Brève. Les hommes politiques ne prennent pas le métro à Paris …

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En regardant l’interview par André Bercoff sur Sud-Radio de Philippe Colin-Olivier ce dernier prétendait qu’il n’avait jamais vu un homme politique prendre le métro à Paris. Je m’exprime en faux !

Lorsque j’allais travailler à Paris depuis Lyon au début des années 1980 je prenais le TGV d’alors à qui il fallait 2h40 pour joindre la bonne ville de Lyon à Paris. Il s’agissait du TGV de 7 heures du matin à la gare de Lyon-Perrache, le lundi et il m’est souvent arrivé de bavarder avec Raymond Barre en compagnie de Michel Noir au cours de ce voyage, le hasard de la réservation des places aidant, mais tout de même en première classe.

Je prenais ensuite le métro ligne N° 1 jusqu’à Concorde avec ces deux députés qui se rendaient à l’Assemblée Nationale et j’allais rejoindre mon bureau rue de la Boétie. Donc des hommes politiques empruntaient le métro parisien à cette époque, dont Raymond Barre. Les temps ont probablement changé puisqu’il semblerait qu’ils se déplacent souvent en scooter …

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Pour l’anecdote la bonne ville de Lyon est voisine de Genève et de nombreux lyonnais avaient l’habitude lorsque j’étais encore enfant d’aller en Suisse faire le plein d’essence et acheter du chocolat car à l’époque tout était moins cher qu’en France. Je ne plaisante pas, j’ai vécu ces samedis de visites dans la ville de Calvin. Et puis de nombreuses fortunes industrieuses de cette capitale de la gastronomie et de la chimie avaient aussi pour habitude de placer quelque argent dans des banques de la ville du jet à l’abri des velléités prédatrices du fisc français. Michel Noir comme Raymond Barre n’ont pas échappé à, en quelque sorte, cette tradition de voisinage.

https://www.youtube.com/watch?v=1HXsBospJOA

France. Réforme des retraites et coronavirus

L’argument choc du gouvernement français pour se hasarder dans une réforme des retraites complètement impopulaire est que soi-disant le système par répartition imaginé par le CNR sera déficitaire. Cet argument est essentiellement basé sur le fait que la population française vieillit.

Je ne comprends pas pourquoi le Président Macron, qui veut fourguer le système français des retraites à ses copains du monde financier comme BlackRock, ne choisirait pas une mesure drastique comme ne prendre aucune précaution afin de laisser le coronavirus se répandre et tuer le plus de « vieux » possible comme par exemple dans les EHPAD. Ça allégera considérablement les comptes de la sécurité sociale et par voie de conséquence le système de retraite par répartition actuel. Le Ministre de la santé japonais n’avait-il pas suggéré de « débrancher » tous les « vieux » qui survivent sous assistance artificielle ! Sa déclaration avait provoqué un tollé mais il avait osé le dire …

Il faut aussi noter que le Président Macron ne sait pas de quoi il parle quand il mentionne l’immunité de groupe à propos de cette « grippette » qui tue moins de monde que l’habituelle grippe saisonnière. J’ignore quels sont les idiots qui préparent ses discours mais je tiens à informer mes lecteurs de ce qu’est l’immunité de groupe. On ne parle d’immunité de groupe qu’à propos de la vaccination. Quand 95 % d’une population est vaccinée contre une maladie virale quelconque le « réservoir » du virus a suffisamment diminué pour que la probabilité d’apparition d’une épidémie devienne négligeable. Voilà ce qu’est une immunité de groupe. Macron a donc fait deux erreurs puisqu’aucun vaccin contre le coronavirus millésime 2019 n’existe actuellement et qu’on ne parle d’immunité de groupe qu’avec un vaccin.

