Nucléaire français : Rectification et précisions

Je m’excuse auprès de mes lecteurs de mon analyse relative aux arrêts d’un certain nombre de réacteurs nucléaires français exigés par l’autorité de sureté nucléaire (ASN). J’ai confondu deux systèmes de sécurité présents dans le bâtiment réacteur. Il y a un système assez banal situé dans la partie haute du bâtiment où se trouve le portique de levage en particulier du couvercle de la cuve avec les auxiliaires, des générateurs de vapeurs lorsqu’il faut en changer un et des pompes primaires le cas échéant. Ce portique est également utilisé pour décharger les assemblages de combustible et recharger enfin le réacteur. Ce système de sécurité ressemble à ce que l’on peut trouver dans n’importe quel bâtiment public car il s’agit d’un système d’arrosage par de l’eau froide de l’ensemble de l’installation en cas d’incident grave. Un tel dispositif n’a, à ma connaissance, jamais été utilisé dans le parc de réacteurs en France. Il a été utilisé lors de l’accident de Three Miles Island, installation à eau pressurisée construite par Babcock and Wilcox.

Le système d’injection d’urgence dont il est question aujourd’hui dans l’opinion consiste à suppléer le circuit primaire en eau dans le cas où il y aurait une baisse de pression de ce circuit provoqué par exemple, comme dans le cas de TMI, par une vanne de dépressurisation laissée en position ouverte par erreur après rechargement en combustible. Cette vanne avait précisément pour rôle de dépressuriser le circuit primaire lors d’un arrêt du réacteur. Ce système d’injection d’eau en cas de défaut de pression du circuit primaire est composé d’une tubulure d’une dizaine de mètres reliée à l’extérieur du bâtiment réacteur à une arrivée d’eau déminéralisée dont la réserve se trouve dans une bâche à l’extérieur de l’installation. Cette tubulure est munie d’une électrovanne éloignée du circuit primaire et elle est soudée à l’une des branches de refroidissement retournant vers le réacteur lui-même depuis l’un des générateurs de vapeur. Cette tubulure constituée d’acier inox 316L est soumise à de fortes contraintes thermiques près de cette soudure et lors d’arrêts de routine ou pour interventions programmées d’entretien une inspection a indiqué la présence de fissures dans la partie interne de cette tubulure de 3 centimètres d’épaisseur et de 30 centimètres de diamètre.

L’intervention opérée actuellement sur les tranches 900 MW CP0, CP1 ainsi que certaines tranches N4 et P’4 consiste à couper le tronçon de tubulure endommagé et d’en souder un autre. Ce problème de fissures de quelques mm au maximum de profondeur était connu puisque le phénomène avait été observé dans certaines unités américaines construites par Westinghouse.

Dans le cadre d’une commission parlementaire relative à l’énergie nucléaire et aux problèmes rencontrés actuellement avec le parc nucléaire français l’ancien haut commissaire à l’énergie atomique Yves Bréchet a fait devant les députés une peinture accablante des prises de position du pouvoir politique et de l’administration ministérielle au sujet de l’énergie nucléaire depuis la fermeture de Super-Phénix, l’abandon du projet Astrid et la fermeture du centre de production de Fessenheim. Libre de parole Yves Bréchet n’a pas entouré son discours d’effets de style et son exposé restera anthologique pour décrire la rare incompétence du pouvoir politique en ce qui concerne non pas seulement l’énergie nucléaire mais l’ensemble des problèmes énergétiques de la France. Depuis Jospin, sans oublier Hollande puis Macron il a taillé un costume que je ne proposerais même pas à mon pire ennemi ! Il a très bien expliqué quel était le problème de maintenance actuellement rencontré et qui doit être résolu pour des raisons de sécurité. Le parc nucléaire français est le plus sûr du monde mais l’opinion pense exactement le contraire car elle est pervertie par la propagande gauchiste anti-nucléaire. Yves Bréchet a mis, je le répète, l’accent sur le total manque de vision à long terme du gouvernement français qu’il juge comme une faute grave vis-à-vis de l’ensemble de la nation et des contribuables français.

