L’écologie « à la française » de Hulot et Macron : une catastrophe environnementale, économique et sociale programmée !

L’écologie « à la française » de Hulot et Macron : une catastrophe environnementale, économique et sociale programmée !

Ce sont pas moins de 45 personnalités scientifiques du monde entier qui, outrées par la décision du gouvernement français de fermer tous les réacteurs nucléaires de la série 900 MW d’ici 2025, ont envoyé une lettre ouverte au Président de la République française. Il s’agit ci-après de la traduction par mes soins de ce document et en appendice la liste des signataires. Source : World Nuclear News ( http://www.world-nuclear-news.org/V-Environmentalists-appeal-to-Macron-for-nuclear-0406171.html )

Cher Président Macron,

Nous écrivons en tant qu’environnementalistes, conservationnistes et scientifiques du climat pour d’abord vous féliciter de votre élection à la présidence française et pour applaudir votre impulsion pour établir une taxe carbone. Personne n’a fait autant que la France dans la promotion d’une énergie propre sur le réseau (électrique). Dans ce contexte nous vous écrivons aussi pour exprimer notre surprise au sujet de votre décision de réduire la part de l’énergie nucléaire en France.

Peu de pays ont fait autant que la France pour démontrer les bénéfices humanitaires et environnementaux en créant une société disposant d’une énergie électrique abondante. Non seulement la France a accueilli la conférence des Nations-Unies sur le climat mais elle est aussi le pays au monde avec le moins d’émissions de carbone.

Toute réduction de la production électro-nucléaire en France accroitra fatalement la consommation d’énergie fossile et la pollution étant donnés les faibles performances et le caractère intermittent des énergies solaire et éolienne. L’Allemagne est un cas d’école. Ses émissions (de carbone) n’ont pas changé depuis 2009 et ont en réalité augmenté en 2015 et 2016 en raison de la fermeture de réacteurs nucléaires. En dépit du fait que l’Allemagne a installé 4 % de plus de panneaux solaires et 11 % de plus d’éoliennes ces deux années passées, la production d’énergie à partir de ces deux sources a diminué de 3 % et 2 % respectivement car il y a eu peu de vent et peu de soleil durant ces deux années 2015 et 2016.

Alors que la France produit une énergie électrique la plus propre et la moins coûteuse d’Europe, l’Allemagne produit une énergie électrique la plus onéreuse et la plus sale (du continent). L’Allemagne a dépensé en 2016 24 milliards d’euros au dessus du prix du marché de l’électricité uniquement pour l’achat des kW « renouvelables » alors que ses émissions (de carbone) ont stagné et l’Allemagne n’atteindra pas en 2020 ses objectifs de réduction d’émissions dans une large mesure. En dépit d’investissements considérables dans les énergies renouvelables seuls 46 % de l’électricité provient de sources propres alors que l’électricité produite en France provient à 93 % d’énergies propres.

Le solaire et l’éolien peuvent jouer un rôle important en France. Cependant, si la France s’engage à investir dans ces énergies avec une ampleur comparable à celle de l’Allemagne elles devront s’ajouter aux énergies propres existantes et non pas les remplacer de manière inconséquente (en anglais « inadvertently »). Ce type d’énergie « renouvelable » pourra contribuer à l’électrification du secteur des transports comme la France l’a déjà fait pour les trains et devrait continuer à le faire dans cette direction avec les véhicules personnels.

Passer du nucléaire aux combustibles fossiles affectera gravement l’économie de la France pour trois raisons : un prix de l’électricité plus élevé pour les consommateurs et l’industrie, la fin de l’exportation lucrative d’électricité (d’origine française vers d’autres pays européens) et enfin – et probablement le plus désastreux – la fin de l’industrie nucléaire française à l’export. Si l’infrastructure nucléaire (en anglais « fleet ») française est forcée à opérer avec une capacité amoindrie l’ensemble de cette activité elle fragilisera cette industrie en renchérissant les coûts de fonctionnement et en détruisant un part de ses revenus. Eventuellement cette situation conduira à une sécurité des installations moins fiable et à une raréfaction de la recherche, du développement et des capacités à l’exportation. Les pays qui cherchent à développer l’énergie nucléaire recherchent justement en France une technologie que le pays utilise et a approuvé.

