Brève. Que se passe-t-il en France ?

L’armée française dispose de ses propres services de renseignements et quand des généraux en charentaises osent écrire que la situation est dégradée ils savent très bien de quoi ils parlent. L’ancien maire de Lyon, ancien ministre de l’Intérieur, a démissionné car il savait que cette situation serait incontrôlable à brève échéance. Alors que se passe-t-il en France ? 3000 cambriolages par jour, 40000 voitures brûlées chaque année, une agression sous la menace d’une arme blanche toutes les 30 secondes … Devant ces faits la police n’est même pas autorisée à utiliser son arme de service pour se défendre. La police travaille pour aucun résultat puisque la justice ne fait pas son travail et les malfaiteurs sont relâchés sur l’heure et recommencent à nuire le lendemain. Il y a en France près de 300 zones de non-droit impossibles à contrôler et tout peut y arriver.

Si un autre policier est abattu comme un lapin dans les prochains jours alors la police ne tiendra plus compte des ordres émanant de plus haut et ce sera la guerre. Voilà ce qu’ont voulu dire ces gradés de l’armée à la retraite qui, pour la plupart, ont connu le feu et la guerilla. Ils savent de quoi ils parlent et il est normal qu’ils se tiennent prêts si la situation se dégradait en quelques heures au cas où un policier exacerbé tuait une ou deux personnes dans une banlieue de n’importe quelle ville de France. Voilà ce qu’ont voulu signifier dans leur lettre ouverte ces hauts gradés de l’armée.

Réellement la France est au bord d’une véritable guerre civile, les militaires le savent, en haut lieu au gouvernement tout le monde le sait, une toute petite anicroche entre deux policier et quelques frappes armées de Kalashnikov, achetées sur le marché souterrain avec l’argent de la drogue, comme il y en a des milliers dans les banlieues, et ce sera un embrasement généralisé alors la police et la gendarmerie seront débordées et inévitablement l’armée devra réagir. Voilà ce qu’on peut dire sans se voiler la face et sans faux-fuyants. Et ce n’est pas le cas de la presse bien-pensante ni du Ministre de l’Intérieur qui n’ont rien trouvé de mieux pour dissimuler cette situation inquiétante que de dénigrer ces militaires à la retraite. C’est une honte …Quand les dirigeants politiques dénigrent l’armée de leur propre pays c’est le début de la fin.

Je rappèle à mes lecteurs que j’ai publié le texte intégral de la déclaration des hauts gradés à la retraite sur ce blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2021/04/28/actualite-la-france-est-au-bord-du-chaos/ relisez-le, vous ne trouverez aucun appel à l’insurrection mais seulement une mise en garde alarmante au sujet de faits que personne, au plus haut niveau du gouvernement, n’ignore.

Brève. Tests PCR : Où va tout ce pognon de dingue ?

Une de mes amies française s’est rendue en France quelques semaines. Elle réside ici à Tenerife et à son arrivée en France elle a été contrainte de payer un test PCR 130 euros puisqu’elle n’avait pas pris la précaution de procéder à ce test avant de se rendre dans le pays. Deux jours avant son retour en Espagne et Tenerife via un vol depuis Barcelone elle a pris ses précautions et a trouvé un laboratoire d’analyse pour procéder à un test PCR effectué moins de trois jours avant son voyage selon la loi espagnole. Encore 130 euros ! Avec un billet A/R Barcelone-Tenerife à 75 euros (c’est un tarif spécial résident) ça fait très cher le billet d’avion … C’est une excellente stratégie pour dissuader qui que ce soit de voyager. Un ménage avec deux enfants ira dans la France profonde plutôt que d’aller dans une contrée étrangère, aussi simple que cela.

Mais où va ce pognon de dingue ? Dans les poches de l’Etat et/ou dans celles des laboratoires d’analyse ? À l’évidence on assiste à la mise en place d’un système mafieux à l’échelle du pays car il y a des millions d’euros à collecter en jouant sur la peur des citoyens complètement décérébrés par la propagande étatique incessante …

Ici à Tenerife le retour d’expérience des élections madrilènes semble avoir eu une conséquence : le couvre-feu est repoussé à 23 heures et les restaurants peuvent à nouveau accueillir leurs clients à l’intérieur. Les terrasses occupant des places de parking seront progressivement supprimées et la seule contrainte restante sera le port du masque dans la rue et les lieux publics fermés comme les supermarchés. Et puis il y aura un nouveau mutant et une nouvelle vague et de nouvelles mesures de restrictions alors qu’en réalité ce virus n’est pas du tout aussi mortel qu’on le prétend dans les médias vendues au pouvoir politique et au grand capital. Il suffit d’examiner le tableau ci-dessous pour s’en rendre compte : les pays européens ont moins bien géré cette crise sanitaire que beaucoup de pays d’Afrique. Ces derniers ont privilégié les traitements précoces et ont évité des catastrophes.

Alors la question est encore, au risque de me répéter, où va ce pognon de dingue sachant qu’un appareil rustique à PCR comme il en existait dans tous les laboratoires de biologie moléculaire au début des années 1990 coûte environ 250 euros et que les réactifs, réverse transcriptase puisqu’on doit mesurer un ARN qui doit être converti en ADN double brin, ADN polymérase et nucléotides triphosphate, déjà fabriqués massivement avant l’épidémie, reviennent au bas mot à environ deux euros au grand maximum. Les quelques 128 euros restant enrichissent qui ? C’est une question vers laquelle devraient se pencher des journalistes « conscientisés » comme on a coutume de le dire aujourd’hui. (Illustration : capture d’écran d’une conférence de l’IHU de Marseille)

Flambée des matières premières … flambées des taux d’intérêt, et après ?

