Effets secondaires sordides de la « Green Energy »

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Alors que les appels à plus d’énergies renouvelables et à un montage idéologique de récupération verte post-Covid, les défenseurs des énergies renouvelables sont confrontés à des questions inconfortables sur les grandes quantités de matières premières nécessaires à leur révolution verte et à des allégations de travail forcé des enfants qui ternissent la base de leurs chaînes d’approvisionnement en matériaux de spécialité.

La transition mondiale vers les énergies renouvelables pourrait conduire à des violations des droits de l’homme et risquerait d’aggraver les inégalités entre l’Occident et le monde en développement. Pourtant les « verts-pastèque » insistent sur le fait que nous n’avons plus le choix car il s’agit selon eux d’un défi existentiel si on ne corrige pas drastiquement nos habitudes de vie alors que ces mêmes « verts » sont les premiers à revendiquer des postes de responsabilités pour s’ébattre dans les salons ministériels feutrés et rouler ostensiblement dans une voiture électrique dernier modèle pour l’achat de laquelle il faut au moins un salaire de vice-président de la sous-commission des énergies renouvelables placée sous la tutelle du Premier ministre … et cette situation n’est pas unique à la France et de loin. L’idéologie verte a envahi toutes les strates du monde politique depuis la Présidente de la Commission européenne jusqu’aux maires de petites villes de province. La vérité sur les énergies vertes est dérangeante et l’article ci-dessous paru sur le site d’Antony Watts (WattsUpWithThat) en apporte quelques preuves. Voici un article de Carl-Johan Karlsson et Katarina Zimmer, 18 Juin 2020 qui étaye ce commentaire.

Le changement climatique reste l’une des menaces les plus graves pour l’intégrité de la vie sur terre. Heureusement, de nombreux outils nécessaires pour arrêter de chauffer la planète existent déjà. L’utilisation des ressources énergétiques renouvelables se développe en Occident, mais la production de véhicules électriques, d’éoliennes et de cellules solaires doit être intensifiée. Pour s’approvisionner en énergie renouvelable d’ici 2050, une condition considérée comme nécessaire pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius, les citoyens auront besoin d’un milliard de voitures électriques supplémentaires et d’une augmentation de plus de 30 fois de la capacité solaire photovoltaïque.

Mais alors que les économies occidentales s’attaquent à la crise climatique – bien qu’à un rythme extrêmement lent – une autre crise s’aggrave ailleurs. La fabrication de tous ces véhicules, panneaux et turbines nécessite des ressources telles que le cuivre, le lithium et le cobalt, qui, comme les combustibles fossiles, sont extraits du sol. Mais contrairement aux combustibles fossiles, de nombreuses matières premières pour l’énergie verte proviennent de manière disproportionnée des pays en développement.

Au cours des dernières années, l’extraction de cobalt en République démocratique du Congo a envahi la conscience du public, à commencer par un rapport d’Amnesty International de 2016 qui a révélé le travail des enfants sur les sites miniers non industriels de pays fournissant le cobalt qui se retrouve dans les téléphones intelligents et d’autres appareils dans le monde.

Les technologies renouvelables créent des problèmes éthiques aux deux extrémités de leur cycle de vie. Sovacool faisait partie d’une équipe de chercheurs qui a récemment visité les deux extrémités des chaînes d’approvisionnement technologiques : les sites d’extraction artisanale de cobalt au Congo, où les mineurs extraient le métal à l’aide d’outils rudimentaires ou de leurs mains, et les casses électroniques de déchets au Ghana, un cimetière mondial de l’électronique, tels que les panneaux solaires. Les conclusions de l’équipe révèlent un travail des enfants généralisé, l’assujettissement des minorités ethniques, la pollution toxique, la perte de biodiversité et les inégalités entre les sexes tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

Une chose que FP (Foreign Policy, lien ci-dessous) ne précise pas, c’est l’ampleur même de l’augmentation de l’activité minière qui serait nécessaire pour transformer les systèmes énergétiques mondiaux. Un rapport de la Banque mondiale de 2019 a suggéré que la production de cobalt pour les batteries, dont une grande partie est produite à partir de sources souvent douteuses au Congo, devrait être augmentée de 1200% pour limiter le réchauffement climatique à au moins 2 °C.

Si le monde se démène pour adopter les énergies renouvelables, si la demande de cobalt augmente de 1200%, est-ce que quelqu’un pense que les seigneurs de la guerre qui exploitent de nombreuses mines de cobalt du Congo feront en quelque sorte un meilleur travail pour rechercher les enfants qu’ils exploitent ? Ou est-il plus probable que les conditions pour les enfants empirent encore ?

https://foreignpolicy.com/2020/06/18/green-energy-dirty-side-effects-renewable-transition-climate-change-cobalt-mining-human-rights-inequality/

Illustration : enfants extrayant du minerai de cobalt dans les mines de Kailo en RDC

Tenter d’alimenter un réseau électrique avec des énergies 100% intermittentes conduit à une catastrophe économique

L’effort pour augmenter le pourcentage d’électricité produite par des sources renouvelables intermittentes comme le vent et l’énergie solaire entraîne inévitablement une augmentation importante du prix réel de l’électricité qui doit être payé par les consommateurs. Les augmentations de prix augmentent et s’accélèrent à mesure que le pourcentage d’électricité produite à partir des énergies renouvelables intermittentes augmente vers 100%. Ces affirmations peuvent sembler contre-intuitives, étant donné que le coût du combustible pour la production éolienne et solaire est nul. Cependant, une modélisation simple montre la raison de ce résultat apparemment contre-intuitif : la nécessité de quantités importantes et croissantes de systèmes de sauvegarde et de stockage coûteux – des choses qui ne sont pas du tout nécessaires dans les systèmes conventionnels à base de combustibles fossiles. Et ce n’est pas seulement par modélisation que nous savons que de telles augmentations de coûts seraient inévitables. Nous avons également une expérience réelle et croissante de ces quelques gouvernements nationaux qui ont tenté de produire de plus en plus de leur électricité à partir de ces énergies renouvelables. Cette expérience empirique prouve la vérité de l’augmentation de la proposition de prix à la consommation.

Dans les pays qui ont réussi à obtenir une production à partir d’énergies renouvelables allant jusqu’à environ 30% de leur approvisionnement total en électricité, le résultat a été un triplement approximatif du prix de l’électricité pour leurs consommateurs. Les quelques tentatives (essentiellement expérimentales) dont la production à partir d’énergies renouvelables est encore plus élevée que celles qui ont connu des augmentations de coûts encore plus importantes, pour des augmentations relativement mineures de la production à partir d’énergies renouvelables. À mesure que le pourcentage d’électricité provenant des énergies renouvelables augmente, les hausses de prix à la consommation s’accélèrent.

Aucune juridiction, province ou pays, – même expérimentalement – n’a encore réussi à faire augmenter le pourcentage de son électricité produite à partir des énergies renouvelables intermittentes bien au-delà de 50% sur une base annualisée. Pour accomplir l’exploit d’aller au-delà de 50% et de se rapprocher de 100%, le gestionnaire de réseau doit cesser de s’appuyer sur l’énergie de secours des combustibles fossiles pour les périodes d’obscurité et de calme, et passer alors à une certaine forme de stockage, très probablement de très grandes batteries. Le coût de ces batteries, suffisant pour alimenter une juridiction de millions de personnes, est énorme et devient rapidement le coût dominant du système. Des calculs relativement simples du coût des batteries suffisantes pour traverser une année dans une zone industrialisée moderne montrent que ce coût impliquerait une augmentation du prix de l’électricité d’un facteur 15 ou 20, voire plus.

Le fardeau d’une telle augmentation des prix de l’électricité pèserait le plus lourdement sur les personnes pauvres et à faible revenu.