Je suis né quelques semaines après l’armistice mettant fin à la seconde guerre mondiale, je suis un gros fumeur (moins que Gainsbourg tout de même) et j’ai les poumons en partie dégradés par une tuberculose dont je souffris quand j’étais jeune adolescent, je suis donc le sujet de rêve pour succomber au coronavirus et aussi le sujet de rêve pour les caisses de retraites françaises qui me permettent de vivre assez confortablement (dans un endroit, certes, où la vie est beaucoup moins coûteuse qu’en France) depuis maintenant 15 ans. Et chaque année je dois apporter la preuve à mes caisses de retraite que je suis toujours vivant contrairement à un certain nombre de retraités fantômes qui semblent dispensés de cette obligation.

Alors un petit conseil aux angoissés irréductibles et aux hypochondriaques. Prenez un petit linge éponge de dimensions 75 x 30 cm du genre de ceux qu’on vous distribue gratuitement dans les bains chauds publics au Japon (j’en ai plusieurs chez moi), pliez-le en deux ou trois dans le sens de la longueur et appliquez-le sur le nez et la bouche en le nouant derrière la tête. Après quelques heures d’usage plongez-le dans de l’eau un peu javellisée, essorez-le à la main sans le rincer, roulez l’objet et mettez-le trois minutes dans un four à micro-ondes. Toutes les bactéries et tous les virus seront détruits et vous pourrez le réutiliser tout de suite.

Et pour vous consoler, plutôt que de prendre du Prozac buvez un coup, ça aide à oublier les imbécillités des politiciens, bonne santé !

Grippe saisonnière : le gouvernement français dissimule-t-il les statistiques ?

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Selon les dernières statistiques fragmentaires disponibles dans les médias (cf. lien) il y a eu 530 cas graves de grippe saisonnière en France depuis le 4 novembre 2019 ayant nécessité une hospitalisation lourde en réanimation. Cette grippe saisonnière a provoqué la mort de 9 enfants de moins de 15 ans et de 46 autres personnes de plus de 15 ans, soit un total à ce jour de 55 morts. La moitié des cas n’étaient pas vaccinés et 70 % d’entre eux souffraient d’autres pathologies. Il n’existe pas de statistiques relatives aux cas de grippe saisonnière n’ayant pas nécessité d’hospitalisation.

Faut-il que le virus de la grippe saisonnière soit vraiment bénin cette année ? Pour rappel cette grippe saisonnière a tué 12980 personnes en France en 2017-2018 et 8100 personnes en 2018-2019. Le décompte arrêté le 8 mars 2020 (lien) a fait état, toujours en France, au total, de 949 cas de grippe provoquée par le coronavirus ayant provoqué la mort de 16 personnes.

On ne peut que se poser de sérieuses questions sur ces chiffres. Ou bien le gouvernement, animé d’une psychose mortifère pour l’économie, cache la vérité sur la grippe saisonnière pour mettre en exergue le coronavirus, ou bien le virus saisonnier est bel et bien, et exceptionnellement, trop peu dangereux pour qu’on y prête attention.

Comme je ne crois pas en cette deuxième éventualité il y a bien un but caché dans cette psychose mondiale relative au coronavirus. Le système financier mondial repose sur une multitude de bulles qui ne demandaient qu’à éclater. Ce sera chose faite dans les prochains jours ou au mieux les prochaines semaines. Le monde occidental s’acheminera alors vers une très grave crise économique et le nombre de morts provoquées par cette crise à laquelle plus personne ne peut échapper maintenant, depuis les suicides jusqu’aux famines tout simplement, conduira les populations à demander des comptes aux politiciens qui, selon mon point de vue que je ne partage qu’avec moi-même, ont organisé cette psychose qui n’avait absolument pas lieu d’être. Paradoxalement l’Asie et y compris la Chine récupéreront plus rapidement que l’Occident une santé économique satisfaisante. À suivre.

http://www.francesoir.fr/societe-sante/combien-y-aura-t-il-de-morts-de-la-grippe-en-2020

https://web.archive.org/web/20200308035353/https://www.worldometers.info/coronavirus/

Nouvelles des EPRs

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Sur site les ingénieurs et techniciens ont finalisé les tests à chaud de l’EPR en construction en tant que tranche 3 de la centrale nucléaire de Flamanville en France. Ces tests – qui ont débuté le 21 septembre de l’année dernière – visent à simuler les températures et les pressions auxquelles les systèmes du réacteur seront soumis en fonctionnement normal.

