Brève. La France « privatise » : et alors ?

J’habite en Espagne, plus précisément dans l’archipel des Canaries, première destination touristique dans le monde si on calcule le nombre de touristes visitant la province par rapport au nombre d’habitants résidents. Je voyage, oui ! et je participe à la pollution que provoquent les avions et je m’en moque complètement. Pour aller au Japon je voyage avec Iberia dont le hub est à l’aéroport de Madrid et pour aller en France avec la compagnie Vueling dont le hub est à Barcelone. Tous les Espagnols croient que ces deux compagnies aériennes sont hispano-espagnoles. Pas de chance elles appartiennent à British Airways via le propriétaire de BA qui est une compagnie privée contrairement à tout ce que les Espagnols croient. Les aéroports, tous les aéroports espagnols sont gérés par une société gérante appelée Aena dont l’Etat espagnol est actionnaire à hauteur de 51 %. C’est la disposition que devrait choisir l’Etat français pour les aéroports de Paris mais le Président français est tellement soumis aux requins de la finance qui l’ont porté au pouvoir qu’il a préféré jeter l’éponge et priver ainsi la France de revenus appréciables.

En Espagne les jeux de hasard sont légaux et non pas réservés aux stations balnéaires en bord de mer ou dans les montagnes. Tous les locaux où il est loisible de tenter sa chance avec des jeux qui sont toujours gagnants appartiennent à des sociétés privées. L’Etat engrange des taxes sur les bénéfices que réalisent ces sociétés. Il existait, outre BP, Shell et d’autres multinationales deux compagnies pétrolières hispano-espagnoles, Cepsa et Repsol. Tous les espagnols sont persuadés que ce sont deux sociétés espagnoles, erreur Cepsa appartient à Abu Dhabi à 100 %. Il y a probablement d’autres entreprises espagnoles emblématiques qui ne sont plus du tout espagnoles mais je n’ai pas cherché à en savoir plus. Et alors ? Que l’Etat français cesse de planifier la seule entreprise stratégique française qui fonctionne encore bien, je veux parler d’EDF, en l’amputant de surcroit d’un équipement de production (Fessenheim) qui peut encore fonctionner pendant peut-être 40 ans, mais que tout le reste soit privatisé, la France ne s’en portera que mieux car l’Etat a toujours prouvé par le passé, et encore aujourd’hui, qu’il est un très mauvais gestionnaire. Et pour quelle raison ? C’est clair : les politiciens s’en moquent, ils ne pensent qu’à leur réélection prochaine, et les fonctionnaires des administrations sont tous incompétents. Pourquoi l’Etat français n’oblige-t-il pas la SNCF à explorer des pistes pour rentabiliser son emprise foncière urbaine gigantesque ? Pourquoi ne pas prendre exemple sur le Japon où la moindre station de train (pas les plus petites, certes) comporte un centre commercial appartenant à la compagnie de train. En France, pour aller faire ses achats il faut prendre sa voiture et parcourir des kilomètres pour aller dans un centre commercial au milieu de nulle part alors que ce serait tellement plus confortable pour les usagers des trains de trouver tout ce dont ils ont besoin en sortant de leur bétaillère sale et recouverte de graffitis le soir après le travail ? N’importe quoi et donc la France fait tout à l’inverse de la logique et court à sa perte. Comme le répète inlassablement H16 ce pays est foutu !

Nouvelles de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi

Capture d’écran 2019-10-17 à 15.18.41.png

Le gouvernement japonais a décidé de démanteler la totalité du site électro-nucléaire de Daiichi dans la Préfecture de Fukushima. Outre les deux réacteurs endommagés par le grand tsunami du 11 mars 2011 et dont le combustible a partiellement fondu au fond du réacteur, il y a 5 autres réacteurs à démanteler. Ce chantier colossal durera probablement une quarantaine d’années et la société TEPCO (Tokyo Electric Power Co) a fait appel à Orano dans le cadre d’une coopération qui sera positive pour les deux entreprises. Orano aura pour mission primaire d’évacuer tout le combustible des tranches non endommagées et de le retraiter sur le site français de La Hague. Il existe déjà des accords à ce sujet entre la France et le Japon puisque l’ancêtre d’Orano, la société Areva, est présent au Japon depuis 50 ans. Puis il s’agira du démantèlement proprement dit des installations.