On assiste sur les marchés depuis quelques semaines à une flambée généralisée des matières premières, depuis le bois de construction (jusqu’à 300 %) en passant par l’acier et aux produits agricoles comme par exemple le blé tendre dont les cours à échéance six mois ont augmenté de 100 %. Que le bois le bois de construction augmente n’aura pas d’effet supérieur à 15 % sur la construction d’une maison individuelle traditionnelle en Europe mais que le prix du blé augmente de 100 % voire plus est très inquiétant. Le cas du blé est préoccupant. L’Algérie a acheté des quantités massives de blé ces dernières semaines, les mouvements populaires dits « printemps arabes » provoqués par une augmentation soudaine du prix du pain ont laissé des traces dans les mémoires des dirigeants politiques. Le Maroc a fait de même et dans une moindre mesure la Tunisie. Mais qu’en est-il de l’Egypte qui privilégie 30 % de ses surfaces agricoles à la production de coton parce qu’elle rapporte des devises alors que ces surfaces emblavées permettraient de mettre le pays à l’abri d’une pénurie de pain.

La grande presse occidentale clame que cette soudaine flambée du prix des matières premières est due à une reprise économique accélérée de la Chine. Cette même grande presse aux ordres du grand capital occidental a affirmé que la reconstitution des élevages de porcs décimés par l’épidémie de grippe porcine durant l’automne 2020 dans ce même pays requiert des quantités massives de nourriture dont le soja, l’huile de canola et le maïs. La Chine a cependant tissé un réseau d’approvisionnement en Amérique du Sud et surtout en Afrique pour être en partie épargnée par la flambée des cours de ces matières premières agricoles précitées. En Europe les cours des fruits et légumes flambent également, à croire que malgré toutes sortes de restrictions sanitaires la demande est soutenue.

Il n’en est rien. Si les cours de l’acier, du zinc, de l’étain, de l’aluminium, du cuivre ou du bois de construction ont augmenté de manière vertigineuse ces dernières semaines c’est tout simplement parce que les traders opérant pour les grandes banques et institutions financières spéculent sur les marchés à terme de ces matières premières. En appuyant sur la touche « enter » du clavier de leur ordinateur, souvent à la maison, ils n’ont pas imaginé un seul instant que leurs agissements purement spéculatifs pour gagner quelques centimes de dollars en quelques millièmes de seconde multipliés par des millions de dollars sur des « futurs » placés sur de l’étain, du cuivre ou du soja risque tout simplement de créer une immense crise à l’échelle mondiale.

Venons-en aux taux d’intérêt pour la France en particulier. Le titre de dette phare émis par la France est le bon à 10 ans. Il s’agit d’un actif financier considéré comme « liquide » puisqu’il existe un marché pour ce titre comme pour le T-bond américain à 10 ans. La valeur du titre est inversement proportionnelle au taux pratiqué sur le marché secondaire et le montant des coupons versés aux détenteurs de ce titre dépend également de cette valeur. C’est un peu complexe et j’avoue que je n’y comprends à peu près rien. Lors de l’introduction de l’euro en 2000 le taux du 10-ans français était de l’ordre de 5 % et il n’a cessé de diminuer depuis pour atteindre un « plus bas » en décembre 2020 à moins 0,372 %, largement en territoire négatif. Le prix de ce titre sur le marché secondaire était donc élevée malgré le fait que les investisseurs ayant souscrit aux appels d’offre du Trésor français « perdaient de l’argent » en d’autres termes se privaient temporairement de coupons annuels. En quelques heures, le 27 avril 2021, à la suite d’une décision à peine voilée de la Banque centrale européenne de restreindre ses achats de dettes souveraines sur le marché secondaire, car l’Allemagne commençait à rechigner, le taux d’intérêt du titre de dette à 10 ans français est passé de moins 0,005 à plus 0,160. Le différentiel est donc de 530 points de base depuis décembre 2020, le dernier « plus bas ». Comme les coupons versés annuellement aux investisseurs sont proportionnels aux taux négociés sur le marché secondaire inévitablement la charge de la dette va augmenter pour l’Etat français. De plus puisque la valeur de l’obligation diminue quand le taux augmente les investisseurs se détournent de cet actif et les banques commerciales, principaux vendeurs sur le marché secondaire, vont se retrouver dans une situation délicate, situation d’autant plus délicate que la Banque centrale européenne freine ses rachats de dettes sur le second marché. Il semble que le marché se soit stabilisé depuis quelques jours mais pour combien de temps encore, nul ne le sait. Ce qui est certain est l’augmentation de la charge de la dette pour l’Etat français qui n’avait vraiment pas besoin de cela.

Combinée à la hausse des matières premières une crise monétaire n’en est qu’à son début. Le grain de sable que représente cette augmentation des taux du « dix ans français » sur le marché secondaire est peut-être un signe mais je n’ai pas de boule de cristal. Ce dont je suis certain est qu’il y aura inévitablement une inflation généralisée en raison de l’augmentation du prix des matières premières, un élément propice pour des crises sociales et politiques généralisées. L’année 2021 va être très mouvementée et notre Janet internationale ne sait plus quoi dire … peut-être se mettra-t-elle a pleurer un jour (allusion à une chanson française traditionnelle remontant au Moyen-Âge).

La dette de la France a atteint des niveaux stratosphériques

Selon un analyste financier dont j’ai oublié le nom d’autant plus que je n’ai pas noté le lien de son exposé a déclaré que le PIB de la France n’atteindrait que 2150 milliards d’euros en 2021 en raison des pertes fiscales dues à la baisse des activités industrielles et commerciales et de la chute de la consommation des ménages. Ce PIB était encore d’environ 2300 milliards en 2019. En 2019 la dette officielle de l’Etat français atteignait un peu moins de 115 % du PIB, la France n’était pas encore le bonnet d’âne dans ce domaine économique. Certes la notion de PIB est contestable et son calcul par les fonctionnaires du Ministère des finances est très critiquable. Mais comme il faut une référence pour mesurer la longueur des chaussettes cet analyste financier a donc considéré le PIB. Malgré ce que déclare le Ministre des finances il n’y aura pas de croissance économique en France en 2021 et la situation du pays continuera à se dégrader quelle que soit la nature du ou des nouveaux mutants du coronavirus mais aussi en raison d’une remontée des taux d’intérêts et du renchérissement de l’euro.

