Brève. Ukraine : Joe Biden empêtré dans une sombre affaire de corruption, « tel est pris qui croyait prendre » …

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Décidément les Démocrates américains sont pourris et comme pour les poissons, dit-on, la pourrissement commence par la tête, en l’occurence Joe Biden. Après avoir organisé les évènements de Maiden, Obama ferma les yeux ou plutôt favorisa l’envoi de centaines d’agents américains en Ukraine, faisant fi de la corruption qui régnait dans ce pays à tous les étages de l’administration et du milieu des affaires. Le Vice-président Joe Biden propulsa son fils Hunter au conseil d’administration de la société Burisma Holdings en 2016. Cette société rémunéra outre mesure Hunter Biden dont la fonction était de faire seulement partie du conseil d’administration de cette société impliquée dans le gaz naturel en Ukraine. La justice ukrainienne s’intéressa de près aux comptes de cette société et Joe Biden en personne, alors vice-président des USA, fit pression au printemps 2016 sur le gouvernement ukrainien pour qu’il limoge le procureur général ukrainien qui refusait de clore le dossier sur l’affaire de corruption concernant Burisma Holdings et son fils Hunter. Sous la pression insistante de Biden le procureur fut écarté de ses fonction en mars 2016.

Cette affaire arriva sur le bureau de Rudy Giuliani en 2018, conseiller juridique de Donald Trump et ancien maire de New-York. Le 25 juillet 2019 Trump appela donc son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, nouvellement élu, pour lui proposer l’aide du Département de la justice américain (DoJ) pour éclaircir cette affaire de corruption, Hunter Biden étant toujours en poste à Kiev. Le faux lanceur d’alerte révéla il y a quelques jours l’existence de cet appel téléphonique. Cette conversation ne faisait nullement apparaître une aide financière mais seulement un soutien du DoJ. Le faux lanceur d’alerte a donc déformé les propos de Donald Trump.

L’effet boomerang va se retourner contre Joe Biden car celui-ci menaça le gouvernement de Poroshenko de supprimer l’aide financière accordée par Obama à l’Ukraine (USAID) dans le cadre de cette affaire de corruption s’il ne limogeait pas le procureur général ukrainien Viktor Shokin. Joe Biden est donc pris à son propre piège. Nancy Pelosi, à 79 ans et proche du gâtisme, a-t-elle compris le fond de cette sombre affaire de corruption en soutenant la procédure d’impeachment que le Parti Démocrate a l’intention de mettre en place ? Personnellement j’en doute car elle ne veut que l’élection de Joe Biden en 2020. Ça sent de plus en plus la pourriture dans le marigot de Washington.

Source : TheHill (thehill.com) du 26 septembre 2019. Les curieux peuvent lire cette page de Wikipedia : https://en.wikipedia.org/wiki/Burisma_Holdings

La « soviétisation » des médias occidentaux, cui bono ? Les USA …

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Voici la traduction aussi fidèle que possible d’un article de Patrick Armstrong paru sur le site Strategic Culture le 8 janvier 2019. Patrick Armstrong fut entre 1984 et 2008 analyste auprès du Département de la Défense nationale canadien et conseiller à l’Ambassade du Canada à Moscou. Il est un des meilleurs spécialistes occidentaux de l’ex-URSS et de la Russie.

Les principaux personnages des Pickwick Papers de Charles Dickens se rendent dans le comté fictif d’Eatanswill comme observateurs lors d’une élection que se disputent les candidats du Parti bleu et du Parti buff. La ville est passionnément divisée sur tous les sujets possible entre les deux candidats. Chaque parti a son propre journal : la Gazette d’Eatanswill est bleue et entièrement consacrée à l’éloge des Bleus et au dénigrement des Buffs qui sont perfides et méchants. L’Indépendant d’Eatanswill est tout aussi passionné. Aucun pro-Buff ne supporte de lire la Gazette calomnieuse et aucun pro-Bleu n’osera lire cet imprimé vil et faux qu’est l’Indépendant. Comme c’est toujours le cas avec Dickens tout est exagéré mais précis. Les journaux étaient outrancièrement partisans avant que le « journalisme » ne fut inventé. Puis advinrent les écoles de journalisme, l’éthique journalistique et l’objectivité journalistique : le « real-journalism » comme jes journalistes l’appellent. Le « Journalisme » est devenu une profession de diplômés. Il n’accepte plus les amateurs, les dilettantes ou les romanciers en herbe ni les magnats comme Lord Copper qui savait ce qu’il voulait et payait pour que ce soit imprimé.

Mais en dépit de cette prétention d’objectivité et d’éthique de la profession il y avait toujours des Lord Copper comme il y en avait à Eatanswill. D’autres Lord Copper sont arrivé puis partis, des grands empires de presse ont apparu puis disparurent et il y avait une grande variété de propriétaires de presse et de médias. Et les lecteurs qui étaient ni Bleu ni Buff pouvaient facilement se forger une opinion sur ce qui se passait réellement.

À l’époque de l’Union Soviétique la presse était sous contrôle, il n’y avait pas de presse libre, il y avait un seul propriétaire. Les tendances variaient légèrement entre le journal de l’armée, le journal du Parti, le journal du gouvernement et le journal pour la population qui était consacré à la littérature et au sport et ils disaient tous la même chose à propos des sujets importants. Les deux principaux journaux étaient la Pravda (« la vérité ») et les Izvestiya (« les nouvelles »). Cette situation a rapidement conduit à ce trait d’humour : « pas de vérité dans la Pravda et pas de nouvelles dans les Izvestiya ». Toutes les informations étaient assez grossières, il y avait beaucoup de gros capitalistes avec des chapeaux haut-de-forme et des sacs de pièces d’or dans chaque main. Les vêtements de l’Oncle Sam étaient dégoulinants de bombes et la devise était : « pas de problèmes ici, des problèmes là-bas ». La propagande n’était pas vraiment couronnée de succès et la plupart des lecteurs de ces deux journaux en étaient arrivés à penser que les médias soviétiques mentaient à la fois au sujet de l’URSS et au sujet de l’Occident.