Bien que ces réacteurs soient de type eau-bouillante contrairement au parc nucléaire français le démantèlement fait appel aux mêmes technologies largement robotisées et cette collaboration sera fructueuse pour les deux parties. L’expertise en robotique du Japon sera, on s’en doute, très bénéfique pour Orano qui n’a pas encore abordé un quelconque démantèlement sur le sol français en dehors de Chooz 1 (cf. infra). Néanmoins Orano a aussi développé de son côté toute une série de robots utilisés pour les opérations de maintenance des installations françaises. De plus la politique totalement surréaliste du gouvernement français consistant, dans le cadre de la fameuse « transition énergétique », à décommissionner tous les « vieux » réacteurs nucléaires, c’est-à-dire toutes les tranches 900 MWe, obligera Orano a acquérir un savoir-faire dans ce domaine du démantèlement qu’il ne connaît pas ou peu et le Japon est une excellente opportunité pour se faire la main en vraie grandeur, si on peut dire les choses ainsi.

Mes lecteurs pourront se poser quelques questions au sujet des réacteurs graphite-gaz qui ne sont toujours pas démantelés sur les sites de Chinon, Bugey et Saint-Laurent ainsi que celui de Brennilis (eau lourde-uranium naturel) qui a fait l’objet d’une véritable saga de la part des écologistes, ayant pris cette installation pour cible afin de dénoncer l’incurie du gouvernement en ce qui concerne l’industrie nucléaire française. La centrale de Chooz 1 est une exception car c’est le seul PWR souterrain dans le monde. On y accède par un tunnel et l’ensemble de l’installation se trouve dans une série de salles aménagées à cet effet. Ironiquement l’administration Macron continue à se plier aux diktats des écologistes en décidant de ruiner l’approvisionnement en électricité de la France, l’un de ses rares atouts industriels et économiques encore opérationnel de ce pays. Par effet direct la fermeture de ces équipements conduira fatalement à la mise à genoux de l’ensemble de l’économie française mais aussi des conditions de vie quotidienne précaires pour toute la population. Pour un ancien banquier qu’a été Macron il y a de réelles questions existentielles à se poser. Quant aux réacteurs graphite-gaz il faut attendre encore une cinquantaine d’années avant d’intervenir sur le graphite lui-même. Contrairement à ce qui est affirmé dans la presse bien-pensante les opérations de démantèlement ne sont pas créatrices d’emplois car quelques personnes seulement travaillent sur les sites lors de ces interventions de très longue durée.

Source et illustration : World Nuclear News

L’Allemagne et le Japon font la course pour savoir qui dénucléarisera son pays le premier.

Ce titre serait complet si on ajoutait aussi la France dont les décideurs ont arrêté leur agenda : fermer la centrale de Fessenheim et 18 autres « vieux » réacteurs pour les remplacer par des moulins à vent.

Le gouvernement japonais a récemment annoncé que les 7 autres réacteurs nucléaires du site de Daiichi (Préfecture de Fukushima) touché par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 ne seraient jamais remis en exploitation. Cette décision ramènera le nombre total de réacteurs nucléaires à 33 contre 54 en 2011 dont seulement 7 sont actuellement en fonctionnement et raccordés au réseau et 2 autres en cours de démarrage. Contrairement aux idées reçues ce n’est pas une bonne nouvelle car depuis le tsunami de 2011, qui a coûté la vie à 18000 civils, l’opinion populaire confond cet évènement avec « la crise nucléaire » au Japon. La peur du nucléaire a ensuite envahi les esprits dans le monde entier entrainant une attaque de cette forme d’énergie non carbonée d’une telle ampleur que jamais un quelconque mouvement écologiste anti-nucléaire comme Greenpeace aurait pu organiser à cette échelle planétaire.

Le Japon est devenu la troisième économie mondiale en raison de son engagement en faveur du progrès scientifique et technologique et de son adoption précoce de l’énergie nucléaire mais a perdu depuis 2011 une grande partie de son auto-suffisance énergétique alors que plus de 25 % de son électricité provenait du nucléaire. La part du nucléaire est tombée aujourd’hui à 3 %. Depuis cet abandon du nucléaire en grande partie en raison de la réticence des populations le Japon a été contraint d’augmenter massivement ses importations de pétrole, de gaz naturel et de charbon en important 9 millions de barils par jour (équivalent pétrole) et en construisant à la hâte 45 nouvelles centrales électriques au charbon. Cette dépendance a non seulement été soumise aux marchés spéculatifs mais également à la stabilité incertaine de la production pétrolière au Moyen-Orient.

