Politique : les USA, un modèle de démocratie ? 

Comme aurait dit Pierre Desproges : « je pouffe ! » si on me pose cette question. Les élections présidentielles ont été gagnées par les Démocrates avec une fraude généralisée que la justice, corrompue par le clan Clinton et le réseau d’Obama, n’a pas voulu reconnaître. Les démocrates ont réitéré lors des élections de mid-term en perdant de justesse la Chambre des Représentants et avec un Sénat encore indécis. Les Démocrates ont prétendu que si les candidats républicains remportaient les deux chambres, ce serait la fin de la démocratie américaine, je « pouffe » encore. La fraude électorale est supposée exister à grande échelle dans les républiques bananières, selon l’expression consacrée pour classer les petites pays d’Amérique centrale, le pré carré des Américains, ou d’autres Etats africains.

Sous ce fallacieux prétexte que les Etats-Unis sont la seule vraie démocratie dans le monde, ce pays doit servir de modèle. Les médias américains appartenant à quelques riches milliardaires, un peu comme en France et bien d’autres « démocraties » occidentales, ont servi de levier pour influencer le choix des électeurs : « si vous votez pour les candidats pro-Trump vous votez contre la démocratie. Pour dissimuler la notion de démocratie chancelante américaine les médias de ce pays ne cessent de clamer que la Russie pratique également la fraude électorale à grande échelle et que la popularité du chef de l’Etat russe est largement usurpée avec des médias russes aux ordres du Kremlin. Le fait que la Chine ou la Corée du nord, états notoirement totalitaires, ne procèdent jamais à des élections libres se comprend mais que les Etats-Unis fraudent systématiquement lors des élections rappelle tout à fait ce que ces pays pratiquent presque naturellement.

Je ne prendrai qu’un seul exemple de cette imposture électorale américaine. La Floride a interdit le vote par correspondance et tous les électeurs devaient se rendre physiquement dans les bureaux de vote munis d’une pièce d’identité et d’une carte de résident en Floride. Curieusement les médias français n’ont pas noté ce détail et c’est compréhensible car l’Etat français envisage de procéder lors de nouvelles élections à des votes électroniques, la porte grande ouverte aux fraudes. Résultat attendu, en Floride la grande majorité des candidats encartés au parti républicain l’ont emporté parfois de justesse mais la conséquence de cette décision est incontestable. Le gouverneur Ron DeSantis a été réélu haut la main. J’ajouterai que si Donald Trump n’était pas perverti par son ego pathologique il adouberait DeSantis comme candidat républicain lors des prochaines élections présidentielles. Le cas de la Floride est exemplaire et va probablement encourager d’autres Etats à choisir de revenir au système de vote traditionnel avec des bureaux et des scrutateurs au cours du processus de vote mais également lors des dépouillements. J’ai moi-même été scrutateur lors de je ne sais plus quelles élections, c’est un droit ouvert à tout citoyen soucieux du respect de la démocratie.

En conclusion les Etats-Unis ne sont plus une démocratie et il faut souhaiter que l’exemple de la Floride soit salutaire, en particulier pour la France, et j’ai le droit de rêver sans « pouffer » …

Réflexions géopolitiques

En ce jour du 11 novembre célébrant la fin de la première guerre mondiale il m’a paru opportun d’écrire quelques remarques sur l’actualité géopolitique du moment. Nous sommes encore le 10 novembre en Polynésie et il est 9h50 du matin à l’heure où je termine la rédaction de ce billet.

Alors que la Russie fait croire aux Occidentaux qu’elle s’enlise dans un conflit qu’elle ne maîtrise plus, les Américains songent sérieusement à entrer en conflit direct avec la Chine avant que ce que pays n’ait acquis la maîtrise des mers en construisant en série des croiseurs, des porte-avions et des sous-marins. En Ukraine le commandement militaire russe a préféré se retirer de la rive gauche du Dniepr en aval du barrage de Novaya Kahovka que le régime de Kiev menace de faire sauter. Une telle éventualité submergerait toute la région en aval du barrage par une vague de 4 mètres de haut, y compris la ville de Kherson mais, pire encore, priverait d’eau la péninsule de Crimée. Si le régime nazi et corrompu de Kiev que les Occidentaux soutiennent sans état d’âme, un peu comme Pétain soutenait Hitler, prenait le risque de bombarder ce barrage je donne peu de chance de survie aux principales villes d’Ukraine occidentale ainsi qu’aux infrastructures de ce pays encore opérationnelles.

Les Occidentaux fournissent en armes l’Ukraine nazie, armes payées par les contribuables. Ils seront directement responsables devant le monde entier de leurs mensonges et de leurs faits de guerre. Les Occidentaux, je veux dire plus précisément l’Union européenne dont deux des principaux pays s’étaient engagés à faire appliquer les accords de Minsk-2, ont failli en raison des pressions américaines. Ils sont directement responsables de l’aggravation inévitable maintenant du conflit dans tout le territoire ukrainien. L’Europe est un ramassis de peuples sans âme asservis par les Etats-Unis et ils sont incapables de réagir positivement à ce conflit qui se déroule à leur porte. Aucun des hauts responsables politiques européens ne peut comprendre que l’OTAN ne sert que les intérêts du complexe militaro-industriel américain, que c’est une organisation mafieuse qui ne respecte pas les peuples et leur volonté. De Gaulle avait très bien compris ce problème, mais où se trouve un homme de la stature visionnaire de De Gaulle aujourd’hui ?

