Nouvelles du Japon : confinement ou pas confinement ?

IMG-1573.JPG

Dans deux villes proches de Tokyo des cas de contaminations au virus couronné (un peu moins de 500) ont fait grimper les statistiques à tel point que la patronne de Tokyo, Yuriko Koike, a envisagé en fin de semaine dernière un confinement de la population, une première pour les Tokyoïtes mais également pour toutes les villes de l’agglomération de 38 millions d’habitants entièrement connectée par un réseau très dense de trains, de métros et d’autoroutes urbaines. Les foyers ont été parfaitement localisés, un centre pour handicapés et un petit hôpital du quartier nord de Tokyo proche des limites de la préfecture de Saitama. Le Premier Ministre a hésité à prendre une décision dans la mesure où un confinement serait préjudiciable à l’économie nippone. Certes l’économie japonaise tourne au ralenti non pas pour des raisons domestiques mais parce que les clients du Japon, Chine et Europe en premier lieu, sont en état de coma économique artificiel. Comme la Corée, Taiwan, Singapour et Hong-Kong le Japon n’a pas confiné les habitants à qui on n’a pas eu besoin de conseiller le port de masques : dès qu’il y a une grippe ou une menace de grippe les Japonais portent spontanément des masques, on n’a pas besoin de leur donner des ordres. À la maison quand ma petite-fille souffre d’un léger rhume elle se met un masque pour ne pas contaminer ses grands-parents sans que sa mère lui en donne l’ordre …

Confiner la population au Japon serait, d’autre part, contraire à la Constitution car cela violerait les libertés individuelles. La seule mesure que le Premier Ministre a décidé de prendre est la fermeture à 22 heures des restaurants et des bars (à whisky ou à filles ou les deux à la fois) ainsi que les Karaoke, très populaires au Japon. Shinzo Abe a été un peu échaudé par une décision antérieure de la maire de Tokyo qui proposait de couper tous les arbres qui provoquaient « un rhume des foins » au printemps, c’est-à-dire tous les arbres … Cette suggestion ne plut pas du tout à la population très attachée à ses arbres et ses nombreux et immenses parcs urbains. On est au Japon, il ne faut pas défigurer la nature. À Tokyo de nombreuses rues sont arborées alors couper les sakura, par exemple, serait un crime.

Illustration : un cerisier (sakura) sous la neige à Tokyo le 29 mars 2020.

Petit billet d’humour piquant

Capture d’écran 2020-03-04 à 16.52.11.png

Par les temps qui courent il semble que les occasions de rire sont devenues quasiment inexistantes. Par exemple mon fils puiné vit à Tokyo depuis près de 15 ans, il parle le japonais presque parfaitement et il a fondé un foyer avec une charmante japonaise qui m’a comblé avec deux adorables petits-enfants. Mon fils travaille dans un organisme financier situé près de Ginza dans le quartier des affaires et des ministères situé près du palais impérial. L’immeuble de 20 étages où se trouve son bureau a découvert cette semaine dernière un cas de coronavirus. L’horreur ! Mon fils, un brin hypochondriaque, a mentionné les boutons d’ascenseur, les poignées de porte, les toilettes d’étage, bref, il était déjà persuadé – propagande mondialisée aidant – qu’il allait se coller une pneumonie éventuellement mortelle.

L’horreur ? Pas tellement parce que mon fils va devoir travailler depuis son domicile la semaine qui vient et il pourra côtoyer ses enfants privés d’école sur ordre du maire de la ville de Tokyo. Et il se fait du souci pour sa santé …

Alors pour divertir tous ces angoissés pathologiques j’ai choisi un petit billet humoristique. À l’époque où j’ai rencontré la future mère de mes futurs enfants, mon futur beau-père déclara à des amis avec qui il jouait au poker, à haute voix pour qu’il soit certain que j’entendrais ses propos à mon sujet : « s’il pique ma fille il sera mon gendre » :