Traditionnellement le programme nucléaire civil français était envié par de nombreux pays. Ce programme démontra au courant des années 1970 et 1980 que la décarbonisation du secteur industriel de production de l’électricité était en fait possible. Pour la France la prochaine étape nécessaire pour aider à combattre le changement du climat et améliorer la qualité de l’air est d’accroitre la production « propre » d’électricité à partir de toutes les sources non carbonées fossiles et de réduire massivement l’utilisation de ces énergies fossiles dans les secteurs du chauffage et du transport. L’énergie nucléaire doit jouer un rôle central dans cette évolution.

J’ai mis entre parenthèses ou entre guillemets quelques mots ajoutés volontairement pour la bonne compréhension du texte. Ce document se passe de commentaires mais j’en ferai tout de même un seul. L’organisme AirParif qui contrôle en temps réel la qualité de l’air que respirent les résidents de Paris et de sa région a détecté des pics de pollution riches en sulfates à plusieurs occasions. Il se trouve que cette pollution provient d’Allemagne, qu’elle est produite par les centrales électriques brûlant du charbon et que par régimes de vents d’est et est-nord-est elle arrive sur la France en se moquant des frontières.

Lettre datée du 4 juillet 2017, Signataires :

James Hansen, Climate Science, Awareness, and Solutions Program, Columbia University, Earth Institute, Columbia University  

Kerry Emanuel, Professor of Atmospheric Science, Massachusetts Institute of Technology  

Robert Coward, President, American Nuclear Society  

Andrew Klein, Immediate Past President, American Nuclear Society  

Steven Pinker, Harvard University, author of Better Angels of Our Nature  

Richard Rhodes, Pulitzer Prize recipient, author of Nuclear Renewal and The Making of the Atomic Bomb  

Robert Stone, filmmaker, ‘Pandora’s Promise’  

Pascale Braconnot, Climate Scientist, IPSL/LSCE, lead author for the IPCC Fourth Assessment Report and Fifth Assessment Report  

Francois-Marie Breon, Climate Researcher, IPSL/LSCE, lead author for the IPCC Fifth Assessment Report  

Ben Britton, Ph.D, Deputy Director of the Centre for Nuclear Engineering, Imperial College London  

Claude Jeandron, President, Save the Climate, French association  

James Orr, Climate Scientist, IPSL/LSCE  

Didier Paillard, Climate Scientist, IPSL/LSCE  

Didier Roche, Climate Scientist, IPSL/LSCE  

Myrto Tripathi, Climate Policy Director, Global Compact France  

John Asafu-Adjaye, PhD, Senior Fellow, Institute of Economic Affairs, Ghana, Associate Professor of Economics, The University of Queensland, Australia  

M J Bluck PhD, Director, Centre for Nuclear Engineering, Imperial College London  

Gwyneth Cravens, author of Power to Save the World  

Bruno Comby, President, Environmentalists for Nuclear Energy  

Wolfgang Denk, European Director, Energy for Humanity  

David Dudgeon, Chair of Ecology & Biodiversity, School of Biological Sciences, The University of Hong Kong, China  

Erle C. Ellis, Ph.D, Professor, Geography & Environmental Systems, University of Maryland  

Christopher Foreman, author of The Promise & Peril of Environmental Justice, School of Public Policy, University of Maryland  

Martin Freer, Professor, Head of Physics and Astronomy, University of Birmingham, Director of the Birmingham Energy Institute (BEI)  

Kirsty Gogan, Executive Director, Energy for Humanity  

Joshua S. Goldstein, Prof. Emeritus of International Relations, American University  

Malcolm Grimston, author of The Paralysis in Energy Decision Making, Honorary Research Fellow, Imperial College London  