Voici donc les données qu’indiquait cet analyste que j’ai soigneusement notées :

Dette officielle de l’Etat français : 2650 Md €, dette « coronavirale oblige »

Dette des entreprises liées à l’Etat (EDF, SNCF, RATP, Hôpitaux, etc, hors entreprises privées : 3500 Md €

Hors-bilan (dont en particulier le financement des retraites des personnels employés de l’Etat et des collectivités locales) : 2000-2500 Md €. D’autres analystes prétendent que ces « hors-bilan » seraient beaucoup plus élevés, de l’ordre de 4000 Md € voire plus encore. Je ne dispose d’aucuns éléments de jugement. Total : 8100 – 8650 Md €

Cet analyste n’a pas attaché d’importance à la dette des ménages, 1500 Md € environ qui est équilibrée par l’épargne de ces mêmes ménages, statistiquement parlant, sous forme de dépôts à terme et d’assurances-vie.

Il est donc arrivé à un résultat en pourcentage du PIB de 375 à 400 % selon le montant du PIB qu’il prédisait lui-même ! La France, l’une des premières puissances économiques du monde il y a encore 40 ans, a déjà fait faillite sur le papier. Que va-t-il arriver aux Français demain, dans quelques mois, quelques années ? D’abord le gouvernement français videra les comptes d’épargne des Français puis réduira drastiquement les retraites de tous y compris les maigres retraites versées par la Caisse d’Assurance vieillesse, ce que le gouvernement grec a fait sans se poser de questions morales. Ça ne sera pas suffisant et de loin quels que soient les plans de relance provenant de la Commission européenne. Le plan de relance destiné à la France couvre à peine le montant de la fraude sociale dénoncée par Charles Pratts … Les Français se retrouveront tous en slip et alors le gouvernement n’aura plus d’autre choix que de faire défaut comme l’Argentine l’a fait et la douce France que chantait Charles Trenet deviendra tout simplement un endroit invivable.

La France est dirigée par un apprenti banquier qui déroule le tapis rouge aux investisseurs étrangers en particulier américains ainsi qu’aux donneurs de conseil comme McKinsey comme s’il n’y avait pas assez d’énarques et de polytechniciens pour conseiller le gouvernement français. De plus le gouvernement français, à bout de souffle sur le plan financier, a laissé une société financière comme BlackRock s’occuper à terme du système de retraite nouvelle version par capitalisation à points, une arnaque organisée pour que BlackRock engrange un maximum de profits. Pourquoi le gouvernement français a-t-il fait ce choix ? Parce qu’il ne faut pas vexer BlackRock qui, parmi d’autres investisseurs étrangers est l’un des plus gros détenteurs des capitaux des entreprises du CAC40. On trouve, dans les portefeuilles confiés à la gestion de BlackRock, Safran : 6,34 % du capital, Axa : 5,87 %, Sanofi : 5,6 %, SG : 5,5 %, Valeo, Saint-Gobain, Vinci, Klepierre, Total : 5 % de chacune, Schneider : 4,9 % ainsi que BNP, Accor : 4,8 %,Michelin : 4,75 % ainsi que Technip, Vivendi et enfin Lafarge (maintenant absorbé par Holcim) seulement 3 % ! Toutes capitalisations étrangères confondues, banques, hedge funds, gestionnaires de fonds comme BlackRock, dans le CAC40, la moitié de cet indice est entre des mains étrangères, donc la France n’appartient plus à la France. Et pourquoi donc ? Tout simplement parce qu’un pays dont le déficit de la balance des paiements est déficitaire depuis plus de 40 ans n’a plus de ressources pour investir dans sa propre industrie, et c’est l’une des principales raisons de la désindustrialisation de la France. C’est mon analyse que je ne partage qu’avec moi-même.

Si la situation sociale se dégradait brutalement, pour quelque raison que ce soit, alors la France serait reléguée au niveau d’un pays du tiers-monde. Il restera la Joconde, la Vénus de Milo et l’Origine du Monde à vendre. Je vais faire ici un aveu à mes lecteurs de France : je pense aujourd’hui que je ne retournerai jamais dans mon pays natal … et il y a dans cette décision un coût personnel, je ne reverrai jamais deux de mes enfants et huit de mes petits-enfants avant ma mort, je me suis résigné car je n’ai pas envie de me faire poignarder au premier coin de rue pour quelques euros alors que j’ai peut-être encore quelques années à vivre. https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwiBp-7Kh6fwAhVF1hoKHdJJBbsQ3ywwAHoECAMQAg&url=https%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DsnXXOBMlqBU&usg=AOvVaw0v275UimBO8ejfoTSo9yAQ

Pour paraphraser Trenet mon cœur ne bat plus pour la France …

Actualité : La France est au bord du chaos

Quelques hauts gradés de l’armée française à la retraite ont lancé une alerte à l’intention du Président de la République, du gouvernement et des parlementaires dans une lettre figurant ci-dessous et qui a été initialement publiée le 13 avril 2021 dans la revue Place d’armes. Ce manifeste (j’ignore si ce mot est approprié) a été également signé par près de 10000 anciens militaires tous à la retraite. L’insignifiante Ministre des armées a poussé des cris de vierge effarouchée et Mélanchon en a rajouté une couche très mal venue. Il a perdu une bonne occasion de se taire puisqu’en 2015 il appelait le peuple à l’insurrection. Nulle part dans cette lettre apparaît une quelconque intention séditieuse. Cette lettre fait un constat froid et réaliste de la situation actuelle de la France qui se trouve en effet au bord de la guerre civile. Ecoutez Madame Malika Sorel qui a bien décrit le malaise français actuel et par quel cheminement politicien on en arrivé là : https://www.youtube.com/watch?v=IfFGsxYndMc

Note à l’intention de mes fidèles lecteurs : demain jeudi 29 avril pas de billet, il faut que j’écrive pour donner à manger à mon blog car l’actualité a bousculé mon timing !