Mais les temps ont changé. Alors qu’il y a encore 30 ans 50 sociétés contrôlaient 90 % des médias américains, aujourd’hui ce ne sont plus que 6 sociétés qui contrôlent les médias papier, électronique et télévisuel américains. Il en résulte que sur de nombreux sujets d’actualité il y a une totale uniformité d’analyse. Quel média occidental a affirmé que les dix points suivants sont exacts ?

1. Le peuple de Crimée est plutôt heureux de faire partie de la Russie.

2. Les USA et leurs alliés ont fourni d’énormes quantités d’armes aux djihadistes.

3. Les élections en Russie sont le reflet des sondages d’opinion.

4. Il y a un nombre effrayant de nazis bien armés en Ukraine.

5. Assad est très populaire en Syrie.

6. Les USA et leurs alliés ont détruit Raqqa.

7. La version officielle de l’affaire Skripal est dénuée de signification.

8. la situation en Ukraine est bien pire qu’avant Maidan.

9. La Russie, en réalité, avait déjà des milliers de militaires en Crimée avant Maidan.

10. Il existe un documentaire au sujet de Browder dont il a censuré la divulgation (voir le lien en fin de billet).

Je n’ai cité que ces dix points mais en cherchant un peu il en existe de dizaines d’autres. Parfois un entrefilet en sixième page sauve l’objectivité des journalistes mais la majorité de l’opinion occidentale répond qu’il ne croit pas à cette objectivité. Les sujets d’actualité sont couverts d’une seule voix par les médias occidentaux. Sans cesse un scandale révèle que des « journalistes » sont généreusement remerciés pour écrire des histoires qui conviennent. Mais après des révélations, ces derniers avouent leur partialité ou prétendent que leur histoire révélait des faits qui ne s’étaient jamais produit et le navire médiatique continue à voguer calmement en passant parfois par dessus bord des passagers. La couverture de certains sujets est presque fausse à 100 %. Et là la Russie, Poutine, la Syrie et l’Ukraine se distinguent avec une grande partie de la couverture médiatique de la Chine et de la Russie. Beaucoup d’informations concernant Israël ne sont pas autorisées. L’histoire de la collusion de la Russie dans les élections américaines est admise comme fictive mais en privé seulement par un organe de presse qui couvre ce sujet en permanence. Tout ce qui concerne Donald Trump est tellement aromatisé que c’est devenu immangeable. Les médias américains répètent sans cesse qu’il faut rester vigilants « contre la guerre de désinformation en Russie » et chaque jour on s’approche du mono-média « One correct opinion » et ceci pour les meilleures motivations possibles. Les médias occidentaux ont plutôt acquis un parfum soviétique.

Ainsi donc, dans un pays (le Canada mais aussi la plupart des pays occidentaux, au sens large l’Europe et l’Amérique du Nord) où l’initiative d’intégrité utilise nos impôts pour nous assurer que nous n’ayons plus jamais de pensées imprécises ou que nous n’ayons plus de pensées répréhensibles (dans l’affaire Skripal les révélations apparaissaient presque à chaque minute) nous devons totalement nous fier à « Free Media TM« . Tout dépend de ce qui vous intéresse. S’il s’agit de sports ces médias mentionnent les athlètes russes drogués à la différence des braves asthmatiques occidentaux ou des corps préparés pour la plage, pas des toxicomanes russes bien sûr mais uniquement des Américains en bonne santé, le signaler semble assez raisonnable comme de signaler dans la page météo qu’il y a eu une explosion de gaz en Sibérie ou encore dans la page spectacles les critiques de films mais surtout pas ceux de ces méchants russes. La presse occidentale est devenue une fusion étrange de l’Eatansville Gazette et de l’Indépendant d’Eatanswill : les Bleus et les Buffs sont des bons et les autres, surtout les Russes, sont des mauvais !

Donc comme on dit en Russie Что делать ? Que faire ? Eh bien je suggère que nous tirions un enseignement de l’Union soviétique : les citoyens de l’URSS étaient beaucoup plus sceptiques au sujet de leurs médias que ne le sont mes voisins, mes amis, les membres de ma famille aujourd’hui à propos des médias occidentaux. Je formule donc trois suggestions.

1. Il faut lire entre les lignes et c’est un art difficile qui demande beaucoup d’apprentissage et de pratique. Les dissidents peuvent envoyer des indices de l’intérieur du Ministère de la Vérité (Minitrue dans le roman de George Orwell). Par exemple il est difficile d’imaginer que quelqu’un puisse dire sérieusement « comment la Russie de Poutine a changé l’humour en arme offensive ». Ce truc a probablement été écrit pour se moquer de la panique des « officiels russes ». J’ai déjà spéculé sur le fait que les rapports de renseignements sur l’ingérence de la Russie étaient truqués.

