Vacciner les enfants contre le HPV : oui ou non ?

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Lorsque ma fille m’apprit qu’elle avait décidé de soumettre ses deux filles aînées à la vaccination contre le HPV, le virus du papillome, je me suis empressé de la féliciter. Mes petites-filles furent informées du but de ce vaccin, le Gardasil, consistant à favoriser l’immunité contre les types 6, 11, 16 et 18 du virus qui provoquent des cancers du col de l’utérus, du vagin, de la vulve, de l’anus et du pénis. Mes petites-filles n’étant pas encore sexuellement actives, il était important de les vacciner car le HPV est la maladie sexuellement transmissible la plus courante. Près de 100 % des cancers du col de l’utérus sont provoqués par l’un ou l’autre des sous-types ce virus. Depuis que le vaccin tétravalent est disponible (2006) les statistiques indiquent que le nombre de cancers du col de l’utérus a diminué de 60 % bien qu’il soit encore trop tôt pour que de telles études soient réellement significatives dans la mesure où, en particulier aux USA où ces estimations ont été faites, cette vaccination n’est pas obligatoire et dépend des régulations propres à chaque Etat et du bon vouloir des parents. Par exemple seuls les Etats de Virginie et du Rhode Island avec le District de Columbia ont rendu ce vaccin obligatoire. En France cette vaccination est optionnelle et laissée à l’appréciation des parents. Il faudra encore attendre quelques années pour constater l’efficacité de cette vaccination sur la diminution de l’incidence des cancers du col de l’utérus.

Sachant que les souches 31, 33, 45, 52 et 58 de ce même virus sont responsables d’environ un cinquième des autres cas de cancers du col il a semblé opportun pour le laboratoire Merck de développer un vaccin nonavalent qui a été approuvé en fin d’année 2015. Les autorités compétentes en la matière considèrent que le surcoût de ce vaccin – trois dollars – permettra de réduire significativement la charge financière que représentent les 12000 cas de cancers du col diagnostiqués chaque année aux USA.

Reste à convaincre les parents qui, malgré les mises en garde répétées, considèrent que vacciner leurs enfants, filles et garçons, constitue un encouragement au laxisme sexuel. Inutile de mentionner les opposants à la vaccination qui, pour d’autres maladies contagieuses comme la rougeole, exposent inutilement leurs enfants et ceux d’autres parents à des risques pouvant être mortels. Les opposants à la vaccination ont choisi l’obscurantisme car aucun risque d’effets secondaires n’a pu clairement être établi scientifiquement, ces effets secondaires suspectés relevant du domaine du « possible », une appréciation sans aucune base rationnelle …

Source : Reuters

Le glyphosate revient à la une des médias … pour la mauvaise cause.

L’intoxication médiatique bat son plein. L’IARC (Centre International de Recherche sur le Cancer), une émanation onusienne coûteuse et inutile située à Lyon avait déclaré le RoundUp probablement cancérigène à la suite d’une compilation d’articles relatifs aux effets de cet herbicide sur la santé des travailleurs de la terre nourricière. Comme je l’ai déjà mentionné dans ce blog, j’ai une opinion personnelle désastreuse au sujet de la qualité des travaux de ce « machin » onusien peuplé de fonctionnaires tous aussi obtus et inefficaces les uns que les autres et loin d’être des scientifiques de haut niveau. Quand on grenouille dans ce genre d’endroit il faut trouver des idées percutantes pour l’opinion publique et le RoundUp (Monsanto) constituait l’opportunité à saisir.

L’information a fait le tour de la planète et maintenant c’est chose faite, dans son édition en ligne du 22 avril 2016, le Guardian déclare que le glyphosate est carcinogène (voir le lien) et donc le « probablement » a disparu … La Commission Européenne a mandaté des spécialistes qui ont déclaré qu’il n’y avait aucune évidence pour que l’IARC classe le glyphosate parmi les « probables » carcinogènes et le fait qu’elle considère que cet herbicide ne présente aucun danger pour la santé humaine et animale ne nécessitait pas son interdiction de mise sur le marché ni de moratoire ce hérissé d’horreur le parti vert du parlement européen, une institution constituée de politiciens grassement payés avec les impôts des contribuables européens et qui sont notoirement absentéistes et totalement inutiles.

