Les alarmistes du réchauffement climatique doivent revoir leur copie

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L’estimation des températures passées, au cours des dix mille dernières années, ont été largement et systématiquement surestimées en utilisant les « proxys » liés à l’évaporation différentielle entre l’eau contenant un oxygène-16 et l’eau contenant un oxygène-17 ou la présence de composés plus enrichis que la normale en carbone-13. Il en est de même en étudiant les pollens emprisonnés dans des sédiments car on est alors confronté à des conditions locales de pluviométrie, de régimes des vents et d’autres paramètres difficiles à calibrer. Pour reconstituer une évolution des températures au cours des millénaires passés il existe cependant un « proxy » qui a été très précisément calibré par une équipe de paléo-climatologues de l’Université Sun Yat-sen à Guangzhou en Chine. Il s’agit de constituants des parois bactériennes appelés dialkyl-glycerol-tetraethers provenant de bactéries acidophiles que l’on peut retrouver dans les sédiments des lacs ou les sédiments marins. Ces bactéries vivent dans le sol et sont lessivées par les précipitations pour se retrouver ensuite dans les sédiments lacustres ou marins. Selon l’hygrométrie et la température, des changements structuraux subtils ont pu être identifiés en procédant à des analyses détaillées des diverses familles de molécules de cette classe. En bref, si la « météorologie » est plus humide il y a plus de cyclisation de certaines parties de ces molécules complexes et si la température est plus élevée ces mêmes édifices moléculaires sont soumis à une méthylation plus intense. Ces découvertes récentes ont été très finement calibrées par cette équipe chinoise à la suite d’analyses de plus de 200 carottages de sédiments lacustres et de rivières disséminés sur la totalité du sol du territoire chinois. Rapprochant ces résultats issus d’une très haute technologie d’analyse moléculaire des chroniques relatives aux évènements climatiques puis des relevés beaucoup plus scientifiques des diverses stations météorologiques également disséminées sur le territoire de la Chine, ces infimes variations moléculaires ont pu être calibrées pour remonter finalement à une évaluation très précises des températures et des régimes pluviaux prévalant au cours des dix mille dernières années (lien ci-dessous dans le texte).

C’est ce qu’une équipe de paléo-climatologues de l’Université scientifique de Lyon et de l’Ecole normale supérieure de la même ville a appliqué au carottage des sédiments d’un petit lac du Velay en France qui présente tous les avantages pour qu’une telle étude aboutisse à une évaluation incontestable de l’évolution des températures au cours des dix mille dernières années. Il faut ici faire quelques précisions pour bien comprendre de degré de difficulté de ce type d’approche. Le lac de Saint-Front près du Mont Mezenc, un lac de type volcanique de cratère, petit – 500 mètres de diamètre – mais d’une profondeur évaluée à une centaine de mètres offre tous les avantages d’une telle étude car ses eaux proviennent surtout de sources profondes et les eaux de ruissellement apportant les bactéries des sols environnants, objet de cette étude, ne sont pas prédominantes. Il n’a donc pas été nécessaire de procéder à une multitude d’ajustements ou de corrections pour atteindre un résultat qui au final aurait pu être contestable.

On peut honnêtement dire que les travaux réalisés sous la direction du Docteur Ménot de l’Université de Lyon et de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon ne sont entachés d’aucun biais contestable.

Qu’a mis en évidence cette étude ?

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De l’article publié dans les Quarternary Science Reviews aimablement communiqué par le Docteur Ménot j’ai tiré le graphique ci-dessus qui mérite quelques explications pour être compréhensible aux néophytes dont je fais partie. Le cadre général est exprimé en milliers d’années avant le présent, c’est-à-dire que plus on est à la droite du graphique plus on remonte dans le temps. Juste au dessus de l’échelle de temps sont représentés les avancées et les reculs des glaciers alpins. Les zones hachurées représentent l’occupation humaine autour du lac de St-Front et entre 8000 et 11000 ans la forte abondance de pollens de noisetier (Corylus) aussi appelé coudrier. De haut en bas le graphe I est une reconstitution des températures annuelles moyennes à l’aide des pollen par deux techniques de calcul : WAPLS (Weighted Averaging Partial Least Square) et MAT (Modern Assemblage Technique) avec les marges d’incertitude figurées par les courbes en pointillé ou la zone verte respectivement. La reconstitution des températures annuelles moyennes est rendue possible en se reportant à une banque de données établie à l’échelle mondiale à partir de dizaines de milliers d’échantillons de pollen.

