Nouvelles du Japon : évolution des températures à Tokyo depuis 30 ans, rien à signaler !

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Tokyo est une mégapole de plus de 13 millions d’habitants entourée d’autres villes tant au nord et à l’ouest que tout autour de la baie de Tokyo. La conurbation comprend plus de 38 millions d’habitants et on pourrait s’attendre à une évolution des températures moyennes supérieure à celles prédites par ce réchauffement du climat qui tarde à se concrétiser depuis près de 20 ans. Dans une zone très fortement urbanisée comme Tokyo des températures supérieures à celles indiquées par des stations météo perdues dans la nature devraient être attendues et plus l’urbanisation est dense plus la température devrait augmenter. Selon Kirye, blogueuse japonaise climato-sceptique qui décortique soigneusement les données de la Japan Meterological Administration (JMA), il n’en est rien. Pour six mois de l’année les données officielles indiquent sinon une stagnation de l’évolution des températures mais plutôt une tendance vers un refroidissement et pour six autres mois – dont les mois de mai, juin, juillet août et septembre une légère augmentation de cette température moyenne.

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Si la notion de température moyenne annuelle est contestable, Kirye s’est pourtant livrée avec les données à ce genre d’exercice depuis 1994 et il apparaît que la tendance générale est plutôt au refroidissement bien que ce ne soit pas vraiment apparent, je laisse mes lecteurs juges :

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Conclusion, il ne faut croire que ce que nous voyons ou pouvons trouver sur des sources fiables comme celles citées par Kirye et surtout pas la propagande organisée mondialement par l’IPCC qui vient de publier un rapport de 400 pages qui ignore systématiquement toutes les données et études allant à l’encontre du dogme du réchauffement du climat d’origine humaine.

Source et illustrations via le blog de Pierre Gosselin notrickzone.com et une vue du centre de Tokyo depuis le sommet du Mont Ome à environ 60 km à l’ouest de l’agglomération (cliché personnel).

Le train le plus cher du monde ?

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Quand je vais à Tokyo et que l’aéronef dans lequel j’ai embarqué atterrit à l’aéroport de Narita j’utilise le train de la ligne privée Kesei pour me rendre à Tokyo dont le centre-ville, en réalité le Palais Impérial (comme Notre-Dame à Paris), se trouve à 60 kilomètres. Le train que j’utilise est la ligne Kesei « limited express » qui dessert une bonne vingtaine de stations (pas toutes celles de la ligne qui en compte je crois me souvenir 42) pour arriver à Ueno parce que je n’aime pas changer à la station Nippori pour emprunter ensuite la Yamanote. D’ailleurs à Ueno il faut sortir de la gare de la Kesei pour se rendre à la station JR, Japan Rail, et j’en profite pour fumer une cigarette assis sur les marches de l’entrée du parc de Ueno où se trouvent de nombreux musées magnifiques. Le prix à payer pour le trajet Narita-Ueno est de 960 yens soit environ 8,50 euros.

Pour effectuer le trajet Orly-Antony soit environ 9 kilomètres il en coûte 9,30 euros. Le petit train « OrlyVal » est automatique, il n’y a pas de conducteur ni de personnel sur le quai et pour un tel kilométrage il aurait fallu payer à ce tarif kilométrique 7000 yens entre l’aéroport de Narita et la station de Ueno … une vraie fortune. Je pense que ce petit train OrlyVal est l’un des plus chers du monde. Mais qu’en est-il au juste ? La société Matra a bénéficié d’un contrat ultra-avantageux conclu avec Aéroports de Paris qui ne sera probablement pas remis en question au cas où cette dernière soit privatisée comme le Gouvernement français a émis l’intention de le faire. Les passagers continueront à se faire copieusement arnaquer. Voilà comment les transports en commun français fonctionnent et fonctionneront encore longtemps : coûteux pour un service laissant parfois à désirer.

Nouvelles du Japon : les uniformes des petits écoliers

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La direction de l’école primaire publique Taimei a décidé que les élèves porteraient désormais à la prochaine rentrée scolaire (début avril) un uniforme conçu par la marque Armani. Il en coûtera aux parents la coquette somme de 80000 yens à laquelle il faut également ajouter le prix d’un cartable sur lequel est apposé le logo de l’école.