Mel Guymon, Guymon Family Foundation  

Steven Hayward, Senior Resident Scholar, Institute of Governmental Studies, UC Berkeley  

John Laurie, Founder and Executive Director, Fission Liquide  

Joe Lassiter, Professor, Harvard Business School  

John Lavine, Professor and Medill Dean Emeritus, Northwestern University  

Martin Lewis, Department of Geography, Stanford University  

Mark Lynas, author, The God Species, Six Degrees  

Michelle Marvier, Professor, Environmental Studies and Sciences, Santa Clara University  

Alan Medsker, Coordinator, Environmental Progress – Illinois  

Elizabeth Muller, Founder and Executive Director, Berkeley Earth  

Richard Muller, Professor of Physics, UC Berkeley, Co-Founder, Berkeley Earth  

Rauli Partanen, Energy Writer, author of The World After Cheap Oil  

Peter H. Raven, President Emeritus, Missouri Botanical Garden. Winner of the National Medal of Science, 2001  

Paul Robbins, Director, Nelson Institute for Environmental Studies, University of Wisconsin-Madison  

Samir Saran, Vice President, Observer Research Foundation, Delhi, India  

Michael Shellenberger, President, Environmental Progress  

Jeff Terry, Professor of Physics, Illinois Institute of Technology  

Tim Yeo, Chair, New Nuclear Watch Europe; former Chair, Energy and Climate Change Parliamentary Select Committee 

Selon la Banque Mondiale quel est le problème le plus critique dans le monde aujourd’hui ?

Le vrai lien entre les combustibles fossiles et la qualité de vie

Ce n’est pas du tout ce à quoi on a tendance à penser en ces temps d’intoxication politique, intellectuelle et médiatique généralisée dans tous les domaines. Ce n’est pas le réchauffement climatique ni le « vilain Poutine » ni le « méchant Assad » ni l’horrible « califat islamique ». Il s’agit d’un problème éminemment plus tangible, considérable, et pourtant il n’y a aucun lobby pour en faire la publicité auprès des décideurs, des ONGs bien pensantes et politiquement correctes et des gouvernements parce que tous les pays développés n’en ont cure, il s’agit de la pauvreté créée par le manque d’énergie dans les pays du tiers monde. Dans les pays occidentaux la mauvaise foi va jusqu’à convaincre ces décideurs que trop d’énergie à portée de la main, toute l’énergie dont on a besoin (et quand on dispose d’énergie on en a de plus en plus besoin), est un problème à dénoncer très salutairement pour se donner bonne conscience. La honte que devraient au contraire dénoncer ces ONGs est que pour 6 personnes sur 7 vivant dans des pays en voie de développement ou pauvres le manque d’énergie est une calamité. Le seul paramètre qui sépare indubitablement les pays pauvres des pays riches est l’énergie disponible. Mais on a coutume maintenant pour satisfaire la bien-pensance à attaquer les compagnies productrices d’énergie – en anglais les « utilities » – parce qu’elles sont accusées de détruire la planète et cela en se plaçant cyniquement sur un plan moral que rien ne justifie … Pourtant, l’un des plus grands progrès technologiques du XXe siècle a été l’électrification des villes qui permit de réduire la pollution et d’ouvrir la porte à toutes sortes de progrès technologiques. On a longtemps clamé que l’électricité était une « fée » contribuant au bonheur des hommes. Le XXe siècle fut dans un premier temps celui de l’électricité-charbon. Puis vint l’électricité-pétrole et ensuite l’électronucléaire. Mais il s’agissait toujours de la « fée électricité » quelle que fût son origine. L’énergie disponible permit l’essor de l’industrie, des chemins de fer, de l’automobile puis des liaisons maritimes et par aéroplanes, personne ne pourra le nier. Ces progrès technologiques majeurs, électricité, moteurs à vapeur puis moteur à explosion, ont paradoxalement ralenti la croissance de la population dans les pays dotés de ces formes d’énergie abondante et bon marché.