Dans la partie inférieure du graphique figure une reconstitution des températures moyenne à partir de l’analyse fine des dialkyl-glycerol-tetraethers d’origine bactérienne en considérant les taux de méthylation (MBT) ou de cyclisation (CBT) de ces empreintes de parois bactériennes. Les curieux peuvent lire l’article relatif à ce sujet ( https://doi.org/10.1038/s41598-019-39147-9 ). L’incertitude est exprimée par la plage colorée. La courbe située en dessous représente la différence entre les deux techniques, pollens ou bactéries ayant permis de reconstituer les températures annuelles moyennes de l’air (ΔMAAT). Il existe une concordance satisfaisante entre ces deux approches jusque vers 8500 ans avant le temps présent.

Toutefois, ces deux dernières courbes conduisent à une information supplémentaire qui n’apparaît pas clairement avec la reconstitution des températures moyennes annuelles à l’aide des grains de pollens. Cette information est la chute relative des températures correspondant à des épisodes de refroidissement généralisé du climat symbolisés par les barres verticales bleues. Il s’agit dans l’ordre, en remontant dans le temps de la période froide après la chute de l’Empire romain correspondant aux grandes invasions suivie (toujours en remontant dans le temps) de l’épisode froid à la fin de l’optimum climatique romain qui provoqua cette chute de l’Empire romain. Puis la période froide de l’âge du fer, puis vers 4000 et 6000 ans avant le temps présent deux épisodes froids bordant l’optimum climatique mycénien et enfin divers évènements de refroidissement général des températures identifiés aussi bien en Europe qu’en Chine. Si cet intervalle de temps correspond à une période interglaciaire il est important de rappeler ici que l’insolation moyenne en juillet a toujours eu tendance à diminuer depuis 10000 ans passant de 510 à 490 Watts par m2 à la latitude de 45°N.

Depuis la fin du Dryas récent, c’est-à-dire la fin de la grande glaciation qui sévit sur l’Europe et d’autres régions du monde pendant près de 100000 ans, après une remontée brutale des températures favorisant la fonte des calottes glaciaires qui, puisqu’on se trouve dans la région lyonnaise, atteignaient la ville de Lyon, ces mêmes températures n’ont cessé de diminuer jusqu’à nos jours et l’analyse fine de ces dialkyl-glycerol-tetraéthers bactériens l’a montré sans ambiguïté. Depuis la fin du Dryas récent, c’est-à-dire depuis le début de l’Holocène, après un accroissement considérable des températures moyennes ayant provoqué la fonte des calottes glaciaires continentales ces températures n’ont cessé de chuter. Ce résultat contredit ce que les climatologues affirment, à savoir que la planète entière entre à nouveau dans une ère de réchauffement. Tout au contraire cette même planète se trouve vivre la fin d’une ère interglaciaire qui débuta au cours du Dryas récent et apporta des températures clémentes et une pluviométrie favorable ayant contribué à l’apparition de l’agriculture au Moyen-Orient et en Chine, l’abondance des récoltes, la création des villes, de l’écriture, en un mot la civilisation telle qu’on la connaît aujourd’hui.

Source et illustrations : https://doi.org/10.1016/j.quascirev.2019.106109

La découverte de l’origine de l’acide sulfurique stratosphérique : une vraie saga

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Des études détaillées des carottes glaciaires tant du Groenland que de l’Antarctique ont indiqué la présence d’acide sulfurique dans l’atmosphère provenant d’éruptions volcaniques d’origine intertropicale pour celles qui coïncidaient au niveau de leur date. Ces travaux répertoriant tous ces évènements ne sont pas récents car ils datent de plusieurs années mais ils ont fait l’objet de nombreuses études ultérieures ayant permis de préciser l’effet des éruptions volcaniques majeures sur l’évolution des températures. Au cours des 1000 années passées de l’ère commune (après JC) il y eut trois éruptions volcaniques majeures ayant eu lieu dans la zone intertropicale puisqu’elles ont laissé leur empreinte sensiblement de la même amplitude tant dans les glaces du Groenland que de l’Antarctique. Il s’agit des éruptions cataclysmiques du Samalas en Indonésie, du Kuwae au Vanuatu et du Tambora également en Indonésie aux alentours respectivement de 1257, 1458 et 1815. Les dates 1257 et 1458 ont été déterminées par la chronologie glaciaire qui n’est exacte qu’à quelques années près compte tenu du tassement de la glace mais également des constantes remises en cause de cette datation. L’explosion du Kuwae a ainsi pu avoir lieu en 1452 ou 1453 et à ses effets sur le climat fut attribuée la chute de Constantinople.