Seulement voilà, le parti vert est puissamment implanté dans ce parlement et il a le champ libre pour colporter de fausses informations, organiser des pétitions et influer sur les décisions de la Commission. Comme le Guardian ne cache pas ses sympathies pour les verts en général et pour « Paix Verte » en particulier il était du devoir de ce journal de relater tendancieusement les faits en oubliant que les dizaines de milliers d’études scientifiques sérieuses réalisées sur le glyphosate n’ont jamais pu mettre en évidence un quelconque effet sur la santé. Le glyphosate est maintenant considéré comme une substance toxique pour la santé publique et l’environnement. On assiste donc à une dérive de vocabulaire uniquement motivée par des positions idéologiques telles celles d’un Séralini qui mélangea les genres : il faut choisir entre la vraie science et l’activisme idéologique, surtout quand on est un politicien supposé au service de ses concitoyens … Mais on a encore le droit de rêver !

http://www.theguardian.com/environment/2016/apr/22/european-commission-glyphosate-weedkiller-leaked-proposal

La SNCF : un modèle pour l’étranger ?

Hier mardi, je pensais à ma petite-fille en pleine période d’écrits des concours des grandes écoles d’ingénieurs perturbée par la grève des employés de la SNCF, la énième grève et certainement pas la dernière à moins qu’un gouvernement lucide décide d’interdire tout simplement cette prise en otage de toute la population par des syndicalistes radicaux qui osent revendiquer je ne sais quoi alors qu’une grande partie de la population active française est au chômage quoiqu’en disent les dernières statistiques évidemment bidouillées pour que « ça aille mieux ».

Le sommaire de l’édition en ligne du soir du quotidien Les Echos titrait ceci (capture d’écran) :

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J’ai, comme vous, relevé sans lire l’article cette perle : « un modèle que l’étranger nous envie ». Je séjourne en ce moment à Tokyo et j’ai eu comme une crise de fou-rire intérieur. Il faut raconter les faits dans le détail pour apprécier la saveur de ce modèle qu’est la SNCF envié par l’étranger. Le Japon est-il inclus dans ces étrangers ? Certainement pas ! Pour rentrer à la maison après avoir déjeuné avec mon fils à Chiyoda City, c’est-à-dire Ginza, je prend la Yamanote à Shimbashi en direction de Ueno. La station de train et de métro de Shimbashi est un peu merdique en ce moment parce qu’elle est en totale réfection mais tout est organisé pour que les centaines de milliers de personnes qui l’empruntent quotidiennement ne soient pas incommodées.

Je rappelle aux Parisiens que cette ligne de train, la Yamanote, est circulaire, sa longueur est sensiblement identique à celle du périphérique parisien et elle interconnecte les usagers par 29 stations à une multitude d’autres lignes de trains et de métros. Je change de train à la station Kanda qui était encore en travaux il y a un an et qui a été entièrement rénovée. Je prend alors la Chuo rapide (pas la « special rapid » qui ne s’arrête pas à la station où je descend) en direction de Mitaka puis Ome et très loin jusqu’à Otsuki à l’ouest de Tokyo.

À Kanda j’ai eu l’impression que la JR (Japan Rail) avait organisé un retard par solidarité avec la SNCF : le prochain train était affiché à 14h12 et normalement tous les trains sont à l’heure à la seconde près car tout est automatique. Hier après-midi le train avait un retard de 10 minutes. Vent de panique et de stupeur à la station ! Le chef de gare s’est confondu en excuses par haut-parleur expliquant, bien que je n’aie rien compris sur le moment, que le retard était dû à un incident à la station de Yotsuya et qu’il n’y avait plus de train à la station Tokyo, terminus de la ligne Chuo. L’annonce a été reprise ensuite en anglais, en chinois et en coréen, ouf !

Les retards de trains sont un fait rarissime à Tokyo. Les trains sont toujours à l’heure sauf s’il y a un incident du genre suicide ou tremblement de terre. De plus il n’y a jamais de grèves : la culture de l’exactitude ferroviaire est profondément ancrée dans l’esprit de tous les employés des lignes de trains car il y a aussi des lignes privées utilisant les voies qui font partie du domaine public et tout doit fonctionner à la minute près sinon ce serait une terrible pagaille dans une agglomération de 38 millions d’habitants qui n’utilisent que le train ou le métro pour se déplacer. J’en profite pour mentionner que certaines lignes de métro sont aussi des trains de banlieue du genre RER à Paris et que leurs terminus se trouvent parfois à des dizaines de kilomètres.

