L’impérialisme américain en une carte …

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Après les attentats du 11 septembre 2001 les USA déclarèrent la guerre au terrorisme, un prétexte pour asseoir leur hégémonie sur la majeure partie du globe comme le montre cette carte (cliquez sur le lien pour une plus grande résolution de cette carte interactive). Le Pentagone ne connait même pas le nombre exact d’établissements situés hors du territoire des USA relevant de son administration … Sans commentaire !

Source : Watson Brown via tomdispatch.com, un article de Tom Engelhardt :

http://www.tomdispatch.com/post/176369/tomgram%3A_engelhardt%2C_seeing_our_wars_for_the_first_time/ 

http://watson.brown.edu/costsofwar/files/cow/imce/papers/Current%20US%20Counterterror%20War%20Locations_Costs%20of%20War%20Project%20Map.pdf

Billet d’humeur politique et économique

Billet d’humeur politique et économique

Ce billet reflète mon impression personnelle relative à la situation politico-économique que même les experts n’arrivent pas à comprendre tant les informations affluent de tous côtés chaque seconde. Je ne suis pas économiste et je ne revendique nullement le privilège de comprendre les mécanismes du monde économique et financier car il n’y a à mon humble avis personne sur cette planète capable de comprendre ce qui se passe actuellement et que les grands véhicules de l’information contrôlés par des milliardaires de la finance se gardent bien de présenter au public. Il s’agit d’une information que par exemple Le Figaro n’a même pas daigné reprendre et qui n’a fait que l’objet d’un petit entre-filet dans le Monde : la Chine, premier consommateur de pétrole du monde, le pays le plus peuplé du monde et qui possède l’arme nucléaire et la plus grande armée du monde, va acheter dorénavant son pétrole contre des yuans convertibles en or sur la place financière d’Hong-Kong.

Il ne fallait surtout pas que cette nouvelle se répande trop dans l’opinion publique et elle a donc été soumise à une censure en règle par les médias occidentaux à la solde de la CIA et pour cause !

Cette décision du gouvernement chinois met fin de facto à la suprématie du dollar comme monnaie mondialement reconnue pour les échanges commerciaux internationaux depuis les accords de Bretton Woods. L’euro aurait pu contrecarrer cette suprématie du billet vert car l’Europe, sur le papier, est la plus puissante économie du monde mais en réalité ce n’est qu’un tigre de papier car cette union artificielle, fruit d’une vision servile de politiciens comme Jean Monnet lui-même déjà le laquais des USA, n’a jamais pu affirmer et consolider sa destinée car il n’y a jamais eu d’union réelle, politique, fiscale, militaire (c’était et c’est toujours l’OTAN, donc les USA) et également culturelle et linguistique puisque l’anglais est presque devenu la langue vernaculaire européenne.

En conséquence la monnaie européenne n’est qu’un copié-collé du dollar et aux yeux du gouvernement chinois elle n’a pas plus de valeur que le billet vert.

Que va-t-il se passer quand la Chine ira acheter des pleins tankers de pétrole à l’Arabie saoudite et à l’Iran (l’Iran a donné son accord pour être payé en yuans, une autre nouvelle soigneusement passée sous silence et qui énerve passablement les Américains, et la dynastie Saoud hésite encore) en réglant la facture avec des yuans convertibles ?

Quand Saddam Hussein a émis l’hypothèse de la possibilité de vendre son pétrole et d’être payé en n’importe quelle devise – dont l’euro – les Américains ont tout de suite détruit le pays puis ont finalement assassiné honteusement ce trouble-fait à la suite d’un procès de pacotille digne des plus indignes mises en scène hollywoodiennes !

Avec la Chine, soutenue par la Russie, c’est une toute autre histoire et les USA divertissent l’attention internationale en se focalisant sur la dangerosité non prouvée de la Corée du Nord afin de dissimuler leur immense embarras en constatant qu’ils ne peuvent rien faire contre Pékin. Que va-t-il donc se passer dans les prochains mois ? Non pas la guerre qui entre deux puissances comme la Chine et les USA ne se règlera pas dans les Spartley’s ou en Corée du Nord ni à coup de bombes nucléaires. La Chine possède un arsenal atomique suffisant pour détruire 80 % du territoire américain et les grands stratèges du Pentagone le savent et ne disposent d’aucuns moyens pour contrer une attaque « balistique » chinoise massive et ce d’autant plus que la Russie est un allié indéfectible de la Chine. Non ! Il ne s’agira pas d’une guerre ni conventionnelle ni nucléaire mais d’une guerre de la monnaie. La suprématie du dollar va tout simplement être annihilée à Hong-Kong ! Qui aurait pu présager d’un tel destin pour l’ancien territoire britannique ?

