Coronavirus : il existe un traitement, pourquoi ne pas l’utiliser ?

La Russie prévoit la commercialisation d’au moins deux vaccins immunisant contre le coronavirus dès cet automne 2020. Pour l’instant les essais en phase 3 de l’un de ces deux vaccins va comprendre les personnels hospitaliers exposés à ce virus ainsi que les diplomates qui au cours de leurs missions à l’étranger peuvent être exposés à l’agent pathogène. Il existe près d’une centaine de laboratoires dans le monde qui travaillent intensément à la mise au point de ce vaccin en particulier la firme Moderna qui a fait les délices des spéculateurs boursiers ces derniers mois. Malheureusement pour cette société les premiers essais en phase 3 à très petite échelle, une cinquantaine de volontaires, ont été particulièrement décevants puisque des effets secondaires parfois critiques ont été observés sur 97 % des volontaires tous grassement rémunérés à cet effet. En ce qui concerne la firme Gilead qui avait corrompu une grande partie du gouvernement français sa molécule antivirale a fait un flop : aucun effet statistiquement bénéfique n’a pu être démontré.

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Pourtant parmi plus de 50 pays répertoriés ayant été confrontés à la pandémie coronavirale ceux ayant utilisé l’hydroxychloroquine seule ou associée à l’azithromycine systématiquement ont pu échapper au palmarès morbide du taux de létalité dont le premier au classement revenait à la France selon les statistiques relatives à ce sujet qui dataient du début du mois de juin 2020 suivie par 4 autres pays européens, la Belgique, l’Italie, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas. Je rappelle à mes lecteurs que le taux de létalité exprimé en % est le rapport entre le nombre de morts en regard du nombre de cas infectés avérés.

Lorsque la Chine a communiqué au tout début du mois de février dernier que l’hydroxychloroquine était efficace contre la multiplication du coronavirus en culture sur des cellules épithéliales humaines les scientifiques de l’IHU de Marseille, en France, ont immédiatement mis en place des tests de dépistage PCR – la Chine avait également publié la séquence de l’ARN du virus et n’importe quel laboratoire hospitalier muni d’un synthétiseur d’ARN pouvait disposer de l’amorce nécessaire à la mise en place d’un test PCR – et on systématiquement traité les cas positifs au coronavirus dès cette positivité avérée. Les résultats ont permis de confirmer en quelques jours seulement que la combinaison hydroxychloroquine+azithromycine permettait de réduire la charge virale des patients et donc que ce traitement très peu coûteux était bien préventif et également curatif. Vingt-cinq pays n’avaient pas attendus les résultats de l’IHU de Marseille pour traiter les patients révélés positifs comme par exemple en Corée ou de manière prophylactique comme en Malaisie ou au Sénégal, des pays où toute la population est traitée en permanence avec l’hydroxychloroquine (HCQ) ou la chloroquine pour prévenir la malaria. Le Ministre de la santé du Sénégal a déclaré à propos de la toxicité de l’HCQ décrétée officiellement par le gouvernement français qu’il s’agissait d’une mauvaise blague.

Alors pourquoi les gouvernements des pays occidentaux continuent à emmerder leurs citoyens avec ce virus alors qu’il existe un traitement curatif dont l’efficacité est maintenant prouvée quoiqu’en disent encore les politiciens et les fonctionnaires internationaux tous aussi corrompus les uns que les autres par le lobby ultra-puissant de la pharmacie. Ces mercantis ont dénigré les travaux de l’IHU de Marseille tout simplement parce que ces deux molécules ne sont plus depuis longtemps protégées par des brevets et que leur synthèse couvre à peine le prix de leur conditionnement. Aujourd’hui même quand il y a un foyer de contamination (pour faire chic on parle de cluster) il se passe ce qui aurait du être mis en place dès le début de l’épidémie : 1. dépistage par PCR, 2. isolement et 3. traitement curatif puisqu’il existe. Je parle de la France avec les beaux discours du Premier ministre : il ne mentionne toujours pas l’existence de ce traitement curatif largement mis en place par 25 pays dans le monde avec des résultats probants. Et puis comme pour la vérole autrefois il faut retrouver toutes les personnes ayant pu être en contact avec les personnes contaminées, les tester et les isoler et les traiter le cas échéant. Restent des mesures simples à mettre en place si cette terreur du virus persiste encore : le port d’un masque dans les lieux fermés et la prise de température frontale par infra-rouge, ce qui est toujours de rigueur dans tous les supermarchés de ma ville de résidence Santa-Cruz de Tenerife.

La France était le premier producteur mondial de betterave sucrière, mais pour combien de temps encore ?

L’interdiction en France de la betterave sucrière génétiquement modifiée pour résister au RoundUp a été acceptée à contre-coeur par les « betteraviers » car ils auraient pu ainsi réduire l’utilisation d’engins agricoles pour les labours de désherbage et quand l’utilisation du même RoundUp a été interdite ou est en passe de l’être il a fallu donc trouver d’autres solutions pour que cette première production industrielle agricole française puisse survivre, le désherbage étant impératif pour la bonne croissance des betteraves. L’interdiction des néo-nicotinoïdes qui date de 2018 (de mémoire) va peut-être signer l’arrêt de mort de cette industrie, car il s’agit bien d’une culture industrielle (38 millions de tonnes en 2014) faisant vivre des régions entières et près de 30 sucreries en France se trouvant toutes dans les régions productrices de betterave et de près ou de loin en amont de la production d’éthanol comme additif pour les carburants des automobiles outre le sucre de table ou à usage alimentaire.

Cette année 2020 est la première étape de la descente aux enfers de la filière sucrière française métropolitaine, la production de sucre à partir de canne étant anecdotique, car l’interdiction des insecticides néonicotinoïdes a provoqué le désastre attendu dans les régions productrices de betterave avec des baisses de rendements atteignant parfois plus de 50 %. L’attaque des champs est déjà bien visible depuis le début du mois de juillet de cette année, il s’agit de la « jaunisse » de la betterave provoquée par des virus véhiculés par des pucerons, le BYV, acronyme de Beet Yellows Virus, provoquant des dégâts très graves et de deux autres virus génétiquement proches de la famille des lutéovirus, le Beet Chlorosis Virus (BChV) et le Beet Mild Yellowing Virus ( BMYV). La présence de pucerons porteurs de virus a été confirmée dès l’automne dernier dans plus de 75 % des parcelles dans les 14 départements français couvrant l’ensemble des grandes régions betteravières françaises. Il s’agit essentiellement du puceron Myzus persicae parasitant habituellement les arbres fruitiers dont le pêcher.