De nombreuses études plus ou moins scientifiques tirent la sonnette d’alarme au sujet de l’accroissement de la population de la planète : on parle de plus de 12 milliards dans 80 ans … Pourtant les pays ayant un taux de natalité élevé sont ceux qui ne disposent que de peu ou de pas du tout d’énergie. Dans les familles sub-sahéliennes les enfant constituent un capital en main-d’oeuvre car ils sont envoyés collecter du bois dans la brousse pour faire cuire les aliments, il n’y a ni gaz, ni kérosène ni électricité ! Cette carte des taux de fertilité est parlante (Wikimedia) :

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On peut aussi représenter l’espérance de vie en fonction de la consommation d’énergie toutes sources confondues converties en kWh, ici aussi 194 pays sont représentés, et il n’y a pas non plus photo (Source Banque Mondiale) :

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Plus les pays consomment d’énergie plus ils produisent de richesse. L’Allemagne par exemple consomme 7100 kWh par habitant et par an et le PIB moyen par habitant est de 45000 dollars. Au Mozambique 450 kWh pour 1100 dollars. En Allemagne l’espérance de vie est de 80 ans et au Mozambique de 53 ans … encore une fois il n’y a pas de doute à avoir, ce sont des données de la Banque Mondiale ! La situation de ces pays sous-développés s’aggrave avec une dette publique en constante augmentation comme le précise la Banque Mondiale et d’où sont tirés les graphiques ci-dessus et ci-après ( http://data.worldbank.org/sites/default/files/gdf_2012.pdf ) .

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Et pourtant on entend dire sans arrêt comme un disque rayé que le charbon, le pétrole et le gaz sont mauvais pour la planète alors que les faits démontrent une toute autre situation. Le mix énergétique global est basé à 80 % sur ces ressources carbonées fossiles qui dominent le marché de l’énergie, électricité ou transport et industrie, en raison de leur prix modique ( y compris des investissements modérés pour construire une usine de production), de leur disponibilité et de leur « densité » d’énergie par rapport à d’autres sources, hormis le nucléaire réservé à la production d’électricité décarbonée. Si les énergies éolienne et photovoltaïque (elles-mêmes mises en place pour un coût en énergies fossiles massif qu’on a curieusement tendance à tout simplement ignorer) pouvaient remplacer les combustibles fossiles carbonés ce ne serait que dans le domaine de la production d’électricité. Or une étude récente ( http://arstechnica.com/science/2012/03/study-alternative-energy-has-barely-displaced-fossil-fuels/ ) a montré sans ambiguité qu’en raison de leur intermittence elles ne pourront jamais atteindre ce but car elles ne peuvent satisfaire les demandes en énergie des transports terrestres et de l’industrie.

Le graphique ci-dessous indique clairement, encore une fois, que l’espérance de vie est directement corrélée aux … émissions de carbone pour chaque pays (ici 130) pris en compte dans l’étude de la Banque Mondiale :

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C’est paradoxal mais c’est ainsi.

Venons-en à l’urbanisation de la population. Chaque année plus de 80 millions de personnes se déplacent dans les villes. L’urbanisation est telle que l’équivalent d’une ville comme Seattle (650000 habitants) s’ajoute chaque quinzaine de jours aux villes déjà existantes. La demande en énergie devra satisfaire les besoins en construction dont l’importance économique est évaluée à plus de 10000 milliards (dix mille …) de dollars à l’horizon 2020 selon le Global Construction Outlook 2020 : http://www.prnewswire.com/news-releases/global-construction-market-worth-103-trillion-in-2020-50-largest-most-influential-markets-292235961.html . Contrairement aux idées reçues ou véhiculées à dessein pour perturber le jugement des décideurs, l’urbanisation diminue l’impact humain sur l’environnement tout en stimulant la croissance économique qui à son tour augmente l’espérance de vie ( http://mitpress.mit.edu/books/environmental-advantages-cities ) :