Les tests à chaud doivent garantir que les circuits de refroidissement et les systèmes de sûreté nucléaire fonctionnent correctement avant de charger le combustible. De nombreuses opérations ont été réalisées à Flamanville 3 pour la première fois lors de ces essais. Des conditions de fonctionnement normales ont été atteintes, avec de l’eau dans le circuit primaire à une température de 303ºC et une pression de 154 bars. Le refroidissement du circuit primaire par le circuit secondaire dans les générateurs de vapeur a également été réalisé. Des tests de coupure de courant ont également été effectués. Plus tôt ce mois-ci, la turbine de Flamanville 3 a été exploitée pour la première fois à vitesse nominale – 1500 tours par minute au cours de ces essais à chaud.

«Cela fait plus de 20 ans que nous n’avions pas réalisé d’essais à chaud sur une centrale [nucléaire] démarrant en France», a précisé Sébastien Bachère, directeur de la mise en service de Flamanville 3. «Il s’agit d’une étape déterminante pour le projet EPR. Avec plus de 1 000 tests effectués, 10 000 critères de conception testés et un taux de conformité de plus de 95%, nous pouvons être satisfaits des résultats de ces tests. »

La construction de l’EPR de Flamanville a débuté en décembre 2007, avec une exploitation commerciale initialement prévue en 2013. Le chargement de combustible dans le cœur du réacteur est désormais prévu pour fin 2022.

« Grâce aux tests à chaud, le fonctionnement du réacteur nucléaire a été étudié, y compris dans de nombreuses situations accidentelles, pour vérifier le bon fonctionnement des installations dans les configurations les plus restrictives possibles », a déclaré EDF. « Cette séquence a également permis de vérifier la capacité de l’équipe à exploiter le réacteur en toute sécurité. »

En décembre 2018, l’unité 1 de l’usine de Taishan dans la province chinoise du Guangdong est devenue le premier EPR à entrer en exploitation commerciale. Taishan 2 a commencé ses opérations commerciales en septembre 2019. Olkiluoto 3 en Finlande, le premier EPR du genre, a terminé des tests fonctionnels à chaud et se prépare à charger le combustible. Deux unités EPR sont également en construction dans le cadre du projet Hinkley Point C dans le Somerset, au Royaume-Uni.

Source : World Nuclear News

Notes. L’EPR français de Flamanville devait être construit en 5 ans pour un coût de 3,3 milliards d’euros. Finalement il sera mis en service en 2022 après 15 ans de chantier et 12,4 milliards d’euros. Les deux EPR chinois ont été mis en service après 9 ans de chantier pour un prix unitaire de 6,1 milliards d’euros. Quant à l’EPR finlandais d’Olkiluoto dont la construction a débuté en 2005 le coût final de cette installation n’est pas connu précisément car il existe un contentieux entre AREVA devenue une filiale d’EDF et la société finlandaise TVO mais il devrait dépasser 15 milliards d’euros et le surcoût sera pris en charge par les contribuables français via leur facture d’électricité alors qu’EDF est contraint, dans ces conditions financières pour le moins inquiétantes, à fermer les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim. Le peuple français est démuni de son patrimoine nucléaire civil, le seul secteur industriel fonctionnant encore à peu près correctement dans ce pays. Ce pays est foutu comme le dit H16 …

