Transition énergétique : les effets secondaires en Allemagne …

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Une information dont les grands médias main-stream ne disent pas un mot et qui est particulièrement significative de la politique insensée de transition énergétique est la détresse de plus en plus répandue de la « pauvreté énergétique » des citoyens allemands. C’est un phénomène de société dans le pays le plus riche d’Europe qui traduit bien l’incohérence des décisions prises par les politiciens poussés le dos au mur par le parti écologiste de l’Allemagne. À la suite de l’accident de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima-Daiichi l’Allemagne s’est lancée à grands frais dans la reconversion de son énergie nucléaire en moulins à vent. Pour atteindre ce but le prix de l’énergie électrique a plus que doublé en quelques années sans parler des investissements pharaoniques qui ont parallèlement contraint les énergéticiens à maintenir des centrales ultra-polluantes brûlant du charbon de mauvaise qualité pour pallier aux intermittences des énergies dites « renouvelables ».

Résultat de cette lubie : plus de 300000 foyers allemands ne peuvent plus payer leur note d’électricité et plus de 60000 n’ont également pas pu payer leur note de gaz naturel provenant de Russie en plein milieu de l’hiver. On ne va tout de même pas incriminer les Russes ! Seul le quotidien Spiegel a mentionné cette situation à demi-mots car ça fait désordre. En dépit du fait que l’Allemagne a installé tellement de moulins à vent et de panneaux solaires dont la puissance nominale est suffisante pour assurer l’alimentation électrique de tout le pays par jour de grand soleil et de bon vent, le pays n’a pas été capable depuis le début de ce programme extravagant de transition énergétique de réduire d’un gramme ses émissions de carbone sans parler ici de la pollution …

Ça s’appelle aussi la transition de la justice sociale : les grandes compagnies impliquées dans cette transition énergétique s’en mettent plein les poches sur le dos des contribuables et des consommateurs d’énergie mais les pauvres et les un peu moins pauvres sont les laissés pour compte du rêve écologiste démesuré allemand. Voilà ce à quoi doivent se préparer les Français dès les toutes prochaines années au nom du sauvetage du climat. Du grand n’importe quoi !

Source : blog de Pierre Gosselin, illustration : Spiegel du 26 mai 2018

L’Allemagne a maintenant son Don Qixote !

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Le puissant Ministre de l’Économie allemand, Peter Altmaier, a reconnu que l’Energiewende (en français transition « énergétique écologique et responsable ») était une vue de l’esprit, rien que ça …

Il y a une dizaine d’années l’Allemagne opta résolument pour les énergies renouvelables afin de réduire la consommation de charbon largement utilisée pour la production d’électricité. Puis survint le grand tremblement de terre du Kanto au Japon qui provoqua l’accident de la centrale électro-nucléaire de Fukushima-Daiichi. C’est alors que le gouvernement allemand décida d’abandonner la technologie nucléaire ce qui accéléra l’ « Energiewende ». Aujourd’hui avec plus de 100 gigawatts de capacité de puissance dite « renouvelable » installée et plus de 150 milliards d’euros d’investissements, l’Allemagne émet toujours autant de CO2 dans l’atmosphère car les sources d’énergie renouvelables ne sont pas fiables en raison du caractère aléatoire de leur production.

Selon Altmaier le gouvernement a abusé de la confiance des citoyens car il faudra encore plusieurs décennies pour développer des technologies susceptibles de stocker suffisamment d’énergie pour pallier aux nuits sans soleil – c’est une évidence – et aux journées sans vent, c’est une autre évidence que semblent ignorer les écologistes. La programmation de l’Energiewende a été, toujours selon le Ministre, faite en dépit du bon sens sans intégrer un réseau correctement pensé et conçu pour être adapté à l’apport intermittent des énergies renouvelables. Pour lui, les « Verts » ont des idées mais elles ont des limites et elles créént des problèmes bien pires que la solution toute théorique des énergies renouvelables. Par exemple une isolation thermique excessive des logement, un aspect prôné par les « Verts » pour économiser de l’énergie et inscrit dans la loi allemande est souvent catastrophique. Les logements deviennent tout simplement insalubres en raison de l’accumulation d’humidité !

