La France condamnée à une mort certaine ?

J’ai rédigé de ce billet décoiffant sans adopter d’ellipses de langage. Quel est le centre du débat électoral en France ? La présence trop visible d’une population d’origine africaine et plus précisément maghrébine ? Le chômage ? La désindustrialisation de la France largement favorisée par l’actuel président français : Alstom-Energie, Alcatel, Technip, Latécoère, et la liste est longue ? L’énergie : merci à Macron qui avez fermé Fessenheim et pensez maintenant que la France va être capable de remplacer cette usine avec des SMRs ? Les agriculteurs qui se suicident car la MSA les rançonne pour vivre comme des misérables quand ils partiront à la retraite ? Les lycéens qui arrivent à peine à s’exprimer clairement dans une copie de baccalauréat et qui ainsi se retrouveront chômeurs juste après avoir reçu ce diplôme bradé ? Et les habitants des zones rurales qui ne peuvent plus aller dans la première grande ville pour voir leur dentiste parce qu’ils se déplacent dans une voiture trop polluante ? Et le « covid » avec cette interdiction incompréhensible de vente et de prescription des deux médicaments connus pour être susceptibles de sauver des vies ? Et le climat ? Et les multitudes d’ONGs qui font la loi dans les couloirs des ministères ? Et encore, et encore …

La liste est longue, trop longue mais tous ces problèmes devront être traités dans leur programme électoral par les candidats au château de l’Elysée. Tous les candidats qui désirent accéder à la position républicaine suprême me font penser à un chien qui bave en voyant un os qui lui est inaccessible et se moque de ce qui se passe autour de lui tant qu’il n’a pas réussi à atteindre cet os. Car il faut le dire c’est l’attrait des ors de la république et tous les privilèges qui sont associés à cette fonction par pur désir d’améliorer l’état de son compte en banque. Pourquoi l’état de la France est aussi dégradé socialement, économiquement et financièrement (je résume), la réponse est très simple : il y a trop de lois, trop de fonctionnaires inutiles, trop de strates politiques coûteuses de la commune au canton puis au département et enfin à la région, trop de fonctionnaires inutiles à l’Education nationale (30 % des personnels), trop de fonctionnaires inutiles dans le secteur de la santé (même pourcentage), trop de comités, trop de secrétaires d’Etat, trop de ministres, tous aussi incompétents qu’inutiles les uns que les autres, trop de règlementations depuis le code du travail jusqu’aux lois fiscales d’une complexité inextricable et incompréhensible pour le moindre entrepreneur qui voudrait créer son entreprise. Il y a trop de personnes assistées, trop de prestations sociales versées à des inconnus et trop de fraudeurs dans ce domaine qui semble totalement tabou puisque personne n’ose y mettre de l’ordre, 50 millards d’euros de fraude à la carte vitale chaque année. Il y a trop d’emprise de l’Etat sur les régions, les départements et les communes, ce qui entraine trop de corruption à tous les niveaux.

L’Etat français est devenu au fil des années une énorme administration qui ressemble étrangement à ce qu’était l’URSS dans les années 1950-1970. Un système pyramidal avec quelques dizaines de milliers de hauts fonctionnaires inamovibles, tous plus ou moins corrompus, qui gouvernent la France et se moquent du peuple, des institutions et du monde politique, exactement la situation de l’Union soviétique. Quel candidat au poste de chef de l’Etat osera dénoncer tous ces débordements, je déplore qu’aucun de ces candidats ne se souciera de cette condition inquiétante de la France d’aujourd’hui. Cet empilement de lois paralyse l’activité économique et industrielle du pays et inhibe toute vision de l’avenir car pour prendre n’importe quelle décision il faut ménager les uns et les autres en raison de cette pléthore de lois, 95 % d’entre elles étant inutiles, inapplicables ou obsolètes. Quel candidat au trône du prince osera mettre en place un audit des dépenses de l’Etat, quel candidat osera proposer aux Français un référendum national pour demander aux citoyens s’ils veulent ou non rester dans l’Union européenne et dans l’union monétaire, le règne des juges européens et le pouvoir discrétionnaire de la Commission européenne étant contraire à la Constitution de la France. Il faudra au nouveau président organiser une véritable épuration de l’ensemble du système politique français et pourchasser et punir tous ceux qui, dans ce système complexifié à dessein par ces mêmes politiciens, ont profité de ce système pour s’enrichir sans jamais se soucier des citoyens.

Aujourd’hui en France il y a 600000 personnes qui n’ont pas de quoi s’acheter à manger chaque jour et qui échappent à toute statistique gouvernementale, il y a environ 10 millions de personnes en âge de travailler, 18-65 ans, qui sont au chômage (plus de 20 % de la population active) et n’ont aucun espoir de trouver un travail, ils sont souvent analphabètes, n’ont aucune formation professionnelle en raison du système d’éducation qui a institué le tronc commun au détriment de l’apprentissage et de la formation à un métier manuel, l’Etat est couvert de dettes – tous postes compris plus de 3 fois le PIB du pays – la balance commerciale de la France est en déficit chronique et la charge de la dette pourrait exploser dans les prochaines années sinon dans les prochains mois. Apparemment aucun candidat n’ose dénoncer les mensonges éhontés du Ministère des finances et des organismes nationaux de statistiques.

Le prochain locataire de l’Elysée devra présenter, avant d’être élu par le peuple cela s’entend, un programme d’avenir à long terme et non pas calé sur la prochaine échéance électorale. Ce programme devra inclure une totale réforme de l’enseignement, le retour au service militaire obligatoire, véritable creuset social, la revalorisation de l’enseignement technique et de l’apprentissage, l’instauration d’une stricte sélection à l’entrée aux universités, l’incitation au retour vers les métiers agricoles productifs car dans une génération il n’y aura plus d’agriculteurs en France et ce sera d’une extrême gravité pour le pays, une réindustrialisation de la France qui devra nécessairement passer par un changement de la politique fiscale frappant les entreprises et par une clarification drastique du code du travail. Sans ces deux préalables parler de réindustrialisation de la France ne sera qu’un vœu pieux. À ceci il est important de rappeler que 30 % des jeunes diplômés français quittent la France.