Tokyo ville de contrastes (épisode 2) : les chemins de fer à Tokyo

DSCF6887 - copie.JPG

J’ai fait un cliché de qualité médiocre des proches environs de la gare ferroviaire de Shimbashi située à deux stations au sud de la gare centrale Tokyo-station, soit environ 3 kilomètres. On discerne dans ce cliché le viaduc ferroviaire en briques rouges et le passage d’une rame de la ligne Yamanote. Tokyo-station, qui n’a aucun caractère central sinon qu’elle est proche du Palais Impérial, a été construite au cours des années 1910 à la demande de l’armée qui exigeait une ligne de chemin de fer reliant Tokyo à Nagoya par l’intérieur afin d’éviter d’exposer les trains circulant sur la voie côtière vers le sud de Honshu en direction d’Osaka à d’éventuels bombardements par les marines étrangères. Ce projet a été réactualisé il y a une dizaine d’années seulement pour créer une ligne de shinkansen ultra-rapide (350 km/h) pour relier ces deux villes et elle sera opérationnelle au milieu des années 2020. Au début du XXe siècle la gare de « Tokyo-central » était donc le point de départ de cette ligne future qui s’appelle aujourd’hui la Chuo Line qui s’arrête quand elle atteint les montagnes de l’ouest de l’agglomération de Tokyo sans être jamais allée jusqu’à Nagoya.

Vers le sud il existait toujours au début du XXe siècle la station terminale appellée Shimbashi de la première ligne de chemin de fer allant jusqu’à Yokohama dont la création remonte à la fin de la guerre russo-japonaise en 1872. Shimbashi, donc à environ 3 kilomètres de Tokyo-central, fut reliée à celle-ci vers 1920 par un long viaduc partiellement construit avec des briques qui a résisté à de nombreux tremblements de terre dont celui particulièrement dévastateur de 1923 quelques années seulement après sa construction et qui détruisit la presque totalité de Tokyo. Ce viaduc pas très élevé, une dizaine de mètres tout au plus, permettait la libre circulation entre les quartiers est et ouest de la ville.

DSCF6888 - copie.JPG

Il est toujours là et des milliers de trains l’empruntent chaque jour excepté les shinkansen pour lesquels une voie parallèle a été créée spécialement. Depuis ce tremblement de terre qui traumatisa le peuple japonais ce tronçon de viaduc est scruté minutieusement. Les arches ont été renforcées avec du béton armé (je n’ai pas su déterminer en quelle année) et les espaces situés sous ces arches sont louées par la compagnie JR (Japan Rail) à diverses sociétés dont majoritairement des restaurants. Il y a des travaux incessants sur ce viaduc, voie névralgique du système ferroviaire de la ville de Tokyo. L’illustration ci-dessus montre une série de capteurs destinés à surveiller le pilier entre deux arches 

On se trouve là devant un vestige du passé comme la gare de Tokyo au beau milieu d’édifices flambants neufs construits pour résister aux pires des tremblements de terre comme celui du 11 mars 2011.

Pour l’anecdote, la gare de Tokyo a reçu quelques bombes larguées par des B-29 au plus fort du bombardement de Tokyo par les Américains mais ni ce viaduc ferroviaire ni le palais impérial n’ont été pris pour cible par les Américains. La rumeur dit que cette voie ferrée fut épargnée car les yankees avaient mis sur le papier un grand plan d’invasion de toute l’île de Honshu. Cette liaison ferroviaire aurait été d’une extrême utilité pour convoyer les troupes sur le territoire japonais.

Petite histoire tokyoïte : les « like » de Facebook.

DSCF6883 - copie.JPG

Je ne suis pas du tout un fanatique du réseau social Facebook, pire encore je suis viscéralement opposé à l’intrusion de cette société dans ma vie privée puisque tout ce que laisse un amateur de ce réseau est mémorisé pour être analysé afin d’orienter les aspirations de celui-ci à qui la société de la Silicon Valley insèrera sur ses fils de discussion des publicités ciblées, gratuitement mais pas tout à fait pour tout le monde. Facebook est une immense tentacule qui s’infiltre dans la vie privée de ses utilisateurs à leur insu. Les fameux « like », icônes sur lesquels les fanatiques de ce réseau « cliquent » permettent à Facebook tout simplement d’augmenter son chiffre d’affaire car plus il y a de « like » pour une page publicitaire plus l’annonceur paie pour cette dernière. Mais au fait qui a inventé les « like » ? Attention, seul le rapprochement entre Facebook et la suite de ce billet est humoristique.

