Grand froid : où est l’énergie renouvelable ?

 

Grand froid: l’approvisionnement électrique de la France assuré mercredi

Paris – La France sera suffisamment approvisionnée en électricité mercredi pour affronter la vague de froid, mais la situation reste « sous forte vigilance » pour les jours suivants, même si aucune coupure de courant n’est prévue à ce stade, a indiqué RTE mardi.

« Pour la journée de demain, RTE aura les capacités de production disponibles en France et à l’étranger suffisantes pour couvrir les besoins électriques de la France », a déclaré un porte-parole du gestionnaire du réseau de transport d’électricité, lors d’une conférence téléphonique.

Au niveau national, la température moyenne sera de 6°C sous les normales de saison, un peu moins froide que le niveau de -6,4°C prévu initialement par Météo France, ce qui réduit légèrement la consommation électrique anticipée, a-t-il détaillé.

L’Hexagone est en effet hautement « thermosensible »: la popularité des radiateurs électriques, qui chauffent un tiers des logements, fait qu’une baisse d’un degré de la température hivernale représente une consommation additionnelle de courant de l’ordre de 2.400 mégawatts (MW), l’équivalent de deux gros réacteurs nucléaires.

Le gestionnaire du réseau à haute tension prévoit une consommation de 93.000 mégawatts à la pointe de 19H00 mercredi, quand les Français regagnent leur domicile et poussent le chauffage, face à une production totale disponible en France de 91.250 MW, à laquelle s’ajoutent de 2.000 MW à 4.000 MW de capacités d’importation. « En conséquence, les solutions exceptionnelles graduelles prévues en cas de vague de froid importante et durable ne seront pas activées pour la journée de demain », a indiqué le porte-parole de la filiale d’EDF. « Il n’y a évidemment par de coupure programmée non plus pour la journée de demain et pour le reste de la semaine à ce stade », a-t-il ajouté. Les capacités d’importation de la France sont réduites par la vague de froid qui touche également les pays voisins, tandis que ses moyens de production étaient amputés de six réacteurs nucléaires à l’arrêt mardi, sur les 58 que compte le parc français d’EDF.

Parmi les mesures susceptibles d’être activées figurent entre autres le lancement d’alertes incitant les consommateurs à réduire leur consommation en heures de pointe, l’interruption de l’alimentation de 21 sites industriels ou la réduction de la tension de 5% sur le réseau.

Pour jeudi, avec une température qui devrait se situer 5,7° sous les normales saisonnières, RTE prévoit une consommation de 94.700 MW. Les prévisions seront réactualisées mercredi en fin d’après-midi, le déclenchement de mesures exceptionnelles demeurant une option possible. « La situation reste sous forte vigilance » jeudi et vendredi, a indiqué le porte-parole, « puisque la vague de froid va se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine ». Durant le week-end, la consommation d’électricité se réduit, l’industrie tournant alors au ralenti.

(©AFP / 17 janvier 2017 19h46)

Quand j’ai lu cette dépêche de l’Agence France Propagande je me suis posé une seule question : les énergies renouvelables, les moulins à vent, les panneaux solaires et les fermenteurs de biomasse ne peuvent-ils pas pallier à la demande supplémentaire en énergie ? C’est à grands frais (pour les contribuables) que ces énergies alternatives ont été installées par le gouvernement afin de réduire de 50 % l’apport du nucléaire dans le paysage énergétique de la France comme l’a rappelé avec un peu trop de désinvolture Manu Valls à l’horizon 2025 ! C’est tout simplement grotesque qu’un candidat à la magistrature suprême tienne de tels propos. La France est donc condamnée à importer des kWh à grands frais auprès des pays voisins puisque les températures sont « anormalement » basses alors que six réacteurs nucléaires sont toujours à l’arrêt pour inspection de sécurité. Ces arrêts ont été effectués à la demande des écologistes qui ont considéré, sans aucune preuve tangible à l’appui, que l’acier des boites à eau des générateurs de vapeur pouvait être « anormalement » trop riche en carbone. Dans l’anormal on ne fait pas mieux comme démagogie …

Tous les Français risquent un black-out qui se répercuterait alors sur l’ensemble de l’Europe car la production électrique de la France est un élément stabilisateur indispensable pour l’ensemble du réseau électrique de la zone européenne continentale.

