Roissy mais il y a au moins des bars ouverts la nuit et des toilettes parfaitement propres. On est presque réconcilié ainsi avec la civilisation.

Je n’en dira pas plus pour l’instant.

4h30. Les compteurs ouvrent, des voyageurs arrivent. Je vais faire la queue au comptoir de KLM. Pour rien, 20 minutes de piétinement inutiles car mon vol est en code-share avec Air Europa. Je refais donc la queue à l’autre compteur et une charmante employée ferme les yeux sur le surpoids de ma valise comme l’avait fait d’ailleurs sa collègue à Tenerife. Pour faire passer le problème, deux kilos et demi supplémentaires auraient pu me coûter au bas mot 62 euros de taxe, j’ai tenté l’argument humoristique, ne comprenant pas comment ma valise s’était alourdie de 2,5 kilos en 3 heures de vol ou bien que les balances des Canaries sont réglées pour plaire aux touristes. Au cours de cette négociation qui n’en fut pas une, j’eus le loisir d’admirer sa gorge qu’elle offrait sans retenue à ma vue plongeante et passablement inquisitrice. Impossible de m’attribuer une place à tribord dans le Boeing 747 pour le vol Amsterdam-Narita. J’aurais aimé voir le mont Fuji à l’approche de Tokyo, c’est en effet un spectacle merveilleux.

5h30. C’est l’affluence. J’ai fait plusieurs aller-retour entre une cafétéria bondée à boire des bières et l’extérieur où sévit une sorte de blizzard sans flocons insupportable pour fumer une cigarette. Orion et Sirius étaient au rendez-vous entre des petits nuages blanchis par les lueurs de la ville. Plus qu’une heure avant d’aller passer la sécurité avant d’embarquer.

Quand on voyage relativement souvent, ces transits dans les aéroports deviennent non plus des pensums mais des divertissements, du moins on fait en sorte qu’il en soit ainsi car c’est le meilleur choix. Depuis que je pratique cet aéroport, je connais exactement toutes les astuces pour en définitive presque apprécier ces transits souvent nocturnes. Il s’agit d’une sorte de résignation contrôlée.

5h45. Une horrible mégère arborant un surpoids repoussant s’empiffre en face de moi d’une espèce de gâteau de nature indéfinissable après avoir ajouté deux sachets de saccharine dans son café. Répugnant ! Pourtant elle a un visage presque attirant et encore une fois je n’arrive pas à comprendre comment une femme peut arriver à se dégrader ainsi en laissant aller ses bas instincts alimentaires. Ce spectacle me conduit naturellement à une réflexion sur ce comportement compulsif qu’adoptent certaines personnes sans en avoir conscience. Dans l’avion entre Tenerife et Madrid un gros joufflu obèse dont l’abondant tissu adipeux débordait presque sur mon siège agitait ses jambes en une sorte de mouvement vibratoire discontinu qui se transmettait désagréablement à mon siège. Je me suis permis de lui envoyer un signal consistant à pointer sur sa cuisse gauche mon crayon exclusivement réservé aux mots croisés, mon passe-temps favori quand je n’ai rien d’autre à faire, en accompagnant mon geste d’un « por favor » murmuré sur un ton exprimant parfaitement ce que je pensais de cette attitude qui reste inexplicable pour moi.

13h25. Schiphol. L’avion supposé m’emporter à Narita est enfin arrivé. Le précédent locataire de l’emplacement, un Boeing 747 avait quitté ce lieu à destination de Chicago avec deux bonnes heures de retard. Il y aura certainement aussi du retard car personne n’a l’air de s’affoler autour de l’aéronef. Dans l’aéroport tout est très cher. La moindre bière y est huit fois plus coûteuse qu’à Tenerife ! Mais bon, il faut bien tuer le temps. Les Japonais et d’autres voyageurs sont déjà en formation pour se payer une bonne heure d’attente dans l’espèce d’aquarium qui sert de salle d’attente. J’ai décidé de prendre mon temps … dans un 747, même un « Combi », il y a beaucoup de monde. Je n’ai toujours pas compris pourquoi, dans les aéroports les passagers aimaient faire la queue. Par exemple quand on est encore dans l’avion, quand celui-ci s’immobilise et que le signal autorisant à se libérer de sa ceinture de sécurité, tout le monde se lève et va attendre une bonne dizaine de minutes, la tête courbée sous les coffres à bagages avant de pouvoir progresser vers la sortie. Une sorte de comportement grégaire inexplicable sinon qu’on se comporte souvent comme des animaux très basiques tout juste bons à nous fournir en laine et accessoirement en gigots.