Quant aux velléités belliqueuses des USA à l’égard de la Chine il faut se souvenir que les Américains n’ont jamais gagné une seule des guerres qu’ils avaient eux-mêmes fomenté depuis la fin de la seconde guerre mondiale, encore faut-il être honnête car ce ne sont pas les Gis qui ont vaincu Hitler mais bien l’armée rouge. Après avoir tout fait pour rapprocher la Chine de la Russie ces dernières années, au cas où les Américains décidaient d’entrer en conflit avec la Chine il y a fort à parier qu’immédiatement la Russie aidera les Chinois en leur fournissant leur arme imparable que constituent les missiles supersoniques, arme que ne possèdent pas les Américains. De même que les sanctions contre la Russie se sont retournées catastrophiquement contre leurs promoteurs, de même des sanctions contre la Chine mettraient en péril des pans entiers des économies occidentales, y compris américaines.

S’en prendre à la Russie par Ukraine interposée a été une grave erreur des Occidentaux, faire de même avec la Chine en avançant comme prétexte Taïwan sera une erreur beaucoup plus dommageable tant pour les Occidentaux que pour le reste du monde.

Enfin pour conclure ces réflexions il me paraît inconcevable qu’un pays nucléarisé, les 5 membres du Conseil de Sécurité auxquels il faudrait ajouter l’Inde, le Pakistan et Israel, ose « tirer » le premier sur son ennemi avec une arme nucléaire car ces pays le savent : en quelques heures ce serait la fin du monde. Et c’est très simple à comprendre : il y a dans le monde environ 5000 armes nucléaires opérationnelles d’une puissance dévastatrice 50 à 100 fois supérieure à celle d’Hiroshima …

Les médias et la guerre : ça ne date pas d’aujourd’hui !

Je ne voudrais pas parcourir un sentier battu mais les évènements récents m’ont convaincu de revenir brièvement sur le premier dans ce billet sur le première escroquerie, le premier montage mensonger des Etats-Unis ayant abouti à un conflit avec l’Espagne. L’évènement en question eut lieu en 1898 lorsqu’une explosion eut lieu à bord du cuirassier USS Maine au mouillage dans le port de La Havane.

Immédiatement la presse s’empara de l’évènement et la conséquence en fut la guerre entre les Etats-Unis et l’Espagne. Il s’agissait en premier lieu du New-York Journal, propriété de William Hearst et du New-York World, propriété de Joseph Pulitzer, deux magnats de la presse de l’époque proches du pouvoir.

L’accusation désigna immédiatement l’Espagne alors que l’explosion qui fit sombrer le bateau provenait d’un feu de grisou ou de poussière de charbon dans une soute jouxtant une soute où étaient entreposées des munitions.

Depuis cette date les américains n’ont jamais cessé de mentir au monde entier en utilisant des unités spéciales de l’armée ou les services secrets américains ou anglais pour provoquer des évènements lourds de conséquences géopolitiques.

L’évènement le plus récent est le sabotage des gazoducs russes traversant la Mer Baltique dont les conséquences sont encore difficiles à évaluer. Tous ces mensonges et ces montages mafieux pour que les USA dominent le monde. Inutile d’établir tous les mensonges que les Américains ont imaginé dans ce seul but car la liste est trop longue. Belles perspectives pour le futur !

Remarques au sujet d’un commentaire d’un de mes lecteurs

Que « Flying Dutchman » ne se sente pas offusqué, bien au contraire. J’ai visionné l’exposé de Marc Touati relatif à l’état de santé économique de l’Europe (commentaire danshttps://jacqueshenry.wordpress.com/2022/09/09/si-vous-voulez-tout-savoir-sur-la-genese-du-conflit-ukrainien/#comment-32652)

Il se trouve que je venais de lire un article paru sur le site Réseau International émanant de Nya Dagbladet cité par Soleil Verseau. C’est assez incroyable, sous toute réserve que ce document provenant d’une source anonyme au sein de la Rand Corporation est authentique, on appelle ce genre d’informateur un lanceur d’alerte, décrive près de deux années auparavant ce qui va arriver à l’Europe et en particulier à l’Allemagne. Les Américains haïssaient Angela Merkel et ils ont mis en place leurs pions, en France Macron, en Allemagne Scholz, Draghi en Italie qui a fui son poste sachant que les très prochaines élections en Italie seraient largement en sa défaveur, les europhobes obtenant la majorité. Bref, les Américains veulent détruire l’Europe comme ils avaient tenté de mettre un frein à l’expansion du Japon à la fin des années 1970 en forçant ce pays à réévaluer sa monnaie. Ils n’avaient déjà pas compris comment l’économie fonctionne car pour eux l’hégémonie du dollar devait être respectée. Un yen fort conduisit le Japon à se lancer dans les productions industrielles à forte valeur ajoutée puis à produire massivement des biens qui finirent par se vendre dans le monde entier. Je pense aux motos puis aux voitures qui suivirent l’expansion de l’économie japonaise et furent la source de ce conflit économique entre Japon et USA. Des accords plus que léonins obligèrent les Japonais à acheter du riz américain que la population considère comme immangeable, tout juste bon à nourrir les poulets, ainsi que divers autres produits devant conduire à terme à une américanisation de la société nippone.

En Europe, 450 millions d’habitants protégés par le parapluie otanien doivent se conformer aux ordres provenant de Washington et ses stratèges ont un plan : la politique de la terre brûlée, c’est-à-dire ce qui existe doit être reconstruit sur des bases « américaines ». Le coronavirus a affaibli les économies européennes, le conflit ukrainien, initialement une sombre guerre civile datant de huit années, va achever l’Europe. Alors les USA feront régner leur loi et les Européens n’auront plus que leurs yeux pour pleurer. Il reste une inconnue cependant prévisible : quelle sera l’attitude des populations ? Pour tout dire je pense que tout cela va mal se passer en particulier en Italie et en France. La majorité des peuples européens ne veut pas aller mourir pour Zelinsky, demandez à votre voisin ce qu’il en pense.