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Les réservoirs à virus ne sont pas seulement les betteraves elles-mêmes mais également divers adventices aux noms poétiques comme le Mouron blanc, le Séneçon, la Capselle ou la Véronique. Or l’utilisation d’herbicides étant sévèrement règlementée et l’utilisation de néonicotinoïdes maintenant interdite, il est inutile de réfléchir trop longtemps pour comprendre que les fonctionnaires de l’administration française qui n’ont jamais mis les pieds dans un champ de betterave prennent des décisions que l’on peut qualifier de criminelles pour satisfaire les esprits dérangés des écologistes qui veulent par ailleurs, et paradoxalement, développer les « biocarburants ». En 2019 les pertes de productivité s’élevaient déjà en moyenne à 28 %. Pour l’année 2020 les prévisions varient entre 50 et 70 % de pertes. Devant l’urgence l’administration du ministère de l’agriculture français a autorisé l’utilisation d’insecticides beaucoup plus dangereux que les néonicotinoïdes comme le Flonicamide ou le Spirotétramate mais le mal est déjà là.

Interpellé au Sénat au sujet du problème de la filière bettravière française le Ministre de l’Agriculture a déclaré (je cite) : « Le gouvernement cherche une solution … La détermination est aussi forte que mon inquiétude, elle est totale pour trouver une solution… Sans aucune démagogie et avec beaucoup d’énergie ». Si tout se passe comme pour l’épidémie coronavirale on ne peut que déborder d’optimisme. Bienvenue dans une France sans agriculture, sans élevage, sans pesticides, et sans industrie … C’est bien ce que veulent les écolos ?

Source partielle et illustration : Institut Technologique de la Betterave

Les trois premières fautes de Jean Castex

Avant-propos. L’article ci-dessous écrit par Thierry Meyssan, journaliste français d’investigation, m’a paru suffisamment clair pour épargner à mes lecteurs mes propres réflexions sur le sujet de la politique française. Résidant à Damas Meyssan a été accusé de tous les maux par la propagande étatique européenne et en particulier française contre le Président syrien. Il est pourtant un journaliste à l’esprit clair et c’est toujours un plaisir pour moi de le lire. Bonne lecture comme ce fut mon cas il y a trois jours.

par Thierry Meyssan

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Sans aucun doute, Jean Castex est un brillant haut fonctionnaire. Mais cela n’en fait pas l’homme de la situation pour devenir Premier ministre de la France. Il n’a pas réfléchi à la manière de restaurer le pacte social face à la globalisation financière et se satisfait de mesures pour acheter la paix sociale à court terme. Dès sa nomination, il a montré qu’il ne voulait pas réformer la classe politique, qu’il se contentait de lutter contre la pandémie en faisant comme les autres, et qu’il soutenait le projet maastrichien conçu durant la Guerre froide.

L’administration française fonctionne très bien toute seule. En ce sens, c’est l’une des meilleures au monde. Le rôle des ministres n’est pas de se substituer aux directeurs d’administration centrale qui font tourner la machine. C’est au contraire d’adapter l’administration aux changements du monde ; de l’orienter dans le sens imaginé par le président de la République et approuvé par les citoyens lors de son élection.

Le président de la République ne peut avoir d’avis sur tout. Mais ils doit penser les Affaires étrangères et la Défense, la Police et la Justice, la Monnaie et les Impôts. C’est ce que l’on appelle les fonctions régaliennes. Actuellement, il doit repenser cet ensemble pour rétablir le contrat social face à une modification profonde des structures de la société.

Les inégalités de patrimoine se sont considérablement accrues. Au cours des dernières années, les classes moyennes ont fondu comme neige au soleil et une nouvelle classe sociale est apparue qui s’est présentée à la vue de tous lors des manifestations des Gilets jaunes. L’homme le plus riche du pays dispose d’une fortune égale à ce qu’un smicard ne parvient pas à gagner brut en cinq millions d’années. Cet écart astronomique renvoie le pays à une organisation médiévale et rend impossible tout fonctionnement démocratique.

Depuis l’accident cérébral du président Jacques Chirac, le 2 septembre 2005, il n’y a plus de pilote dans l’avion. Lors des trois élections présidentielles de 2007, 2012 et 2017, aucun des candidats élus n’a présenté de vision du pays, juste des mesures sectorielles. Privée d’un président digne de ce nom, la France est dès lors à la dérive depuis 15 ans.

Le nouveau Premier ministre français, Jean Castex, est un très haut fonctionnaire dont tout le monde loue l’efficacité et l’attention aux autres. Mais ce n’est pas un responsable politique capable de fixer des objectifs nouveaux et de repenser l’architecture du système.

Son directeur de cabinet, Nicolas Revel, est partisan d’un atlantisme féroce. Il est le fils de l’académicien Jean-François Revel et de la journaliste Claude Sarraute. Le premier était le principal agent de la National Endowment for Democracy en France. La seconde était chroniqueuse au Monde. Avec humour, elle s’est appliquée à ridiculiser les syndicats ouvriers et à valoriser les combats sociétaux. Mathieu Ricard, le frère de Nicolas Revel, est un porte-parole du dalaï lama qui ne manque jamais une occasion de dénoncer la Chine.

Le bilan des premiers jours de Jean Castex à Matignon est catastrophique. Dans cet article, je pointerai ses trois premières décisions en matière d’organisation du gouvernement, de réponse à la pandémie et de politique européenne.

1- La réforme des cabinets ministériels

Dès la nomination de son gouvernement, le nouveau Premier ministre a réformé la règle limitative imposée par son prédécesseur à la composition des cabinets ministériels. Il a élargi le nombre des collaborateurs politiques de 10 à 15. En effet, les ministres des gouvernements d’Édouard Philippe se plaignaient de ne pas avoir d’équipe assez nombreuse pour pouvoir contrôler les administrations centrales. À quoi servaient donc leurs 10 collaborateurs ? À répondre au public et à améliorer leur image.

Certes, les ministres ne sont pas élus et n’ont donc de compte à rendre qu’au Premier ministre et au président de la République, pas directement aux électeurs. Mais comme chacun pense d’abord à sa carrière, puis à sa fonction, 10 collaborateurs de relations publiques, ce n’est pas de trop.

