En France la SNCF surprendra toujours

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Quand on vient d’effectuer un séjour au Japon on ne peut que s’attendre à de mauvaises surprises avec les transports ferroviaires français. J’ignore si la France détient la palme d’or des dysfonctionnements en Europe mais si ce n’est pas le cas il n’y a pas beaucoup d’efforts à faire pour que cette compagnie nationalisée en 1936 ne détienne ce triste record. J’ai rencontré à Paris en ce début de dernière semaine de mai des amis qui m’ont déclaré leur admiration sans condition pour Macron alors que j’étais persuadé qu’ils étaient plutôt « de gauche » étant des lecteurs assidus du journal Le Monde. J’avoue pouvoir me tromper puisque ce quotidien verse maintenant dans le « macronisme » outrancier. Que mes lecteurs ne se méprennent pas je n’ai jamais relu le Monde depuis mes premières années d’étudiant à l’Université c’est-à-dire quand il était encore dirigé par Beuve-Méry, c’est dire …

Quels étaient les arguments qui avaient métamorphosé les positions politiques des ces amis de toujours ? Ils m’ont répondu qu’il n’y avait qu’à constater le brio de ce débutant en politique, jamais confronté à un quelconque scrutin électoral, avec lequel il avait réglé le problème de la SNCF … J’avoue que je fus plutôt surpris par cette réponse. Que fit Macron sinon transférer la dette monstrueuse de la compagnie nationale et l’incorporer à celle de l’Etat, vite emprunter sur les marchés quelques dizaines de milliards d’euros et comme par un tour de magie de grand politicien le problème fut réglé sans qu’il ne soit jamais remis en question le système de retraite des agents ni leurs avantages variés mis en place par le Front Populaire quand les locomotives brûlaient du charbon et qu’il fallait 6 à 7 heures pour relier Paris à Lyon ! J’ai connu cette époque riche en images ferroviaires …

Lors de mon bref séjour à Paris je me suis rendu à Joigny en train afin de visiter la maison de mon fils aîné située dans un minuscule village à la lisière des immenses champs de céréales et de petits pois. Ce jeudi 30 mai, mon fils me déposa à la gare de Joigny pour profiter du train en provenance de Macon prévu à 9h10 du matin et à destination de Paris-Bercy. L’achat du billet avec une machine automatique accepta – oh surprise ! – ma carte de crédit étrangère et une annonce sonore annonça l’arrivée du train.

Habitué à l’exactitude des trains japonais je m’attendais à avoir une surprise, le matin d’un jour férié pour des raisons relevant d’une légende religieuse surannée, et mon attente ne fut pas déçue. Quinze minutes, trente minutes, trois quarts d’heure, une heure, une heure et demi passèrent, exposé à un vent glacial, réchauffement climatique global oblige, et toujours pas de train en vue dans un silence inquiétant et presque outre-tombal. Deux vieilles femmes tentaient de se protéger du froid et j’entendais parfois le murmure de leurs dentiers qui s’entrechoquaient et quelques oiseaux qui s’appelaient timidement. L’horreur !

Finalement un train omnibus arriva et parcourut le chemin qui séparait Joigny de la gare de Lyon à Paris après 13 arrêts et une heure quarante-cinq minutes de progression poussive. J’appris auprès des contrôleurs de billets que le train Macon-Paris avait été annulé pour des raisons électriques, comme d’habitude dans ces cas-là.

Cette anecdote décrit bien dans quel état de délabrement se trouve aujourd’hui la France avec ses « services publics » supposés faire l’objet de l’admiration du monde entier. On peut se permettre de rêver mais testés quand on a connu le service ferroviaire japonais, entre parenthèses infiniment plus économique qu’en France, ce rêve a disparu quand on se trouve confronté à la réalité. Macron pourra encore emprunter des milliards d’euros pour améliorer cette indicible situation, rien ne pourra changer car la France est figée à tout jamais dans un immobilisme arrogant dont elle ne pourra se délivrer qu’à la faveur d’un chambardement provoqué par la population elle-même vivant au quotidien ce genre de situation que je viens de décrire.