Merkel désirait un rapprochement avec la Russie pas seulement pour des histoires de gaz et sa disparition de la scène politique a ouvert les portes toutes grandes pour que le plan de la Rand s’accomplisse point par point. Franchement je ne vois pas quel est l’avenir de l’Europe et je suis très heureux que l’un de mes enfants ait choisi de vivre au Japon. Je sais que ma retraite va être rabotée et que mes conditions de vie deviendront difficiles mais moins qu’un habitant des Ardennes ou du Cantal. À l’heure où j’écris ce billet nous sommes ici le 21 septembre, date du début du printemps à Tahiti. Mais ce sera pour l’Europe le début de l’automne et les premiers frimas arriveront … alors ce sera le signal initiateur des grands troubles sociaux et si j’étais un décideur politique je trouverais très vite un havre de paix

Analyse géopolitique depuis le milieu de nulle part.

La première fois que je suis venu ici visiter l’archipel des Marquises, il y a plus de 25 ans, je savais que cet endroit était entouré dans toutes les directions par l’immense étendue de l’Océan Pacifique. Chili, Mexique, Alaska, Japon, Indonésie, Australie et Nouvelle-Zélande se trouvent à plus de 5000 kilomètres. C’est peut-être la raison pour laquelle je m’y trouve aujourd’hui, loin des tourments et des dangers qui guettent l’Europe et qui pourraient se terminer par une destruction de l’humanité. D’aussi loin de tout les Marquisiens peuvent raisonnablement espérer échapper à cette auto-destruction de l’humanité. Mais dans l’immédiat il faut garder quelque espoir ; les armes nucléaires dont disposent les puissances siégeant au Conseil de Sécurité des Nations-Unies, une appellation ironique s’il en est, savent qu’un conflit nucléaire est synonyme de disparition de l’espèce humaine car chaque petite ogive destructrice correspond à 50 fois celle qui détruisit la ville d’Hiroshima en 1945. Il est ainsi peu probable que la guerre en Ukraine dégénère en conflit thermonucléaire, du moins on peut l’espérer.

Ce conflit organisé de longue date par les Etats-Unis, depuis 2014, n’a qu’un seul objectif : affaiblir l’Europe et prendre ensuite sans coup férir possession des immenses ressources naturelles de la Russie, une fois affaiblie également et exsangue en raison du conflit ukrainien. Se croyant les maîtres du monde les Américains ont pourtant échafaudé un mauvais plan. Leur politique hégémonique a rapproché la Russie de la Chine et aussi de l’Inde, de l’Iran, du Brésil … , des pays qui n’acceptent plus la suprématie du dollar US et dénigrent l’euro. À cette situation s’ajoutent les décisions suicidaires prises par les gouvernements européens et la Commission de Bruxelles afin d’imposer une transition énergétique pour aller vers le chaos, une agriculture sans intrants de synthèse pour aller vers la famine et une lutte illusoire contre le réchauffement du climat pour appauvrir toute la population. Allez demander aux dirigeants chinois, indiens ou brésiliens ce qu’ils pensent de ces lubies occidentales, ils répondront qu’ils ne se sentent pas concernés et qu’ils s’en moquent.

Cette politique doit répondre aux critères ESG mis en place sous la pression des organisations non gouvernementales de défense de l’environnement gravitant autour des instances européennes qu’il s’agisse de la Commission, du Parlement et de la Banque centrale. Le sort de l’Europe se joue dans les couloirs de ces organismes dans le plus pur mépris du bien-être des peuples. Depuis la crise économique de 2008 exportée par les Etats-Unis vers les autres pays occidentaux pour qu’ils paient la note laissée par les spéculateurs de Wall Street et de la City les assouplissements quantitatifs tant de la Banque centrale européenne que de la FED ont provoqué l’inflation à deux chiffres que subit l’Europe aujourd’hui et le conflit ukrainien n’a été qu’un élément amplificateur de cette désastreuse gestion. À ces erreurs d’appréciation s’est ajoutée la mise en place des critères ESG qui ont détourné les investisseurs vers d’autres pays peu ou pas corrompus par l’idéologie environnementale occidentale. Et c’est ainsi que l’épicentre économique mondial s’est déplacé vers l’Asie. L’Inde, la Malaisie, l’Indonésie, le Vietnam connaissent des croissances économiques à deux chiffres alors qu’une profonde récession atteint tous les pays occidentaux en particulier européens. Et ce n’est que le début d’un long “hiver économique” qui durera plusieurs années avec un euro déprécié qui aggravera cette récession.

Asservie par les Etats-Unis économiquement et dirigée en réalité par les hautes instances de l’OTAN qui ont entrainé les pays européens membres de cette organisation aux visées hégémoniques à intervenir en Serbie, en Irak, en Syrie, en Afghanistan et maintenant en Ukraine dans des conflits qui ne les concernaient pas, les Européens ne peuvent que s’en prendre à leurs dirigeants. À la faveur de la douloureuse récession accompagnée de pénuries énergétiques, alimentaires ainsi qu’une chute spectaculaire du pouvoir d’achat de tous les peuples européens, il est urgent que ces derniers prennent conscience que depuis la fin de la deuxième guerre mondiale ils ont été bernés par les Américains avec leur complice britannique. Il faut que les peuples européens se réveillent et expulsent ces esclavagistes qui n’ont jamais cessé de traiter les autres peuples de vulgaires animaux … 

Les paramètres de l’économie japonaise feraient pâlir plus d’un pays européen. L’inflation est proche de zéro en raison de l’approvisionnement en énergie primaire qui entre dans le cadre de contrats à long terme, charbon, pétrole ou gaz liquéfié. Le chômage est inférieur à trois pour cent de la population active malgré un grand nombre de seniors toujours en activité, ce qui paraît paradoxal. À peine 2 % des jeunes diplômés de cette année ont renoncé à trouver un travail car ils ont choisi de poursuivre des études supérieures plus longues. L’activité industrielle est toujours très dynamique malgré une ralentissement des économies voisines, Chine, Corée. Le secteur du bâtiment est toujours très actif et constitue avec l’automobile et les machines-outils le principal moteur de l’économie. En ce qui concerne les taux d’intérêt, tous les taux à moins de 5 ans d’échéance sont négatifs et le taux de référence des bonds à 10 ans, qui avait évolué aux alentours de 0,25 % est retombé à 0,18 % et dans le même temps le yen s’est raffermi par rapport au dollar ces dernières 24 heures.