En raison de l’hystérie provoquée par l’accident de Fukushima l’Allemagne n’a pas tardé à suivre la vague de peur et a déclaré que sa sortie complète du nucléaire d’ici 2022 l’amènerait à augmenter considérablement ses importations de combustibles fossiles en provenance de Russie et des USA mais également des Pays-Bas et également, ironiquement, l’importation d’électricité depuis la France dont la production électrique provient à plus de 70 % de l’énergie nucléaire. En 2022 l’Allemagne aura perdu 11 % de sa capacité de production d’électricité, soit 22 GW.

Le fait est qu’à ce jour pas un seul décès n’a été imputé aux radiations. Une fusion des coeurs de deux réacteurs a été provoquée par le non respect de normes de sécurité par la société TEPCO qui n’a pas installé les groupes électrogènes à l’abri d’un éventuel tsunami alors que ces derniers auraient pu alimenter les pompes primaires de refroidissement afin d’éviter ce désastre une fois que l’alimentation électrique a immédiatement été perdue après le tsunami. Quant au nombre de morts attribués à tort à la catastrophe nucléaire elle-même, ils sont à déplorer auprès des « réfugiés nucléaires », c’est-à-dire les 160000 personnes déplacées des zones contaminées par les explosions (feux d’hydrogène avec émissions de matières radioactives). Certaines villes et villages sont encore abandonnés en raison des niveaux de radiations essentiellement provoquées par les retombées de césium-137, émetteur gamma de demi-vie égale à 30 ans. Cependant, après des tests approfondis de grande envergure, l’OMS a découvert que les niveaux de radiation dans les agglomérations des personnes évacuées étaient indétectables, ce qui, pourtant, n’a pas vraiment contribué à inverser les craintes profondément ancrées au sein de la société japonaise.

Les effets positifs des rayonnements de faible dose.

Pour établir une comparaison tous les essais nucléaires aériens menés au cours des années 1950-1960 ont déversé dans l’atmosphère et les océans plus de 100 fois plus de déchets radioactifs que ceux rejetés par l’accident de Fukushima-Daiichi. Dans l’Etat de l’Utah les radiations au cours des années 1950 étaient bien bien plus de 100 fois supérieures au pires moments de la catastrophe japonaise en raison des tests nucléaires. Pourtant cet Etat américain connaît le taux de cancers le plus bas de tous les Etats américains depuis plus de 60 ans. Il convient également de noter que les scientifiques qui ont étudié les survivants des bombardements de Hiroshima et de Nagasaki ont été surpris de découvrir parmi ces survivants une durée de vie anormalement longue et des taux de cancers faibles.

Aujourd’hui, quant à la radioactivité décelée dans les poissons dont le thon et les fruits de mer japonais, les niveaux de radiation sont bien en dessous des limites de 1200 Becquerels fixés par la FDA américaine, inférieurs dans tous les cas à la radioactivité contenue dans une banane ou celle qu’un voyageur subit dans un avion. Croyez-le ou non mais une banane, riche en potassium, est radioactive et émet des rayonnements beta-moins et gamma et pourtant la banane est considérée comme excellente pour la santé (cf. les billets des 11 et 24 août 2013 sur ce blog). Ce rayonnement radioactif est considéré comme un « rayonnement de faible dose » que l’on retrouve dans toutes les formes de vie sur la Terre.

L’erreur de la décarbonisation.

Pour ceux qui, comme en Allemagne, au Japon mais aussi en France célèbrent que la sortie du nucléaire offre une opportunité unique d’adopter les énergies solaire et éolienne, une triste claque s’est produite. La réalité est que les coûts de l’énergie ont non seulement augmenté en flèche (et vont continuer à augmenter) partout où des sources d’énergie « verte » ont été installées mais les déchets toxiques … et radioactifs ! générés par la production de cellules photovoltaïques et d’éoliennes dépassent de loin toutes les productions du réacteur nucléaire le plus sale. En 2017 le Ministère japonais de l’environnement a averti qu’en 2040 le Japon accumulerait plus de 800000 tonnes de déchets de panneaux solaires sans qu’il y ait une solution pour les éliminer. Les panneaux solaires ont une espérance de vie de 25 ans après quoi leur élimination devient presque impossible car ils contiennent des métaux lourds toxiques ou cancérigènes comme le cadmium, les mêmes que ceux trouvés dans les ordinateurs et les téléphones portables.