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Ces éruptions ont propulsé dans l’atmosphère des oxydes de soufre, principalement du SO2, à des altitudes supérieures à 20000 mètres. L’éruption du Pinatubo a enfin permis il y a quelques dizaines d’années de bien explorer et comprendre quelle était l’incidence de ces émissions massives d’oxyde de soufre dans les hautes couches de l’atmosphère au niveau des températures relevées instrumentalement au sol. La présence d’aérosols (AOD = aerosol optical depth) a été reconstituée à partir des obervations relatives à l’éruption du Pinatubo et l’acide sulfurique (échelle de gauche) estimée à l’aide des analyses des carottes glaciaires. Une analyse isotopiques plus fine tant au niveau du soufre (teneur en S-33) que de l’oxygène (0-17) a confirmé la nature stratosphérique de l’acide sulfurique présent dans les carottes glaciaires. Les effets de ces très fortes éruptions sur le climat ont été bien répertoriés dans les chroniques passées. Lors d’une éruption volcanique de grande ampleur les températures chutent en moyenne de 1 degrés et le retour à la normale demande de 5 à 10 années. La perturbation isotopique fut particulièrement bien étudiée pour une éruption volcanique qui eut lieu aux alentour de l’année 566 de l’ère présente, et elle s’applique aux autres évènements volcaniques qui eurent lieu plus tard :

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La perturbation isotopique du SO2 est plus caractéristique encore en ce qui concerne l’oxygène-17 par rapport à la teneur moyenne. La seule explication qui puisse satisfaire ces observations est que la formation d’acide sulfurique ne peut avoir lieu que dans la stratosphère en présence de rayonnement UV intense et d’oxygène singulet coexistant avec l’ozone :

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Ceci constitue une sorte de vérification de la présence de ces « pluies acides » qui ne sont observées que lors d’éruptions volcaniques violentes expulsant de grandes quantités de SO2 dans la statosphère alors que les émissions de SO2 liées à l’activité humaine ne peuvent pas provoquer de pluies acides supposées dévastatrices pour les forêts et tant décriées par les écologistes.

Sources et illustrations : https://doi.org/10.1038/s41467-019-08357-0 et deux articles du Docteur Michael Sigl du Desert Research Institute à Reno, Nevada aimablement communiqués par le Docteur Elsa Gautier de l’Université de Grenoble ainsi que l’article cité en référence ci-dessus qui est chaleureusement remerciée ici.

Le CO2, ça paie pas assez alors il y a le méthane

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Dans la rubrique des gaz à effet de serre, l’espèce d’hystérique qui a réussi à être élue avec l’étiquette démocrate représentante de la ville de New-York au Congrès américain, en rajoute une couche avec son « Green New Deal ». Vue sa sale tête, elle est soit vegan, soit mal baisée soit les deux. Toujours est-il que pour combler ses frustrations elle s’est lancée dans la guerre contre les pétulances des bêtes à corne. Comme elle s’inquiète du méthane – hautement toxique pour le climat – Alexandria Ocasio-Cortez doit donc être vegan, du moins c’est ma conviction que je ne partage qu’avec moi-même.

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Cette pasionaria du climat et de la plus orthodoxe des écologies prône donc l’interdiction de l’élevage bovin. Ce qu’elle a oublié de mentionner dans ses diatribes passionnées c’est ce qui arrive au méthane d’origine naturelle mais aussi à celui des décharges d’ordures ménagères, des étangs et enfin des pétulances des 7 milliards de bipèdes que compte la planète. Le méthane se retrouve dans l’atmosphère, c’est un fait, et une partie de ce gaz a tendance à se retrouver dans la stratosphère puisque sa densité est inférieure à celle de l’air, et il va préférentiellement entre 10 et 60 km d’altitude. En présence de rayonnement ultra-violet le méthane, en contact avec l’oxygène, est rapidement oxydé pour produire du CO2 et de l’eau :