Quel candidat osera mettre en œuvre toutes ces restructurations, pour l’instant il n’y en a aucun. Ce n’est pas le pantin actionné par les puissances financières transnationales actuellement au pouvoir qui a pu être traversé par ces programmes de réforme en profondeur car il s’en moque totalement. Donc la France est condamnée à la ruine comme le dit si bien H16, point final.

Petite coronarithmétique française

Selon les données de la CIA et du worldometers (liens en fin de billet) on peut se livrer à quelques petits calculs qui éclairent le commun des mortels ou plutôt ceux qui ont survécu au SARS-CoV-2 au sujet de l’« extrême » gravité et de la dangerosité de ce virus. Les données démographiques relatives à la France sont les suivantes (CIA) : 68 millions d’habitants, espérance de vie : 82,4 ans, mortalité : 651500 décès par an. Le nombre de morts par SARS-CoV-2 depuis le début de l’épidémie (mars 2020) est de 117000 avec un âge médian des morts de 82 ans. L’organisme officiel français INSEE a fait de savants calculs pour bien montrer que le SARS-CoV-2 a provoqué une hausse massive de la mortalité. Les données ci-dessus infirment les résultats de ces calculs de l’INSEE.

En effet, l’âge médian signifie que la moitié des morts avait plus de 82 ans et l’autre moitié moins de 82 ans. Durant ces 18 mois passés, dans la stricte théorie statistique toutes les personnes de plus de 82 ans seraient mortes, coronavirus ou pas. Pour les personnes plus jeunes la situation est plus complexe et c’est sur ce point que l’INSEE a commis un biais de perception comme l’indique dans son exposé Pierre de Décoder l’éco. Par une analyse statistique fine il a été montré qu’en 2020, et probablement aussi en 2021, la mortalité toutes causes confondues était identique à celle observée en 2010. Cette affirmation tient en effet compte de l’augmentation du nombre de personnes de plus de 80 ans au cours de cette décennie. Cet « ajustement » statistique élimine ainsi le biais de perception dont a été victime l’INSEE et il réduit l’incidence du SARS-CoV-2 sur les populations de moins de 82 ans.

Comme je ne suis pas du tout un statisticien chevronné j’ai donc fait mes petites règles de trois de mon côté. Sur la période de mars 2020 à septembre 2021 le nombre de morts « par covid » a représenté 11,9 % des décès toutes causes confondues et comme la moitié d’entre eux seraient morts (statistiquement parlant) coronavirus ou pas en raison de leur âge, ce pourcentage tombe à un peu moins de 6 %. Cette grandeur est très inférieure à la fluctuation observée année après année entre les étés et les hivers. Elle est très inférieure à celle de l’arrivée dans la tranche d’âge supérieure à 80 ans qui a augmenté de 3,9 millions en dix ans (voir l’illustration ci-dessus). Comme l’auteur de cette présentation l’a précisé, la mortalité n’a donc pas augmenté en raison de cette augmentation du nombre de « vieux » de plus de 80 ans car ils sont loin d’avoir tous été victimes du coronavirus !

L’épidémie de SARS-CoV-2 n’est donc finalement qu’une maladie virale plutôt peu mortelle affectant surtout les personnes âgées souffrant d’autres maladies, l’âge étant aussi considéré comme un facteur de « co-morbidité » et personne ne peut le nier. L’étude présentée par le prénommé Pierre mérite d’être vue et revue car son analyse bouscule les idées reçues et surtout la propagande gouvernementale mensongère. L’illustration est une capture d’écran de l’exposé de Pierre.

https://www.worldometers.info/coronavirus/country/france/

https://www.cia.gov/the-world-factbook/countries/france/

https://www.francesoir.fr/videos-lentretien-essentiel/lesperance-de-vie-de-2020-est-exactement-la-meme-que-celle-de-2015

France. ZFE : qu’en pensez-vous ?

La réponse sera : « rien » puisque vous ne savez probablement pas de quoi il s’agit. ZFE est un concept écologique consistant à réduire la pollution émise dans les agglomérations de plus de 150000 habitants par les véhicules automobiles. Le Ministère de l’écologie, oui ! il y a un ministère de l’écologie en France colonisé par des militants sectaires sans foi ni loi qui veulent imposer leurs idées stupides, destructrices et liberticides a précisément mis en place les ZFE, zones de faibles émissions. Il est intéressant de situer dans le temps l’évolution de cette idéologie par des souvenirs personnels. Je suis né à la fin de la deuxième guerre mondiale et dès l’âge de 12 ans j’allais à Paris séjourner chez des cousins parisiens durant par exemple les vacances de Pâques. Le train de Lyon à Paris était un train « à vapeur » c’est-à-dire brûlant du charbon. Lyon mais aussi Paris étaient des villes noires. Les façades des immeubles étaient noires non seulement en raison des trains mais également du chauffage domestique brûlant du charbon. Les usines urbaines de production de « gaz à l’eau » contribuaient à ce noircissement des grandes villes. De plus les centrales électriques se trouvaient dans la périphérie des grandes villes et brûlaient également du charbon. Ces usines n’étaient équipées d’aucuns systèmes de dépoussiérage comme les usines modernes. Bref les villes étaient noires. Il faut que des vieux empêcheurs de tourner en rond rappellent ces situations et pourtant la mortalité était-elle si préoccupante selon les critères contemporains, j’ai des doutes. Les grandes villes comme Paris ou Lyon n’ont pas été vidées de leur population en raison de cette poussière noire, que je sache.

