Politique : Brexit or not Brexit, that is the question !

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Le projet d’accord entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne relatif au Brexit sera vraisemblablement rejeté par la Chambre des Communes à Londres cette semaine car il comporte trop d’incertitudes et de zones d’ombre en particulier les points précis de la frontière entre l’Ulster et la République d’Irlande et le statut de Gibraltar. La non divulgation par le gouvernement britannique de l’ensemble des articles du pré-accord a d’ailleurs ému les membres du Parlement. Si la Chambre des Communes rejète ce projet d’accord alors la Première Ministre britannique n’aura pas d’autre choix que de proposer un nouveau référendum à la population. Cependant les délais impartis pour préparer une telle consultation populaire avant la date butoir du 29 mars prochain sont insuffisants. Cette incertitude grandissante a conduit la Cour européenne de justice à préciser que la Grande-Bretagne pouvait avant cette date fatidique ou à la limite le 29 mars 2019 présenter à la Commission européenne qu’elle renonçait finalement et unilatéralement au Brexit.

C’est ce qu’a déclaré ce lundi 3 décembre l’avocat général de la CJU Manuel Campos Sanchez-Bordona. Depuis le référendum qui décida de la procédure du Brexit la Grande-Bretagne, conformément aux traités, a manifesté son « intention » mais pas sa « décision » de quitter l’Union. Cette nuance sémantique toute diplomatique est lourde de sens car les gesticulations stupides et insensées de Michel Barnier effraient les milieux financiers européens. Barnier, tout commissaire qu’il est, n’a pas la stature d’un diplomate. Il croit toujours que l’Europe peut être dirigée comme il le fit lors des jeux olympiques d’hiver de Grenoble ! Ce triste individu n’a pas l’air de comprendre quels sont les enjeux tant européens qu’internationaux d’un Brexit effectif.

Par exemple Washington voit d’un très mauvais oeil une désintégration même partielle de l’Union européenne car le Brexit pourrait ouvrir la boite de Pandore d’une dissolution de cette Union et la disparition à terme de la monnaie unique. La construction de l’Union européenne était initialement un projet suggéré et soutenu par les services secrets américains, c’est une vieille histoire qui remonte à Jean Monnet, agent de la CIA, pour que les USA contrôlent plus aisément le continent face à l’Union soviétique, en quelque sorte un protectorat chapeauté par l’OTAN. On en est fondamentalement toujours là alors que l’URSS a disparu. Le Brexit, vu de Washington, pourrait encourager des pays comme l’Italie, l’un des piliers de l’OTAN, à quitter l’Union et après il pourrait se développer un mouvement touchant l’Espagne, la France ou encore la Grèce qui a ouvert ses facilités portuaires à la Chine mais aussi et surtout l’Allemagne dont l’industrie souffre particulièrement des sanctions unilatéralement décidées par les USA à l’encontre de la Russie. Pour les Américains l’espace européen deviendra alors ingérable. En conclusion ce sont les USA qui ont dicté et dicteront encore la politique de l’Union européenne ainsi que le processus du Brexit dont les jours me semble-t-il sont comptés, mais je peux me tromper …

Source partielle et illustration : Reuters

Les américains sont-ils toujours crédibles ?

Les américains sont-ils toujours crédibles ?

Après avoir dénoncé l’accord de Paris – c’était leur droit – les USA ont continué dans la même veine en dénonçant l’accord sur le nucléaire iranien sachant parfaitement que cet acte aurait des conséquences considérables pour l’ensemble des pays européens. Ces derniers semblent tétanisés à l’idée d’outrepasser la décision américaine, pays qui fait la pluie et le beau temps avec son inique pouvoir d’extraterritorialité quand il y a des dollars en jeu. Sans vouloir être vulgaire la Maison-Blanche nous tient tous par les couilles. Les Chinois et les Russes l’ont compris avant l’Union européenne et ils ont conclu des accords de swap entre eux. Le Japon, bien qu’ayant également conclu des accords de swap yuan-yen, subit la pression constante de Washington pour ne pas trop énerver son « occupant » et quand je dis « occupant » c’est tout simplement parce que de facto les USA occupent le Japon depuis 1945. Idem pour la Corée du Sud. Toute initiative diplomatique pouvant déboucher sur un rapprochement voire une réunification avec la partie nord-coréenne est scrutée à la loupe par les chiens de garde de Washington car il faudra que ce processus leur convienne. Pour l’ensemble de l’Europe c’est blanc-bonnet et bonnet-blanc.

Venons-en à l’OTAN. C’est un magnifique outil d’asservissement de l’ensemble de l’Europe occidentale par les Américains. Lors de l’effondrement du bloc soviétique, Russes et Américains s’étaient mis d’accord pour que l’OTAN ne s’étende pas aux ex-pays satellites de Moscou. Qu’à cela ne tienne, les Américains ne se sont pas privés pour installer des troupes et des armements à quelques kilomètres de la frontière russe tout en fomentant le coup d’Etat de Kiev.

