Géopolitique : la guerre du lithium a déjà commencé

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Pour équiper une voiture électrique Tesla modèle S de batteries délivrant une puissance de 70 kWh il faut 63 kilos de lithium. La firme américaine Tesla produit aujourd’hui des voitures électriques en Chine contribuant de ce fait aux quelques 1 million et demi de ce type de voiture déjà fabriquées dans ce pays, le premier producteur du monde. En outre la Chine prévoit qu’en 2040 toutes les voitures neuves vendues dans son pays seront électriques. La demande en lithium va donc croître exponentiellement ainsi que la consommation d’électricité et dès 2025 la Chine aura besoin de 800000 tonnes de lithium puis cette demande continuera à augmenter. La principale préoccupation de la Chine est donc d’assurer ses sources d’approvisionnement en dépit du fait que ce pays compte parmi les rares pays possédant des gisements de lithium avec le Chili, la Bolivie, l’Argentine et l’Australie. La Chine a donc ces dernières années mis en place des contrats d’exploitation avec la plupart de ces pays, dont en particulier le Chili et la Bolivie.

Avec la Bolivie qui possède près de 60 % des réserves mondiales de lithium connues la Chine était sur le point de finaliser un contrat d’exploitation du haut plateau d’Uyuni à l’extrême sud-est du pays à 4000 mètres d’altitude, une étendue de désert salé de près de 10000 km2. La NSA, organisme d’écoute américain, a constitué un solide dossier relatif aux tractations entre l’administration chinoise et le gouvernement bolivien d’Evo Morales qui avaient été initiées dès le début de l’année 2018. Il s’agissait d’un accord gagnant-gagnant entre la Bolivie et la Chine puisque ce dernier pays s’engageait à investir dans une usine de production de lithium métal et ultérieurement dans une unité de production d’accumulateur Li-ion en Bolivie. Comme il est facile de l’imaginer tout ceci n’a pas vraiment plu à l’administration américaine. La CIA a donc financé l’opposition politique bolivienne essentiellement d’origine hispanique pour fragiliser le gouvernement d’Evo Morales d’origine aymara amérindienne, les Amérindiens étant largement majoritaires dans la population bolivienne. De plus le passé de syndicaliste de Morales et sa politique socialiste ouvertement affichée dans le pays le plus pauvre d’Amérique latine a aggravé son cas. Le véritable coup d’Etat organisé par la CIA a conduit Morales à l’exil et à l’annulation de tous les contrats miniers passés ou sur le point d’être conclus avec la Chine.

Pour l’administration américaine le lithium est considéré comme un métal stratégique et toute tentative d’exploitation échappant au contrôle de Washington met en danger la sécurité des Etats-Unis. La population bolivienne d’origine amérindienne est la première à en subir les conséquences et ses espoirs d’amélioration de son niveau de vie ont disparu. Les troubles que vit actuellement le Chili sont du même ordre et sont également organisés par la CIA, sous le faux prétexte que tous les pays de la sphère d’influence américaine sur les deux partie du continent doivent être des pays « démocratiques » et si ce n’est pas le cas ils sont considérés comme des menaces pour la sécurité des USA. La guerre du lithium a bel et bien commencé …

Source partielle : globalresearch.ca, illustration Wikipedia

Climat : « Science », « Socialisme » ou « Eco-fascisme » ?

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Les « Green New Dealers » (les adeptes du changement vert) se sont convaincu eux-mêmes que notre planète était confrontée à un cataclysme climatique imminent provoqué par l’activité humaine. Ce cataclysme annoncé pour 2031 ne peut être empêché que par des ordonnances autoritaires gouvernementales voire mondiales visant à remplacer les combustibles fossiles par des biocarburants (renouvelables), de l’énergie éolienne (gratuite, quand il y a du vent), des panneaux solaires (quand il y a du soleil) et des batteries (qui ne sont pas encore mises au point à grande échelle). Ces activistes parviennent en grande partie à cet état de certitude absolue quasiment extatique en propageant en permanence des histoires effrayantes tout en prenant soin de passer sous silence toutes les preuves et les points de vue contredisant les thèses qu’ils avancent.

Ces gens-là parlent en toute liberté et trompeusement de « pollution au carbone » : le carbone est de la suie qui attaque les poumons, ce que les voitures, les usines et les centrales électriques émettent pourtant aujourd’hui en infimes quantités puisque tout a été fait pour ne plus rejeter de particules de suie, celle incriminée par ces combattants de la survie de la planète. S’ils devaient être honnêtes il devraient mentionner, pour être plus précis, le dioxyde de carbone, gaz incolore, inodore, invisible, que nous exhalons chaque fois que nous respirons et dont les plantes ont besoin pour vivre et croître en utilisant ces 0,04 % de l’atmosphère qu’elles puisent désespérément alors qu’elles vivraient beaucoup mieux avec plus de ce gaz tout en étant moins dépendantes des ressources en eau.