Les alarmistes du réchauffement climatique doivent revoir leur copie

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L’estimation des températures passées, au cours des dix mille dernières années, ont été largement et systématiquement surestimées en utilisant les « proxys » liés à l’évaporation différentielle entre l’eau contenant un oxygène-16 et l’eau contenant un oxygène-17 ou la présence de composés plus enrichis que la normale en carbone-13. Il en est de même en étudiant les pollens emprisonnés dans des sédiments car on est alors confronté à des conditions locales de pluviométrie, de régimes des vents et d’autres paramètres difficiles à calibrer. Pour reconstituer une évolution des températures au cours des millénaires passés il existe cependant un « proxy » qui a été très précisément calibré par une équipe de paléo-climatologues de l’Université Sun Yat-sen à Guangzhou en Chine. Il s’agit de constituants des parois bactériennes appelés dialkyl-glycerol-tetraethers provenant de bactéries acidophiles que l’on peut retrouver dans les sédiments des lacs ou les sédiments marins. Ces bactéries vivent dans le sol et sont lessivées par les précipitations pour se retrouver ensuite dans les sédiments lacustres ou marins. Selon l’hygrométrie et la température, des changements structuraux subtils ont pu être identifiés en procédant à des analyses détaillées des diverses familles de molécules de cette classe. En bref, si la « météorologie » est plus humide il y a plus de cyclisation de certaines parties de ces molécules complexes et si la température est plus élevée ces mêmes édifices moléculaires sont soumis à une méthylation plus intense. Ces découvertes récentes ont été très finement calibrées par cette équipe chinoise à la suite d’analyses de plus de 200 carottages de sédiments lacustres et de rivières disséminés sur la totalité du sol du territoire chinois. Rapprochant ces résultats issus d’une très haute technologie d’analyse moléculaire des chroniques relatives aux évènements climatiques puis des relevés beaucoup plus scientifiques des diverses stations météorologiques également disséminées sur le territoire de la Chine, ces infimes variations moléculaires ont pu être calibrées pour remonter finalement à une évaluation très précises des températures et des régimes pluviaux prévalant au cours des dix mille dernières années (lien ci-dessous dans le texte).

C’est ce qu’une équipe de paléo-climatologues de l’Université scientifique de Lyon et de l’Ecole normale supérieure de la même ville a appliqué au carottage des sédiments d’un petit lac du Velay en France qui présente tous les avantages pour qu’une telle étude aboutisse à une évaluation incontestable de l’évolution des températures au cours des dix mille dernières années. Il faut ici faire quelques précisions pour bien comprendre de degré de difficulté de ce type d’approche. Le lac de Saint-Front près du Mont Mezenc, un lac de type volcanique de cratère, petit – 500 mètres de diamètre – mais d’une profondeur évaluée à une centaine de mètres offre tous les avantages d’une telle étude car ses eaux proviennent surtout de sources profondes et les eaux de ruissellement apportant les bactéries des sols environnants, objet de cette étude, ne sont pas prédominantes. Il n’a donc pas été nécessaire de procéder à une multitude d’ajustements ou de corrections pour atteindre un résultat qui au final aurait pu être contestable.

On peut honnêtement dire que les travaux réalisés sous la direction du Docteur Ménot de l’Université de Lyon et de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon ne sont entachés d’aucun biais contestable.

Qu’a mis en évidence cette étude ?

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De l’article publié dans les Quarternary Science Reviews aimablement communiqué par le Docteur Ménot j’ai tiré le graphique ci-dessus qui mérite quelques explications pour être compréhensible aux néophytes dont je fais partie. Le cadre général est exprimé en milliers d’années avant le présent, c’est-à-dire que plus on est à la droite du graphique plus on remonte dans le temps. Juste au dessus de l’échelle de temps sont représentés les avancées et les reculs des glaciers alpins. Les zones hachurées représentent l’occupation humaine autour du lac de St-Front et entre 8000 et 11000 ans la forte abondance de pollens de noisetier (Corylus) aussi appelé coudrier. De haut en bas le graphe I est une reconstitution des températures annuelles moyennes à l’aide des pollen par deux techniques de calcul : WAPLS (Weighted Averaging Partial Least Square) et MAT (Modern Assemblage Technique) avec les marges d’incertitude figurées par les courbes en pointillé ou la zone verte respectivement. La reconstitution des températures annuelles moyennes est rendue possible en se reportant à une banque de données établie à l’échelle mondiale à partir de dizaines de milliers d’échantillons de pollen.