Aujourd’hui il faut organiser une chasse punitive contre la moindre particule de poussière issue des moteurs à combustion interne qui utilisent un carburant très propre, par exemple sans plomb dont la toxicité a été cachée au grand public pendant plus de 80 ans dans le monde entier ! Cette chasse aux micro-particules émises par les moteurs à essence ou diesel a conduit, dans leur grande intelligence, les écologistes de ce Ministère a faire voter une loi en catimini le 22 juillet dernier définissant les agglomérations urbaines qui discrimineraient les voitures non seulement des résidents mais également des visiteurs selon leur degré d’émission de ces micro-particules et également de CO2 et d’oxydes d’azote. La loi a défini un certain nombre de catégories de véhicules qui seront progressivement interdites de séjour dans ces agglomérations urbaines. Et les délais sont tout simplement intenables. Dès cette fin d’année 2021 des millions de voitures ne pourront plus pénétrer dans certaines grandes villes comme Grenoble, Lyon, Bordeaux, Marseille ou Paris, des villes administrées par des gauchistes avérés aux tendances écologistes débridées.

En 2025 la situation deviendra tout simplement intenable pour la moitié du parc automobile français : 20 millions de véhicules n’auront pratiquement plus de droit de circuler à l’exception de la France très profonde déjà transformée en désert médical, bancaire, postal et scolaire. 2025 c’est dans 4 ans et je n’arrive pas encore à imaginer quelle sera la situation de ces derniers habitants courageux possédant une vieille voiture, n’ayant pas les moyens d’acheter une voiture électrique (c’est réservé aux bobos riches) ou simplement neuve et ils seront de surcroit interdits de séjour dans la plus proche grande ville. Mais dans les périphéries lointaines des grandes villes ce sera la même situation. La véritable masturbation intellectuelle compulsive de ces éminents écologistes du Ministère éponyme va provoquer un gigantesque désastre social, leur cerveau trop obtus n’ayant pas compris que cette loi provoquera une vraie révolution généralisée. Les prémices de cette révolte sociale vont bientôt se concrétiser avec l’essence à 2 euros le litre dans certaines stations-service françaises. Alors que le prix du pétrole n’a que peu évolué les finances de la France sont tellement exsangues qu’il est devenu urgent d’augmenter le prix des carburants. Les Français sont tellement terrorisés par le coronavirus qu’ils n’ont même pas compris que leur situation devenait progressivement invivable. Le pass sanitaire est un tout petit détail devant cette monstrueuse avancée écologique.

On ne peut pas modifier le paysage automobile d’un pays en quelques années à l’aide de décrets. Même si mes lecteurs croiront que je suis obsédé par le Japon je voudrais trouver ici l’occasion de décrire une nouvelle fois la situation japonaise en ce qui concerne les véhicules automobiles et les grandes agglomérations. Les véhicules à deux roues avec des moteurs « 2-temps » sont interdits. Les taxis ont l’obligation d’utiliser des gaz de pétrole liquéfiés (GPL), la très grande majorité des autobus urbains sont dits « hybrides » et utilisent également du GPL. Tous les véhicules propulsés par un moteur diésel de moins de 20 tonnes sont interdits. Parallèlement, dans les grandes agglomérations comme celles de Tokyo ou Osaka le réseau de transports en commun est d’une densité unique au monde. Enfin pour dissuader les velléités d’acquisition d’une voiture des résidents urbains et sub-urbains ces derniers doivent prouver qu’ils disposent d’une place de stationnement privée dont ils sont propriétaires car le stationnement des véhicules automobiles sont interdits dans la rue qui est un espace public devant être laissé à la disposition du public. Il a fallu au Japon près de 30 ans pour aboutir à des villes propres baignées d’air parfaitement respirable y compris dans une ville comme Tokyo (plus de 15 millions d’habitants et conurbation de 38 millions d’habitants autour de la baie de Tokyo entièrement connectée par un réseau très dense de transports en commun) que je connais bien pour y avoir séjourné en temps cumulé près de 4 années durant ces 15 dernières années.

Conclusion, la véritable bombe sociale de la mise en place des ZFE va dévaster la France, pays déjà en voie de tiers-mondisation, processus qui ne pourra que s’accélérer en détruisant ce qui reste encore, mais pour combien de mois ou d’années, du bien-vivre français. Merci aux écologistes … Les liens ci-dessous sont en français et laissent rêveur, tout simplement.

https://www.ecologie.gouv.fr/11-zones-faibles-emissions-en-2021-lutter-contre-pollution-lair

https://www.largus.fr/actualite-automobile/loi-climat-zfe-confirmees-pour-2025-et-prets-a-taux-0-des-2023-10674398.html

Politique française. Le ministre des finances a inventé le mouvement perpétuel !

J’ai lu avec intérêt l’article paru sur le site Contrepoints (lien) relatant la dernière élucubration magique du Ministre des finances français : la « croissance durable » que l’on peut aussi qualifier de renouvelable, tout dépend de quoi on parle. Bref, après quelques minutes de réflexion j’en suis arrivé à la conclusion que Le Maire venait de découvrir le mouvement perpétuel. Je m’explique en choisissant un exemple et un contre-exemple. Le gouvernement emprunte à un taux d’intérêt nul ou presque de l’argent pour subventionner des propriétaires de logement afin de perfectionner l’isolation de ce dernier. Résultat : les économies d’énergie réalisées permettront de réinvestir dans le même type de programme, etc … Donc l’investissement initial génère une croissance durable. Au mieux cette croissance permet de rembourser l’emprunt initial si on est optimiste et alors cette croissance devient auto-entretenue. Puisque l’obsession ambiante est la diminution des émissions de CO2 les écologistes préconisent une décroissance « durable ». Le Bruno a trouvé un compromis verbal avec sa croissance durable mais qui va le croire ? Les écologistes qui s’y entendent en « durabilité » ne veulent plus entendre parler de croissance, et les citoyens ou le peu de ceux qui s’intéressent encore à cette mascarade perpétuelle qu’entretient Le Maire risquent d’être déçus s’ils font quelques petits calculs de rentabilité d’un investissement durable pour eux-mêmes.