Ceux qui osent nier la véracité du changement climatique (et sont traités de fascistes au passage) affirment que celui-ci est stable et peut être maintenu ainsi en assurant un contrôle mineur des émissions de ce « carbone » et accessoirement du méthane – gaz que nous aussi êtres humains émettons chaque jour au cours de la digestion – alors que ce dernier gaz est présent en quantités infinitésimales dans l’atmosphère. Les « protecteurs de la planète » ignorent la présence de la vapeur d’eau atmosphérique qui est pourtant le seul candidat crédible pour présenter un éventuel effet de serre. Ils ignorent également les variations de l’activité solaire, les rayons cosmiques, les nuages, les circulations océaniques, les volcans, la variation de l’orbite terrestre autour du Soleil ainsi que d’autres évènements imprévisibles qui ont toujours modulé par le passé le climat de la Terre. Ces « green new dealers » insistent sur le fait qu’une augmentation ne serait-ce que d’un demi-degré de la température planétaire serait une catastrophe totale, augmentation qu’ils mettent en avant en se référant au dernier « petit âge glaciaire » qui sévit par le passé entre 1450 et 1850.

C’est complètement absurde. Pour avancer cette menace ces gens-là se réfèrent à des modèles informatiques qui prévoient des températures torrides tout en affirmant que ces températures sont déjà de 1 degré supérieures à celles observées que ce soit par ballons-sondes ou avec des satellites à celles observées avant l’invention de la machine de Watt.

Ces gens qui croient vraiment à la crise climatique prétendent que les tornades, les ouragans, les sécheresses et les incendies deviennent de plus en plus fréquents et intenses. En réalité, entre 1950 et 1984, les Etats-Unis comptaient en moyenne 55 ouragans de catégorie 4 ou 5 par an. Au cours des 33 années qui suivirent (1985-2018) il y eut en moyenne seulement 35 ouragans par an et en 2018 pour la première fois dans l’histoire des Etats-Unis pas un seul ouragan de catégorie 4 ou 5 n’a atteint le sol américain. Est-ce vraiment dû à une hausse du gaz carbonique atmosphérique ? Entre 1920 et 2005 cinquante-deux ouragans de catégories 3 à 5 ont touché les USA, soit 1,6 par an en moyenne. Ensuite, d’octobre 2005 à août 2017, douze années record, aucun ouragan majeur n’a atteint le territoire américain. Les ouragans Harvey et Irma ont mis un terme à cette période et pourtant l’intensité des précipitations ne sont pas sans précédent. Tout ça est-il vraiment provoqué par la hausse du niveau de gaz carbonique dans l’atmosphère ? Et en ce qui concerne les incendies le fait de monter en épingle les incendies qui ont eu lieu en Californie ces derniers mois ne représentent rien si on compare le nombre d’incendies et les surfaces dévastées par ces derniers au cours des années 1930-1940.

Le Washington Post a rapporté il y a quelques mois que les observateurs trouvent que l’eau des océans est anormalement trop chaude. C’était en 1922 ! Et les explorateurs polaires avaient noté bien avant aujourd’hui que l’étendue des glaces arctiques fluctuait. En 1860 l’explorateur Sir Francis McClintock écrivait dans ses carnets que « il était étonné de l’absence totale de glace dans le détroit de Barrow alors qu’en 1854 ce détroit était complètement pris par les glaces ». En ce qui concerne le climat continental nord-américain un commentateur a déclaré ceci : « les neiges sont moins fréquentes et elles sont moins épaisses, les rivières ne gèlent plus en hiver à présent ». C’était Thomas Jefferson en 1799. Incroyable aussi mais vrai, la crise du refroidissement redoutée dans les années 1970 a été remplacée par la crise actuelle du réchauffement. Après s’être élevés d’environ 120 mètres à la fin de la dernière période glaciaire (Dryas récent) il y a 12000 ans le niveau des océans n’a monté que de 12 à 14 centimètres par siècle. C’est une menace minime pour les populations côtières, certaines d’entre elles étant beaucoup plus menacées par l’enfoncement des sols, en particulier dans le Maryland (baie de la Chesapeake) d’Hampton Roads en Virginie et aussi à Houston et à Miami, où pourtant le niveau de la mer dans les zones non construites n’a pas varié depuis un siècle.

L’eau des océans ne peut pas devenir « plus acide ». Elle est déjà légèrement alcaline et peut fluctuer localement mais de là à devenir franchement acide il y a un fossé. Le blanchiment du corail a été relié à cette hypothétique acidification. En réalité il est peut-être provoqué par les pollutions mais il est surtout naturel car ces êtres vivant complexes ont tendance à rejeter une partie de leur dinoflagellés unicellulaires symbiotiques, les zooxanthelles, quand les eaux deviennent plus chaudes … ou plus froides. Les coraux s’adaptent alors aux changements de température en trouvant de nouvelles espèces d’algues symbiotiques, ensuite ils retrouvent leur vitalité comme tout au long de la Grande Barrière de Corail (cf. un prochain billet sur ce blog) ou encore dans les récifs d’Hawaï et de Polynésie française. Ces coraux s’adaptent aussi quand le niveau des mers augmente comme ce fut le cas depuis le dernier âge glaciaire créant ainsi de splendides barrières de corail et autres atolls comme par exemple l’archipel des Tuamotu, une véritable merveille vue d’avion, autour d’îlots qui ont disparu avec la montée des eaux.