Dans ces conditions, il ne fallait pas créer 5 postes supplémentaires auprès de chaque ministre, mais veiller à ce que les collaborateurs engagés le soient dans l’intérêt du gouvernement, pas de l’avenir du ministre. En effet, sans préjuger de ce que chacun fera, il est évident que Jean Castex ne souhaite pas que les conseillers interférent avec l’administration, mais qu’ils informent les ministres sur les aspects techniques des dossiers. Ce n’est qu’un tout petit pas en avant qui ne règlera pas le problème.

2- Les masques obligatoires

Juste avant d’être nommé Premier ministre, Jean Castex fut chargé d’une mission sur le déconfinement après l’épidémie de Covid-19. Il est donc censé avoir réfléchi à la prévention de cette maladie.

Alors que le gouvernement précédent avait déclaré que les masques ne servaient pas à grand chose, Jean Castex les a rendus obligatoires. L’opinion publique a interprété à tort ce changement de consigne en fonction de la disponibilité de ces masques : quand il n’y en avait pas, ils ne servaient à rien, quant ils sont là, ils deviennent obligatoires.

En réalité, huit mois après le début de l’épidémie mondiale, on ne sait toujours pas comment ce virus se transmet et donc comment on peut éviter sa propagation. La différence des consignes n’est pas due à la disponibilité des masques, mais à la volonté du nouveau gouvernement de montrer qu’il prend les choses en main. Ce n’est pas une mesure médicale, mais une manière de se rassurer.

Souvenez-vous, lorsque le virus est arrivé en Occident, toutes les autorités affirmaient qu’il se propageait par contact via des surfaces solides. Une hystérie s’est emparée de l’Europe à propos des poignées de portes. Il suffisait d’en toucher une et de porter sa main au visage pour risquer la mort immédiate.

On avait en effet découvert que le virus pouvait survivre quelques heures sur des poignées de porte et même deux jours sur du carton. On en avait conclu que les lettres et paquets devaient être conservés pendant 48 heures avant de les ouvrir. Aujourd’hui, ces consignes paraissent idiotes et personne ne les suit. Pourtant, au plan scientifique, rien n’a changé. On n’en sait pas plus sur les modes de contamination aujourd’hui qu’hier. On a juste remarqué qu’il ne semble pas y avoir de transmission via des surfaces solides. On « croit » donc qu’elle se fait directement par quelques mystérieux liquides humains. L’« opinion » communément admise affirme que la maladie se transmet par les gouttelettes respiratoires. Il convient donc de porter le masque. Mais cette croyance n’est pas plus sûre que la précédente.

Je me souviens que l’on avait agi de la même manière lors de l’épidémie de sida. Le rétrovirus avait été identifié dans le sang et le sperme. On en avait conclu qu’il pouvait se transmettre par les moustiques et la fellation. Pendant trois ans, les autorités sanitaires de nombreux pays ont multiplié les messages de prévention en ce sens. Aujourd’hui, on sait qu’elles se trompaient. Le sida ne se transmet pas par les moustiques, ni par la fellation.

L’erreur est de croire qu’il suffit d’attraper un virus pour tomber malade. Or, le corps humain est prévu pour vivre avec de nombreux virus. La plupart du temps, il sait comment s’en protéger. Le Covid-19 est une maladie respiratoire. Elle se transmet donc a priori comme les autres maladies respiratoires : par l’air. Si c’est le cas, les seuls masques utiles doivent être hermétiques, comme des masques à gaz utilisés par les armées ou les laboratoires P4. Les masques chirurgicaux sont au contraire de fausses protection car ils n’adhèrent pas à la peau et laissent passer l’air en de nombreux endroits.

Dans le cas où le Covid-19 se transmet comme toutes les autres maladies respiratoires – ce qui est a priori l’hypothèse la plus probable -, la prévention doit être d’aérer les espaces fermés. Ce que l’OMS avait déclaré au début de la pandémie.

Cependant, un autre problème surgit. On a installé au cours des dernières années des systèmes de climatisation dans de nombreux immeubles. Si l’air climatisé absorbe des vapeurs d’eau contaminée, toutes les autres personnes respirant cet air risquent d’être contaminées. On se souvient de l’épidémie de légionellose (une infection bactérienne pulmonaire grave) lors de la convention de l’American Legion, en 1976 à Philadelphie. La même maladie fut transmise de la même manière, en 2000, à des patients de l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris, peu après son ouverture. Il fallut réformer tout le système de climatisation de ce gigantesque hôpital flambant neuf.

Il faut distinguer les systèmes de climatisation qui expulsent l’air à l’extérieur de ceux qui fonctionnent en circuit fermé, diffusant éventuellement la maladie dans tout l’établissement. Les contaminations dans les abattoirs, espaces climatisés en circuit fermé et à basse température, laissent à penser que cette hypothèse devrait être prise très au sérieux.

Envisager cette hypothèse, c’est envisager d’admettre que de nombreux bâtiments modernes doivent être réhabilités, comme on l’a fait avec l’hôpital Pompidou. Ce sont des budgets conséquents comparables à ceux que l’on dépense pour désamianter des immeubles. Pour un haut-fonctionnaire, il vaut mieux ignorer cette question. Ne rien changer, agir comme d’autres États et rendre obligatoire le port du masque.

3- Le moment hamiltonien

Le projet franco-allemand du chancelier Helmut Köhl et du président François Mitterrand fut conçu durant la Guerre froide. Énoncé par le Traité de Maastricht, en 1992, il se poursuit inexorablement. L’objectif stratégique est de construire une structure supra-étatique capable de neutraliser les divergences d’intérêt entre les deux pays et de rivaliser économiquement avec les États-Unis, la Russie et la Chine. Inexorablement, les pièces du puzzle se mettent en ordre une à une comme ce fut le cas avec le Traité constitutionnel européen.

Vue l’opposition de nombreux peuples européens à cette construction sous contrôle US, les étapes actuelles sont difficiles à franchir, mais l’épidémie du Covid-19 permet aux dirigeants allemands et français d’agir à la faveur de la panique sanitaire. C’est le hamiltonian moment (« moment hamiltonien »), par référence à la manière dont Alexander Hamilton fit basculer son pays d’un système de coopération entre États indépendants américains à une Fédération. Durant la période 1789-95, lorsqu’il fut le 1er secrétaire au Trésor des États-Unis, il fit reprendre les dettes contractées par les États membres lors de la guerre d’Indépendance par le gouvernement fédéral, créant ainsi leur dépendance. Cependant, ce ne fut que soixante-dix ans plus tard, lorsque les États du Sud refusèrent les droits de douane uniques que le gouvernement fédéral tenta de leur imposer dans l’intérêt des États du Nord que le fédéralisme s’avéra un carcan, provoquant la guerre de Sécession.