La raison pour laquelle l’augmentation de la production d’énergie renouvelable entraîne une accélération des prix à la consommation est qu’un réseau électrique doit fonctionner avec une fiabilité à cent pour cent 24/7/365. Un réseau fiable nécessite une correspondance très étroite entre la puissance fournie et la puissance demandée minute par minute, voire une fraction de seconde. Mais les sources d’énergie éolienne et solaire connaissent des fluctuations importantes, imprévisibles et souvent soudaines de la puissance qu’elles fournissent. Par conséquent, dans un réseau utilisant de grandes quantités d’énergie éolienne et solaire, des éléments coûteux supplémentaires doivent être ajoutés au système pour uniformiser l’offre et l’adapter sans cesse à la demande. Ces éléments supplémentaires sont à l’origine de l’augmentation des coûts et donc de l’augmentation des prix à la consommation :

· Aux premiers stades de l’évolution vers une production croissante à partir d’énergies renouvelables intermittentes – par exemple, pour obtenir 10% de la production à partir des énergies renouvelables – un opérateur de réseau peut commencer par simplement ajouter de nouvelles éoliennes ou des panneaux solaires au système, et d’ici là accepter cette alimentation sur le réseau lorsqu’elle est disponible. Cependant, il y aura des moments importants où une telle puissance n’est pas disponible (par exemple, des nuits calmes). Par conséquent, la totalité ou la quasi-totalité des capacités de combustibles fossiles préexistantes doivent être maintenues, même si certaines d’entre elles peuvent être inactives la plupart du temps. Bien que le coût du carburant des énergies renouvelables soit nul, l’exploitant doit payer le coût en capital de deux systèmes qui se chevauchent et se dédoublent dans la mesure de la capacité renouvelable.

· Pour obtenir le pourcentage de production à partir d’énergies renouvelables au-delà d’environ 10% et dans une fourchette de 20 à 30%, l’opérateur peut alors tenter une expansion massive des sources renouvelables, de sorte que la capacité renouvelable devienne égale, voire un multiple de utilisation maximale. (Despays comme l’Allemagne et le Danemark ont ​suivi cette stratégie.) Avec une capacité renouvelable aussi massive, le système peut même fonctionner sans secours à certains moments de vent relativement faible ou d’une épaisse couche nuageuse. Cependant, aucune capacité excédentaire ne peut faire qu’un système éolien / solaire génère de l’électricité par une nuit complètement calme, ni aucune quantité significative par une journée d’hiver fortement couverte et calme. Si la sauvegarde provient d’installations utilisant des combustibles fossiles, la quasi-totalité du parc doit encore être maintenue. Comme la capacité éolienne / solaire atteint 100% et même 200% de la consommation de pointe, le coût en capital du système va doubler, voire tripler le coût en capital d’un système utilisant uniquement des combustibles fossiles. Mais, comme la plupart du temps les journées seront sombres, la nuit, et / ou calmes, le pourcentage d’électricité provenant des énergies renouvelables ne sera que d’environ 30%, et la diminution des émissions de carbone des centrales à combustible fossile de secours sera encore moindre, car elles doivent souvent être maintenus en «réserve de rotation» pour être prêtes à intervenir lorsque le vent et le soleil disparaissent.

· Si l’intention est de faire passer le pourcentage de production éolienne et solaire au-dessus de 30% puis à 50% et au-delà, alors par hypothèse, la sauvegarde des combustibles fossiles doit être graduellement supprimée, pour être remplacée progressivement par une sorte de stockage au fur et à mesure que le pourcentage de production à partir d’énergies renouvelables augmente. Les batteries sont la seule option de stockage possible dans la plupart des endroits. La quantité de capacité de stockage nécessaire s’accélère à mesure que le pourcentage de production à partir d’énergies renouvelables s’approche de 100%. En raison de la saisonnalité de la disponibilité du vent et du soleil, la plupart des emplacements nécessitent un mois ou plus de capacité de batterie pour obtenir un système entièrement éolien / solaire pendant une année. Le coût des batteries est énorme, et vient rapidement dominer de très loin le coût global du système. Dans les pays où un calcul a été effectué, le coût des batteries dépasse le PIB annuel total de ce pays et implique une augmentation du prix de l’électricité d’un facteur de 15, 20 ou plus.

Dans un article publié sur le site Web Energy Matters le 22 novembre 2018, Roger Andrews a présenté une analyse détaillée de ce qu’il faudrait pour accéder à un réseau électrique alimenté à 100% par des sources éoliennes et solaires, alimentées par des batteries. Le message de M. Andrews est disponible sur ce lien:  http://euanmearns.com/the-cost-of-wind-solar-power-batteries-included/. L’étude d’Andrews couvre deux cas, l’Allemagne et la Californie. Son analyse est détaillée, mais pas compliquée, et peut être reproduite ou contestée par toute personne compétente en arithmétique de base.

Andrews a collecté des données pour la production d’électricité au jour le jour pendant une année complète à partir de sources éoliennes et solaires existantes pour l’Allemagne et la Californie. Ces données révèlent immédiatement un problème fondamental, à savoir que le vent et le soleil sont non seulement intermittents au cours d’une journée ou d’une semaine donnée, mais ils varient également considérablement d’une saison à l’autre. Ainsi, par exemple, en Californie, le vent et le soleil produisent beaucoup plus d’électricité en été et en automne qu’en hiver et au printemps. Cela signifie que pour avoir un système entièrement éolien / solaire en Californie sauvegardé avec des batteries, vous avez besoin de batteries pour stocker l’énergie d’avril à octobre, pour être déchargées de novembre à mars. La quantité totale de stockage nécessaire s’élève à environ 25 000 GWh par an, soit plus que le taux d’utilisation actuel d’un mois complet. Les batteries pour un tel effort – même en supposant une baisse substantielle des prix actuels – coûteront quelque chose de l’ordre de 5000 milliards de dollars, ce qui est beaucoup plus que le PIB annuel complet de la Californie. Et ces piles devront être remplacées régulièrement. Andrews en conclut que le LCOE (Leveled Cost Of Energy, coût moyen de l’énergie) éolien + solaire combiné [coût actualisé de l’énergie] sans stockage était de 50 $ / MWh.

Il a ensuite estimé les LCOE éoliens + solaires avec les coûts en capital de stockage des batteries inclus. Il s’agissait d’un exercice simple, car la réduction de la production de base + charge suivant la proportion directe à l’augmentation de la production éolienne + solaire entraîne des LCOE qui sont les mêmes quel que soit le pourcentage de vent + solaire dans le mix de production. Le calculateur NREL (outil de calcul du National Renewable Energy Laboratory US) a montré ainsi :

· Cas A LCOE [Allemagne]: 699 $ / MWh

· Cas B du LCOE [Californie]: 1 096 $ / MWh

Ces LCOE d’une valeur ruineuse sont entièrement le résultat des coûts supplémentaires des batteries de stockage, qui dans les scénarios 100% éolien + solaire approchent 5000 milliards de dollars dans le cas A [Allemagne] et le cas B [Californie], par rapport aux coûts en capital éolien + solaire de ~ 300 milliards de dollars dans le cas A et ~ 160 milliards de dollars dans le cas B. En supposant que ces coûts supplémentaires soient répercutés sur les consommateurs dans les prix de l’électricité, cela représenterait des augmentations de prix d’un facteur d’environ 14 pour l’Allemagne et de 22 pour la Californie. (La différence provient d’une saisonnalité moindre en Allemagne qu’en Californie.)