Alors il va falloir brûler du gaz et du charbon, merci pour le climat. Par un concours de malchance incroyable les réserves de gaz naturel sont quasiment épuisées et aucun méthanier n’est en vue depuis l’Algérie : un véritable coup monté ! J’ai aperçu ce matin ancré au large de Santa Cruz de Tenerife un méthanier avec ses 4 sphères caractéristiques visiblement à vide et attendant un ordre d’affrêtement de l’Algérie. Les installations algériennes de liquéfaction du méthane ont de gros problêmes récurrents de maintenance et il se trouve que le pays est incapable d’honorer les contrats de livraison de gaz. Alors, faudra-t-il demander aux Français de tous souffler en coeur pour faire tourner les moulins à vent et plaire ainsi à Mademoiselle Ségolène ? Voilà où en est réduite la France, le pays le moins pollueur du monde en terme de kWh produits, pour plaire aux écologistes qui détestent autant l’uranium que le CO2 … Du grand n’importe quoi !

Pire encore quand j’ai découvert cette autre dépêche de l’Agence France Propagande quelques heures plus tard :

Grand froid: la France connaît une « trop forte dépendance » au nucléaire (Royal)

Paris – La ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, a reconnu mardi qu’il existait en France « une trop forte dépendance » au nucléaire, alors que les pouvoirs publics appellent à limiter la consommation électrique en raison de la vague de froid.

« On le voit actuellement qu’il y a une trop forte dépendance puisque, dès qu’il y a plusieurs réacteurs à l’arrêt pour des raisons de contrôles de la sûreté nucléaire par l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire, ndlr), on se rend compte qu’il y a une tension sur l’énergie », a déclaré Mme Royal lors de la cérémonie de voeux de son ministère.

La ministre a insisté sur le besoin de rééquilibrer le mix énergétique en France, en prenant appui sur la loi de transition énergétique, qui prévoit de ramener de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025.

« En changeant ses comportements, on peut économiser la production de quatre réacteurs nucléaires », a insisté Mme Royal, ajoutant que cela permettait aussi de faire baisser le prix de l’électricité car « plus il y a de demande, plus il y a de tension sur les prix ».

La ministre a estimé que « d’un côté, on a beaucoup de gaspillage et de l’autre côté une précarité énergetique avec des gens qui n’ont pas les moyens de se chauffer ».

Mme Royal a assuré avoir « demandé l’extinction de tous les bureaux la nuit », jugeant qu’il y avait « une marge d’action pour faire en sorte de diminuer la tension sur le courant et la précarité énergétique ».

De son côté, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE a assuré mardi que la France serait suffisamment approvisionnée en électricité mercredi, pour affronter la vague de froid.

« La situation reste sous forte vigilance » jeudi et vendredi, a également indiqué un porte-parole du groupe lors d’une conférence téléphonique, « puisque la vague de froid va se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine ».

(©AFP / 17 janvier 2017 21h48)

Je me suis permis de mettre en caractères gras quelques propos de Mademoiselle Royal pour bien montrer que le gouvernement nage dans une totale imprécision. Quatre réacteurs de moins « en changeant de comportement », cela ne fait pas le compte, un élève de CM1 le comprendrait. D’autre part Mademoiselle Royal ignore une directive émise par l’EDF conseillant aux entreprises de ne pas éteindre les bureaux la nuit pour préserver la stabilité du réseau de distribution. Il s’agit pour la plupart de ces éclairages de systèmes économiques qui induisent une forte perturbation du « cosinus phi » lorsqu’ils sont remis sous tension. Mademoiselle Royal est d’une ignorance crasse, elle parle de ce qu’elle ne connait pas et ferait mieux et le plus rapidement possible de disparaître du paysage énergétique et médiatique français …

Autres nouvelles d’ITER : fiasco déjà programmé !