En réfutant la définition même de l’ « énergie renouvelable » les éoliennes, aussi hautes qu’un Boeing 747 est long, sont incapables de produire de l’électricité avec une densité d’énergie suffisante pour fondre et laminer de l’acier, ce matériau nécessaire à la fabrication du mât de l’éolienne. C’est la raison pour laquelle le célèbre programme allemand de réduction des émissions de carbone a abouti en moins de dix ans à un échec total : pas de réduction des émissions de carbone, flambée des prix de l’électricité et destruction massive des écosystèmes. Le groupe de réflexion Frontier Center a récemment commenté la débâcle énergétique allemande en ces termes :

« La construction des fermes solaires et éoliennes a déjà dévasté massivement les biotopes, les terres agricoles, les forêts anciennes et les villages historiques de l’Allemagne. Aujourd’hui le nord de l’Allemagne ressemble à un énorme parc éolien et si vous multipliez par 10 ou 15 la capacité éolienne actuelle un éolienne de 200 mètres de haut devra être installée tous les 1,5 kilomètres partout, dans tout le pays, dans les villes, sur les terres, les montagnes et dans l’eau« .

La radioactivité est naturelle !

L’idée que les radiations sont mortelles a été répandue par un lobby malthusien qui a promu la notion absurde que toutes les doses de radioactivité sont mortelles selon la théorie du modèle linéaire sans seuil (LNT, Linear No-Threshold model) adopté comme standard en médecine en 1959. Cette hypothèse stipule sans apporter de preuves que si une forte dose de radiations vous tue 100 % du temps, une fraction de cette dose vous tuera une fraction du temps … ce qui revient à affirmer selon ce modèle que si vous buvez 100 litres d’eau cela vous tuera 100 % du temps – ce qui est exact – et que boire un litre d’eau vous tuera 1 % du temps ! Nicolas Fisher, expert nucléaire à la Stony Brook University de New-York, a réagi à cette peur infondée en rappelant à ses lecteurs que  » nous vivons sur une planète radioactive dans un univers radioactif. Toute la vie depuis son apparition sur Terre a évolué en présence de radioactivité naturelle « . Sans ce rayonnement naturel émis par les étoiles, les supernova, le sol de la Terre, et les rayons cosmiques …, nos fonctions cellulaires s’effondreraient et nous tomberions malades. Ce n’est pas une affirmation à la légère : elle a été démontrée en isolant des rats de toute radiation ambiante y compris celle présente dans leur nourriture. Ils sont devenus malades. Depuis des générations des personnes souffrant d’arthrite et même de cancers se soumettent à des bains dans des eaux minérales radioactives comme en Ukraine ou en séjournant sur les plages de sable noir radioactif au nord-est du Brésil. Ceci prouve bien que les radiations à faible dose sont bénéfiques pour la vie. Une étude réalisée en 2010 concernant 250000 travailleurs du secteur du nucléaire a montré que le taux de mortalité par cancer était significativement inférieur à celui de groupes témoins.

La peur de la radioactivité

La peur des radiations et par conséquent de l’énergie nucléaire est une fraude mise en avant par un lobby malthusien qui a pour objectif de démanteler les Etats-nations souverains en contraignant ses victimes à détruire le propre fondement de leur existence. Il s’agit de la concrétisation de la politique de la Commission Trilatérale annoncée par le Président de la réserve fédérale américaine, Paul Volker, qui, reprenant les principes du Club de Rome, préconisait une « désintégration contrôlée » de la civilisation industrielle dès 1978. Maurice Strong a appliqué ce programme pour démanteler l’industrie électro-nucléaire canadienne dans les années 1990 tout en prêchant l’effondrement de la civilisation industrielle. C’est cette politique qui est coeur du « Green New Deal » répandue par les banquiers londoniens dont en tête Mark Carney (d’origine canadienne) appuyés par le Prince Charles, Président honoraire de Greenpeace. Cette politique porte un autre nom : la dépopulation. C’est ce programe qu’ont rejeté la Russie et la Chine avec la mise en place de l’initiative « Belt and Road ». La Chine a d’ors et déjà planifié le triplement de son parc nucléaire d’ici 2032 pour alimenter son vaste programme de croissance. L’ambitieux programme nucléaire russe fait écho aux récentes déclaration du Président Poutine contestant l’ordre libéral malthusien occidental. Toute nation engagée dans un programme de développement, à élever le niveau de vie de ses citoyens et à promouvoir la productivité et la richesse de son peuple ne peut tolérer, ne serait-ce qu’une minute, ni un plan de décarbonisation de son économie ni un plan de dénucléarisation de celle-ci.