Je ne reviendrai pas sur la dette du Japon car comme chacun sait la transparence est totale puisque les dettes des collectivités locales, des fournisseurs d’énergie électriques et des compagnies de transport, pour ne prendre que ces trois exemples, sont comptabilisées dans le calcul de la dette globale du pays.

Je ne voudrais pas paraître un oiseau de mauvais augure mais le secteur de l’immobilier comprenant également le marché de la maison individuelle a toujours été scruté de près par les analystes financiers car il s’agit d’un moteur de croissance essentiel pour l’économie. Ne disait-on pas au cours des « trente glorieuses » : quand le bâtiment va, tout va. J’ai pu observer au cours des derniers mois la multitude de chantiers de toutes tailles dans tous les quartiers de Tokyo que j’ai pu traverser en train. C’est tout simplement étonnant. Et l’explication se trouve dans la faiblesse des taux d’intérêt des prêts immobiliers.

Ce n’est pas le cas en Europe et encore moins aux USA. Considérons donc la première économie du monde et son marché immobilier. Tous les indicateurs sont au rouge aux USA et les passer en revue est riche d’enseignements. Le nombre de mises en chantier est passé en territoire négatif depuis plus d’un an, les taux des prêts sont les plus élevés depuis 2008, le coût annuel des remboursements de ces prêts a augmenté de 80 % en moins d’un an. Pour les ménages la possibilité d’accès à la propriété est la plus faible depuis 1970. Le prix des maisons est plus élevé qu’en 2006-2007. Depuis plus de 40 ans il n’y a plus de « bon moment » pour acheter une maison, les ventes de maisons neuves se sont effondrées ces derniers mois, les ouvertures de dossiers de prêt ont atteint leur niveau le plus bas depuis 22 ans et enfin le coût des garanties inclues dans le calcul de l’inflation est le plus élevé jamais atteint.

La situation de crise devient donc impossible à éviter d’autant plus que la réserve fédérale, pensant juguler une inflation à deux chiffres, a augmenté son taux directeur de 150 points de base en quelques jours seulement. Vers quoi s’achemine-t-on aux USA ? Vers une crise qui fera paraître celle de 2008 comme un petit grain de sable dans le rouage économique nord-américain. Et comme il se doit ce sont tous les pays occidentaux qui paieront pour cette crise dont la cause première est l’argent facile depuis cette crise de 2008 déversé sans discernement dans l’économie. Cette situation encourage les pays occidentaux, surtout européens, qui se prétendent des démocraties, à prendre des mesures privatrices de libertés, comme la monnaie électronique, le contrôle des changes et des dépenses, la surveillance des comptes en banque et bien d’autres vexations. Tout cela est fait pour masquer la totale incompétence des dirigeants politiques qui n’ont rien trouvé d’autre, comme excuse, d’incriminer la Russie en raison du conflit ukrainien. Demandez à un Américain moyen rêvant de sa maison individuelle ce qu’il en pense, il éclatera se rire …

La situation économique américaine se dégrade

La première puissance économique autoproclamée du monde n’est plus que l’ombre d’elle-même. Des estimations ont montré que rapportée à la population actuelle il y avait moins de sans-abri au plus fort de la crise économique de 1929 qu’aujourd’hui en raison des défauts de paiement des prêts immobiliers et de la précarité du travail. À cela s’ajoute une inflation record jamais atteinte depuis plus de 50 ans qui, calculée sur le panier de la ménagère, c’est-à-dire ce qu’il faut absolument acheter pour survivre, a atteint 19,7 % sur une année. Les Américains privilégiés qui n’ont plus de crédit sur leur voiture dorment dedans. Ils arrivent tant bien que mal à travailler et vivent au jour le jour en percevant des salaires de misère qui leurs sont versés en espèces. Plus des deux cinquièmes de ces nouveaux pauvres n’ayant pas encore de droits ouverts aux aides fédérales pour se fournir en nourriture se sont vus retirées leurs cartes de crédit et l’étape suivant sera une suppression de leur téléphone. Ils seront alors totalement marginalisés, errant dans les rues pour trouver un petit boulot, quelques heures ici, quelques heures là, uniquement pour se nourrir. Les estimations non officielles mentionnent qu’environ 40 millions de personnes, parfois avec des enfants, sont dans cette situation aujourd’hui. Une grande ville du nord des USA a demandé à la police de ne plus verbaliser les personnes qui urinaient et déféquaient dans la rue, je crois qu’il s’agit de Minneapolis sous toute réserve, c’est dire à quel point la situation américaine est délabrée.