Dans l’espace jouxtant l’école nationale de shiatsu située dans le quartier de Korakuen à Tokyo se trouve une statue de Tokujiro Namikoshi (1905-2000), le fondateur de la nouvelle thérapie shiatsu, littéralement en japonais « pression avec les pouces ». Les meilleurs praticiens de cette technique de massage pas vraiment agréable car souvent très douloureuse furent traditionnellement des aveugles, comme il y a des aveugles pour accorder les pianos. Lorsque le Général McArthur s’installa durablement avec ses conseillers à Tokyo et dans l’ensemble du pays en conquérant et vainqueur son objectif était de briser la culture et les traditions japonaises. Il s’attaqua de front au massage shiatsu et des milliers d’aveugles se retrouvèrent sans emploi. Cette acte scandaleux de McArthur émut la population et les aveugles purent finalement après des mois de tractations retrouver le seul travail qu’ils étaient capable de pratiquer.

DSCF6882 - copie.JPG

Quand je suis allé pour la première fois me soumettre à un massage à l’école nationale de shiatsu à Tokyo dans le quartier de Korakuen, pas très loin du Tokyo Dome, ce fut un aveugle qui s’occupa de moi, il y a maintenant une quinzaine d’années. Il m’a fait dire par une employée du cabinet de massage ouvert au public parlant anglais que je devrais moins picoler … Il y a donc une statue du maître Namikoshi devant l’entrée de cette école et le « like » à la Facebook pour signifier que c’est avec les pouces que repose toute la magie de cette technique de massage.

Tokyo : ville de contrastes (épisode 1)

DSCF6876.JPG

L’immense ville de Tokyo, environ 14 millions, d’habitants fait partie avec une dizaine d’autres villes de la plus grande conurbation du monde avec près de 39 millions d’habitants autour de la baie éponyme. C’est une ville sans unité architecturale aucune, une sorte de patchwork hétéroclite de quartiers d’affaire d’avant-garde et de zones résidentielles. En quelques dizaines de mètres on passe d’un univers à un autre en particulier dans le « centre » de Tokyo. Ce centre a une superficie sensiblement identique à Paris « intra-muros ». Il est délimité par la ligne de chemin de fer en boucle Yamanote d’une longueur égale à celle du périphérique parisien comportant 30 stations pratiquement (il y en avait 29 il y a un an mais une extension de la gare de Shinagawa en a fait le trentième) toutes reliées à des correspondances ferroviaires aériennes ou des lignes de métro souterraines. De plus toutes les stations de train y compris dans les quartiers périphériques de la ville hébergent des gares routières desservant judicieusement les quartiers alentour. L’ensemble de tous ces transports en commun est unique au monde de par sa densité, ses interconnections, sa ponctualité et sa propreté. Dans les mailles de ce lacis très dense de transports en commun se trouvent donc des « quartiers » présentant tous leur particularisme dont l’origine pourrait être expliquée par un historien érudit spécialisé de cette ville.

Il y a des quartiers qui concentrent les magasins où on peut acheter de la vaisselle et des équipements pour la cuisine, d’autres où il y a une multitude d’échoppes d’instruments de musique, d’autres entièrement consacrés à l’électronique ou encore ceux qui regorgent d’articles en cuir. Il y a quelques jours déjà je suis allé me promener en famille dans le quartier d’Ochanomizu à l’intérieur de la voie circulaire Yamanote, cette station faisant partie de la Yamanote. Il y a aux alentours de cette station de train le « Tokyo Dome », stade de base-ball couvert, un sanctuaire shinto d’un extrême dépouillement, une cathédrale catholique, une église orthodoxe monumentale et plusieurs universités dont la prestigieuse Meiji University. Cette université privée n’a pas de « campus » mais c’est seulement un grand édifice d’une trentaine d’étages assez austère de par son architecture. À quelques pas de là on trouve des gargotes étonnantes (illustrations) dans des petites rues étroites probablement très fréquentées le soir par la faune estudiantine. À Tokyo, trouver un endroit pour se restaurer n’est pas vraiment un problème : il y a plus de 170000 restaurants et la plus forte densité de restaurants « étoilés Michelin » : 224 ! Vous avez bien lu. Voici deux clichés donnant une idée précise des côtés inattendus de cette ville : un restaurant où on mange du poisson et tout près un bar à saké …

DSCF6877.JPG

DSCF6880.JPG

Première illustration : Meiji University

Nouvelles du Japon : le sanctuaire de Yasukuni.