13h35. Le passage par la sécurité a débuté. Toujours aucune activité autour de l’avion en dehors de l’opération probablement soumise à des règles de sécurité stricte de remplissage des réservoirs de kérosène. J’ai tenté de me connecter à l’internet de l’aéroport, nouvel échec.

Treize heures trente plus tard. Après avoir admiré au dessus des nuages bas clairsemés le Mont Fuji avec son cône blanc au sommet, atterrissage à Narita avec 55 minutes de retard …

Brève. La grande nouvelle du jour !

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Depuis le dimanche 6 juillet de l’année extraordinaire 2014, on ne peut plus payer son ticket de bus avec de la monnaie et encore moins des billets et il n’y a d’ailleurs plus de tickets. Mais où un tel événement peut-il bien avoir eu lieu pour qu’il fasse la une de certaines gazettes bien informées ? Tout simplement à Londres ! Les Anglais sont vraiment à l’avant-garde du progrès pour préserver la sécurité et l’hygiène des chauffeurs d’autobus. Cela fait pratiquement dix ans qu’il en est ainsi au Japon, pays où on peut aussi utiliser son smartphone pour payer le bus, le métro ou le train. Mais bon, on ne va pas dire que les Anglais sont à la traine, ils risqueraient de perdre leur humour. Quant aux Français la grande innovation fut le Navigo, il y a quelques années, au moins à Paris et alentour, mais c’est un schmilblick nominatif et on se demande toujours pourquoi. La carte de paiement Suica japonaise sert non seulement pour payer le train et le métro, par exemple à Tokyo, mais on peut aussi l’utiliser dans n’importe quel magasin pour se payer une bière ou un sandwich et on la recharge avec du cash dans n’importe quelle gare ou station de métro. En Europe, du moins à Londres, on progresse dans la bonne direction …

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Ségolène Royal, réincarnation de Dominique Voynet, en pire, pour le plus grand malheur de la France et des Français !

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Alors que la Grande-Bretagne a approché la Chine pour construire sur son sol au moins deux réacteurs nucléaires dont les pièces maîtresses seront manufacturées en Chine par la firme China First Heavy Industries sous licence Westinghouse (voir l’illustration), alors que la Chine a actuellement une vingtaine de réacteurs nucléaires en construction dont le premier EPR de technologie Areva-EDF sur le site de Taishan va probablement monter en puissance avant la fin de l’année 2014 bien avant celui de la Finlande, alors que le Japon envisage de plus en plus sérieusement et autoritairement de faire repartir le plus vite possible au moins 20 réacteurs nucléaires avant la fin de l’année en faisant fi des oppositions locales téléguidées par des ONG non japonaises car les importations d’hydrocarbures, gaz naturel liquéfié compris, sont un immense gouffre financier (112 milliards de dollars pour l’année fiscale 2012-2013), alors enfin que le Danemark a donné son feu vert pour l’exploitation des gigantesques gisements d’uranium (et de lanthanides ou terres rares) du Groenland, ce qui fera chuter à terme le cours de la matière première appelée « yellow cake », la France, minée par le soigneux travail de sape des écologistes emmenés par Greenpeace et le WWF pour ne citer que ceux-là, prend des décisions complètement à contre courant, c’est carrément affligeant pour ne pas dire extrêmement préoccupant pour l’avenir de la France !