Les conséquences attendues sont immenses mais vont se retourner contre la Chine tout à fait paradoxalement mais aussi contre le Japon et bien d’autres pays occidentaux car les obligations du Trésor américain vont immédiatement perdre toute leur valeur. Le dollar va perdre son privilège établi lors des accords de Bretton Woods et tous les pays chercheront avec quelle autre monnaie commercer, mais quelle monnaie ? La promesse de convertibilité du yuan en or (la Chine est le premier producteur d’or du monde), un pari certes risqué, va-t-elle contraindre l’Europe à proposer la même convertibilité de l’euro pour ses achats ? Permettez-moi d’en douter car où la Banque Centrale Européenne va-t-elle trouver de l’or ?

Reste un autre point qui est également passé sous silence soigneusement : le montant de la dette américaine émise en dollar, donc la monnaie d’échange internationalement admise, s’élève grosso modo à deux fois le PIB mondial (je n’ai pas les chiffres exacts sous les yeux) … La constitution américaine précise qu’en cas d’insolvabilité le pays n’est pas tenu de payer ses dettes. L’article constitutionnel en question a été écrit par les premiers immigrants du May Flower qui étaient arrivés sur le territoire sans un sou en poche et ne pouvaient donc pas avoir de dettes ni dans le futur de reconnaissance de dette quelle qu’elle soit. Cet article est toujours valable et tous les pays du monde sans exception se sont fait prendre au piège américain.

Quand H16, éditorialiste de Contrepoints, dit que la France est un pays foutu (ce qui est fondamentalement vrai) les USA sont aussi un pays foutu mais les conséquences de la mort programmée par la Chine du dollar seront terribles et l’Europe qui aurait pu se prémunir contre une telle calamité n’aura que ses yeux pour pleurer et aussi et surtout reprocher à ses dirigeants de n’avoir pas su se démarquer des Etats-Unis quand il en était encore temps. Oui, grâce à la décision chinoise, enfin, le système économique mondial va être assaini mais à quel prix pour le peuple !!!

Reste le cas du Japon, la troisième économie mondiale, dont certains analystes économiques ont dit pis que pendre au sujet de sa dette. Je pense en particulier à Olivier Delamarche qui a disparu des écrans, interdit de séjour chez BFMTV. La situation de ce pays est très claire. La dette du Japon est détenue à près de 95 % par des résidents, le Japon détient des titres de dette de nombreux pays de par le monde en particulier des USA et également de la France, mais si, mais si ! Le gouvernement japonais a décidé de fusionner le Trésor Japonais avec la Banque du Japon (BoJ, la banque centrale japonaise). Cette décision a été également passée sous silence et seul Charles Gave, probablement l’analyste économique le plus clairvoyant dans le monde actuellement, l’a mentionnée. Gave a très bien expliqué qu’un pays qui emprunte à ses propres résidents, des citoyens, des fonds de pension, des caisses d’épargne (Japan Post par exemple), des banques et des entreprises emprunte finalement à lui-même et le bilan comptable de l’opération est nul d’autant plus que les taux d’intérêt sont pratiquement égaux à zéro. Cette fusion BoJ-Trésor signifie tout simplement que le Japon va effacer la totalité de sa dette détenue par les résidents japonais et il ne se passera strictement rien pour l’économie japonaise et les Japonais continueront à vivre normalement !