Texte intégral de cette lettre :

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs du gouvernement,
Mesdames, Messieurs les parlementaires,

L’heure est grave, la France est en péril, plusieurs dangers mortels la menacent. Nous qui, même à la retraite, restons des soldats de France, ne pouvons, dans les circonstances actuelles, demeurer indifférents au sort de notre beau pays.

Nos drapeaux tricolores ne sont pas simplement un morceau d’étoffe, ils symbolisent la tradition, à travers les âges, de ceux qui, quelles que soient leurs couleurs de peau ou leurs confessions, ont servi la France et ont donné leur vie pour elle. Sur ces drapeaux, nous trouvons en lettres d’or les mots « Honneur et Patrie ». Or, notre honneur aujourd’hui tient dans la dénonciation du délitement qui frappe notre patrie.

Délitement qui, à travers un certain antiracisme, s’affiche dans un seul but : créer sur notre sol un mal-être, voire une haine entre les communautés. Aujourd’hui, certains parlent de racialisme, d’indigénisme et de théories décoloniales, mais à travers ces termes, c’est la guerre raciale que veulent ces partisans haineux et fanatiques. Ils méprisent notre pays, ses traditions, sa culture, et veulent le voir se dissoudre en lui arrachant son passé et son histoire. Ainsi s’en prennent-ils, par le biais de statues, à d’anciennes gloires militaires et civiles en analysant des propos vieux de plusieurs siècles.

Délitement qui, avec l’islamisme et les hordes de banlieue, entraîne le détachement de multiples parcelles de la nation pour les transformer en territoires soumis à des dogmes contraires à notre constitution. Or, chaque Français, quelle que soit sa croyance ou sa non-croyance, est partout chez lui dans l’Hexagone ; il ne peut et ne doit exister aucune ville, aucun quartier où les lois de la République ne s’appliquent pas.

Délitement, car la haine prend le pas sur la fraternité lors de manifestations où le pouvoir utilise les forces de l’ordre comme agents supplétifs et boucs émissaires face à des Français en gilets jaunes exprimant leurs désespoirs. Ceci alors que des individus infiltrés et encagoulés saccagent des commerces et menacent ces mêmes forces de l’ordre. Pourtant, ces dernières ne font qu’appliquer les directives, parfois contradictoires, données par vous, gouvernants.

Les périls montent, la violence s’accroît de jour en jour. Qui aurait prédit il y a dix ans qu’un professeur serait un jour décapité à la sortie de son collège ? Or, nous, serviteurs de la Nation, qui avons toujours été prêts à mettre notre peau au bout de notre engagement — comme l’exigeait notre état militaire — ne pouvons être devant de tels agissements des spectateurs passifs.

Aussi, ceux qui dirigent notre pays doivent impérativement trouver le courage nécessaire à l’éradication de ces dangers. Pour cela, il suffit souvent d’appliquer sans faiblesse des lois qui existent déjà. N’oubliez pas que, comme nous, une grande majorité de nos concitoyens est excédée par vos louvoiements et vos silences coupables.

Comme le disait le cardinal Mercier, primat de Belgique : « Quand la prudence est partout, le courage n’est nulle part. » Alors, Mesdames, Messieurs, assez d’atermoiements, l’heure est grave, le travail est colossal ; ne perdez pas de temps et sachez que nous sommes disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation.

Par contre, si rien n’est entrepris, le laxisme continuera à se répandre inexorablement dans la société, provoquant au final une explosion et l’intervention de nos camarades d’active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national.

On le voit, il n’est plus temps de tergiverser, sinon, demain la guerre civile mettra un terme à ce chaos croissant, et les morts, dont vous porterez la responsabilité, se compteront par milliers.

Premiers généraux signataires :

Général de Corps d’Armée (ER) Christian PIQUEMAL (Légion Étrangère), général de Corps d’Armée (2S) Gilles BARRIE (Infanterie), général de Division (2S) François GAUBERT ancien Gouverneur militaire de Lille, général de Division (2S) Emmanuel de RICHOUFFTZ (Infanterie), général de Division (2S) Michel JOSLIN DE NORAY (Troupes de Marine), général de Brigade (2S) André COUSTOU (Infanterie), général de Brigade (2S) Philippe DESROUSSEAUX de MEDRANO (Train), général de Brigade Aérienne (2S) Antoine MARTINEZ (Armée de l’air), général de Brigade Aérienne (2S) Daniel GROSMAIRE (Armée de l’air), général de Brigade (2S) Robert JEANNEROD (Cavalerie), général de Brigade (2S) Pierre Dominique AIGUEPERSE (Infanterie), général de Brigade (2S) Roland DUBOIS (Transmissions), général de Brigade (2S) Dominique DELAWARDE (Infanterie), général de Brigade (2S) Jean Claude GROLIER (Artillerie), général de Brigade (2S) Norbert de CACQUERAY (Direction Générale de l’Armement), général de Brigade (2S) Roger PRIGENT (ALAT), général de Brigade (2S) Alfred LEBRETON (CAT), médecin Général (2S) Guy DURAND (Service de Santé des Armées), contre-amiral (2S) Gérard BALASTRE (Marine Nationale).

Commentaire de votre serviteur. L’armée dispose de ses propres services de renseignements et de ce fait elle est bien placée pour considérer que la situation intérieure de la France a dépassé une limite échappant à tout contrôle. Ce seul point explique la genèse de ce document. Enfin l’explication de la « surchauffe » de ce qu’il est maintenant convenu d’appeler les quartiers défavorisés, il y en a 350 en France, est provoquée par le couvre-feu qui prive de presque tout revenu ces quartiers car les possibilités de commerce de substances illicites sont maintenant considérablement amoindries.