Note. La « Commission Trilatérale » fut créée en 1973 par son premier président David Rockfeller III. Elle accueillit très vite comme conseiller Zbigniew Brzezinski. Un grand nombre des membres de la Trilatérale étaient également membres du Club de Bilderberg. Si le Japon fit aussi partie de la Trilatérale c’est parce que cet organisme s’inspira du « modèle japonais » d’après-guerre qui réussit à passer d’un système encore semi-féodal à une économie scientifico-indutrielle très avancée en quelques années. Maurice Strong, industriel d’origine canadienne, fut l’initiateur de la mise en place de l’IPCC avec l’appui de la Trilatérale et de la Fondation Rockfeller. Si vous voulez tout savoir sur Maurice Strong voici un lien décoiffant : https://www.alterinfo.net/Mort-de-Maurice-Strong-l-escroc-du-rechauffement-climatique-anthropique_a119354.html

Traduction d’un article de Matthew Ehret paru sur le site Strategic Culture (strategic-culture.org). Pas de billet dimanche 6 octobre

Climat. L’Allemagne mais aussi toute l’Union Européenne au bord du gouffre

2970.jpg

Madame Ursula Von der Leyen a persisté et signé (pas encore) le programme contraignant du Green European New Deal. La nouvelle présidente de la Commission européenne est allemande. Pourtant elle semble ignorer le résultat d’une enquête très sérieuse émanant de l’Union allemande des Académies des Sciences et des Humanités et d’autres organismes scientifiques parue en novembre 2017. Cette étude démontre clairement quel sera le fardeau financier pour chaque foyer fiscal ou individu pour atteindre l’objectif de réduction de 50 % des émissions de carbone. Jusqu’en 2035 il en coûtera à chaque foyer fiscal la somme de 1050 euros par mois pour atteindre cet objectif. Vous avez bien lu, par mois, il n’y a pas d’erreur. Ces impôts et taxes collectés auprès des citoyens devront en effet être suffisants pour collecter au moins 6100 milliards d’euros ( entre 4600 et 7600 selon l’étude) soit plus de deux fois le produit intérieur brut actuel de l’Allemagne.

Entre 2035 et 2050, l’autre étape du programme devant aboutir à une « neutralité carbone » – nul ne sait ce que cela signifie – verra la charge fiscale des ménages augmenter encore de 320 euros pour atteindre un total de 1370 euros mensuels. Il est difficile de croire que Madame Von der Leyen ignore le contenu de ce rapport. Elle prépare donc le suicide de l’Union européenne sur l’autel de l’Eglise de Scientologie Climatique. Transposons ces projections à la France en considérant un PIB de 2300 milliards d’euros et en oubliant la charge de la dette et le déficit commercial chronique, ce qui rendra de fait toute initiative relative à la « décarbonation » de la France très délicate. En effet, entre 2020 et 2035 la France devra donc, selon ces projections émanant non pas de visionnaires mais de spécialistes, consacrer 4600 milliards d’euros (deux fois son PIB en suivant l’étude allemande) pour atteindre 50 % de réduction de ses émissions de carbone se répartissant essentiellement dans les transports, le chauffage domestique et l’industrie. Sans pénaliser l’industrie, ce qu’évite de faire l’Allemagne depuis déjà une décennie avec des prix de l’électricité très avantageux pour les industriels, il faudra répartir ces 4600 milliards sur les 38 millions de foyers fiscaux (2017) pendant 15 ans. Chaque mois les contribuables français devront payer 672 euros de « taxe green new deal » pour satisfaire les délires d’Ursula Von der Leyen. Cet impôt passera ensuite de 672 à 877 euros par mois jusqu’en 2050. Et après ? … on verra.