Pour Altmaier il suffit de constater que les deux pays les plus avides d’énergie, les USA et la Chine – on pourrait aussi ajouter le Japon – ont bien compris que la course aux énergies vertes était perdue d’avance et qu’ils feront toujours appel aux combustibles fossiles carbonés, en particulier le charbon, pour maintenir leur industrie à un niveau compétitif sur le plan international. Maintenir l’Energiewende pourrait détruire la compétitivité de l’industrie allemande. L’Allemagne, comme le concluait le Ministre doit donc changer de politique et songer à abandonner tout simplement les moulins à vent et autres panneaux solaires car ce n’est qu’un rêve !

Source : Die Welt via le blog de Pierre Gosselin, illustration Peter Altmaier

Transition énergétique en Europe : la Suisse en subit les conséquences

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C’est une dépêche de l’ agence AWP qui a sorti l’information : la Suisse souffre de la baisse des tarifs de l’électricité en Europe. Dans ce pays où la production électrique est contrôlée par l’Etat ce sont les cantons et les villes qui bénéficient des revenus nets disponibles procurés par les centrales électriques qu’elles soient nucléaires, à combustibles fossiles ou hydro, hors TVA qui n’est que de 8 % en Suisse pour ce produit. Globalement ce sont 2,6 milliards de francs qui sont reversés aux collectivités locales chaque année, ce qui correspond à environ 30 % de l’ensemble des dépenses d’électricité toujours sans tenir compte de la TVA qui est gérée au niveau fédéral. Les prix du kWh sur le marché spot ont baissé en Europe et si de nombreuses compagnies d’électricité se trouvent en difficulté en raison de cette baisse, notamment en Allemagne et en Espagne, ce n’est pas pour autant que les consommateurs ont vu leur facture allégée alors que les énergies électriques dites renouvelables sont par définition gratuites, c’est tout le contraire.

Quelle est l’explication de ce paradoxe ? Tout simplement l’obligation légale de ces compagnies à acheter au prix fort l’électricité alternative d’origine éolienne ou solaire afin de financer la transition énergétique mais à revendre cette énergie aléatoire aux ménages à des prix contrôlés par les gouvernements. Au final ce sont donc eux qui paient pour la transition énergétique et dans le même temps les compagnies d’électricité se retrouvent en grande difficulté financière. Les cantons suisses de montagne ont trouvé une parade. Ils gèrent les barrages d’altitude et contribuent à la stabilité du réseau électrique européen grâce au pompage et au turbinage et cette intervention est facturée aux compagnies d’électricité en particulier allemandes.

Un autre paramètre qui grève tant la trésorerie des électriciens que celle des cantons est le tarif préférentiel accordé aux gros consommateurs industriels d’électricité, chimie, pharmacie, transports, raffinage des métaux précieux, etc qui de ce fait ne contribuent pas aux budgets locaux. Et ces avantages accordés aux industriels n’est pas négligeable puisqu’ils consomment 28 % de l’électricité produite dans le pays ! Encore une fois ce sont les ménages qui mettent la main à la poche … Voilà en quelques ligne exposés les « bienfaits » de la transition énergétique exigée par les gouvernements européens et les Suisses ne sont pas vraiment satisfaits d’autant plus que pour installer le moindre moulin à vent dans la Confédération il faut une votation dans la grande majorité des cas négative.

Source : AWP, 20 janvier 2018 à 09h01

L’avenir de la transition énergétique écologique et solidaire

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Commandez dès aujourd’hui une « bicimachine » convertible tous usages y compris pour la production d’électricité d’appoint pour vous éclairer au cas où vous auriez oublié d’acheter un stock de bougies ou du kérosène pour la vieille lampe à pétrole toute rouillée du papy qui se trouve toujours quelque part dans votre grenier en cas de black-out électrique généralisé.