Pour ces raisons je conseille vivement à mes lecteurs d’écouter au moins les 25 premières minutes de l’exposé de Monsieur Yves Bréchet devant les députés élus par le peuple qui sont restés médusés en écoutant ses propos cinglants : https://www.youtube.com/watch?v=L0ZX3moD_mQ&ab_channel=Littlebigfred

Des petites fissures, encore des petites fissures … 

Au cours des années 1980 j’ai travaillé dans la valorisation des technologies nucléaires françaises auprès d’EDF à Paris. Une grande partie de mon travail consistait à faire visiter les sites de production d’EDF à des clients étrangers. Tous ces visiteurs, surtout nord-américains, étaient tout simplement émerveillés par la haute technicité des ingénieurs et des techniciens à l’oeuvre par exemple dans le bâtiment réacteur lors d’un arrêt pour rechargement en combustible. La visite la plus spectaculaire pour ces potentiels clients était celle du chantier de Cruas. La première tranche était raccordée au réseau et ces visiteurs pouvaient assister à l’organisation extraordinaire du chantier comportant trois autres unités en cours de construction, l’une d’entres elles effectuant les essais à chaud dits de timbrage du circuit primaire. Il s’agissait de la tranche Cruas-3. Tous les ingénieurs, techniciens et sous-traitants avaient fait leurs premières expériences sur les sites de Tricastin ou de Bugey. La mise en chantier d’une tranche du site de Cruas se terminait ainsi 5 ans plus tard par un raccordement effectif au réseau. Cinq années pour construire une usine d’une puissance nominale de 915 MW électrique : un prouesse devenue aujourd’hui un rêve. Lors de la visite d’une unité en fonctionnement celle-ci était limitée à la salle de la turbine et de l’alternateur et de la piscine de désactivation des assemblages de combustible usés. On ne pouvait qu’entrevoir la grande porte d’entrée du bâtiment réacteur hermétiquement fermée car il était impossible d’y pénétrer.

Lors d’une visite dans le bâtiment réacteur je vantais la robotisation dans les parties dites très chaudes du circuit primaire comme le nettoyage des boites à eau des générateurs de vapeur ou encore de la cuve du réacteur. Des robots complexes évitaient au personnel de se faire irradier par les boues, invisibles d’ailleurs, qui s’accumulaient entre deux rechargements en combustible. Tous ces robots étaient issus de la collaboration entre des ingénieurs du CEA, d’EDF et de petites entreprises hautement spécialisées. Dans le bâtiment réacteur personne ne portait son regard vers le plafond de ce dernier. Pourtant il y avait un fouillis de tubulures masquées en partie par l’énorme portique capable de soulever un générateur de vapeur s’il fallait le changer en raison d’un trop grand nombre de tubes fuyards. À ce sujet un robot inspectait minutieusement à chaque arrêt de tranche les quelques 260 tubes de chaque générateur de vapeur pour obstruer ceux qui présentaient une fuite depuis les boites à eau situées dans la partie inférieure du générateur.

L’inextricable réseau de tubes pendus dans la partie haute du bâtiment réacteur avait pour fonction de refroidir l’ensemble de ce bâtiment en cas d’incident. L’incident de Three Miles Island, conception Babcock&Wilcox, avait marqué les esprits car ce système de refroidissement de sécurité avait heureusement fonctionné correctement. Les problèmes de corrosion dits sous contrainte de l’ensemble de ce circuit de sécurité animent aujourd’hui les esprits des béotiens. Il faut expliquer ce que cela signifie. En cours de fonctionnement le bâtiment réacteur est hermétiquement fermé et la chaleur qui y règne est de l’ordre, dans la partie haute, là où se trouve le circuit d’aspersion de sécurité avec de l’eau froide, d’environ 200 degrés. L’atmosphère du bâtiment n’est pas inerte puisqu’il y a de l’oxygène et l’ensemble est soumis à un flux de neutrons. Ces conditions favorisent l’apparition de corrosions malgré le fait que l’acier utilisé pour toutes les tubulures du circuit de refroidissement d’urgence est de la meilleure qualité possible, d’une manière générale de l’acier 316-L, l’un des alliages le plus résistant à la corrosion.