Voici donc un autre exemple. Mon fils habitant Tokyo a envisagé de faire forer dans son petit jardin un puits pour puiser de l’eau à une vingtaine de mètres de profondeur afin de chauffer en hiver son logement à l’aide d’une pompe à chaleur. C’était réalisable puisqu’il venait d’acquérir la maison qui jouxtait la sienne et de la faire démolir avant de faire construire un extension de cette dernière. Il a fait un calcul très précis tenant compte du prix de l’électricité et de celui du gaz. Il réalisa qu’il faudrait 40 ans pour amortir l’installation et le coût du forage en incluant dans son calcul une augmentation du prix de ces énergies, gaz et électricité, chaque année. La durabilité de cet investissement dont le montant serait divisé par 40 années représenterait alors strictement rien sinon une diminution de ses émissions de CO2 elles-mêmes très complexe à évaluer précisément. Conclusion il a fait installer sur le toit de sa maison un panneau solaire pour chauffer (quand il y a du soleil) le ballon d’eau servant pour les douches et les bains. Ce dernier investissement, malgré son coût modeste, ne sera amorti que dans une vingtaine d’années, c’est-à-dire aujourd’hui dans 10 ans.

Ce dernier exemple montre clairement qu’un développement durable, sous-entendu pour réduire les émissions de carbone, ne peut être initié que par une mise de fonds initiale conséquente, au Japon, de la part du propriétaire de son logement individuel. Le gouvernement japonais n’a jamais envisagé de créer un système de subventions complexe à mettre en œuvre pour rénover les logements anciens compte tenu de la durée de vie limitée des maisons individuelles en raison des tremblements de terre. Des normes strictes d’isolation existent néanmoins pour les logements neufs. Le gouvernement français parie sur des créations massives d’emplois dans une économie verte résolument écologique. C’est un leurre, un de plus, et le mouvement perpétuel qu’a inventé Le Maire ne créera aucun emploi nouveau ni durable. Pour conclure l’incompétence s’acquiert comme une maladie incurable, on ne s’en défait jamais.

Lien : https://www.contrepoints.org/2021/09/14/405569-la-croissance-durable-nouvelle-chimere-de-bruno-le-maire

Brève. Michel Barnier : menteur droit dans ses bottes

J’allais écrire roublard mais cet adjectif m’a paru trop loin de la réalité et cette réalité est plutôt, pour qualifier Michel Barnier, « anak ng asong babae »*. C’est cette phrase qu’avait utilisé le Président philippin Duterte pour qualifier Obama, nobélisé pour la paix alors qu’il a des centaines de milliers de morts sur la conscience. Barnier n’a pas encore des milliers de morts sur la conscience et pourtant on peut lui reprocher d’avoir mis en place en France ce fameux principe de précaution inscrit dans le « marbre » de la Constitution française avec sa complice politicienne Simone Veil (loi Barnier) : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000551804 ). Ce principe de précaution a paralysé la recherche et le progrès technique et accéléré le déclin industriel et économique de la France, merci Barnier !

Je ne reviendrai pas ici sur le parcours politique exemplaire de cet individu en particulier au sein de la Commission européenne dans la mesure où son principal fait d’arme fut de tout mettre en œuvre pour décourager les Britanniques dans leur décision de quitter l’Union européenne. Ce triste individu n’a jamais assimilé dans son cerveau étriqué que les Anglais ne pouvaient plus supporter que la Commission européenne, la Cour européenne des droits de l’homme et que la Cour de justice européenne mettent leurs doigts malpropres dans les propres lois britanniques écrites sous l’administration de Cromwell à l’issue de la « Glorious Revolution ». Ou bien Barnier manque totalement de culture historique ou alors il est idiot.

Barnier n’a jamais été capable de comprendre la mentalité des Britanniques. Il a affronté Terasa May mais fort heureusement les députés ont promu à la tête du Royaume-Uni un homme infiniment plus cultivé que Barnier, Boris Johnson, pour combattre les basses manœuvres de la Commission européenne que pilotait Barnier. L’autre motivation et non des moindres était que le Royaume-Uni ne soit pas un exemple pour les autres membres de l’Union européenne. Quand la France va-t-elle quitter l’Union ?

Venons-en aux évènements de ces derniers jours. Lors d’une réunion politique de la droite bien pensante je ne sais plus où car je ne suis que de très loin la politique politicienne française Barnier a déclaré qu’il fallait mettre en place en France un moratoire au sujet de l’immigration pour une durée indéterminée. Ce que je dois comprendre est que Barnier n’a pas vraiment pris conscience que les pays de l’Union européenne ne décident plus de ce qu’ils doivent faire chez eux car ils n’ont pas d’autre choix que d’appliquer les lois européennes en matière d’immigration. Quand un pays récalcitrant est identifié ses dirigeants sont considérés comme des traitres. La Hongrie et la Pologne en sont des exemples qui n’ont pas l’air d’avoir été imprimés dans le cerveau de Barnier. Ou bien Barnier est un démagogue assoiffé de pouvoir se voyant bien vivre des jours heureux sous les ors du Palais de l’Elysée ou alors il ment puisqu’il est un fin connaisseur des lois européennes.

La seule solution pour juguler l’immigration pour un pays comme la France est de quitter l’Union européenne. En effet, soit la France laisse ses portes grandes ouvertes à cette immigration et reste dans l’Union en respectant ses lois, soit la France reprend la main sur ses institutions et décide alors, pour fermer le pays à tout immigrant de quitter l’Union. Il n’y a pas d’autre choix. Donc Barnier est un démagogue et comme tout démagogue il est un menteur. Il serait bien avisé de choisir un profil bas et de se faire oublier … * « Son of a bitch » en tagalog.

Pour vous rafraîchir la mémoire relisez ce billet de mon blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/10/03/fils-de-pute/

Zemmour : CenSurerA ou pas ?