La réserve fédérale, confrontée à l’inflation frappant les produits de toute première nécessité, a malgré tout augmenté son taux directeur de 75 points de base ce 27 juillet après l’augmentation de 50 points il y a seulement quelques jours. C’est donc la panique. Le pire dans cette décision de la FED est qu’il n’y aura aucun effet sur l’inflation car les prix des produits industriels finis ont vu leur prix augmenter de 57 % ces dernières semaines. L’Europe n’est pas en reste puisque la BCE a estimé que l’inflation moyenne dans l’Union atteindra au cours de l’été plus de 13 % avec la Lituanie en tête (22 %) et la France, meilleur élève ( ? ) à 4,3 % révisée il y a quelques jours à 4,8 %, sans commentaire. Naturellement toute cette histoire est de la faute de Poutine. Sauf que la politique des banques centrales occidentales avait préparé le terrain avec l’argent facile …

Sources : diverses dont ZeroHedge

Nous sommes à une nanoseconde de l’apocalypse nucléaire

Par Paul Craig Roberts. La « méta-stratégie » nucléaire des gouvernements américains a fait le constat que des niveaux de destruction acceptable devront être acceptés au cours d’une guerre nucléaire contre la Russie et/ou la Chine dans la mesure où les Etats-Unis sortiront vainqueurs du conflit. Le plan de la Rand Corporation pour le Pentagone admet qu’il y a encore une fenêtre étroite jusqu’en 2025 et peut-être 2030 (dans 3 à 8 ans) pendant que les USA considèrent qu’ils ont encore la supériorité les rendant capables de gagner une guerre nucléaire qui reste encore hypothétique. Cette hypothèse repose sur le fait que la Chine acceptera sa défaite plutôt que d’utiliser l’arme nucléaire. Un gouvernement sain d’esprit déclencherait-il une guerre sur de telles considérations ?

Il y a deux hypothèses hautement risquées dans les plans de guerre du Pentagone. La première est que les USA dominent les mers et que via des avions et des missiles les infrastructures industrielles et sociales chinoises peuvent être détruites. L’autre hypothèse tout aussi risquée serait que la Russie resterait en dehors du conflit USA-Chine selon le fait qu’il existe une confusion au Kremlin, l’incapacité du gouvernement russe à fournir un espoir de coopération pacifique avec l’Ouest et l’incapacité du Kremlin à admettre que la doctrine néoconservatrice de l’hégémonie américaine sur le monde est tout sauf une fantaisie et certainement pas une doctrine opérationnelle. Il est donc possible que le Kremlin resterait un spectateur d’un conflit USA-Chine.

Le Kremlin est passé à coté de nombreuses opportunités mais il est difficile de croire que Poutine sera assez stupide pour ne pas s’allier avec la Chine et dans ce cas-là les USA rentreront dans l’histoire passée. Pour plus d’informations on peut lire ceci :https://web.archive.org/web/20220429035113/https://journal-neo.org/2021/09/27/us-war-plans-with-china-taking-shape/

Et l’hypothèse du Pentagone qu’en cas de guerre nucléaire afin de conquérir la Chine il n’y aura que des dommages acceptables sur le sol américain dans la mesure où les USA sortiront vainqueurs du conflit. Le Pentagone ne mentionne jamais combien de villes seront détruites et combien de millions d’Américains seront considérés comme un niveau acceptable de destruction. Mais c’est suffisant d’affirmer que le complexe militaro-industriel sera à la hauteur de la tache. La seule chose qui importe pour la doctrine néoconservatrice est l’hégémonie américaine, pas la vie des citoyens américains. Pour les néocons tant que les USA pourront imposer leur pouvoir sur des territoires dévastés où toute vie sera impossible ils auront gagné. Ces néocons sont vraiment des fous et ils contrôlent la politique étrangère américaine et sa politique militaire. Tout ça devrait vous effrayer et vous éveiller mais ce n’est pas le cas. Les jeunes restent les yeux rivés sur leur smart-phone et n’ont aucune idée de la réalité. Il vivent déjà dans un monde virtuel. Les vieux savent qu’ils ont entendu d’une menace nucléaire toute leur vie durant et ils savent que ça n’arrivera pas car il n’y aura aucun vainqueur. Il s’agit d’une compréhension très surréaliste spécialement quand on sert au peuple américain une doctrine qui précise que les USA gagneront cette guerre nucléaire s’ils n’attendent pas 2025 ou pire 2030.

Eric Zuesse stimulé par Berletic a écrit que Washington envisage de conquérir et la Chine et la Russie : https://southfront.org/u-s-game-plan-to-conquer-russia-china-is-clarified/ . La réalité est que la troisième guerre mondiale a commencé en Ukraine, une guerre arrangée par Washington. Il n’y a aucun doute dans mon esprit que l’armée russe est tout à fait capable de détruire l’OTAN en quelques instants. Le problème de la Russie est le Kremlin où règne l’hésitation et la confusion. Le Kremlin est incapable de comprendre le fait que Washington a perdu la raison. En réalité Poutine a agi en pensant que Washington lui permettrait d’opérer une intervention limitée au Donbass pour protéger les Russes. Autant Poutine que Lavrov ont cru que cette opération limitée consistant à nettoyer le Donbass des nazis ukrainiens serait acceptée par Washington.

Comment l’une des plus grandes puissances militaire peut-elle faire une telle erreur ? La seule explication plausible que j’ai pu trouver est le lavage de cerveau des élites intellectuelles russes durant la période Yeltsin qui a rendu ces élites sourdes, muettes et aveugles. On pourrait ajouter stupides. Poutine et Lavrov ont correctement décrit la situation mais ils ne peuvent pas faire grand chose. Il y a beaucoup de palabres mais peu d’actes. Apparemment le Kremlin continuera à vendre du gaz aux pays membres de l’OTAN et ainsi ils pourront continuer leur guerre contre la Russie. Pour paraphraser Alain de Lille au onzième siècle « pas de souveraineté maintenant mais l’argent fait tout ». Cette pensée semble bien s’appliquer à la Russie.