À propos de l’élitisme

Les exemples vécus sont toujours les plus concrets et les plus simples à analyser. Dans cette réflexion sur l’élitisme, c’est-à-dire la stratégie adoptée par les parents pour orienter leurs enfants, à l’exclusion de toute autre forme d’élitisme en particulier dans le monde politique, je me suis appuyé sur une expérience familiale qui m’a conduit à rédiger ce billet. Le fait que ma petite-fille de onze ans – celle qui est franco-japonaise – ait opté pour suivre des cours particuliers le soir après l’école pour présenter un concours d’admission à une école privée dans deux ans et dont l’enseignement comporte comme première langue étrangère le français mais s’adresse également à des enfants issus de milieux socio-professionnels aisés a interpellé ma fille et son époux. Ces derniers sont tous deux professeurs de mathématiques en deuxième année des classes préparatoires aux grandes école d’ingénieurs respectivement dans deux lycées prestigieux de la Montagne Sainte-Geneviève à Paris. Ils ont été surpris de la décision de leur nièce, décision qui à ma connaissance n’a pas été influencée par ses parents.

Pourquoi financer des cours du soir à une jeune fille de onze ans qui a décidé de son propre chef de tenter une intégration sur concours dans une école, une « junior high school » privée réputée pour la qualité de son enseignement, si ce n’est de l’élitisme de la part des parents dès lors qu’ils acceptent de prendre en compte les désirs de leur fille ? Une gamine de 11 ans n’a en effet aucune idée de ce qu’est l’élitisme.

Pour ma fille et son époux, de purs produits du système éducatif public français, l’élitisme est réservé aux riches, par définition aux élites. Qu’une jeune fille de 11 ans exige à demi-mots que ses parents lui offrent des cours particuliers pour préparer un concours de sélection leur semble relever du plus pur élitisme alors qu’il s’agit du système éducatif japonais dans lequel une sévère sélection s’opère dès le collège. Pour schématiser, un tiers des élèves des collèges sont orientés vers des écoles techniques et vers l’apprentissage, un autre tiers ira jusqu’au baccalauréat et tentera ensuite d’acquérir des connaissances supplémentaires pour pouvoir se positionner dans le monde du travail et enfin le dernier tiers progressera jusqu’à l’université qui englobe les écoles d’ingénieurs.

Où se situe au Japon la notion d’élitisme ? Difficile de répondre à cette question puisque dès le collège la sélection est sévère. En France, contrairement à de nombreux pays européens, la position de l’éducation nationale est de bannir la notion d’élitisme « pour tous » dans la plus pure réthorique socialo-communiste consistant à effectuer un nivellement vers le bas, c’est-à-dire vers la médiocrité, en partant du principe que les enfants naissent égaux et disposent donc de chances égales pour affronter la vie. Cette philosophie semble directement inspirée du système égalitariste qui prévalait en Union soviétique – pour faire court – et qui existe toujours à Cuba. En France, bienvenue dans un monde meilleur où tous les citoyens sont égaux … une chimère idéologique qui ne peut raisonnablement pas exister.

Sous le feu de Notre-Dame couve le feu en France

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OPINION (article paru sur le quotidien en ligne Le Temps). Il y a en fait deux incendies chez nos voisins. Le plus grave est qu’on s’y déteste. On déteste tout le monde. Et c’est parfaitement détestable, selon le chroniqueur Alexis Favre du quotidien genevois Le Temps et producteur de l’émission Infrarouge sur RTS.

Je ne suis pas fâché que le hasard du calendrier et la trêve pascale m’aient offert quelques jours supplémentaires pour réfléchir à l’incendie de Notre-Dame avant de m’aventurer sur ce terrain fumeux.