Comme le mentionnait Charles Gave dans son analyse reprise par le site Insolentiae ce n’est pas du tout le cas de la France qui ne peut pas faire défaut puisque sa dette est détenue à plus de 60 % par des non-résidents. La France ainsi que d’autres pays comme l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas et bien d’autres en Europe doivent de l’argent à qui ? Surtout à l’Allemagne. Dans le cas où les taux d’intérêts des obligations d’Etat augmenteraient, ce qui arrivera automatiquement après la décision chinoise comme conséquence du réajustement mondial des mouvements de capitaux – et il est vain de le nier – alors la France comme les pays cités ci-dessus fera défaut et que se passera-t-il ? Ces pays se retrouveront dans la situation de la Grèce dont le principal créditeur était et est toujours l’Allemagne. Contrairement au Japon la balance commerciale de la France est chroniquement déficitaire, les caisses de la Banque de France n’ont par conséquent plus de devises étrangères, la France comme ces autres pays européens ne peut pas imprimer de monnaie, contrairement au Japon, elle est donc condamnée à être totalement vassalisée par l’Allemagne. Voilà dans quelle situation calamiteuse les politiciens ont mis ce pays, et il en est de même pour l’Espagne et l’Italie, et c’est aussi l’effet pervers de la monnaie européenne unique : la faillite des Etats inévitable à terme. Et cet agenda était prévu par les USA bien avant la réunification de l’Allemagne et la chute du mur de Berlin : Jean Monnet en fut le principal instigateur sous l’impulsion des USA.

COP21 : La Pologne fait cavalier seul avec le charbon

Quand le Président Donald Trump est passé par Varsovie l’été dernier il a dit aux autorités polonaises : « Si vous avez besoin de charbon passez-moi un coup de téléphone« . Comme la compagnie minière nationale polonaise PGG n’arrive pas à satisfaire les objectifs d’extraction fixés par le gouvernement – 28 millions de tonnes de charbon extraites au lieu des 32 attendus – la Première Ministre polonaise Beata Szydlo a donc décroché son téléphone et le premier navire américain en provenance de Baltimore chargé de 73600 tonnes de charbon de Virginie de l’Ouest est arrivé la semaine dernière en vue du port de Gdansk. C’est une première car seules des compagnies privées étaient autorisées à importer du charbon de l’étranger. PGG n’est qu’un des acteurs polonais de l’extraction de charbon car la production totale du pays est de 57 millions de tonnes par an (prévisions pour 2017) et l’électricité est produite pour 80 % à partir de charbon. Pas question donc pour le gouvernement polonais actuel soutenu par le « parti national pour la loi et la justice » d’abandonner le charbon de Silésie comme source d’énergie abordable alors que d’autres pays de l’Union européenne se tournent vers des énergies plus propres comme le gaz naturel ou encore les moulins à vent …

Comme l’accord de Paris issu de la COP 21 n’impose pas d’obligations spécifiques de la part des signataires (la Pologne a ratifié le traité) le pays continuera à extraire du charbon pour alimenter son industrie lourde et produire de l’électricité. Cependant les mines polonaises souffrent d’années de sous-investissement, elles sont dangereuses et leur exploitation en profondeur provoque souvent des accidents. Si les USA ont consenti un prix « spécial » de 85 dollars par tonne, il est très en dessous du prix spot sur le marché international tiré par la Chine qui atteint environ 110 dollars la tonne. Et si l’hiver qui vient est exceptionnellement froid alors la Pologne devra se tourner vers la Russie.

Curieusement, donc, le marché du charbon est beaucoup plus stratégique qu’il n’y paraît avec des enjeux géopolitiques ignorés car le gaz naturel russe qui inonde l’Europe et le « GNL » américain ont occulté le marché du charbon. Le Président américain travaille aussi pour les mineurs américains car ils font face à une diminution de la demande en charbon des compagnies d’électricité qui se convertissent au gaz de schiste. La crise du charbon en Pologne est donc du pain béni pour Washington et la Pologne, comme la Virginie de l’Ouest, n’abandonnera pas son charbon avant longtemps quoique puissent en penser les technocrates de Bruxelles minés de l’intérieur par les partis écologistes.

Source et illustration (centrale électrique de Zeran près de Varsovie) : Reuters

Le « Russiagate » et la moralité aux USA

La presse européenne main-stream n’a pas semblé intéressée par les révélations explosives de William Binney, un ancien officiel de la NSA (National Security Agency). D’ailleurs qui connait Binney en Europe ? Mediapart si prompt à sortir des informations souvent tendancieuses n’a pas cru devoir relater les déclarations de Binney ni Le Monde, le quotidien le plus asservi de France au pouvoir en place, ni la Libre Belgique ni la Tribune de Genève pour ne mentionner que quelques journaux en langue française et encore moins le Guardian qui ne cesse dans ses colonnes de dénigrer le Président Trump. La NSA effectue un programme massif de surveillance de toute information digitale provenant du monde entier et comme de facto les USA contrôlent le Web rien de plus simple pour cet organisme que de détecter toute information suspecte au sujet d’une interférence de la Russie dans le processus électoral américain.