Zuesse, aussi honnête qu’un extrémiste de gauche n’est pas toujours crédible. La gauche américaine est toujours nourrie de mythes au sujet de Reagan et voici l’une des affirmations de Zuesse à ce sujet :

« j’ai bien compris que le plan du gouvernement américain était de tromper l’équipe dirigeante de Gorbachev en lui faisant croire que les USA mettraient fin à la guerre froide lorsque le Pacte de Varsovie serait dissous mais la réalité était toute autre, les Américains planifiaient l’encerclement de la Russie en étendant l’OTAN jusqu’à la frontière russe ».

Tout dépend de qui gouverne à Washington : le Président ou les néocons et le complexe militaro-industriel ? Si le gouvernement est incarné par le Président en tant que représentant du peuple alors à l’évidence l’intention du Président Reagan était de mettre fin à la guerre froide et non pas de la gagner. Il l’a affirmé à de nombreuses reprises. Il mit en place une comité présidentiel top-secret avec autorité sur la CIA afin de se faire une opinion au sujet des affirmations de la CIA qui affirmait que les USA perdraient la course aux armements si celle-ci était un moyen d’amener Gorbatchev à la table de négociation pour terminer la guerre froide et non pour gagner la course aux armements. L’équipe rapprochée de Reagan examina les documents de la CIA et il apparut que cet organisme voulait préserver son budget comme celui du complexe militaro-industriel et celui du complexe de sécurité militaire car si l’administration Reagan mettait fin à la guerre froide il faudrait alors trouver un ennemi. Dans le cas contraire tout cet édifice s’écroulerait.

Ronald Reagan était un outsider pour l’establishment républicain dirigé à l’époque par George H.W. Bush, vice président et ancien directeur de la CIA. Huit années de règne de Reagan suivis par huit ans avec Jack Kemp signifiait alors la fin de l’establishment républicain et des nombreuses ficelles que ce parti tire quotidiennement. Les partis politiques sont plus intéressés par l’argent et le pouvoir que par les intérêts de la nation. Voila ce que fut Reagan et les rares partisans dans son équipe, défier la puissance et le profit dans l’intérêt de la paix mondiale.

Les médias américains, les prostituées de la CIA, attaquèrent l’administration Reagan. Mais ce fut un échec car leur narratif n’étais complètement structuré. James Baker, le bras droit de G.H.W. Bush admit qu’il avait promis à Gorbatchev qu’il n’y aurait pas d’extension de l’OTAN à l’est. Mais il n’y a aucun document signé et l’histoire fut modifiée plus tard par l’administration. Zuesse est passé à coté de la vraie histoire car il succombe à sa propre idéologie et il est incapable de comprendre que Reagan puis Trump étaient des outsiders qui avancèrent l’idée que le système politique pouvait enfin est rendu au contrôle du peuple. Les médias et la gauche américaine ont tout fait pour que cela n’arrive pas. Par conséquent nous sommes aujourd’hui en face d’une guerre nucléaire et ce n’est qu’une question de minutes sauf si Poutine décide de se rendre.

Les Etats-Unis sont beaucoup plus divisés qu’en 1860. Les démocrates considèrent que les blancs sont des racistes et constituent une barrière à la justice sociale en encourageant les mouvements de protection des noirs et toutes les déviances sexuelles. Par les médias et le système éducatif les Américains blancs sont encore plus diabolisés que les juifs durant l’Allemagne nazie. Une fois que les blancs seront devenus une minorité, l’objectif principal des Démocrates, leur sort ressemblera à celui des Français dans Le Camp des Saints. Les Républicains sont inutiles. Leur but ultime est de rendre sa splendeur à l’Amérique ce qui plaide en faveur de l’agenda hégémonique des néoconservateurs. Ce à quoi doit faire face l’Amérique demande une analyse objective des faits mais ces faits ne sont plus politiquement corrects. Ils n’entrent plus dans le cadre du narratif communément accepté et par conséquent ces faits sont faux et rejetés comme désinformation. Durant ma vie j’ai constaté que mon pays sombre dans la dégénérescence, l’ignorance et les forces du mal. La nation dans laquelle je suis né n’existe plus que comme un carte sur une mappemonde.

Commentaire. La Russie est intervenue dans le cadre d’accords d’assistance militaire en Syrie pour aider le président syrien à se débarrasser des Djihadistes soutenus par Washington. D’ailleurs les USA exploitent toujours du pétrole dans l’est de la Syrie de façon totalement illégale avec leur complicité. C’est un scandale que ne dénoncent même plus les médias occidentaux. Quant au Donbass, c’est à l’appel des deux républiques autoproclamées de Lugansk et de Donetsk que la Russie est intervenue militairement pour mettre fin aux bombardements incessants des populations civiles russophones par les ukronazis depuis 2014. Poutine se rendra à la table des négociations lorsque l’opération spéciale aura pris fin. Si les critères de légalité n’ont pas l’air de préoccuper les néoconservateurs américains ces deux interventions, selon le droit international sont tout à fait légales. Je pense que PC Roberts a commis une erreur de jugement, ce qui n’enlève rien à la valeur de ses analyses.

La souveraineté du Japon : un avenir pas très réjouissant

Article de Thorsten J. Pattberg paru sur The Saker le 3 juillet 2022

La Chine, l’Inde, la Russie et d’autres nations libres sont confrontées à des difficultés de respect et de confiance mutuels lorsqu’elles s’engagent avec les dirigeants du Japon, car le Japon n’est pas une nation souveraine. Le Japon impérial s’est rendu aux États-Unis le 15 août 1945, mettant ainsi fin à la Seconde Guerre mondiale. Depuis lors, les dirigeants japonais doivent consulter leurs occupants américains avant de signer quoi que ce soit avec d’autres pays, ce qui empêche fondamentalement l’unification de l’Asie.

Les États-Unis ont démantelé le Japon.