Non contents de n’avoir dénoncé que trois accords Washington vient aussi de se retirer unilatéralement d’un important traité avec la Russie relatif au non-déploiement de missiles de portée intermédiaire porteurs de charge nucléaire. C’est ce fou de John Bolton, un faucon à moustache (les pires), conseiller à la sécurité nationale qui l’a exigé. Ce triste individu travaille pour le complexe militaro-industriel à qui il faut donner un os à ronger. L’accord sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (500-5000 km) appelé en français FNI, forces nucléaires à portée intermédiaire, avait été conclu entre la Russie, à l’époque encore l’Union Soviétique, et les USA et avait eu pour avantage de détendre quelque peu les relations entre les deux blocs. Bolton affirme que la Russie s’est dotée d’un vecteur appelée par l’OTAN 9M729 qui est en violation directe avec le FNI. Or Moscou nie farouchement que ce missile soit effectivement orienté vers l’Europe, si tant est que ce missile existe. Pour Washington la situation est plutôt ardue car il faudra bien qu’un des pays d’Europe accepte d’ « héberger » sur son sol des missiles nucléaires d’une portée de 500 à 5000 km. De plus ce fameux complexe militaro-industriel américain n’a pas les moyens de développer une parade équivalente au 9M729 s’il existe réellement, il faut le répéter car c’est peut-être encore une affabulation de Bolton et de l’administration américaine.

Dans la réalité la dénonciation de ce traité est dirigée non pas à l’encontre de la Russie mais plutôt envers la Chine qui dispose depuis peu de missiles de portée intermédiaire surnommés « tueurs de porte-avion » et sans la capacité de menacer le territoire chinois avec des outils conventionnels, c’est-à-dire des missiles balistiques ou de croisière, Washington perd un levier important dans le bras de fer engagé avec Pékin pour la domination de la région Asie-Pacifique. Cette dénonciation du traité FNI est donc une menace pour la Chine qui devra tôt ou tard négocier avec les USA au sujet d’une limitation des armements. Si tel était le cas les USA bénéficieraient alors d’un soutien de la Russie dans la perspective du renouvellement de l’accord Start concernant les missiles balistiques de longue portée à tête nucléaire qui doit être renégocié en 2021.

Pour bien faire « mûrir » la Chine et la préparer à cette éventualité les USA ont aussi violé les accords de l’OMC – encore des accords bafoués ouvertement – en sanctionnant lourdement la Chine avec des droits de douane parfois exorbitants. Cependant cette arme économique pourrait bien se retourner contre les consommateurs américains dont près de 100 millions n’ont pas les moyens financiers d’acheter des produits « made in USA » et n’ayant pas d’autre choix que d’acheter des produits « made in PRC ». Tout est presque clair. L’aigle impérial américain est à bout de souffle et son hégémonie mondiale est sérieusement remise en cause. La partie de poker à trois (l’Europe n’est que figurant autour de la table et c’est bien regrettable) entre la Chine, la Russie et les USA n’est pas terminée mais pourrait mal se terminer pour l’Empire américain.

Inspiré d’un article paru dans Le Temps de Genève.

USA : Les cafouillis de l’éthanol

L’éthanol-carburant c’est renouvelable, c’est vert, c’est écolo, sauf que …

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Comme tout bon vendeur Donald Trump adore dire à son auditoire ce qu’il désire entendre. La semaine dernière au cours d’un meeting électoral dans l’Iowa Trump a nourri les agriculteurs avec le bon fourrage électoral qu’ils désiraient. Il a même reconnu qu’il avait tenu exactement les propos que les fermiers désiraient entendre. Selon le Wall Street Journal :

« Mon administration protège l’industrie de l’éthanol, OK ? C’est ce que vous voulez entendre » avec toute la candeur politique de mise. Il a révélé que son administration allait autoriser la vente toute l’année de carburant contenant 15 % d’éthanol (E15). Le « Clean Air Act » détermine les règles relatives aux teneurs en éthanol des carburants pour automobiles et le E15 n’était pas autorisé durant les mois d’été car il provoque de la pollution. La plupart des mélanges ne contiennent que 10 % d’éthanol (E10).

L’éthanol-carburant est un cafouillis obscur qui profite uniquement aux gros fermiers produisant du maïs, aux raffineurs et à personne d’autre. Depuis sa création dans les années 1970 l’addition d’éthanol avait été pensée pour alléger les effets des crises sur le marché du pétrole et des milliards de dollars ont été investis dans cette filière. Les subventions gouvernementales sont une politique caractéristique de la « carotte et du bâton » qui modifie les comportements et provoque une distorsion du marché. Pendant des années les stations-service ont bénéficié d’exemptions de taxes pour installer des pompes pour distribuer du biodiesel ou du E15. Résultat des courses le maïs qui est une denrée utilisée dans un grand nombre de préparations alimentaires et aussi pour nourrir les animaux, est détourné par les subventions gouvernementales pour produire du biocarburant. En 2000 environ 6 % de la production américaine de maïs était transformée pour produire de l’éthanol, aujourd’hui ce sont 40 % des récoltes qui sont utilisées pour produire du carburant au lieu d’être utilisées comme aliments.