Vous pouvez dès maintenant trouver cet accessoire indispensable pour collaborer à la politique énergétique (sur)réaliste de vos dirigeants politiques (qui ont été élus par vos soins) à San Andres, district d’Iztapa, au Guatemala, mais j’ai oublié le numéro de téléphone, veuillez m’en excuser. Vous pourrez toujours vous adresser en cas d’urgence à l’Ambassade du Guatemala à Jérusalem …

Illustration : Bloomberg News

Elon Musk et la Tesla modèle 3, ça sent l’escroquerie

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Au mois d’avril dernier j’avais laissé un billet au sujet de la voiture électrique Tesla (voir le lien) et je me posais la question, à juste titre d’ailleurs, de savoir qui était réellement Elon Musk. Des éléments de réponse viennent s’accumuler depuis quelques semaines. Il y a d’abord le fiasco total de la production de la Tesla modèle 3 supposée toucher un plus large public que ses consoeurs les modèle S et X qui sont réservés à une clientèle aisée. Durant le troisième trimestre de cette année Tesla a péniblement produit 3590 véhicules perdant durant la même période la coquète somme de 619 millions de dollars. Pendant cette même période Tesla n’a produit que 220 modèle 3, tous assemblés « à la main » car les chaines de production ne sont pas encore automatisées.

Elon Musk avait pourtant, lui qui est un habitué des apparitions grandioses en public, déclaré en février dernier que la production du modèle 3 atteindrait 5000 véhicules par semaine avant la fin de l’année 2017. Force est de constater qu’il n’en est rien … Quant au modèle S Tesla n’en a produit que 1335 en novembre alors que General Motors a vendu ce même mois de novembre 2987 Chevy Bolt dont le prix est sensiblement identique à celui de la Tesla modèle 3. La Chevy Bolt n’a représenté ce même mois de novembre que 1,2 % de l’ensemble des ventes de GM. Cherchez l’erreur !

Pendant ce temps Elon Musk a présenté son semi-remorque électrique entièrement fait main. C’est un prototype, certes, mais il restera encore longtemps comme une Ferrari pour un conducteur de Deux-Chevaux. Elon Musk, avec la dette abyssale de sa société – les actions émises à Wall Street à hauteur de plus de 52 milliards de dollars – et l’organisation surréaliste de sa société, ressemble de plus en plus à un escroc habitué aux coups de pub pour attirer les investisseurs. Son dernier coup en date réalisé en 100 jours, ça sent la déconfiture à la Napoléon Bonaparte, est le fameux ensemble de batteries dit Powerpack installé à Jamestown au nord d’Adélaïde pour stocker l’électricité produite par les moulins à vent installées et exploités, eux, par la firme française Neoen. D’une capacité de stockage de 100 MW cet ensemble qui a coûté « au moins » 50 millions de dollars selon Musk devrait contribuer à lisser les pics de consommation dans cette région reculée des Nouvelles Galles du Sud (NSW), Etat qui a autoritairement opté pour l’énergie électrique « toute verte » souffre de black-out chroniques. Surgit alors une autre question : comment un tel investissement qui peut à peine subvenir aux besoins de 30000 maisons d’habitation peut-il significativement contribuer à diminuer le nombre de coupures d’électricité dont souffrent les habitant des NSW ?

Le surréalisme a atteint cette fois des sommets mais on est en Australie, ce pays étant le premier producteur de charbon dans le monde et l’un des plus importants producteurs de gaz naturel. À ne plus rien y comprendre ? Non, il reste qu’Elon Musk est un opportuniste doublé d’un escroc et que sa chute est programmée à brève échéance. Les chroniqueurs diront plus tard que c’était un visionnaire et comme beaucoup de visionnaires il n’avait aucun sens de la gestion d’une entreprise, belle excuse. Toujours est-il que certains clients de Tesla ayant versé une avance sur l’achat d’une Tesla modèle 3 et perdant patience ont tenté de se faire rembourser. Ils ont eu la douloureuse surprise de se voir opposé une close en petits caractères au bas de leur contrat stipulant que récupérer ses fonds était impossible et qu’ils devaient être patients. Comme c’est beau les technologies renouvelables !