Bien qu’aucun gouvernement n’ait encore essayé de tester les calculs d’Andrews en poussant la production à partir d’énergies renouvelables bien au-delà de 50% et vers 100%, beaucoup ont choisi de pousser la production à partir d’énergies renouvelables jusqu’à 30%, et certaines juridictions expérimentales sont passées à 50 % et un peu au-delà. Des données substantielles existent pour démontrer les résultats sur le coût du système électrique résultant, et donc quel serait l’effet sur le prix pour les consommateurs en supposant que le coût total est supporté par le consommateur. (Les juridictions expérimentales n’ont jusqu’à présent pas imposé la majeure partie des coûts au consommateur, mais cette approche ne fonctionnerait probablement pas pour un pays entier.)

Le graphique suivant, initialement préparé par Willis Eschenbach du site Web WattsUpWithThat, montre la relation quasi linéaire entre la capacité renouvelable installée par habitant (en watts / habitant) sur l’axe des x et le coût de l’électricité pour le consommateur (en centimes, d’euro ou de dollar, par kilowatt-heure) sur l’axe des y, où chaque point est un pays (https://wattsupwiththat.com/2015/08/03/obama-may-finally-succeed/ :

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L’Allemagne est le leader en Europe dans sa production d’électricité par habitant à partir d’énergies renouvelables, à travers son soi-disant Energiewende, ayant obtenu le pourcentage de son électricité éolienne et solaire jusqu’à environ 30%, et parfois un peu au-delà. Cependant, la conséquence de cet effort a été un triplement approximatif du coût de l’électricité pour les consommateurs, à environ 30 cents par kWh (le prix moyen à la consommation de l’électricité pour le consommateur aux États-Unis est d’environ 10 cents le kWh). Les analyses de la flambée des prix de l’électricité en Allemagne attribuent faussement le surcoût qui a nécessairement été engagé pour essayer de parvenir à une stabilité fonctionnelle système du réseau 24/7 avec tant de contribution des énergies renouvelables intermittentes.

Premièrement, une capacité éolienne et solaire «excédentaire» massive a été installée pour tenter de faire face aux jours de vent léger et de nuages épais. Et pour les nuits complètement calmes et les journées d’hiver couvertes où le vent et les sources solaires ne produisent rien ou presque, presque toute la flotte de centrales à combustibles fossiles a été maintenue et prête à fonctionner, même si ces sources finissent par être inactivées souvent. En fait, depuis que l’Allemagne a fermé toutes ses centrales nucléaires pendant cette période, elle a construit des centrales au charbon supplémentaires pour sauvegarder ses énergies renouvelables. Et puis, il a fallu trouver des moyens pour faire face à l’augmentation des l’électricité lorsque le vent et le soleil soufflent soudainement et brillent ensemble à pleine puissance en même temps.

Comme l’a noté Benny Peiser à la Global Warming Policy Foundation le 4 avril 2015 (http://www.thegwpf.com/benny-peiser-eus-green-energy-debacle-shows-the-futility-of-unilateral-climate-policies/) chaque tranche de 10 nouvelles unités, exprimé en kW d’installation d’énergie éolienne doit être complétée par environ huit unités de production d’énergie fossile. En effet, les centrales à combustibles fossiles doivent se mettre en marche soudainement pour répondre aux carences des énergies renouvelables intermittentes. En bref, les énergies renouvelables ne fournissent pas d’échappatoire à l’utilisation des combustibles fossiles sans lesquelles elles ne sont pas viables. Pour éviter les pannes d’électricité, le gouvernement doit subventionner les centrales à gaz et à charbon non rentables. La taxe sur les énergies renouvelables en Allemagne, taxe qui subventionne la production d’énergie verte, est passée de 14 milliards d’euros à 20 milliards d’euros en un an seulement en raison de l’expansion féroce des projets éoliens et solaires. Depuis l’introduction du prélèvement en 2000, la facture d’électricité du consommateur allemand type a doublé.

Pour illustrer davantage la relation entre le pourcentage d’électricité d’origine renouvelable et le coût de l’électricité pour le consommateur, considérons le cas de la Californie. La Californie est un «leader» aux États-Unis dans le domaine de la production d’électricité à partir de sources éoliennes et solaires. Selon la California Energy Commission, la Californie a obtenu en 2016 8,11% de son approvisionnement en électricité à partir du solaire et 9,06% à partir de éolien, pour un total de 17,17% de ces deux sources intermittentes ( http://www.energy.ca.gov/almanac/electricity_data/total_system_power.html ) Pour l’ensemble des États-Unis, le pourcentage de production éolienne et solaire était de 6,5% : https://www.eia.gov/tools/faqs/faq.php?id=427&t=3

Selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie, le prix moyen de l’électricité en Californie cette année-là était de 14,91 cents par kWh, contre une moyenne américaine de 10,10 cents par kWh; c’est-à-dire presque 50% plus élevé : https://www.eia.gov/electricity/monthly/epm_table_grapher.cfm?t=epmt_5_6_a.

Seules quelques petites juridictions ont tenté de faire passer le pourcentage de leur production d’électricité à partir d’énergies renouvelables bien au-delà des 30% atteints par l’Allemagne. Mais ces juridictions n’ont pas atteint des niveaux bien supérieurs à ceux de l’Allemagne, et même ces niveaux n’ont été atteints qu’à des coûts élevés et à des tarifs augmentant sans cesse pour l’utilisateur final. L’une de ces juridictions est l’île de Gapa, une petite île de seulement 178 personnes (97 maisons) en Corée du Sud. Un rapport sur le projet de l’île Gapa a été publié sur le site d’information de Hankyoreh en juillet 2016 : http://english.hani.co.kr/arti/english_edition/e_national/752623.html .

Avec une consommation électrique moyenne de 142 kW et une utilisation maximale de 230 kW, les insulaires ont installé une capacité éolienne et solaire de 674 kW – environ trois fois la consommation maximale, pour faire face au vent léger et au soleil faible. Ils ont également acheté une capacité de batterie pour environ huit heures d’utilisation moyenne. Le coût de la capacité éolienne et solaire ainsi que des batteries était d’environ 12,5 millions de dollars, soit environ 125 000 $ par ménage. Et avec tous ces investissements, les insulaires ne pouvaient encore obtenir qu’environ 42% de leur électricité du soleil et du vent en moyenne sur un mois complet. Même avec le stockage, ils avaient toujours besoin de la pleine capacité de sauvegarde des combustibles fossiles.

En appliquant un coût raisonnable du capital à un système comme celui de l’île Gapa et en considérant des éléments complémentaires du système, comme le stockage supplémentaire, qui seraient nécessaires pour pousser le pourcentage de la production totale à partir de sources renouvelables vers des niveaux plus élevés, on peut calculer qu’un système comme le projet de démonstration de Gapa pour l’ensemble des États-Unis entraînerait des prix de l’électricité d’au moins cinq fois leur niveau actuel, et plus probablement, beaucoup plus élevés. Et même alors, les États-Unis auraient du mal à obtenir 50% de l’électricité à partir des énergies renouvelables intermittentes.

Un projet de démonstration un peu plus vaste sur l’île espagnole d’El Hierro dans l’archipel des Canaries (environ 10 000 habitants) a donné des résultats similaires. L’idée sur El Hierro était de combiner un parc éolien massif avec un grand réservoir surélevé pour stocker l’eau, qui serait ensuite libérée en cas de vent faible pour équilibrer le réseau. El Hierro a la chance d’une géographie montagneuse, de sorte qu’un grand réservoir pourrait être placé à une altitude relativement élevée, à proximité des consommateurs d’électricité. L’investissement dans le système éolien / hydraulique s’élevait à environ 64,7 millions d’euros, soit environ 80 millions de dollars – ce qui s’ajoutait à ce qui était déjà un système fonctionnant aux combustibles fossiles, qui devait encore être conservé. Les opérations du projet El Hierro ont commencé en 2015 avec des attentes élevées pour une production 100% renouvelable, mais il n’est jamais arrivé à satisfaction totale : http://euanmearns.com/el-hierro-end-2017-performance-update/. En 2017, le pourcentage d’électricité produite à partir d’énergies renouvelables a varié de 62,4% en septembre à seulement 24,7% en novembre, avec une moyenne globale pour l’année d’environ 40%. Sur la base des données d’exploitation réelles, M. Andrews a calculé que, pour atteindre l’objectif de 100% de production à partir du projet éolien / hydraulique, El Hierro devrait augmenter sa capacité d’éolienne d’environ 50% et la capacité de son réservoir par un facteur de 40. De toute évidence, il n’y a pas de place sur l’île pour mettre un réservoir aussi gigantesque et s’il y en avait, le coût ne serait pas dans les millions, mais dans les milliards. Et ce serait pour seulement 10 000 personnes.