DSCF6865 - copie.JPG

Situé près du Palais impérial le sanctuaire shinto de Yasukuni a célébré cette année son 150e anniversaire, une date importante pour les Japonais puisque la guerre civile qui sévit dans le pays de 1868 à 1869 entre le shogun et ses soutiens et les partisans du tout nouvel empereur Meiji (moins connu sous le nom de Mutsuhito) qui accéda au trône du chrysanthème le 12 septembre 1868. Le règne de Meiji ouvrit le Japon au monde extérieur et à la modernité. Les âmes des victimes de la guerre civile appelée guerre de Boshin qui favorisa la suprématie de l’Empereur sur le shogun furent confiées aux dieux dans ce sanctuaire. La tradition voulut ensuite que les sujets de l’Empereur morts au combat eurent droit à des célébrations en leur mémoire depuis la guerre de Boshin jusqu’à la première guerre du Vietnam.

En effet, cet épisode de guerre au cours de laquelle furent impliqués quelques 5000 militaires japonais est peu connu. Il s’agissait de cadres de l’armée impériale qui eurent honte de retourner dans leur pays défait par les Américains et les Anglais à la fin de la deuxième guerre mondiale lorsque l’Empereur abdiqua. Ils servirent de conseillers pour le Viêt Minh et leurs âmes sont vénérées dans le sanctuaire Yasukuni.

DSCF6868 - copie.JPG

Ce sanctuaire fait l’objet de controverses de la part de la Corée et de la Chine quand le Premier ministre vient y effectuer ses dévôtions traditionnelles à tous les « morts pour l’Empire ». Il faut cependant souligner que la vraie signification de ce sanctuaire est l’ère Meiji et la modernisation du Japon avec son ouverture vers le monde extérieur. Voici quelques clichés de cet endroit hautement symbolique pour tous les Japonais qui viennent s’y recueillir pour se souvenir des combattants qui construisirent le Japon d’aujourd’hui depuis 1869 jusqu’en 1954.

DSCF6866 - copie.JPG

DSCF6869 - copie.JPG

DSCF6871 - copie.JPG

DSCF6875 - copie.JPG

Nouvelles du Japon : Notre-Dame de Shinjuku

DSCF6490.jpg

La mairie centrale du district de Tokyo se trouve dans le quartier de Shinjuku. Il s’agit d’une imposante construction de 50 étages. La rumeur dit que l’architecture de ce bâtiment a été inspirée de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Au sommet des deux tours se trouve un étage ouvert au public avec de grandes baies vitrées permettant d’observer la totalité de la ville, et par temps clair le Mont Fuji encore couvert de neige ainsi l’immense baie entourée de villes et d’industries. Il est enfin possible d’apercevoir le plus haut building du Japon à Yokohama mise à part le « sky-tree » d’une hauteur de 700 mètres. Ci-dessous l’épaisse forêt du parc de Yoyogi vu du dernier étage de la mairie et en arrière plan la baie de Tokyo.

DSCF6492.jpg

Brève : climat à Tokyo ce 28 avril 2019

DSCF6475.jpg

En ce dimanche 28 avril, à zéro heure et quelques minutes la température extérieure est de 6,8 degrés.

Soit il s’agit d’un effet pervers du réchauffement climatique d’origine humaine, soit il s’agit d’un complot de Vladimir Poutine puisque les vents arrivent directement de Sibérie.

Le muguet du petit jardin de mon fils avait pour habitude de fleurir quelques jours avant le premier du joli mois de mai. En cette année du cochon dans le calendrier bouddhiste, il ne fleurira qu’avec au moins deux semaines de retard. Par contre les cerisiers ont fleuri très légèrement en avance mais leur floraison a anormalement duré en raison des vagues de froid répétées, conséquence directe du réchauffement climatique … Illustration : en arrière plan un fruit de pandanus cueilli à Ishigaki Jima

Nouvelles du Japon : Le débat entre météorologues et climatologues.