Sources : Wolfstreet, Techxplore, Mike Shedlock, Futurism

https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/04/23/elon-musk-un-genie-un-doux-reveur-un-escroc-ou-les-trois-a-la-fois/

Pot-au-noir, dark-doldrum … dunkeflaute électrique en Allemagne !

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Dans le petit village de Taïohae au fond de la majestueuse rade en eaux profondes de Nuku Hiva (illustration Wikipedia, à droite le seul petit hôtel du village), je me souviens avoir rencontré un chirurgien opthalmologiste de Boston qui naviguait une année sur trois pour payer moins d’impôts. Il me fit un récit sinistre de la traversée du « pot-au-noir », c’est-à-dire de cette zone correspondant à l’Equateur météorologique où il n’y a pas de vent, seulement des gros nuages d’orage. Nuku Hiva (Iles Marquises) se trouve à la limite sud de ce pot-au-noir tant redouté des navigateurs qui changent d’hémisphère comme cet Américain qui avait traversé le canal de Panama et avait ensuite fait escale à Puerto Vallarta pour faire le plein d’eau et de nourriture avant de se lancer dans la traversé de la moitié de l’immense Océan Pacifique pour atteindre les Marquises. La première « terre » à l’ouest est justement Nuku Hiva après plus de 4500 miles de navigation. En anglais pot-au-noir se traduit approximativement par dark-doldrum et en allemand dunkeflaute. Il existe peut-être des mots propres aux navigateurs mais le mot allemand « dunkeflaute » signifie marasme barométrique en termes météorologiques.

Et l’ensemble de l’économie allemande redoute un dunkeflaute durable l’hiver prochain bien que ce pays ne se trouve en aucun cas près de l’Equateur. Et pourquoi ? Parce que l’Allemagne est le champion du monde de l’énergie éolienne installée par tête d’habitant. Et dans une situation de marasme barométrique comme par exemple un anticyclone persistant sur l’Europe centrale le ciel est couvert et plombé et il n’y a pas un souffle d’air. De plus les températures peuvent devenir très rudement basses. Toutes ces conditions ont été presque réunies à deux reprises durant l’hiver 2016-2017 et l’Allemagne a frôlé le back-out électrique. Seules les sources d’électricité conventionnelles telles que le nucléaire, le charbon et le gaz ont pu éviter in extremis cet incident qui se serait propagé à toute l’Europe car tous les pays sont inter-connectés. D’ailleurs la solidarité trans-nationale a joué également son rôle car aucun pays n’a intérêt pour son économie à se trouver plongé dans le noir absolu.

Un black-out ne se « répare » pas en quelques heures. Le réseau électrique étant devenu défaillant toutes les usines de production sont automatiquement déconnectées, en particulier les centrales nucléaires dont la puissance est automatiquement amoindrie avec la chute de toutes les barres de contrôle du flux neutronique, et il faut plusieurs heures voire plusieurs jours pour rétablir ce réseau étape par étape, un processus, certes, très automatisé, mais qui requiert une intervention humaine délicate dans tous les centres de dispatching importants.