Capture d’écran 2016-12-01 à 11.50.36.png

Comme mes lecteurs le savent je ne crois pas une seconde à la faisabilité du réacteur à fusion ITER. C’est une vue de l’esprit d’un groupe de scientifiques dérangés mais aussi et surtout soumis à une idéologie mondialement répandue voulant plier l’Humanité toute entière dans une paupérisation totale consistant à ne plus utiliser les combustibles fossiles ni l’uranium (ou le thorium) pour produire de l’énergie et se consacrer totalement aux énergies dites alternatives dont ITER fait partie. Selon de savants calculs avec un apport en énergie de 50 MW ITER devrait en produire dix fois plus. Le programme de développement de ce coûteux prototype est le suivant : premier plasma chaud et stable donc théoriquement exploitable produit en 2025, premières expérimentations de fusion deutérium-tritium prévues en 2035, décommissionnement de cette énorme machine de plusieurs milliers de tonnes comprenant plus d’un million de composants devant globalement coûter plus de 20 milliards d’euros en … 2042 !

Si tout se passe donc bien, ce prototype produira quelques kWs pendant seulement 7 ans ! Je répète « si tout se passe bien » c’est-à-dire conformément aux rêves de ces scientifiques qui à mon humble avis sont complètement déconnectés de la réalité. Ce qui est le plus incroyable dans ce roman de mauvaise science-fiction est que le projet de décommissionnement prend déjà forme. Il y a eu un appel d’offre pour s’occuper de nettoyer l’ensemble du site et le rendre au CEA qui est propriétaire du terrain ! Les sociétés Amec Foster Wheeler et NUKEM Technologies ont été choisies pour étudier ce décommissionnement et le consortium international ITER leur a signé un chèque de 174 millions d’euros pour étudier dès à présent cette phase critique de la fin de vie d’ITER. En effet, le fonctionnement de ce monstre pendant 7 ans seulement transformera des milliers de tonnes de composants variés en une véritable poubelle hautement radioactive encore plus dangereuse que Tchernobyl en raison du flux extrêmement intense de neutrons provoqué par la fusion deutérium-tritium inévitable car il est impossible de dévier ou confiner des neutrons à l’aide d’un champ magnétique. Il faudra que tout le démantèlement de cet équipement soit réalisé avec des robots résistants à la radioactivité car personne ne pourra s’approcher de ce monstre … Et qu’adviendra-t-il de tous ces déchets ? Personne n’en parle ouvertement !

Cette information est suffisante pour se rendre compte que les scientifiques travaillant pour le consortium ITER ne croient même pas à l’avenir de la fusion nucléaire comme source d’énergie du futur puisqu’ils songent déjà à son démantèlement dès 2042 … Je repose donc la question : quand le pouvoir politique va-t-il prendre la décision d’arrêter cet immense gâchis ?

Source : World Nuclear News

Brève : nouvelles de la centrale solaire d’Ivanpah (Californie)

Il y a quelques semaines (voir le lien) je relatais les déboires de la centrale solaire géante d’Ivanpah dans le désert de Mojave en Californie. La situation s’est aggravée il y a 48 heures avec la quasi destruction de l’un des fours. Des tubulures ont été endommagées par la surchauffe hors de contrôle provoquée par une focalisation défectueuse du rayonnement solaire.

Privée du tiers de ses capacités pour une durée indéterminée il est vraisemblable que Pacific Gas & Electric, la compagnie d’électricité sous contrat avec la centrale solaire, dénonce ce dernier pour non respect des clauses initiales. Encore un fiasco à 2,2 milliards de dollars pour satisfaire les rêves des écologistes …

Source : Los Angeles Times

https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/03/20/crise-climatique-le-soleil-refroidit/

Refroidissement généralisé dans l’industrie photovoltaïque

Capture d’écran 2015-12-29 à 08.42.18.png

Hanergy Thin Film Power Group Ltd est (était) le premier groupe industriel chinois impliqué dans les énergies « vertes » qui au début de l’année 2015 avait atteint l’arrogante capitalisation boursière de 320 milliards de dollars HK à la bourse de Hong-Kong, soit un peu plus de 40 milliards de dollars US -l’équivalent de la capitalisation de Sony Corp pour donner une idée – ne vaut plus aujourd’hui que 59 millions de dollars US. Pratiquement 40 milliards se sont volatilisés sous le Soleil.

Les dernières et poussives transactions ont été libellées en yuans alors que le titre était coté en dollars à la bourse d’Hong-Kong … Curieux ! Pas si curieux que ça puisque aux dernières nouvelles cette société ne paie plus les loyers des bureaux de sa branche Hanergie Asia-Pacific. Grandeur et déchéance de l’énergie solaire.

Source : Bloomberg. Illustration : panneaux solaires dans le Nouveau-Mexique le 27 décembre 2015