Je demande donc à Olivier Pastré, journaliste des Echos quel est le modèle ferroviaire français tant envié par l’étranger. Les TGV ? Ce sont de vraies poubelles avec des toilettes inutilisables, les TER ? Ils sont toujours en retard, les RER pour les Parisiens ? On se demande dans quel pays on se trouve tant ils sont sales, recouverts de graffitis, lents et vétustes … Le modèle français ? Permettez-moi Monsieur Pastré d’avoir un gros fou-rire. De toute évidence vous n’êtes jamais allé au Japon et vous n’avez jamais pris de train – Shinkansen compris – ni à Tokyo ni à Osaka.

Vendredi prochain je rentre chez moi et pour aller à l’aéroport de Narita je sais que les trains seront ponctuellement à l’heure et qu’il n’y aura naturellement pas de grève … Vive le modèle ferroviaire japonais !

La religion climatique : la faute à Darwin !

Le Docteur Nils-Axel Mörner, géodynamicien à l’Université de Stockholm, fait partie de ces vrais scientifiques qui ont une vue globale de la problématique climatique dont la propagande mondialement organisée par l’ONU nous abasourdit chaque jour dans le seul but de paupériser 99 % des habitants de la planète au profit de quelques poignées de politiciens et de financiers. Ce nouvel état de fait a été élégamment analysé dans un papier publié à la fin de l’année dernière dans une revue dédiée aux interactions entre les religions et la science (lien en fin de billet) et selon le Docteur Mörner on se trouve confronté avec l’AGW (anthropic global warming ou réchauffement global d’origine humaine) à une situation en tous points semblable à la déstabilisation intellectuelle induite par le livre de Charles Darwin sur l’origine des espèces en 1859. Pire encore que Copernic, Galilée ou Kepler qui bousculèrent le géocentrisme, doctrine dogmatique de la papauté, Darwin abolit une croyance issue de la bible et de ses récits surréalistes en affirmant que les espèces avaient évolué au cours du temps pour aboutir à l’homme, et donc nullement une création divine mais le résultat d’une progressive accumulation d’adaptations au milieu. Ce concept fut repris par Jacques Monod en des termes plus clairs : une conjonction du hasard et de la nécessité d’adaptation au biotope, selon le titre de son fameux ouvrage paru en 1971 qui eut un grand succès en affirmant que ce qui était vrai pour une bactérie l’était aussi pour un éléphant. Une putative intervention divine n’avait pour Monod aucune signification scientifique ou rationnelle.

Darwin remit donc d’un coup en question le dogme de la création divine de l’homme et il s’ensuivit tout naturellement jusqu’à aujourd’hui une désaffectation des peuples pour les croyances religieuses, la supercherie biblique de la création de l’homme ayant été démasquée. Certes, il reste quelques résistants, les créationistes, mais ils font figure d’attardés ou de fanatiques d’une autre époque sinon des simples d’esprit si l’on considère le fanatisme religieux dans tout son ridicule ou toute son horreur, c’est selon. Cependant l’homme a toujours un besoin irraisonné de croyances parfois absurdes pour conjurer sa peur viscérale de la mort et de l’au-delà ou tout simplement pour se créer l’illusion d’une vie meilleure et le XXe siècle vit, après Darwin, l’émergence d’extrémismes idéologiques comme le communisme, le fascisme, le matérialisme et enfin, avec la progression exponentielle des connaissances scientifiques un refus de ces dernières avec l’émergence d’un obscurantisme généralisé refusant tout progrès car les peuples ont un besoin fondamental, peut-être inscrit dans leurs gènes, de croire en quelque chose de transcendantal et de s’en contenter.

Ces trente à quarante dernières années l’environnementalisme est devenu un substitut très important aux religions tombées peu ou prou en désuétude. Cette nouvelle doctrine privilégie un nouveau dieu appelé Gaïa que l’on doit vénérer par tous les moyens pour ne pas provoquer notre propre perte. Ce concept mis en avant par Lovelock (1972) reprenant à son compte les réflexions d’un Hans Jonas a eu pour conséquence de faire resurgir les vieilles peurs ancestrales sous une autre forme : si on ne respecte pas l’environnement (qui est un don des dieux) on s’acheminera vers l’enfer.