À l’issue d’un des plus longs sommets des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne, un plan de 750 milliards d’euros a été adopté par le Conseil européen pour faciliter la reprise économique post-Covid. Il ne sera pas financé par une dévaluation de l’euro car seuls 19 États en sont membres sur 27, mais par des emprunts de 30 ans. Il devrait donc être sinon impossible du moins très difficile d’organiser des sorties de l’Union sur le modèle du Royaume-Uni durant les 30 prochaines années.

Dans un premier temps, lorsque les entreprises recevront des subventions ou des prêts européens, tout le monde se réjouira. Mais lorsque les choses iront mieux et que l’on constatera s’être aliéné pour 30 ans, la révolte grondera.

Ce plan est présenté comme une mesure d’urgence face à une terrible crise. Il ne s’agit que d’un emballage de communication comme l’atteste le fait qu’une fois adopté par le Conseil des chefs d’État et de gouvernement, il a été renvoyé devant le Parlement européen et les parlements nationaux qui ne se prononceront pas avant des mois. Durant toute cette période l’aide prétendument « d’urgence » sera bloquée.

Ce plan est accompagné d’un nouveau budget de l’UE pour les sept prochaines années. Il révèle la vraie nature de cette union : par exemple, alors que l’on communiquait sur la nouvelle « Défense européenne », son budget de la Défense est divisé par deux sans explication.

C’est ce tour de passe-passe que Jean Castex vient d’avaliser, faisant passer le rêve de puissance de Kohl et Mitterrand, puis de Merkel et Macron, avant la volonté d’indépendance des peuples. Il s’agit d’un choix d’une extrême gravité qui s’est déjà fracassé les deux fois où la France seule, puis l’Allemagne seule, l’ont tenté avec Napoléon et Hitler. Dans la version actuelle, les chefs d’État des deux pays sont d’accord entre eux, mais probablement pas leurs peuples et encore moins ceux des autres pays concernés.

Emmanuel Macron et Jean Castex ont accepté à la place des Français d’enchaîner le pays à l’UE pour 30 ans afin de récupérer 40 milliards d’euros. Mais pour quoi faire ? Pour réformer le mode de rémunération du travail et résorber le gouffre social entre les ultra-riches et les autres ? Pour indemniser les Français dont le travail a été détruit par un confinement imposé ? Ou pour gagner du temps tout en préservant la paix sociale ? Malheureusement, ces deux hommes ne veulent rien changer et cet argent sera dépensé en pure perte. Thierry Meyssan, Damas, 28 juillet 2020


Grippe coronavirale en France : des faits !

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J’ai capté ce graphique au cours d’une interview du Professeur Didier Raoult il y a quelques jours. Raoult est un passionné de chiffres et de statistiques qui peuvent faire ressortir des phénomènes épidémiologiques qu’un observateur de terrain, en l’occurence un complexe hospitalier comme l’IHU + hôpital de la Timone à Marseille, peut ne jamais déceler.

Reprenant les données brutes disponibles auprès de l’administration, ici les décès facilement comptabilisés à partir des certificats établis obligatoirement à cette occasion, Raoult a montré un phénomène totalement ignoré par la presse aux ordres du gouvernement et des puissances financières qui ont installé au pouvoir le président Macron et qui contrôlent cette presse servile : au cours des 4 mois d’hiver passés, de décembre à mars inclus, il y a eu globalement moins de morts en France qu’au cours des mêmes périodes des trois années précédentes ! C’est à se demander s’il y a eu réellement une grippe coronavirale redoutable et éminemment mortelle comme on l’avait servie aux Français avec des dizaines de milliers de morts et un engorgement ingérable des services d’urgence des hôpitaux publics.

Si on considère les 30265 morts par coronavirus soit 13,7 % de toutes les causes de mortalité on peut faire quelques comparaisons intéressantes et relativiser l’ « extrême dangerosité » de ce virus qui préoccupe toujours les politiciens pour une raison que j’ai toujours beaucoup de mal à discerner sinon emmerder les citoyens encore et encore : on trouve les cancers en première ligne avec 27 % des décès (on ne peut pas mettre un masque pour se protéger d’un cancer !), suivis par les maladies cardiovasculaires – 26 % – les drogues en tous genres, tabac, alcool, stupéfiants, … : 17 %, décès suivis par l’obésité (10 %) etc, … Comme il ne faut pas oublier que le coronavirus est venu à bout majoritairement de « vieux » (50 % des morts étaient âgés de plus de 80 ans !) et de ceux, plus jeunes, souffrant aussi de maladies cardiovasculaires, de cancers et éventuellement d’obésité il est difficile de dire aujourd’hui quelle a été la contribution nette de la mortalité globale en France provoquée par ce virus, probablement à peine plus qu’une grippe saisonnière à influenza pour laquelle sont attribués 1,5 % du total des décès de ces dernières années. Toutes les données ci-dessus sont disponibles sur internet, je n’ai rien inventé.

Je doute que l’administration française osera publier des statistiques détaillées prenant en compte les co-morbidités au sujet de la grippe coronavirale de cette année 2020 car ces données ridiculiseraient l’ensemble du gouvernement et en particulier le président de la République, mais cette situation n’est pas particulière à la France. Et les dirigeants politiques continuent à entretenir la peur alors que si le nombre de cas positifs augmente sporadiquement le nombre de morts est devenu négligeable. Il est essentiel de mentionner que cette augmentation du nombre de « cas de coronavirus » sont la directe conséquence du nombre de tests enfin pratiqués à grande échelle, aussi bien en France qu’en Espagne ou encore en Italie.

Maintenant les politiciens commencent à constater que les mesures stupides et moyenâgeuses qui ont été décidées pour juguler cette grippe – finalement une simple grippette – ont tout simplement conduit à une récession économique jamais connue dans son ampleur depuis le début de la seconde guerre mondiale, alors chers politiciens cessez de nous emmerder avec ce virus !