De mémoire d’homme il n’y a jamais eu autant d’ours polaires – plus de 30000 – et ils menacent maintenant les hommes. Ces ours ont survécu à de nombreux changements du climat, des périodes interglaciaires et des périodes de réchauffement par le passé. Ils ne sont pas du tout en voie de disparition. Comme pour les ours polaires, nous ne sommes menacés ni par une crise climatique, ni par un réchauffement climatique sans précédent ou extrême, que ce soit d’origine humaine ou naturelle. Incriminer les combustibles fossiles et le fait que leur utilisation émet du « carbone » et qu’ils doivent être remplacés par des biocarburants, de l’énergie éolienne, photovoltaïque et la construction d’immenses batteries de stockage se révèle bien plus destructeur pour l’environnement et l’écologie que la prétendue crise climatique. Ces dispositions porteraient gravement atteinte à l’approvisionnement alimentaire, à la qualité de la nutrition, à l’emploi, au niveau de vie, à la santé et à l’espérance de vie, en particulier dans les pays dits pauvres mais aussi pour les pays dits riches.

Un seul exemple : Si les Etats-Unis décidaient de remplacer 100 % des carburants fossiles par de l’éthanol il faudrait consacrer 350 millions d’hectares pour cultiver du maïs réservé à l’éthanol et du soja ou du colza pour la production d’huiles, soit 4 fois la superficie totale du Texas (ou 5 fois la surface de la France. Que resterait-il pour les cultures vivrières ? Supposons, toujours aux USA, que le gouvernement décide de remplacer toutes les sources d’énergie électrique utilisant des combustibles fossiles qui produisent (2018) 3,9 milliards de MWh, de remplacer tous les chauffages des maisons par du gaz naturel par une autre source d’énergie renouvelable et toutes les voitures par des véhicules électriques il faudrait que le parc éolien soit capable en une seule journée avec du vent d’assurer la fourniture d’électricité pendant 7 jours consécutifs sans vent, ce qui peut parfaitement arriver. Il faut aussi prendre en compte les pertes d’énergie dans les lignes de transport d’électricité, les postes de transformation et les onduleurs pour produire de l’électricité alternatif à partir de batteries qui ne peuvent stocker que du courant continu (encore faudrait-il qu’elles existent à très grande échelle ce qui est loin d’être le cas) et les pertes au cours des cycles de charge et de décharge de ces batteries. Il faut aussi considérer que les éoliennes ne délivrent leur puissance nominale que 16 % du temps en moyenne. Au lieu des 58000 éoliennes actuellement installées sur le sol américain il faudrait, en prenant en compte toutes ces considérations, installer au moins 14 millions d’éoliennes, chacune d’entre elles capable de générer 1,8 MW à pleine capacité, c’est-à-dire quand le vent souffle à une vitesse appropriée. Globalement, en se référant à la « ferme » d’éoliennes de Fowler Ridge installée par la société BP il faudrait disposer de 1,7 milliards d’acres occupés par des éoliennes sur le territoire américain, soit 10 fois la surface de l’Etat du Texas, c’est-à-dire la moitié du territoire américain, à quoi il faut ajouter des centaines de millions de kilomètres de lignes électriques pour acheminer cette énergie intermittente vers des postes de transformation et des lignes souterraines de courant continu pour enfin acheminer cette énergie à de gigantesques installations d’accumulateurs …

Alors que les éoliennes sont considérées comme respectueuses de l’environnement par les « Green New Dealers » celles-ci conduiraient à la disparition rapide et presque totale des rapaces nocturnes, des chauve-souris et de bien d’autres oiseaux migrateurs. Une grande partie de l’environnement du territoire nord-américain serait irréversiblement détruit sous le faux prétexte qu’il est urgent de sauver le climat. Pour fabriquer toutes ces éoliennes il faudrait produire globalement 15 milliards de tonnes de matériaux divers allant de l’acier au béton en passant par les terres rares, les composites à base de pétrole ainsi que bien d’autres matières premières. Ce type de projet « Green New Deal » multiplierait, pour les seuls besoins des USA, la totalité de l’activité minière mondiale par 100, ce qui nécessiterait d’éliminer des centaines de milliards de tonnes de roches stériles et de traiter des dizaines de milliards de tonnes de minerai, le tout avec des ressources énergétiques essentiellement basées sur des combustibles fossiles. Il est impossible d’imaginer précisément quel serait l’impact global, planétaire, d’un tel choix – uniquement pour les USA.

Si on ajoute à la seule construction des éoliennes l’installation de batteries de stockage du type de celles utilisées dans les voitures Tesla pour remplacer les centrales électriques de secours brûlant du gaz naturel ou du pétrole afin d’assurer une alimentation électrique fiable quelles que soient les conditions météorologiques il faudrait produire au moins un milliard de batteries à base de lithium et de cobalt comme celles équipant une seule voiture électrique, pesant 500 kilos chacune, situation à laquelle il faudrait ajouter le remplacement total du parc automobile actuel par des véhicules électriques.

