Les plantes se défendent elles-mêmes contre les ravageurs, et c’est très sophistiqué !

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Le gazon fraichement tondu dégage une odeur particulière, un mélange d’acide abscissique et de jasmonate de méthyle (structure ci-dessus) que beaucoup de parfumeurs ont tenté d’incorporer à leurs savants mélanges de senteurs sans grand succès commercial. L’acide abscissique stimule le processus de cicatrisation de la plante coupée et sert également de répulsif pour les insectes et les champignons pathogènes. L’ester, le jasmonate, est volatil et désoriente les insectes prédateurs mais cette stratégie n’est pas toujours gagnante malheureusement pour la plante : c’est la dure loi de la nature. Pour comprendre comment la plante se défend des biologistes de l’Université du Wisconsin à Madison ont étudié ce qui se passait avec des plants de tomates quand ils les infestaient avec des chenilles Spodoptera exigua (illustration) que tous les jardiniers redoutent. L’expérience en elle-même fut très simple. Avant que les chenilles commencent à se nourrir sur la plante l’expérimentateur vaporisait une solution de jasmonate de méthyle à différentes concentrations sur celle-ci. Les chenilles, animées d’un appétit féroce et en quelque sorte perturbées par la présence de cette molécule chimique se livraient alors à un cannibalisme en règle pour le plus grand bénéfice de la plante, naturellement.

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Cette étude toute simple révèle que la plante dispose d’outils de défense sophistiqués en partie induits par le jasmonate excrété par la plante elle-même. Reste à déterminer quel est le mécanisme chimique secondaire que développe la plante pour se défendre efficacement et éventuellement identifier les composés chimiques qui constitueraient un excellent insecticide pour combattre les assauts de chenilles souvent dévastatrices pour les cultures maraîchères à ciel ouvert. La partie n’est cependant pas gagnée car l’identification de telles molécules chimiques requiert de la patience et un équipement analytique très sophistiqué en particulier si ces composés ne sont pas volatils et ne sont présents qu’en quantités infimes. À suivre

Source : Nature en accès libre, doi : 10.1038/s41559-017-0231-6

Fusion nucléaire : la Chine a pris une avance de 100 secondes !

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La Chine est l’un des pays contributeurs du projet ITER dont j’ai dit quelques mots à plusieurs reprises sur ce blog. Mon opinion (que je ne partage qu’avec moi-même comme disait très justement Pierre Desproges) n’a pas évolué au sujet de ce projet insensé et incroyablement coûteux. Jamais la fusion nucléaire ne pourra être maîtrisée afin de produire de l’énergie. Ce projet relève de l’illusion mais néanmoins la Chine investit des moyens considérables dans ce type de technologie et vient pour la première fois de maîtriser un plasma d’hydrogène plus de 100 secondes à une température propice à la fusion nucléaire qui aurait atteint l’incroyable valeur de 100 millions de degrés. Afin de clarifier les idées de mes lecteurs peu familiers de cette technologie il s’agit de confiner dans un champ magnétique intense des noyaux d’hydrogène. L’agitation de ces noyaux entraine une élévation de température et si le plasma est bien confiné dans le champ magnétique cette température atteint des valeurs telles que la fusion de noyaux entre eux devient possible. Cette fusion produit des noyaux d’hélium avec comme conséquence une intense production d’énergie thermique.

Cependant dans le cas de l’installation chinoise appelée EAST (acronyme de Experimental Advanced Superconducting Tokamak) la prouesse récemment atteinte ne concernait que des noyaux d’hydrogène léger. Or il est difficile d’assister dans ces conditions à une fusion nucléaire effective car il faudrait arriver à maîtriser un plasma constitué à parts égales des deux isotopes plus lourds de l’hydrogène, du deutérium et du tritium, qui en fusionnant produiront un noyau d’hélium et un neutron très énergétique. Dans la pratique, cette étape démontre qu’il va être donc possible de réaliser la même opération avec ce mélange. La Chine a donc franchi une étape cruciale dans la mise au point de la fusion nucléaire, ce qui ne veut pas dire qu’on arrivera un jour à exploiter industriellement ce processus.