Le site de Kirye (@KiryeNet) est éloquent. Durant les 30 dernières années – on peut presque parler alors d’évolution du climat – les relevés météo sont clairs en ce qui concerne le Japon : il n’y a pas eu de « réchauffement » du climat en se limitant strictement aux données de la Japan Meteorological Agency (JMA). Pour Tokyo la JMA a recensé le nombre de jours où la température a été égale ou inférieure à zéro degrés C :

Capture d’écran 2018-12-08 à 13.36.35.png

Je confirme car je me trouvais à Tokyo au début de l’année 2006 et les trottoirs des rues du quartier d’Akebonobashi près de Shinjuku étaient verglacés à 21h et l’hiver 2018 a connu trois épisodes neigeux suivis de basses températures inhabituelles en particulier le 22 janvier avec des chutes de neige jamais vues dans cette ville depuis plus de 50 ans. Je rappelle que Tokyo se trouve au bord de la grande baie du même nom à une latitude sensiblement égale à celle d’Alger.

En dépit du fait que la doxa officielle clame que le CO2 est un facteur influant sur l’augmentation des températures – en d’autres termes « le réchauffement climatique global » – force est de constater qu’en ce qui concerne Tokyo ce n’est pas le cas. De surcroit depuis le grand tremblement de terre du 11 mars 2011 suivi d’un tsunami géant dévastateur, des milliers d’entreprises se sont équipées en urgence de groupes électrogènes pour éviter un black-out à la suite de la fermeture de toutes les centrales nucléaires du pays. Puis de nombreuses centrales électriques utilisant du charbon comme combustible ont été réactivées et d’autres centrales électriques de ce type construites en particulier près de Tokyo au sud des villes de Chiba et de Yokohama, il semble évident que tout ce CO2 surajouté à l’atmosphère ambiant n’a pas été suivi d’augmentation des températures telles que relevées par la JMA.

IMG-7109 copie.JPG

Mais attention, ces relevés sont de la météorologie et non de la climatologie : la climatologie est une science qui s’intéresse au passé, comment pourrait-elle s’intéresser au futur ? La météorologie est une science basée sur des observations quotidiennes et elle est incapable de faire des prévisions fiables à plus de 5 ou 6 jours !

Source et illustration : blog de Kirye repris par Pierre Gosselin (notrickszone.com) le 8 décembre 2018 et le jardin de la maison de mon fils, à Tokyo, le 22 janvier 2018 à 22 heure locale.

Nouvelles du Japon : évolution des températures à Tokyo depuis 30 ans, rien à signaler !

DSCF5350 - copie.JPG

Tokyo est une mégapole de plus de 13 millions d’habitants entourée d’autres villes tant au nord et à l’ouest que tout autour de la baie de Tokyo. La conurbation comprend plus de 38 millions d’habitants et on pourrait s’attendre à une évolution des températures moyennes supérieure à celles prédites par ce réchauffement du climat qui tarde à se concrétiser depuis près de 20 ans. Dans une zone très fortement urbanisée comme Tokyo des températures supérieures à celles indiquées par des stations météo perdues dans la nature devraient être attendues et plus l’urbanisation est dense plus la température devrait augmenter. Selon Kirye, blogueuse japonaise climato-sceptique qui décortique soigneusement les données de la Japan Meterological Administration (JMA), il n’en est rien. Pour six mois de l’année les données officielles indiquent sinon une stagnation de l’évolution des températures mais plutôt une tendance vers un refroidissement et pour six autres mois – dont les mois de mai, juin, juillet août et septembre une légère augmentation de cette température moyenne.

Capture d’écran 2018-10-09 à 18.11.43.png

Si la notion de température moyenne annuelle est contestable, Kirye s’est pourtant livrée avec les données à ce genre d’exercice depuis 1994 et il apparaît que la tendance générale est plutôt au refroidissement bien que ce ne soit pas vraiment apparent, je laisse mes lecteurs juges :

Capture d’écran 2018-10-09 à 18.10.40.png

Conclusion, il ne faut croire que ce que nous voyons ou pouvons trouver sur des sources fiables comme celles citées par Kirye et surtout pas la propagande organisée mondialement par l’IPCC qui vient de publier un rapport de 400 pages qui ignore systématiquement toutes les données et études allant à l’encontre du dogme du réchauffement du climat d’origine humaine.

Source et illustrations via le blog de Pierre Gosselin notrickzone.com et une vue du centre de Tokyo depuis le sommet du Mont Ome à environ 60 km à l’ouest de l’agglomération (cliché personnel).