Transition énergétique : encore plus d’impôts et de taxes !

Alors que le parti vert-pastèque a « pris le pouvoir » dans plusieurs grandes villes françaises et que le gouvernement rajoute une couche de la même couleur sur l’orientation politico-écologiste de la fin du quinquennat de Macron avec cette mascarade dite « citoyenne » du comité des 150, une véritable caricature de démocratie, dans le but de taxer encore et encore les classes moyennes et les sans-dents des provinces roulant dans de vieilles diesel en fumant une gauloise, la situation est tout aussi préoccupante en Grande-Bretagne et le Brexit n’y est pour rien.

Le monde politique britannique est plus pragmatique et plus réaliste. Boris Johnson sait qu’il y a de plus en plus de sujets de Sa Majesté faisant partie maintenant d’une sous-classe sociale pudiquement appelée les « pauvres énergétiques ». Ce sont des ménages qui, l’hiver, choisissent de ne pas chauffer leur logement pour pouvoir se nourrir et de circuler à pied ou en vélo (quand ils peuvent s’en offrir un) sur de longues distances car ils n’ont plus les moyens financiers de posséder une voiture. Cette classe sociale est déjà soumise à une multitude de taxes mises en place sous la pression du lobby écologiste dont l’objectif final est « zéro émissions de carbone ». Les taxes sur le gaz naturel domestique et le gasoil destiné au chauffage des logements représentent 3 milliards de livres sterling par an. À ces taxes il faut ajouter une contribution des consommateurs d’électricité de 10 milliards de livres pour la promotion des énergies vertes. À ces mêmes taxes il faudra ajouter 2,5 milliards de nouvelles taxes dites « taxes carbones » dont la mise en place est planifiée pour la fin de l’année 2020. L’ensemble de ces taxes, au final, va complètement effacer la suppression de la contribution de la Grande-Bretagne au budget de l’Europe consécutive au Brexit.

La situation fiscale du Royaume-Uni vérifie le vieil adage qui dit qu’il est facile de créer un nouvel impôt mais qu’il est toujours très difficile de le supprimer. En ce qui concerne l’agriculture les exploitants agricoles vont devoir payer à hauteur de 300 millions de livres par an un impôt spécial sur les émissions de gaz à effet de serre et le diesel pour les machines agricoles ne sera plus détaxé le premier janvier 2021. La pompeuse « Commission Zéro Carbone », un influant lobby vert britannique (lire ci-après) considère qu’en ce qui concerne l’agriculture ce sont les consommateurs qui adopteront des régimes alimentaires « bas carbone » (je ne sais pas ce que cela signifie) et mettront en place des circuits courts de distribution de l’alimentation. J’aimerais avoir des éclaircissements sur la distribution de denrées alimentaires directement du producteur au consommateur dans une agglomération comme celle de Londres …

L’industrie et le commerce ne sont pas en reste. En dehors des secteurs industriels gros consommateurs d’énergie, la grande majorité de l’industrie et du commerce seront affectés par les taxes « vertes » à hauteur de 2 milliards de livres de nouvelles taxes « carbone » par an. Afin d’éviter que les pays étrangers d’où sont importés des biens de consommation courante et des pièces destinées à l’industrie manufacturière nationale considèrent que le gouvernement britannique a mis en place des taxes douanières, ces dernières ont été renommées « taxes carbone » sur les émissions de carbone délocalisées. Peut-être que la France et d’autres pays de l’Europe continentale devraient s’inspirer des Anglais pour stimuler la « relocalisation » de leurs industries manufacturières. Je reste franchement rêveur sur ce dernier point.

Le Premier Ministre Boris Johnson s’émeut du danger que représentent toutes ces taxes dans le cadre de la reprise économique de l’après-Covid, situation qui pourrait également compromettre son avenir politique.

Note. En dépit de son nom la « Zero Carbon Commission » n’est pas un organisme officiel. Ses membres comprennent John Sauven, Directeur exécutif de Greenpeace UK, Georgia Berry, Directrice de la communication de OVO, le deuxième plus grand distributeur d’électricité et de gaz naturel de Grande-Bretagne, la Baronne Bryony Worthington, activiste climatique célèbre, le Professeur Fankhauser de l’Institut Grantham du changement climatique, le Professeur Ekins de l’institut des ressources renouvelables de l’University College de Londres, le Docteur Rhian-Mari Thomas du groupe de pression bancaire du Green Finance Institute, Lord Turner, ancien président du Commitee on Climate Change et Nick Butler ancien vice-président de BP : http://www.publicfirst.co.uk/new-report-for-the-zeroc-commission.html

Quand la France rançonna Haïti : le plus grand hold-up de l’histoire.

Avant-propos. En cette période troublée par des faits divers amplifiés au niveau planétaire par des médias aux ordres ayant reçu pour consigne de divertir l’opinion afin qu’elle ne prenne pas conscience (ou au mieux le plus tard possible) qu’un gouvernement mondial se met progressivement en place à la suite de l’épidémie coronavirale dont il ne restera dans les livres d’histoire qu’une modeste mention en termes de mortalité si on considère la grippe espagnole, la grippe asiatique, la pandémie de HIV, la malaria ou la tuberculose, il est opportun de faire un retour vers l’histoire passée puisque la vie des Noirs est importante (Black Live Matters). Voici la traduction d’un article paru sur le site The Conversation relatif à la France et à sa colonie sur l’île d’Hispaniola. Je souhaite à tous mes honorables lecteurs de trouver là une information sans parti-pris d’un passé peu glorieux de la France soigneusement passé sous silence dans les livres d’histoire. Article de Marlene Daut, Université de Virginie, paru le 2 juillet 2020 sur le site The Conversation.

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À la suite de l’assassinat de George Floyd, des appels ont été lancés en faveur du démantèlement des services de police et des demandes de suppression de statues commémoratives. La question des réparations pour l’esclavage a également refait surface.

Une grande partie du débat sur les réparations a tourné autour de la question de savoir si les États-Unis et le Royaume-Uni devraient enfin indemniser certains de leurs citoyens pour les coûts économiques et sociaux de l’esclavage qui persistent encore aujourd’hui. Mais pour moi, il n’y a jamais eu de cas de réparation aussi clair que celui d’Haïti.