Dans la partie inférieure du graphique figure une reconstitution des températures moyenne à partir de l’analyse fine des dialkyl-glycerol-tetraethers d’origine bactérienne en considérant les taux de méthylation (MBT) ou de cyclisation (CBT) de ces empreintes de parois bactériennes. Les curieux peuvent lire l’article relatif à ce sujet ( https://doi.org/10.1038/s41598-019-39147-9 ). L’incertitude est exprimée par la plage colorée. La courbe située en dessous représente la différence entre les deux techniques, pollens ou bactéries ayant permis de reconstituer les températures annuelles moyennes de l’air (ΔMAAT). Il existe une concordance satisfaisante entre ces deux approches jusque vers 8500 ans avant le temps présent.

Toutefois, ces deux dernières courbes conduisent à une information supplémentaire qui n’apparaît pas clairement avec la reconstitution des températures moyennes annuelles à l’aide des grains de pollens. Cette information est la chute relative des températures correspondant à des épisodes de refroidissement généralisé du climat symbolisés par les barres verticales bleues. Il s’agit dans l’ordre, en remontant dans le temps de la période froide après la chute de l’Empire romain correspondant aux grandes invasions suivie (toujours en remontant dans le temps) de l’épisode froid à la fin de l’optimum climatique romain qui provoqua cette chute de l’Empire romain. Puis la période froide de l’âge du fer, puis vers 4000 et 6000 ans avant le temps présent deux épisodes froids bordant l’optimum climatique mycénien et enfin divers évènements de refroidissement général des températures identifiés aussi bien en Europe qu’en Chine. Si cet intervalle de temps correspond à une période interglaciaire il est important de rappeler ici que l’insolation moyenne en juillet a toujours eu tendance à diminuer depuis 10000 ans passant de 510 à 490 Watts par m2 à la latitude de 45°N.

Depuis la fin du Dryas récent, c’est-à-dire la fin de la grande glaciation qui sévit sur l’Europe et d’autres régions du monde pendant près de 100000 ans, après une remontée brutale des températures favorisant la fonte des calottes glaciaires qui, puisqu’on se trouve dans la région lyonnaise, atteignaient la ville de Lyon, ces mêmes températures n’ont cessé de diminuer jusqu’à nos jours et l’analyse fine de ces dialkyl-glycerol-tetraéthers bactériens l’a montré sans ambiguïté. Depuis la fin du Dryas récent, c’est-à-dire depuis le début de l’Holocène, après un accroissement considérable des températures moyennes ayant provoqué la fonte des calottes glaciaires continentales ces températures n’ont cessé de chuter. Ce résultat contredit ce que les climatologues affirment, à savoir que la planète entière entre à nouveau dans une ère de réchauffement. Tout au contraire cette même planète se trouve vivre la fin d’une ère interglaciaire qui débuta au cours du Dryas récent et apporta des températures clémentes et une pluviométrie favorable ayant contribué à l’apparition de l’agriculture au Moyen-Orient et en Chine, l’abondance des récoltes, la création des villes, de l’écriture, en un mot la civilisation telle qu’on la connaît aujourd’hui.

Source et illustrations : https://doi.org/10.1016/j.quascirev.2019.106109

En France où passe tout ce pognon de fou ?

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J’ai noté sur un bout de papier diverses données relatives au budget de l’Etat français dont le poids représente 56 % du produit national brut, une notion contestable mais qui néanmoins donne une image de la réalité. Pendant des années, depuis le septennat de Giscard, ce sont les petits arrangements entre amis politiques qui se sont surajouté les uns après les autres pour former un système kafkaïen de passe-droit, d’avantages fiscaux, de facilités variées pour laisser circuler librement les capitaux, c’est du moins ce qu’affirmaient les politiciens. Simultanément la complexification du code du travail a figé la créativité des entrepreneurs et, ajoutant à ce code d’une complexité telle qu’aucun autre pays dans le monde oserait s’en inspirer, les mesures fiscales imposées aux entreprises découragent plus d’un citoyen de laisser libre cours à ses projets d’entrepreneur. L’ensemble de ces lois et décrets a conduit l’Etat français au bord du gouffre.