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Malgré le foisonnement des moulins à vent et des panneaux solaires en Allemagne mais également dans d’autres pays d’Europe, la nouvelle marotte des écologistes qui prétendent qu’il y a toujours un peu de vent quelque part, il n’existe aucun moyen fiable de lisser, pour employer un terme de professionnel, les énergies renouvelables dans l’état actuel des technologies, ni en Allemagne ni dans aucun autre pays européen y compris le Danemark, champion dans le genre moulins à vent, qui doit faire face à une obligation quasi quotidienne de vendre à perte l’électricité d’origine éolienne et d’en acheter au prix fort quand le vent « tombe » comme chaque soir précisément aux heures de pointe de consommation, c’est tout de même de la malchance … Du coup, le prix du kWh est devenu délirant tant au Danemark qu’en Allemagne. Avec l’obligation de Madame Merkel de probablement gouverner avec les Verts dans le cadre d’une prochaine coalition gouvernementale, la situation risque de s’aggraver car il n’y a aucune possibilité d’amélioration du problème du lissage. En effet, comme en France et en Suisse il n’existe pratiquement plus de sites susceptibles d’être aménagés pour créer des retenues d’eau, seule approche de stockage fiable et économique de l’électricité par pompage puis turbinage. D’ailleurs inutile de l’envisager les Verts s’opposeraient catégoriquement à tout nouveau projet de barrage hydroélectrique.

L’agence fédérale de réseau allemande, compte tenu de l’imminence d’un incident durant l’hiver dernier, a donc mis en place des contrats avec les pays voisins dont la France à hauteur de 10,4 GW alors que la capacité nominale d’énergies renouvelables installées en Allemagne est de 90 GW ! Est-ce que cette « réserve » suffira, nul ne le sait. Selon une étude de VGB PowerTech (lien en fin de billet) il faudrait que l’Allemagne dispose d’une capacité de stockage de 21 TWh pour assurer son approvisionnement en cas de conditions anticycloniques persistant plus de 10 jours. Or l’Allemagne ne dispose que d’une capacité de stockage (pompage-turbinage) de 0,05 TWh (vous avez bien lu) et la plus grande retenue située en Thuringe d’une puissance de 1060 MW ne peut fournir en cas d’urgence de l’électricité que pendant 8 heures. Pour être totalement à l’abri d’un black-out il faudrait que l’Allemagne dispose de 2300 stations de pompage-turbinage avec retenues d’eau associées équivalentes à celle de Thuringe, cela relève de la plus pure utopie !

Autant dire qu’il est facile de comprendre devant une telle situation que l’abandon de l’énergie nucléaire exigée par les écologistes et la multiplication des moulins à vent ne feront qu’aggraver la situation mais aussi et surtout cette situation révèle au grand jour l’ineptie totale des énergies renouvelables qui ne sont pas économiquement viables.

Les estimations de Greenpeace pour pallier à ce problème de risque bien réel de black-out sont tout aussi délirantes. Il faudrait, selon cette organisation, disposer de 67 GW de centrales électriques à gaz et de 42 GW d’électrolyseurs pour stocker l’électricité sous forme d’hydrogène, une vraie usine à gaz monstrueuse totalement irréalisable de 114 GW pour lisser les heures de pointe sans vent ni soleil, ces besoins de lissage atteignant 84 GW. L’Allemagne n’est pas sortie de ses difficultés électriques et elle ne feront que s’aggraver dans le futur avec l’abandon total du nucléaire (ce que les Suisses ont aussi décidé, comme quoi la bêtise ne connait pas de frontières) et un refroidissement général du climat, synonyme de conditions anticycloniques hivernales durables comme par exemple en février 1956 : trois semaines sans vent et sans soleil et une température avoisinant les moins 25 degrés de nuit comme de jour, qui s’en souvient ? Il est illusoire d’imaginer un instant que l’exemple de l’Allemagne soit pris en compte par le frétillant ministre français de l’énergie solidaire et éolienne, énergie qui parfois n’est plus du tout renouvelable et se moque de la solidarité …

Source et illustration : sfen.org

https://www.vgb.org/studie_windenergie_deutschland_europa_teil1.html

Grand froid : où est l’énergie renouvelable ?