Il fallait d’ailleurs s’y attendre puisque, motivé par une démagogie pure et dure, le candidat Hollande avait martelé en 2012 qu’il allait fermer la centrale de Fessenheim et que la part du nucléaire dans le package électrique français descendrait à 50 % à l’horizon 2025. La Miss Royal, mandatée par son ex compagnon après l’éviction de l’ancien faucheur d’OGM promu ministre de l’énergie afin de disposer d’une retraite généreuse pour poursuivre son activisme scandaleux, cette Miss Royal donc, une écologiste embusquée qui ne veut pas annoncer la couleur de ses pensées et de ses opinions, a pourtant dévoilé sa face cachée et c’est quasiment lunaire ! Allusion à la face cachée de la Lune qu’on ne peut pas voir …

Pour Fessenheim, c’est dit et redit malgré les recommandations de l’ASN, les deux réacteurs seront arrêtés (définitivement) en 2016. Manque à gagner pour EDF qui a pourtant reçu l’autorisation de l’ASN d’exploiter ces réacteurs pendant au moins dix années supplémentaires : 38 milliards d’euros, et c’est une estimation a minima ! La Miss Royal en a-t-elle dit un mot ? Silence on tourne, the green show must go on ! Silence aussi à propos du mépris évident et indécent du gouvernement au sujet des avis autorisés de l’ASN … Et c’est un comportement coutumier des socialistes quand ils sont au pouvoir, le mépris total des recommandations de ceux qui maîtrisent le sujet. L’arrêt de Superphénix a été décrété par Jospin et son porte-parole écolo Dominique Voynet dans le plus total mépris des recommandations des autorités compétentes, des traités dûment signés avec les pays collaborant à cette entreprise européenne, cette décision n’a jamais été soumise ni à l’approbation des instances démocratiquement élues telles que l’Assemblée ou le Sénat ni au peuple Français qui était en dernier ressort actionnaire de ce projet pourtant prometteur en termes de production d’énergie à très bas coût puisqu’il s’agissait de « brûler » des déchets. Mais les écologistes étaient passé par là … Coût de l’opération pour satisfaire ces idéologues : 50 milliards d’euros d’aujourd’hui, une paille ! Qui a payé la facture ? Les contribuables comme toujours …

L’autre volet du programme du « Nouveau modèle énergétique » de la France exposé par la Miss Royal stipule qu’en 2025 l’énergie nucléaire ne devra plus représenter que 50 % de la production totale d’électricité, c’est-à-dire, si on prend la peine de décrypter, qu’à production égale d’électricité (63 GWe actuellement) il faudra inévitablement fermer la plupart des 20 plus vieux réacteurs nucléaires de la série des 900 MW, installer au moins 25000 éoliennes de nouvelle génération et prévoir dans le même temps la construction de centrales électriques au gaz pour pallier aux fluctuations imprévisibles de la production éolienne. L’EPR de Flamanville ne va même pas compenser la fermeture des deux tranches de Fessenheim quand il sera couplé au réseau, mais quand ? On n’en sait encore rien, certainement pas en 2016. Les malversations à répétition de Bouygues, maître d’oeuvre du génie civil du chantier de Flamanville, ont retardé le projet de plusieurs années, et quand on sait que cette société a été choisie par le gouvernement, qu’il soit passé ou présent, il n’y a d’ailleurs pas de différence, on est en droit de se poser de sérieuses questions quant à la collusion entre l’Etat et les grandes sociétés de l’ensemble du CAC40 !

L’autre côté de la face cachée du programme défini par le candidat Hollande et repris par son ancienne compagne, la Miss Royal, est une réduction de 40 % des émissions de carbone d’ici 2030. D’abord faire des prévisions à long terme ne ressemble pas vraiment aux mœurs des politiciens qui ne décident en général qu’en fonction des échéances électorales prochaines, alors 16 ans, c’est dans le domaine du rêve et de la masturbation intellectuelle forcenée et compulsive teintée d’idéologie marxisante et écolo. Quant à la réduction de la consommation d’énergie de 50 % d’ici 2050, rebelote et dix de der … Même De Gaulle qui fut pourtant le seul homme politique français visionnaire du XXe siècle se contentait de plans quinquennaux !