Ceux qui croient réellement à la venue d’une crise climatique se proclament avec une fierté certaine qu’ils sont les « socialistes de l’environnement » bien qu’ils ignorent totalement la réalité, balayant d’un revers de la main ces réalités énergétiques. Certes, leur but est fondamentalement de favoriser un système politico-économique au sein duquel le gouvernement central sera censé contrôler les moyens de production tout en limitant les droits de propriété privée ou plus radicalement de les supprimer pour les communautariser. C’est du socialisme orthodoxe. Ce que ce mouvement veut réellement c’est un éco-fascisme, un système gouvernemental encore plus extrême et intolérant que ceux que l’on a connu par le passé, un système dans lequel le gouvernement ne possède pas directement les entreprises et les industries mais dicte ce qu’elle peuvent faire, ce qu’elles doivent faire, vendre et redistribuer la richesse en utilisant précisément ce que cette idéologie du « Green New Deal » dénonce : une politique coercitive type « Antifa » et au final contrôler la pensée, la parole et l’accès à l’information.

On y est déjà aux Etats-Unis avec Google, Facebook, Youtube, Twitter, Wikipedia, les Universités, et les médias grand-public. Toutes ces institutions ont pour objectif de censurer, de marginaliser, d’ostraciser, de désavouer tous ceux qui refusent – pour l’instant – l’installation d’un tel régime totalitaire. Des autodafés seront bientôt organisés non pas sur la place publique mais électroniquement, de supprimer ou modifier les algorithmes qui sont déjà omniprésents sur le Web dans le but d’éliminer les points de vue sur l’énergie et le climat qui ne correspondent pas à leur agenda.

On n’en est qu’aux prémices de ce totalitarisme : le Docteur Peter Ridd a été expulsé de l’Université pour avoir dénoncé les mensonges concernant la supposée disparition de la Grande Barrière de Corail (cf. un prochain billet sur ce blog), le Docteur Susan Crockford a subi le même sort pour avoir oser défier les fausses déclaration concernant la supposée disparition des ours polaires. Robert Kennedy Jr (encore lui : l’anti-vaxxer professionnel, cf. un précédent billet sur ce blog) et le sénateur Sheldon Whitehouse et bien d’autres politiciens veulent tout simplement que les « dissidents du climat ou de l’énergie » soient poursuivis et emprisonnés comme de simples prisonniers politiques.

La société occidentale – car il ne s’agit pas seulement des Etats-Unis – entre tête baissée dans un totalitarisme bien pire que le fascisme, le stalinisme ou le nazisme des sombres années passées car il fait appel subtilement à la responsabilité individuelle pour sauver la planète. Il faudra, nous récalcitrants dont je fais partie, continuer à dire la vérité au pouvoir politique, il en va de l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants.

Adapté d’un article de Paul Driessen, conseiller de CFACT et essayiste paru sur le site CFACT (cfact.org)

Les illusions gauchistes du Green New Deal : USA et GB

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Malgré le positionnement du Président Donald Trump qui vient de formaliser la sortie des USA de l’accord sur le climat de Paris, oeuvre de gauchistes français notoires comme Fabius et Royal, les Etats-Unis apparaissent comme les leaders mondiaux de la mise en place du Green New Deal, un programme totalement irraisonné tant pour le nombre de personnes l’encourageant qu’en ce qui concerne son coût. Peut-être qu’il faut voir dans la tentative d’ « empêchement » de Donald Trump un moyen pour le Parti démocrate de pousser plus avant ses lubies climatiques. Je signale à mes lecteurs qu’aujourd’hui même, soit un mois plus tôt qu’en 2018, le blizzard recouvre les 3/4 des USA, donc ça se réchauffe puisque cette énième vague de froid intense est provoquée par le réchauffement du climat et il est urgent d’agir … De même que l’Europe va connaître ces prochains jours une première vague de froid …

Il y a l’incontournable AOC, la candidate à la présidence Elizabeth Warren, le super-héro Al Gore et toute une panoplie de membres du parti démocrate, tous les yeux rivés sur le porte-monnaie des citoyens pour mettre en oeuvre leur projet de sauvetage de la planète. AOC (Alexandria Ocasio-Cortez, représentante démocrate de l’Etat de New-York) a scrupuleusement chiffré le montant du Green New Deal (GND) entre seulement 51000 et 93000 milliards de dollars par rapport au prix à payer si on ne fait rien, un coût qui, paradoxalement, n’a pas été évalué avec plus de précision.

Les gauchistes britanniques (le parti travailliste) proposent une Grande-Bretagne sans carbone en 2030, soit juste un petit peu plus de 10 ans. Jeremy Warner veut faire du GND à la mode britannique une stratégie industrielle robuste. Il a l’outrecuidance d’accuser la Chine et son pouvoir communiste centralisé, autoritaire et utopique, d’être devenue maintenant le premier émetteur de carbone du monde. Quel sera le GND à la sauce à la menthe (verte) britannique ? Ce seront des dispositions autoritaires et coercitives imposées aux 27 millions de logements anglais en dépensant 250 milliards de sterling prélevés dans le porte-monnaie des contribuables pour isoler les logements, installer des doubles-vitrages, promouvoir les technologies « bas carbone » dans tous les logements, ce qui coûtera à leurs occupants un minimum de 9300 livres par habitant dans un premier temps. Warner (éditeur associé du Daily Telegraph) a déclaré : « La décarbonisation de l’économie du Royaume-Uni est parfaitement possible, mais elle doit être atteinte dans la profondeur du marché en supprimant toutes les aides cachées aux industries produisant du carbone, en créant des taxes sur la non-neutralité carbone et également de taxer le carbone « exporté » vers des pays tiers pour réduire les émissions domestiques de carbone« .