Une nouvelle mise à jour des performances du système El Hierro par M. Andrews couvrant l’année 2018 a été publiée sur le site Energy Matters le 6 janvier 2019 et peut être consultée sur le site http://euanmearns.com/el-hierro-fourth-quarter-2018-performance-update/ . En 2018, le système El Hierro a fourni 56,6% de l’électricité de l’île (qui ne représentait que 13,0% de sa consommation totale d’énergie). Cependant, la production du système a considérablement varié au cours de l’année, produisant jusqu’à 74,2% de l’électricité de l’île au 3T 2018, mais seulement 27,7% au 4T. La production d’électricité de 27,7% au quatrième trimestre ne représentait que 6,4% de la consommation totale d’énergie de l’île.

Note : outre le réservoir collinaire il existe aussi un réservoir au niveau de la mer réceptionnant l’eau après turbinage pour être ensuite pompée à nouveau en altitude à l’aide de l’énergie éolienne. Cette eau a été préalablement produite par une usine de dessalage de l’eau de mer. La majeure partie de l’investissement a été prise en charge par le Japon.

La géographie des États-Unis ne permet pas un système de stockage d’eau comme celui d’El Hierro pour la plupart des régions du pays. Comme discuté ci-dessus, l’alternative au stockage par de grosses batteries, comme le type utilisé pour les automobiles Tesla, a des coûts potentiels vraiment stupéfiants, multipliant potentiellement le coût de l’électricité par bien plus d’un facteur 10, et même bien plus que par un facteur 20.

Une telle secousse économique frapperait durement tout le monde dans le pays, à l’exception peut-être de certaines des personnes les plus riches. Même les personnes à revenu intermédiaire et supérieur seraient obligées de réduire considérablement leur consommation d’énergie. Mais les pauvres et les personnes à faible revenu seraient de loin les plus durement touchés. Si les prix de l’électricité atteignaient dix ou vingt fois les niveaux actuels, pour la plupart des personnes à faible revenu ce qu’elles tiennent pour acquis, comme la lumière, la réfrigération et les ordinateurs deviendrait alors inaccessible. Ils seraient contraints à la précarité énergétique. C’est la voie que le Plan pour l’énergie propre (aux USA), sans le sursis de la Cour suprême, nous aurait certainement emmenés – dans l’hypothèse désormais profondément discréditée que le CO2 est un polluant (voir la section II ci-dessus).

Une nouvelle étude d’IHS Markit, Ensuring Resilient and Efficient Electricity Generation: The Value of the Current Diverse U.S. Power Supply Portfolio a examiné les effets économiques des politiques énergétiques fédérales et étatiques qui éloignent les services publics d’électricité du charbon, du nucléaire pour les rapprocher de l’hydroélectricité et des énergies renouvelables. IHS Markit prévoit que ces politiques entraîneront un triplement de la dépendance actuelle de 7% à l’énergie éolienne, solaire et à d’autres ressources intermittentes, les ressources alimentées au gaz naturel fournissant la majeure partie de la production. Les conclusions de l’étude sont que les distorsions actuelles du marché induites par les politiques conduiront à un réseau électrique américain moins rentable, moins fiable et moins résilient en raison du manque d’harmonisation entre les politiques fédérales et étatiques et les opérations du marché de gros de l’électricité. L’étude prévoit que ces politiques entraîneront des hausses importantes du prix de détail de l’électricité. Les effets économiques suivants de ces augmentations de prix sont prévisibles :

La hausse de 27% du prix de détail de l’électricité associée au cas de la diversité moins efficace entraîne une baisse du PIB réel américain de 0,8%, soit 158 ​​milliards de dollars (dollars pondérés 2016). Les impacts sur le marché du travail comme conséquence de cette diversité énergétique moins efficace impliquent une réduction d’un million d’emplois et une réduction du revenu réel disponible par ménage d’environ 845 $ (dollars de 2016) par an, soit 0,76% du revenu disponible moyen des ménages en 2016. Il convient de noter que l’augmentation prévue de 27% des prix de détail moyens de l’électricité est fondée sur la part des énergies éolienne et solaire qui a triplé, passant de 7% à «seulement» environ 21%. Les études de cas examinées ci-dessus montrent très clairement les énormes augmentations des prix de l’électricité qui résulteraient de la décision des décideurs politiques de faire passer la part des énergies renouvelables à un niveau supérieur.

De plus, l’étude a révélé que la distorsion actuelle du marché, dictée par les politiques fédérales et d’État, impliquera:

une variabilité accrue des factures mensuelles d’électricité des consommateurs d’environ 22% et un coût horaire supplémentaire de 75 milliards de dollars associé à des pannes de courant plus fréquentes. L’auteur principal de l’étude a déclaré que la diversité de l’approvisionnement est un fondement essentiel pour la sécurité et la fiabilité d’un système d’alimentation électrique qui est aussi grand et diversifié – et aussi d’une importance cruciale – que celui des États-Unis. Voir http://news.ihsmarkit.com/print/node/23497

De plus, les politiques qui encouragent une utilisation accrue de l’énergie éolienne et solaire entraîneraient probablement une réduction faible voire nulle du niveau des émissions de CO2 du secteur électrique. Ironiquement, répondre aux préoccupations liées au changement climatique avec les politiques fédérales et étatiques visant à subventionner et à rendre obligatoire la production d’électricité éolienne et solaire a eu pour conséquence involontaire de fausser les prix de gros du marché de l’électricité et de provoquer la fermeture anti-économique des centrales nucléaires – une source zéro émission – en raison des fluctuations du prix de gros du kWh. Le résultat est que certaines émissions de CO2 du système électrique restent constantes ou augmentent !

Article paru sur le site manhattancontrarian.com

Prochain billet mercredi 24 juin.

Donald Trump se prend pour Don Quichotte et il a bien raison !

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Comme votre serviteur, le Président américain parle de « moulins à vent » pour désigner les « turbines » éoliennes. Selon l’association américaine de l’énergie éolienne il y a 57000 « moulins à vent » installés sur le territoire américain et pour Donald Trump c’est déjà beaucoup trop. Je cite : « Je n’ai jamais compris le vent. Je connais bien les moulins à vent. Ils sont bruyants, ils tuent les oiseaux. Vous voulez voir un cimetière d’oiseaux ? Allez sous un moulin à vent un jour ! Vous verrez plus d’oiseaux morts que jamais dans votre vie auparavant. »

Ces propos rapportés par The Guardian, un journal de gauche anglais, n’ont pas vraiment plu aux partisans de l’énergie verte. Et Donald Trump d’ajouter, ce qui n’a pas non plu fait les choux gras des écolos, que ces moulins à vent sont fabriqués en Chine et qu’ils posent de graves problèmes pour l’environnement. Selon un rapport de la WildLife Society publié en 2013 les moulins à vent avaient déjà décimé un demi-million d’oiseaux dont 83000 aigles pêcheurs, le Bald Eagle, emblème de l’Empire américain.