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Le principe de la production d’énergie thermique par fusion nucléaire consistera à récupérer cette énergie à l’aide d’un gaz, très probablement de l’hélium, qui sera conduit dans un échangeur de chaleur. Il s’agit d’un concept encore très théorique pour deux raisons essentielles. La stabilité du plasma doit être maintenue durablement – des jours, des mois, des années – pour qu’une exploitation industrielle puisse être raisonnablement envisagée : les ingénieurs chinois sont péniblement arrivés à 100 secondes, on est donc encore très loin des conditions d’exploitation. La deuxième raison qui apparemment ne semble pas préoccuper ces mêmes ingénieurs est le bombardement neutronique extrêmement intense auquel sera soumis l’intérieur de l’installation en forme de tore (illustration Académie des Sciences chinoise) outre bien entendu la chaleur intense dégagée qu’il faudra évacuer à l’aide d’hélium propulsé par des pompes résistant à cette même chaleur intense. Pour l’instant c’est la « boite noire » technologique. Ce qui est stupéfiant dans cette histoire est que les ingénieurs comme les décideurs politiques qui encouragent ces projets de fusion passent sous silence ces deux aspects pourtant cruciaux pour éventuellement atteindre une production électrique rentable dans un avenir incertain.

Et pourtant, forts de cette avancée qualifiée de très satisfaisante – 100 secondes, c’est « énorme » – les responsables chinois sont optimistes et pensent qu’à l’horizon 2030 il sera possible de produire jusqu’à 200 MW électriques, entendez production nette. Je n’arrive pas à le croire, c’est de la pure propagande organisée par des scientifiques qui ont tout simplement besoin de vivre, exactement comme les dizaines de milliers de personnes qui vivent du « réchauffement climatique d’origine humaine » en pondant des projets de recherche tous aussi farfelus les uns que les autres. Compte tenu de mes maigres connaissances en chimie et en physique je peux affirmer sans me tromper qu’il n’existe aucun matériau dans la croute terrestre capable de résister à un bombardement de neutrons intense et durable résultant du processus de fusion le plus simple imaginable :

deutérium + tritium –> hélium + 1 neutron + énergie thermique

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Quant à la résistance à la chaleur de machines tournantes, je pense aux pompes véhiculant l’hélium vers des échangeurs de chaleur, au delà de 1000 degrés les problèmes deviennent sans solution. Or ces installations de fusion devront gérer des températures théoriques de dizaines de millions de degrés … J’avoue que je suis non seulement perplexe mais aussi et surtout écoeuré par l’immense gâchis financier tant chinois qu’international pour un rêve qui ne se concrétisera jamais. Ci-dessous le chantier ITER en octobre 2016 et construction par des techniciens chinois de bobines supra-conductrices pour ITER dans les ateliers de la CNIM à la Seyne-sur-Mer à l’aide de centaines de milliers de fils supra-conducteurs fabriqués en Chine, chaque fil aussi fin qu’un cheveu coûtant la modique somme de 4400 dollars.

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Source et illustrations : South China Morning Post

Réflexions personnelles sur la protection sociale santé

Réflexions personnelles sur la protection sociale santé

En Espagne, mon pays de résidence depuis maintenant 9 années, la sécurité sociale fonctionne à deux vitesses. Il y a les riches qui ont les moyens financiers de s’assurer auprès d’une compagnie privée et avoir accès à des cliniques privées luxueuses et il y a le système public pour les pauvres, pour faire court. Le système public est « gratuit », à une nuance près tout de même puisqu’il est financé par les impôts et les charges sociales que tout un chacun paie, personnes physiques ou morales y compris d’ailleurs ceux qui s’assurent auprès d’une compagnie privée. Et pour bien comprendre la suite de ce billet il faut décrire comment fonctionne ici en Espagne l’assurance maladie publique.