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Finalement cette étude de la Banque Mondiale portant sur 194 pays scinde ces derniers en deux groupes, ceux qui utilisent moins de 2500 kWh/ habitant/an et les autres. Cette analyse honnête indique que la vérité est exactement à l’opposé de ce qu’on tente de nous faire croire : les pays qui utilisent le plus d’électricité génèrent le plus de richesse, émettent, certes, plus de CO2, sont plus urbanisés mais vivent en meilleure santé, ont un taux de natalité réduit et vivent plus longtemps. Pour conclure il est intéressant de revenir sur la part de l’électricité d’origine nucléaire qui ne cessera d’augmenter dans les décennies à venir selon l’Agence Internationale de l’Energie avec les technologies de quatrième génération, la surrégénération englobant le thorium et l’uranium-238 comme combustibles, quand la disponibilité et le prix des combustibles carbonés fossiles, évoluant en sens inverse, conduiront à ce choix afin d’éviter une paupérisation massive de l’ensemble de la population de la planète avec les conséquences difficiles à imaginer qui s’en suivront. Quant aux émissions de carbone il reste à prouver si elles sont réellement nocives pour la planète …

111 pays utilisent moins de 2500 kWh/habitant et par an, ont un revenu moyen de 3482 dollar par habitant et par an, émettent 1,44 tonne de CO2 par habitant et par an, leur urbanisation est de 45 % et leur espérance de vie de 66,3 années.

83 pays utilisent en moyenne 7077 kWh/an et par habitant, disposent d’un revenu moyen de 32111 dollars , émettent 9,95 tonnes de CO2 toujours par habitant et par an avec une urbanisation de 75 % et une espérance de vie de 77,1 années.

Sources : Banque Mondiale et Forbes.com

Pour ceux qui croient encore aux poissons d’avril …

 

Sans commentaire sinon pour mentionner que la rétroactivité est devenue coutumière dans les décisions gouvernementales

 

Electricité: vers une hausse rétroactive de la facture d’électricité pour août 2012-2013

PARIS – Le Conseil d’Etat devrait ordonner au gouvernement d’effectuer une hausse rétroactive des tarifs réglementés de l’électricité d’EDF entre août 2012 et août 2013 pour combler la hausse insuffisante de 2% décidée lors du retour de la gauche au pouvoir, a recommandé lundi le rapporteur public. Le rapporteur a appelé le Conseil d’Etat, dont la décision finale devrait intervenir d’ici deux semaines, à donner un délai de deux mois aux ministères de l’Economie et de l’Energie pour reprendre un arrêté conforme au droit, qui devrait se traduire par un paiement rétroactif pour les particuliers aux tarifs réglementés, soit environ 27 millions de foyers. Cette décision allonge la liste des revers de l’Etat dans ses tentatives de limiter les prix de l’énergie. Elle est aussi une nouvelle épine dans le pied du gouvernement, au lendemain d’une large défaite du Parti socialiste aux élections municipales.

(…)

En juillet 2012, le gouvernement Ayrault avait limité à 2% la hausse des tarifs de l’électricité alors que la Commission de régulation de l’énergie avait calculé une hausse nécessaire de 5,7% pour les particuliers, selon sa délibération de l’époque. Le Conseil d’Etat avait été saisi par l’Anode, un regroupement de petits concurrents (Direct Energie, Eni, Lampiris, etc.) des opérateurs historiques EDF (pour l’électricité) et GDF Suez (pour le gaz), qui s’estiment lésés par le fait que les prix de ses grands concurrents n’augmentent pas autant que prévu. Depuis, pour se mettre en conformité, l’exécutif a réalisé une hausse de 5% des tarifs en août 2013 et une autre de 5% suivra en août 2014.

 

(©AFP / 31 mars 2014 16h18)

Les écologistes déstabilisent l’Europe !