La durée de vie d’une éolienne est estimé à (au mieux) 25 ans. Après on fait quoi ? Le gouvernement allemand a décidé de ne plus subventionner l’énergie éolienne. Résultat : plus un seul « moulin à vent », comme dit Donald Trump, n’a été installé durant ces derniers trois mois en Allemagne. Il semblerait que les Allemands commencent à comprendre que les énergies renouvelables ne sont pas adaptées à l’économie allemande : on ne peut pas alimenter les milliers de robots de l’industrie automobile avec de l’électricité dont la fiabilité laisse à désirer. De plus, ce secteur industriel est en pleine reconversion avec l’abandon progressif du diésel et la manufacture de modèles « tout électrique » (cf. un prochain billet sur ce blog). Il faudra alors également une source d’électricité fiable pour alimenter toutes les voitures électriques. Une dure reconversion qui ne pourra être menée à bien que si l’Allemagne dispose de sources d’électricité non aléatoires.

Conclusion : Donald Trump a raison de s’en prendre aux moulins à vent et il donne l’exemple à d’autres pays après avoir dénoncé l’accord sur le climat de Paris.

Énergie éolienne : la vérité qui dérange !

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En ces temps d’intoxication idéologique (écologiste) mondiale au sujet de l’urgence de la « décarbonation » de toute notre civilisation pour sauver in extremis le climat, il est opportun de rappeler quelques points délibérément ignorés par les exploitants et passés sous silence par les constructeurs à propos de l’énergie éolienne. L’information provient d’une étude réalisée à la suite d’une commande du gouvernement de l’Etat du Vermont aux USA. Voici un résumé de ce rapport disponible auprès du site http://www.aweo.org .

Les grandes éoliennes nécessitent une grande quantité d’énergie électrique pour fonctionner. Les autres centrales électriques utilisent généralement leur propre électricité et la différence entre la quantité générée et la quantité livrée au réseau est facilement déterminée. Les centrales éoliennes utilisent toutefois l’électricité du réseau, ce qui n’est pas pris en compte dans les chiffres de production. À l’usine éolienne de Searsburg dans le Vermont, par exemple, cette « dépendance » au réseau électrique n’est pas prise en compte ni mesurée : elle est complètement inconnue. Les fabricants de grandes éoliennes comme Vestas, GE ou NEG-Micon ne précisent pas la consommation de l’électricité provenant du réseau, elle n’est pas non plus mentionnée dans les spécifications des équipements ni explicitement indiquée aux exploitants. Ci-après figure la liste exhaustive de la consommation électrique des grandes éoliennes.

1. Mécanisme de maintien du parallélisme de l’axe de l’éolienne avec la direction du vent sachant que l’ensemble carter de la turbine et les trois pales pèsent 92 tonnes pour une éolienne GE de 1,5 MW.

2. Mécanisme de contrôle du pas des pales pour que le rotor tourne à un rythme régulier.

3. Alimentation électrique des systèmes d’éclairage (signalisation pour les avions), contrôleurs, capteurs, collectes de données.

4. Chauffage des pales par temps favorable à la formation de givre en hiver : peut consommer de 10 à 20 % de la puissance nominale de la turbine.

5. Conditionnement à une température constante et déshumidification de la nacelle. Selon le fabricant danois Vestas cet équipement doit être opérationnel pendant les périodes de forte humidité, de basses températures et de vent faible.

6. Réchauffeur de l’huile de lubrification des coussinets de l’axe, pompe à huile, système de filtrage de l’huile de la boite de vitesse.

7. Frein hydraulique pour bloquer les pales par vent fort, alimentation des thyristors pour graduer la connexion et la déconnexion entre le générateur et le réseau, 1 à 2 % de l’énergie qui passe est perdue.

8. Pour les grandes éoliennes les générateurs à induction utilisés pour alimenter les bobines autour du rotor à cage asynchrone qui entoure l’arbre du générateur consomment une « grande » quantité d’énergie, quantité qui n’est jamais spécifié par les fabricants. Ce système est obligatoire pour maintenir la vitesse du rotor constante et quand le vent commence à souffler pour démarrer le rotor. (Compte tenu de leur poids les grandes éoliennes ne peuvent pas commencer à tourner de manière autonome quand le vent forcît).

9. Quand le vent n’a pas encore atteint la vitesse « nominale » (il serait plus approprié de dire optimale) le stator peut utiliser une puissance égale à 10 % de la puissance nominale de la turbine pour aider le rotor à tourner en fonctionnant dans le sens moteur.

10. Compte tenu de l’énorme poids de l’ensemble pales-rotor (les 3 pales pèsent environ 40 tonnes à elles seules) la rotation par vent faible est parfois maintenue pour donner l’illusion que le parc éolien produit de l’électricité ( ! ) en particulier lors des visites du site ou pour procéder à des mesures de bruit.

11. Par vent faible ou nul la plupart des éoliennes de grande taille doivent être maintenues en mouvement de rotation pour éviter le gauchissement de l’axe supportant l’ensemble pales-rotor.

La question qui se pose au terme de cette énumération à la Prévert est que l’on peut se demander à juste titre si la plupart du temps les éoliennes ne consomment pas déjà l’équivalent de plus de 50 % de l’électricité qu’elles génèrent effectivement quand elles sont en fonctionnement. De plus, sachant qu’un parc éolien produit bon an mal an à peine 25 % de la puissance nominale installée on peut donc se demander, également à juste titre, si les éoliennes ne fonctionnent pas tout simplement virtuellement en consommant (gratuitement !) deux fois plus d’énergie qu’elles n’en produisent. C’est une situation paraissant improbable mais les industriels de l’éolien n’ont jamais publié de données à ce sujet pouvant prouver le contraire car la puissance entrante n’est jamais enregistrée. En conclusion l’énergie éolienne « c’est du vent » !

Energies intermittentes : le revers de la médaille.

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On peut faire confiance aux combustibles fossiles et à l’uranium. Ce sont des sources d’énergie disponibles qu’il y ait du vent, trop de vent ou pas du tout de vent, qu’il y ait du soleil ou que ce soit la nuit, qu’il pleuve ou qu’il neige. Cette disponibilité en électricité d’origine fossile (uranium et hydrocarbures) est nécessaire pour les enfants, les malades, les vieux et les pauvres et son prix est très raisonnable. Et pourtant cette énumération simple n’est plus acceptée par le grand public qui est abruti par une propagande incessante qui ressasse que les énergies vertes, renouvelables sont la solution malgré le fait que ces énergies sont par définition et fatalement intermittentes.

De ce fait ces énergies intermittentes requièrent pour leur viabilité une réserve d’énergie électrique orthodoxe, en d’autres termes d’origine nucléaire ou thermique classique et le prix du kWh facturé à l’utilisateur final ne fait qu’augmenter comme par exemple dans l’Etat du Kansas (lien). De plus les prévisions de l’Agence Internationale de l’Energie ne correspondent en aucun à la propagande :

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Ce qui conduit à des situations paradoxales comme par exemple en Allemagne. Ce pays compte parmi les pays les plus développés au monde mais le choix d’une politique énergétique basée sur les énergies « intermittentes » et l’abandon trop rapide de l’énergie nucléaire a rendu le kWh tellement coûteux que 344000 foyers n’ont plus d’électricité, n’ayant plus les moyens financiers de payer leurs factures. Et pourquoi donc ? Parce les énergies intermittentes pudiquement renommées renouvelables n’ont jamais été considérées comme susceptibles de remplacer les énergies fossiles (lien). Enfin la lubie des voitures électriques se heurte aux limites des réseaux électriques comme par exemple en Nouvelle-Zélande (lien) mais ce genre de panne n’est pas réservé à ce pays puisque les propriétaires de voitures électriques ont vécu les même désagréments en France il y a quelques jours, il ne faut pas trop en parler, ça fait désordre … Quant aux batteries adjointes aux éoliennes ou aux panneaux solaire pour stocker une partie de l’énergie produite il faut, selon une étude récente parue aux USA compter sur 1500 dollars pour disposer de « UN » kWh …

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Les Australiens, après leur expérience calamiteuse du « tout renouvelable » dans l’Etat des Nouvelles-Galles du sud, sont redevenus un peu réalistes et ont compris que le « tout intermittent » n’était pas viable, ne serait-ce qu’en raison de la disponibilité limité des matières premières. Et pour construire une seule éolienne il faut consommer 220 tonnes de charbon pour traiter tous les minerais nécessaires hors ciment !