2. Tentez de déceler ce que l’on ne vous dit pas. Souvenez-vous qu’il y a 2 ans Alep était une énorme histoire alors que plus personne n’en parle aujourd’hui. On devrait se demander pourquoi il n’y a plus aucunes informations au sujet d’Alep. Ah ! Il y a celle-ci ( https://www.youtube.com/watch?v=TZqQO1_HUc4 ). Houps, c’est une source russe, ce n’est pas du vrai journalisme ! En voici une sur Euronews : https://www.youtube.com/watch?v=Ey8DgEcEPws . Visiblement aucune de ces deux vidéos ne coïncide avec la destruction du dernier hôpital d’Alep ni avec l’affirmation de la brutalité d’Assad il y a 2 ans :

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(capture d’écran d’un titre de The Sun du 9 décembre 2016)

Voilà pourquoi la ville d’Alep n’est plus d’actualité dans les médias occidentaux. Il faut toujours se demander pourquoi un « grand évènement » disparaît soudainement : c’est une preuve très solide qu’il s’agissait d’un mensonge ou d’un non-sens.

3. La plupart du temps, après avoir vu, entendu ou lu une information dites-vous que la vérité c’est probablement le contraire, en particulier quand tous les médias dispensent la même information. C’est toujours bon de vous poser la question : cui bono ? Qui va profiter du fait que vous allez croire à une fausse information ? Il est déprimant de constater le succès d’un bon gros mensonge universellement repris par tous les médias. Milosevic, incroyablement diabolisé, a finalement été reconnu comme innocent, de même que Qaddafi n’a jamais bombardé son propre peuple, et les mêmes sortes de mensonges se répandent pour les ennemis du moment comme Assad. Croyez toujours l’opposé à moins d’avoir de très bonnes raisons.

Durant la Guerre Froide on croyait que les systèmes occidental et soviétique convergeaient et qu’ils se rencontreraient au centre, pour ainsi dire. Peut-être qu’ils se sont rencontrés mais ils se sont surtout croisés. Ainsi les médias occidentaux, jadis raisonnablement libres et multiples ressemblent maintenant aux médias soviétiques contrôlés et uniformisés et nous, Occidentaux, nous devons utiliser les méthodes des citoyens soviétiques d’alors pour comprendre le monde. Souvenez-vous toujours que les dirigeants soviétiques affirmaient que leurs médias étaient libres, libres de « fake-news qui plus est !

Commentaire de ma part et que j’assume totalement . Je regarde les titres du Figaro, du Monde, du Guardian, du Telegraph, du Temps, de la Libre Belgique ou encore des Echos chaque jour et je tente de retrouver le contenu de ces titres sur des sites alternatifs comme WolfStreet, ZeroHedge, MishTalk, le Réseau Voltaire que l’on m’a reproché de consulter (et c’est significatif de l’intoxication omniprésente par les médias en Europe) et RT.News en anglais ou RT.France. Enfin je regarde Mediapart et Lemedia et bien d’autres blogs. Au final j’arrive à me faire une idée et discerner ce qui est vrai de ce qui est faux. L’exposé de Patrick Armstrong est édifiant et il fait apparaître le totalitarisme orchestré par les USA pour prendre possession de l’Europe, le gros morceau, et de tous les autres états qui sont déclarés par Washington des menaces pour la sécurité intérieure américaine, c’est facile comme prétexte. Usant de son extraterritorialité juridique – contraire à la Charte des Nations-Unies – en prétextant que le dollar en circulation dans le monde entier est la monnaie des USA, Washington asservit le plus de pays possible pour s’opposer en premier lieu à la Russie, à l’Iran et à la Chine. Il faut rester lucide et comprendre et oser le dire ce sont les évangélico-sionistes ( excusez le pléonasme) qui dirigent la politique américaine. C’est en réalisant des recoupements d’informations que j’en suis arrivé à cette conclusion. Les démocraties sont en danger et il est urgent de réagir. Souvenons-nous de l’affaire Pierucci qui a abouti à la vente d’Alstom-énergie aux Américains, transaction ignominieuse chapeautée par Macron. Sous un faux prétexte – une fake-news, la justice américaine extraterritorialisée a fait plonger le cours de l’action d’Alstom en se basant sur de fausses informations soigneusement concoctées par la justice américaine. Les Français ont ensuite élu le traître à la nation, qui a cautionné cette honteuse transaction, à la tête de l’Etat !

https://en.wikipedia.org/wiki/Bill_Browder

Billet d’humeur politique : la Crimée vs Mayotte

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Il y a quelques jours des navires de l’armée ukrainienne ont pénétré dans la mer d’Azov et ont été arraisonnés par la marine russe. Un certain nombre de marins ukrainiens ont été mis sous les verrous. La Russie a revendiqué une violation des eaux territoriales de la Crimée, donc de la Russie. L’affaire a terriblement préoccupé les chancelleries occidentales dans la mesure où, dans la foulée le Président ukrainien, marionnette notoirement fasciste mise en place par les USA à la suite des évènements de la Place Maiden, a immédiatement déclaré la loi martiale et un couvre-feu dans toutes les provinces de l’est du pays.

Il s’est avéré après enquête de la Russie que ces vedettes rapides étaient remarquablement équipées en électronique de surveillance et qu’elles n’étaient là que pour tester les réactions de l’armée russe qui a installé des équipements sécuritaires de surveillance du nouveau pont enjambant le détroit de Kerch, passage obligé des navires du port ukrainien de Marioupol.

L’argument toujours resservi par les « démocraties » occidentales est que la Russie a annexé la Crimée à la suite d’un référendum qu’elle avait organisé à cet effet. Voici une capture d’écran du site officiel France Diplomatie :

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Il est clairement indiqué que la Russie a annexé illégalement la Crimée. Or ces « démocraties » occidentales appuient leur jugement sur la légalité de ce référendum qui a été organisé par les Ukrainiens eux-mêmes sans intervention de Moscou, ce qui a été confirmé par des observateurs du Parlement européen venus sur place, en vertu du droit fondamental figurant dans la Charte des Nations-Unies stipulant que les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes. Pour ce qui concerne cette légalité quand un Etat – l’Ukraine – supprime la cour constitutionnelle (à la suite des évènements de Maiden) et détruit en réalité la continuité de ses institutions il n’y a plus lieu d’invoquer le fait que ce référendum était légal ou non.