L’école est située en plein coeur du quartier huppé de Ginza à Tokyo et il fallait, selon la direction de l’établissement, lui donner une « couleur » adaptée au standing de ce quartier où se côtoient les boutiques de grand luxe, les restaurants étoilés et aussi dans les petites ruelles les bars à entraineuses de luxe … Les parents considèrent qu’investir une telle somme pour des enfants de 7 ans est ridicule car ils grandissent très vite. Le problème, selon le Ministre des Finances Taro Aso, est que les enfants dont les parents ne pourront pas faire face à cette dépense seront mal considérés par les autres élèves.

Le prix des cartables est très variable selon la matière avec laquelle ils sont fabriqués. Les plus coûteux sont en cuir et leur prix peut atteindre plus de 40000 yens. Pour l’anecdote ces cartables sont directement issus du modèle de paquetage de l’ancienne armée néerlandaise … Source AFP , 1 euro = 132 yens le 9 février 2018

Réchauffement climatique : Le Japon gèle !

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Après un lundi de neige en début de semaine – jusqu’à 35 centimètres par endroit – la température a chuté à Tokyo atteignant moins dix degrés dans certains quartiers de la lointaine banlieue. Mon fils puiné habite Tokyo à 25 minutes en train du centre-ville si on peut dire qu’il y a vraiment un centre-ville dans cette immense agglomération. Il a eu la douloureuse surprise de constater que les canalisations d’eau extérieures de son système de chauffage avaient gelé dans la nuit de mardi à mercredi. Un désastre !

Tokyo est situé à la latitude d’Alger et tout près de l’Océan alors il est rare qu’il neige aussi abondamment (illustration : le jardin de mon fils lundi soir) puis que les températures chutent aussi bas : du jamais vu depuis 48 ans ! Et l’hiver n’est pas terminé.

Cet évènement météorologique est probablement la conséquence du réchauffement climatique d’origine humaine. Sans autre commentaire.

Nouvelles du Japon : Perdu et retrouvé

 

Il y a quelques années nous étions allé en famille à la fête de l’automne (Ikigai, littéralement la satisfaction de se plonger dans une foule en joie) au tout début du mois d’octobre dans un temple shintoïste (matsuri) situé dans un quartier proche du domicile de mon fils à Tokyo (le Igusa Hachiman). Il y avait une foule compacte déambulant au milieu d’échoppes variées proposant pour quelques centaines de yens de quoi se restaurer et même boire de la bière bien fraiche. Ma petite-fille était très affairée dans des jeux d’adresse pour gagner quelques petits animaux en peluche et j’entrepris de chercher dans mon sac en bandoulière un « eco-bag » pour stocker tout ce qu’elle gagnait. Une dizaine de minutes plus tard je m’aperçus que j’avais perdu mon porte-monnaie avec quelques dizaines de milliers de yens et aussi et surtout mes cartes de crédit.

En rentrant à la maison j’entrepris de faire opposition pour mes cartes de crédit. Le décalage horaire avec l’Europe était favorable mais il me fallut tout de même une bonne demi-heure pour arriver à joindre par téléphone un responsable de ma banque. J’étais terrorisé et bien dépité du fait de ma négligence. Mon fils avait déjà perdu son porte-monnaie dans le métro de Tokyo à plusieurs reprises et l’avait toujours retrouvé intact au bureau des objets trouvés au terminus de la ligne de métro mais pour ma part je n’étais pas rassuré du tout. Le jour même j’étais allé acheter un billet d’avion dans une officine assez étrange à Shinjuku appelée Number One Travel, une agence de voyage très spéciale au dernier étage d’un immeuble un peu crasseux réservée aux étrangers, un endroit assez surréaliste où on parlait toutes les langues de l’Asie, depuis le tagalog au chinois en passant par le thaï, le birman et l’indonésien sans oublier naturellement l’anglais. Comme on ne pouvait payer qu’en espèces à moins d’accepter de se faire étriller par Western Union, j’avais glissé dans mon porte-monnaie le reçu de mon paiement en espèces.