La dette de la France, toutes dettes confondues, hors dettes privées, des entreprises et des personnes physiques, mais incluant les dettes des entreprises publiques, des hôpitaux et des collectivités locales atteint 3,5 fois le montant du PIB : encore plus que celle du Japon, pays tant critiqué par de nombreux analystes économiques pour sa gestion. Peu de ces analystes dénoncent le montant monstrueux de la dette de l’Etat français. Et pourtant, tous ces petits arrangements de copinage accumulés avec les années qui devraient faire l’objet d’un audit détaillé et impartial montrent que les quelques centaines de niches fiscales organisées pour favoriser les uns ou les autres représentent un manque à gagner pour l’Etat français de 200 milliards d’euro chaque année. La corruption, le plus souvent organisée par les politiciens eux-mêmes, représente également 200 milliards perdus chaque année. Ce poste comprend les arrangements consentis par le ministère des finances pour les plus riches afin qu’ils protègent au mieux leur patrimoine considérant qu’ils sont utiles pour l’économie française, ce qui conduit tout naturellement à des évasions fiscales massives. Bref, il s’agit d’une collusion entre le monde politique et le monde financier puisque c’est ce dernier qui dirige le pays et non pas les élus.

À tous ces manques à gagner pour l’Etat il est également intéressant de se pencher sur les postes de dépense extravagants. La « politique de la famille » coûte globalement à l’Etat 300 milliards d’euros par an si on prend en compte les allocations familiales, les réductions d’impôt selon le nombre d’enfants, les allocations variées de rentrée scolaire ainsi que la prise en charge des visites prénatales et post-natales, sans oublier les congés accordés aux mères en partie à la charge de l’Etat. Le chiffre de 300 milliards est une estimation haute qui peut être contestée puisque les estimations varient entre 75 et 300 milliards. J’ai tout noté depuis plus d’un mois ! Et pourtant … le taux de natalité en France diminue régulièrement pour ne plus assurer le renouvellement de la population. Si on entre dans le détail il faut reconnaître que pour les Français « de souche » le taux de natalité est à peine de 1,4 enfant par femme féconde et le taux de natalité global de la France reste enviable pour des pays comme l’Espagne, l’Italie ou encore l’Allemagne car dans la population immigrée ancienne ou récente ce taux est très supérieur à 1,4 enfant par femme. En effet, avoir des enfants, beaucoup d’enfants, correspond en Afrique, du Maghreb au sud du Sahel à un capital, et en France à une rente : les immigrés d’Afrique ont importé leur concept de capital humain que représentait dans leur pays d’origine le fait d’avoir beaucoup d’enfants, plus de 4 par couple. Ce n’est pas moi qui l’affirme mais une des sources citées en fin de billet.

Et pour ne pas être en reste il faut ajouter deux postes à ce manque à gagner qui se monte déjà à plus de 200 milliards par an (on ne peut pas tout supprimer) : le coût de fonctionnement global de ce monde politique qui s’élève à 15 milliards par an, vous avez bien lu. Deux petits détails : le seul fonctionnement du Sénat coûte aux contribuables 1 milliard d’euros par an et celui de l’Elysée, il y a moins de rentiers à l’Elysée qu’au Sénat, seulement 105 millions d’euros par an ! Pour aggraver la situation l’administration, je n’ose pas dire toute l’administration mais seulement celle de la santé, accepte les yeux fermés ou sur ordre du gouvernement de laisser passer une fraude sur les retraites ou les soins de santé, fraude qui coûte aux contribuables 15 milliards d’euros par an. Au bas mot si le gouvernement acceptait qu’un bureau d’audit privé passe en revue l’ensemble des dépenses de l’Etat, un premier jet d’une telle intervention d’audit, si elle était prise en considération, ce qu’elle ne fait jamais avec les rapports de la Cour des Comptes, permettrait instantanément d’économiser au moins 430 milliards d’euros.