Je n’ai pas de carte de journaliste et pourtant avec mon blog j’exprime mes opinions le plus souvent politiquement incorrectes et quelques 1500 personnes dans le monde entier lisent ce blog chaque jour. Je n’invente rien ce sont les statistiques de WordPress et d’ailleurs je suis parfaitement satisfait ainsi car je n’ai jamais cherché à être célèbre. Je ne réside pas en France mais si c’était le cas le CSA s’intéresserait-il à mon cas ? Cet organisme politisé au service du pouvoir alors que les élections présidentielles approchent a décidé de décompter le temps de parole sur les antennes d’Eric Zemmour, éditorialiste et essayiste, car le CSA considère que Zemmour, potentiel candidat à la présidentielle, doit se plier à ce contrôle purement politique.

Cet événement nécessite quelques explications. Zemmour fait peur au pouvoir en place car il est vraiment au dessus du troupeau des prétendants au poste de président. Il dispose d’une culture immense qui lui permet des analyses magistrales de la situation qu’elle soit économique, financière, sociale ou de politique nationale et internationale. Je regarde assez fidèlement l’émission « Face à l’info » de CNews au cours de laquelle Zemmour présente son édito pour chaque sujet abordé et j’ai bien compris quel serait son programme s’il était élu par le peuple français en mai prochain. Il bouscule la propagande gouvernementale lénifiante ainsi que les programmes d’une majorité de candidats au poste de président.

Zemmour préconise d’abord que la France quitte la zone euro, quitte l’Union européenne et quitte l’OTAN. Zemmour veut enfin fermer la France à toute immigration quelle qu’elle soit. C’est considérable car un seul candidat, déclaré celui-la, présente à peu de détails près le même programme. Il s’agit de François Asselineau. Ce programme est trop considérable pour les électeurs français qui, dans leur grande majorité, ne comprennent rien au fonctionnement centralisé et bureaucratique de l’Europe qui prive tous les Etats membres de leur souveraineté. Madame Le Pen a réalisé que quitter la zone euro serait trop compliqué et elle a abandonné cet aspect de son programme électoral.

Comme la classe dirigeante française a été formatée de longue date aux idéaux européens par conséquent elle redoute de voir un Zemmour véhiculer de telles idées de changement. Asselineau a été littéralement muselé, il n’apparaît jamais sur les plateaux des grands médias pour les mêmes raisons. Le gouvernement français a donc choisi une stratégie particulièrement mesquine pour réduire Zemmour au silence : le contrôle de son temps de parole par le CSA, ce qui constitue de fait une censure. Dans une démocratie c’est inadmissible ! Mais au fait la France est-elle toujours une démocratie et l’Union européenne est-elle toujours un ensemble démocratique de démocraties ? La réponse à ces deux questions est non …

La France dérive par petites touches vers un système totalitaire, le contrôle sanitaire en étant un élément essentiel et ce « pass » sera vite étendu à toutes sortes d’autres rubriques non plus sanitaires mais comportementales, alors ce sera le contrôle de chacun des citoyens dans ses activités quotidiennes. La Belgique, la Suisse, l’Espagne, et dans quelques jours l’Italie, suivront ce mouvement. Car c’est de l’ordre nouveau dont il s’agit. Eric Zemmour en parle au cours de ses diatribes et naturellement, avec sa culture historique immense, il compare cette évolution à celle de la mise en place du régime nazi en Allemagne au cours des années 1930. Avec les technologies modernes d’information l’évolution vers ce totalitarisme sera d’une rapidité incontrôlable, demain peut-être, et si nous restons comme des méduses dérivant au gré des courants à ne rien faire, nos libertés ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir.

Vous pouvez aussi voir ceci : https://www.youtube.com/watch?v=RKp7so6_V8k

SARS-CoV-2 en France : « nous sommes en guerre » !

Quand Macron a clamé « on est en guerre » au début de l’épidémie de coronavirus il a pris le soin machiavélique de constituer un comité de défense sanitaire. Ce comité prend toutes les décisions susceptibles de maîtriser l’épidémie en étant aidé par des « experts » choisis par les membres, mais pas tous, du gouvernement. Ce comité n’est pas censé rendre les compte-rendu de ses réunions publiques. Personne, hormis les quelques ministres qui font partie de ce comité et le Président, ne sait ce qui est discuté et sous prétexte que la France est en guerre (contre le virus), le monde parlementaire n’a plus aucun droit de regard sur les décrets publiés au Journal Officiel presque chaque jour. Tous les organes législatifs, Parlement, Sénat et de contrôle, Conseil Constitutionnel et Conseil d’Etat, sont ainsi court-circuités.

Nous sommes en guerre ! Ce conseil de guerre, comme en 1914, prend des décisions collectivement, mais quelle en est la signification ? Aucun compte-rendu n’est disponible : secret défense oblige, les décisions sont prises collectivement et aucun des membres de ce conseil, y compris le Président de la République, n’est personnellement responsable. La finalité de ce stratagème est évidente : aucun des membres du gouvernement français ne pourra être poursuivi pour avoir pris des décisions liberticides ou aggravant la situation sanitaire conduisant à un accroissement du nombre de morts. Il ne se passera rien, ils seront tous responsables mais aucun d’entre eux ne pourra être reconnu comme coupable. Toutes les actions pour déférer devant la justice l’un ou l’autre des membres de ce conseil de guerre contre le SARS-CoV-2 sont donc vouées à l’échec car il faudra attendre 50 ans pour que le compte-rendu de ces réunions soit rendu public.

Il existe cependant une faille dans cette cuirasse qu’a si admirablement mis en place le Président Macron en déclarant : « nous sommes en guerre ». Il faut arriver à démontrer, preuves incontestables à l’appui, que tout ce petit monde de dictateurs en puissance a été dès le début de l’affaire SARS-CoV-2 corrompu par les laboratoires pharmaceutiques. La première évidence de cette corruption fut de déclarer que l’HCQ était un produit toxique (voir note) et dangereux, la deuxième évidence fut d’interdire simultanément d’interdire aux médecins généralistes de prescrire ce médicament. La troisième évidence fut la politique du « tout vaccin et rien que vaccin ». Aujourd’hui rien n’a changé dans cette politique sanitaire imposée par les laboratoires pharmaceutiques. L’Ivermectine est interdite et il sera bientôt obligatoire aux population de se plier à une troisième injection puis à une quatrième … selon le bon-vouloir de ces mêmes laboratoires pharmaceutiques.