CH4 + 2 O2 -> CO2 + 2 H2O

Cette simple équation chimique explique pourquoi il y a toujours environ 4 ppm en volume de vapeur d’eau dans la stratosphère alors que compte tenu des très basses températures de la troposphère de – moins 60°C dans les basses couches de la stratosphère – toute la vapeur d’eau aurait du disparaître par condensation et formation de cristaux de glace qui par gravité retombent vers les basses altitudes. Cette présence de vapeur d’eau dans la stratosphère a intrigué les physiciens spécialistes de l’atmosphère et seule la présence de méthane et son oxydation par l’oxygène peut l’expliquer. Alors si le méthane est un dangereux gaz à effet de serre cette affirmation est en contradiction avec les observations mentionnées ici.

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Illustrations et sources : The Daily Caller, et Climate Depot

Evolution des températures de surface au Groenland

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C’est en partant des données brutes des estimations des températures passées à l’aide du proxy δ18O et de la quantité d’air dans les bulles emprisonnées dans les carottes de glace procurant une indication de l’altitude de la glace au moment de sa formation provenant de 5 sites de sondage au Groenland que l’évolution des températures de surface a pu être reconstruite. Ces données disponibles au public (lien) ont été filtrées en utilisant une fenêtre temporelle de 2400 ans et moyennées pour chaque 20 années entre 9700 avant l’ère présente et 1980 + 20 *. De plus l’évolution de la teneur atmosphérique en CO2 a également été obtenue au cours de l’analyse de ces mêmes carottages.

Et voici ce que cette reconstruction montre :

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Il y eut entre les années – 8000 et – 4000, au moins vers 75° de latitude nord, une longue période beaucoup plus chaude qu’aujourd’hui (traits jaunes) alors que la teneur en CO2 était comprise entre 260 et 265 ppm (points bleus). Depuis – 4000 la tendance est donc au refroidissement et les carottages de glace ne mentent pas. On pourra bien se gratter l’épiderme crânien aussi longtemps que l’on voudra, il apparaît qu’il n’existe aucune corrélation entre le CO2 et l »évolution de la température de surface au Groenland …

Note. Il faut environ 20 ans pour que la glace devienne compacte. * Moyennes sur 20 ans.

http://www.iceandclimate.nbi.ku.dk/data/Temperature_reconstruction.pdf

Changement climatique : le problème des 75 % selon Bill Gates

Bill Gates tient un blog (gatesnotes) et on y trouve des pépites comme celle qu’il a laissé le 17 Octobre 2018 et que je relate ici. Quelles innovations viennent à l’esprit quand on veut combattre le « réchauffement du climat » partant du principe que ce réchauffement est provoqué par le CO2 rejeté dans l’atmosphère par l’activité humaine ? Il vient immédiatement à l’esprit que les moulins à vent et les panneaux solaires c’est exactement ce à quoi presque tout le monde pense. Les prix des turbines des éoliennes et des panneaux solaires ont considérablement diminué ces dix dernières années et de nombreux pays ont décidé que ces sources d’énergie électrique contribueront à la maîtrise du climat. C’est une bonne nouvelle pour les pays qui sont très ensoleillés ou qui sont traversés par des vents constants. Mais la nuit et sans vent il y a un problème toujours pas résolu et qui ne le sera peut-être jamais : on ne sait pas stocker l’énergie électrique à grande échelle et il faudra peut-être attendre des dizaines d’années pour voir apparaître des technologies permettant de maîtriser ce problème.

En réalité, comme le souligne Bill Gates, et il a raison, la production électrique dans le monde n’est responsable que de 25 % des émissions du CO2 accusé d’être la cause du réchauffement observé depuis le milieu du XXe siècle. Si toute l’énergie électrique produite devenait par un coup de baguette magique totalement exempte de rejets de carbone par quel autre coup de baguette magique pourra-t-on gérer les 75 % de rejets de CO2 restant ? Selon l’IPCC il y a urgence et dans dix ans il faudra disposer de technologies adéquates pour atteindre les objectifs fixés d’une réduction de 80 % des émissions de carbone à l’horizon 2050.