À chaque « assuré », terme que j’utilise bien qu’il soit impropre (je préférerait le terme « assujetti » à une protection sociale étatique), est attribué un « centre de santé » et un médecin référant. La procédure pour une consultation est assez complexe et longue : il faut fixer un rendez-vous par téléphone ou par internet avec son médecin (c’est un robot qui répond) puis faire la queue dans le centre de santé, parfois plusieurs heures, pour enfin décrire ce dont on souffre quand on se trouve devant son médecin généraliste attitré. Le médecin ne vous ausculte même pas, il ne regarde pas votre gorge ni le blanc de vos yeux, il se borne à pianoter sur le clavier de son ordinateur et vous prescrit éventuellement une prise de sang. S’il a selon vos dires déterminé le mal dont vous souffrez il vous prend un rendez-vous avec un spécialiste s’il en a le temps sinon c’est à vous de le faire muni d’un numéro administratif auprès des hôtesses du centre de santé ou encore par téléphone avec un robot qui vous répond. Le délai peut aller de quelques jours pour un rendez-vous avec un cardiologue et jusqu’à 6 mois pour un ophtalmologue. Les consultations avec le spécialiste ont lieu dans un autre centre de santé plus vaste et on refait la queue encore une fois plusieurs heures. Le spécialiste va éventuellement vous prescrire toutes sortes d’examens complémentaires qui ont alors lieu à l’hôpital où vous ferez encore la queue de nombreuses heures. Il faut absolument se munir d’un livre ou de mots croisés (ce que votre serviteur fait) pour tuer le temps …

Il reste tout de même une possibilité pour court-circuiter ce système bureaucratique kafkaïen, l’urgence ! Le centre de santé accepte les cas d’urgence s’ils ne relèvent pas de soins lourds en milieu hospitalier en d’autres termes si votre vie n’est visiblement pas en danger et s’il n’y a pas de sang qui coule sinon vous êtes immédiatement évacué vers les urgences de l’hôpital en ambulance.

Pour illustrer cette dernière possibilité des urgences il m’est arrivé il y a quelques mois de souffrir de douleurs relativement intenses très précisément au niveau du coeur. Je suis allé à pieds de chez moi dans « mon » centre de santé et j’ai décrit à la fille de la réception ce qui m’arrivait avec mon espagnol approximatif. Moins de dix minutes plus tard on me faisait un électro-cardiogramme et deux jours plus tard, compte tenu du peu de gravité révélé par les tracés de l’EEG non pas par mon médecin attitré mais par la technicienne qui a acquis avec les années une certaine habitude en interprétation des EEGs, je me retrouvais dans le cabinet d’un cardiologue dans l’autre centre de santé qui conclut rapidement mais après des examens approfondis, nouvel EEG, échographie, Doppler, etc … que j’avais un coeur de jeune homme et que mes douleurs n’étaient que de bénignes contractures musculaires inter-costales.

Il est également possible d’aller directement dans un des services d’urgence de l’hôpital mais comme partout en Europe les services d’urgence ressemblent à la cour des miracles et il vaut mieux ne pas être mourant pour attendre qu’un infirmier s’occupe de vous.

En venant m’installer ici à Tenerife un anglais, à la retraite comme moi, me peignit un tableau tellement sombre du système de santé publique espagnol qu’il me conseilla vivement de souscrire à une assurance maladie privée, ce que je fis. Mais à ce sujet, et je suppose qu’il en est de même dans tous les pays développés, plus on vieillit plus les mensualités sont élevées. Pour vous donner un ordre d’idées, au tout début (mais après trois mois de carence obligatoire à la suite d’une visite médicale détaillée dans les locaux de la compagnie d’assurance) je payais chaque mois un peu moins de 200 euros. Au delà de 70 ans la cotisation passe à plus de 300 euros mensuels et si on est un trop gros « consommateur » (je reviendrai sur ce terme) la compagnie d’assurances a tendance à augmenter encore plus rapidement la cotisation. J’ai donc mis fin à mon contrat et aujourd’hui je m’adresse pour mes petits bobos au système public.