Ce qui arrive aujourd’hui devait arriver. Des inspecteurs de l’ASN, l’agence de sécurité du nucléaire, ont découvert de nombreux point de corrosion dans l’ensemble de ce circuit de refroidissement de sécurité d’urgence et, soumis à la peur du nucléaire insufflé par les groupes politiques et autres organisations ouvertement anti-nucléaires a fait le reste. L’énergie nucléaire est dangereuse et on ne peut pas se défaire de cet a priori stupide car totalement injustifié pour plaire par exemple aux Allemands qui envient la France, d’une part, mais reconnaissent sans jamais le dire que leur politique énergétique d’abandon total du nucléaire conduit le pays au désastre. Les organisations écologiques de tout poil répandent la peur car quelques fissures dans un circuit non essentiel qui n’a fonctionné que très rarement depuis Three Miles Island rend tout d’un coup obsolète l’énergie nucléaire civile.

La peur rend idiot, le cerveau ne fonctionne plus que dans le mode reptilien, voilà où en sont aujourd’hui les inspecteurs de l’ASN, encouragés par les organisations anti-nucléaire qui ne savent rien du fonctionnement d’un réacteur et qui de surcroit n’ont jamais pénétré dans un bâtiment réacteur.

Autre source à consulter : https://www.ifrap.org/agriculture-et-energie/46-du-parc-nucleaire-dedf-est-encore-larret

Nouvelles indirectes de la France métropolitaine

Il doit faire froid dans les bureaux de l’administration française, normalement surchauffés pour que le vernis à ongle de ces dames sèche plus vite, leur première occupation du matin étant de raviver ce vernis pour plaire à leur chef. En effet il aura été nécessaire à au moins une partie de cette administration 50 jours pour enfin domicilier une partie seulement de ma pension de retraite dans une autre banque, en Polynésie française de surcroit ! Et mon cas est particulier car je ne suis plus un retraité de l’Etat français résidant à l’étranger mais un retraité de l’Etat français résidant dans un territoire français d’outre-mer. Quand on est français est-on à l’étranger à Papeete ? Je peux me poser la question mais mon cas doit être inhabituel.

Pour l’autre partie de ma retraite, maintenant qu’il fait de plus en plus froid et que le Ministre de l’Economie a dit aux Français qu’il leur fallait économiser l’énergie, avec des mitaines ces dames de l’administration auront encore plus de mal pour saisir mon nouveau numéro de compte en banque sans se tromper. Et puisque leur chef constatera qu’avec le froid les dossiers s’accumulent il réclamera la création de nouveaux postes de travail pour éviter un mouvement social. Quand il fera vraiment froid dans les bureaux de l’administration on ne peux s’attendre qu’à une paralysie du système. Ainsi va la France …

Géopolitique. Petit commentaire

J’ai retrouvé avec peu de plaisir mon ordinateur et j’ai eu la triste impression que rien n’évoluait. En Ukraine le gouvernement a adopté une attitude suicidaire soutenue par les Américains, les Anglais et tous les petits caniches des USA en Europe dont Macron. À ce propos le patron du Kremlin doit bien rire en se souvenant de Brégançon et du “foutriquet” qui était en face de lui. Cette expression imagée n’est pas de votre serviteur mais de Michel Onfray. Alors les nuages s’accumulent à l’horizon et l’opération spéciale russe dans le Donbass pour libérer les russophones de la région ne fait qu’enrichir les industriels de l’armement sans que qui que ce soit ne fasse une quelconque prospective sur l’avenir de l’Europe. Sauf les Allemands qui ont décidé d’investir trois fois plus que la France dans l’armement. Et pourquoi donc ? Pour réaliser leur vieux rêve millénaire de domination de l’Europe.

La France est paralysée par son endettement monstrueux et ne peut plus occuper la place d’initiateur. Inexorablement la France deviendra le vassal de l’Allemagne, sauf qu’il y a une petite lueur d’espoir au milieu de ces sombres nuages : la décision incontournable de la Russie de réduire les livraisons de gaz à l’Allemagne et à d’autres pays européens inamicaux. Dans l’état actuel de la situation l’Allemagne ne pourra pas faire fonctionner son industrie dès que l’automne pointera son nez. La superbe de Berlin s’effondrera et alors toutes les velléités de domination allemande disparaîtront. La chute de l’économie allemande sera tout simplement catastrophique, organisée de longue date par les “verts” allemands. Sans gaz russe tout l’échafaudage énergétique allemand s’effondrera entrainant l’économie du pays vers l’abime. À cela s’ajoute maintenant le scandale d’Amnesty International dans la droite ligne des mensonges à répétition des Occidentaux.