C’est exactement sur cette affirmation que se base la peur du changement climatique d’origine humaine en quelque sorte officialisée par un organisme onusien, l’IPCC, créé en 1988, dont la mission est de culpabiliser l’humanité entière en raison de ses rejets intempestifs de CO2. Pour faire accepter cette nouvelle peur il fut décrété sans aucune base scientifique tangible vérifiable que ce gaz, par ailleurs nécessaire à la vie, présentait l’étrange particularité de favoriser un « effet de serre » atmosphérique. En d’autres termes plus l’atmosphère contient de CO2, plus la Terre va se réchauffer, étant entendu que l’activité solaire est constante et n’a rien à voir avec ce processus. Il est donc devenu évident qu’il fallait établir autoritairement des restrictions concernant les émissions de CO2.

Or, à la connaissance des scientifiques sérieux et impliqués professionnellement dans l’étude du climat, ni les observations, ni les lois physiques fondamentales ne peuvent être invoquées pour soutenir de telles hypothèses comme cela sera exposé ci-après.

Néanmoins, cette idée a pris de l’ampleur et occupe maintenant le devant de la scène médiatique et l’IPCC a utilisé cet argument pour alimenter l’alarmisme dans des prédictions apocalyptiques comme une élévation insupportable de la température, une disparition des calottes glaciaires et une gigantesque montée du niveau des océans mettant en danger des milliards d’individus. Des lobbyistes puissants ont été chargés de faire passer le message dans les médias et des modélisations ont été astucieusement répandues pour bien prouver qu’il ne pouvait pas en être autrement.

L’humanité toute entière se retrouve donc baignée dans un nouveau type de religion, celle de l’Eglise de Scientologie climatique qui prône la mobilisation de tous les moyens possibles pour sauver la planète. Cette affirmation a servi de base au protocole de Kyoto en 1997 qui a été reprise lors du grand meeting de la COP21 en décembre dernier à Paris. Dans ce mouvement se mêlent des activistes dont le mot d’ordre est de « sauver le monde » et des opportunistes politiques et financiers car comme le disait Lovelock « l’environnementalisme est devenu une religion mais elle ne se soucie pas suffisamment des faits », mais au juste de quels faits ?

Le projet de l’IPCC est exclusivement basé sur des modélisations mathématiques projetant sur l’avenir le récent optimum d’activité solaire dit « optimum contemporain » en introduisant le facteur « effet de serre du CO2 », un gaz produit par l’usage des combustibles fossiles. C’est la raison pour laquelle ce concept est appelé réchauffement global anthropogénique, c’est-à-dire d’origine humaine. Or cette formulation de l’IPCC viole les lois physiques fondamentales, ne tient pas compte des relevés des températures réelles ni des effets de l’interaction entre le Soleil et la Terre. Entre 1950 et aujourd’hui, la température moyenne globale n’a augmenté que de 0,5 +/- 0,1 degré. Cette augmentation s’est répartie en trois épisodes, 1955-1977 avec un refroidissement global, 1978-2002 un réchauffement suivi de 2003 à aujourd’hui d’une stabilisation de ces températures globales selon une définition généralement admise de la « température moyenne globale » pourtant contestable selon la façon de l’appréhender. Dans le même temps, le taux de CO2 atmosphérique n’a pas cessé de croître à une vitesse de l’ordre de 8 parties par million (ppm) par an. Difficile dans ces conditions d’établir une quelconque corrélation entre l’évolution de cette température globale moyenne et l’augmentation du CO2 atmosphérique. Le seul autre facteur pouvant être pris en considération est la variation de l’activité solaire, ce que l’IPCC ignore superbement, restant campée dans ses convictions qui ne relèvent que de la fausse science. Si une moyenne des quelques 102 modèles prévisionnels développés par l’IPCC est mise en regard des données réelles au sol ou satellitaires (troposphère) il est inutile de débattre plus avant :

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À l’évidence ces modèles sont en désaccord avec la réalité : ils doivent donc être rejetés en tant que tels, ce qui n’est pas le cas et ne le sera pas avant longtemps car reconnaître l’imposture et le mensonge demande du courage et de l’humilité. Un Al Gore aura-t-il un jour ce courage pour qu’il soit capable d’avouer qu’il se battait contre des moulins à vent comme le héro de Cervantes ? On en vient donc à ce que l’on pourrait appeler la géoéthique. Les modèles de l’IPCC, en violation des principes fondamentaux de la physique, sont-ils conformes à l’éthique scientifique ? Certainement pas ! Les modèles de l’IPCC et cette théorie de l’effet de serre du CO2 et de cette nouvelle religion du réchauffement doivent être classés comme étant totalement dans l’erreur, de l’anti-science qui doit être rejetée selon les principes éthiques fondamentaux.