Récemment j’ai pris conscience du coût effectif de la santé que l’on a trop tendance à considérer comme gratuit et je relate ici précisément les évènements que j’ai récemment vécu et qui sont riches d’enseignements. Quand j’étais assuré avec une compagnie privée, j’étais allé consulter un ophtalmologue qui m’avait bien mis en garde qu’il fallait que je consulte régulièrement car l’état général de mes yeux n’était pas optimal. Il y a quelques semaines je souffris d’un accès d’infections au niveau de l’oeil gauche, un truc que les spécialistes appellent la blépharite et qui est en fait une sorte d’acné au niveau des cils. Ce n’est pas très douloureux mais c’est gênant. Je m’étais également aperçu que ma vision de l’oeil droit était un peu trouble. Je voulais revoir la même ophtalmologue et je sollicitais donc un rendez-vous en consultation dite privée dans la clinique privée luxueuse où j’avais vu ce médecin il y a environ 7 ans et dont j’avais oublié le nom.

Coût de la démarche : 100 euros plus des pommades et des compresses non remboursées, naturellement. Tout ça pour m’entendre dire que pour mes yeux tout allait bien sinon un début de petite cataracte au niveau de l’oeil droit et qu’il fallait que je soigne cette blépharite. Rien de nouveau, donc, sous le soleil. Si je m’étais adressé au système public « gratuit » j’aurais tout simplement attendu quelques mois pour un rendez-vous avec un ophtalmologue. La question que je me suis posé par voie de conséquence est la suivante : le système de santé public dit gratuit est-il vraiment gratuit ? Pas vraiment. Je ne vois pas pourquoi le système public serait moins coûteux qu’une consultation privée comme celle à laquelle j’ai consenti financièrement uniquement par confort. J’en arrive à la conclusion évidente qu’on devrait clairement préciser aux personnes dépendant du système de santé gratuit combien il leur en coûte réellement quand ils vont consulter un médecin en dépit des nombreuses heures d’attente (j’ai aussi fait la queue dans la clinique privée) et de la lourdeur administrative du système. Il faudrait dire clairement aux patients combien leur consultation a réellement coûté à la société et leur faire comprendre également que ce prix apparaît dans les impôts et autres charges sociales payées par chacun, y compris les « pauvres » en France en particulier car tout le monde est assujetti à la CSG (contribution sociale généralisée) qui est un impôt – une flat-tax comme disent les Anglo-saxons – déguisé car son utilisation n’est en théorie qu’exclusivement consacrée au financement de la protection santé, ce dont je doute.

Le système de santé public a donc ôté tout sens critique et toute responsabilité au citoyen lambda : il croit que c’est gratuit mais c’est un leurre et pourtant il devient consommateur outrancier de ce service mis à sa disposition « gratuitement ». J’ai fait part de mes réflexions à ma copine et je lui ai demandé ce qu’elle ferait si on augmentait son salaire de 30 %, en d’autres termes si elle percevait outre son salaire net toutes les charges que son employeur et elle-même paient, mais qu’elle devrait alors prendre en charge elle-même le coût de sa santé en faisant nécessairement des choix comme par exemple ne pas s’assurer contre les risques mineurs mais seulement les gros risques. Il est évident que sa « consommation » médicale serait rapidement réduite, y compris les arrêts de travail pour maladie, et qu’elle se trouverait du jour au lendemain magiquement en bonne santé alors qu’elle va consulter son médecin pour le moindre mal de tête. Comme elle est politiquement orientée plutôt vers le socialisme (elle aime bien Maduro) elle considère que l’assurance maladie « gratuite » et gérée par l’Etat est un dû, un progrès social ! Ah bon ?

L’alcool, un don des dieux !