Je pose alors une question au Président français qui s’agite à l’encontre de la Russie en se pliant servilement aux décisions de Washington au sujet des sanctions économiques imposées à la Russie : quid de l’annexion de Mayotte, île faisant partie de l’archipel des Comores, un pays à qui la France avait récemment rendu sa souveraineté quand elle s’est retirée de Madagascar à la suite d’un référendum organisé par Paris en 1974 ? Seule l’île de Mayotte avait opté pour rester française et ce référendum d’auto-détermination avait été jugé illégal par le Conseil de sécurité de l’ONU. Pour y faire face la France avait pour la première fois usé de son droit de veto.

Aujourd’hui, dans cette île, nouveau département français, les Maorais sont submergés par des immigrants à tel point que plus de 60 % de la population est constituée d’Anjouanais, immigrés illégaux. Il en est de même pour la Crimée qui sert de tête de pont à tous les russophones d’Ukraine pour fuir l’état fasciste de Kiev. Un référendum a été librement organisé dans la péninsule de Crimée, faut-t-il le répéter, au plus fort du conflit opposant les Ukrainiens non russophones et majoritairement catholiques aux populations de l’est du pays et de la Crimée, chrétiens orthodoxes et russophones. Or la Crimée, craignant une invasion des bandes fascistes lourdement armées par Kiev (cf. le missile ayant abattu le vol MH17) n’a eu d’autres choix que d’organiser ce référendum d’auto-détermination pour se réfugier sous l’aile de Moscou.

Je réitère ma question : pourquoi deux poids, deux mesures entre Mayotte, île que je connais bien pour y être allé acheter des fleurs d’ylang-ylang, et la Crimée ? Avant de faire la leçon au Président Poutine il faudrait que les démocraties occidentales, dont en particulier la France, balaient d’abord devant leur porte. Et ce d’autant plus qu’il est écrit dans la Charte des Nations-Unies que les peuples ont le droit de disposer de leur liberté et d’éventuellement revendiquer leur indépendance, je le répète encore car il s’agit du fond du problème. C’est ce qui pourrait arriver par exemple dans le cas du Brexit si l’Irlande du Nord organise un référendum pour quitter le Royaume-Uni et se rapprocher de la République d’Irlande : elle aurait tout à y gagner … À l’instar de la France la Grande-Bretagne utilisera-t-elle alors son droit de veto pour s’opposer à ce référendum ? Ce serait une première qui remettrait les esprits en place au sujet de la Crimée …

Force est de constater que le monde politique a la mémoire courte. La Crimée fut cédée à l’Ukraine par l’URSS pour des raisons administratives plus que linguistiques ou religieuses. Les évènements de la Place Maïden, fomentés par les services secrets anglais et américains, ont eu pour résultat un conflit armé entre les communautés russophones et le reste du pays. Aujourd’hui l’Ukraine est au bord de la faillite et ne survit qu’avec le droit de passage du gaz russe sur son territoire en direction de l’Europe occidentale et les aides substantielles de l’Union européenne et des USA. L’industrie du pays est au point mort, la population ne peut plus se chauffer et les denrées de première nécessité se font rares. Plus de 3 millions d’Ukrainiens ont fui vers la Russie. La dérive fasciste que connait ce pays devrait logiquement conduire les pays de l’Union européenne à plus de fermeté et de retenue. Il n’en est rien car il faudrait alors que ces pays, dont en particulier la Grande-Bretagne et la France, reconnaissent leurs erreurs de jugement au sujet du Président Valdimir Poutine. Allons-nous nous battre encore une fois pour la Crimée ?

Si je dis « encore une fois » c’est tout simplement parce que mon arrière-grand-père paternel est allé se battre en Crimée en 1853, guerre expéditionnaire des Anglais et des Français, alliés de l’Empire Ottoman, pour repousser la Russie de cette péninsule. Si cette guerre occasionna la mort de près de 700000 combattants plus de la moitié d’entre eux moururent de choléra. Il faut noter qu’à l’époque l’Ukraine n’existait pas.

Voici le Vrai Régime Nazi Ukrainien mis en place par les USA

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Ce texte est la traduction d’un article du journaliste d’investigation Eric Zuesse paru sur le site The Strategic Culture Foundation. Les addenda entre parenthèses et en caractère italiques sont de mon cru pour une meilleure compréhension des propos de ce texte. Bonne lecture !

L’importance de l’illustration ci-dessus est virtuellement impubliable dans un quelconque média aux USA (et en Europe) parce que ces médias ont pour mission de tromper l’opinion en ce qui concerne les réalités internationales les plus préoccupantes – comme par exemple le fait que les USA ont installé un régime nazi en Ukraine dirigé contre la Russie – et que maintenant les USA mentent en accusant la Russie de faire ce qu’elle a le devoir faire pour se protéger de ce régime nazi qui se trouve à sa porte. Cette photo compte parmi les nombreuses autres qui ont été publiées dans l’excellent article d’Asa Winstanley le 4 Juillet 2018 sur l’ « Electronic Intifada ». Le titre de son article était  » Israël arme les néo-nazis ukrainiens » et il montrait comment Israël soutient le gouvernement raciste-fasciste (ou idéologiquement nazi) de l’Ukraine actuelle (lien en fin de billet). Ce sont des nazis non pas animés d’antisémitisme (comme ce fut le cas du régime nazi hitlérien) mais de russophobie, la vraie raison pour laquelle les USA ont mis en place ce régime.