Finalement, le principe de précaution aidant, les écrits d’un Hans Jonas ou d’un Lovelock, l’émergence du mouvement ultra-politisé « Paix Verte » et la sombre mascarade du trou d’ozone ont, conjugués, favorisé l’émergence de cette nouvelle religion du réchauffement global qui remplace par les peurs qu’elle suscite celles alimentées par les religions dont en particulier le christianisme dans le seul but de rançonner l’ahuri qui y croit.

Source : http://crescopublications.org/jbl/JBL-1-001.pdf

A la recherche de l’ « autre » tribu d’Israël : les Ashkénazes

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Les Ashkénazes ont été depuis des temps reculés considérés comme des juifs errants parlant une langue qualifiée d’allemand de mauvaise qualité. C’est d’ailleurs sur ces a priori sans fondement qu’Hitler organisa l’Holocauste. Mais que sait-on en réalité des origines de ce peuple disséminé aujourd’hui sur les 5 continents : pas grand-chose sinon que la langue parlée par les Ashkénazes était et est toujours, mais de moins en moins, le Yiddish. L’origine de cette langue vernaculaire datant de plus de 1000 ans s’explique assez aisément si l’histoire des Ashkénazes est prise en considération. Cette langue est clairement un mélange de slave, d’hébreu et d’allemand avec quelques touches d’iranien, de romanche, d’ukrainien et de turc, c’est assez compliqué. Les mots d’origines diverses comme le vocabulaire d’origine allemande ont été profondément déformés ou modifiés. Quant à la syntaxe elle est fondamentalement différente de celle de l’allemand et peut être assimilée à celle du romanche. Difficile dans ces conditions de trouver une origine précise pour les Ashkénazes parlant encore cette langue si l’on se réfère seulement à la langue.

C’est en allant fouiller dans les banques de données génétiques, travail qu’effectua une équipe de biologistes de l’Université de Sheffield en collaboration avec l’Université de Tel Aviv, qu’est apparue l’origine des Ashkénazes en prenant en compte l’histoire de ces derniers pour cibler les recherches en utilisant un outil informatique permettant de préciser l’origine géographique d’un individu en quantifiant les mélanges génétiques apparaissant après analyse de l’ADN par rapport à un éventail de populations dont l’origine géographique est parfaitement connue. Si les « distances génétiques » sont faibles, on se rapproche de cette origine géographique et inversement. Comme la pauvreté des restes archéologiques concernant la population ashkénaze n’a pas permis de remonter dans le temps avec des analyses d’ADN directes, celles-ci ont été effectuées auprès de 367 volontaires ayant pu prouver l’origine ashkénaze de leurs ancêtres. Parmi ces personnes, une bonne moitié purent indiquer clairement que leurs parents ou grand-parents parlaient le yiddish et parlaient encore eux-mêmes cette langue. Une autre moitié des participants ne parlaient plus le yiddish. L’essentiel des participants fut trouvé dans la communauté juive ultra-orthodoxe d’Amérique du Nord.

Pour expliquer comment fut ciblé l’outil de recherche, il faut faire un peu d’histoire des mouvements de populations originaires de Judée. Il y eut d’abord l’exil dit « romain » suivant la mise à sac de Jérusalem par les Romains en 70, exil qui fut précédé en 586 avant l’ère présente par l’invasion babylonienne de la Judée provoquant une vague d’émigration vers l’Iran. Après 70 ces émigrants arrivèrent en Italie puis en France vers 200-400 après JC. L’installation des « Judéens » – les futurs Ashkénazes – en Rhénanie et en Bavière ne date que des années 1000 de notre ère, ce qui explique la date d’émergence du Yiddish tel qu’il est connu aujourd’hui. Ces mouvements successifs expliquent aussi que cette langue s’enrichit de mots allemands tout en conservant une syntaxe dite judéo-romance acquise pendant de nombreux siècles entre l’Italie et la France ainsi que certains mots issus de l’hébreu. Quant aux Judéens qui émigrèrent vers l’Iran bien avant ces épisodes ils réapparurent dans diverses populations turques puis slaves avant de rejoindre finalement au XVe siècle leurs lointains coreligionnaires pour former le peuple ashkénaze tel qu’il est défini aujourd’hui. Ces populations, bien établies sur la route de la soie dans l’empire Khazar fuirent cette région à peu près aux alentours de l’an 1000 quand Sviatoslav I de Kiev conquit Atil, la capitale de cet empire. Pour les non-initiés dont je fais partie, le Khazar était un riche état couvrant l’ensemble du Caucase, une grande partie de l’Ukraine actuelle et les marches sud-ouest de la Russie telle qu’on la connait de nos jours. Le Khazar contrôlait la majeure partie des diverticules de la route de la soie autres que ceux passant par l’Iran et l’Irak. Les Khazars toléraient toutes les pratiques religieuses et c’est la raison pour laquelle les ancêtres des Ashkénazes eurent la possibilité de prospérer pendant plus de 1000 ans, aidés par les opportunités commerciales qui leur étaient offertes par cette route de la soie qui joua un rôle immense durant des siècles dans cette région.