Le lendemain matin je reçus un appel téléphonique de cette agence de voyage qui me signala que la police l’avait contactée et la priait de se mettre en rapport avec moi. La fille de l’agence était plutôt inquiète et je lui appris que j’avais perdu mon porte-monnaie la veille. Elle me rassura tout de suite et m’indiqua que mon bien se trouvait au commissariat de police central – le Koban – de Suginami près du bureau de poste central du quartier, bureau de poste que fort heureusement je connaissais. Après diverses vérifications d’identité – j’avais mon passeport sur moi – le policier me restitua mon porte-monnaie dans lequel il ne manquait pas un seul yen ni aucun autre document.

Au poste de police il y a un service des objets perdus et c’est assez inimaginable de voir des parapluies, des foulards, des sacs à main, des paires de chaussures, des jouets d’enfants, bref tout ce que le passant moyen trouve et va soigneusement apporter au poste de police dans la rue car il y a partout des petits kobans très pratiques pour les étrangers qui peuvent se perdre dans les ruelles parfois sinueuses de Tokyo. La police de cette immense ville récupère parmi tous les objets perdus jusqu’à 3,8 milliards de yens par an (30 millions d’euros) le plus souvent restitués à leur propriétaire !

Ceci signifie deux choses. D’abord l’honnêteté des Japonais est un fait de société unique au monde. Quand une personne entre dans un Starbuck et qu’il y a une table de libre il va poser son iPhone dernier modèle sur la table pour signaler qu’il l’a réservée puis il va commander son café sans se soucier un instant de son téléphone. Jamais personne n’osera le voler. Faites ça en France, aux USA ou même ici en Espagne, et d’ailleurs dans n’importe quel autre pays dans le monde, vous ne serez pas déçu ! Dès les petites classes à l’école les élèves reçoivent un enseignement de moralité et d’éthique et il n’est pas rare de voir un enfant trouvant une pièce de 100 yens dans la rue de l’apporter au koban du coin ! D’ailleurs la loi indique que toute personne trouvant un porte-monnaie avec de l’argent est en droit de demander au propriétaire, si celui-ci a pu être identifié par la police, une récompense égale à 5 % du montant effectivement restitué à la police et dans le cas contraire, après trois mois cet argent lui est restitué en intégralité. J’ignorais cette disposition et je n’ai jamais su qui avait trouvé mon porte-monnaie …

Le deuxième fait de société au Japon est qu’il y a énormément d’argent liquide qui circule et beaucoup de personnes règlent leurs achats en cash, ce que je fais au Japon mais également ici à Tenerife. La BoJ estime qu’il y a plus de cent mille milliards de yens en circulation sous forme de billets de 1000, 5000 et 10000 yens soit en gros 800 milliards d’euros en circulation en cash dans le pays. C’est tout simplement énorme !

Il fait vraiment bon vivre au Japon, le pays le plus civilisé du monde …

Source et illustration : Bloomberg, illustration Shinjuku. Pour les curieux le train qui passe est une rame de la ligne est-ouest Chuo-Sobu locale qui va de Chiba à Ome avec environ 60 stations distantes les unes des autres d’environ 2 kilomètres. L’agence de voyage où j’avais acheté mon billet d’avion se trouve au dernier étage de l’un des immeubles richement éclairés dans la rue située derrière la ligne de chemin de fer et perpendiculaire à celle-ci qui borde le quartier « chaud » de Shinjuku, le Kabukicho. Sur la droite se trouve un gigantesque écran de télévision de forme hémicylindrique.

Nouvelles de Tokyo (Shibuya)

Après l’Arabie Saoudite où le Prince héritier, préparant les purges exceptionnelles auxquelles il devait penser, avait octroyé il y a une dizaine de jours la citoyenneté officielle à un robot, peut-être pour remplacer tous les « corrompus » du Royaume par des robots bien propres, c’est maintenant au tour de la ville de Shibuya, en réalité un quartier de Tokyo bien connu des touristes, de franchir le pas et de déclarer citoyen à part entière un robot. Il s’agit d’un enfant de sept ans dont le minois est le résultat de la synthèse de centaines de visages de passants parcourant le célèbre Shibuya Crossing (voir le lien) pris en photo pour créer le visage de cet enfant ressemblant à s’y méprendre à n’importe quel enfant de cet âge au Japon.