Avec la chute programmée de l’Allemagne ce sera l’effondrement de la zone euro et de l’Union européenne. Dans quelques années et rétrospectivement on aura le droit de remercier le maître du Kremlin pour sa lucidité, sa patience et son réalisme. Pour se rendre compte des enjeux cette petite discussion riche d’enseignements :

Prochain billet : Nouméa ou Papeete ?

Les contribuables français vont aimer …

La Russie a récupéré deux canons automoteurs français Caesar revendus par l’Ukraine, par Christelle Néant.

Confirmant des rumeurs qui circulaient depuis plusieurs jours, la chaîne Telegram Rybar et des sources militaires françaises ont confirmé que deux canons automoteurs Caesar français fournis par Paris à l’Ukraine avaient été revendus par cette dernière, et qu’ils ont fini en Russie où ils sont actuellement décortiqués.

Le 20 juin 2022, l’avocat français Régis de Castelnau publiait sur Twitter un post annonçant que la Russie avait mis la main sur deux canons automoteurs Caesar que la France avait fournis à l’Ukraine.

Sur le coup l’information semblait trop énorme, et il n’y avait pas de confirmation, jusqu’au 23 juin, lorsque la compagnie Ouralvagonzavod citée dans le tweet de Régis de Castelnau a répondu avec son compte officiel sur la chaîne Telegram de l’avocat français.

« Bonjour, Monsieur Régis.

Veuillez transmettre nos remerciements au Président Macron pour le don des canons automoteurs.
Ce matériel n’est bien sûr pas tip top… pas comme notre MSTA-S !
Mais néanmoins, il sera utile. Envoyez-en plus – nous les démonterons ».

Le ton ironique du post laissait planer un doute, d’où le fait que je n’avais pas relayé cette information. Jusqu’au 29 juin, lorsque j’ai reçu conjointement confirmation des faits à la fois par Rybar (qui est toujours bien informé), et de sources militaires françaises.

Ainsi on apprend par Rybar comment la Russie a mis la main sur les deux canons automoteurs français Caesar qui avaient été fournis à l’Ukraine. Sur l’ensemble des canons Caesar qui ont été fournis à Kiev, il s’avère que trois ont été détruits lors de frappes aériennes sur Kourakhovo, un a été détruit sur l’île Koubanski dans la région d’Odessa et deux ont été vendus pour le prix ridicule de 120 000 dollars pièce ! 

Pour information un canon automoteur Caesar vaut environ 7 millions d’euros ! Donc la France a fourni pour 14 millions d’euros deux canons automoteurs Caesar qui ont été revendus pour 240 000 dollars. Les contribuables français apprécieront de savoir que leurs impôts servent à payer une telle gabegie !

Il y a fort à parier que les canons ont été revendus à un intermédiaire (groupe armé ou marchand d’armes) qui a lui même revendu les canons automoteurs à la Russie, qui peut maintenant les démonter, et les analyser. Ce qui présente un intérêt pour Moscou c’est le système de guidage et de coordination des tirs du canon automoteur Caesar.

Voilà à quoi a mené la bêtise des autorités françaises couplée à la corruption endémique en Ukraine : la Russie va pouvoir analyser et potentiellement copier les systèmes de guidage et de coordination du canon automoteur Caesar. Bravo !!!

Et cerise sur le gâteau non seulement cette fourniture de canons automoteurs a dépouillé plusieurs unités françaises de leur artillerie (certaines n’ont plus qu’un Caesar en leur possession), mais en prime, une partie de ces pièces d’artillerie étaient destinées au Maroc dans le cadre de contrats gouvernementaux, et le reste avait été retiré du service.