William Binney a déclaré que si le gouvernement russe avait conspiré avec Trump, hacké les ordinateurs du comité national démocrate (Democratic National Committee, DNC) ou d’une quelconque manière influencé le déroulement des dernières élections présidentielles, la NSA en aurait acquis l’évidence digitale. Il a ajouté que le fait que la NSA ait « écouté » pendant plus d’une année tous les arguments et autres informations alimentant le Russiagate sans avoir jamais décelé la moindre évidence de commencement de vérité est une preuve suffisante pour considérer que ce Russiagate est un assemblage de fausses nouvelles et de mensonges.

Ces fausses informations ont pour origine le directeur de la CIA, John Brennan, et le directeur (ex) du FBI James Comey qui ont conspiré avec le DNC en vue de discréditer le Président Trump et au minimum l’éviter d’endommager la puissance immense du complexe militaro-industriel américain en normalisant les relations entre les USA et la Russie. Selon Paul Craig Roberts la situation de l’ensemble du monde politique américain est préoccupante car la CIA et le FBI ont non seulement monté un mécanisme mensonger par eux-mêmes ou sur ordre du DNC et donc du clan Clinton en sous-main mais ils ont aussi vendu ce mensonge à la presse et au Congrès. Cette presse (presstitutes comme l’appelle Roberts et ce qualificatif s’applique aussi à toute la presse européenne) dont le devoir professionnel le plus élémentaire est de vérifier ses sources d’information n’a jamais demandé ni à la CIA ni au FBI de lui fournir le moindre soupçon d’évidence. Elle a au contraire amplifié les mensonges de Brennan et de Comey en déclarant que toutes les 17 agences de renseignement américaines avaient conclu que la Russie avait interféré dans les élections américaines. En réalité un poignée de personnes soigneusement sélectionnées dans trois agences seulement ont écrit un rapport conditionnel qui n’est supporté par aucune évidence.

Ces informations totalement fausses et montées de toute pièce n’avaient pour but que de discréditer Donald Trump mais les officiels des agences de sécurité corrompus, les Sénateurs corrompus et les Représentants corrompus, le DNC corrompu et les médias corrompus ont constamment répété ces faits pour transformer le mensonge en réalité. On assiste quasiment à une réapparition des méthodes de propagande si chères au régime nazi allemand …

Après avoir réussi à contraindre Trump de se ranger dans le camp militariste ses ennemis ont répandu la rumeur que le Président était instable, volatil et qu’il pourrait bien pousser le bouton rouge de la guerre nucléaire sur un coup de tête comme Don Quichotte partait en guerre contre les moulins à vent sans raison apparente. Ce sont les termes mêmes de deux politiciens du comité sénatorial pour les relations extérieures qui l’affirment. Si ces deux sénateurs, Bob Corker et Chris Murphy, étaient réellement préoccupés et n’étaient pas seulement en train d’organiser une nouvelle campagne de dénigrement à l’encontre du Président Trump ils devraient au contraire déclarer que toute cette histoire de Russiagate est un mensonge qui a au contraire dangereusement tendu les relations entre les USA et la Russie.

Contrairement à ce que pensent ces deux sénateurs le Président ne peut pas de lui-même appuyer sur le bouton rouge de la guerre nucléaire y compris en cas de décision d’attaque préventive surprise. Il doit au préalable accepter un plan de guerre de l’Etat Major Général mais aussi se fier aux alarmes du conseiller en charge de la sécurité en cas d’arrivée vers le sol américain de missiles nucléaires intercontinentaux. Toute décision du Président sans concertation préalable ne serait pas suivie d’effet.

Paul Craig Roberts pose donc la question vraiment importante de savoir qui détient aux USA l’autorité pour initier une guerre nucléaire. La réponse est : personne ! Dans le cas de l’arrivée de missiles intercontinentaux décider d’en lancer en signe de vengeance contre l’ennemi est inutile car le pays sera détruit avant même que l’ennemi soit lui-même détruit. Une vengeance à ce stade relève d’un raisonnement totalement futile. En outre une frappe préventive conduit aux mêmes conséquences : une destruction mutuelle totale. En conclusion une guerre nucléaire est un acte de pure folie et rien ne peut la justifier.