Parce qu’entre Donald Trump et ses conseils de génie ignifugé (y avait qu’à envoyer des Canadair !), les 66 millions d’experts pompiers (moi je vous aurais montré comme l’éteindre, ce feu !), les complotistes de tous bords (encore un coup des islamistes, de Macron, de Nosferatu ou de George Soros), la France insoumise et sa haine de tout ce qui dépasse le smic (salauds de riches, ils feraient mieux de financer nos RTT avec leurs millions !), l’immédiateté des réactions a démontré une nouvelle fois sa fascinante faculté à produire du vide et de la bêtise à l’échelle industrielle.

365 jours sur 365

Je sais (d’ailleurs je viens de vous le dire), vous avez déjà tout lu sur l’incendie. Mais rassurez-vous, ce n’est pas de la charpente en flammes dont je vais vous parler. Ni de la flèche qui s’est écroulée devant nos yeux incrédules. Ni même du ciment de l’âme française parti en fumée (ça aussi vous l’avez entendu ad nauseam). Non, c’est l’autre incendie qui m’interpelle. Ce feu qui couve désormais sous le feu chez notre grand voisin français, 365 jours par an et 24 heures sur 24.

La France a tout inventé. En tout cas beaucoup de choses. Les Lumières, les droits de l’homme, Victor Hugo, l’époisses, l’étang de Vaccarès, la Romanée-Conti, le débat, les intellectuels, Eric Cantona, Albert Camus ou encore l’andouillette à la moutarde. Reconnaissez que ce n’est pas rien. Elle a de quoi être assez fière d’elle, la France.

Promenez-vous en France, discutez à gauche à droite, vous serez d’ailleurs surpris de l’aspiration apparente à la vie douce. A priori, tout est fait pour rentrer dans l’ordre à l’heure de l’apéro, de Marseille au Havre, en terrasse ou sur le coin du zinc.

La polémique a changé de braquet

Et pourtant. La petite polémique sympathique qui accompagnait très bien le pastis a changé de braquet. L’engueulade était un art de vivre, elle est devenue gangrène. En 2019, la France se déteste. On déteste indifféremment le président, ses ministres, les «gilets jaunes», les CRS, les étrangers, les Noirs, les Arabes, les petits Blancs trop catholiques. On déteste tout le monde. Et c’est parfaitement détestable.

Amis Français, de grâce, calmez-vous. Allez vous promener en Camargue ou sur une plage bretonne et dites-vous que l’incendie de Notre-Dame n’était peut-être rien d’autre qu’un bâtiment historique qui a pris feu et qu’il s’agit simplement de reconstruire, en mobilisant quelques énergies. Je vous promets, c’est possible. Et ça fait du bien.

Note à l’intention de mes fidèles lecteurs. Nous partons en famille à Ito (préfecture de Shizuoka) pour 48 heures, pas de billet dimanche et lundi.

Brève : Notre-Dame de Paris

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L’incendie qui a failli détruire l’ensemble de l’édifice religieux, emblème de Paris, que constitue depuis plus de 800 ans Notre-Dame de Paris ne serait-il pas un signe prémonitoire de la chute de la République française corrompue jusque dans ses plus profondes racines ?

Il est grand temps que le système politique français change. Un changement en profondeur qui introduise une réelle séparation entre le pouvoir et la justice, une abolition des privilèges de la classe politique élue, l’interdiction aux fonctionnaires voulant accéder à des fonctions politiques de retourner ensuite dans leur corps d’origine, la mise en place d’un audit des finances publiques par des personnalités indépendantes, éventuellement étrangères, la refonte du système d’éducation, la réduction des pouvoirs de l’Etat, etc …

et enfin une nouvelle constitution qui a été taillée sur mesure par De Gaulle et pour lui qui fonctionnait parce qu’il était De Gaulle mais dont ses successeurs se sont servi pour leur propres profits. De Gaulle était un homme intègre, tous ses successeurs se sont avérés corrompus …

La charpente multi-centenaire de Notre-Dame s’est effondrée, il faut détruire la charpente de la République française telle qu’elle est devenue et reconstruire une nouvelle république ouverte au peuple avec l’introduction, entre autres nombreuses réformes, du suffrage à la proportionnelle et installer un système de gouvernance par le peuple avec des référendums à l’échelle locale, départementale et nationale. Si les politiciens au pouvoir aujourd’hui ne prennent pas conscience qu’il faut radicalement changer la République française alors leurs têtes se retrouveront exposées au peuple sur des piques …