Au cours de cette étude l’hypothèse d’une origine rhénane ou bavaroise de ce peuple a été mise de côté pour se concentrer sur les populations d’Iran, de l’est de la Turquie et d’Europe orientale dans une zone allant de la mer Caspienne à l’Ukraine et la Turquie. Les pays nommés ici sont ceux existant dans leurs frontières géographiques actuelles. L’outil de détermination géographique génétique dont il a été fait mention plus haut a donc ciblé ces populations afin de tenter de remonter à l’origine des Ashkénazes. Il est utile de préciser que les mouvements migratoires se firent essentiellement par voie terrestre et que les Judéens du premier siècle après JC, par exemple, passèrent par l’est de la Turquie et comme ils étaient des marchands et des négociants ils suivirent tout naturellement les embranchements de la route de la soie comme le firent en leur temps les émigrés après 586 avant JC, cette route de la soie traversant l’Iran, l’Irak, la Syrie et le nord-est de la Turquie. Pendant près de 1000 ans (après la destruction du temple de Jérusalem par les Romains) ces populations que seule la religion unissait continuèrent a prospérer en faisant du négoce.

Sans entrer dans les détails méthodologiques il est apparu que l’origine la plus probable du peuple Ashkénaze est une petite région du nord-est de la Turquie, proche de la Géorgie et de l’Arménie actuelles.

L’illustration tirée de l’article relatif à ces travaux (voir le DOI, en accès libre) résume l’ensemble des résultats obtenus. Très curieusement il existe dans cette région des villages aux noms évocateurs de l’origine des Ashkénazes qui y séjournèrent probablement très longtemps …

Source et illustration : doi: 10.1093/gbe/evw046 en accès libre

L’Inquisition Climatique se met en place …

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Dans ce pays ultra-judiciarisé que sont les USA, le totalitarisme climatique se met en place.

Traduction d’un billet de Donna Laframboise, journaliste canadienne, avec son approbation (premier lien).

Eric Schneiderman, Avocat Général de l’Etat de New-York, est un inquisiteur climatique. En novembre dernier il a assigné en justice la société Exxon Mobil (voir un précédent billet sur le présent blog). Il déclare qu’il tente de déterminer si le géant du pétrole a trompé les actionnaires et le public au sujet du changement climatique. L’allégation globale, mise en avant par les activistes verts depuis des années, est qu’Exxon était supposé connaître mais tenait secrètes les informations relatives aux émissions de CO2 et est donc passible d’une accusation de crime contre l’humanité (voir le lien sur un éditorial de Bill McKibben intitulé « Aucune compagnie n’a jamais fait une chose aussi monstrueusement mauvaise« ).

Ce même mois de novembre un éditorial du site de Bloomberg (voir le lien. Note : les liens se trouvent dans l’ordre en fin de billet) insistait sur le fait que les intentions de Schneiderman n’étaient pas très claires, il nourrissait tout au plus l’espoir de découvrir dans la masse de documents relatifs au changement climatique qu’il a demandé à Exxon de produire des raisons de poursuivre son action alors que rationnellement ses arguments sont plutôt minces. Cet éditorial mentionnait que Schneiderman utilisait dangereusement son mandat de représentant du gouvernement allant jusqu’à considérer sa démarche comme absurde quand il prétend qu’Exxon a caché des informations essentielles, déclarant (sic) : « Le changement climatique a été étudié intensivement par un nombre incalculable de chercheurs dans le monde entier. Aucune société ne peut contester le consensus scientifique« .

Tout aussi absurde est de prétendre que les actionnaires d’Exxon ignoraient que les prix futurs des actions de la société seraient affectés par le changement climatique, étant considérés les argumentaires sans fin depuis 30 ans dans les médias à propos du climat. Pourtant c’est sur ces bases rationnelles fragiles que des camions entiers d’argent des contribuables sont maintenant gaspillés.