Vous avez compris le stratagème ? Ce programme consiste en d’autres termes à imposer des taxes carbone à la Chine qui exporte des produits vers le Royaume-Uni et taxer également les consommateurs domestiques des produits provenant de la PRC … La Chine appréciera et les consommateurs britanniques également. Dans un certain sens l’idée de Warner est encore plus vicieuse qu’elle n’y paraît au premier abord. Qui croira un seul instant qu’il est possible de décarboner une économie comme celle de la Grande-Bretagne en DIX ans sans détruire totalement celle-ci ? Qui croira un seul instant que ce processus puisse être réussi en prenant des mesures autoritaires « à la chinoise » sans qu’à aucun moment le marché intervienne mais qu’il soit soumis à des taxes répressives ? La désillusion est assurément au rendez-vous : une baisse inimaginable du niveau de vie de tous les sujets de Sa Majesté. Voilà ce que sera le Green New Deal repris par les gauchistes britanniques.

Inspiré d’un billet de Mish Shedlock (moneymaven.io).

L’armée rouge de médiocres : le système universitaire occidental est de type soviétique.

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Dans un article paru dans le Boston Globe du 15 avril 2019 intitulé « A Message to All Professional Thinkers : We Either Hang Together or We Hang Separately » (Message à tous les intellectuels : ou bien nous restons tous ensemble ou bien nous nous séparons), l’historien Niall Ferguson (illustration, voir note) a décrit la « sortie » maintenant routinière des professeurs conservateurs des universités américaines par les marxistes d’extrême-gauche qui contrôlent la plupart des universités américaines. (C’est exactement la même situation en Europe et en France, du moins pour le souvenir que j’en ai). La procédure habituelle consiste d’abord à répandre une fausse nouvelle au sujet de ce qu’aurait pu raconter sur Facebook ou un autre réseau social un professeur conservateur, ou libertarien, dans un nombre de tweets frôlant une odieuse folie. Les médias locaux reprennent alors l’information et l’amplifient. Les collègues « indépendants » soit font le gros dos pour ne pas se compromettre soit abondent dans le sens de l’administration de l’université dans le seul but de bénéficier plus tard d’une petite augmentation de salaire. Si le professeur conservateur ou libertarien incriminé n’est pas sous contrat (on dit dans ce cas associé ou invité) il est tout simplement viré. Mais s’il est sous contrat il est alors marginalisé, harcelé, victime de discrimination et alors il est encouragé à quitter son poste volontairement, ce qui lui évitera de poursuivre sa carrière dans un enfer. Les bureaucrates des ressources humaines ne s’inquiètent jamais des environnements de travail hostiles des membres du staff enseignant conservateurs ou libertariens. Seuls ceux qui affichent franchement des idées de gauche sont protégés et ne font jamais l’objet de telles dérives verbales ou écrites.

Les professeurs et les administrateurs qui appliquent ce genre de censure généralisée dans le plus pur style KGB sont ce que Ferguson appelle « l’Armée Rouge des Médiocres ». Ce sont bien des médiocres car très peu d’entre eux sont de véritables érudits ou de véritables scientifiques mais sont plutôt des voyous politiques dénués de toute instruction qui ont simplement continué à aller à l’école pendant toute leur vie d’adultes, armés de diplômes académiques prestigieux, sur le papier seulement, dans des disciplines factices et frauduleuses telles que les « sciences sociales », la « théologie féministe » ou les « études mondialistes globalisées ». Ce sont, dit Ferguson, les descendants directs de l’idéologie antilibérale et égalitaire qui avait jadis réprimé la liberté d’expression en Europe orientale à l’époque du bloc soviétique. La réalité est bien pire que ce que décrit Ferguson dans son court ouvrage. La discrimination à l’embauche est ouvertement anti-conservatrice et anti-libertarienne depuis des décennies. Qui ne se souvient plus avoir assisté à une conférence du Liberty Fund (voir note), il y a 30 ans, au cours de laquelle le Professeur Henri Manne déclara : « nous avons perdu les universités ». Il faisait allusion à la prise de contrôle presque complète du système universitaires américain par les gauchistes, déjà à cette époque, et de la lutte systématique contre la liberté académique et la liberté d’expression. L’attaque de la gauche contre la liberté d’expression s’est depuis lors étendue de façon exponentielle avec des codes de discours, des espaces sécurisés, l’obligation de signaler aux autorités les discours « dangereux », des manifestations organisées pour protester contre les orateurs classés conservateurs sur les campus et bien d’autres tactiques dignes de la Stasi ou du KGB.