Israël participe à cette coalition créée par les USA quand ils ont mis en place ce régime à Kiev, manoeuvre décidée par Obama dès 2011, organisée le 1er mars 2013 et finalisée en février 2014 avec le soutien total du Département d’Etat américain et de la CIA en organisant des manifestations massives anti-corruption Place Maiden à Kiev qui furent émaillées de tirs de snipers sans discernements, snipers financés par les USA – bien que ce dernier point n’ait jamais été mentionné par les médias américains (ni européens) – ni comment ils furent recrutés ni comment ils furent financés et ni de qui ils reçurent les ordres de tirer.

Comment maintenant croire les médias (tant US qu’européens) qui cachent toujours de telles réalités avérées au public ? Les sanctions américaines contre la Russie et les exercices de l’OTAN équipée de blindés et de missiles américains le long de la frontière russe sont uniquement basés sur des mensonges qui vont être explicités ci-après.

Pour les médias américains (et européens) le renversement et le remplacement du régime ukrainien démocratiquement élu fut « la révolution de Maiden » ou encore « la révolution ukrainienne de 2014 » mais jamais le « coup d’état organisé par Obama ». Ces médias mentent à l’évidence et jamais plus on ne pourra les croire. C’est ainsi que pour George Friedman, le fondateur et propriétaire de la « private CIA » appelée Stratfor (des mercenaires privés payés par le Pentagone et la CIA qui sévissent en particulier en Afghanistan), Maiden fut le coup d’état le plus flagrant de l’histoire mais seulement quand il tient ses propos à des médias russes car il nie avoir tenu de tels propos quand il est questionné par des médias américains. Les mensonges deviennent ainsi une obligation sémantique pour ces médias.

Le personnage qui se trouve au centre de la photo est Andrei Biletsky ou Beletsky dont le bataillon (qu’il a fondé) est directement financé par les contribuables américains, c’est-à-dire par le gouvernement américain. Il a publiquement déclaré que l’idéologie de ce bataillon et sa propre idéologie est le socialisme, pour lui une négation de la démocratie, le racisme qui l’anime étant dirigé contre les Sémites et les sous-humains qu’ils utilisent et finalement une affirmation de l’impérialisme devant aboutir à la création d’un Troisième Empire ukrainien, un troisième Reich ukrainien, et voici quelques traits de son idéologie directement inspirée d’Hitler mais avec le mot « German » remplacé par le mot « Ukrainian ».

Le Nationalisme Social Ukrainien. Le symbole de son bataillon qui figure sur la photo est le signe inversé du Wolfsangel nazi. L’idée maîtresse du nationalisme social mystique ukrainien est qu’il n’est pas constitué d’individus séparés et mécaniquement unis en entité appelée « ukrainienne » avec un passeport ukrainien mais plutôt un organisme biologique national qui constituera un peuple nouveau, un peuple hautement développé physiquement, intellectuellement et spirituellement. Et il attirera les autres individus pour renforcer la nation. Le nationalisme social se distingue clairement des autres mouvements politiques d’extrême droite car il se base sur un triade fondamentale : le socialisme, le racisme et l’impérialisme.

Socialisme. « Nous combattons pour créer une communauté nationale harmonieuse. Dans son principe le socialisme nie totalement la démocratie et le libéralisme qui engendrent une nation grise « rozbytthya » de second ordre avec des personnalités constituées en « ochlocratie ». Au contraire nous prônons l’idée d’une solidarité nationale, d’une hiérarchie naturelle et d’une discipline, les bases de notre nouvelle société. Inutile de considérer un foule de démocrates qui sont incapables de donner un sens à leur propre destinée et encore moins à l’Etat mais une sélection naturelle des élites de la Nation, de vrais leaders ukrainiens nés en Ukraine ».

Racisme. « Notre nationalisme n’est rien qu’un château de sable s’il n’est pas fondé sur la pureté du sang. Si la spiritualité, la culture et la langue ukrainiennes sont uniques c’est parce que notre nature raciale est unique. Si l’Ukraine doit devenir un paradis sur la Terre c’est parce que notre race le veut. Par conséquent nous devons gérer notre nation en commençant par une épuration raciale. La mission historique de notre nation, un moment décisif de ce siècle, est de mener les peuples blancs du monde vers la croisade finale pour leur survie. Nous devons diriger cette croisade contre les sémites et les sous-humains qu’ils utilisent ».

Impérialisme. « Nous allons changer les appellations « Ukraine indépendante », Ukraine Unie » et Ukrainiens » par une nation impériale qui a une longue histoire. Le devoir de la présente génération est de créer un Troisième Empire, troisième reich ukrainien, une Grande Ukraine. Tous les organismes dans la nature veulent s’étendre, se reproduire et croître en nombre. Cette loi est universelle. La supprimer signifie l’extinction, la mort. La diminution de la croissance de la population signifie la mort biologique de cette nation, l’extinction de son expansion politique et le déclin de l’Etat. Si nous devenons forts, nous prendrons ce qui nous revient de droit et plus encore, nous construirons un empire super-puissant, la Grande Ukraine ».

« Le Nationalisme Social a pour but de protéger toutes les vieilles valeurs aryennes ukrainiennes oubliées dans notre société moderne. Seule leur préservation et leur amélioration par des groupes de combattants fanatiques peut aboutir à la victoire finale de la civilisation européenne dans le combat mondial. Cette prise de position est réaliste et il ne peut en être autrement. Gloire à l’Ukraine ! ». Signé Andrei Beletsky.