 

Grand froid: l’approvisionnement électrique de la France assuré mercredi

Paris – La France sera suffisamment approvisionnée en électricité mercredi pour affronter la vague de froid, mais la situation reste « sous forte vigilance » pour les jours suivants, même si aucune coupure de courant n’est prévue à ce stade, a indiqué RTE mardi.

« Pour la journée de demain, RTE aura les capacités de production disponibles en France et à l’étranger suffisantes pour couvrir les besoins électriques de la France », a déclaré un porte-parole du gestionnaire du réseau de transport d’électricité, lors d’une conférence téléphonique.

Au niveau national, la température moyenne sera de 6°C sous les normales de saison, un peu moins froide que le niveau de -6,4°C prévu initialement par Météo France, ce qui réduit légèrement la consommation électrique anticipée, a-t-il détaillé.

L’Hexagone est en effet hautement « thermosensible »: la popularité des radiateurs électriques, qui chauffent un tiers des logements, fait qu’une baisse d’un degré de la température hivernale représente une consommation additionnelle de courant de l’ordre de 2.400 mégawatts (MW), l’équivalent de deux gros réacteurs nucléaires.

Le gestionnaire du réseau à haute tension prévoit une consommation de 93.000 mégawatts à la pointe de 19H00 mercredi, quand les Français regagnent leur domicile et poussent le chauffage, face à une production totale disponible en France de 91.250 MW, à laquelle s’ajoutent de 2.000 MW à 4.000 MW de capacités d’importation. « En conséquence, les solutions exceptionnelles graduelles prévues en cas de vague de froid importante et durable ne seront pas activées pour la journée de demain », a indiqué le porte-parole de la filiale d’EDF. « Il n’y a évidemment par de coupure programmée non plus pour la journée de demain et pour le reste de la semaine à ce stade », a-t-il ajouté. Les capacités d’importation de la France sont réduites par la vague de froid qui touche également les pays voisins, tandis que ses moyens de production étaient amputés de six réacteurs nucléaires à l’arrêt mardi, sur les 58 que compte le parc français d’EDF.

Parmi les mesures susceptibles d’être activées figurent entre autres le lancement d’alertes incitant les consommateurs à réduire leur consommation en heures de pointe, l’interruption de l’alimentation de 21 sites industriels ou la réduction de la tension de 5% sur le réseau.

Pour jeudi, avec une température qui devrait se situer 5,7° sous les normales saisonnières, RTE prévoit une consommation de 94.700 MW. Les prévisions seront réactualisées mercredi en fin d’après-midi, le déclenchement de mesures exceptionnelles demeurant une option possible. « La situation reste sous forte vigilance » jeudi et vendredi, a indiqué le porte-parole, « puisque la vague de froid va se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine ». Durant le week-end, la consommation d’électricité se réduit, l’industrie tournant alors au ralenti.

(©AFP / 17 janvier 2017 19h46)

Quand j’ai lu cette dépêche de l’Agence France Propagande je me suis posé une seule question : les énergies renouvelables, les moulins à vent, les panneaux solaires et les fermenteurs de biomasse ne peuvent-ils pas pallier à la demande supplémentaire en énergie ? C’est à grands frais (pour les contribuables) que ces énergies alternatives ont été installées par le gouvernement afin de réduire de 50 % l’apport du nucléaire dans le paysage énergétique de la France comme l’a rappelé avec un peu trop de désinvolture Manu Valls à l’horizon 2025 ! C’est tout simplement grotesque qu’un candidat à la magistrature suprême tienne de tels propos. La France est donc condamnée à importer des kWh à grands frais auprès des pays voisins puisque les températures sont « anormalement » basses alors que six réacteurs nucléaires sont toujours à l’arrêt pour inspection de sécurité. Ces arrêts ont été effectués à la demande des écologistes qui ont considéré, sans aucune preuve tangible à l’appui, que l’acier des boites à eau des générateurs de vapeur pouvait être « anormalement » trop riche en carbone. Dans l’anormal on ne fait pas mieux comme démagogie …

Tous les Français risquent un black-out qui se répercuterait alors sur l’ensemble de l’Europe car la production électrique de la France est un élément stabilisateur indispensable pour l’ensemble du réseau électrique de la zone européenne continentale.