Dernière disgrâce du globalisme : l’armée française contre les « Gilets Jaunes »

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Voici la traduction d’un article de Tom Luongo, journaliste indépendant résidant en Floride, paru sur le site Strategic Culture Foundation

Peu de gens dans le monde ont eu un comportement aussi exécrable que celui du Président français Emmanuel Macron la semaine dernière, en dehors peut-être des agresseurs d’enfants. Pour un homme dont le pouvoir joue un rôle crucial pour l’avenir de millions de personnes sa décision d’ordonner à l’armée française de réprimer les manifestations des « Gilets Jaunes » avec des balles réelles est tout simplement odieux. Macron s’est défini comme l’exact symbole de ce que représente l’élite mondialiste. Son dédain pour les citoyens français dont il est à la tête est palpable tout comme son dédain pour les Britanniques qui ont voté pour le Brexit. Pour lui l’Union Européenne est « tout », l’UE est inévitable et face au choix de servir la France ou de servir l’UE, il choisit chaque fois l’UE.

C’est ce qui l’a conduit à cette décision désastreuse de déployer l’armée française dans les rues pour la première fois depuis 1948 avec ordre de tirer sur les manifestants. Et son dédain est si complet qu’il ne se rend même pas compte de ce qui pourrait se passer si l’un de ces militaires allait trop loin en croyant le Président sur parole. Heureusement, ça ne s’est pas encore produit. Dans le cas contraire Macron perdrait immédiatement le contrôle du pays s’il ne l’a pas déjà perdu.

La participation des manifestants lors de l’acte XIX a été évaluée à 125000 et le fait que beaucoup de personnes descendant dans la rue risquent de se faire tirer dessus à balles réelles n’est pas à rejeter d’un revers de la main. Macron, en tant que chef de l’Etat devrait prendre ça très au sérieux. La vraie peur de Macron ce n’est pas une manifestation violente risquant de se terminer par des morts, non, sa vraie peur c’est une manifestation pacifique. Que se passera-t-il quand l’armée se rendra compte du réel niveau de violence des manifestants qui a été systématiquement exagéré ? Pire encore l’absence de violences au cours de l’acte XIX est-il le fait que les agents provocateurs commandités par les autorités et payés 25 euros de l’heure ne se sont plus portés volontaires parce une telle rémunération n’en vaut plus la peine ? Et ce qu’ils verront lors des prochains épisodes ce seront des personnes en colère, découragées et désespérées ayant des griefs légitimes et les exprimant comme ils l’ont toujours fait, pacifiquement.

Si Macron n’alimentait pas la guerre civile avant l’épisode XIX, il le fait maintenant. En effet, un soulèvement contre un gouvernement corrompu et insensible aux revendications du peuple est une chose. Il commence par la colère, mais si le gouvernement persévère en refusant de les entendre alors ce mouvement se propagera et l’attitude hautaine de Macron ne fera qu’aggraver la situation.

Dès lors que le peuple a lancé ce combat pour l’avenir de la France ce seront les militaires qui le termineront et malheur à Macron et à l’élite dirigeante française si l’armée côtoie sur le terrain le peuple contre lequel elle a été envoyée pour tuer. Il n’y a rien de plus lâche qu’une démocratie soi-disant libérale et tolérante qui envoie la troupe pour faire taire son propre peuple et l’empêcher de descendre dans la rue.