Voilà le niveau d’incompétence d’Emmanuel Macron ! Non seulement il a achevé de détruire les relations franco-russes en disant d’un ton méprisant à Vladimir Poutine quatre jours avant le lancement de l’opération militaire russe qu’il s’en foutait des propositions des séparatistes (violant ainsi les accords de Minsk) et qu’il ne savait pas où son juriste a appris le droit – alors que je rappelle que le président russe est titulaire d’un diplôme en droit de l’université de Leningrad (!!!) – mais en plus il a dépouillé l’armée française pour permettre à quelques Ukrainiens de se remplir les poches et à la Russie de pouvoir faire de la rétro-ingénierie sur les canons automoteurs Caesar !!!

Eh bien heureusement que le surnom d’Emmanuel Macron c’est le « Mozart de la finance », parce que sinon je ne vous raconte pas ce qui se serait passé ! Je rappelle que la France s’est déjà rendue complice des crimes de guerre de l’Ukraine en fournissant à Kiev des canons automoteurs Caesar utilisés contre les zones résidentielles du Donbass, et maintenant grâce à son incompétence crasse, le président français vient d’offrir sur un plateau d’argent ces mêmes canons à un pays désigné par l’OTAN comme une menace ! Bravissimo !

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir averti depuis des années, et encore plus depuis le lancement de l’opération militaire spéciale russe, sur le niveau de corruption stratosphérique en Ukraine et le fait que les armes occidentales fournies à Kiev finissent souvent revendues ! Là où les Américains avaient eu l’intelligence de mettre en place un système d’audit régulier des armes qu’ils fournissaient à l’Ukraine avant l’opération militaire spéciale russe, la France a donné ces canons automoteurs Caesar sans aucune mesure de surveillance ! Et encore heureux que c’est la Russie qui les a acquis et pas je ne sais quel groupe terroriste ! Sans cela je vous laisse imaginer ce que ça aurait pu donner ! Voilà le gouvernement d’incompétents pour lequel les Français ont voté pour cinq ans de plus…

Christelle Néant

source : Donbass Insider

Yemen et Ukraine : où est la différence ?

Il y a toujours un conflit armé dont plus personne ne parle et que les Occidentaux appellent pudiquement « la guerre du Yemen ». La France, troisième vendeur d’armements au monde, a fourni des armements tels que des canons autotractés à l’Arabie saoudite supposés, selon le contrat passé avec la famille Saoud, n’être utilisés que pour défendre le pays. Dans la réalité ces canons sont pointés vers les villes du Yemen et tuent des civils sans que qui que ce soit s’en émeuve. Les populations meurent de faim et de maladie et tout le monde s’en moque y compris la grande figure de l’humanitarisme français, je veux parler du pseudo-philosophe en chemise blanche que tous mes lecteurs reconnaîtront. La France encore une fois a vendu des armes à l’Ukraine. Il s’agit aussi de pièces d’artillerie utilisées pour tuer les populations civiles, si possible en plus grand nombre possible.

Contrairement au Yemen il y a des sous-sols dans les immeubles d’habitation de la région de Donetsk et de la ville elle-même. Les habitants vivent comme des rats dans ces sous-sols depuis huit ans car ces bombardements n’ont jamais cessé depuis que le Président Porochenko a déclaré haut et fort qu’il fallait exterminer ces sales slaves jusqu’au dernier.

Voilà la vraie guerre d’Ukraine et comme pour celle du Yemen c’est un marché juteux pour l’une des rares industries françaises encore fonctionnelles. Donc Macron est complice des criminels de guerre de Kiev mais l’argent n’a pas d’odeur d’autant plus que ces armements sont payés grâce à l’aide de l’Union européenne à l’Ukraine, en d’autres termes avec les impôts des contribuables européens. Ces impôts ne servent pas à construire des ponts ou aider les agriculteurs européens mais à détruire des quartiers de Donetsk et tuer des innocents. Voilà où en sont arrivés l’Union européenne et la France et si quelqu’un est fier de faire partie de cette colonie américaine va-t-en guerre, ce n’est pas mon cas.