Alors il va falloir brûler du gaz et du charbon, merci pour le climat. Par un concours de malchance incroyable les réserves de gaz naturel sont quasiment épuisées et aucun méthanier n’est en vue depuis l’Algérie : un véritable coup monté ! J’ai aperçu ce matin ancré au large de Santa Cruz de Tenerife un méthanier avec ses 4 sphères caractéristiques visiblement à vide et attendant un ordre d’affrêtement de l’Algérie. Les installations algériennes de liquéfaction du méthane ont de gros problêmes récurrents de maintenance et il se trouve que le pays est incapable d’honorer les contrats de livraison de gaz. Alors, faudra-t-il demander aux Français de tous souffler en coeur pour faire tourner les moulins à vent et plaire ainsi à Mademoiselle Ségolène ? Voilà où en est réduite la France, le pays le moins pollueur du monde en terme de kWh produits, pour plaire aux écologistes qui détestent autant l’uranium que le CO2 … Du grand n’importe quoi !

Pire encore quand j’ai découvert cette autre dépêche de l’Agence France Propagande quelques heures plus tard :

Grand froid: la France connaît une « trop forte dépendance » au nucléaire (Royal)

Paris – La ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, a reconnu mardi qu’il existait en France « une trop forte dépendance » au nucléaire, alors que les pouvoirs publics appellent à limiter la consommation électrique en raison de la vague de froid.

« On le voit actuellement qu’il y a une trop forte dépendance puisque, dès qu’il y a plusieurs réacteurs à l’arrêt pour des raisons de contrôles de la sûreté nucléaire par l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire, ndlr), on se rend compte qu’il y a une tension sur l’énergie », a déclaré Mme Royal lors de la cérémonie de voeux de son ministère.

La ministre a insisté sur le besoin de rééquilibrer le mix énergétique en France, en prenant appui sur la loi de transition énergétique, qui prévoit de ramener de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025.

« En changeant ses comportements, on peut économiser la production de quatre réacteurs nucléaires », a insisté Mme Royal, ajoutant que cela permettait aussi de faire baisser le prix de l’électricité car « plus il y a de demande, plus il y a de tension sur les prix ».

La ministre a estimé que « d’un côté, on a beaucoup de gaspillage et de l’autre côté une précarité énergetique avec des gens qui n’ont pas les moyens de se chauffer ».

Mme Royal a assuré avoir « demandé l’extinction de tous les bureaux la nuit », jugeant qu’il y avait « une marge d’action pour faire en sorte de diminuer la tension sur le courant et la précarité énergétique ».

De son côté, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE a assuré mardi que la France serait suffisamment approvisionnée en électricité mercredi, pour affronter la vague de froid.

« La situation reste sous forte vigilance » jeudi et vendredi, a également indiqué un porte-parole du groupe lors d’une conférence téléphonique, « puisque la vague de froid va se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine ».

(©AFP / 17 janvier 2017 21h48)

Je me suis permis de mettre en caractères gras quelques propos de Mademoiselle Royal pour bien montrer que le gouvernement nage dans une totale imprécision. Quatre réacteurs de moins « en changeant de comportement », cela ne fait pas le compte, un élève de CM1 le comprendrait. D’autre part Mademoiselle Royal ignore une directive émise par l’EDF conseillant aux entreprises de ne pas éteindre les bureaux la nuit pour préserver la stabilité du réseau de distribution. Il s’agit pour la plupart de ces éclairages de systèmes économiques qui induisent une forte perturbation du « cosinus phi » lorsqu’ils sont remis sous tension. Mademoiselle Royal est d’une ignorance crasse, elle parle de ce qu’elle ne connait pas et ferait mieux et le plus rapidement possible de disparaître du paysage énergétique et médiatique français …