Je suis spécialiste du colonialisme et de l’esclavage, et ce que la France a fait au peuple haïtien après la révolution haïtienne est un exemple particulièrement notoire de vol colonial. La France a institué l’esclavage sur l’île au 17ème siècle, mais, à la fin du 18ème siècle, la population asservie s’est rebellée et a finalement déclaré son indépendance. Pourtant, d’une manière ou d’une autre, au XIXe siècle, on pensait que les anciens esclavagistes du peuple haïtien devaient être indemnisés, plutôt que l’inverse.

Tout comme l’héritage de l’esclavage aux États-Unis a créé une grande disparité économique entre les Américains noirs et blancs, la taxe sur la liberté que la France a forcé Haïti à payer – appelée à l’époque une «indemnité» – a gravement endommagé la capacité à prospérer de ce nouveau pays indépendant.

Coût de l’indépendance

Haïti déclara officiellement son indépendance de la France en 1804. En octobre 1806, le pays fut divisé en deux, Alexandre Pétion régnant au sud et Henry Christophe statuant au nord. Malgré le fait que les deux dirigeants d’Haïti étaient des vétérans de la Révolution haïtienne, les Français n’avaient jamais tout à fait renoncé à reconquérir leur ancienne colonie.

En 1814, le roi Louis XVIII, qui avait aidé à renverser Napoléon au début de l’année, envoya trois commissaires en Haïti pour évaluer la volonté des dirigeants du pays de se rendre. Christophe, s’étant proclamé roi en 1811, est resté obstiné face au projet exposé par la France de rétablir l’esclavage. Craignant une guerre, le plus éminent membre du cabinet de Christophe, le baron de Vastey, insista : « Notre indépendance sera garantie par les pointes de nos baïonnettes ! ».

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En revanche, Pétion, le souverain du sud, était disposé à négocier, espérant que le pays pourrait payer la France pour la reconnaissance de son indépendance.

En 1803, Napoléon avait vendu la Louisiane aux États-Unis pour 15 millions de francs. Utilisant ce montant comme un objectif, Pétion proposa de payer le même montant. Ne voulant pas faire de compromis avec ceux qu’il considérait comme des «esclaves fugueurs», Louis XVIII rejeta l’offre. Pétion mourut subitement en 1818, mais Jean-Pierre Boyer, son successeur, poursuivit les négociations. Les pourparlers, cependant, ont continué de caler en raison de l’opposition obstinée de Christophe.

« Toute indemnisation des ex-colons », déclara le gouvernement de Christophe, « était inadmissible ».

Après la mort de Christophe en octobre 1820, Boyer put réunir les deux côtés du pays. Cependant, même avec l’obstacle de Christophe disparu, Boyer n’a pas réussi à plusieurs reprises à négocier avec succès la reconnaissance de l’indépendance de la France. Déterminé à gagner au moins la suzeraineté sur l’île – ce qui aurait fait d’Haïti un protectorat de la France – le successeur de Louis XVIII, Charles X, a réprimandé les deux commissaires de Boyer envoyés à Paris en 1824 pour tenter de négocier une indemnité en échange de la reconnaissance.

Le 17 avril 1825, le roi de France change subitement d’avis. Il publie un décret déclarant que la France reconnaîtrait l’indépendance d’Haïti mais seulement au prix de 150 millions de francs – soit 10 fois le montant que les États-Unis avaient payé pour le territoire de la Louisiane. Cette somme était destinée à compenser les colons français pour la perte de revenus de l’esclavage.

Le baron de Mackau, que Charles X a envoyé pour délivrer l’ordonnance, est arrivé en Haïti en juillet, accompagné d’une escadre de 14 frégates de guerre armées de plus de 500 canons. Le rejet de l’ordonnance signifiait presque certainement la guerre. Ce n’était pas de la diplomatie. C’était de l’extorsion.

Avec la menace de violence qui se profile, le 11 juillet 1825, Boyer signe le document fatal, qui déclare: « Les habitants actuels de la partie française de Saint-Domingue paieront… en cinq versements égaux… la somme de 150 000 000 de francs, destinée à indemniser les anciens colons ».

La prospérité française bâtie sur la pauvreté haïtienne

Des articles de journaux de l’époque révèlent que le roi de France savait que le gouvernement haïtien était à peine capable d’effectuer ces paiements, car le total représentait plus de 10 fois le budget annuel d’Haïti. Le reste du monde semble convenir que le montant est absurde. Un journaliste britannique a noté que « l’énorme prix » constituait une « somme que peu d’États européens pouvaient supporter de sacrifier ».

Obligé d’emprunter 30 millions de francs aux banques françaises pour effectuer les deux premiers paiements, ce ne fut une surprise pour personne quand Haïti fit défaut peu de temps après. Pourtant, le nouveau roi de France a envoyé une autre expédition en 1838 avec 12 navires de guerre pour forcer la main du président haïtien. La révision de 1838, qualifiée à tort de « Traité d’Amitié » a réduit le montant restant dû à 60 millions de francs, mais le gouvernement haïtien a de nouveau été contraint de contracter des emprunts écrasants pour payer le solde.

Bien que les colons aient affirmé que l’indemnité ne couvrirait qu’un douzième de la valeur de leurs biens perdus, y compris les personnes qu’ils prétendaient être leurs esclaves, le montant total de 90 millions de francs était en fait égal à cinq fois le budget annuel de la France.

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Le peuple haïtien a subi de plein fouet les conséquences du vol de la France. Boyer a prélevé des impôts draconiens afin de rembourser les prêts. Et tandis que Christophe avait été occupé à développer un système scolaire national pendant son règne, sous Boyer et tous les présidents suivants, de tels projets devaient être suspendus. De plus, les chercheurs ont constaté que la dette d’indépendance et la fuite qui en résulte sur le trésor haïtien étaient directement responsables non seulement du sous-financement de l’éducation en Haïti au XXe siècle, mais aussi du manque de soins de santé et de l’incapacité du pays à développer les infrastructures publiques.

De plus, les évaluations contemporaines révèlent qu’avec les intérêts de tous les prêts, qui n’ont été entièrement remboursés qu’en 1947, les Haïtiens ont fini par payer plus du double de la valeur des réclamations des colons. Reconnaissant la gravité de ce scandale, l’économiste français Thomas Piketty a reconnu que la France devrait rembourser au moins 28 milliards de dollars à Haïti en restitution.