Pas en reste dans son délire, la Miss Royal, fortement encouragée par le Président qui fut le père de ses enfants en son temps (même pas PACSés, c’est mieux pour le business et les impôts, cf le patrimoine immobilier de ce faux couple) en a rajouté une grosse couche en déclarant le nez en l’air et avec sa voix de fausset, je suppose, parce que je n’ai pas la télévision chez moi et voir Royal élucubrer en direct m’aurait donné la nausée, qu’il faudra pour atteindre cet objectif convertir 7 millions de véhicules à essence en véhicules électriques, or, et c’est catastrophiquement anti-écologique, il n’y en a que 10000 actuellement en circulation en France. Si on fait le calcul, et je l’ai fait à plusieurs reprises dans mon blog, pour atteindre les objectifs entre parenthèses totalement hors d’atteinte, de réduction des émissions de carbone de la France, c’est aux transports qu’il faut effectivement s’attaquer en tout premier lieu, pas à la petite cuillère comme le prévoit la Miss Royal, mais à la grosse louche ! Il y a en circulation en France, hors la transhumance touristique européenne sur les autoroutes payées par les contribuables mais exploitées pour leur plus grand bien par des compagnies privées (c’était juste une remarque en passant), 35 millions de véhicules. Pour atteindre les objectifs des écologistes de réduction des émissions de carbone, le transport représente en France 60 % de celles-ci, il faut impérativement et d’urgence convertir au minimum 600000 véhicules par an en tout électrique, et pour ce faire il faut produire l’équivalent d’un EPR chaque année en électricité pour recharger les dits véhicules, pour seulement satisfaire l’objectif européen de diminution de 20 % avant 2025. La Miss Royal, pas démagogue pour un sou, veut 40 % en 2030. Si l’on s’arrête sur l’objectif butoir européen de 20 % de diminution des émissions de carbone d’ici 2025, soit 600000 véhicules convertis au tout électrique chaque année, il vaut mieux le répéter pour comprendre l’immensité de cette ineptie, promettant 10000 euros d’aide financière par véhicule, c’est la Miss Royal qui l’a dit, la facture va grossir de 6 milliards d’euros chaque année. Qu’à cela ne tienne, il suffira d’augmenter les taxes sur le kilowattheure, après tout l’essence est bien taxée comme les cigarettes et l’alcool, pourquoi pas aussi l’électricité ?

Le résultat attendu mais que la Miss Royal s’est bien gardé d’annoncer est une paupérisation inévitable de l’ensemble de la population qui devra payer son énergie beaucoup plus chère mais aussi une mise à mal critique de l’industrie et du commerce dans leur ensemble. Ceux qui en profiteront seront les investisseurs dans l’éolien et le solaire, des investisseurs obscurs, le plus souvent étrangers du genre mafias apatrides ou hedge funds, attirés par le profit, maqués avec les politiciens locaux qui disposent à discrétion des pouvoirs de décision qui n’entraveront pas un projet écolo contre un confortable dessous-de-table, comme Bolloré par exemple qui a déjà proposé aux collectivités locales, notamment à Paris, des autobus tout électrique car comme nul ne l’ignore, Vincent Bolloré n’a jamais dissimulé ses affinités socialistes mais aussi sa profonde attirance pour le profit, comme quoi les deux points de vue ne sont pas incompatibles surtout quand ce sont les contribuables qui paient au final.