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Le régime mis en place et imposé par les USA en Ukraine a déjà perpétré des massacres de masse à l’encontre des Ukrainiens russophones (à l’est de l’Ukraine, majoritairement russophone) et il (Beletsky) insiste sur le fait qu’il faudra finalement tous les tuer. Tout ça est financé par les contribuables tant des USA que d’Israël mais aussi des Pays-Bas, de la Pologne et d’autres alliés des Etats-Unis qui ont contribué à la formation des Bataillons Azov de Beletsky et qui financent aussi le gouvernement de Kiev qu’Obama a installé en 2014. La photo ci-dessus montre l’enseignement de la manipulation du lance-roquettes dans une école où figure sur un mur le portrait d’Hitler. Barack Obama était un libéral mais il était aussi en secret un raciste fasciste russophobe et ce gouvernement ukrainien n’existerait pas aujourd’hui si le gouvernement précédent, démocratiquement élu, non raciste et non fasciste (russophile) n’avait pas été remplacé sur décision d’Obama.

Tant que le parti démocrate américain continuera à soutenir cette décision d’Obama et le gouvernement nazi de Kiev le parti républicain US continuera à être en mesure d’être qualifié lui-même de nazisme, bipartisan – parce qu’il l’est – mais l’unité bipartisane sur une telle situation ne signifie pas du tout qu’elle est politiquement correcte et même pas qu’elle n’est pas tout aussi bien raciste et fasciste, en un mot nazie. C’est pour cette raison que les médias continuent à apporter leur soutien au régime ukrainien au lieu d’en dénoncer les excès : ces médias continuent à mentir.

Les « News » américaines ne cessent de clamer que si Trump condamnait le régime ukrainien actuel il agirait contre les intérêts des USA, il serait donc anti-américain, il ne serait même plus « un » Américain. À de très rares exceptions près les médias américains (et européens) soutiennent le régime de Kiev mis en place par les USA. Le quotiden « The Hill » fut en son temps et pour une fois courageux en imprimant un article exceptionnel intitulé « The Reality of néo-Nazis in Ukraine is far from Kremlin Propaganda » ( lien : thehill.com/opinion/international/359609-the-reality-of-neo-nazis-in-the-ukraine-is-far-from-kremlin-propaganda ) dans lequel il démontre à quel point le système bipartisan américain soutient le régime ukrainien nazi mis en place par Obama, c’est sinistre mais c’est la réalité qui reste cachée par les médias américains (et européens).

Il est donc facile de comprendre pourquoi ce couard de Trump continue à soutenir une telle politique plutôt que de la condamner et c’est aussi pourquoi il est clair qu’il ne veut pas condamner la politique de son prédécesseur qui a « volé » l’Ukraine et ainsi qu’il continue à accuser la Russie d’avoir « volé » la Crimée. Si Trump voulait vraiment dénoncer les mensonges de la presse américaine, alors il faudrait qu’il dénonce d’abord les manigances d’Obama (Prix Nobel de la Paix, je le rappelle à mes lecteurs) dans un discours majeur à la nation américaine illustrée par des documents vidéos montrant l’évidence actuelle de l’Ukraine qui choquerait le pays entier et ouvrirait un réel débat national, débat dont l’aristocratie américaine (entendez le complexe militaro-industriel, le « Deep State ») ne veut pas entendre parler.

Avec de tels médias comment une démocratie peut-elle encore survivre aux Etats-Unis ? Ce pays pourra-t-il éviter une troisième guerre mondiale ? La situation est fondamentalement identique à celle de la tentative de prise de contrôle de la Syrie mais les mensonges de la presse ont été plus aisément démontrés qu’au sujet de l’Ukraine. Le gouvernement américain actuel n’est pas représentatif de son peuple, c’est une réalité. Nous sommes arrivés dans une version non fictive mais historique du roman de George Orwell 1984 et ça se passe sous nos yeux, maintenant …

Article d’Eric Zuesse paru sur le site strategic-culture.org sous le titre : « This the Real, Americanized, Nazi-Dominated Ukraine » le 7 août 2018, illustration strategic-culture.org

Autre lien : https://electronicintifada.net/content/israel-arming-neo-nazis-ukraine/24876 dont je conseille vivement à mes fidèles lecteurs de recommander autour d’eux.

La face cachée de la politique impérialiste américaine.

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Dans les dessous de la politique agressive des USA vis-à-vis de la Corée du Nord ce ne sont pas les bombinettes de Kim Jong-un qui effraient les USA et encore moins le Japon ou la Corée du Sud car les systèmes de défense (THAAD) mis en place dans ces deux derniers pays peuvent, du moins jusqu’à un certain point annihiler les fusées nord-coréennes. Depuis plus d’un an le monde entier a assisté à une mise en scène militaire et politique qui n’a de sens que si on se remémore le fait que toutes ces armes de plus en plus sophistiquées nécessitent comme les moulins à vent et les smart-phones, les téléviseurs et les ordinateurs des lanthanides encore appelés des terres rares. Actuellement c’est la Chine qui contrôle le marché mondial des terres rares à plus de 95 % en volume et en valeur ainsi que les marchés du tungstène, du zirconium, du hafnium, du rhénium (voir note en fin de billet) et du molybdène, des métaux également nécessaires à toutes sortes d’application industrielles, militaires mais aussi dans le domaine de l’énergie nucléaire. En effet, les gisements chinois de terres rares, les premiers du monde pour l’instant, estimés à 55 millions de tonnes de minerais resteront encore longtemps les premiers du monde à être exploités.