Une dette à la fois morale et matérielle

Les anciens présidents français, de Jacques Chirac, à Nicolas Sarkozy, en passant par François Hollande, ont une histoire de punition, de contournement ou de minimisation des demandes d’indemnisation haïtiennes. En mai 2015, lorsque le président français François Hollande n’est devenu que le deuxième chef d’État français à se rendre en Haïti, il a admis que son pays devait « régler la dette ». Plus tard, réalisant qu’il avait involontairement fourni le carburant pour les réclamations légales déjà préparées par l’avocat Ira Kurzban au nom du peuple haïtien – l’ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide avait demandé une compensation formelle en 2002 – Hollande a précisé qu’il voulait dire que la dette de la France était simplement « morale ».

Nier que les conséquences de l’esclavage étaient également matérielles, c’est nier l’histoire française elle-même. La France a aboli tardivement l’esclavage en 1848 dans ses colonies restantes de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Réunion et de la Guyane française, qui sont encore aujourd’hui des territoires de la France. Par la suite, le gouvernement français a démontré une fois de plus sa compréhension de la relation de l’esclavage avec l’économie en se chargeant d’indemniser financièrement les anciens « propriétaires » des esclaves.

L’écart de richesse raciale qui en résulte n’est pas une métaphore. En France métropolitaine, 14,1% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. En Martinique et en Guadeloupe, en revanche, où plus de 80% de la population est d’origine africaine, les taux de pauvreté sont respectivement de 38% et 46%. Le taux de pauvreté en Haïti est encore plus terrible à 59%. Et alors que le revenu annuel médian d’une famille française est de 31 112 $, il n’est que de 450 $ pour une famille haïtienne.

Ces écarts sont la conséquence concrète du travail volé de générations d’Africains et de leurs descendants. Et parce que l’indemnité qu’Haïti a versée à la France est la première et la seule fois où un peuple anciennement esclave a été contraint d’indemniser ceux qui l’avaient autrefois asservi, Haïti devrait être au centre du mouvement mondial pour les réparations.

Bibliographie.

https://dh.virginia.edu/people/prof-marlene-l-daut

https://www.nbcnews.com/think/opinion/reparations-slavery-are-only-way-fix-america-s-racial-wealth-ncna1225251

https://theconversation.com/inside-the-kingdom-of-hayti-the-wakanda-of-the-western-hemisphere-108250

https://www.aaihs.org/haitian-writer-baron-de-vastey-and-black-atlantic-humanism-an-interview-with-marlene-l-daut/

https://rabble.ca/news/2010/11/exclusive-aristide-haiti’s-earthquake-cholera-election-reparation-and-exile

https://libcom.org/history/slavery-emancipation-1848

 

La centrale nucléaire de Fessenheim : résultat d’arrangements électoralistes et d’incompétence gouvernementale

Il n’était nullement besoin de précipiter la fermeture de l’installation électronucléaire française de Fessenheim alors qu’elle aurait pu continuer à fournir une énergie électrique totalement décarbonée pendant probablement encore 30 ans sans intervention majeure sur le site. Pour se faire bien voir par leurs amis allemands les écologistes français, aidés par ces derniers, ont avancé toutes sortes d’arguments tous aussi fallacieux les uns que les autres comme par exemple le fait que le site était situé au dessous du niveau du canal de dérivation du Rhin. L’argument sismique a été également invoqué alors que les géologues les plus éminents l’ont véhémentement réfuté. Enfin la pression du parti vert allemand qui avait choisi d’en appeler à Corine Lepage pour défendre leurs arguments auprès des tribunaux sortit triomphant de cette véritable épopée anti-nucléaire européenne quand la politique post-Fukushima allemande conforta la vision malthusienne des partis verts européens.

Outre le fait que l’arrêt de cet outil de production non-polluant est une catastrophe financière, économique, sociale, morale et environnementale, de nombreux médias l’ont exposé, il faut aujourd’hui poser le problème plus directement : Macron aura-t-il besoin de l’appui des verts pour briguer un second mandat puisqu’il suit la politique opportuniste de ses prédécesseurs ? On peut se poser la question ouvertement dans la mesure où la mise en scène obscène du comité des 150 va aboutir à des mesures pénalisantes pour chaque Français dans sa vie quotidienne et aussi pour son porte-monnaie. Toutes les mesures qui vont être décidées pour « sauver le climat » alors que la fermeture de Fessenheim va peut-être obliger la France à importer de l’Allemagne aux heures de pointe des kWh lourdement carbonés.

Il est tragiquement évident que les décisions à venir du gouvernement français seront contre-productives puisque c’est déjà le cas avec Fessenheim. La ville de Lyon, tombée dans le piège écologiste – faut-il que les Lyonnais soient devenus complètement cons (et ce mot est gentil) pour avoir vendu leur âme au diable vert-rouge – va probablement exiger à grands renforts de propagande la fermeture du centre de production de Bugey puis de celui de Saint-Alban puis celui de Cruas tous situés à une centaine de kilomètres à vol d’oiseau de l’Hôtel-de-ville de Lyon. Pourquoi pas aussi la fermeture de toutes les usines chimiques entourant l’agglomération lyonnaise ? Grâce aux manœuvres politiciennes d’alliances contre nature avec la mouvance verte qui ont été initiées par Sarkozy, reprises avec ampleur par Hollande et ensuite par Macron qui craint pour son matricule la France n’a plus d’autre issue que de régresser tout en s’enfonçant dans le pire obscurantisme qui puisse être.

Si Macron était le brillant économiste qu’il prétend être il aurait compris que la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim constitue un désastre financier. Alors il aurait pris une décision allant à l’encontre des caprices des écologistes. Il est vrai qu’il a bradé Alstom-Energie alors qu’il sévissait au Ministère des finances … et que le secteur de l’énergie échappe à sa sagacité. Bref, l’aumône ridicule de 2 milliards d’euros de « dédommagement » pour EDF me fait vraiment penser à un écroulement de l’Etat français (voir les liens ci-dessous).

Il est urgent que le peuple français se ressaisisse et fasse le ménage en profondeur. Français réveillez-vous car il en va de votre avenir et de celui de vos enfants et petits-enfants !

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/08/28/quon-ferme-fessenheim-peut-etre-mais-qui-paiera/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/01/26/suite-mon-billet-sur-la-fermeture-annoncee-du-cpn-de-fessenheim/

Je ne sais plus qui a dit : « le gouvernement français, c’est comme de regarder un groupe de chimpanzés aux commandes d’une centrale nucléaire. C’est distrayant, certes… mais nous sommes certain que ça finira mal ».