C’est tout simplement une attitude propre à un dictateur de pacotille baignant dans l’illusion du pouvoir. Les images en provenance de France ont été horribles et ne valent pas mieux que celles de la répression menée par Mariano Rajoy contre la Catalogne lors du référendum sur l’indépendance en 2017. Cette attitude lui a coûté son poste de premier ministre. Il va en être de même pour Macron car il a franchi la ligne rouge. Macron est aux ordres de ses soutiens financiers du Forum de Davos pour prendre le contrôle de la France. Il ne sera pas démis de ses fonctions tant qu’il agira conformément à leurs souhaits. Mais à ce jour il aurait pu déjà être remplacé par quelqu’un plus apte à désamorcer la situation. Le problème est qu’il n’y a personne pour le remplacer (voir commentaire en fin de billet). Sa cote de popularité est catastrophique : il est en retard sur Marine Le Pen et le parti Rassemblement national enverra plus de députés au Parlement européen que le parti En marche au mois de mai.

Macron était déjà le leurre contre Le Pen en 2017, un globaliste habillé en réformateur et maintenant qu’il est au centre de la colère des Gilets Jaunes, il ne lui reste que le rejet brutal de ce mouvement pour sauver son mandat de président. Et les Gilets jaunes le savent de même qu’ils savent que Macron les méprise. Une répression violente n’est que l’ultime bataille d’une guerre déjà perdue. Avec une Europe enlisée dans son combat contre les partisans du Brexit et l’Italie qui enfonce le coin dans la Commission européenne il n’y a plus de marge de manoeuvre pour Macron.

Donc la situation en France va continuer jusqu’à devenir impossible. Alors la légitimité de Macron s’évaporera et un changement politique se produira. Mais les mondialistes qui sont derrière Macron et dans les milieux politiques français tenteront de repousser le plus possible cette échéance. C’est la raison pour laquelle il n’y eut pas d’actes de violence lors de l’épisode XIX des Gilets Jaunes. Le coup de bluff de Macron a fonctionné mais cela signifie que la fin de son histoire approche. On n’aurait pas pu supposer un tel destin à un tricheur pareil.

Madame Merkel vous êtes maintenant sur le pont et tenez la barre.

Bref commentaire. Les grands médias aux mains des groupes financiers qui ont soutenu Macron et l’ont finalement fait élire ne pourront pas continuer à organiser une obstruction systématique envers François Asselineau. Le candidat du Frexit et de la sortie de l’OTAN est la seule alternative crédible pour le sauvetage de la France. Force est de constater que ces médias ne jouent pas en faveur de la démocratie, c’est le moins qu’on puisse dire.

L’Allemagne et la « transition énergétique »

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Lors de la dernière réunion des chefs d’Etat de l’Union européenne, outre le sujet du Brexit il y avait aussi sur la table le dossier « climat ». Le sujet n’a été abordé que très brièvement car la Chancelière de l’Allemagne, l’économie la plus puissante de l’Europe, a tout simplement déclaré qu’il serait impossible de tenir ses engagements de réduction des émissions de CO2 ni en 2020, ni en 2030, ni en 2050. Malgré les sommes pharaoniques déjà investies dans les énergies intermittentes – jusqu’en 2015 déjà plus de 200 milliards d’euros – l’Allemagne n’a pas réussi à réduire ses émissions de CO2. La transition énergétique allemande (Energiewende) n’a pas atteint ses objectifs et pour Madame Merkel il n’est plus approprié de gaspiller de l’argent dans ce domaine. Le doublement ou le triplement du nombre d’éoliennes sur le sol allemand n’y feront rien. Les énergies intermittentes ne sont tout simplement pas adaptées à une économie moderne et dynamique comme celle de l’Allemagne. L’instabilité du réseau électrique va croissant tant au niveau de l’offre – la production – que de la qualité de l’énergie injectée sur le réseau, c’est-à-dire les problèmes quasiment insolubles de fréquence. En effet pour maintenir la stabilité globale du réseau électrique européen interconnecté il faut maintenir une fréquence de 50 Hz et seules les unités de production thermique (nucléaire, charbon ou gaz) permettent d’atteindre cette stabilité.

Comme pour beaucoup d’autres pays de l’est de l’Europe la « transition énergétique » n’est plus considérée que comme un rêve, un délire surréaliste propulsé par les écologistes. Le nord de l’Allemagne ressemble maintenant à une gigantesque ferme éolienne inefficace qui a provoqué d’immenses dommages environnementaux tant pour l’habitat sauvage, hécatombe d’oiseaux migrateurs et nocturnes, chauve-souris en voie de disparition accélérée, anciennes forêts et vieux villages historiques littéralement cernés par des moulins à vent, nuisances sonores et sanitaires, tout ça pour finalement s’apercevoir que c’est un puits financier sans fond et un leurre.