Récemment, comme je l’ai relaté sur ce blog, le Japon envisage très sérieusement de prélever les dépôts sous-marins riches en ces métaux irremplaçables et il n’y a pas lieu de douter un instant que dans un proche avenir avec le génie incroyable des ingénieurs japonais ce sera chose faite. Les gisements sous-marins identifiés par les Japonais représentent environ 16 millions de tonnes d’équivalents de minerais terrestres seulement dans le site exploré jusqu’à présent …

Là où la Corée du Nord intéresse les USA est la découverte (en 2013) à 150 kilomètres au nord-ouest de Pyongyang d’un gisement de terres rares contenant également tous les métaux mentionnés ci-dessus, gisement d’environ 210 millions de tonnes (pour l’USGS 110 millions de tonnes) d’oxydes exploitables économiquement, situation qui peut potentiellement faire de la Corée du Nord un partenaire commercial incontournable pour tous les pays utilisant ces métaux. Ce gisement nord-coréen double, sur le papier, l’ensemble de toutes les réserves mondiales connues de terres rares !

Les Américains vont probablement faire ami-ami avec la Corée du Nord (DPRK) et mettre massivement la main à la poche pour aider ce pays à développer l’extraction et la purification de ces métaux irremplaçables aujourd’hui. Le souci est que la Chine ne l’entend pas de cette oreille en raison de ses liens étroits avec la DPRK. Il ne s’agit donc plus d’un « conflit » entre les USA et la DPRK mais bien d’un conflit avec la Chine car les enjeux économiques et militaires sont immenses.

Et ceci explique la guerre commerciale décidée par The Donald pour tenter de faire plier la Chine, mais ce sera peine perdue car la Chine est aussi un allié de la pragmatique Russie et place également ses pions en achetant du pétrole et du gaz à l’Iran en payant sa facture en yuans. C’est dire à quel point la situation se complique pour les Etats-Unis et il semble qu’elle échappe au contrôle de la Maison-Blanche.

Venons-en enfin à l’Ukraine et le coup monté de la Place Maiden où des snipers rémunérés par la CIA tiraient aveuglément sur la foule pour accélérer le coup d’Etat afin que ce pays bascule dans le camp occidental, en d’autres termes pour qu’il devienne un vassal de plus des USA. Ce n’est pas parce que l’Ukraine a une frontière commune avec la Russie et qu’en Crimée, depuis toujours, il existe une immense base militaire russe à Sebastopol. La vraie raison pour laquelle les USA ont organisé ce coup c’est tout simplement pour priver la Russie de ses approvisionnements essentiels en titane, zirconium et hafnium provenant d’Ukraine pas seulement pour développer et moderniser son armement mais aussi pour son programme d’énergie nucléaire civile qui est probablement le plus à la pointe dans le monde …

Comme quoi ce que racontent les médias « main-stream » doit être vraiment pris avec une infinie précaution.

Inspiré d’un article paru sur le site ZeroHedge écrit par Pepe Escobar et originellement publié sur le site Asia Times

Notes. 1. La France fut le premier pays au monde à maîtriser la purification industrielle des terres rares, activité qui a été reprise depuis la disparition de Rhône-Poulenc par la société belge Solvay, restée depuis leader mondial dans ce domaine. Les premiers gisements de terres rares ont été exploités au Brésil et en Inde au début des années 1940. Les applications étaient « rares » et la plus connue était celle du cérium dans les pierres à briquet. Puis l’Afrique du Sud se positionna dans ce créneau et ensuite la Californie devint le leader mondial des terres rares dont on ne soupçonnait alors pas toutes les applications futures dans les années 1970. Le gisement massif de Moutain Pass fut par la suite abandonné pour des raisons liées à la préservation de l’environnement. Ce fut alors l’apparition de la suprématie de la Chine avec les immenses gisements de Mongolie Intérieure. La flambée des prix des terres rares liée à la croissance astronomique des nouvelles technologies à la fin des années 2000 réactiva la recherche de nouveaux gisements exploitables du Malawi au Canada en passant par Madagascar et le Groenland.

À ce jour des mines ont été remises en exploitation tant en Californie (Mountain Pass) qu’en Australie, en Malaisie et en Afrique du Sud. La pression de la Chine sur les prix a disparu et par exemple l’une des terres rares les plus utilisées est le cérium sous forme d’oxyde pour polir les écrans de télévision, les lentilles et les pare-brises des voitures. Le kilo d’oxyde de cérium est passé de 118 dollars en septembre 2011 à 8,5 dollars aujourd’hui. Pour l’anecdote à propos de l’oxyde de cérium le polissage des pare-brises des voitures fait que les insectes ne s’accrochent plus à ces pare-brises, les micro-aspérités du verre ayant été éliminées, ce qui a conduit les écologistes à clamer que les insectes avaient – surtout en Europe – tous disparu puisqu’après un parcours routier le pare-brise était toujours aussi propre !

Le cas de l’europium est emblématique. Ce métal est utilisé en imagerie médicale et dans les industries nucléaires civiles et pour certains armements. Un kilo d’europium valait 403 dollars en 2009. Son prix a atteint 4900 dollars fin 2011 et aujourd’hui il est négocié à 1110 dollars sur le marché export alors que son prix n’est que de 630 dollars pour l’industrie chinoise domestique (source : Mining.com ).

2. Le zirconium est utilisé dans des alliages spéciaux à travers lesquels les neutrons passent librement. Ces alliages sont utilisés pour fabriquer les gaines de combustible des réacteurs nucléaires. Le hafnium est utilisé dans de nombreux circuits intégrés. Ce métal a détrôné l’argent pour la fabrication des barres de contrôle des réacteurs nucléaires en raison de sa très large section de capture des neutrons ( exprimée en barns). Enfin le rhénium est aussi un métal stratégique important car il entre dans la composition de super-alliages résistants aux hautes températures. Il est majoritairement utilisé dans les moteurs d’avions et les turbines à gaz dans des alliages spéciaux contenant également du tungstène et du ruthénium.