C’est sur ces divers points que ce conseil de défense non responsable mais « irresponsable » peut être attaqué : la corruption généralisée depuis le Président jusqu’au plus insignifiant « conseiller expert ». Il est donc urgent que des journalistes courageux arrivent à mettre au grand jour ce système de corruption qui a commencé avec le choix du cabinet McKinsey pour gérer cette crise sanitaire, de qui se moque le gouvernement ? Il semblerait que la pléthore de hauts fonctionnaires de l’Etat soit incompétente au point de faire appel à un cabinet américain. Mais c’était calculé par le Président français pour d’une certaine manière se couvrir vis-à-vis des Américains. McKinsey par ci, BlackRock par là (pour les retraites) : de quoi faire bonne figure. Paradoxalement la solution pourrait parvenir des Etats-Unis puisque ce pays sait tout, dans le moindre détail, de ce qui se trame sous les ors des palais de la République française et ses services chassent partout la corruption. Un jour ou l’autre il y aura une enquête du FBI relative aux malversations des laboratoires pharmaceutiques et les pays européens seront dans le collimateur des limiers de cet organisme qui, on le sait, collabore avec les quelques 14 autres agences de renseignement américaines. Tous les pays européens plongeront ! J’ajouterai que les services américains connaissent tous les détails de la cession d’Alstom-Energie à GE supervisée par Macron alors qu’ils officiait au Ministère des finances sous l’administration Hollande. Rien à signaler ? Non, pas vraiment. Juste un peu de patience…

Note. Le journal The Lancet a été corrompu par les laboratoires pharmaceutiques en publiant un article rétracté ensuite sur la toxicité de l’HCQ mais le contenu de cet article a permis aux gouvernants d’interdire l’HCQ et les médias tout aussi corrompus et aux ordres du gouvernement n’ont eu de cesse de clamer que les traitements précoces avec HCQ étaient inutiles voire dangereux. Le « conseil de guerre » n’a jamais remis en cause sa décision.

Tribune : « A-t-on encore le droit d’exercer son esprit critique en France ? »

Aucun d’entre nous n’aurait cru possible ce que nous voyons se dérouler sous nos yeux depuis un an et demi. Non pas qu’une nouvelle épidémie vienne mettre à l’épreuve nos systèmes immunitaires individuels et nos structures collectives de santé. Cela, c’était prévisible. Mais que la gestion de cette épidémie vienne mettre en péril des valeurs démocratiques, des libertés et des droits humains acquis de haute lutte depuis la Révolution française, cela, c’était impensable. Et pourtant.

Liberté d’aller et venir, liberté d’expression, liberté de commerce, liberté syndicale, droit au travail, égalité des droits de tous les citoyens, non-discrimination dans l’accès aux biens, lieux et services de la société (dont l’accès aux soins et l’accès à l’éducation), confidentialité des données de santé… la liste est longue, très longue.

Les états d’urgence s’empilent les uns sur les autres. Le Parlement est traité comme une simple chambre d’enregistrement. Le Président de la République gère seul la situation avec un « Conseil de défense sanitaire » dont aucun compte rendu de réunions n’est consultable. Les médias de toutes tendances ne laissent quasiment aucune place au débat contradictoire et ils répercutent la communication gouvernementale sans distance. Les réseaux sociaux ne sont plus du tout le support de la liberté d’expression qu’ils vantaient à leurs débuts. Google (propriétaire de YouTube) et Facebook ne se contentent plus d’orienter nos pensées à l’aide d’algorithmes. Avec d’autres (Twitter, Linkedin, etc.), ils opèrent désormais une censure massive de tout ce qui contredit le discours officiel sur le Covid.

Dans un tel contexte, certains se croient tout permis. Les influenceurs se déchainent, les attaques ad hominem pleuvent, les règlements de compte s’étalent. On voudrait non seulement discréditer à coups d’amalgames infantiles (complotistes ! complices de l’extrême droite !), mais aussi radier, démissionner, évincer, en un mot faire taire. Beaucoup de celles et ceux qui – de par leurs emplois – constituent les élites se taisent, souvent par peur d’être à leur tour ostracisés. Tout ceci rappelle à certains égards l’époque de la chasse aux sorcières sous le Maccarthysme.

Par ce texte, nous (professionnels et bénévoles de la recherche, de la santé, de l’éducation, du droit et de la culture) appelons toutes les femmes et tous les hommes qui ont encore un fort attachement à la démocratie à la défendre de toutes leurs forces. Non, il ne saurait être interdit de discuter les origines du Sars-Cov-2. Ni interdit d’interpréter les statistiques de mortalité autrement que pour dire que nous risquons tous de mourir (discours de la peur). Ni interdit de dire que le refus de soigner précocement les personnes contaminées est un dogme imbécile qui, pour le coup, pourrait donner lieu à des poursuites en justice. Ni interdit de dire que les confinements font plus de mal que de bien aux sociétés. Ni interdit de questionner l’influence des richissimes industries pharmaceutiques sur le monde scientifique et médical, sur les gouvernements, sur les organismes supranationaux (OMS, UE) et sur les médias. Ni interdit de constater que si la vaccination ARNm protège en partie des formes graves de Covid, en revanche, comme le variant dit Delta le montre partout dans le monde, elle ne garantit ni d’attraper ni de transmettre le virus, ce qui invalide le principe même du « passe sanitaire ». Ni interdit de contester que l’on vaccine par contrainte ou par chantage les enfants et les adolescents pour qui la balance risque/bénéfice est très douteuse. Ni interdit de demander que l’on attende, pour vacciner certaines catégories de personnes à risque (les femmes enceintes par exemple), d’avoir plus de transparence et de données de pharmacovigilance. Ni interdit de manifester tous les samedis si l’on considère qu’il est intolérable de discriminer massivement les citoyens par le biais d’un laisser-passer sanitaire.