Comme les énergies dites renouvelables sont toutes aléatoires, y compris les panneaux photovoltaïques, il faudra, pour décarboner les transports et le chauffage domestique, construire encore plus de centrales nucléaires : ce n’est pas moi qui l’affirme, c’est l’IPCC ! La France avec EDF (qu’Emmanuel Macron veut fragiliser en privatisant les ouvrages hydroélectriques) était le leader mondial de la technologie du nucléaire civil. Ce pays devra donc s’activer sérieusement pour retrouver cette position de leader car il serait absurde, après avoir cédé les turbines vapeur Arabelle à General Electric, que ce soient les Chinois qui construisent les futures centrales nucléaires françaises équipées de turbines américaines. Le mouvement est déjà lancé en Grande-Bretagne sur le site de Hinkley Point C avec une ingénierie franco-chinoise et des turbines Arabelle … américaines.

Chers contribuables de tous les pays européens préparez-vous à être mis à contribution très lourdement dans les prochaines années. Et pendant ce temps-là la jeunesse insouciante manifeste pour sauver le climat plutôt que d’aller à l’école (illustration : sous les pins de Rome).

Source : http://www.tichyseinblick.de avec une traduction de P. Gosselin sur son site notrickszone.com

La langue de Voltaire dans l’audiovisuel ? Un doux rêve

Capture d’écran 2019-09-25 à 23.54.34.png

À l’occasion de la sortie du livre « Mémoires Vives » d’Edward Snowden aux éditions du Seuil André Bercoff de SudRadio a réuni dans son studio Hugues Jalon, directeur des publications du Seuil, Juan Branco, avocat qui a travaillé pour Julian Assange et Jean-Eric Bramat, universitaire. Le débat a été animé et j’ai analysé l’élocution des divers acteurs de ce débat qui m’intéressait au plus haut point car j’admire le courage de Snowden ainsi que celui de Assange qui ont tous les deux osé dénonçer les pratiques outrancières des USA pour tenter de dominer le monde. Bref, je n’en dirai pas plus mais je me suis focalisé sur la réthorique orale des intervenants que vous pouvez retrouver à loisir sur youtube et vérifier ainsi mes statistiques ( https://www.youtube.com/watch?v=bvb8Jx03pCM ).

Parmi les mots abusivement utilisés par les acteurs des médias audiovisuels il y a les adverbes « effectivement », « évidemment » et un sorte d’interjection qui apparaît sans qu’on s’y attende : « voilà ». Je me demande si tous ces beaux parleurs connaissent tant les sens de ces adverbes que de cette interjection. Je réserve pour la fin de ce billet les statistiques que j’ai dressé et elles valent leur pesant de rire. Quand on dit effectivement dans une phrase il faut se plier à l’évidence que puisqu’un fait est « effectif » il n’est donc pas contestable, fin de la conversation en quelque sorte. Pour le mot évidemment, si on n’a pas compris le sens du propos cela signifie qu’il faut retourner à l’école (dans les classes de l’école républicaine française on n’apprend plus rien et certainement pas l’élocution claire et convaincante qui ne nécessite aucunement l’emploi d’adverbes superfétatoires si l’énoncé est bien annoncé). Et puis il y a l’interjection « voilà ». Ce petit mot de 5 lettres signifie que si vous n’êtes pas d’accord allez voir un autre programme de youtube (je n’ai pas de télévision chez moi) parce que si vous n’êtes par d’accord vous n’avez rien compris. Voilà : c’est ainsi, c’est évident, c’est « effectif », point barre.

En réalité tous ces mots totalement inutiles et utilisés abusivement par les protagonistes de cette émission  » Bercoff dans tous ses états » que j’apprécie par ailleurs ne sont qu’un vernis qui souligne la vacuité des propos tenus par les intervenants, y compris Bercoff malheureusement ! Voilà maintenant pour les statistiques. Pour le mot « effectivement » Bercoff et Hugues Jalon sont à égalité, dix fois chacun, suivis de Jean-Eric Bramat 4 fois dont deux justifiés dans le contexte de ses propos et Juan Branco zéro fois. En ce qui concerne le mot « évidemment » Bercoff est champion et l’a utilisé 5 fois, Jalon trois fois et Branco 3 fois mais justifiés dans le contexte de la phrase dans laquelle ce mot apparaissait. Pour « voilà », Bercoff l’a utilisé une seule fois et Hugues Jalon, pourtant supposé être un littéraire, a agrémenté ses propos 13 fois avec des « voilà » incongrus et sans signification dans le contexte. Branco : zéro fois ainsi que Bramat.