Les militants anti-vaccins sont des criminels !

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Les militants anti-vaccins se basant sur des rumeurs complètement infondées prétendant que la vaccination est une cause prédominante de l’autisme sont des criminels, c’est tout ce que l’on peut dire. Et chaque jour les informations le prouvent. À quelques jours d’intervalle la presse a rapporté qu’en Roumanie, depuis l’année 2016, 13700 personnes ont souffert de la rougeole et 55 personnes, essentiellement des enfants, en sont morts et ces statistiques ne concernent que la Roumanie. En 2017 la rougeole a fait des ravages dans ce pays mais pas seulement puisque l’Italie et l’Ukraine sont également concernées et depuis le début de cette année 2018 les médecins de Bucarest ont déploré plusieurs dizaines de décès d’enfants en raison de cette maladie pour laquelle il existe un vaccin tout à fait efficace. Malgré ce triste bilan inacceptable dans un pays occidental qui dispose des infrastructures sanitaires comparables à celles de la Belgique, par exemple, de stars de la télévision roumaine comme Olivia Steer continuent publiquement à faire de la propagande anti-vaccins ! L’OMS recommande qu’au moins 95 % des enfants doivent être vaccinés pour prévenir une flambée de l’épidémie. Cela s’appelle une protection de groupe. Or en Roumanie seulement 84 % des enfants ont été vaccinés et pour les experts ce n’est pas suffisant.

En Ukraine c’est pire encore car la désorganisation de l’Etat qui entre parenthèses s’enfonce dans un fascisme anti-sémite ostentatoire qui rappelle les heures les plus sombres qu’a vécu l’Europe au XXe siècle le nombre d’enfants vaccinés n’atteint même pas 42 %. Cette triste – et monstrueuse – statistique classe l’Ukraine troisième pays au monde le plus mal protégé contre les maladies infantiles parfois mortelles. Onze personnes dont 7 enfants sont morts de rougeole depuis le début de l’année 2018 sur un total de 20500 cas déclarés depuis le début de l’année. L’épidémie s’est propagée dans les régions de Lviv, Tchernivtsi et Odessa, ces dernières villes étant proches de la Roumanie.

Les détracteurs de la vaccination prétendent que le virus provient d’Italie et que les enfants vaccinés n’étaient pas immunisés contre cette souche particulière. On peut se demander sur quels arguments ils se basent pour faire de telles affirmations. Il reste que selon le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies la rougeole se répand maintenant en Allemagne, Grande-Bretagne, Grèce et également en France. Combien d’enfants morts faudra-t-il encore ajouter à la liste ?

Sources : Associated Press, AFP et The Guardian, illustration AP

Brève : Fake news à la sauce hollandaise !

Brève : Fake news à la sauce hollandaise !

Selon les enquêteurs « internationaux » à l’oeuvre aux Pays-Bas au sujet du vol MH17 abattu au dessus de la partie orientale de l’Ukraine le 17 juillet 2014, il s’agit d’un acte d’agression caractérisé de l’armée russe, le missile de type Bouk-Telar ayant été tiré – ou acheminé, nuance importante qui laisse planer un doute – depuis la base militaire russe de Koursk. Ces enquêteurs à la solde de la CIA n’ont même pas utilisé le conditionnel pour divulguer cette information. En d’autres termes ils en sont absolument certains. Qu’ils demandent donc des explications à Vladimir Poutine qui a toujours nié une quelconque implications de son pays dans cette affaire, ils seront bien reçus !

C’est dire à quel point les pays européens et pas seulement les Pays-Bas sont téléguidés depuis Washington qui a mis en place à Kiev un régime fantoche à sa solde et de plus fasciste, corrompu et anti-russe, la dernière qualification étant la plus importante. L’armée ukrainienne disposait de missiles « made in Russia » entre les mains d’opérateurs plutôt inexpérimentés et ils ont cru abattre l’avion dans lequel se trouvait Vladimir Poutine alors que ce dernier avait volé dans les alentours de l’espace aérien dit « civil » quelques 30 minutes auparavant. Apparemment cette information bien connue n’a pas eu l’air de préoccuper ces « enquêteurs ».

Naturellement les Hollandais, des marionnettes les plus dociles des USA dans le genre ont du cogiter près de 4 ans pour monter un scénario totalement inacceptable qui va dans le sens de la propagande anti-russe organisée par le parti démocrate américain. Il se trouve que les Bataves ont un peu de retard et qu’ils semblent lents dans leurs décisions car la machination anti-russe fomentée par la CIA, le FBI, le DOJ (Department of Justice) et la NSA, en résumé le « Deep State » pourrait être décimé dans peu de temps par des emprisonnements massifs de personnalités bien connues des médias, y compris les médias européens, et peut-être bien Hillary elle-même. C’est ce que certains sites américains affirment.

Quant aux Hollandais ils s’affirment dans le genre faux-cul, un vrai délire qui pourrait bien avoir des conséquences assez catastrophiques compte tenu de la situation au Proche-Orient.

Source de l’information : AFP, dépêche du 24 mai 2018, 10h11. Notes à l’intention de mes lecteurs fidèles : pas de billet ce samedi 26 mai 2018 et il vous suffit d’entrer MH17 dans l’onglet recherche de ce blog ce n’est pas la première fois que je disserte sur ce sujet honteusement manipulé par les pays occidentaux et en particulier l’OTAN. Relire à ce sujet : https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/07/19/vol-mh17-2-ans-et-2-jours-plus-tard/