Source : blog de Donna Laframboise

https://www.americanthinker.com/articles/2019/06/lowcost_renewable_energy_is_breathtakingly_expensive.html

https://www.forbes.com/sites/michaelshellenberger/2019/05/06/the-reason-renewables-cant-power-modern-civilization-is-because-they-were-never-meant-to/?fbclid=IwAR1Mrk1u6iJAPaVLGhe6bB9aYsroR2H7wjoXeH8w7ioi8-XU7zTOxd3D3UA#5c9af0f0ea2b

http://catallaxyfiles.com/2019/04/11/those-dang-electricity-using-electric-cars/?fbclid=IwAR0kDcR4hnVtOlKGeIYoq585RxarZVFzS93U3bLhqKhXzKX790tJf8E6Y5g

L’Allemagne et la « transition énergétique »

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Lors de la dernière réunion des chefs d’Etat de l’Union européenne, outre le sujet du Brexit il y avait aussi sur la table le dossier « climat ». Le sujet n’a été abordé que très brièvement car la Chancelière de l’Allemagne, l’économie la plus puissante de l’Europe, a tout simplement déclaré qu’il serait impossible de tenir ses engagements de réduction des émissions de CO2 ni en 2020, ni en 2030, ni en 2050. Malgré les sommes pharaoniques déjà investies dans les énergies intermittentes – jusqu’en 2015 déjà plus de 200 milliards d’euros – l’Allemagne n’a pas réussi à réduire ses émissions de CO2. La transition énergétique allemande (Energiewende) n’a pas atteint ses objectifs et pour Madame Merkel il n’est plus approprié de gaspiller de l’argent dans ce domaine. Le doublement ou le triplement du nombre d’éoliennes sur le sol allemand n’y feront rien. Les énergies intermittentes ne sont tout simplement pas adaptées à une économie moderne et dynamique comme celle de l’Allemagne. L’instabilité du réseau électrique va croissant tant au niveau de l’offre – la production – que de la qualité de l’énergie injectée sur le réseau, c’est-à-dire les problèmes quasiment insolubles de fréquence. En effet pour maintenir la stabilité globale du réseau électrique européen interconnecté il faut maintenir une fréquence de 50 Hz et seules les unités de production thermique (nucléaire, charbon ou gaz) permettent d’atteindre cette stabilité.

Comme pour beaucoup d’autres pays de l’est de l’Europe la « transition énergétique » n’est plus considérée que comme un rêve, un délire surréaliste propulsé par les écologistes. Le nord de l’Allemagne ressemble maintenant à une gigantesque ferme éolienne inefficace qui a provoqué d’immenses dommages environnementaux tant pour l’habitat sauvage, hécatombe d’oiseaux migrateurs et nocturnes, chauve-souris en voie de disparition accélérée, anciennes forêts et vieux villages historiques littéralement cernés par des moulins à vent, nuisances sonores et sanitaires, tout ça pour finalement s’apercevoir que c’est un puits financier sans fond et un leurre.

Sur le papier, tel que présenté par les écologistes il faudrait un moulin à vent par km2 du territoire allemand pour atteindre une décarbonisation totale de la production électrique.

Mais deux points essentiels n’ont pas été pris en considération dans ce calcul délirant : la conversion des moteurs thermiques des véhicules automobiles en moteurs électriques, donc le rechargement massif de ces véhicules, et le stockage de l’électricité. Or, ce dernier point relève toujours de la spéculation scientifique et technique hasardeuse. Il n’existe pas de techniques de stockage de l’électricité à grande échelle – à l’échelle de l’économie allemande – aujourd’hui. Toutes les approches actuelles dans le domaine du stockage relèvent de la fiction.

Plus important encore, la transition énergétique mobilise des surfaces au sol irrémédiablement bétonnées, justement des quantités gigantesques de béton, d’acier, de cuivre, de terres rares, de lithium, de cadmium, de matériaux composites en quantités également astronomiques. Aucun de tous ces produits n’est renouvelable et aucun d’eux ne peuvent être extraits, purifiés, pour devenir ensuite de l’énergie éolienne ou solaire sans utilisation massive d’énergie fossile. C’est tout simplement ni écologique ni renouvelable. La conséquence de cette transition énergétique est financée par le peuple qui paie sous forme de taxes son coût exorbitant. La corrélation entre le prix du kWh et la capacité d’énergie intermittente installée est claire :

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L’exemple du Danemark n’a pas frappé l’esprit des partis politiques « verts » allemands, ni l’administration française Macron. Pourtant au cours d’élections dans divers pays européens les partis politiques opposés à la transition énergétique imposée par les accords de Paris (COP21) gagnent des sièges aux parlements nationaux comme lors des dernières élections régionales aux Pays-Bas qui a résulté en 13 sièges au Sénat pour le parti nationaliste climato-sceptique Forum voor Democratie. Les pays du « Club de Visegrad » ont également adopté la même position et force est de constater que l’Allemagne vient de sérieusement mettre à mal cette absurde politique écologiste de transition énergétique en se rapprochant de la Pologne, de la Hongrie et de la République tchèque qui ont tourné le dos aux accords de Paris. Fin de l’histoire ? Peut-être bien …

Sources : blog d’Antony Watts et The Global Warming Policy Forum (thegwpf.com)

Le pari énergétique absurde et suicidaire de l’Allemagne

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Ce billet est une traduction d’un article d’Erik Kirschbaum, correspondant à Berlin du Los Angeles Times. À la suite de cette traduction je me suis permis de glisser quelques commentaires.

L’Allemagne, l’un des plus gros consommateurs de charbon du monde, fermera 76 de ses 84 centrales électriques au charbon au cours des 19 prochaines années pour être en accord avec les accords internationaux de protection du climat, selon une déclaration du gouvernement allemand datant du 26 janvier 2019. Cette annonce constitue un changement majeur pour la première économie européenne, un pays qui a été par le passé un leader dans la réduction des émissions de CO2 mais s’est retrouvé à la traîne ces dernières années et n’a pas réussi à atteindre ses objectifs de réduction de CO2. Les centrales au charbon produisent 40 % de l’électricité en légère diminution par rapport aux années précédentes. « Nous sommes arrivés à une décision historique » a déclaré Ronald Pofalla, président d’une commission gouvernementale de 28 personnes lors d’une conférence de presse à l’issue de discussions marathon pendant plus de 20 heures, le 26 janvier 2019 à six heures du matin. Ce pas en avant concluait plus de six mois de discussions houleuses : « Il n’y aura plus de centrales au charbon en 2038 » (en réalité il en restera entre 4 et 8 selon des informations plus récentes). Ce plan comprend également un investissement de 45 millions d’euros pour réhabiliter les régions productrices de charbon et il sera selon toute vraisemblance approuvé par la Chancelière Angela Merkel.