C’est le but de la diplomatie que de désamorcer les risques de conflit et de prévenir les guerres. Pourtant, depuis que le Président Clinton a attaqué la Serbie la diplomatie américaine a été utilisée tout au contraire pour alimenter des guerres. Durant les 16 années des mandats de Bush et d’Obama les USA ont détruit en presque totalité 7 pays différents tuant et blessant des millions d’innocents et générant des millions de réfugiés. Pas une seule de ces guerres était justifiée, elles étaient toutes provoquées sur la base de mensonges grossiers. Washington a perdu tout sens moral et dans un tel contexte est capable de décider d’une frappe nucléaire préventive en direction de la Russie. Les bombes larguées sur Hiroshima et Nagasaki étaient lilliputiennes en regard de la moindre bombe thermonucléaire moderne qui a un pouvoir destructeur de 500 à 5000 fois supérieur. Le Japon a été bombardé avec ce nouveau type d’armement alors qu’il avait bien entamé des pourparlers de capitulation. En 1945 il n’y avait déjà plus aucun sens moral à Washington !

Le plus stupéfiant dans cette histoire mensongère du Russiagate est que la chaine d’information CNN a mandaté l’un de ses éditeurs les plus suivis des USA, Chris Cillizza, pour publier un reportage sur la perte de tout sens moral dans le pays au sujet des scandales à caractère sexuel qui secouent le pays. « C’est une conséquence de l’élection de Donald Trump » (sic) puisqu’il menace la Russie de conflit nucléaire. Pour cet éditeur de CNN il semble que « mettre la main au cul » d’une femme est tout aussi infamant que de menacer une puissance nucléaire comme la Russie de conflit militaire … Voilà matière à réflexion !

Largement inspiré d’un billet de Paul Craig Roberts paru sur son blog le 17 novembre 2017 et également du Washington’sBlog : http://www.washingtonsblog.com/2017/11/70011.html

Note : la NSA contrôle 1250000 e-mails par seconde en accédant directement à des noeuds d’interconnexion du réseau internet dans le monde entier. Fairview est l’un des trois principaux programmes de surveillance de la NSA. Illustration Washington’sBlog

Chronique cinématographique : « Mille Milliards de Dollars » ou l’actualité qui brûle les doigts …

Dans mes quelques 3500 films téléchargés illégalement soigneusement archivés sur des disques durs et dupliqués pour ne pas voir cette sorte de patrimoine disparaître et ainsi pouvoir le transmettre à mes petits-enfants, c’est d’ailleurs à peu près tout ce que je possède d’intéressant, j’ai regardé il y a quelques jours un film au cours duquel se distingue avec une excellence jamais égalée dans le genre émotionnel, et je dirai presque attachant, un certain Patrick Dewaere disparu beaucoup trop tôt comme Mozart ou Schubert. Un immense acteur qui joua avec un brio fantastique le rôle d’un journaliste, un vrai, d’investigation dans cette histoire invraisemblable et pourtant réelle dans la vie de tous les jours, la main-mise des grandes multinationales sur le monde entier. Je veux parler du film « Mille milliards de dollars » sur un scénario d’Henry Verneuil également producteur et réalisateur qui date de 1982. L’histoire décrit la montée en puissance des grandes multinationales dans un monde mondialisé qui contournent toutes les règles locales sans état d’âme pour s’implanter où elles ont décidé de le faire en dépit des réticences de certains individus. Ces derniers ne comprennent finalement qu’à leur dépens et au risque de leur vie ce qu’est le véritable objectif de ces entreprises, la plupart américaines : tout simplement dominer le monde. Et tous les moyens sont bons pour atteindre cet objectif. Ce qui était dépeint dans ce film qui date pourtant de 35 ans est toujours d’actualité … et d’une actualité brûlante. Il y est fait mention de l’implication des grands groupes industriels américains qui ont réalisé des profits monstrueux durant la deuxième guerre mondiale en fournissant des armes à l’Allemagne nazie puis aux alliés voyant que la situation évoluait en leur faveur. Ces entreprises insaisissables qui ne paient pas d’impôts et donc ne participent pas au bien commun et dirigent les grands pays de ce monde occidental à grands coups de pots-de-vin généreusement versés aux politiciens ne respectent absolument aucun principe moral, seul le profit et les dividendes versés aux actionnaires les préoccupent : toujours plus de profits, peu importe pour le reste. Dewaere arrive à décrypter le côté sombre de ces pieuvres anonymes qui corrompent et n’hésitent pas en cas d’urgence à assassiner froidement un candidat réfractaire à leurs visées hégémoniques.