D’abord, ils ont saisi toutes les armes, machines, plans et inventions japonaises. Ensuite, ils ont pris le contrôle de l’approvisionnement en nourriture et en énergie. Enfin, ils ont persécuté des centaines de milliers de nationalistes pour alimenter la peur au sein de la population : Obéissez !

Les États-Unis voulaient tout du Japon, les réparations de guerre, les réserves d’or, la fabrication et les services.

Le Japon devrait payer pour sa propre occupation par les États-Unis jusqu’à la fin des temps. Actuellement, Tokyo dépense environ 8 milliards de dollars par an pour maintenir les 34 bases américaines.

Les impérialistes ont inventé un terme impérial pour leurs mondes forgés, ils les appellent « nations exportatrices ». Ainsi, le Japon, tout comme l’Allemagne nazie vaincue, est devenu une nation d’exportation pour la fabrication, ce qui signifie essentiellement qu’ils doivent maintenant produire des machines pour l’Empire américain.

Et si c’est trop, Japon, tu peux toujours en trouver et en voler plus. Regardez autour de vous. Construisez vos usines partout sur le pourtour du Pacifique, mais n’oubliez pas d’envoyer la moitié de tout aux États-Unis et à ses alliés.

Malheureusement, cela rend le Japon trop cher.

Le système politique américain est certainement « libéral et démocratique », alors le régime japonais de 1950 s’est empressé de s’appeler le « Parti libéral démocrate du Japon ».

Une grande partie du Japon a également été renommée. Le confucéen est devenu « chrétien », le bouddhisme est devenu « philosophie ». Le colonialisme est devenu le « mondialisme », et l’assujettissement des nations étrangères est maintenant appelé « partage des valeurs ». Faites ce que les États-Unis vous disent selon « l’ordre fondé sur des règles », et le Japon s’identifie désormais comme [faisant partie de] « l’Occident ».

Le fait que le Japon ait été torturé et maltraité pendant si longtemps a presque rendu impossible tout engagement de la Chine et d’autres pays avec le Japon sans un embargo américain. C’est comme si les États-Unis, avec une batte de baseball ensanglantée en main, ordonnaient au Japon : « Ne parlez pas avec les Chinois ! »

En conséquence, personne au Japon ne parle chinois. Même si c’est leur voisin de 1,4 milliard d’habitants. Les enfants n’apprennent pas la langue à l’école.

Les Japonais sont notoirement surchargés de travail, et pourtant le PIB moyen par habitant, après trois quarts de siècle de dictature américaine, est toujours inférieur de 33% à celui des États-Unis, alors que la charge fiscale est 100% plus élevée.

Plus horrible encore, les États-Unis ont « emprunté » au Japon des biens d’une valeur de 1300 milliards de dollars qu’ils n’ont jamais payés et qu’ils ne paieront jamais (dernière vérification, le 1er mai 2022).

Le peuple japonais a-t-il jamais bénéficié du fait d’agir comme l’Occident associé ? Non. Lorsque le Japon a imité les puissances occidentales aux XIXe et XXe siècles et a colonisé la Mandchourie, Taïwan, la Corée du Sud et les Philippines, le véritable Occident a rapidement saboté le Japon et celui-ci a tout perdu, et plus encore.

Même aujourd’hui, après sept décennies d’occidentalisation, les puissances occidentales de l’OTAN, du G7 et des alliances militaires du QUAD considèrent surtout le Japon comme un traître asiatique utile. Washington sanctionnera le Japon à tout moment. Le train de sanctions le plus infâme contre le Japon a été la coupure de la nourriture, du pétrole et des métaux dans les années 30 du siècle dernier, suivie du gel de tous les actifs japonais à l’étranger, ce qui a entraîné l’attaque désespérée du Japon contre la base de la marine américaine à Pearl Harbor.

Depuis 2016, les États-Unis menacent à nouveau le Japon avec des sanctions infernales : Si vous n’achetez pas nos derniers chasseurs militaires Boeing pour combattre la Chine, si vous ne soutenez pas l’Ukraine contre la Russie, nous vous traiterons de raciste et inonderons votre pays de dix millions de plombiers africains. Nous licencierons également le groupe Toyota et ferons d’une femme névrosée votre prochain premier ministre, etc…

Environ 86 000 militaires et dirigeants américains gouvernent le Japon (dernière vérification : juillet 2022). Ils disposent de porte-avions américains, d’armes nucléaires, de drones tueurs, de sous-marins et d’agents dans chaque ministère, université, groupe de réflexion et ONG. Le complexe de l’ambassade américaine est plus grand que la Diète nationale du Japon.

Voici la triste réalité : Le Japon est le terminal de l’hégémonie américaine dans le Pacifique, et sa richesse et son pouvoir sont la richesse et le pouvoir des États-Unis, pas de l’Asie.

Depuis 40 ans maintenant, le Japon connaît le déclin ou la stagnation. Qu’est-ce qui nous fait penser qu’un plus grand assujettissement des États-Unis est meilleur pour le Japon ?

L’accord commercial américano-japonais de 2020 ou et l’accord de partenariat économique UE-Japon de 2019 sont en fait des traités injustes. Étudiez-les. Il n’existe pas une seule norme japonaise dans le monde. Tokyo signe son propre asservissement à des puissances étrangères, et pour quoi ? Pour exclure l’Asie.

La Chine n’interfère pas dans la politique des nations souveraines. Si le Japon veut se décoloniser, il ne peut le faire que de l’intérieur. Il faut cependant qu’il le veuille vraiment et il n’y a aucun signe de cela pour l’instant. L’Inde a été gouvernée par l’Angleterre pendant 200 ans. Hong Kong a été une colonie britannique pendant 156 ans. Le Japon est une colonie américaine depuis 77 ans maintenant, et Washington a toujours le vent en poupe. L’Occident va probablement gaspiller Tokyo dans des combats illégaux entre l’empire américain et les pays libres voisins.