J’ai lu avec intérêt le rapport du CGSP et me suis arrêté page 112 sur le schéma n°12 (voir le lien). Quand on sait que le gouvernement français, soumis au diktat des écologistes, envisage d’arrêter une vingtaine de centrales dites « vieilles » d’ici 2020 et que c’est l’obsession première de l’ancien faucheur d’OGM (amnistié) promu ministre de l’énergie et de l’environnement par sa Majesté le Baron de Tulle, Brive et autres contrées, il y a vraiment de quoi se faire du souci. Du souci, oui, mais pas seulement pour la France, il en va de l’équilibre énergétique (électrique) de l’ensemble de l’Europe de l’Ouest. La lecture du rapport n’apporte pas d’informations vraiment nouvelles sinon que la gestion de l’intrusion des énergies renouvelables dans le mix énergétique européen, gaz à « effet de serre oblige », a déjà eu des effets dévastateurs sur les politiques d’investissement sur le long terme en fragilisant la situation financière de la plupart des fournisseurs d’électricité européens (voir le schéma 5 page 94) et même si les consommateurs finaux, tant les particuliers que les industriels, paieront la note (salée) de cette transition, l’abandon partiel du nucléaire tel qu’il a été décrété en France par pure idéologie, faut-il le rappeler, déstabilisera l’ensemble du marché électrique européen. Et pour cause !

Il existe des accords de fourniture et d’échange d’électricité entre la France et l’Irlande et la Grande-Bretagne, entre la France et la péninsule ibérique, entre la France et le Bénélux et l’Allemagne et enfin entre la France l’Italie, la Suisse et l’Autriche. On voit clairement dans ce schéma 12 du rapport que la France constitue un pivot central pour l’ensemble des pays de l’ouest européen. Cette fonction de pivot stabilisateur repose sur la fiabilité et la constance de l’électricité d’origine nucléaire française, inutile de revenir sur ce point, facilitant les échanges entre tous les pays mentionnés ci-dessus.

Or la politique du gouvernement français va consister à terme à remplacer une partie du parc nucléaire français ( au moins 20 réacteurs de la série des 900 Mw) en énergies dites renouvelables, éolien et solaire. Or c’est sur ce point que réside le très gros risque de déstabilisation de l’ensemble du réseau électrique européen car il deviendra alors impossible sans ce pivot français de réguler le réseau. De plus la mise en place d’interconnexions a pris du retard en particulier en raison de l’opposition des écologistes pour l’implantation de lignes THT aériennes ayant dans certaines situations obligé les électriciens à mettre en œuvre des lignes souterraines en courant continu extrèmement coûteuses et moins fiables. Ce dernier point, peu évoqué dans le rapport, contribue à la fragilisation du réseau européen.

En conclusion, les élucubrations idéologiques des écologistes qui ont infiltré tous les gouvernements européens vont arriver finalement au but souhaité : fragiliser le tissu industriel européen et appauvrir les citoyens avec le renchérissement insoutenable de l’énergie électrique, une fiabilité du réseau amoindrie, un tarissement des investissements sur le long terme, en particulier dans le nucléaire. C’est exactement ce type d’argument que je développais dans un billet de mon blog ( https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/09/29/le-complot-du-climat/ ) daté du 29 septembre dernier.

On en est là, et il suffira d’un black-out européen généralisé, qui peut arriver à tout moment, par exemple à l’occasion de l’installation d’un anti-cyclone sur l’Europe avec absence de vent et température polaires, comme ce qui est arrivé aux USA il y a quelques semaines, du genre février 1956 pour ceux qui s’en souviennent et ont vécu plus de trois semaines avec des moins 25 degrés en permanence en plaine et un ciel plombé, pour qu’on se rende compte que finalement les écologistes ont vraiment tout faux !

http://www.strategie.gouv.fr/blog/wp-content/uploads/2014/01/CGSP_Rapport_Systeme_electrique_europeen_28012014.pdf

A propos de la transition énergétique allemande

Le SPD, allié pour la (mauvaise) bonne cause à la CDU d’Angela Merkel, commence à faire des siennes en Allemagne et ce n’est qu’un début ! Au début de la semaine, le citais dans mon blog la position allemande en ce qui concerne les tarifs consentis aux industriels qui jusqu’à aujourd’hui bénéficiaient, au moins pour certains gros consommateurs d’électricité, de certaines exemptions de taxes sur le prix du kWh, taxes redirigées vers le développement des sources d’énergie alternatives. Comme par ailleurs beaucoup d’industriels produisent leur propre électricité en Allemagne, comme au Japon depuis le tremblement de terre de mars 2011, par exemple les raffineries de pétrole fonctionnent indépendamment du réseau, le SPD, qui doit compter parmi ses membres des crypto-écologistes, est monté au créneau pour défendre les élucubrations ridicules résultant de cette fameuse transition énergétique made in Germany.