Il y a quelques semaines l’inquisition climatique s’est intensifiée. Lors d’une conférence de presse organisée par Al Gore, Schneiderman et six autres avocats généraux, une sorte de coalition appelée AG’s United for Clean Power (lien) a été constituée et sa « raison d’être » (en français dans le texte) est d’organiser une persécution par l’Etat de ceux qui contestent l’orthodoxie du changement climatique.

Mais il y a bien pire. Dans leurs juridictions les avocats généraux sont au top de la hiérarchie qui fait respecter la loi. Ces personnalités ont donc pour responsabilité de préserver la réputation du système judiciaire et d’agir en toute intégrité et toute impartialité. Les avocats généraux n’ont pas le droit d’être malhonnêtes.

Comme le communiqué de presse de Schneiderman l’a rapporté, ces avocats généraux particuliers font tout simplement un pied de nez à la démocratie. Les Américains doivent-ils élire un président qui considère que le changement climatique n’est pas une question importante, doivent-ils par leur voix dans les urnes considérer que l’économie et l’emploi sont plus importants. Ces avocats n’ont pas l’intention de s’occuper de cet aspect. Ce même communiqué de presse nous dit qu’ils sont décidés à se battre pour garder d’actualité les progrès décisifs qui ont été réalisés sur la compréhension du climat depuis ces 8 dernières années quel que soit le président élu. Leur agenda est de défendre les décisions prises par l’administration Obama et pousser le nouveau président à décider d’actions encore plus décisives. Ces avocats considèrent que Washington est prisonnier de son administration et ne fonctionne pas correctement et qu’il faut que ce soient les Etats qui prennent les décisions relatives au changement climatique.

Si Barack Obama, une fois élu, déclara en 2008 que les élections doivent avoir des conséquences mais si les électeurs votent pour des changements, ces derniers doivent avoir effectivement lieu. Et pourtant ce groupe d’avocats généraux, payés par les contribuables, a décidé d’aller outre les choix des électeurs en insistant dans le même temps que ce qu’a fait une compagnie pétrolière dans les années 70 enfreint la loi en 2016.

C’est tout à la fois pathétique et terrifiant !

Notes : attorney general peut se traduire en français de deux façons : avocat général ou procureur de la république.

https://nofrakkingconsensus.com/2016/04/20/the-climate-inquisition-attorney-generals-go-rogue/

http://www.theguardian.com/environment/2015/oct/14/exxons-climate-lie-change-global-warming

http://www.bloombergview.com/articles/2015-11-10/schneiderman-s-dangerous-crusade-against-exxon-mobil

http://www.ag.ny.gov/press-release/ag-schneiderman-former-vice-president-al-gore-and-coalition-attorneys-general-across

Crise climatique : l’état de santé du Soleil

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Alors que le printemps est arrivé et que les cerisiers ont déjà fini de fleurir des équipes de physiciens scrutent le Soleil comme chaque jour pour en arriver à une conclusion très claire : cet astre est déjà entré dans une longue période de grande torpeur. Pour expliquer ce phénomène il ne suffit pas de s’avouer convaincu par les travaux de modélisation du Docteur Zharkova car de nombreuses autres investigations en arrivent à la même conclusion et en particulier celles relatives aux observations directes de notre étoile dont nous tirons toute vie, car sans le Soleil, un astre vénéré par les Egyptiens comme source de la vie avec le Nil qui étaient des dieux importants et vénérés, nous n’existerions certainement pas, la Terre serait un astre mort, sombre et dénué de toute matière vivante.

L’un des bénéfices scientifiques (inattendus) de la peur climatique a été sans aucun doute l’intensification des recherches et des analyses relatives à l’activité solaire qui est scrutée en long, en large et en épaisseur par ceux qui sont convaincus que les variations climatiques terrestres qu’ont subi nos lointains et plus proches ancêtres ne sont le fait que des soubresauts de l’activité magnétique du Soleil. Il s’agit, partant d’observations quotidiennes incontestables, d’analyser les variations de toute une série de paramètres accessibles expérimentalement et permettant, au terme de calculs parfois complexes, de comprendre intimement ce qui se passe dans les profondeurs de cette étoile.