D’où proviennent les émissions de carbone ? Je ne sais pas si le vieux Bill est végétarien mais le graphique qu’il a mis sur son blog laisse rêveur :

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À noter que les flatulences et les pétulences des animaux à corne sont considérées comme des gaz à effet de serre et sont exprimées ici en équivalents de CO2, ce qui fait que l’agriculture représente 24 % des émissions (en équivalent) de carbone. Si Bill Gates était honnête avec lui-même il devrait soustraire de cette estimation tout le carbone immobilisé sous forme d’herbe, de maïs et d’autres aliments proposés au bétail par la photosynthèse végétale … Il est raisonnable de penser que le bilan global en carbone de l’élevage est proche de zéro. Il n’empêche que des commandos de « vegans » n’en pensent pas moins et organisent des actions terroristes à l’encontre des boucheries et des abattoirs pour sensibiliser l’opinion au problème des pêts des bestiaux !

Bill Gates a bien appris sa leçon (?) quand il prétend que les transports ne représentent que 14 % des émissions de carbone et les bâtiments avec des gens qui y vivent ou y travaillent seulement 6 % de ces émissions. Naturellement Gates ne cite pas ses sources, il a probablement sorti ces chiffres de son chapeau. Quant à quantifier l’industrie de seulement 21 % des émissions totales de carbone, on peut encore se poser des questions. Gates, qui est un grand voyageur dans son jet privé considère que le poste d’émissions de carbone transports est fortement alourdi par les bateaux, les avions et les camions, ben voyons !

Finalement en dehors des oeuvres humanitaires supervisées par son épouse Melinda, le vieux Bill écrit n’importe quoi.

Source et illustration gatesnotes daté du 17 octobre 2018

Nouvelles du Japon : Le débat entre météorologues et climatologues.

Le site de Kirye (@KiryeNet) est éloquent. Durant les 30 dernières années – on peut presque parler alors d’évolution du climat – les relevés météo sont clairs en ce qui concerne le Japon : il n’y a pas eu de « réchauffement » du climat en se limitant strictement aux données de la Japan Meteorological Agency (JMA). Pour Tokyo la JMA a recensé le nombre de jours où la température a été égale ou inférieure à zéro degrés C :

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Je confirme car je me trouvais à Tokyo au début de l’année 2006 et les trottoirs des rues du quartier d’Akebonobashi près de Shinjuku étaient verglacés à 21h et l’hiver 2018 a connu trois épisodes neigeux suivis de basses températures inhabituelles en particulier le 22 janvier avec des chutes de neige jamais vues dans cette ville depuis plus de 50 ans. Je rappelle que Tokyo se trouve au bord de la grande baie du même nom à une latitude sensiblement égale à celle d’Alger.

En dépit du fait que la doxa officielle clame que le CO2 est un facteur influant sur l’augmentation des températures – en d’autres termes « le réchauffement climatique global » – force est de constater qu’en ce qui concerne Tokyo ce n’est pas le cas. De surcroit depuis le grand tremblement de terre du 11 mars 2011 suivi d’un tsunami géant dévastateur, des milliers d’entreprises se sont équipées en urgence de groupes électrogènes pour éviter un black-out à la suite de la fermeture de toutes les centrales nucléaires du pays. Puis de nombreuses centrales électriques utilisant du charbon comme combustible ont été réactivées et d’autres centrales électriques de ce type construites en particulier près de Tokyo au sud des villes de Chiba et de Yokohama, il semble évident que tout ce CO2 surajouté à l’atmosphère ambiant n’a pas été suivi d’augmentation des températures telles que relevées par la JMA.

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Mais attention, ces relevés sont de la météorologie et non de la climatologie : la climatologie est une science qui s’intéresse au passé, comment pourrait-elle s’intéresser au futur ? La météorologie est une science basée sur des observations quotidiennes et elle est incapable de faire des prévisions fiables à plus de 5 ou 6 jours !

Source et illustration : blog de Kirye repris par Pierre Gosselin (notrickszone.com) le 8 décembre 2018 et le jardin de la maison de mon fils, à Tokyo, le 22 janvier 2018 à 22 heure locale.

La guerre civile syrienne et le climat : un lien ? Pas de preuves !