Il ne s’agit que d’un film et pourtant les agissements de ces firmes, je le répète pour la plupart américaines, sont plutôt troublants. Il me revint en mémoire après avoir revu ce film trois évènements économiques récents qui concernent des entreprises américaines et révèlent au grand jour ce que ce film mettait en évidence. D’abord le rachat par General Electric de la division énergie d’Alstom en France. Ça tombait bien, GE est un fabricant de moteurs d’avions et de turbines et cette division d’Alstom battait de l’aile pour ne pas dire était en difficulté. Aujourd’hui GE se trouve être une entreprise virtuellement en faillite et elle liquide des départements pourtant rentables à des prix cassés comme l’imagerie médicale pour ne citer qu’un exemple. C’est exactement le scénario du film de Verneuil : seuls les profits en direction des actionnaires sont importants quitte à balayer d’un revers de la main des milliers d’emplois. Le deuxième exemple tout aussi illustratif est le rachat de Westinghouse par Toshiba Nuclear il y a une dizaine d’années. Il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que la supercherie de la transaction soit dévoilée. C’était un marché de dupes et les Japonais commencent à comprendre leurs erreurs : Toshiba doit se défaire d’un des fleurons de son groupe leader mondial dans le domaine, les cartes mémoire, qui ont été bradées à un fond d’investissement américain pour redorer sa trésorerie … N’y aurait-il pas dans tout ça un coup monté ?

Enfin et cerise sur le gâteau l’accord commercial CETA, supposé ne concerner « que » le Canada et l’Union Européenne. Les politiciens européens sont-ils tous vendus aux multinationales américaines pour avoir accepté un tel accord scélérat ? Probablement que oui. Cet accord stipule en effet qu’en cas de litige économique entre une entreprise canadienne et un pays de l’Union ce litige sera réglé par un tribunal arbitral spécial et mis en place par et pour ces multinationales qui échappe à la juridiction nationale du pays concerné. En d’autres termes toutes les multinationales américaines ayant pignon sur rue au Canada, et il y en a des centaines, pourront poursuivre n’importe quel état européen si ce dernier entrave leurs vues économiques hégémoniques.

À l’époque où ce film a été réalisé il était question d’une centaine de firmes qui contrôlaient une infime partie de l’économie mondiale, peut-être à peine 10 %, aujourd’hui ce sont 50 grandes firmes qui contrôlent 70 % de l’économie mondiale et elles sont toutes ou presque américaines. Seuls échappent, du moins partiellement et pour le moment, à cette main-mise mercantile soigneusement organisée depuis la fin de la deuxième guerre mondiale par les USA avec la mise en place du dollar comme monnaie généralisée pour les échanges commerciaux mondiaux, la Chine – sa montée en puissance économique n’était pas vraiment prévue – et la Russie, l’ennemi traditionnel des USA depuis la Guerre Froide.

C’est la raison pour laquelle les grandes multinationales américaines cherchent à faire plier la Maison-Blanche pour que le pays adopte des mesures coercitives à l’encontre de ces « rebelles au système » et y compris à leurs alliés, le Vénézuela ou encore l’Iran pour ne citer que deux d’entre eux. En Allemagne, en Italie, en France comme en Espagne et également au Japon et en Corée les cartes ont déjà été étalées sur la table et les jeux sont faits comme on dirait au casino de la grande finance apatride.

Enfin il faut rappeler ici que ce sont les USA avec leur armée qui contrôlent le Web ainsi que le système GPS, deux entités dont personne dans le monde ne peut plus se passer au quotidien. Il faut rappeler également la main-mise absolue sur les réseaux sociaux et une grande partie du Web parfaitement organisée avec le concours des agences de renseignement américaines par Alphabet (Google, Chrome, Google Street map, Google Earth, Google cloud, etc …), Facebook, Twitter et quelques autres firmes californiennes. En somme, avec le dollar US utilisé comme monnaie d’échange internationale, le monde entier est insidieusement contrôlé par les USA et ses multinationales et malheur aux récalcitrants. Et pendant ce temps-là certains politiciens incriminent la « mondialisation », source de tous les maux de certains pays européens : de qui se moquent-ils ?