Cette folie pourrait cesser si le Japon mettait à la porte les occupants américains et se faisait à nouveau « respecter ». L’Asie pour les Asiatiques.

Thorsten Pattberg est un essayiste et critique culturel allemand. Il effectue actuellement des recherches de sémantique du japonais ancien à l’Université de Tokyo. Traduction par Réseau international. Illustration : statue de la Liberté à Odaiba, en arrière plan le Rainbow Bridge à Tokyo.

La ville de Boston achète du GNL à la Russie !

L’Europe est vulnérable et a besoin de notre gaz naturel américain et les prix sont absurdes et très élevés. Pourtant, tout le monde dans l’industrie pétrolière et gazière a peur d’investir de l’argent, même s’il y a un financement disponible. Qui veut lancer un projet de gaz naturel de 10 à 20 ans, qu’il s’agisse d’un champ de gaz, d’un pipeline ou d’un terminal de gaz naturel liquéfié, alors que l’administration américaine dit qu’elle va vous fermer dans 10 ans ? « Vous avez six ans, huit ans, pas plus de 10 ans », déclare l’envoyé pour le climat John Kerry. « Personne ne devrait faire en sorte qu’il soit facile pour les sociétés gazières de construire des infrastructures sur 30 ou 40 ans. »

Entre-temps, l’Inde a assoupli sa réglementation environnementale et prévoit de doubler son utilisation du charbon. La Chine a réduit les droits d’importation de charbon à zéro pour assurer sa sécurité énergétique et réduire les coûts. Les États-Unis ont une abondance de gaz naturel et de charbon. Pourtant, le gaz naturel est importé à l’installation de GNL de Boston en provenance de la Russie, du Canada et des Caraïbes à grands frais en raison du manque d’installation de pipelines. À la fin de janvier, le gaz naturel provenant de l’Algonquin City Gate Hub (près de Boston) s’est vendu plus de 20 $ par million de BTU et plus de 23 $ sur le marché à terme. Le gaz naturel de la Pennsylvanie voisine, en Janvier a coûté $4.

Il y a beaucoup de gaz naturel bon marché en Virginie-Occidentale et en Pennsylvanie, à quelques centaines de milles de là, et les pipelines destinés à approvisionner la Nouvelle-Angleterre sont principalement construits, mais fermés en raison des poursuites environnementales et des obstacles réglementaires. À cause de la pénurie régionale de gazoducs et de leur prix élevé, beaucoup de gens en Nouvelle-Angleterre brûlent du pétrole pour le chauffage et les centrales électriques ont brûlé plus de charbon en 2021 qu’en 2020.

L’une des nombreuses ironies, c’est que les émissions de dioxyde de carbone — le croque-mitaine des écologistes radicaux — ont diminué là où il y a suffisamment de gaz naturel pour remplacer le charbon. Mais tout gaz supplémentaire pour la Nouvelle-Angleterre, comme on l’a dit, doit provenir de sources étrangères. Pourquoi ne pas expédier du gaz à partir d’installations de GNL en Louisiane ou au Texas ? Parce que la loi Jones, vieille de 100 ans, exige que les navires construits, possédés et exploités par des citoyens américains transportent le gaz entre les ports américains, et il n’y en a pas. En conséquence, les gens de la Nouvelle-Angleterre paient des prix exorbitants pour le gaz naturel et l’électricité. En 2020, le Connecticut a eu la distinction douteuse de payer le prix de l’électricité le plus élevé de la partie continentale des États-Unis, et le Massachusetts n’était pas loin derrière. La Pennsylvanie et la Virginie occidentale ont payé environ la moitié de leur prix.

Le pipeline Mountain Valley, d’une valeur de 6,2 milliards de dollars, qui devait transporter du gaz naturel de la Virginie occidentale vers la Virginie, a été construit à 90 % et aurait contribué à réduire les importations russes. Toutefois, la Cour d’appel des États-Unis a rejeté l’approbation du gouvernement fédéral pour la route de 3,5 milles qui traverse la forêt nationale de Jefferson. La décision n’a aucun sens. Le pipeline est enfoui : les gens ne sauraient même pas qu’il était là.

De même, l’oléoduc Atlantic Coast a été annulé en raison de poursuites pour avoir traversé le sentier des Appalaches. Le gazoduc PennEast de la Pennsylvanie au New Jersey a également été annulé en raison de problèmes de permis liés aux terres humides du New Jersey. Bien entendu, le projet d’oléoduc Keystone XL de TransCanada (TC Energy) a été annulé par ordre du président Biden le premier jour de son mandat. Compte tenu de la menace réelle de poursuites, je doute que de grands projets pétroliers, gaziers ou houillers soient lancés, peu importe la hausse des prix. Personne ne veut investir ou entreprendre un projet que les tribunaux ou les organismes de réglementation semblent susceptibles d’arrêter.

Il est peu probable que les grands projets aillent de l’avant tant que les sociétés pétrolières et gazières n’auront pas obtenu du gouvernement fédéral une déclaration d’urgence qui pourrait servir à mettre fin aux poursuites, à accélérer la délivrance de permis et à permettre la réalisation des projets. Les organisations non gouvernementales de l’environnement ont maintenant un droit de veto complet sur tous les projets dans le cadre du système juridique. Ils ne se soucient clairement pas combien vous payez pour l’énergie ou où vous êtes forcé de l’acheter. Lorsqu’il s’agit d’assouplir la réglementation pour permettre l’utilisation de sources d’énergie efficaces, l’Inde et la Chine ont eu la bonne idée.

Article d’Andy May paru sur le site co2coalition.org