« C’est un grand moment pour la politique climatique de l’Allemagne qui redonnera à notre pays sa position de leader dans la lutte contre le changement climatique » a déclaré Claudia Kemfert, professeur d’économie énergétique au DIW de Berlin, l’institut de recherches économiques. « C’est aussi un signal fort pour le reste du monde de montrer que l’Allemagne redevient sérieuse au sujet du changement du climatique, un grand pays industriel dépendant tellement du charbon et qui a décidé de l’abandonner« . Cette décision est une suite à la précédente décision d’abandonner en totalité l’énergie nucléaire en 2022 motivée par l’accident nucléaire de Fukushima en 2011. Cette première décision avait sérieusement préoccupé les dirigeants d’entreprises car elle conduirait inévitablement à un renchérissement du prix de l’électricité et impacterait donc la compétitivité des entreprises allemandes, d’autant plus que les autres pays n’avaient pas suivi l’Allemagne dans cette décision d’abandonner le nucléaire. Jusqu’à présent 12 des 19 centrales électro-nucléaires ont été définitivement fermées.

Ces deux décisions prises à 8 ans d’intervalle signifient que l’Allemagne ne comptera que sur les énergies renouvelables en 2040 pour produire entre 65 et 80 % de son électricité. Aujourd’hui les énergies dites renouvelables représentent 41 % de la production électrique allemande ayant dépassé de peu le charbon en 2018. Par le passé les émissions de CO2 avaient chuté mais surtout en raison de l’implosion de l’Allemagne de l’Est et de son industrie très polluante. Néanmoins le pays dépend toujours du charbon pour sa production d’électricité. Les compagnies d’électricité et le patronat ont fait pression pour maintenir la production électrique à partir de charbon en particulier pour compenser la fermeture des centrales nucléaires. Directement ou indirectement il y a toujours 60000 personnes qui dépendent de l’exploitation des mines de charbon et de lignite et malgré l’abandon du charbon par l’Allemagne cette source d’énergie restera la première dans le monde encore longtemps.

La commission qui a fait cette dernière recommandation était constituée de représentants fédéraux et des régions, de représentants de l’industrie et des syndicats ainsi que de scientifiques et d’environnementalistes. Bien que s’étant considéré comme un pays leader dans le combat contre le changement climatique l’Allemagne a été contrainte d’admettre qu’elle ne pourrait pas atteindre ses objectifs de réduction des émissions de carbone en 2020 de 40 % par rapport à 1990 mais cette réduction devrait atteindre 32 % dès l’année prochaine. Comme pratiquement tous les pays du monde l’Allemagne ratifia l’accord de Paris consistant à oeuvrer afin de maintenir le réchauffement du climat bien en dessous de 2 degrés et de poursuivre les efforts pour qu’il ne dépasse pas 1,5 degrés. La planète s’est déjà réchauffée de 1 degré Celsius depuis le début de l’ère industrielle en raison de la production d’origine humaine des gaz à effet de serre. De nombreux spécialistes affirment que le monde est confronté aux conséquences de ce réchauffement : élévation du niveau des mers, ouragans plus violents et incendies de forêts.

En dépit des erreurs du passé qui avaient conduit à accuser l’Allemagne d’hypocrisie, Kemfert affirma que la décision prise à l’issue de cette réunion permettra à son pays d’atteindre l’objectif de 55 % de réduction de carbone émis par rapport à 1990 dès 2030 et de 80 % en 2050. Martin Kaiser, directeur de Greenpeace Allemagne et membre de la commission a déclaré : « C’est bien de constater que l’Allemagne a maintenant un plan pour abandonner le charbon et nous sommes en passe de devenir un pays « sans carbone » « . Il s’est aussi félicité de l’abandon de la destruction des restes de la forêt de Hambach à l’ouest de Cologne pour ouvrir une mine de lignite. Malgré cette décision des manifestants ont exprimé leur désappointement devant le Ministère de l’Industrie à Berlin au sujet de l’objectif manqué de réduction des émissions de carbone alors qu’un sondage d’opinion révélait que 73 % des Allemands sont en faveur d’une accélération de l’abandon du charbon. Les leaders de 4 régions (landers) ont été déçus par les décisions de la commission car ils n’ont pas réussi à obtenir les 68 milliards d’aide pour les compensations qu’ils réclamaient. Deux régions vont faire face à des élections difficiles et il est probable que les lands de Saxe et de Brandebourg voient l’émergence du parti d’extrême droite Alternative for Germany (AfD). Cette feuille de route sera réexaminée tous les 3 ans, selon la décision de la commission, et les dates arrêtées pour les objectifs fixés pourraient être repoussées. Ces objectifs sont considérables. Dès 2022 une capacité de 12,5 gigawatts sera arrêtée, le quart de la production électrique à partir du charbon, soit 24 centrales électriques et en 2030 seules 8 centrales devraient encore être opérationnelles pour une puissance de 17 gigaWatts.

Commentaires. Outre le fait que cet article est un pamphlet « climato-réchauffiste » – inutile d’épiloguer ici, ce sera l’objet d’un prochain billet – il révèle que, sous la pression des écologistes et le parti des Verts, emmenés par Greenpeace, l’Allemagne a tout simplement décidé de se suicider économiquement. Prendre des décisions aussi radicales alors qu’il n’existe encore aucune technologie de stockage de l’électricité fiable hormis le pompage-turbinage de l’eau qui reste très limité est absurde. L’exemple des Nouvelles-Galles du sud, de l’Australie du Sud et de l’Etat de Victoria en Australie est révélateur. Les milliers d’éoliennes installées un peu partout dans ces deux Etats n’ont pas été capables d’alimenter les conditionneurs d’air ces dernières semaines – c’est vrai et c’est caricatural – et les Australiens subissent des black-out à répétition depuis le début de l’été austral.

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Par exemple l’unité de stockage d’Elon Musk installée à Hornsdale en Australie du Sud d’une capacité de 100 MW ne peut en pointe délivrer que 129 MWh et ceci pendant une durée limitée à 80 minutes ! C’est vrai aussi et c’est tout aussi caricatural. Or les moulins à vent installés à proximité atteignent difficilement leur pleine production que 28 % du temps. Et c’est ce qui provoque les coupures intempestives car dans la réalité, pour cette seule installation, il a chroniquement manqué 657 MWh qui auraient du être injectés chaque jour sur le réseau au cours du mois de janvier 2019 afin d’assurer la stabilité de ce dernier.

La situation en Australie du Sud préfigure celle que connaîtra l’Allemagne dans peu d’années à moins de réaliser des investissements pharaoniques dans le stockage des énergies intermittentes dites « renouvelables ». L’installation de Hornsdale a coûté au contribuable australien la coquette somme de 150 millions de dollars (AUD). Combien faudra-t-il d’installations de ce type en Allemagne pour assurer un début de stabilité du réseau électrique lorsque la production électrique dépendra pour 80 % des énergies éoliennes et solaires ? Nul ne le sait. Le journaliste du LA Times s’est bien gardé de mentionner ce problème qui selon toute vraisemblance n’a pas été abordé par cette commission gouvernementale. Enfin, l’autre lubie des « Verts » est la smart-grid, le réseau intelligent comportant au pied de chaque éolienne une batterie de stockage de la taille d’un gros réfrigérateur ou alors chez chaque particulier une batterie murale de la taille d’un grand téléviseur pour la modique somme de 7800 euros, chaque consommateur particulier participant à l’élaboration de cette smart-grid. On en est loin. Entre le rêve et la réalité il y à un abysse.

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Enfin le carburant diesel ayant été banni par les mouvements écologistes il faudrait que le gouvernement allemand se pose la vraie question pour sauver son industrie automobile qui s’apprête à se reconvertir aux véhicules électriques puisque le marché du diesel va s’effondrer. Avec une production électrique majoritairement peu fiable comment les Allemands feront-ils pour recharger les batteries de leur voitures électriques fabriquées par Daimler ou Audi ? Je suggère au gouvernement allemand de bien étudier ce problême.