Les principes de liberté et d’égalité, de même que les droits humains fondamentaux, ne se discutent pas, ne se compromettent pas. Ils sont les socles de notre société politique et le vrai fondement de la cohésion sociale. La liberté d’expression est l’un de ces droits fondamentaux. Ceux qui tentent d’une façon ou d’une autre d’en empêcher l’exercice agissent contre la démocratie.

Je me suis joint ce premier septembre 2021 aux 1200 signataires de cette tribune parue sur le site Quartier Général

Education : ce sont les parents qui doivent s’occuper de leurs enfants …

Billet à l’occasion de la rentrée scolaire en France.

J’ai souvent observé mes enfants dans leur milieu familial, qu’il s’agisse de mes aînés « Parisiens » ou de mon dernier « Japonais ». Ils ont toujours été très attentifs à ce que leurs enfants devaient réaliser à la maison malgré le fait que les études commencent à l’entrée de l’école et se terminent quand l’élève quitte cette école. En France les devoirs à la maison et encore moins les devoirs dits de vacances n’existent plus. L’objectif du gros mammouth qu’est l’éducation nationale française est de former des citoyens français qui ne connaissent rien de l’histoire ou de la géographie, qui ne doivent surtout pas lire Stendhal ou Zola et encore moins Voltaire ou Raspail. Ils doivent se contenter de quelques écrits tirés des œuvres de Sartre quand tout va bien. La lecture des auteurs classiques est pourtant la meilleure école pour former un enfant. C’est indéniable. Les parents, s’ils manifestent quelque ambition pour leur progéniture, doivent être attentifs et parfois exigeants. C’est ce que je me suis efforcé modestement de conduire avec mes enfants et ils m’en ont remercié sans l’exprimer clairement. D’ailleurs je ne leur ai jamais demandé un quelconque remerciement, un père doit faire son devoir, c’est tout.

Il faut également que les parents aient l’intelligence de comprendre que l’un de leurs rejetons peut ne pas être vraiment un intellectuel. Mais le système éducatif français a été modifié au cours des 30 ou 40 dernières années de telle manière que tous les élèves d’une classe d’âge sont traités jusqu’à 16 ans comme identiques. Il n’y a pas de tête qui dépasse. C’est le fameux tronc commun, une décision stupide qui a uniformisé dans la médiocrité l’enseignement. Dans ma jeunesse quand le maître d’école comprenait qu’un de ses élèves était visiblement destiné à un métier manuel il encourageait les parents à lui trouver un apprentissage et quand ce même maître d’école détectait un élève apte à poursuivre des études secondaires puis supérieures il en prenait la responsabilité car souvent les parents de l’enfant savaient à peine lire et écrire. Le cas d’Albert Camus en est un exemple. On peut citer aussi Michel Onfray dont les parents étaient de très modestes employés et est devenu le philosophe polémiste que l’on sait.

Pourquoi alors confier ses enfants au système éducatif étatique français compte tenu de ses piètres résultats. Les parents, du moins ceux qui le peuvent ou ont encore une once de responsabilité, doivent s’occuper de leurs enfants, c’est leur devoir, puisque l’Etat n’est plus capable de le faire correctement. Je ne mentionnerai même pas l’université devenue au fil des années l’antichambre du chômage. Je terminerai ces réflexions en répétant, je l’ai déjà mentionné sur ce blog, qu’au Japon un tiers des enfants est rapidement orienté vers des métiers manuels, un autre gros tiers atteindra le baccalauréat mais sera incapable de se plier à de longues études universitaires. Enfin le dernier tiers pourra atteindre le stade d’ingénieur de haut niveau. La société aura toujours besoin de plombiers, de charpentiers ou d’ouvriers qualifiés, de secrétaires et de vendeuses dans les supermarchés. En France ces métiers sont dénigrés et c’est incompréhensible car ils sont dignes de respect et nécessaires au bon fonctionnement de la société …

La France a besoin d’un Cincinnatus …

Il est nécessaire de faire un bref rappel historique de l’histoire de Rome pour comprendre le sens profond du titre de ce billet. La personnalité même de Cincinnatus est entourée de légende, certes, mais il faut retenir qu’il se retira sur ses terres avec gloire après une brillante carrière d’homme d’état et de chef des armées de la République romaine naissante. En 461 avant l’ère commune le malaise entre les plébéiens, comprenez le peuple, et les patriciens (on dirait aujourd’hui les dirigeants politiques) qui refusaient d’accorder à leur peuple des lois plus libérales comme on pourrait le dire aujourd’hui créèrent une situation conflictuelle. Les plébéiens désiraient des lois dans lesquelles la notion d’égalité seraient introduite. La tension se faisait donc sentir dans Rome, capitale de la jeune république romaine. Un événement extérieur aux conflits juridiques dont le but était de clarifier et de mettre en application la constitution de cette nouvelle petite république mit en danger son existence même. Rome était entourée à l’est par des massifs montagneux peuplés par diverses tribus dont les Sabines, les Aequiens ou encore les Hernicains, les Etrusques au nord et les Latins au sud. Ces derniers avaient intégré la nouvelle république. Les Aequiens harcelaient le flanc est de la petite république de Rome. Les patriciens confrontés dans la ville de Rome par la protestation du peuple qui exigeait une constitution, emmenés par le fils, Caeso, de Cincinnatus et également affaiblis par la menace aequienne firent appel au père de Caeso, Cincinnatus le père, on dira plus tard comme pour Pline : « l’ancien » et son fils, « le jeune ».

Cincinnatus quitta son exploitation agricole et arriva à Rome. Il fut mandaté par les patriciens pour remettre de l’ordre dans la République, réorganisa l’armée afin qu’elle soit capable de protéger la République et imposa une constitution. L’une des dispositions les plus marquantes qu’il mit en place fut la possibilité pour les plébéiens d’accéder au poste de consuls. Enfin il posa les premières pierres du code juridique, le droit romain, qui sera un exemple pour l’Europe pendant des siècles puis il retourna s’occuper de ses terres. J’ai lourdement abrégé cet période de l’histoire de la jeune république de Rome mais je ne pense pas avoir trop fait d’erreurs malgré le fait que je ne suis pas du tout un spécialiste de l’histoire de Rome, je suis simplement curieux.