L’éthanol du maïs permet seulement un gain en termes d’énergie de 30 % par rapport à celle consommée pour le produire selon l’industrie de l’éthanol du maïs (on pourrait dire le lobby) alors que le Docteur Walter Youngquist, Ph.D., titulaire honoraire de la chaire du Département de géologie à l’Université de l’Orégon à Portland a déclaré il y a quelques années que, je cite : « l’éthanol-carburant constitue une perte nette en énergie : il faut 70 % de plus d’énergie pour le produire que l’énergie obtenue à partir du produit final lui-même« . Et le gasoil produite à partir des rafles de maïs, le « biocarburant cellulosique », est pire que l’essence de pétrole pour l’environnement. Une étude financée à hauteur de 500000 dollars par le gouvernement fédéral et publiée dans le journal Nature Climate Change a montré que les biocarburants produisent 7 % de gaz à effet de serre de plus que les carburant conventionnels à base de pétrole. Détourner l’usage du maïs comme aliment pour produire de l’éthanol réduit arithmétiquement l’offre d’aliments et le prix de la nourriture pour les animaux d’élevage s’en trouve augmenté avec comme répercussion une augmentation des prix de la viande, du lait, du beurre, des oeufs et de bien d’autres aliments essentiels. Les terres agricoles servent à produire de l’éthanol et par conséquent le prix des aliments augmente. De plus l’éthanol provoque une usure prématurée des moteurs de voitures et réduit le kilométrage parcouru de 5 à 7 % par rapport à l’essence 100 % pétrole.

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Une étude datant de 2011 de l’EPA (Environmental Protection Agency) a clairement montré que le E15 rejette des quantités plus importantes d’oxydes d’azote, d’oxydes de soufre, de particules et d’ozone que l’essence traditionnelle. C’est l’une des raisons pour laquelle le E15 n’est pas autorisé l’été. De plus le Professeur John DeCicco a présenté devant le Congrès en 2016 ses travaux qui indiquent qu’en réalité les biocarburants rejètent plus de CO2 dans l’atmosphère que les carburants traditionnels. Dans ces conditions l’annonce faite par Trump la semaine dernière quant à l’autorisation par l’administration du E15 toute l’année, une décision qui va à l’encontre des décisions du Congrès et est donc non conforme à la Constitution – mais ça ne dérange apparemment plus personne – et qui est de surcroit fiscalement désastreuse et préjudiciable à l’environnement se révèle finalement conforme à un certain collectivisme qui redistribue la richesse de manière massive.

Les fermiers votent républicain, crient qu’ils haïssent le socialisme sauf quand un certain socialisme démagogique remplit leurs poches. Et pendant ce temps-là nous nous appauvrissons tous parce que la nourritures devient plus coûteuse comme les voitures et les carburants et la planche à billets fonctionne à plein régime pour enrichir une élite de bandits.

Source : theburningplatform.com via ZeroHedge, illustration : ZeroHedge et une pompe à essence en Europe

Commentaire. On peut se poser des questions sur la justification de la production d’éthanol à partir de maïs aux USA mais également en Europe à partir de betteraves. J’ignore à ce sujet quels sont les volumes de betteraves déviées de leur utilisation première pour produire de l’éthanol. Certes la betterave sucrière ne se mange pas, encore qu’elle peut servir d’aliment pour le bétail. Mais la production de sucre à partir de canne est plus logique puisque justement la canne à sucre ne peut pas être proposée à des ruminants comme aliment. Peut-être que des zébus courageux pourraient s’en contenter mais je n’ai jamais vu de zébus égarés dans un champ de canne à Marie-Galante et festoyer en broutant de la canne. Que le Brésil soit le premier producteur d’éthanol « vert » se comprend car la canne pousse comme de la mauvaise herbe mais que les gouvernements dont celui des USA incitent les agriculteurs à produire du maïs pour alimenter la filière carburant « vert » me paraît être une aberration totale. Obama a largement contribué à cette promotion mais je ne ferai aucun commentaire à ce sujet de peur d’être taxé d’anti-américanisme primaire et allez savoir de raciste. Je ne pense pas que le lobby écolo ignore les faits présentés par Bob Livingston auteur de cet article.

Billet d’humeur politique : l’affaire Jamal Khashoggi

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Ce ne pourrait être qu’un fait divers, un assassinat fomenté par des barbouzes et commandité par un gouvernement étranger pour se débarrasser d’un opposant. Pour la France l’assassinat de Ben Barka, crime commandité par les services du Roi du Maroc, en est un exemple et il serait décent que le gouvernement français ne se mêle pas de ce qui s’est passé le 2 octobre dernier à Istanbul. L’horreur même du crime perpétré au Consulat d’Arabie saoudite qui est remontée jusqu’au gouvernement d’Ankara a quelque peu énervé les chancelleries puis les gouvernements occidentaux, mais pas tous comme on a pu le déplorer dans les chaumières. Une balle en plein coeur c’est une chose mais la profusion de détails fournis par le gouvernement turc ne peut que glacer d’horreur. Tabassage puis section systématique des doigts des mains les uns après les autres, puis des avant-bras très minutieusement alors que le journaliste du Washington Post était encore vivant est digne non plus seulement d’un film d’horreur façon Brian de Palma ou John Carpenter mais constitue un véritable documentaire des pratiques moyenâgeuses qui font partie du quotidien du Royaume saoudien. Probablement en partie vidé de son sang l’homme a finalement été décapité avec un sabre. Le gouvernement britannique n’a pas vraiment protesté, du moins mollement. La Maison-Blanche a considéré – ironie qui n’a convaincu personne – que cet acte de barbarie était le fait d’individus irresponsables ayant agi pour leur propre compte.