Les Français ne se battent plus pour leur autonomie industrielle ? C’est de l’humour noir …

On a ressassé les fiascos à répétition qu’a rencontré le gouvernement français au début de l’épidémie de coronavirus. On continue dans les médias à dénoncer le peu de confiance réservée aux négociateurs gouvernementaux français lorsqu’il s’agit de marchés avec des partenaires hors de France voire hors de l’Union européenne, etc …

Je pourrais écrire des pages d’exemples illustrant la plongée économique irréversible de la France. Mais quelle est la vraie raison de cette faillite ? C’est très simple et il existe au moins trois raisons expliquant cette faillite, selon mon analyse un peu rapide. Lorsqu’il s’agit d’un marché national avec un pays extérieur le gouvernement français a pour tradition de payer ses fournisseurs avec un délai dit de « 60 jours fin de mois », comprenez à 90 jours, naturellement sans intérêts. C’est ainsi que la France n’a pu s’approvisionner en masques considérés comme volés sur le tarmak d’un aéroport chinois par un autre pays : tout simplement parce que le fournisseur préférait être payé tout de suite en cash, c’est facile à comprendre. Et si la France éprouve des difficultés à s’approvisionner en vaccins la raison est identique. Maintenant en ce qui concerne les marchés intérieurs, c’est pire ! Une entreprise moyenne ayant été sélectionnée pour un contrat avec une municipalité ou un département verra ses travaux rémunérés parfois 6 mois plus tard, si tout se passe bien. En ce qui concerne les « vacations », c’est-à-dire des missions ponctuelles rémunérées par l’Etat la situation est tout simplement surréaliste. Je prends un exemple vécu personnellement. Lorsque je préparais ma thèse de doctorat on m’a proposé de donner des cours – 8 heures de cours dans l’année – à des étudiants en dernière année de maîtrise. Je n’ai assuré cette vacation qu’une seule année parce que j’ai reçu une maigre rémunération 18 mois plus tard !

La France est gouvernée par des technocrates et des affairistes qui n’ont jamais dirigé une entreprise, vivent des largesses que l’administration leur octroie avec l’argent des contribuables et sont incapables de prendre une décision raisonnée, ceci à tous les niveaux. J’entend dire que la France dispose encore d’un bon crédit auprès des marchés financiers internationaux, mais jusqu’à quand ? Si on prend en considération le fait que la France a accumulé entre mars 2020 et aujourd’hui à la mi-avril 2021 un déficit de 425 milliards d’euros avec un déficit du commerce extérieur qui explose je n’arrive pas à comprendre par quel artifice mon pays natal peut encore espérer emprunter sur les marchés pour simplement financer son fonctionnement au jour le jour. Ça semble relever du mystère. Le taux d’intérêt des titres de dette française à 10 ans a amorcé une spectaculaire remontée puisque entre le 11 décembre 2020 et le 15 avril 2021 ce taux est passé de moins 0,381 à moins 0,023 % ce 15 avril 2021, soit une augmentation d’un facteur 16, ce qui ne signifie rien mais ne présage rien de bon non plus ! Il est donc impossible de faire une quelconque prévision sur l’avenir de la maison France.

Si on ajoute à ce tableau désastreux le fait que 450000 petites entreprises se sont déclarées en faillite, dossiers accumulés auprès des tribunaux de commerce et non encore traités, on ne peut qu’en conclure que la France est en état de mort économique. Il n’est donc pas surprenant que l’industrie française soit également moribonde. Les dirigeants politiques se pavanent en clamant que l’industrie française du luxe est « luxuriante », donc que tout va bien Madame la Marquise, mais c’est de la poudre aux yeux pour aveugler des Français qui ne peuvent plus se nourrir à leur faim. Il suffit de constater que dans la seule ville de Paris les principaux bailleurs de logements à loyer réglementé ont constaté en un an un retard de paiement de 54 milliards d’euros de loyers. Et pendant ce temps les affairistes au pouvoir concoctent un démantèlement d’EDF … À pleurer

L’arrêt Bouvet de la Maisonneuve et Millet : vous connaissez ?

Le 4 Juin 1975 le Conseil d’Etat a statué au sujet d’une requête présentée par les deux citoyens mentionnés dans le libellé de l’arrêt, requête mettant en doute la liberté individuelle concernant l’obligation de la ceinture de sécurité pour le conducteur et le passager à l’avant d’un véhicule automobile. Écrire quelques lignes au sujet de cet épisode législatif français comme il en existe des dizaines de milliers peut paraître incongru aujourd’hui pour qui possède une voiture « moderne » qui signale que les ceintures de sécurité ne sont pas « bouclées » ou que la porte du coffre est mal fermée. En réalité cet arrêt institutionnalisait la perte de liberté individuelle et faisait en outre ressortir que si un citoyen n’est pas capable de se protéger lui-même alors l’Etat s’arroge le droit de s’occuper de son cas. En conséquence, et il y a de multiples conséquences au sujet de cet arrêt, tout individu qui refuse de se protéger lui-même est passible de sanctions.

Prenons des exemples. L’Etat a interdit les publicités relatives à l’alcool et aux cigarettes pour protéger les citoyens en les incitant à ne pas trop boire ou ne pas trop fumer. Dans sa grande responsabilité de transmission de son message l’Etat a agrémenté ces encouragements par des taxes astronomiques sur les cigarettes, de l’ordre de 500 % et pour les spiritueux de l’ordre de 100 %. Si un individu fume ou picole il est incapable de se protéger … selon l’esprit de cet arrêt du Conseil d’Etat dont voici un bref résumé trouvé sur le web :

Aujourd’hui cet arrêt fonctionne pleinement : port du masque obligatoire pour se protéger, confinements, distances de sécurité, et bientôt le goulag pour les récalcitrants parce c’est là où veut en venir l’Etat. Pour se protéger soi-même du réchauffement du climat il ne faudra plus faire d’enfants, restreindre sa consommation, se déplacer en bicyclette, travailler si possible chez soi, ne plus fumer, c’est polluant, se faire vacciner pour se protéger soi-même, etc, etc … Où se trouve alors la distinction entre se protéger soi-même et abandonner la majeure partie de ses libertés individuelles ? Voilà la vraie signification de cet arrêt ! Et si on ajoute le principe de précaution on se trouve exactement dans la situation présente et celle-ci ne pourra qu’empirer mais comme le dit souvent H16 ça ne peut que très mal se terminer.