Revoyez ce film de Verneuil, un pur délice …

Illustration : IMDB

Un jour il n’y aura pas de lendemain …

Ce billet est une traduction d’un article de Paul Craig Roberts mis en ligne sur son blog le 28 octobre 2017.

« Avant que les idiots de Washington nous fassent tous disparaître de la surface de la terre ces fiéfés crétins auraient mieux à faire en constatant que l’armée américaine est maintenant de médiocre qualité en comparaison de l’armée russe. Par exemple la marine est devenue obsolète avec le missile russe hypersonique Zircon. Par exemple la vitesse et les changements de trajectoire du missile intercontinental russe Sarmat a rendu inopérant le système d’anti-missile ABM de Washington. Un seul Sarmat suffit pour vitrifier la Grande-Bretagne ou l’Allemagne ou encore le Texas. Il en faut à peine une douzaine pour anéantir l’ensemble du territoire des USA.

Pourquoi ignorent-ils des faits ?

Par exemple le coût exorbitant du bombardier F-35 ne tient pas une minute en face des avions russes équivalents. Par exemple, les tanks russes sont beaucoup plus performants que leurs homologues américains. Par exemple les troupes russes sont parfaitement bien entrainées et sont hautement motivées et non pas écoeurées par 16 années consécutives de guerres sans motivation et qui ont abouti nulle part.

Si les USA entrent en guerre avec une puissance bien supérieure à la leur ce sera à cause d’Hillary Clinton, du DNC (comité démocratique national), de l’ancien directeur de la CIA John Brennan, du complexe militaro-industriel, des médias dévoyés (presstitute) et de l’aile gauche libérale progressiste qui, rendue complètement stupide par les politiques identitaires, s’est alliée avec les va-t-en-guerre néoconservateurs contre le Président Trump et l’a empêché de normaliser les relations entre USA et Russie.

Sans une normalisation de ces relations avec la Russie l’apocalypse nucléaire est au dessus de nos têtes comme l’épée de Damoclès.

Ne comprenez-vous pas que tous ces gens-là travaillent main dans la main pour détruire l’humanité ? Pourquoi existe-t-il une telle opposition à cette normalisation ? Pourquoi même les écologistes (les Verts) se sont aussi rangé dans l’opposition à Trump ? Ils n’ont aucune idée de ce que signifie une guerre nucléaire ? Pourquoi y a-t-il un tel mouvement pour éliminer un Président qui veut normaliser les relations avec la Russie ? Pourquoi de telles questions ne font pas partie du débat public ?

L’échec du leadership politique, des médias et de la classe intellectuelle américains est total.

Le reste des nations du monde doivent trouver un moyen pour mettre Washington en quarantaine avant que cette bête immonde détruise toute vie sur la Terre.

Bref commentaire. Roberts paraît être un oiseau de mauvaise augure mais je suis entièrement d’accord avec ses propos. La situation géopolitique a atteint un degré de paranoïa qui peut dégénérer à n’importe quel moment en conflit nucléaire généralisé. Et si nous ne mourrons pas instantanément sous le feu nucléaire notre espérance de vie sera limitée car nous n’aurons plus rien à manger en quelques jours et ce sera « l’hiver nucléaire » durable qui anéantira toute forme de vie sur la Terre …un jour sans lendemain !