L’une des approches qui est peu connue est l’analyse du flux de neutrons en provenance du Soleil. Qui dit neutrons aura tendance à croire qu’il s’agit de particules sans effet notoire sur la « santé » de l’atmosphère terrestre. Il n’en est rien car les neutrons ont un effet, certes négligeable à l’échelle microscopique, mais impossible à ne pas être pris en compte quand il s’agit de l’ensemble de l’atmosphère terrestre. Les neutrons d’origine solaire parviennent vers la Terre en 8 minutes environ (s’ils se déplacent à la vitesse de la lumière) et ils produisent alors par désintégration un électron et un proton, certes peu énergétiques mais suffisants pour être considérés comme des particules ionisantes. Or comme par définition les neutrons ne sont pas chargés électriquement ils ne sont donc pas déviés par le champ magnétique terrestre et ils peuvent à discrétion ioniser modérément les molécules d’eau et d’azote de la haute atmosphère. Ce mécanisme conduit, comme pour les rayons cosmiques, à la formation de cristaux de glace à des altitudes supérieures à 10000 mètres. On se trouve alors dans une situation contraire à la théorie de l’effet de serre car la capacité de réflexion de l’atmosphère, l’albédo, se trouve amplifiée. Il en résulte donc une moins bonne captation par la Terre de l’énergie solaire incidente.

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Ce qui se passe avec le dernier cycle solaire ( # 24 en fin de course ) est tout à fait alarmant car il rappelle ce qui s’est passé entre 1965 et 1975, une faible intermission de cette activité neutronique entre les cycles solaires 20 et 21 conduisant à un refroidissement temporaire de la Terre. Il faut noter au passage, et c’est important, que les températures moyennes de référence utilisées pour clamer la validité du « réchauffement climatique » actuel ont été judicieusement choisies durant cette période. Le flux de neutrons a peu diminué au cours du maximum d’activité du cycle solaire #20 alors que ce flux est resté soutenu durant un plus long laps de temps, de 1972 à 1975. Durant le cycle d’activité magnétique #24 qui va atteindre dans environ trois ans son minimum, à nouveau le flux de neutrons n’a pas diminué comme cela pouvait être attendu. Il faut ici rappeler que le flux de neutrons solaires est inversement proportionnel à l’activité magnétique du Soleil et que l’optimum climatique moderne comprend deux périodes distinctes, 1940-1960 et 1975-2000, cette dernière période étant la plus intense.

Pourquoi la situation est-elle donc alarmante ? Tout simplement parce que non seulement l’activité magnétique solaire va chuter brutalement au cours des années à venir (voir l’analyse de Valentina Zharkova relatée dans un billet de ce blog) avec comme conséquence une plus faible déviation du rayonnement cosmique galactique mais le flux de neutrons solaires va rester également soutenu. Ces deux paramètres vont se conjuguer pour accélérer l’augmentation de l’albédo terrestre et ainsi précipiter le refroidissement du climat. Je ne suis pas un spécialiste du Soleil ni du climat mais je me donne la peine, par curiosité, de lire de nombreux articles sur ces deux sujets. Comme ce fut le cas par le passé, les périodes de refroidissement sont apparues souvent brutalement, en quelques années seulement. On se trouve donc aujourd’hui dans une situation telle que l’évolution de l’activité solaire comme attendue par les géophysiciens et les spécialistes du Soleil va brutalement augmenter l’albédo de la Terre de deux manières et le climat va s’orienter durablement vers un refroidissement prononcé.

Une autre conséquence ironique sera une chute de la teneur atmosphérique en CO2 en raison du refroidissement concomitant de la surface des océans où, selon la loi de dissolution des gaz dans l’eau (loi de Henry), ce gaz carbonique d’origine naturelle ou humaine aura tendance à être piégé dans l’eau plus rapidement. Finie alors la théorie de l’effet de serre !

Autour des années 2020 l’humanité toute entière pourra commencer à constater qu’elle a été bernée par les gouvernements et les organisations écologistes politisées. Il s’agira alors d’une toute autre urgence que celle dont la propagande « réchauffiste » nous alerte depuis maintenant 30 ans, trouver des solutions rapides et radicales au refroidissement du climat … Personne à l’heure actuelle ne s’y prépare : il s’agit pourtant d’une urgence absolue car le renversement de tendance risque bien d’être brutal et immensément dévastateur.

Source et illustration : David Archibald in wattsupwiththat.com

et aussi :

https://bobtisdale.files.wordpress.com/2015/11/tisdale-on-global-warming-and-the-illusion-of-control-part-1.pdf