Pour l’anecdote j’avais acquis au début des années 1980 une 2CV Citroën millésime 1954 (375 cm3) en triste état qui avait occupé mes fins de semaine pour la remettre en état de marche. Il n’y avait naturellement pas de ceintures de sécurité. Un jour, alors que je l’utilisais pour aller travailler depuis de nombreuses semaines, un agent de la force publique m’arrêta et me demanda de « boucler » ma ceinture de sécurité. Il fut dans l’incapacité de me verbaliser car techniquement il était impossible d’installer un tel équipement sur ce vieux modèle de 2CV : je découvris sans le savoir que, dans ce cas particulier l’arrêt du Conseil d’Etat Bouvet de la Maisonneuve et Millet (dont j’ignorais l’existence) ne pouvait pas s’appliquer …

Les EPR : le fiasco de la technologie nucléaire française.

L’EPR, acronyme de European Pressurised Reactor, fut au début une sorte de délire d’Anne Lauvergeon, alors à la tête d’Areva, qui imagina une renaissance du savoir-faire français dans l’énergie nucléaire sauf que dans sa tête Anne Lauvergeon avait oublié que d’une part le dernier réacteur construit sur le sol français, Civaux-2, avait été mis en chantier en 1991 en reprenant la totalité de la technologie mise en place 7 ans plus tôt pour les deux réacteurs de Chooz. Après ces réalisations ce fut la folie des grandeurs en augmentant la puissance électrique nominale de quelques dizaines de MW et en compliquant à l’extrême les systèmes de sécurité présentés comme arguments de vente car pour Areva il était vital de relancer la filière nucléaire française. En apparence Areva et Framatome n’avaient pas « perdu la main » mais cet aspect peut se discuter comme nous allons le découvrir dans ce billet. Le premier pays intéressé par ce réacteur de nouvelle génération fut la Finlande et la France créa pour cette opportunité de marché une sorte de consortium réunissant sous la tutelle d’Areva NP Mitsubishi Heavy Industry et Siemens. En 2005 le contractant finlandais TVO fut autorisé par les autorités politiques finlandaises à construire le premier EPR sur le site d’Olkiluoto. Les déboires d’Areva suivis de la reprise de ses activités nucléaires par EDF compliqua la situation.

Les retards s’accumulèrent, des querelles de marchands de tapis opposèrent Areva (puis Framatome et EDF) à TVO. Bref, l’EPR d’Olkiluoto n’est toujours pas fonctionnel et aux dernières nouvelles le combustible devrait être chargé au cours de ce printemps 2021 et la production commerciale devrait débuter au début de l’année 2022, c’est-à-dire 21 ans après le début des travaux. Le coût total de la construction de cet EPR d’Olkiluoto est de 11 milliards d’euros, la perte d’EDF ou pour être plus précis du gouvernement français s’élève à 5,5 Md d’euros. L’aventure de l’EPR finlandais est révélatrice de la gestion catastrophique du savoir-faire nucléaire français. Il est loin le temps au cours duquel la France construisait presque à la chaine des réacteurs comptant parmi les plus fiables du monde avec des délais de construction et des coûts très attractifs. C’est ainsi que la Corée et l’Afrique du Sud firent appel à Framatome et EDF pour leurs premiers réacteurs nucléaires.

La suite de la descente aux enfers de l’activité nucléaire française se concrétisa avec les deux EPR de Taishan en Chine. La construction de la première unité débuta à l’automne de l’année 2009 et celle de la seconde unité quelques mois plus tard. La France se coucha réellement pour obtenir ce contrat et il faut entrer dans les détails pour comprendre à quel point ce pays est devenu incapable de concrétiser des projets industriels de ce type car il n’y a plus la moindre compétence de haut niveau au sein du gouvernement français (voir note en fin de billet). Les deux actionnaires sont China Guangdong Nuclear Power à 70 % et EDF à 30 %. La cuve du réacteur de la première unité a été fabriquée par Mitsubishi Heavy Industry et la deuxième cuve par Dongfang Electric. Les générateurs de vapeurs ont été pour partie fabriqués par Framatome puis par Dongfang Electric. Enfin les turbines Arabelle ont été entièrement construites en Chine par Dongfang Electric et Shanghai Electric sous licence General Electric. La France a en effet vendu Alsthom-Energie à GE au cours de la construction de ces deux unités. La seule technologie qui n’a pas été totalement transférée à la Chine est la pompe du circuit primaire, il y en a 4 par unités, fabriquées en France par Jeumont. Il aura fallu un peu moins de dix ans pour que ces deux réacteurs soient connectés au réseau électrique. Le coût global de la mise en service de ces deux unités est sensiblement égal à celui du seul réacteur d’Olkiluoto avec le sacrifice de la part de la France d’un transfert de technologie massif, qu’il s’agisse des cuves, des générateurs de vapeur, des auxiliaires, du surpresseur, des sécheurs de vapeur et de bien d’autres équipements de sécurité.

Venons-en maintenant à Flamanville qui en dehors de la turbine Arabelle maintenant non plus fabriquée sur le sol français (?) mais par GE. Je n’ai pas trouvé de précisions sur ce dernier point puisque cet objet de très haute précision pèse plus de 450 tonnes. La construction de cette usine a débuté en décembre 2007. Elle n’est toujours pas opérationnelle puisque ce chantier a accumulé des déboires ubuesques. On arrive aujourd’hui à un coût global de 19 milliards d’euros et comme le disait Jacques Chirac les emmerdements volent toujours en escadrilles car les soudures des valves servant à alimenter certains auxiliaires situés dans le bâtiment du réacteur et raccordées aux boucles du circuit primaire, il y a une valve pour chacun des 4 générateurs de vapeurs, sont défectueuses. Ces valves ont été fabriquées en 2011 selon des plans datant de 2006. L’autorité de sureté nucléaire (ASN) a intimé l’ordre de modifier ces soudures. Les problèmes de soudure ont été récurrents sur ce chantier dont la mise en service était prévue pour 2013. Avec prudence on peut espérer un raccordement au réseau au mieux en 2023 … Inutile de mentionner le chantier de l’EPR d’Hinkley Point C dans lequel la Chine est partie prenante.