Source et illustration : Los Angeles Times, article d’Erik Kirschbaum du 26 janvier 2019. Autres données relatives à l’Australie : notalotofpeopleknowthat.wordpress.com

Transition énergétique : les effets secondaires en Allemagne …

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Une information dont les grands médias main-stream ne disent pas un mot et qui est particulièrement significative de la politique insensée de transition énergétique est la détresse de plus en plus répandue de la « pauvreté énergétique » des citoyens allemands. C’est un phénomène de société dans le pays le plus riche d’Europe qui traduit bien l’incohérence des décisions prises par les politiciens poussés le dos au mur par le parti écologiste de l’Allemagne. À la suite de l’accident de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima-Daiichi l’Allemagne s’est lancée à grands frais dans la reconversion de son énergie nucléaire en moulins à vent. Pour atteindre ce but le prix de l’énergie électrique a plus que doublé en quelques années sans parler des investissements pharaoniques qui ont parallèlement contraint les énergéticiens à maintenir des centrales ultra-polluantes brûlant du charbon de mauvaise qualité pour pallier aux intermittences des énergies dites « renouvelables ».

Résultat de cette lubie : plus de 300000 foyers allemands ne peuvent plus payer leur note d’électricité et plus de 60000 n’ont également pas pu payer leur note de gaz naturel provenant de Russie en plein milieu de l’hiver. On ne va tout de même pas incriminer les Russes ! Seul le quotidien Spiegel a mentionné cette situation à demi-mots car ça fait désordre. En dépit du fait que l’Allemagne a installé tellement de moulins à vent et de panneaux solaires dont la puissance nominale est suffisante pour assurer l’alimentation électrique de tout le pays par jour de grand soleil et de bon vent, le pays n’a pas été capable depuis le début de ce programme extravagant de transition énergétique de réduire d’un gramme ses émissions de carbone sans parler ici de la pollution …

Ça s’appelle aussi la transition de la justice sociale : les grandes compagnies impliquées dans cette transition énergétique s’en mettent plein les poches sur le dos des contribuables et des consommateurs d’énergie mais les pauvres et les un peu moins pauvres sont les laissés pour compte du rêve écologiste démesuré allemand. Voilà ce à quoi doivent se préparer les Français dès les toutes prochaines années au nom du sauvetage du climat. Du grand n’importe quoi !

Source : blog de Pierre Gosselin, illustration : Spiegel du 26 mai 2018

L’Allemagne a maintenant son Don Qixote !

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Le puissant Ministre de l’Économie allemand, Peter Altmaier, a reconnu que l’Energiewende (en français transition « énergétique écologique et responsable ») était une vue de l’esprit, rien que ça …

Il y a une dizaine d’années l’Allemagne opta résolument pour les énergies renouvelables afin de réduire la consommation de charbon largement utilisée pour la production d’électricité. Puis survint le grand tremblement de terre du Kanto au Japon qui provoqua l’accident de la centrale électro-nucléaire de Fukushima-Daiichi. C’est alors que le gouvernement allemand décida d’abandonner la technologie nucléaire ce qui accéléra l’ « Energiewende ». Aujourd’hui avec plus de 100 gigawatts de capacité de puissance dite « renouvelable » installée et plus de 150 milliards d’euros d’investissements, l’Allemagne émet toujours autant de CO2 dans l’atmosphère car les sources d’énergie renouvelables ne sont pas fiables en raison du caractère aléatoire de leur production.

Selon Altmaier le gouvernement a abusé de la confiance des citoyens car il faudra encore plusieurs décennies pour développer des technologies susceptibles de stocker suffisamment d’énergie pour pallier aux nuits sans soleil – c’est une évidence – et aux journées sans vent, c’est une autre évidence que semblent ignorer les écologistes. La programmation de l’Energiewende a été, toujours selon le Ministre, faite en dépit du bon sens sans intégrer un réseau correctement pensé et conçu pour être adapté à l’apport intermittent des énergies renouvelables. Pour lui, les « Verts » ont des idées mais elles ont des limites et elles créént des problèmes bien pires que la solution toute théorique des énergies renouvelables. Par exemple une isolation thermique excessive des logement, un aspect prôné par les « Verts » pour économiser de l’énergie et inscrit dans la loi allemande est souvent catastrophique. Les logements deviennent tout simplement insalubres en raison de l’accumulation d’humidité !

Pour Altmaier il suffit de constater que les deux pays les plus avides d’énergie, les USA et la Chine – on pourrait aussi ajouter le Japon – ont bien compris que la course aux énergies vertes était perdue d’avance et qu’ils feront toujours appel aux combustibles fossiles carbonés, en particulier le charbon, pour maintenir leur industrie à un niveau compétitif sur le plan international. Maintenir l’Energiewende pourrait détruire la compétitivité de l’industrie allemande. L’Allemagne, comme le concluait le Ministre doit donc changer de politique et songer à abandonner tout simplement les moulins à vent et autres panneaux solaires car ce n’est qu’un rêve !

Source : Die Welt via le blog de Pierre Gosselin, illustration Peter Altmaier

Transition énergétique en Europe : la Suisse en subit les conséquences

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C’est une dépêche de l’ agence AWP qui a sorti l’information : la Suisse souffre de la baisse des tarifs de l’électricité en Europe. Dans ce pays où la production électrique est contrôlée par l’Etat ce sont les cantons et les villes qui bénéficient des revenus nets disponibles procurés par les centrales électriques qu’elles soient nucléaires, à combustibles fossiles ou hydro, hors TVA qui n’est que de 8 % en Suisse pour ce produit. Globalement ce sont 2,6 milliards de francs qui sont reversés aux collectivités locales chaque année, ce qui correspond à environ 30 % de l’ensemble des dépenses d’électricité toujours sans tenir compte de la TVA qui est gérée au niveau fédéral. Les prix du kWh sur le marché spot ont baissé en Europe et si de nombreuses compagnies d’électricité se trouvent en difficulté en raison de cette baisse, notamment en Allemagne et en Espagne, ce n’est pas pour autant que les consommateurs ont vu leur facture allégée alors que les énergies électriques dites renouvelables sont par définition gratuites, c’est tout le contraire.

Quelle est l’explication de ce paradoxe ? Tout simplement l’obligation légale de ces compagnies à acheter au prix fort l’électricité alternative d’origine éolienne ou solaire afin de financer la transition énergétique mais à revendre cette énergie aléatoire aux ménages à des prix contrôlés par les gouvernements. Au final ce sont donc eux qui paient pour la transition énergétique et dans le même temps les compagnies d’électricité se retrouvent en grande difficulté financière. Les cantons suisses de montagne ont trouvé une parade. Ils gèrent les barrages d’altitude et contribuent à la stabilité du réseau électrique européen grâce au pompage et au turbinage et cette intervention est facturée aux compagnies d’électricité en particulier allemandes.

Un autre paramètre qui grève tant la trésorerie des électriciens que celle des cantons est le tarif préférentiel accordé aux gros consommateurs industriels d’électricité, chimie, pharmacie, transports, raffinage des métaux précieux, etc qui de ce fait ne contribuent pas aux budgets locaux. Et ces avantages accordés aux industriels n’est pas négligeable puisqu’ils consomment 28 % de l’électricité produite dans le pays ! Encore une fois ce sont les ménages qui mettent la main à la poche … Voilà en quelques ligne exposés les « bienfaits » de la transition énergétique exigée par les gouvernements européens et les Suisses ne sont pas vraiment satisfaits d’autant plus que pour installer le moindre moulin à vent dans la Confédération il faut une votation dans la grande majorité des cas négative.

Source : AWP, 20 janvier 2018 à 09h01