Les investissements d’EDF et d’Areva dans les énergies renouvelables, ce qui n’est pas leur mission première, sont déjà payés par des taxes sur l’électricité qui vont continuer à inexorablement augmenter. La France va voir le prix de son kilowattheure rattraper celui de l’Allemagne en triplant et ce plan de la Miss Royal, au final, est un arrêt de mort du pays soigneusement programmé par les écologistes dont cette sinistre opportuniste, je parle de la Miss Royal, est une sympathisante inconditionnelle. Pour tenter de ne pas totalement perdre la face dans le ridicule de sa démonstration la Miss Royal a déclaré à la fin de son allocution surréaliste, je cite un journal américain en ligne :

« We will not exit nuclear energy – that is not the decision we are making, » Royal said. « It is thanks to nuclear energy that we can make this energy transition in an unperturbed way. » En français ça donne à peu près :

« Nous ne sortirons pas de l’énergie nucléaire, ce n’est pas la décision que nous prenons. C’est grâce à l’énergie nucléaire que nous pouvons réaliser cette transition énergétique de manière non perturbante ». Je laisse à une intelligence supérieure le soin de comprendre ce dernier propos qui de mon point de vue défie le bon sens car il est totalement abscons. La question est donc, et je la pose aux écologistes d’intelligence exceptionnelle, s’il en existe, pourquoi s’acharner sur la production d’électricité d’origine nucléaire alors que c’est la seule source d’énergie (avec l’hydroélectrique) qui ne produit pas de carbone, qui ne risque pas de perturber le climat futur dans un sens ou dans l’autre et qui est et restera encore longtemps à un prix supportable tant par les consommateurs que par les industriels et les contribuables français (et du monde entier, je pense par exemple à l’Inde et à la Chine) car le parc nucléaire français représente de fait une réelle opportunité pour l’économie de la France. Pour information, selon une récente étude de l’Agence Internationale de l’Energie, les centrales nucléaires françaises produisent un kWh à 1,7 centime d’euros, les éoliennes de nouvelle génération off-shore produisent un kWh à 13 centimes et les panneaux photovoltaïques un kWh à 31 centimes quand il s’agit de grandes « fermes » solaires. Quant au photovoltaïque privé captif, il faut compter environ 1 euro par kWh sans même avoir la possibilité de recharger sa trottinette électrique ni se chauffer, cela va de soi. Il n’y a même pas besoin d’épiloguer …

L’Allemagne vient de se rendre compte que sa transition énergétique téléguidée par les Verts pourrait bien être catastrophique pour son économie, le Danemark, le pays européen où l’électricité est la plus coûteuse est en récession, l’Espagne confrontée à la situation périlleuse de ses banques qui ont tout misé dans les énergies dites renouvelables et doivent faire face à 250 milliards d’euros de créances douteuses liées à ces projets énergétiques babyloniens a décidé de dénoncer les contrats de rachat avantageux de l’électricité dite renouvelable car les compagnies d’électricité sont au bord de l’asphyxie, les Pays-Bas pour les mêmes raisons sont au bord de la récession et enfin l’Italie songe à des investissements presque en urgence dans le nucléaire pour sortir de son marasme économique mais trop tard car le mal est déjà fait, bref, tous ces pays se sont retrouvé au pied du mur car le choix des sources d’énergie alternative est tout simplement intenable économiquement, financièrement et socialement.

Le seul facteur qui puisse favoriser une expansion économique dans quelque pays que ce soit est une énergie bon marché et le passé est là pour le prouver. La crise pétrolière de 1973 qui a vu le prix du pétrole multiplié par 10 l’a confirmé, elle a mis brutalement fin aux 30 Glorieuses !