Sur le papier, tel que présenté par les écologistes il faudrait un moulin à vent par km2 du territoire allemand pour atteindre une décarbonisation totale de la production électrique.

Mais deux points essentiels n’ont pas été pris en considération dans ce calcul délirant : la conversion des moteurs thermiques des véhicules automobiles en moteurs électriques, donc le rechargement massif de ces véhicules, et le stockage de l’électricité. Or, ce dernier point relève toujours de la spéculation scientifique et technique hasardeuse. Il n’existe pas de techniques de stockage de l’électricité à grande échelle – à l’échelle de l’économie allemande – aujourd’hui. Toutes les approches actuelles dans le domaine du stockage relèvent de la fiction.

Plus important encore, la transition énergétique mobilise des surfaces au sol irrémédiablement bétonnées, justement des quantités gigantesques de béton, d’acier, de cuivre, de terres rares, de lithium, de cadmium, de matériaux composites en quantités également astronomiques. Aucun de tous ces produits n’est renouvelable et aucun d’eux ne peuvent être extraits, purifiés, pour devenir ensuite de l’énergie éolienne ou solaire sans utilisation massive d’énergie fossile. C’est tout simplement ni écologique ni renouvelable. La conséquence de cette transition énergétique est financée par le peuple qui paie sous forme de taxes son coût exorbitant. La corrélation entre le prix du kWh et la capacité d’énergie intermittente installée est claire :

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L’exemple du Danemark n’a pas frappé l’esprit des partis politiques « verts » allemands, ni l’administration française Macron. Pourtant au cours d’élections dans divers pays européens les partis politiques opposés à la transition énergétique imposée par les accords de Paris (COP21) gagnent des sièges aux parlements nationaux comme lors des dernières élections régionales aux Pays-Bas qui a résulté en 13 sièges au Sénat pour le parti nationaliste climato-sceptique Forum voor Democratie. Les pays du « Club de Visegrad » ont également adopté la même position et force est de constater que l’Allemagne vient de sérieusement mettre à mal cette absurde politique écologiste de transition énergétique en se rapprochant de la Pologne, de la Hongrie et de la République tchèque qui ont tourné le dos aux accords de Paris. Fin de l’histoire ? Peut-être bien …

Sources : blog d’Antony Watts et The Global Warming Policy Forum (thegwpf.com)

Billet d’humeur politique : vers la dictature autoritaire … en France

Macron a décidé d’inclure l’armée française dans le dispositif de maintien de l’ordre lors de la prochaine manifestation des gilets jaunes ce samedi 23 mars 2019. Ça rappelle la Commune et les répressions sanglantes des grèves de la fin du XIXe siècle. Il s’agit d’un tournant dans la stratégie coercitive du gouvernement qui ne peut plus jouer que sur la force pour se maintenir au pouvoir. L’armée n’est pas équipée de balles de caoutchouc, son équipement est létal. La moindre balle tirée par un des troufions qui se trouveront au coeur d’un mouvement de foule et qui provoquera la mort d’un manifestant pacifique sera le point de départ d’une révolution qui embrasera la France entière.

On ne peut que constater que la mascarade organisée par Macron relative au pseudo grand débat citoyen qui n’est en réalité qu’une campagne électorale pour les prochaines élections européennes payée par les contribuables totalement bluffés ne passera pas dans l’opinion. C’est certain. Il y a des limites à ne pas dépasser dans la démagogie …

Ce samedi, malgré ces nouvelles menaces mortelles, sera peut-être, mais personnellement je ne le souhaite pas, le début d’une nouvelle révolution. Je suis impatient de constater en regardant la seule chaine TV qui couvre avec impartialité ce qui arrivera en France, je veux nommer RT France.