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Les zoologistes ont toujours observé un comportement particulier de nos cousins les grands singes qui se délectent de fruits tombés à terre dans la forêt, que ce soient des bonobos ou des gorilles. En effet ils sont attirés par ces fruits car en raison du climat tropical ils ont tendance en s’ouvrant sur le sol après leur chute à fermenter rapidement. Je me souviens d’une mémorable soirée au sud du Sénégal arrosée de vin de palme qui en quelques heures seulement avait atteint un degré d’alcool largement suffisant pour se trouver dans un état d’euphorie agréable … La consommation d’alcool fut donc découverte probablement bien avant l’homme par les grands singes. Quand l’homme a-t-il maîtrisé la production de boissons alcoolisées ? Une question qui aura occupé toute la vie du Docteur Patrick McGovern en s’intéressant aux poteries retrouvées lors de fouilles archéologiques. Si l’alcool s’évapore et ne laisse aucunes traces imprégnées dans les fragments de poteries parfois datant de plus de 10000 ans, McGovern a retrouvé des éléments d’information relatifs aux ingrédients qui de toute évidence servaient à fabriquer des breuvages alcoolisés, que ce soient des fruits, du riz comme en Chine, du miel, ou encore d’autres céréales ou des graines de cacao en Amérique Centrale.

Pour McGovern la popularisation de l’alcool coïncide avec l’avènement de l’agriculture il y a environ 10000 ans mais les boissons alcoolisées étaient probablement connues depuis des dizaines sinon des centaines de milliers d’années avant que cette agriculture, orientée vers la production de céréales en particulier, soit appliquée à la production d’alcool. Selon McGovern l’attirance de l’homme (et des grands singes) est liée au fait que nous disposons de l’équipement enzymatique permettant à notre organisme de gérer la présence d’alcool présent dans l’alimentation. Cet enzyme appelé alcool-déshydrogénase est en grande partie produit dans le foie mais il est aussi présent dans la salive et le tractus intestinal. Il a pour fonction d’oxyder l’alcool et le transformer en acétate, un métabolite qui sera ensuite pris en charge pour toutes sortes de voies de biosynthèse.

McGovern a vérifié son hypothèse du lien entre l’attirance pour l’alcool et la présence de cet enzyme en étudiant le métabolisme des mouches des fruits ou encore des chauve-souris frugivores qui en mangeant des fruits partiellement fermentés ingèrent chaque soir l’équivalent pour l’homme de 10 verres de vin sans que pour autant leur habilité à voler soit altérée. Les conséquences de l’usage de boissons alcoolisées chez nos ancêtres du Paléolithique supérieur, toujours selon McGovern, sont multiples. L’état de légère ébriété aurait favorisé le renforcement des liens sociaux, permis l’apparition du langage, des arts rupestres, de la musique et pourquoi pas de la religion dont les premières manifestations furent le chamanisme. Les chamans étaient peut-être détenteurs du savoir-faire nécessaire pour la production de boissons alcoolisées, boissons qui furent importantes pour l’apparition d’une certaine hiérarchie dans les groupes humains, en quelque sorte un don des dieux, à consommer avec modération …

Source et illustration : Smithsonianmag.com

Emmanuel Macron et l’idéologie du Club de Rome

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C’est une information un peu réchauffée mais je n’ai pas pu résister à la commenter …

Droit dans ses bottes le monarque Macron a parlé au nom de la France au sujet des problèmes de l’Afrique lors d’une conférence de presse en marge du G20 à Hambourg. Pour lui ces problèmes résident dans le fait que les femmes font trop d’enfants, je cite : « Quand des pays ont encore 7 à 8 enfants par femme, vous pouvez décider d’injecter des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien« . L’URL de la vidéo, sous toute réserve est https://www.facebook.com/first … mais je ne me suis pas connecté à Facebook, ce site mensonger (j’ai pourtant un compte depuis plus de dix ans), pour obtenir l’URL entière. La vidéo a été publiée par FIRST Magazine.

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On voit donc que Macron suit scrupuleusement les injonctions du Club de Bilderberg et du Forum de Davos. Il dévoile donc sa face cachée, c’est un pur instrument de la finance mondiale, méprisant comme d’ailleurs tous les énarques, terrorisé à la simple idée d’appliquer son programme électoral (s’il en avait réellement un) pour ne pas provoquer des soulèvements populaires incontrôlables, adoptant la valse hésitation dans ses décisions comme son prédécesseur, un individu aussi exécrable que son ministre d’Etat chéri Hulot.