On ne peut que constater que les USA et la G-B ont pris des gants avec l’Arabie saoudite et c’est proprement écoeurant mais il y a des faits qui expliquent leur attitude. Bien que l’Arabie saoudite soit un royaume totalement anti-démocratique les Américains et les Anglais sont des alliés indéfectibles de ce pays alors qu’il finance le terrorisme salafiste partout dans le monde et qu’il devrait être considéré comme un ennemi par Washington. Vous n’y pensez pas ! Ce pays est le premier producteur de pétrole du monde à quelques barils près. Pour la Grande-Bretagne et les USA, l’Arabie saoudite est leur premier client pour leurs entreprises d’armement. Il est préférable qu’ils soient faux-culs et ne dénoncent pas trop ouvertement les pratiques impardonnables de la dynastie Saoud. De plus ce pays richissime est en train de détruire systématiquement le Yémen en massacrant des enfants et des civils innocents, en bombardant des hôpitaux, des écoles, des autobus scolaires bondés d’enfants innocents, des entrepôts de nourriture, des centrales électriques, des usines de traitement d’eau, bref en précipitant dans une misère et une famine terribles plus de 13 millions de personnes. Ces deux coquins – je veux dire les USA et la Grande-Bretagne – ne disent pas un mot sur ce qui se passe au Yémen car c’est bon pour leurs ventes d’armes et leur assistance militaire sur place grassement rémunérée !

D’abord en ce qui concerne le Yémen on ne peut que constater que ces deux alliés indéfectibles, les USA et la Grande-Bretagne, n’ont pas changé d’un iota leur comportement depuis maintenant 75 ans. Durant la seconde guerre mondiale la tactique anglaise était, avec l’aide des Américains, de raser des villes allemandes entières qui n’étaient même pas des cibles stratégiques, peu importe le nombre de morts, surtout des civils. Quant aux Américains durant leur guerre contre le Japon, la tactique de l’armée américaine était de ne pas faire de prisonniers c’est-à-dire de massacrer tout le monde, les militaires et leurs familles qui vivaient dans les îles qu’ils se sont ensuite approprié comme celles de l’archipel des Mariannes mais aussi avec le bombardement systématique de Tokyo pendant plusieurs semaines qui détruisit une grande partie de la ville massacrant au passage des centaines de milliers de personnes.

Quant au pétrole si les Saoudiens trouvent qu’on les titille un peu trop ils menaceront de fermer les vannes, un moyen de chantage dont personne ne détient la solution de rechange : certainement pas l’Iran ni la Russie puisque ces deux « puissances » pétrolières sont sous le coup de sanctions décrétées unilatéralement par Washington et approuvées tout de suite par Londres : on retrouve ces deux coquins et leur innommable manière d’agir pour ensuite réécrire l’histoire afin de laver leur conscience vis-à-vis du reste du monde, ne soyons tout de même pas totalement dupes …

Enfin, les services géologiques américains, l’USGS, ne sont pas sans ignorer que depuis déjà une bonne dizaine d’années ce n’est plus l’Arabie saoudite qui est le pays détenteur des plus importantes réserves de pétrole dans le monde, c’est presque devenu caricatural. Juste deux « petits » détails significatifs qui montrent bien que les USA mentent (personne ne s’en étonne plus car mentir est devenu compulsif à Washington) au sujet des réserves de pétrole saoudiennes et de la production du pays. L’Arabie saoudite utilise la moitié du pétrole pompé de son sous-sol pour produire de l’électricité qui sert à alimenter en grande partie les usines de dessalage d’eau de mer et les équipements d’air conditionné. D’autre part ce n’est plus un secret pour personne, Aramco injecte de l’eau salée dans un nombre croissant de gisements pour non pas faciliter le pompage du pétrole mais parce que celui-ci se raréfie.

Voilà ce qu’est la réalité de l’Arabie saoudite : un pays aux moeurs moyenâgeuses mais trop riche pour être malmené en particulier par les Anglais et les Américains dont l’argument est non pas « pétrole contre nourriture » mais « armes contre pétrole ». C’est à pleurer !