Il existe donc un parallèle entre le Yemen et l’Ukraine. Ce sont deux marchés pour les industriels de l’armement et ces deux pays sont des alibis pour l’Europe occidentale et les USA afin de contrer dans le premier cas l’influence de l’Iran qui soutient les rebelles yéménites et dans l’autre le soutien de la Russie pour sauver des vies slaves russophones de l’est de l’Ukraine persécutées et assassinées par le régime de Kiev depuis 8 ans. Je veux bien qu’un faux philosophe raconte n’importe quoi et que tous les téléspectateurs français ébahis boivent ses paroles mais il serait beaucoup plus objectif de suivre les articles et les reportages de la journaliste française Christelle Néant, d’Anne-Laure Bonnel et d’autres personnes courageuses qui relatent des faits et non les fantasmes de ce triste individu ou la propagande anti-russe constante qui inonde tous les médias européens.

Les taux des titres de dette à 10 ans français augmentent, qu’en penser ?

Que mes lecteurs soient indulgents car je ne suis ni économiste ni analyste financier. Il m’arrive donc d’écrire des absurdités. Je voudrais rappeler néanmoins qu’au cours des années 1970-1980 l’inflation atteignait parfois 13 % par an, les salaires étaient indexés sur ce taux d’inflation et les taux d’intérêt des emprunts immobiliers suivaient cette même inflation. J’ai connu cette situation au début des années 1980. La situation est toute autre aujourd’hui puisque ni les salaires ni les retraites ne suivront l’inflation, peut-être à deux chiffres, qui se profile.

Avec l’augmentation du taux des obligations d’Etat à dix ans, chaque point coûte à l’Etat 36 milliards d’euros pas an. C’est Monsieur Olivier Piacentini qui l’affirme au cours d’une entrevue sur la chaine de télévision NTD. Puisque le Ministre des finances français ne sait pas calculer, voici donc les chiffres disponibles sur le site tradingeconomics.com qui clarifieront les neurones déficientes de ce ministre et éclaireront les Français. En août 2020 le taux des obligations à dix ans était de moins 0,16 % et à ce jour 31 mai 2022 il est de plus 1,56 %. Après un bref passage en territoire positif l’intérêt du bon du trésor à dix ans et un retour en territoire négatif, ce taux n’a plus cessé d’augmenter depuis décembre 2021. Cent points de base représentant 36 milliards de coût supplémentaire pour l’Etat on se trouve donc maintenant avec un différentiel de 172 points de base. Le surcoût pour l’Etat est donc de 62 milliards par an. Les taux à dix ans sont orientés vers la hausse dans tous les pays occidentaux y compris la Suisse.

Serait-ce la fin des taux négatifs ? Cette aberration économique consistant à proposer des titres de dette à des souscripteurs qui doivent payer chaque année pour espérer retrouver leur capital de départ 10 ans plus tard est une illusion car en réalité, en Europe et aux Etats-Unis, les banques centrales rachètent ces titres de dette sur le second marché. C’est une manière détournée d’emprunter de l’argent à la banque centrale qui se moque dès lors de ces intérêts négatifs dans la mesure où son bilan est devenu monstrueux. L’inflation a perturbé ce cycle de dettes à des taux négatifs tout simplement parce que les investisseurs sont maintenant certains de ne plus retrouver leur capital initial. Donc la dette souveraine des Etats va « s’évaporer » en raison de cette inflation. Sur le papier ces Etats seront les grands bénéficiaires mais cette inflation constitue dans la vraie vie un impôt qui sera d’autant plus douloureux qu’il concernera des personnes physiques à faible revenu.

Fort heureusement la France dispose d’un institut qui calcule un taux d’inflation « optimisé ». Malheureusement cet institut calcule aussi mal que son ministre de tutelle qui est le Ministre des finances. Les boniments ministériels, un jour prochain, ne seront plus du tout convaincants et alors le peuple manifestera son mécontentement. Et comme pour aggraver la situation les déficits iront en s’amplifiant et un jour prochain la France se retrouvera sous la tutelle du Fonds Monétaire International puisque les taux offerts aux investisseurs resteront négatifs en regard de l’inflation. L’Afrique du Sud et le Brésil par exemple offrent des taux d’environ 8 % proches de l’inflation qui sévit dans ces pays. Tout est fait en France pour que la situation s’aggrave. Il est vrai que l’image de mon pays natal, vue de l’étranger, se dégrade jour après jour. Demandez aux supporters anglais et espagnols qui ont fait le déplacement pour assister au match de finale à Saint-Denis, demandez-leur ce qu’ils pensent du nouveau gouvernement français, un ramassis d’incompétents, certains d’entre eux ayant des mœurs pas très nettes, alors vous aurez en retour une image réaliste de la France : un pays en pleine déroute morale, financière et sociétale. 