Le précédent président de la République française, spécialiste du climat comme chacun s’en souvient, avait déclaré droit dans ses bottes que les tremblements de terre étaient provoqués par le réchauffement du climat. Peut-être que les plus farouches supporters de ce clown l’avaient cru … Dans le même genre d’ineptie certains politologues avisés et possédant également de solides connaissances en climatologie ont fait un rapprochement entre ce réchauffement du climat et la guerre civile syrienne. Car il faut, pour proférer de telles affirmations, s’appuyer sur des faits incontestables. Or ce n’est pas le cas et de nouveau et encore les activistes écolo-climatiques n’ont pas d’autres préoccupations que d’incriminer le réchauffement du climat comme étant la cause primaire de toutes sortes de dérèglements allant de l’apparition du virus Zika aux fluctuations de la bourse en passant par le déraillement des trains, l’afflux de réfugiés en Europe ou encore la disparition des chauve-souris.

Tiens ! À propos de chauve-souris une éminence mondiale de l’étude des écosystèmes a affirmé que les installations de moulins à vent un peu partout dans la campagne profonde tant d’Allemagne que de France conduira inévitablement à la disparition définitive de certaines espèces de chauve-souris et décimera des populations entières d’oiseaux migrateurs mais, il faut tout de même se réjouir de l’installation de cette source d’énergie renouvelable, conviviale, festive et citoyenne, les rapaces nocturnes semblent apprendre que les moulins à vent sont dangereux et ils ont tendance à les éviter. Pour conclure ce petit aparté qui n’a rien à voir avec la guerre civile syrienne on pourrait aussi incriminer le réchauffement climatique dans cette mort programmée de certaines chauve-souris puisqu’elles sont installées pour parait-il réduire les émissions de gaz à effet de serre. Je me marre …

Mais revenons à la Syrie, le Docteur Tobias Ide du Brauschweiger Georg Eckert Institute a compilé les arguments avancés pour expliquer « climatiquement » la guerre civile syrienne et il est arrivé à la conclusion que le changement du climat comme cause primaire de cette guerre n’est pas confirmé. Si on analyse les faits le déclenchement de la guerre civile syrienne, indépendamment de toute cause idéologique, religieuse ou extérieure à la Syrie, aurait été provoqué par la grande sécheresse des années 2006-2009, c’est plausible mais non prouvé. Cette sécheresse aurait eu pour conséquence une chute massive de la production agricole, c’est un argument présenté par de nombreuses études mais contesté par d’autres. Cette raréfaction des denrées alimentaires de base aurait provoqué la migration de la population rurale vers les zones urbaines, c’est reconnu par de nombreuses études mais également contesté par d’autres. Cet afflux de population en zones urbaines aurait catalysé des manifestations et des protestations conduisant à des troubles récurrents ayant provoqué la guerre civile, c’est possible mais les arguments dans ce sens sont très minces.

Il ressort de cette étude qu’il y a peu de recoupages entre les diverses méthodes d’analyse des évènements, et qu’au contraire et systématiquement les arguments en faveur d’un effet du climat sont délibérément amplifiés sans aucune base scientifique solide pour les étayer. Si la sécheresse des années 2006-2009 a été sévère Pierre Gosselin a considéré comme utile de rappeler que les périodes de sécheresse au Moyen-Orient ne sont pas un fait nouveau (blog notrikszone.com) et en Syrie comme dans d’autres régions du pourtour méditerranéen les épisodes de sécheresse ont toujours sévi selon des cycles difficilement prévisibles s’étendant sur des dizaines d’années.

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L’illustration ci-dessus requiert quelques explications. Les reconstructions de l’abondance des précipitations ont fait appel à divers proxys présents dans les carottages des sédiments marins et lacustres. Ces sédiments sont le résultat du lessivage des sols par les pluies de divers métaux de poids atomiques différents dont les rapports d’abondance respectives peuvent être analysés par spectrographie de masse. Les proxys utilisés pour cette reconstruction sont les rapports magnésium/aluminium, rubidium/aluminium et le δ18O reliant directement la température à la pluviométrie. Les sites étudiés sont répartis entre le sud-est de l’Espagne, plusieurs lacs en Espagne et en Europe centrale, un lac en Afrique et enfin un carottage en mer près de l’île de Chypre. Comme on peut le constater il est difficile de trouver une périodicité évidente dans ces résultats. Mais la sécheresse qui a sévi en Syrie à la fin des années 2000 n’est pas un phénomène météorologique relié à l’optimum climatique moderne puisqu’il y a eu à l’évidence d’autres situations similaires par le passé.

Conclusion : ce que les activistes climatiques affirment en procédant à des raccourcis pour le moins contestables est tout simplement de la propagande de mauvais aloi.

Source : notrickszone.com et doi : 10.5194/cp-6-807-2010