Illustration : manifestation devant l’ambassade saoudienne à Washington

La France n’est plus une démocratie

Le titre de ce billet paraît trompeur et pourtant c’est la stricte vérité : la France n’est plus une démocratie car la presse et les médias sont asservis au pouvoir de l’argent. Et comme les connexions entre le pouvoir politique et les oligarques qui possèdent l’ensemble de la presse française ne peuvent pas être ignorées alors par voie de conséquence je ne lis plus aucune presse française en ligne et il y a bien longtemps que je ne regarde plus la télévision qu’elle soit française ou espagnole. D’ailleurs je n’ai même pas de « télé » chez moi. Toutes les information figurant sur ce billet sont disponibles sur internet, et elles peuvent être vérifiées par n’importe quelle personne soucieuse d’apprendre à quelle sauce idéologique son cerveau est agrémenté. Il y a certainement des erreurs ou des oublis mais que mes lecteurs me pardonnent …

Comme le disaient Albert Camus : « il vaut mieux une presse pauvre et libre qu’une presse riche et asservie » , et Camille Desmoulins : « la presse est la sentinelle de la démocratie« .

La presse libre est un pilier fondamental de la démocratie. Sans presse libre il n’y a plus de liberté d’opinion et à terme il n’y aura plus du tout de liberté d’expression. Cette évolution conduira le pays des droits de l’homme vers un régime totalitaire sous la coupe réglée des puissances financières. La presque totalité de la presse française et des médias est contrôlée par 9 oligarques et leurs holdings comptant parmi les plus grandes fortunes mondiales : Bolloré, Lagardère, Drahi, Arnault, Pinault, Bouygues, Dassault, Niel et Pigasse de la banque Lazard (car il faut bien des banquiers dans ce bazard de gros, très gros sous). Les miettes sont réparties entre Médiapart, Le Canard enchainé et quelques sites courageux comme le nouveau site d’Aude Lancelin, LeMedia, que je conseille vivement à mes lecteurs ou encore Contrepoints. Entrons dans les détails et je m’excuse auprès de mes lecteurs si cette énumération comporte des oublis, je le répète, car je ne suis pas du tout un journaliste d’investigation et il y a certainement des erreurs dans ce billet.

Bolloré est propriétaire de Canal+, de C-news (anciennement i-Télé) de Havas et de DailyMotion. La holding Lagardère est propriétaire du journal Le Monde, de Paris-Match et de l’Obs. Elle est appuyée par Xavier Niel (Free) Pigasse (Banque Lazard). Le journal Le Monde qui à l’époque de Beuve-Méry appartenait aux journalistes selon les souhaits du Comité National de la Résistance est devenu un organe de propagande qui ne se gène pas pour classer ses concurrents et d’autres sites accessibles sur le Web avec son « Decodex » alors qu’il ferait mieux de balayer devant sa porte. La holding Lagardère est actionnaire du Crédit Mutuel avec le groupe Bolloré, banque qui contrôle un grand nombre de titres de presse papier régionaux depuis la Lorraine jusqu’à Rhône-Alpes. En outre Lagardère est actionnaire majoritaire d’Europe 1, propriétaire de l’hebdomadaire Elle mais aussi et surtout propriétaire du groupe Hachette qui contrôle de nombreuses éditions, proprement désarmant !

Patrick Drahi qui a arrangé en sous-main l’élection du Président Macron avec la banque Rothschild est un homme d’affaires franco-israélien émigré fiscal à Zermatt dont la holding possède SFR, Libération, l’Express et plus de 50 autres titres de presse hebdomadaire ou quotidienne comme la Voix du Nord. Drahi est en outre propriétaire de BFM-TV (qui vient de racheter la chaine de télévision lyonnaise jusque là indépendante TLM), de RMC, de l’hebdomadaire Télérama acheté chaque semaine par des millions de téléspectateurs et enfin de la chaine de télévision i-24 News qui était initialement basée à Jaffa (Israël).

Bernard Arnault est propriétaire du journal Le Parisien et du quotidien économique Les Echos, organe de propagande du Medef et main dans la main avec Natixis. François Pinault est propriétaire de l’hebdomadaire Le Point. La holding Bouygues est propriétaire de TF1, LCI, TMC et TV Breizh.

La holding Dassault possède Le Figaro. Si vous voulez vraiment savoir ce qui se passe en France alors allez lire des journaux en français de Belgique, de Suisse ou du Québec ou des journaux en langue anglaise, je ne lis malheureusement pas l’allemand. Où est la démocratie en France avec une telle presse et des médias contrôlés par le pouvoir de l’argent qui utilisent les sondages d’opinion pour influencer les choix des électeurs ? Bienheureux celui qui pourra prétendre que la France est toujours une démocratie ! Qu’il garde ses illusions pour lui. Pour ce qui concerne les médias américains, c’est pire puisque 6 grands groupes financiers (Disney, Time-Warner, Bloomberg, Murdoch, …) contrôlent l’ensemble des médias alors qu’il y a encore 50 ans 350 familles indépendantes de la grande finance étaient propriétaires de journaux et de chaines de radio ou de télévision et de quotidiens papier locaux ou nationaux.