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Quelle belle paire d’imposteurs ! J’ai fait une capture d’écran de deux commentaires parus sur la toile au sujet de sa conférence de presse controversée. Macron doit être perturbé par son ménage stérile : normal son épouse est ménopausée …

La source d’inspiration de Macron réside probablement dans le document ci-dessous.

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De la peau de morue pour les brûlures !

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La société Kerecis, sise dans l’un des villages les plus septentrionaux de l’Islande, le cercle polaire arctique se trouve en effet à moins de 50 kilomètres plus au nord, développe une peau de remplacement pour les blessures qui ne cicatrisent que très difficilement. Cette peau n’est pas artificielle mais provient des morues, le petit port d’Isafjordur (illustration Mish Shedlock) où s’est installé cette société est en effet un port de pêche important dans cette presqu’île inaccessible depuis le reste de l’Islande une grande partie de l’année en raison des chutes de neige qui bloquent les routes allant vers Reykjavik, j’en ai fait l’expérience en une fin de mois de juin il y a maintenant bien des années.

Le Docteur Baldur Baldursson, directeur médical de Kerecis a dirigé des essais cliniques en grande partie financés par l’administration américaine des vétérans (VA) qui ont montré que la peau de morue préparée selon le procédé développé intra muros permettait aux fibroblastes cutanés de coloniser cette structure riche en acides gras omega-3. Les cellules prolifèrent dans la peau du poisson et la cicatrisation est accélérée sans qu’il y ait de risque précoce de rejet. Que l’on se rassure l’épiderme poissoneux finit par être tout de même rejeté quand la cicatrisation est terminée, il n’y a donc pas de risques de peau recouverte d’écailles …

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Ces essais cliniques réalisés au sein des hôpitaux des anciens combattants de l’armée américaine (VA hospitals) sur plus de 160 patients ont été concluants : la peau cicatrise beaucoup plus rapidement qu’avec le substitut souvent utilisé et préparé à partir d’intestin de porc (Oasis Wound Matrix) ou encore avec de la peau humaine prélevée sur des cadavres et préparée par coupures dans une petite machine spéciale pour former une sorte de canevas extensible. La peau de morue peut être également conditionnée de la même manière. Le prochain essai clinique va concerner des patients souffrant de brûlures profondes car la présence d’omega-3 atténue la gravité des processus inflammatoires au niveau des blessures et des brûlures, l’inflammation étant un des principaux facteurs retardant la cicatrisation. On ne peut que souhaiter « bonne pêche » à cette petite société implantée dans une petite ville isolée du reste de l’Islande …

Source : Bloomberg. Illustrations Bloomberg et Mike Shedlock

Les Américains prétendent être un exemple de démocratie, de paix et de liberté et n’ont cessé de promouvoir les droits des hommes. Ah bon ?

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L’objet de ce billet est de montrer que les Américains sont un peuple guerrier depuis la fondation de leur Etat en 1776. Ce pays n’a connu que très peu d’années de paix depuis cette date, en guerre 93 % du temps !!! Il y eut d’abord les guerres génocidaires contre les Indiens Séminoles, Appaches, Navajos, Paiutes, Sioux et autres Comanches qui firent l’objet de nombreux films de propagande hollywoodienne tout simplement honteuse. Durant ce même XIXe siècle les Américains commencèrent à affirmer leurs vues hégémoniques sur l’Océan Pacifique comme si c’était « leur » mer en intervenant à Fiji (1855), en Corée (1871), à Formose (1867) ou encore aux Samoa (1898) et ensuite aux Philippines (1899).