Brève. La grippe « coronavirale » est-elle la plus dangereuse depuis celle de 1919 ?

Prenons le cas des USA pour établir des comparaisons, certes contestables, qui indiquent que le nouveau virus SARS-Covid-19 n’est pas plus dangereux que le virus Influenza A H2N2 qui sévit en 1957-1958 dans le monde. Il y eut 116000 morts aux Etats-Unis pour une population de 180 millions d’habitants. Ce 29 juin 2020 le nombre de morts « confirmés » Covid-19 positifs, donc à l’exclusion de tout autre virus grippal, s’élevait à 129000 pour une population de 330 millions d’habitants.

Il suffit d’appliquer une règle de trois, comme j’aime le faire, pour en déduire que l’épidémie de 1957-1958, en tenant compte de l’augmentation de la population, équivaudrait aujourd’hui à 213000 morts. Cette grippe asiatique tua sans discernement autant de personnes de 15 à 45 ans que de « vieux » de plus de 70 ans.

Sur la base de ce raisonnement un peu spécieux je me permets donc de dire aux Américains qui veulent sans cesse être les premiers du monde dans tous les domaines qu’ils fassent encore quelques progrès pour atteindre 210000 morts avec ce coronavirus …

Je rappellerai encore ici que la grippe asiatique tua 40000 personnes en France et que le nouveau virus « chinois » n’y a pas provoqué plus de 30000 morts malgré la gestion surréaliste de cette épidémie par le gouvernement français. En corrigeant l’augmentation de la population française on arrive à la figure suivante : 40000 x (66/45) = 58600, une preuve supplémentaire que cette grippe spéciale n’avait vraiment rien d’exceptionnel.

Il reste cependant une inconnue soigneusement passée sous silence : Qu’en est-il des dégâts sanitaires de la grippe saisonnière autre que coronavirale qui n’a pas pu disparaître comme par magie et laisser la place au virus couronné ? Dix-mille, quinze-mille morts comme chaque année ?

Brève. Les électeurs français sont-ils flegmatiques à dessein ?

Alors que des milliers d’analystes politiques se plaignent de la non-représentativité du monde politique et que les citoyens revendiquent des référendums d’initiative populaire et des décisions politiques plus proches d’eux (les citoyens), ces derniers, quand il s’agit d’aller aux urnes électorales, ne se déplacent plus. Ces dernières élections municipales sont la caricature de la démocratie avec un taux d’abstention indécent. Et ces électeurs vont-ils ensuite se plaindre ? Ils n’en on tout simplement pas le droit puisqu’ils ne sont pas allé voter.

Il y a vraiment un côté illogique dans cette histoire. Les politiciens en place ne disent rien puisque cette situation les arrange et ils peuvent faire leurs petites magouilles de leur côté bien tranquillement sachant que ceux qui se déplacent pour aller voter sont des militants décidés à changer le système à leur profit. Il suffit de constater l’émergence du parti vert. Malheur à ces électeurs qui n’ont pas compris que la France s’achemine vers une dictature verte. Quand ils auront compris leur erreur il sera trop tard.

Les « silencieux », les abstentionnistes, se rendront aussi à cette évidence car ils subiront eux aussi cette dictature quand ils constateront que leurs factures d’électricité et de gaz doubleront, qu’une nouvelle taxe sur les carburants sera mise en place, qu’ils ne pourront plus utiliser leur vieille voiture diesel, et que sais-je encore, pour financer la protection du climat et de la biodiversité en hérissant la douce France de moulins à vent made in PRC. Une utopie qui sera très douloureuse !

Alors pourquoi ne pas rendre le vote obligatoire comme en Belgique ou au Japon. S’abstenir aurait de graves conséquences comme ne plus avoir droit à certaines prestations sociales, c’est le cas en Belgique qui est, de fait, un pays beaucoup plus démocratique que la France. Pour les Suisses, aller voter est un devoir citoyen et personne ne se pose la question de savoir si c’est utile ou non.

Conclusion de cette diatribe : les électeurs françaises ont creusé eux-mêmes la tombe de la démocratie française en considérant que leur suffrage était inutile, tant pis pour eux …

Brève. La France et ses angoisses …

Je discutais avec mon fils il y a quelques heures et il m’entretenait au sujet de l’animalisme. Je lui fis remarquer qu’un jour, lorsque les humains auront dicté des privilèges et des droits aux animaux il suffira de franchir un tout petit pas pour que les êtres humains deviennent eux-mêmes réduits à l’état d’animaux par un gouvernement mondial qui ne dit pas encore son nom.

George Orwell, dans son roman « La Ferme des Animaux », décrit ce qui attend l’humanité toute entière ou du moins les pays les plus poreux aux idéologies délirantes, c’est-à-dire les pays occidentaux : Europe et Amérique du Nord. L’animalisme, mouvement qui prône un régime végétarien et la remise en liberté de tous les animaux domestiqués par l’homme, est-il présent dans le groupe de 150 Français soigneusement choisis par Emmanuel Macron pour donner un vernis démocratique à des décisions totalitaires qui vont appauvrir l’ensemble de la population ? Je parie que oui. Les mouvements végans, LGBTQrstuv …, racialistes, écologistes, environnementalistes, climato-angoissés, anti-progrès technique, etc… font partie de cette mouvance intellectuelle qui s’est accoutrée de fausse science pour promouvoir leurs idées et qui veut l’imposer aux Français.

Je disais à mon fils qu’un jour ou l’autre le peuple, lassé d’être pris pour des animaux tout juste bons à payer des impôts, se révoltera et cette révolte est imminente et sera violente. Affaiblis par les mesures moyenâgeuses stupides et inefficaces prises pour juguler la grippe coronavirale qui n’aura tué qu’un tout petit peu plus que la grippe asiatique – et encore, ça se discute – les sans-dents, les petits des provinces asservis par l’administration tentaculaire centrale se révolteront. Non contents d’avoir organisé la destruction de l’économie du pays en prenant pour prétexte le coronavirus ces élites politiques, économiques et administratives organisent avec ce groupe de Français « choisis au hasard » le futur le plus inimaginable qui puisse être, un écroulement de la vieille civilisation française. Lorsque le peuple aura faim – ça ne saurait tarder – alors il deviendra violent et rien ni personne ne pourra lui resister.