Inspiré d’une conférence de Laurent Mauduit, ex-journaliste du Monde maintenant à Mediapart. Note à l’intention de mes honorables lecteurs : pas de billet dimanche 14 et lundi 15 octobre. J’espère faire de belles photos d’aurores boréales au dessus de la Sibérie, si il y en a …

Les sanctions économiques contre l’Iran pourraient affaiblir le dollar.

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Article de Nick Cunningham paru sur le site Oilprice.com

Entre parenthèses et en italique figurent des notes ajoutées par votre serviteur.

Les douloureuses sanctions infligées à l’Iran constituent à l’évidence la démonstration du but final du Trésor américain : mettre à genoux les autres Etats du monde en suivant la ligne de la politique américaine de ne plus importer de pétrole depuis l’Iran en dépit d’une désapprobation largement répandue. Nous n’en sommes qu’au début du premier chapitre d’une longue histoire qui pourrait aboutir à la fin de la suprématie du dollar US. Le rôle international prépondérant du billet vert dans le système financier international est la seule raison permettant aux USA d’empêcher la plupart des pays du monde d’acheter du pétrole à l’Iran. Le marché international du pétrole s’effectue en dollars ainsi que beaucoup d’autres marchés internationaux. Plus de 88 % des échanges internationaux sont libellés en dollars !

De plus la plupart des grandes multinationales ont inévitablement des liens avec l’économie américaine et ainsi, en face du choix de commercer avec l’Iran ou de se voir coupées du système financier américain et du marché américain, le choix est évident. Ceci signifie que même si les gouvernements des pays européens, par exemple, choisissaient d’opter pour une politique d’importation du pétrole iranien, la domination américaine sur le système financier international leur laisserait en réalité peu de latitude pour en faire ainsi. Les politiciens européens ont tenté de trouver un moyen de maintenir des relations commerciales avec l’Iran dans le cadre des accords sur la question nucléaire de 2015 que l’Iran respecte toujours (selon les inspections inopinées de l’Agence internationale de l’énergie atomique) mais cela ne vaut pas du tout dire que les raffineurs européens qui sont des entreprises privées courront le risque d’être sanctionnés par les USA en continuant à importer du pétrole d’Iran. Dans les faits ils ont déjà drastiquement diminué depuis plus d’un mois leurs importations.

Il semble que la suprématie du dollar est incontournable.

Mais ce n’est pas encore la fin de l’histoire. Pour différentes raisons l’administration Trump est en train de menacer le dollar même si cela ne paraît pas encore évident. Après tout le dollar s’est renchéri par rapport à bien d’autres devises ces derniers mois (essentiellement par rapport aux devises nationales de pays émergents, depuis l’Argentine à la Malaisie en passant par la Turquie et l’Afrique du Sud ou encore l’Algérie et la Tunisie, une bonne vingtaine de pays), la croissance du produit intérieur brut américain a été supérieure à celle de bien d’autres pays (selon les statistiques US officielles à considérer avec précaution) et nombre de pays et d’organisations se sont ralliés aux décisions de sanctions américaines notoirement dirigées à l’encontre de la Russie, du Vénézuela et de l’Iran. Pourtant la politique extérieure « America First » avec sa guerre commerciale et ses tarifs douaniers arbitraires, les tensions trans-atlantiques et d’autres rivalités géopolitiques sont des facteurs qui pourraient bien déchoir le dollar de son perchoir dominateur.

Selon certains analystes c’est pourtant l’usage généralisé de sanctions qui apparait comme étant le facteur le plus dommageable finalement à la suprématie mondiale du dollar. Et c’est justement et en particulier le cas en ce qui concerne l’Iran. Dans le cas de l’Iran les Etats-Unis portent un préjudice à ces sanctions en tant qu’argument de politique intérieure américaine comme l’a écrit Kelsey Davenport, un analyste de l’association du contrôle des armes, dans les lignes du Washington Post au mois d’août dernier : « les USA ont placé trop d’Etats entre l’enclume et le marteau ».

Le Président de la Commission européenne Jean-Claude Junker a déclaré il y a quelques jours que le statu de l’euro devrait être élevé au statut de monnaie de réserve (au niveau mondial) pour casser la suprématie du dollar sur l’Europe. Junker a insisté sur le fait que l’Europe paie 80 % de ses importations de produits pétroliers en dollars alors qu’elle n’importe même pas 2 % de ses besoins en ces produits depuis les USA :  » il n’y a aucune logique à ce que l’Europe paie ses importations de produits pétroliers en dollars et non pas en euros » a dit un diplomate reprenant les propos de Junker. En effet la plupart des importations européennes énergétiques proviennent de Russie et du Moyen-Orient. Il semble évident du point de vue du système financier international sous influence des Américains que n’importe quel raffineur européen qui veut importer du pétrole d’Iran, d’Irak ou de Russie doit payer ces importations en dollars et doit dès lors se plier aux exigences de Washington même si aucune entité financière américaine est impliquée dans ces transactions commerciales.