Il y a quelques exceptions comme le Grove City College et le Hillsdale College qui n’ont jamais accepté de financements publics ainsi que quelques programmes universitaires financés par d’anciens élèves maintenant fortunés mais il ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan académique. Même dans ces conditions les universitaires conservateurs financés par de tels anciens donateurs sont généralement considérés par la faculté majoritairement de gauche comme des imposteurs qui doivent être sinon exterminés du moins expulsés. De tels programmes peuvent représenter moins de 1 % du budget du corps professoral d’une université et le reste est financé par le gouvernement. Néanmoins les membres de la faculté, tous de gauche, ont là l’occasion de se plaindre sans cesse du prétendu « parti-pris » illégitime dont la cause est non pas le financement public à hauteur de 99 % mais le financement privé à hauteur de 1 %. Le financement public à hauteur de 99 % ne peut pas favoriser le gouvernement dans la recherche et l’enseignement. Seuls les dons privés et volontaires expliquent cette prise de position défavorable. Cette situation concerne des centaines de collèges et d’universités mal étiquetées « privées » qui reçoivent des milliards de dollars de fonds publics chaque année. Le fameux dicton « celui qui accepte le shilling du Roi devient l’homme du Roi » est toujours d’actualité.

Niall Ferguson termine son op-ed par un appel en faveur d’un « traité universitaire non conformiste » parmi ceux des professeurs et administrateurs qui défendent toujours la liberté d’expression. Les censeurs universitaires crypto-communistes doivent être confrontés à des représailles massives tout comme l’Union soviétique a menacé des universitaires pendant la guerre froide. C’est ce qu’il veut dire quand il dit que « nous » devons rester ensemble ou séparément. Un tel « traité » n’obtiendrait probablement que très peu de signatures en raison du fait que, à quelques rares exceptions près, tout le monde universitaire américain est une institution socialiste. Presque toutes les universités sont partiellement ou totalement financées par le gouvernement. Par ce financement le gouvernement contrôle les moyens de production : la définition même du socialisme. En conséquence tous les professeurs d’université sont par essence des bureaucrates du gouvernement et comme tous les bureaucrates ils savent que la meilleure façon de survivre est de ne jamais enfreindre les règles ni de faire de vagues, même si ces règles sont complètement pourries. Ils ont compris que s’ils rechignent l’armée rouge des médiocres se vengera, les licenciera si possible ou du moins ne leur accordera plus aucune augmentation de salaire au mérite. Ils peuvent aussi être assujettis à donner un cours à 8 heures du matin sur le campus principal et un autre cours à 20 heures le même jour sur un des campus distants de l’université en guise de revanche.

Les conseils d’administration des universités sont pour la plupart inutiles car ils sont manipulés de l’intérieur, intimidés, et ils doivent souvent mentir. Nombre d’entre eux restent silencieux car se plaindre signifierait qu’ils seraient alors exclus du conseil ce qui ternirait par ailleurs leur carrière. Par exemple dans ma propre ville où je travaille l’ancien diplômé Tom Clancy, célèbre auteur, s’est plaint lors d’une réunion d’administrateurs de l’université que les frais de scolarité étaient si élevés que le fils d’un employé des postes, comme lui, ne pourrait jamais se le permettre. Il a été radié du conseil l’année suivante. Les universités n’ont pas d’actionnaires car ce sont soit des institutions publiques soit des institutions à but non lucratif. Il est même déroutant d’apprendre qui sont les véritables « consommateurs » des universités assis dans les salles de cours puisqu’ils paient rarement les frais de scolarité exorbitants, du moins jusqu’à ce qu’ils obtiennent leur diplôme et soient alors confrontés à des montagnes de dette que représentent les prêts étudiants garantis par le gouvernement.

Tout le système universitaire est un système socialiste de contrôle monopolistique de l’enseignement dit « supérieur » qui est maintenant fermement tenu par des idéologues de gauche secondés par une vaste armée de fraudeurs et d’imposteurs sans éducation réelle, ennemis jurés de la liberté d’expression, de la liberté universitaire et de la liberté d’enquêter. Comme le disait si justement F. Hayek dans son ouvrage « The Road to Serfdom » (La route vers la servitude) dans un chapitre intitulé « La Fin de la Vérité » : « dans quelque régime collectiviste que ce soit la vérité n’est pas déterminée par la recherche, la discussion, le débat ou l’investigation scientifique, mais par les décrets et les platitudes de l’Etat. Dans un tel monde le mépris de la liberté intellectuelle est répandu parmi ces intellectuels qui ont adopté une religion collectiviste et qui sont acclamés en tant que leaders intellectuels« . Sous un tel régime « l’intolérance est vantée publiquement » écrivait Hayek en 1944. Ceci est une description parfaite des universités américaines d’aujourd’hui.

C’est le chemin que suit le monde universitaire depuis plusieurs générations maintenant et aucune espèce de « traité » conclu entre des professeurs conservateurs et des professeurs progressistes (de gauche) ne pourrait améliorer cette situation car, comme tous les bureaucrates du gouvernement, ils se contentent de compter le temps qui passe jusqu’à la retraite, alors la liberté académique ne peut que s’effondrer. Le salut reposera sur les institutions privées de la société civile, les associations éducatives comme le Mises Institute, le mouvement d’enseignement à domicile, le curriculum promu par Ron Paul (médecin) et, plus important encore, la sécession des masses d’étudiants qui sont passés par ces académies d’endoctrinement socialiste, ce que les universités et les écoles publiques sont devenues. En attendant nous avons besoin de plus de Niall Ferguson pour au moins sonner l’alarme sur la nécessité d’une résistance massive à ce système totalitaire.