Illustration ASN, autres sources diverses toutes disponibles publiquement. Note. Le commissaire au plan nouvellement nommé par le Président de la République française devrait s’orienter vers la Chine pour la construction des futurs EPR français !

Géopolitique. Diverses remarques : USA et Europe

Je voudrais présenter mes plus humbles excuses auprès de mes fidèles lecteurs car je n’ai pas l’intuition analytique surprenante par sa finesse d’Emmanuel Todd qui, bien avant la chute du mur de Berlin, eut l’audace de prédire le collapsus du bloc soviétique. Todd a récidivé en prédisant la chute de l’Empire américain dont on assiste aujourd’hui à la déliquescence. Ce pays, il y a encore quelques années, dominait le monde et, miné par l’usage de diverses drogues, par l’extravagante consommation de boissons sucrées conduisant à un surpoids de près de 60 % de la population avec toutes ses conséquences pathologiques, une chute alarmante de l’espérance de vie, une mortalité infantile en augmentation et un chômage massif de près d’un tiers de la population active, ce pays ne peut que régresser.

J’avais écrit des billets de politique-fiction sur ce blog et je me suis systématiquement trompé. Mais pour ce qui concerne les Etats-Unis, la situation est préoccupante. Juste une remarque préliminaire. Si le vieux « Joe » avait dit à son électorat au moment de la campagne électorale présidentielle, clairement, qu’il allait au cours de la première année de son mandat entrer en guerre contre un pays de son choix, ces électeurs auraient-t-ils voté pour lui ? En ce qui concerne mes « fictions » je me suis trompé au sujet d’un encombrement des maternités à la fin de l’année 2020, neuf mois après le premier confinement qu’ont subi les Français. J’avais oublié qu’en France le nombre annuel d’avortements atteint le chiffre invraisemblable de 280000 par an. Et pour une révolution lors du 150e anniversaire de la Commune, rien ne s’est passé et Christophe Claudel dont j’ai inséré sur ce blog son article l’a très bien expliqué dans une prose un peu laborieuse : les Français sont devenus des moutons dociles et il n’y a plus rien à espérer.

Pour se donner l’illusion qu’il est encore le leader du monde l’Amérique, maintenant dirigée par une équipe hétéroclite constituée d’opportunistes en tous genres, n’a plus d’autre choix que de fomenter un conflit armé avec un pays quelconque pour redémarrer une pseudo activité industrielle, comme si les USA vivaient encore les années 1940 lorsque Roosevelt orienta la totalité de l’industrie américaine pour fournir à l’Europe le soutien qui permit à la Grande-Bretagne de vaincre l’Allemagne nazie. Au passage il faut rappeler que sans la percée sur le front est de l’armée soviétique les Américains et les Anglais auraient rencontré de réelles difficultés pour vaincre le IIIe Reich. Comme chacun sait les vainqueurs réécrivent l’histoire comme ils l’entendent, mais c’est une autre affaire.

Malheureusement pour les Etats-Unis la donne géopolitique a changé. À force de traiter les Russes et les Chinois de « sous-hommes » incapables d’installer une démocratie « à l’américaine », excusez l’euphémisme, la politique américaine a réussi ce qu’elle devait éviter à tout prix : rapprocher la Chine et la Russie. En conséquence toute velléité guerrière quelle qu’elle soit de la part des USA à l’encontre de quelque pays que ce soit, aujourd’hui, constituera un très grand risque, une aventure à coup sûr perdante. L’administration Biden devrait prendre conscience que le monde a changé depuis Obama, le bloc Russie + Chine constitue un challenge qui ne pourra même pas conduire à un conflit nucléaire dont personne ne veut puisqu’il s’agirait de la plus grande extinction massive depuis la chute de la météorite qui anéantit les dinosaures il y a 65 millions d’années. Économiquement en chute libre les Etats-Unis sont devenus dépendants de la Chine, comme d’ailleurs l’Europe, et « faire des misères » à ce pays est un jeu qui se retournera contre le peuple américain.

Emmanuel Todd avait raison en prédisant la chute de l’empire américain et il a raison également en prédisant la chute de l’Union européenne. En effet l’Europe est le « pré carré » des Américains. L’Europe occidentale était déjà sous la coupe des USA lors de la guerre froide et depuis la chute du mur de Berlin c’est l’ensemble de l’Union élargie qui est dominée militairement par les Américains. À cette domination militaire il faut ajouter la domination économique et financière, le dollar étant toujours la monnaie d’échange au sein de l’Europe, le système SWIFT (américain) et les lois extraterritoriales américaines rendant de fait l’ensemble de l’économie européenne prisonnière des USA. Tout projet industriel ou commercial non conforme à la doctrine américaine est, en Europe, soigneusement combattu par tous les moyens, les plus tordus, par les Américains. L’exemple du gazoduc NordStream-2 en est une illustration.

Il y a pire encore. Les USA ont entrainé l’Europe dans le déclin idéologique en exportant les analyses ultra-gauchistes émanant des campus universitaires, y compris des plus prestigieuses universités de la côte est comme de la côte ouest. Les mouvements LGBT ou BLM (Black Live Matters) ont trouvé un terrain de choix en particulier dans les universités françaises qui, comme le gouvernement feint de l’ignorer, sont des pétaudières de gauchistes prétendant réformer le monde en attendant d’hypothétiques allocations de chômage. Ce qui sévit aujourd’hui dans ces universités me rappelle les conversations houleuses auxquelles j’ai participé en mai 1968 à l’Université de Lyon. J’osais dire haut et fort aux étudiants avec qui je suivais les cours de biologie que lorsqu’ils auraient décroché un poste de recherche pour préparer une thèse de doctorat leurs revendications s’éteindraient avec une rapidité proportionnelle au montant de leur premier salaire. C’est exactement ce qui arriva. Aujourd’hui la situation est très différente. Comme pour les hôpitaux les universités sont des laissées pour compte budgétaires et les rares diplômés français s’expatrient.