La France est dirigée par des gérontocrates

À l’issue des élections présidentielles j’ai décidé de ne plus jamais voter, d’ailleurs j’ai une bonne excuse car je ne suis pas inscrit sur les listes électorales du consulat de France à Tokyo. Je ne m’intéresse plus qu’à l’actualité internationale et elle est suffisamment chargée pour négliger les magouilles électoralistes en vue des élections législatives qui aboutiront à choisir des députés n’ayant plus aucun pouvoir puisque le Président aux manettes pour 5 ans gouvernera par ordonnances téléguidé en cela par la Maison-Blanche, la Commission européenne et le Forum économique mondial. Les Français n’ont d’autre choix que de se taire et d’avaler toutes les couleuvres que leur serviront les décideurs politiques.

Comme je l’ai constaté ce matin en regardant un entretien d’Emmanuel Todd et d’Olivier Berruyer sur le site Blast la France est dirigée par des oligarques faisant partie des « boomers » et influençant le pouvoir politique sans jamais apparaître ouvertement sur la scène médiatique. Macron a été réélu par ces mêmes « boomers » car il font confiance à un gérontophile qui est donc l’un des leurs. Les deux intervenants de cet entretien sur Blast n’ont pas tenu le propos que je viens d’écrire. Il ressort que l’inflation, maintenant de l’ordre de 8 % en France va laminer les petits salaires puis les « boomers » suivront en constatant l’effondrement du pouvoir d’achat de leur retraite et ils n’apprécieront pas. Les augmentations de salaire ne sont pas à l’ordre du jour du moins dans l’esprit des dirigeants d’entreprise confrontés à une crise économique qui ne dit pas encore son nom. Celle-ci va arriver et quel que soit le nouveau gouvernement celui-ci n’aura plus aucun moyen pour stimuler l’économie sinon avoir recours à la dette.

Pendant les deux dernières années, 2020-2021 la France à réussi à augmenter sa dette de 650 milliards d’euros pour un résultat stupéfiant d’une augmentation du PIB de la nation d’à peine 50 milliards et ce n’est pas avec un tel résultat que la situation va s’améliorer, et ceci d’autant plus que les investisseurs étrangers se tournent vers d’autres pays après avoir constaté ce désastre. Il suffira d’un élément extérieur comme l’entrée en guerre de l’OTAN contre la Russie pour que la situation déjà catastrophique de la France s’aggrave et que les grincements de dents des « sans-dents » remontent jusqu’aux ors de la République. Tout concoure pour l’émergence d’une crise grave et durable. Et les retraités, les « boomers » dont je fais partie, regretteront d’avoir choisi Macron comme patron à l’autorité non partagée pour diriger le pays.

J’avoue que je suis heureux de me trouver au Japon maintenant et probablement jusqu’à la fin de mes jours selon le bon-vouloir des autorités japonaises (ce n’est pas encore gagné) car mon désir d’obtention d’un visa de longue durée pour vivre auprès de mon fils n’est pas prévu par la loi. Je reste optimiste dans la mesure où ma santé se dégrade en raison des effets à long terme du coronavirus. Alors la France, l’Europe, Ursula, Klaus et les autres, c’est bien loin. Qu’ils aillent affronter la Russie c’est leur problème sachant que le Président russe a bien prévenu : l’Europe peut être entièrement vitrifiée en moins d’une heure …

Lien d’inspiration : https://www.youtube.com/watch?v=yulAKGSFquE&ab_channel=BLAST%2CLesouffledel%27info