Article de Thomas DiLorenzo paru sur le site LewRockwell.com. L’ensemble de cet article de DiLorenzo s’applique à la majeure partie des universités européennes, canadiennes et australiennes. La dérive crypto-marxiste des universités et des instituts de recherche français s’est accélérée avec les évènements de mai 1968 et n’a jamais cessé de s’amplifier. J’en sais personnellement quelque chose puisque je terminais mon cursus de maîtrise à l’Université précisément en 1968. Je peux affirmer que dans le Ministère de l’Éducation et de la Recherche (le même ministère ou deux ministères séparés, cela n’a aucune importance) seul le Ministre, interchangeable par définition, n’est pas un crypto-marxiste déclaré. Toute l’administration de l’Education nationale est ultra-gauchiste sans aucune exception, depuis le cabinet du Ministre jusqu’à la moindre école de village. Toutes les administrations des instituts de recherche sont de couleur marxiste d’ultra-gauche. La situation française est strictement identique à celle des Etats-Unis et c’est la raison pour laquelle j’ai trouvé utile de traduire cet article pour le faire figurer sur mon blog.

Note. Niall Ferguson, historien d’origine écossaise, a enseigné l’histoire à l’Université d’Harvard. Il a écrit de nombreux ouvrages et chroniques dans divers journaux. Ferguson a introduit le concept historique « Eurabian » décrivant la déchristianisation de l’Europe ouvrant toutes grandes ses portes au fanatisme islamiste. (source : https://en.wikipedia.org/wiki/Niall_Ferguson). Le Liberty Fund est une fondation sans but lucratif promouvant les idées libertariennes.

Le refroidissement du climat est arrivé (aux USA) !

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L’Europe occidentale n’est pas encore atteinte par le froid car elle bénéficie de l’effet protecteur du Gulf Stream. Ce n’est pas le cas du nord du Middle-West américain qui pour la quatrième année consécutive endure des vagues de froid, de blizzard et de neige de plus en plus précoces. Ce début d’automne 2019 a été particulièrement froid dans les Etats du Minnesota, du Dakota (nord et sud) et du Wisconsin. La vague de froid et de neige – par endroits 40 cm – a affecté plus de 10 Etats alors qu’à peine 15 % des récoltes avaient été effectuées et le reste était toujours sur pied ou en terre. Les pertes sont encore difficiles à évaluer tant pour le soja, le maïs, la pomme de terre, et même dans certaines régions pour le blé. En effet, après un printemps très pluvieux les labours et les semis ont été retardés de près d’un mois et ce retard n’a pas été comblé par un été relativement clément. Les récoltes ont donc débuté avec retard.

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Dans certains comtés les pertes sont « totales » et une multitude d’exploitants agricoles vont se retrouver dans une situation financière délicate pour ne pas dire catastrophique. Pire encore le prix des denrées alimentaires va atteindre des sommets dans les prochaines semaines. Encore une fois ce seront les dizaines de millions de ménages ayant des difficultés pour « boucler » leurs fins de mois qui seront les premiers pénalisés. En effet une multitude de denrées alimentaires contiennent des ingrédients provenant de l’une ou l’autre des cultures affectées par cette vague de froid. Enfin la flambée des prix des matières premières agricoles est prévisible à la bourse de Chicago et les répercussions seront mondiales.

Voilà la préfiguration exacte de ce qui attend le monde occidental quand le refroidissement du climat s’installera. Sommes-nous préparés ? Certainement pas ! Et les dégâts prévisibles seront immenses. Illustration : Minnesota fin septembre 2019

Brève. Ukraine : Joe Biden empêtré dans une sombre affaire de corruption, « tel est pris qui croyait prendre » …

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Décidément les Démocrates américains sont pourris et comme pour les poissons, dit-on, la pourrissement commence par la tête, en l’occurence Joe Biden. Après avoir organisé les évènements de Maiden, Obama ferma les yeux ou plutôt favorisa l’envoi de centaines d’agents américains en Ukraine, faisant fi de la corruption qui régnait dans ce pays à tous les étages de l’administration et du milieu des affaires. Le Vice-président Joe Biden propulsa son fils Hunter au conseil d’administration de la société Burisma Holdings en 2016. Cette société rémunéra outre mesure Hunter Biden dont la fonction était de faire seulement partie du conseil d’administration de cette société impliquée dans le gaz naturel en Ukraine. La justice ukrainienne s’intéressa de près aux comptes de cette société et Joe Biden en personne, alors vice-président des USA, fit pression au printemps 2016 sur le gouvernement ukrainien pour qu’il limoge le procureur général ukrainien qui refusait de clore le dossier sur l’affaire de corruption concernant Burisma Holdings et son fils Hunter. Sous la pression insistante de Biden le procureur fut écarté de ses fonction en mars 2016.