À ces économies l’audit des comptes publics qui est réclamé par un nombre croissant de citoyens pourrait se pencher sur les subventions accordées généreusement par l’Etat aux « associations à but non lucratif type loi de 1901 ». La grande majorité de ces associations est inutile voire néfaste. Mais encore une fois les lois sont ainsi faites pour encourager une autre forme de corruption légale car un grand nombre de ces associations représente un levier pour l’action des politiciens. Les estimations du montant des aides de l’Etat aux associations sont très vagues puisque certains analystes mentionnent seulement 10 milliards d’euros et d’autres jusqu’à 50 milliards par an. Quel est le montant exact des aides de l’Etat aux partis politiques et aux syndicats ? Nul ne le sait car il s’agit pour les premières de copinages sordides décidés depuis longtemps par ce même monde politique et pour les syndicats il s’agit d’acheter la paix sociale, on peut légitimement s’étonner.

Il y a donc des « mines » d’économies parfaitement exploitables pour équilibrer le budget de l’Etat qui ainsi pourra commencer à rembourser ses dettes plutôt que de léguer ce fardeau à nos petits-enfants. De plus toutes les « économies » réalisables – demain matin – permettraient de réduire substantiellement les impôts et autres taxes ou contributions car l’Etat français dans sa frénésie de taxations diverses ne fait qu’accélérer la paupérisation du petit peuple. Enfin, comme une cerise sur ce gâteau fiscal et tout ce pognon fou dépensé outrageusement, il ne faut pas oublier les taxes sur les carburants, l’électricité et le gaz qui ne servent qu’à défigurer la campagne française profonde avec d’énormes moulins à vent qui ne servent à rien. Ce sont des impôts déguisés en « contribution pour le sauvetage du climat ». On ne peut qu’être admiratif devant cette créativité à double sens des services financiers français. Mais si cette situation perdure il est certain que ça ne pourra que très mal se terminer …

Sources : par ordre alphabétique Patrick Artus, Philippe Béchade, Olivier Delamarche, Charles Gave, Jacques Sapir, Eric Zemmour, et bien d’autres analystes qui, raisonnablement, ne peuvent être taxés ni d’extrême gauche ni d’extrême droite.

Illustration. Fondation d’une éolienne dans la campagne française, voilà où passe par exemple tout de pognon fou …

Brèves.

Le prix de l’essence dans l’archipel des Canaries

Ici à Tenerife où j’ai choisi de vivre ma retraite paisiblement loin des frimas hivernaux et des chaleurs étouffantes estivales car le climat y est printanier toute l’année il se prépare une révolte type « gilets jaunes » et les premiers à manifester seront les chauffeurs de taxi. La situation des chauffeurs de taxi à Santa Cruz de Tenerife – je fais cette précision car il existe une autre ville dans l’île de La Palma également appelée Santa Cruz – est catastrophique. Il y a eu trop de licences accordées par la mairie au moment de la grande crise de 2008 pour combattre le chômage et tous ces hommes et femmes, endettés pendant des années pour rembourser leur banquier qui leur avait accordé un crédit pour acheter, qui une Prius, qui une Mercedes, et être promus chauffeurs de taxi, crèvent la faim car il y a trop de concurrence puisqu’il y a trop de taxis. J’avais un rendez-vous ce mercredi 8 janvier avec un médecin tôt le matin dans le centre de santé dont je dépends et j’ai choisi de faire appel à un taxi pour me conduire dans cet endroit situé à deux kilomètres et demi de mon domicile d’autant plus que le temps était exceptionnellement maussade.

Ayant tout de suite identifié que j’étais un Français en raison de mon accent le chauffeur entama la conversation et je répondis dans mon espagnol approximatif. Il me parla des « gilets jaunes » avec admiration. Et il m’avoua qu’ici, dans cette île paisible, la révolte couvait. Il me parla du prix du carburant et de l’augmentation programmée de son prix. Le gouvernement local a décidé que cette augmentation aurait lieu après la rentrée des classes en septembre prochain pour ne pas perturber la saison touristique. Le prix du super sans plomb va passer de un euro zéro cinq le litre à un euro cinquante.