La Miss Royal n’a même pas mentionné l’opportunité offerte par les potentialités de l’exploitation du gaz naturel des roches mères sur le territoire français, c’est tellement politiquement incorrect qu’il était opportun pour son avenir politique d’éluder la question. Bien au contraire et dans la même optique idéologique le code minier, totalement suranné et inadapté aux réalités présentes a été modifié en catimini pour satisfaire les écologistes afin d’être en ligne avec leurs desseins malthusiens : peut-être que dans cinquante ans, nos petits enfants couverts d’impôts pour rembourser la dette de leurs aïeuls se diront qu’après tout ces écolos avaient raison en préservant les richesses du sous-sol de l’Hexagone, voilà le raisonnement des écolos dont fait partie la Miss Royal mais entre temps, la situation sera devenue tellement critique en raison de l’incurie des politiciens au pouvoir depuis 30 ans en France qu’il ne sera plus possible de trouver une alternative autre que le nucléaire, mais ce sera trop tard, bien trop tard, car la France a déjà décroché en R&D dans ce domaine. Et toute cette gesticulation, c’est tout simplement n’importe quoi car selon les estimations irréfutables de l’administration américaine équivalente du BRGM la France regorge dans son sous-sol de gaz naturel, de quoi subvenir pendant au moins 200 ans à ses besoins : renversant ! Mais la Miss Royal a soigneusement éludé ce point dans son discours, cela aurait été par trop politiquement incorrect, je l’ai déjà dit ! Même chose pour le gigantesque gisement de charbon situé dans la Nièvre, facilement accessible et encore inviolé à ce jour. Selon les estimations du BRGM il y aurait dans la Nièvre autant de charbon de bonne qualité qu’en Pologne, environ 5 milliards de tonnes soit 250 années au rythme actuel de la consommation de charbon en France, ça fait rêver …

Il reste un point important que la Miss Royal a aussi éludé soigneusement car il se serait agi de mettre le doigt là où ça peut faire très mal. Fermer autoritairement 20 réacteurs nucléaires parmi les plus anciens du parc électronucléaire français est une flagrante atteinte au patrimoine industriel français. Comme s’il fallait préparer cette manœuvre, l’Etat français, c’est-à-dire l’ensemble des contribuables, propriétaire d’EDF, envisage très sérieusement de vendre une partie conséquente du capital de l’entreprise. On se demande d’ailleurs si cette décision est la bien venue en annonçant la veille que le parc nucléaire sera à terme tronqué du tiers de ses unités de production, mais bon, la logique des politiciens dépasse le plus souvent l’entendement. Bref, il est évident que la CGT en particulier qui a toujours été respectueusement attachée à l’outil industriel d’EDF et a également toujours oeuvré pour la sécurité des installations, ne l’entendra certainement pas de la même oreille que la Miss Royal. Il serait opportun de rappeler que lorsque De Gaulle a mis en place le programme électronucléaire PWR, abandonnant progressivement la filière graphite-gaz, c’est la main dans la main avec le Parti Communiste Français, alors un parti politique puissant, que cette décision a été prise. Le pays a toujours été fier de cette réalisation unique au monde, à juste titre d’ailleurs. Il est évident qu’il va y avoir une forte opposition syndicale à la fermeture d’une quelconque centrale nucléaire surtout si l’ASN considère que techniquement et sur le plan de la sureté celle-ci peut encore fonctionner 10, 20 ou 30 ans. La CGT connait l’industrie nucléaire de l’intérieur et non pas comme Greenpeace qui se contente d’actions spectaculaires de l’extérieur ou comme le Criirad qui falsifie des résultats scientifiques, cf le césium au sommet du Puy-de-Dôme qui d’après le Criirad provenait de Fukushima. La CGT a au moins gardé une certaine idée ambitieuse de la nation et on ne peut certainement pas le lui reprocher. Je souhaite bon courage à la Miss Royal ! Il se pourrait que ce syndicat saisisse la justice afin de contrer les décisions gouvernementales mais malheureusement il n’existe plus de justice indépendante en France … Comme le dit H16 sur son blog, ce pays est définitivement foutu !

Sources (puisque je mets un point d’honneur à citer mes sources) : Wall Street Journal, divers blogs économiques américains, BRGM et The Guardian. Liens sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/01/25/fessenheim-et-superphenix-on-prend-les-memes-et-on-recommence/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/30/la-directive-europeenne-20-20-20-est-une-pure-utopie-la-preuve/

http://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/24/france-fracking-ou-pas-fracking-question-a-1000-milliards-deuros/

Note : Miss en anglais = Mademoiselle

Billet également publié sur mauvaisenouvelle.fr

Les Sénateurs ont pété un gros plomb !