Naturellement tant que les intérêts européens étaient alignés sur ceux de Washington cet arrangement fonctionnait parfaitement. Mais les intérêts au sujet du financement de l’OTAN, par exemple, ou la décision américaine de se retirer des accords sur le climat de Paris mais surtout de se retirer également des accords sur le nucléaire iranien, ces intérêts divergent à l’évidence. Dans ces conditions les exigences de l’administration Trump de réduire à zéro les importations européennes de pétrole depuis l’Iran est la goutte qui a fait déborder le vase. Certains diplomates à Bruxelles prônent tout simplement une désolidarisation de l’Europe vis-à-vis des accords commerciaux avec les USA toujours en cours de négociation.

L’incapacité totale des Européens de contrer les décisions américaines et la domination du dollar a conduit certains d’entre eux à imaginer des solutions alternatives. Certains ont proposé la mise en place d’un système de paiement alternatif au système international (contrôlé par les USA), d’autres ont suggéré de payer le pétrole iranien en euros. Au mois d’août la Commission européenne a même décidé d’une aide financière de 18 millions d’euros à l’Iran. Plus récemment la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne travaillent sur la mise en place d’un véhicule financier spécial pour aider l’Iran à contourner les sanctions américaines et permettre à ce pays de continuer à exporter son pétrole vers l’Europe. Selon le quotidien allemand Der Spiegel ce « véhicule » court-circuiterait les moyens de paiement traditionnels contrôlés par les les USA.

Pour beaucoup de raisons un tel système ne verra probablement jamais le jour ou aura un impact très limité. Il faudra par exemple que les compagnies privées acceptent d’adhérer à ce système et il y a pour l’instant très peu d’évidence que les raffineurs européens soient tentés de prendre un tel risque. Par ailleurs tenter d’élever le statut de l’euro pour le rendre égal à celui du dollar est une entreprise qui se compte en années. Malgré tout, les efforts croissants pour donner à l’euro plus d’importance dans les transactions internationales et pas seulement pour le pétrole ainsi que beaucoup d’autres initiatives pour affaiblir l’influence de Washington sur la finance internationale pourraient bien un de ces jours miner la domination mondiale du billet vert. Et pendant ce temps-là, plus tôt cette année et pour des raisons qui lui sont propres, la Chine a ouvert un marché des contrats à terme sur le pétrole libellés en yuans à la bourse de Shanghaï. Cette initiative a pour but de renforcer le rôle du yuan mais aussi de réduire les risques de parité monétaire et d’une manière plus globale de renforcer le rôle de la Chine dans les échanges commerciaux internationaux aux dépens du dollar.

La toute-puissance du dollar est toujours d’actualité mais l’usage de sanctions agressives par l’administration Trump bien illustrées par tolérance zéro vis-à-vis de l’Iran pourrait bien miner cette toute-puissance à terme si de plus en plus de pays commencent à chercher des alternatives.

Il y a 50 ans naissait le Club de Rome

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Aurelio Peccei, un industriel italien philanthrope qui avait travaillé dans la firme automobile Fiat puis la société Olivetti, créa en avril 1968 avec Alexander King, un chimiste écossais, le Club de Rome, mettant en avant pour la première fois le concept de « développement durable ». Le Club de Rome existe toujours et est basé à Winterthur en Suisse, le pays de tous les possibles. La problématique de cette assemblée dont le secrétaire général actuel est Graeme Maxton, connu pour son livre « La fin du Progrès », est de prôner le malthusianisme afin de sauvegarder l’humanité. On peut résumer l’idéologie de ce club ainsi. En réalité si les thèses d’un déclin imparable de la qualité des conditions de vie sur la Terre en raison de l’accroissement de la population fait partie de la préoccupation centrale du Club de Rome, le but final est tout autre.

Il est difficilement concevable d’imaginer un instant que les individus sur la planète entière restreindront sans contrainte extérieure leur instinct de procréation. Il s’agit donc pour cette organisation de mettre en place progressivement un gouvernement mondial dont les objectifs seront d’abolir les gouvernements nationaux et d’imposer des règles strictes de bonne conduite afin de restreindre la population. Pour atteindre un tel objectif il faut naturellement que les populations soient réceptives à des injonctions venant d’ « en haut ». L’Eglise chrétienne a remporté un franc succès en persuadant les adeptes qu’il y avait un paradis promis à ceux qui étaient vertueux et un enfer pour les autres. C’est exactement ce type d’attitude qu’adopta tout de suite le Club de Rome.

Dès 1973, avec les ordinateurs de l’époque, des chercheurs du MIT travaillant pour le Club de Rome modélisèrent un sombre avenir pour l’humanité si celle-ci ne réussissait pas à restreindre le nombre des naissances. La vidéo datant de cette année-là et diffusée à la télévision indique que dès 2020 l’humanité sera confrontée à des graves problèmes de survie, de pollution, de ressources alimentaires et qu’en 2040 la situation se sera tellement dégradée que la population mondiale chutera catastrophiquement. Voici le lien pour les anglophones : https://youtu.be/cCxPOqwCr1I. On peut croire ou non à ce type de prévision sur le long terme appelée par son auteur Jay Forrester le programme « World One » mais son but était surtout de terroriser les foules.