Ukraine : le domaine du mensonge et de la réécriture de l’histoire en temps réel

En 2014 Victoria Nulland organisa avec le concours de la CIA les « évènements de Maïdan » dont le seul but était de faire fuir le Président élu pro-russe qui fut contraint de s’exiler en Russie. Son successeur mis en place par les Américains, un dénommé Porochenko qui porte bien son nom, et qui interdit l’enseignement du russe dans les écoles, mit fin au paiement des retraites dans les oblasts russophones, ne rétribua les fonctionnaires locaux que s’ils étaient ukrainophones et ordonna à son armée noyautée par des brigades non officielles ouvertement nazies de commencer à bombarder les villes du Donbass. Peu après ces évènements et ces mesures vexatoires mises en application, les russophones du Donbass et de la péninsule de Crimée organisèrent des « votations » comme on dit en Suisse pour connaître l’opinion populaire. Les habitants de la péninsule de Crimée votèrent massivement pour un rattachement immédiat à la fédération de Russie. La Crimée est hautement stratégique et immédiatement les Occidentaux réagirent en sanctionnant la Russie.

Les habitants du Donbass subirent des bombardements incessants occasionnant la mort de plus de 13000 personnes. On a en Occident tendance à occulter cette partie de l’histoire récente de l’Ukraine. À la fin de l’année 2021 il y eut d’importants mouvements de troupes à l’ouest du Donbass laissant présager une véritable boucherie car le pouvoir politique de Kiev, refusant toute négociation dans le cadre des accords de Minsk, voulaient en finir avec ces « porcs de russophones ». Que fit le Président russe ? Sentant un génocide se préparer il organisa une remise en ordre du Donbass, une opération spéciale pour garantir la sécurité des populations civiles de cette partie de l’Ukraine répondant à l’appel de ces dernières. Des familles entières vivaient leur quotidien dans des caves pour échapper aux bombardements quotidiens, les rares personnes courageuses s’aventurant des la rue étaient abattues par des snipers, si les occidentaux, confortablement installés dans leur salon pour voir défiler la propagande occidentale ne comprennent pas ce que cela signifie, ils sont irrécupérables.

Quand le Président russe a proposé au parlement la reconnaissance des républiques autoproclamées du Donbass il n’y avait plus place pour la moindre hésitation, les bataillons ukronazis étaient prêts à la boucherie.

Voilà la genèse du conflit ukrainien actuel qui a été largement documentée par des journalistes françaises courageuses, je cite, Chrystèle Néant et Anne-Laure Bonnel qui ont fait leur travail sur le terrain au péril de leur vie. Et l’Occident dans cette histoire : une monstrueuse suite de mensonges, c’est Poutine l’agresseur, c’est Poutine le mangeur d’enfants alors que les nazis ukrainiens éventraient sans hésiter des femmes enceintes sous prétexte qu’elles étaient russophones.

Les pays occidentaux, à commencer par la France et l’Allemagne qui n’ont strictement rien fait pour faire appliquer les accords de Minsk, mentent chaque jour, chaque minute. Ils ont sanctionné la Russie. Pas de chance le peuple russe a su s’organiser depuis les premières sanctions relatives au rattachement de la Crimée. Les Occidentaux otaniens paieront pour leurs mensonges et ils en subissent déjà les conséquences. Jamais Vladimir Poutine ne reculera. Les quelques rares politiciens européens restants le savent. Ils devront se rendre à la raison ou accepter le délabrement attendu de l’Europe, de son euro artificiel, de sa Commission aussi corrompue que les gouvernements successifs de Kiev. Et l’effet en retour de ces sanctions envers la Russie sera tout simplement dévastateur. Personnellement je souhaite que l’Europe souffre, comme une punition d’avoir soutenu un régime ukrainien à la tête duquel se trouve un individu drogué et corrompu, d’avoir armé les yeux fermés des bataillons de fanatiques nazis qui n’ont qu’une idée, massacrer des russophones. Honte à l’Europe, honte aux Etats-Unis, Honte à l’Allemagne et à la France qui n’ont pas fait respecter les accords de Minsk, honte à tous les idiots qui regardent les journaux télévisés chaque jour pour se donner bonne conscience. Les Occidentaux emmenés par les Américains sont des spécialistes de la réécriture de l’histoire et aujourd’hui cette attitude scandaleuse s’effectue en temps réel. Cette histoire, dans 50 ou 100 ans révèlera les turpitudes hégémoniques des Américains. Ce sera un mauvais souvenir car l’empire américain aura disparu comme l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui, vouée à l’échec …