Je livre brute cette dépêche d’agence qui vaut son pesant d’étincelles en 24 volts à mes lecteurs fidèles. Cette dépêche appelle deux remarques et je laisse mes lecteurs se reporter à un précédent billet de ce blog sur la directive 20-20-20 de Bruxelles pour plus de précisions. Dire que 25000 véhicules électriques représentent déjà 0,5 % du parc automobile français est une première grossière erreur, il faut lire 0,07 % et affirmer que la France est leader dans le domaine est un gros foutage de gueule ! Pour les bornes de rechargement, il faudrait en installer près de 22000 selon les souhaits des sénateurs (une borne pour 3000 habitants dans un premier temps) juste assez pour recharger simultanément les 25000 véhicules électriques déjà existants, y compris celui du Ministre ! Deuxième foutage de gueule … Espérons que ce n’est pas l’AFP qui répand de fausses informations …

Le Sénat vote une proposition de loi en faveur des véhicules électriques

Paris – Le Sénat a voté mardi à l’unanimité une proposition de loi socialiste destinée à favoriser les véhicules électriques en accélérant le déploiement de bornes de recharges. Le texte déjà adopté à l’Assemblée nationale doit à présent faire l’objet d’une commission paritaire mixte (CMP, 7 députés et 7 sénateurs) qui sera chargée de trouver une version commune aux deux chambres.

Pour favoriser l’usage des véhicules électriques afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et consolider le développement de cette industrie, il faut que les utilisateurs soient assurés de pouvoir facilement recharger leurs véhicules, ce qui nécessite le déploiement d’un réseau d’infrastructures de bornes, ont convenu les intervenants. Aujourd’hui, cette mission est confiée aux seules communes.

La proposition de loi prévoit d’exonérer de redevance l’opérateur de l’État qui implante, dans le cadre d’un projet national, des bornes de recharge de véhicules électriques sur le domaine public. Elle a pour objectif de doubler le nombre de points de recharge d’ici à la fin de l’année.

En demandant au gouvernement d’aller encore plus loin, l’UMP soutient cette proposition de loi pour soutenir cette filière où la France se distingue, a déclaré Louis Nègre (UMP).

L’UDI soutient les objectifs de ce texte, a souligné pour sa part Jean-Claude Merceron (UDI-UC).

Quant à Evelyne Didier (CRC, Communiste, républicain et citoyen), elle a annoncé le soutien de son groupe au regard des enjeux environnementaux.

Ce petit texte d’un seul article aura de grands effets, a souligné de son côté le rapporteur de la commission du développement durable Jean-Jacques Filleul (PS). La mesure proposée est simple, technique et politique; elle sera lourde de conséquences, a-t-il ajouté en rappelant que la France est leader en matière d’électro-mobilité et de transition énergétique.

Selon M. Filleul, avec 25.000 véhicules, les véhicules électriques représentent 0,5% du parc automobile français, en hausse de 50% depuis 2012, mais les premiers chiffres de 2014 témoignent d’une fragilité due au prix des batteries, qui devrait toutefois baisser avec l’effet de série.

Pour Arnaud Montebourg, le ministre de l’Economie qui a lui-même une voiture électrique de fonction, le véhicule électrique, c’est aussi le plein à 2 euros, et le prix des batteries est destiné à baisser sensiblement.

Au cours du débat, M. Montebourg a annoncé que le dispositif du programme d’investissements d’avenir en faveur des projets d’infrastructures de recharge des collectivités serait prolongé jusqu’à la fin de l’année 2015. Les seuils d’éligibilité vont être abaissés d’ici la fin juin pour élargir le cercle des territoires, notamment les plus ruraux, pouvant bénéficier des 50 millions alloués à cette action, a-t-il précisé.

Concrètement, le seuil relatif au coût total des projets va être divisé par 2, passant de 400.000 euros à 200.000 euros, et le seuil de population fixé à 200.000 habitants jusqu’à présent va être remplacé par un seuil de densité du maillage d’une borne pour 3.000 habitants.

Le ministre a aussi annoncé une révision du décret qui avait revu à la baisse le bonus écologiste pour l’achat de véhicules électriques.

(©AFP / 03 juin 2014 18h55)