Le Président, sous la pression des néo-conservateurs, se prépare à engager les USA dans un (ou des) conflit armé pour donner du pain à manger au complexe militaro-industriel. Trois pays sont ciblés : la Russie, l’Iran et la Corée du Nord. La Russie est un gros morceau avec plus de dix mille bombes toutes d’une puissance sensiblement égale à 100 fois celle qui fut larguée sur Hiroshima et ce pays dispose de vecteurs sophistiqués tous rénovés ces dernières 15 années. L’iran est un allié de la Russie, autant dire qu’attaquer l’Iran motivera la Russie à défendre son allié. Quant à la Corée du Nord, c’est un allié de la Chine qui est un pays ami de la Russie. D’une façon ou d’une autre un quelconque de ces trois conflits se mondialisera inévitablement. Pour information la Russie dispose d’au moins 1550 vecteurs multi-ogives Zircon hypersoniques en attente d’être utilisés. Chaque vecteur peut détruire un pays comme l’Allemagne quelques minutes après son lancement et les missiles Sarmat sont tous programmés pour détruire une grande partie de l’Europe et la plupart des grandes villes américaines. De son côté l’armée américaine en est restée aux vieux Minuteman qui datent d’avant l’ère Reagan et elle dispose d’un millier environ de missiles de croisière embarqués à bord de sous-maris qui ne peuvent véhiculer qu’une seule ogive nucléaire. Pour moderniser l’arsenal nucléaire américain il faudrait que le pays dépense au moins 1200 milliards de dollar. Ce programme de modernisation qui mettrait « à niveau » la force de frappe américaine ne peut être financé immédiatement à moins de réduire d’autres postes de dépense de l’armée. Enfin les bombes elles-mêmes pourraient très bien faire pschitt car elles n’ont pas été entretenues régulièrement depuis le début du conflit afghan. La question que Roberts n’a pas posé dans son exposé est la suivante : le Président Trump est-il conscient de l’obsolescence de l’arsenal nucléaire de son pays en comparaison de celui de la Russie ?

À relire sur ce blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/07/29/larsenal-nucleaire-americain-des-pieces-de-musee/

Les conséquences inattendues de la paupérisation des Américains

Dans une grande ville comme San Diego (Californie du Sud) les autorités sanitaires et les personnels hospitaliers sont débordés par une épidémie d’hépatite A survenue au sein de la communauté de sans-logis. Quatre-cent-quatre-vingt-dix cas ont été répertoriés entre juillet et fin septembre 2017 nécessitant 342 hospitalisations et 17 personnes sont mortes. Ce genre d’information serait classé dans les faits divers dans n’importe quel pays mais aux USA, le pays le plus puissant et le plus riche du monde, dans l’Etat le plus emblématique de ce pays ça fait vraiment désordre. Nul ne sait combien de misérables sans logis vivent dans la ville de San Diego. Si vous connaissez cet endroit dites-vous bien que quand vous n’avez pas un centime de dollar pour manger le climat toujours au beau-fixe ou presque n’atténue pas la misère de tous les jours. En raison de cette illusion un cinquième des sans-logis américains vivent en Californie, soit 115738 pour tout l’Etat. Ce sont naturellement les statistiques officielles qu’il faut prendre avec des pincettes comme toutes les statistiques de ce pays.

Les sans-logis dans des villages de tentes installés sur des terrain du comté, donc publics, vivent littéralement avec les rats, ils se libèrent de leurs besoins vitaux dans des bidons de 25 litres car il n’y a pas de toilettes publiques. Dans ces amas de taudis de toile ces laissés-pour-compte de la high tech côtoient des chiens errants, le sol est jonché de seringues et de détritus variés, de bouteilles de plastique qui ont été utilisées pour uriner, de garnitures périodiques,d’animaux morts, bref un véritable cloaque favorable à l’apparition de n’importe quel type d’épidémie.

Le gouverneur de Californie a décrété l’état d’urgence sanitaire – il faut bien protéger les populations qui ont encore quelques dollars pour payer les traites hypothécaires de leur logement – et la ville de San Diego a commencé à javelliser les rues de la ville et pas seulement les villages de tentes fleurissant dans les lieux publics. Dans les comtés de Los Angeles et de Santa Cruz, la même situation est apparue quelques mois après le début de l’épidémie du comté de San Diego pour les mêmes raisons. Voilà où en est l’Amérique, la face cachée du rêve américain, de l’exemple mondial de la démocratie et du bien-être.

Il est opportun d’ajouter que les médias américains ne sont pas allés promener leurs caméras dans ces camps du désespoir. Ils préfèrent consacrer leurs unes au « russiagate » ou aux extravagances à connotation sexuelle d’Hollywood qui ont toujours existé ou encore aux supposées utilisations de gaz létaux par l’armée syrienne qui viennent d’être reconnues comme de fausses informations. Et on veut croire encore que les USA sont le pays de tous les espoirs, du grand n’importe quoi !

Source : ZeroHedge