Il avait déjà fait le calcul : 43 % d’augmentation ! Je lui ai expliqué que cette augmentation était le résultat des agissements des écologistes locaux qui ont obtenu la fermeture de la raffinerie de pétrole justement située à l’orée de la ville et qui existe depuis les années 1930 qui selon eux est polluante mais contribuait à une fiscalité très avantageuse pour tout l’archipel en ce qui concerne les carburants, ce que ces mêmes écologistes ont semblé oublier.

Mais j’ai ajouté que non seulement lui et collègues allaient souffrir de ces augmentations car il y aura aussi le gaz de pétrole pour les cuisines, le carburant pour les bateaux, le kérosène pour les avions qui augmenteront dans les mêmes proportions. Au final, dans l’archipel qui dépend largement d’importations tant de l’Espagne péninsulaire que de l’Europe, de l’Amérique du sud ou d’autres pays pour vivre tout va augmenter en conséquence puisque tous ces carburants étaient détaxés. En passant le long du port où il y a en permanence des plate-formes pétrolières en maintenance il m’a avoué (ce que je connaissais déjà) que le Maroc pompait du pétrole dans ses eaux territoriales. Je l’ai informé qu’il y avait aussi du pétrole au large des îles de Fuerteventura et de Lanzarote. Pourquoi alors avoir fermé cette raffinerie ?

En septembre prochain la situation pourrait bien être explosive ici aux Canaries et les écologistes locaux devront opter pour l’absentéisme et rester cachés chez eux. Mêmes causes et mêmes effets puisque l’élément qui a fait bondir les provinciaux français était une augmentation somme toute modeste des carburants en raison des idées stupides de ces même écologistes …

En France : le grand débat sur l’ « âge pivot » de départ à la retraite et les « régimes spéciaux ».

Juste deux exemples pour démontrer la stupidité de cet âge pivot qu’aux dernières nouvelles le gouvernement français aurait abandonné. Pourquoi, comme dans la plupart des pays de l’OCDE, le gouvernement français ne laisse-t-il pas le choix aux travailleurs, qu’ils soient employés d’une entreprise, leur propre employeur ou salariés de la fonction publique, prendre leur retraite quand ils le désirent. Pourquoi les fonctionnaires français veulent absolument légiférer sur tout ce qui concerne la vie des citoyens ? Qu’il y ait des régimes spéciaux, je veux bien, mais il faut tout de même rappeler l’origine par exemple des régimes spéciaux des agents roulants de la SNCF :

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Pour l’un de mes neveux, toute sa carrière a consisté à nettoyer les égouts de la ville de Lyon, c’est tout à fait normal qu’il ait profité de sa retraite à l’âge de 50 ans. Pour ce régime très spécial il n’y aura jamais, par décence, d’âge pivot et c’est bien normal ! A contrario l’autre exemple parle encore plus en ce qui concerne cet âge « pivot » : ma fille a commencé sa carrière à l’âge de 19 ans. Jusqu’à quel âge devra-t-elle travailler pour disposer de sa pleine retraite ? À 64 ans après avoir transpiré pendant 45 ans ? … Cette histoire de réforme des retraites françaises est stupide et pleine d’arrières pensées vraiment malsaines de la part du gouvernement français, d’autant plus que ces retraites sont, cerise sur le gâteau, taxées avec des impôts appellés pudiquement contributions (CSG) alors qu’il s’agit d’une deuxième imposition rétroactive sur le salaire perçu lors de la vie active, ce qui est parfaitement illégal en regard de la loi puisque quelle que soit cette retraite, système public ou retraite complémentaire, elle a été constituée à titre onéreux dans les deux cas. Je m’étonne d’ailleurs qu’aucun retraité ne s’émeuve de cette situation …

Illustration : Gabin dans le film « La bête humaine » de Jean Renoir