Il y a un parallélisme surprenant entre la situation de la République de Rome 461 années avant l’ère commune et celle de la France d’aujourd’hui et c’est cette réflexion qui m’a conduit à écrire ce billet. Comme au temps de Cincinnatus les citoyens français manifestent dans les rues pour leur liberté que les patriciens d’aujourd’hui rognent depuis des mois. Ces patriciens sont les représentants des consuls romains. Il s’agit des élites au pouvoir qui décident maintenant en bafouant la constitution, celle que les plébéiens réclamaient à Rome. Un constitution qui devait reconnaître la liberté et l’égalité des citoyens au sein de la toute jeune république de Rome. Il a fallu à la France et aux Français 2239 années d’errance pour que la Révolution française reconnaisse l’égalité aux citoyens français. Aujourd’hui la République de Macron n’a pour d’autre but que d’abolir l’égalité des Français et de réduire leurs libertés. Quant à la fraternité, un autre mot lourd de sens ajouté aux deux premiers et qui tous les trois figurent sur les frontons de tous les bâtiments officiels « liberté, égalité, fraternité », elle est également battue en brèche en instillant chez chaque Français une espèce de culpabilité si on ne se fait pas « vacciner » et si tel est le cas on est ostracisé, on devient un rebut de la société. L’égalité et la fraternité sont donc également piétinées par un éventail de décrets qui ne sont plus soumis à l’examen des représentants du peuple.

La plèbe romaine, le peuple français d’aujourd’hui, a manifesté son mécontentement et a fini par obtenir des « consultes » de faire appel à une personnalité extérieure auréolée d’une réputation qui était toujours présente dans les mémoires. En ces temps de campagne électorale française une multitude presque obscène de candidats, la plupart étant attirés par les ors des palais de la République, se précipitent pour profiter finalement des honneurs que pourraient leur procurer l’accession à la charge suprême. C’est tout simplement indécent car la France est en danger. La menace n’est plus externe comme au temps de Cincinnatus mais interne. Il s’agit des quelques 300 zones périurbaines hors de contrôle. La plèbe, le peuple, est dépouillée de ses droits et il est temps qu’un nouveau Cincinnatus apparaisse.

J’ai examiné quelques-uns des candidats qui, les commissures des lèvres humides en rêvant de la magistrature suprême, se sont déclarés candidat pour le grand raout électoral de l’année prochaine. Parmi tous ces politicards de médiocre qualité hormis quelques exceptions que je vais énumérer il est évident qu’il faut d’abord ne pas considérer les candidats kmers verts, des opportunistes de caniveau comme ils en ont l’habitude. Viennent ensuite les partis extrêmes idéologiquement, l’ultra-gauche qui veut transformer la France en une République populaire marxiste : les Français n’en veulent pas. L’ultra-droite incarnée par une figure ayant perdu toute son aura depuis qu’elle a renié ses positions politiques qui attiraient encore les Français quand le suffrage universel a été contourné par l’un des pires présidents de la France. C’est fini pour cette personne. L’illustrissime acteur des plateaux télé, pourtant pétri de la grandeur de la France et immense connaisseur de l’histoire de son pays, vous le reconnaîtrez, n’a pas la carrure d’un président. Qu’il reste chroniqueur et journaliste, c’est son métier. L’ancien haut fonctionnaire aux affaires économiques, fin connaisseur des rouages de l’Etat français puisqu’il fut l’une des pièces de ce mécanisme complexe, est beaucoup trop docte et parfois méprisant pour que le peuple le comprenne malgré le fait qu’il n’énumère que des vérités, malheureusement pour les Français, il n’est pas non plus un Cincinnatus si nécessaire à la France et aux Français et c’est regrettable car je l’aurais bien vu revêtir l’habit du grand responsable de l’Etat.

Je m’efforce de chercher parmi tous ces gens un Cincinnatus, il n’y en a aucun. Il y a peut-être l’ancien ministre converti à l’apiculture. Je ne lui veux aucun mal mais s’occuper de quelques ruches n’a rien à voir avec la responsabilité que représente la direction d’un pays en totale perte de vitesse. Il reste alors deux possibilités et non des moindres bien qu’elles soient totalement différentes, un haut gradé de l’armée comme le fut Cincinnatus dont le souvenir était bien présent chez la plèbe de la république romaine ou bien alors une personnalité extérieure jamais élue en France mais ayant occupé de très hautes fonctions internationales puis européennes. Je doute que les Français choisissent ce dernier candidat au poste d’un Cincinnatus pour la nation française qui flirte aujourd’hui avec sa propre mort. Ce dernier candidat au poste de nouveau Cincinnatus est en effet d’une incompétence qui n’a d’égale que celle du Président actuel de la France. Je laisse à mes lecteurs le soin de reconnaître l’identité des acteurs de ce jeu de dupes qui se prépare et se terminera à n’en pas douter très mal avant même les prochaines élections présidentielles.

Cincinnatus a été auréolé d’une grande part de légende mais il a bel et bien existé. Il fit une brève apparition dans la république de Rome, ayant tous les pouvoirs, afin de remettre de l’ordre dans le fonctionnement de son pays puis il s’en alla retourner cultiver ses terres. Il était déjà âgé pour l’époque, on dirait aujourd’hui qu’il était à la retraite, mais d’une main de fer il affermit la République de Rome naissante qui quelques centaines d’années plus tard devint un immense empire. Cherchez un nouveau Cincinnatus, il est là, devant vos yeux, et portez le à la direction de la France, elle en a grandement besoin …

Lien : https://en.wikipedia.org/wiki/Lucius_Quinctius_Cincinnatus .