Que peut-on conclure d’une telle observation ? Tout simplement que beaucoup d’acteurs de l’audiovisuel parlent pour ne rien dire, en d’autres termes ils agrémentent leur discours avec des mots totalement inutiles dans le contexte de leur discours. Mais pire encore j’ai visionné des conférences de scientifiques qui se livrent aux mêmes exercices de style lénifiants et lassants. Où va la langue de Voltaire, de Camus et de Giono ? C’est très inquiétant. Quand on n’a rien à dire d’intéressant on se tait, surtout avec un microphone devant sa bouche qui ne fait que proférer une diarrhée verbale inaudible. Pour conclure ce billet caustique je ferai remarquer que Juan Branco ne parle pas pour ne rien dire : il n’a pas besoin d’adverbes superfétatoires. Il sait ce qu’il dit et de manière intelligible, c’est son métier. Pour en revenir à Bercoff, que j’apprécie pourtant, le lui préfère maintenant Frédéric Taddeï qui sévissait sur Antenne 2 mais a été prié de trouver un autre employeur en raison de son incompatibilité d’humeur avec la direction de la rédaction. Mes lecteurs peuvent le retrouver sur RT France dans son émission « Interdit d’Interdire » d’excellente tenue.

En Europe les écologistes font beaucoup plus de victimes que les terroristes

Capture d’écran 2019-08-31 à 18.25.26.png

Il y a des étés sans vagues de chaleur, parfois plutôt froids, et des été « caniculaires ». En cet été 2019 la vague de chaleur qui traversa l’Europe fut particulièrement prononcée puisque la température a atteint à Paris 42,5 degrés et 43,3 degrés dans certaines villes d’Allemagne. Comme conséquence de la canicule il y a eu une augmentation de 30 % du nombre de noyades pour se rafraîchir alors que moins de 5 % des logements en France sont équipés de conditionneurs d’air. C’est pire en Allemagne où le tout puissant parti « Vert » a tellement dissuadé les habitants de ce pays d’utiliser ce type d’équipement de confort que seulement 3 % des logements en sont équipés. La canicule de 2003, en conséquence, tua 7000 personne dans ce pays, 15000 en France et pour toute l’Europe 70000.

L’argument du parti écolo allemand n’est pas rassurant pour le public. En effet, en période de canicule les conditions météorologiques sont le plus souvent anticycloniques et il n’y a pas assez de vent pour faire tourner les moulins à vent. Les autorités allemandes ont donc déconseillé aux citoyens de s’équiper de conditionneurs d’air car la demande en électricité serait trop importante dans ces conditions. De plus les conditionneurs d’air sont considérés en haut lieu comme nuisibles pour le climat en particulier selon l’Institut allemand d’écologie appliquée (Öko-Institut). Si les Allemands et les Français disposaient d’air conditionné comme les Américains (90 %) les Coréens du Sud et les Japonais (86 %) ou encore les Chinois (60 %) personne n’aurait entendu parler des conséquences catastrophiques de ces canicules ! Conclusion : les écolos sont des criminels … mais on le savait déjà avec le riz doré que l’on peut citer comme exemple emblématique de leurs actions orientées contre le bien-être des populations. Les écolos sont donc de dangereux terroristes malgré le fait qu’ils viennent de trouver pour leur Eglise de Scientologie Climatique une sainte en la personne de Greta Thunberg.

Source : David Horowitz Freedom Center, illustration : publicité de la firme Carrier pour les conditionneurs d’air.

Brève. La France compte 13,7 millions de centenaires !

Ce n’est pas une fake-news. C’est tellement le bordel (excusez mon expression) dans l’administration française qu’il y a en France 110 millions d’habitants, presque autant que le Japon (124 millions) dont 13,7 millions de centenaires, le Japon n’en compte qu’environ 70000, ce pays est donc largement battu dans ce domaine. Donc, le style de vie des Français est nettement plus favorable pour devenir centenaire. Le camembert ci-dessous (source IFRAP) comporte quelques erreurs mais on peut se poser quelques questions sur le fonctionnement de la France toute entière puisque tout dépend de son administration :

Capture d’écran 2019-09-05 à 18.14.18.png