Cette affaire arriva sur le bureau de Rudy Giuliani en 2018, conseiller juridique de Donald Trump et ancien maire de New-York. Le 25 juillet 2019 Trump appela donc son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, nouvellement élu, pour lui proposer l’aide du Département de la justice américain (DoJ) pour éclaircir cette affaire de corruption, Hunter Biden étant toujours en poste à Kiev. Le faux lanceur d’alerte révéla il y a quelques jours l’existence de cet appel téléphonique. Cette conversation ne faisait nullement apparaître une aide financière mais seulement un soutien du DoJ. Le faux lanceur d’alerte a donc déformé les propos de Donald Trump.

L’effet boomerang va se retourner contre Joe Biden car celui-ci menaça le gouvernement de Poroshenko de supprimer l’aide financière accordée par Obama à l’Ukraine (USAID) dans le cadre de cette affaire de corruption s’il ne limogeait pas le procureur général ukrainien Viktor Shokin. Joe Biden est donc pris à son propre piège. Nancy Pelosi, à 79 ans et proche du gâtisme, a-t-elle compris le fond de cette sombre affaire de corruption en soutenant la procédure d’impeachment que le Parti Démocrate a l’intention de mettre en place ? Personnellement j’en doute car elle ne veut que l’élection de Joe Biden en 2020. Ça sent de plus en plus la pourriture dans le marigot de Washington.

Source : TheHill (thehill.com) du 26 septembre 2019. Les curieux peuvent lire cette page de Wikipedia : https://en.wikipedia.org/wiki/Burisma_Holdings

Une autre approche des cycles du climat.

Il y a quelques jours Michael Mann, l’auteur controversé de la courbe en crosse de hockey, déclara haut et fort que la température de 100°F (37,7 °C) relevée à Huntsville, Alabama une semaine auparavant était à l’évidence le résultat du réchauffement climatique. Mann a-t-il vraiment fait une petite recherche sur les températures relevées dans le sud-est des Etats-Unis depuis la fin du XIXe siècle ?

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Voici le nombre de jours chaque année durant lesquels les températures relevées dans toutes les stations météo de l’Arkansas, Louisiane, Missouri, Alabama, Floride, Géorgie,Caroline du Sud, Caroline du Nord, Tennessee, Kentucky et Virginie ont dépassé 90°F soit 32°C avec en bleu le nombre brut de jours et en rouge la moyenne courante de ce nombre de jours sur 5 années.

Ce type de résultats peut être trouvé non seulement aux USA mais également en Europe ou encore au Japon. C’est une des présentations graphiques privilégiées par Kirye, fameuse blogueuse japonaise au sujet du climat (@KiryeNet) car elle considère, à juste titre, que mentionner des moyennes de températures est un non-sens scientifique. Ce que l’on remarque tout de suite est qu’entre les années 1920 et 1960 « il faisait plus chaud » qu’aujourd’hui. Cet optimum de températures se retrouve également en Europe et en particulier dans les pays traversés par la chaine des Alpes. Ce qui est également évident est une stabilisation du nombre de jours au cours desquels des températures « extrêmes » ont été comptabilisés depuis 1980. Il ne s’agit pas ici, et il est important de le noter, de manipulations des températures pour établir des écarts ou des « anomalies » rapportés à des moyennes dont on ignore le plus souvent l’origine, il s’agit de nombres de jours durant lesquels les températures ont atteint un certain seuil. Ces résultats concernent un grand quart Est des Etats-Unis et peuvent donc être considérés comme significatifs.

Au sujet de cet « optimum » 1920-1960 il faut garder en mémoire que le recul des glaciers observé au front de ces derniers se produit avec une latence d’environ 30 à 40 ans par rapport au début d’une période « plus chaude ». C’est ce qui s’est produit dans les Alpes françaises et suisses. On incrimine à tort le recul des glaciers au soi-disant réchauffement moderne du climat lié à l’accumulation de CO2. En réalité les glaciers alpins ont amorçé leur recul dès le début des années 1950 après avoir considérablement « avancé » au cours du XIXe siècle, le petit âge glaciaire. Et puisque j’ai mentionné le CO2 l’augmentation considérée comme spectaculaire et provoquée, selon les affirmations de l’IPCC, par l’activité humaine est le résultat d’un dégazage des océans provoqué par cet « optimum » 1920-1960, dégazage qui lui aussi présente une latence en raison de l’inertie thermique des eaux océaniques.

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Pour assortir mon propos je rappelle l’illustration très parlante du nombre de taches solaires observées et le calcul tout simple de l’excès ou du déficit de ce nombre de taches solaires exprimé par rapport au nombre moyen de celles-ci observées depuis 1750 pour chaque cycle solaire dix ans et un mois après le début de chaque cycle. J’ai déjà mis en ligne à plusieurs reprises cette représentation très parlante, si on peut dire les choses ainsi. Les glaciers alpins ont considérablement avancé en raison du « petit âge glaciaire » qui débuta à l’orée du XIXe siècle pour être suivi par un réchauffement brutal à la fin des années 1930 provoquant le retrait des glaciers alpins. Le glacier d’Argentières menaçait le village éponyme à la fin du XVIIIe siècle comme le montre l’illustration ci-dessous …

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Source et illustration : blog de Tony Heller (realclimatescience.com), Wikipedia et sur ce blog le billet du 21 février 2019