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Je n’invente rien, tous les livres d’histoire le démontrent : les Américains sont un peuple constitué d’immigrés sans foi ni loi (à de très rares exceptions près) qui n’avaient d’autre choix pour s’affirmer que de faire la guerre pour la plus grande prospérité de leurs industries de l’armement et de la finance. Et ce constat est toujours valable aujourd’hui. Les immigrés blancs ont pratiquement exterminé les aborigènes indiens qui vivaient sur leur sol depuis plusieurs millénaires et savaient gérer les troupeaux de bisons qui constituaient leur principale source de protéines. Les Américains ont atteint les limites de l’abjection en planifiant l’extermination des bisons des grandes plaines pour affamer ces Indiens. On appellerait aujourd’hui ce genre de stratégie un crime génocidaire contre un peuple, pire dans son déroulement stratégique prémédité que l’extermination des Juifs par l’Allemagne nazie. Aujourd’hui les quelques rares aborigènes qui restent sont parqués dans des réserves et si le sous-sol recèle quelques ressources économiquement rentables ils sont alors expulsés manu militari comme il se doit.

Tous ces épisodes guerriers sont présentés dans la première illustration de ce billet qui n’a que comme vocation de faire la lumière sur la vraie nature de la nation américaine, un pays qui a toujours vécu de la guerre, un objectif évident qui a encore de beaux jours devant lui.

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Au XXe siècle on assiste à une diversification ahurissante de l’idéologie hégémonique américaine. Il y eut d’abord les interventions au Nicaragua (1912) puis à Haïti (1915) suivies par l’occupation de la République Dominicaine (1916). Inutile de rappeler que les USA tentent toujours de contrôler les régimes politiques en Amérique centrale et en Amérique du Sud par n’importe quel sale business comme par exemple le blocus financier du Vénézuela, le gouvernement d’inspiration bolivarienne étant de gauche – sinon communiste – c’est donc un ennemi des USA et un danger pour la nation américaine. L’intervention américaine en Europe lors de la Première Guerre Mondiale, il y a tout juste 100 ans, fut relativement courte, deux années seulement mais cruciale en ce qui concerna le flot de capitaux vers la Grande-Bretagne et la France pour financer le conflit. Les guerres ont toujours fait fonctionner l’industrie de la finance américaine à plein régime …

L’attaque de Pearl Harbor par les Japonais fut une occasion unique pour les USA afin d’élargir leur domination sur l’Océan Pacifique avec la vassalisation pure et simple du Japon à la fin du conflit couronné par l’humiliation de l’Empereur japonais orchestrée par l’armée américaine. La guerre de Corée (1950-1953) se termina par un statut quo mais les Américains avaient mis le pied sur le continent asiatique afin d’asseoir leur domination sur cette partie de l’Océan Pacifique. La guerre du Vietnam dont la motivation officielle était de combattre le communisme ou du moins le contenir dura 20 ans et fut le premier échec américain dans ses entreprises guerrières. Échaudée l’armée américaine aiguisa ses baillonettes à Grenade (1983) puis de nouveau à Panama (1989) qui se termina avec l’installation de Noriega par la CIA aux commandes du pays.

Inutile de rappeler les conflits récents provoqués le plus souvent par les Américains eux-mêmes : première guerre du Golfe, Afghanistan, destruction de l’Irak et assassinat prémédité de Saddam Hussein, sans oublier de mentionner les interventions au Kosovo, en Somalie et en Libye. Aujourd’hui, dans un accès de mauvaise foi et de mensonges iniques les Américains se targuent de combattre l’ISIS, des bandes de voyous soutenus par la CIA pour faciliter la main-mise de Washington sur les ressources pétrolières et gazières tant de l’Irak que de la Syrie avec en prime des enjeux géostratégiques importants. Il reste un énorme point chaud : la Mer de Chine Méridionale car à cet endroit aussi il y a un gros potentiel de réserves énergétiques … Mais la Chine c’est un gros morceau allié de facto de la Russie. Et après cette revue historique faut-il encore croire au message universel de démocratie des USA ?

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Source : Zerohedge initialement paru sur le site AHTribune, illustration de conclusion : Mossoul, jadis une cité prospère, « libérée » avec l’aide de l’armée américaine, mais c’est bien sûr !!!