Il ne risque pas de souffrir d’allergies ni de tabagisme passif et il sera dédié à la prise de photos et à l’observation minutieuse des passants, un robot espion ? Dans un deuxième temps il prodiguera des conseils d’un voix suave aux résidents du quartier dans le cadre d’une mission consistant à servir d’interface entre eux et la mairie centrale de Tokyo, tout un programme !

Source et illustration : BioEdge et pour les curieux : http://www.youtube.com/watch?v=_9pavMzUY-c

Histoire de trains à Tokyo … et à Paris

Comme tous les jours je vais déjeuner avec mon fils et je me déplace en utilisant deux trains de la « JR » (Japan Rail), la Chuo Line connectée à la station Kanda avec la fameuse Yamanote, la ligne circulaire de Tokyo, probablement la ligne de chemin de fer la plus fréquentée du monde. Normalement tout va bien jusqu’à ce mémorable après-midi du 2 novembre 2017 à 14h25. Je venais de finir un repas très léger et je suis, comme à mon habitude, allé marcher vers la gare de Shimbashi pour prendre la Yamanote sur le chemin du retour. Fort heureusement un train est arrivé presque à la minute où j’atteignais la plate-forme. Il y avait des places assises ce qui est parfait. Normalement ces trains restent à quai au maximum une minute et demi juste le temps que les passagers sortent et que d’autres rentrent dans le train. Hier, rien ne se passe, des avis au haut-parleur en japonais fusent. Les passagers se regardent, certains ressortent du train libérant des places assises immédiatement occupées par d’autres passagers très occupés par leur kétaï (smart-phone). D’autres annonces au haut-parleur. Cette fois presque tout le monde se retrouve sur le quai et la foule commence à devenir de plus en plus dense. Enfin, des annonces en anglais, en coréen puis en chinois précisent que tout le trafic est interrompu dans les deux sens sur toute la ligne en raison d’un incendie près des voies. L’annonce indique qu’un train arrivant de Yokohama qui normalement ne s’arrête pas dans cette gare va embarquer les passagers qui désirent se rendre plus au nord sur la ligne de la Yamanote.

J’ai fait l’expérience que vivent des millions de Tokyoïtes tous les jours : le tassement comme des sardines dans une boite. L’horreur ! À la station suivante, où il y a une correspondance avec deux lignes de métro je me suis fait littéralement et promptement expulser sur le quai par des gens pressés de sortir. Et comme il y avait une foule compacte sur le quai à nouveau la compression incroyable dans le train jusqu’à Tokyo- central station où il y a eu une légère diminution de la pression humaine à l’intérieur du train.

J’ai donc vécu le temps de trois stations de train, soit environ 9 minutes arrêts compris, ce que les Japonais de la gigantesque métropole de Tokyo vivent 5 jours par semaine, matin et soir, un véritable stress que j’ai peut-être vécu parfois dans le RER A à Paris le vendredi soir à l’heure de pointe quand les trains se faisaient attendre pour des raisons inconnues. Comme dans tous les trains de Tokyo, des écrans de télévision informent les voyageurs et effectivement l’annonce d’une perturbation sur la ligne Yamanote était indiquée sur le train de la Chuo line que je pris à la station Kanda pour rentrer au domicile de mon fils. La vétusté des trains parisiens n’en est pas encore à ce genre d’accessoire. Le sous-sol parisien réserve des surprises parfois odorantes et parfois boueuses tel ce dernier incident entre Auber et la Défense où la voie a été inondée par de l’eau boueuse sur une cinquantaine de mètres interrompant tout trafic de trains pour une durée indéterminée. Mais les Parisiens sont habitués aux grèves à répétition et aux incidents techniques en tous genre qui interrompent le trafic. Une telle situation est inimaginable dans une ville comme Tokyo qui ne pourrait pas survivre sans ses transports en commun d’une excellence inégalée dans le monde …

Source pour Paris et illustration : Les Echos