Pour imposer « sa loi » à l’humanité toute entière il faut d’abord la préparer psychologiquement et le seul moyen, comme l’a fait l’église chrétienne en son temps, il faut lui faire peur. Comme le disait Christine Lagarde l’humanité dérègle le climat – ce qui reste encore à prouver – et « on va tous griller comme des toasts », c’est ce qu’elle a affirmé : l’image de l’enfer ! Alexander King, alors directeur du Club de Rome, évalua les résultats de ce programme de simulation et en conclut que les grandes corporations devaient imposer un nouvel ordre mondial afin d’achever le but d’ « un développement durable » qui ne dégrade pas les conditions de vie sur la planète Terre. Lors de sa prochaine réunion le Club de Rome formulera les 17 points qui doivent être implémentés rapidement. C’est essentiellement une directive de mise en place d’une gouvernance mondiale sous l’égide des Nations-Unies, du Fond Monétaire international et de la Banque Mondiale. Pour retrouver les détails de ce projet il suffit d’aller sur le site des Nations-Unies et de chercher Sustainable Development Goals.

Monter en épingle le réchauffement climatique d’origine humaine – alors que l’activité humaine joue un rôle négligeable par rapport à l’activité solaire – est du pain béni pour ces globalistes qui veulent imposer leurs lois et leur lubies au monde entier. Le Club de Rome est sponsorisé par les globalistes les plus acharnés au monde. Juste pour situer l’importance qu’ils donnent à cette organisation, citons les membres passés et présent de cette assemblée qui veut s’octroyer des pouvoirs terrifiants pour les démocraties : Al Gore, Mikhail Gorbachev, Bill Clinton, Jimmy Carter, Bill Gates, Ted Turner, George Soros, Tony Blair, Deepak Chopra, Henry Kissinger, Barbara Marx Hubbard, Marianne Williamson, Le Roi Juan Carlos I et la plupart des anciens secrétaires généraux des Nations-Unies ainsi que divers officiels de haut rang. Les bras séculiers déjà présents pour mettre en oeuvre ce projet sont Facebook, Google ou encore Amazon, Microsoft et la majeure partie des médias appartenant à des entités financières transnationales.

Nous entrons donc bien dans une ère nouvelle orwellienne, la dictature mondiale dont le principal acteur sera les USA, inutile de s’en étonner. Pour donner un petit exemple de l’attitude particulièrement significative des Nations-Unies j’ai écrit un billet il y a quelques jours sur la bilharziose. Je conseille à mes lecteurs d’aller sur la page schistosomiasis de Wikipedia en anglais et ils découvriront avec stupeur ceci :

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Ce passage a disparu de la version française ! Il est très facile de comprendre quelle est la politique de l’OMS, organisme onusien, faut-le rappeler, tout simplement de laisser les enfants africains mourir, c’est mieux pour la planète : la bilharziose tue seulement 200000 personnes chaque année, ce n’est pas assez … N’importe quel individu normalement constitué trouve que ce genre de décision émanant d’un organisme international est inique. Mais si on prend la peine de fouiller dans les directives du Club de Rome, force est de retrouver tous les chevaux de bataille des ONGs concernant la lutte contre l’usage des pesticides. C’est un levier pour réduire la population humaine car ne plus faire appel à des molécules chimiques hautement spécifiques dans l’agriculture extensive entrainera inévitablement des famines généralisées, ce que désire finalement le Club de Rome. Un autre point intéressant dont les médias n’ont pas le droit de faire un quelconque commentaire, l’orchestration par le Club de Rome des campagnes anti-vaccins dans le but d’affaiblir les défenses immunitaires des êtres humains afin d’assister à une augmentation de la mortalité généralisée. Ce type d’actions souterraines est largement repris par les médias. Pas étonnant, ces médias appartiennent pour la plupart à des groupes financiers impliqués dans le grand projet du Club de Rome et je le rappelle ici au risque de me répéter.

La supposée raréfaction des ressources en hydrocarbures est aussi une préoccupation de cette insidieuse organisation totalitaire néo-troskyste dont le label trompeur est le néo-libéralisme est un mensonge. Il existe des réserves en charbon et en pétrole partout dans le monde mais leur exploitation est préjudiciable pour la santé du climat. En effet le Club de Rome a largement encouragé la propagande consistant à déclarer que le gaz carbonique était mauvais pour le climat, normal me direz-vous car il s’agit du seul argument dont dispose cette assemblée de complôtistes qui veulent établir une hégémonie dictatoriale sur l’ensemble de l’humanité. J’ai plus de 70 ans et je ne suis pas encore dénué de sens critique mais je suis convaincu que mes petits-enfants vivront des années très sombres. Ils seront les esclaves des grandes compagnies apatrides guidées par les USA, peut-être le seul créneau qui reste aujourd’hui à ce pays pour survivre à moins de catalyser un nouveau conflit mondial meurtrier, ce que désire finalement le Club de Rome pour réduire la population mondiale. Belle perspective …

Inspiré d’un article de Michael Snyder paru sur le site endoftheamericandream.com le 3 septembre 2018 via le site ZeroHedge