Donc l’Europe s’enfonce dans le déclin et le SARS-CoV-2 a juste un peu accéléré ce processus mortifère inexorable. Bienvenue dans un monde où tout sera beau et tous seront gentils … Prochain billet de géopolitique, le cas des Ouïghours.

Retour sur l’ « agent orange », le cas de Madame Tran To Nga

Qui se souvient de la pire défaite de l’armée française depuis 1940 ? Je vais rafraichir la mémoire de mes lecteurs car je m’en souviens très bien. J’étais en pension, j’avais un peu plus de 8 ans et tous les soirs nous écoutions le bulletin d’information à la radio qui entre novembre 1953 et mai 1954 égrenait le nombre de morts dans les rangs de l’armée française. Au cours du siège de Dien bien Phu il y eut officiellement 2293 morts et 11721 prisonniers du côté français et nul ne sait quelles furent les pertes du Viet-Cong. Près de 9000 de ces prisonniers français moururent en captivité. Je m’en souviens, car ces évènements marquèrent à jamais ma mémoire de jeune enfant, qu’on ne parla jamais des prisonniers, du moins en ce qui concernait leur nombre et leur sors. Puisqu’après cette cuisante défaite la France envoya à nouveau des troupes se battre en Algérie il est facile aujourd’hui de critiquer les Américains va-t-en-guerre à nouveau avec l’équipe du vieux Joe, une obsession des démocrates américains car les Français n’ont cessé de faire la guerre pendant plus de dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale. Il n’y a pas lieu de s’en vanter. Quand les Français se retirèrent du Vietnam ce furent donc les Américains qui prirent la relève « au nom de la démocratie » et ils n’ont jamais cessé depuis de faire la guerre presque dans le monde entier toujours au nom de la démocratie. Les Français se battaient pour maintenir leur empire colonial mais les Américains se battaient se se battent toujours pour la démocratie. J’avoue que j’ai de la peine à comprendre l’attitude de nos « amis » américains car leur notion de démocratie m’échappe.

Bref, quand les Américains prirent la relève au Vietnam, après la guerre de Corée qui se terminait à peine, ils employèrent les grands moyens : des millions de tonnes de bombes et plus de quarante mille tonnes de défoliant pour repérer les mouvements du Viet-Cong lourdement appuyé par l’armée chinoise dans la forêt tropicale dense. Le produit défoliant était supposé contenir du 2,4,5-T, un défoliant ayant des propriétés herbicides puissantes maintenant interdit mais la commande de l’armée américaine auprès des compagnies de phytochimie s’appelait poétiquement l’ « agent orange » et c’est à ce moment-là que commence l’histoire de Madame Tran To Nga.

Contaminée alors qu’elle était une toute jeune fille cette franco-vietnamienne a toujours combattu pour que le Vietnam soit indemnisé des ravages profonds provoqués par l’agent orange. Tous ses enfants ont souffert de malformations et de diverses maladies dont l’explication se trouve dans le fait que la dioxine présente dans l’agent orange est un agent mutagène puissant et les mutations délétères se transmettent à la descendance (voir infra).

Encore aujourd’hui l’administration américaine et le Pentagone ont toujours refusé de reconnaître leur responsabilité : on était en temps de guerre, les pires crimes contre l’humanité n’étaient pas reconnus et la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) était tout simplement ignorée. Si le gouvernement fédéral américain a finalement indemnisé des combattants victimes de l’agent orange à hauteur de 180 millions de dollars en 1984 il s’agissait essentiellement des fonctionnaires de l’armée américaine.

Madame Tran To Nga a décidé de s’attaquer aujourd’hui aux fabricants de l’agent orange. C’est un combat perdu d’avance car ni Dow Chemical ni Monsanto, les deux principales firmes impliquées à cette époque, ne se sentent coupables directement puisqu’elles devaient faire face à une commande massive de l’armée et par conséquent toutes les précautions de fabrication n’ont pas été prises, dans l’urgence, pour satisfaire ces commandes. L’impureté incriminée et le TCDD (2,3,7,8-tetrachloro dibenzodioxin). Cette molécule s’intercale entre les appariements ioniques des bases puriques et pyrimidiques de l’ADN et provoque des erreurs de lecture au cours de la réplication de l’ADN lors par exemple d’une division cellulaire avec apparition de cancers ou pire lors de la gamétogenèse avec transmission à la descendance des erreurs de réplication.

Pour conclure ce billet je voudrais relater l’histoire de la belle-soeur d’origine laotienne d’un de mes amis français résidant ici qui date de seulement d’hier premier mars 2021. Elle a une quarantaine d’années et a eu deux filles qui ont aujourd’hui 14 et 12 ans. L’aînée souffre d’une forme rare de dysfonctionnement de la lignée sanguine blanche avec un fort déficit en plaquettes découvert il n’y a que quelques jours. Il peut s’agir d’une conséquence sur le long terme de l’agent orange puisque le Laos n’a pas été épargné par l’armée américaine lors de la guerre du Vietnam, ce pays étant considéré comme base-arrière et complice du Viet-Cong. La grand-mère de cette jeune adolescente a peut-être été exposée à l’agent orange lors de cette guerre et a transmis une ou plusieurs mutations à sa fille que celle-ci a transmis à l’une de ses filles. Si une mutation ne se trouve que sur l’un des allèles il y a une chance sur deux qu’elle soit transmise à la descendance. Si le gène de l’un des allèles est défectueux il peut être compensé en partie ou totalement par le gène sain. Cette Laotienne, disposant des deux allèles n’a pas souffert de symptômes délétères mais l’une de ses filles a récupéré l’allèle défectueux et pour une raison inconnue le (ou les) gène défectueux s’est exprimé. Ceci peut expliquer pourquoi peut apparaître au cours de la deuxième génération ce type de problème. Cette jeune adolescente a été prise en charge à l’hôpital à Bordeaux … Mais mon hypothèse est peut-être spéculative.

Source partielle et illustration : globalresearch.ca