Résultat, le ministre de l’économie allemand Sigmar Gabriel veut taxer aussi l’électricité produite sur les sites industriels et envisage de revoir les tarifs préférentiels consentis à certains secteurs gros consommateurs comme la sidérurgie, l’automobile, la chimie ou encore l’industrie du papier. De deux choses (l’une) le moindre mal pour l’industrie allemande : réduire les subventions allouées aux projets d’énergies alternatives afin de ne pas mettre en place ces nouvelles taxes qui ont fait l’effet d’une bombe dans le milieu industriel allemand mais aussi au sein du puissant parti écologiste allemand, ça on pouvait s’y attendre.

On peut parier que la Chancelière tranchera en faveur de l’industrie, pilier de la force économique allemande. Mais ce qu’il faut retenir de cet épisode de politique interne allemande est la progressive lucidité qui réapparait dans cette classe politique : la transition énergétique allemande vit ses derniers soubresauts car le constat final après plus de 150 milliards d’euros investis dans toutes sortes de projets aussi coûteux et peu rentables les uns que les autres est que les émissions de carbone ont augmenté dans le même temps sans pour autant réduire le prix du kWh bien au contraire, voilà en clair la stupidité des élucubrations écologistes.

Sources : Reuters, Bloomberg et AFP 

Où on se fait rançonner sans le savoir …

Depuis les Iles Canaries, cette histoire de portiques destinés à collecter l’écotaxe sur les poids-lourds qui a été mise en place avec succès par les Allemands sous la pression des partis écologistes depuis plusieurs années semble complètement surréaliste, cf « les Bonnets rouges ». La raffinerie de pétrole de Santa Cruz qui alimente en carburants les véhicules automobiles de tout l’archipel ainsi que les bateaux en fuel lourd sans oublier les GPL, propane et butane, fonctionne à plein régime et l’essence coûte environ 1 euro le litre de 98. Si on considère que le prix englobe le coût FOB et la livraison du pétrole brut, les frais de stockage, de raffinage et de distribution, auxquels il faut ajouter la taxe que paie la raffinerie à la ville de Santa Cruz et à la Province de Tenerife et enfin les frais variés engendrés par l’usine, salaires des employés et maintenance, on doit rapprocher ce prix à celui du même litre de 98 en France, par exemple. J’ignore quel est le prix actuel du carburant dans l’Hexagone mais la différence peut alors être considérée comme une taxe sur le carbone émis, disons pour que mon argument soit parlant 40 centimes d’euro par litre de super 98. Si je suis en dehors de la réalité, que mes lecteurs me corrigent. Or l’Etat a voulu surajouter une autre taxe dite écologique sur les pollueurs (ou soi-disant tels) alors que le même Etat a supprimé la vignette automobile qui aurait très bien rempli ce rôle. J’oubliais, la vignette auto existe en Espagne comme dans la plupart des pays européens, pourquoi a-t-elle été supprimée en France, mystère … Non, pas vraiment un mystère mais un prétexte pour instituer de nouvelles taxes comme le malus et cette écotaxe qui est en définitive un nouvel impôt.

Je viens de lire un article de l’IFRAP qui énumère les autres écotaxes et c’est carrément terrifiant : d’abord l’écotaxe sur l’électricité dont j’ai parlé dans un précédent billet avec des augmentations progressives du prix du kWh par incréments de 5 % pratiquement tous les six mois (trois milliards d’euros par an dès 2013 et cinq en 2017) pour financer les projets délirants écolo-bisou comme dit H16, moulins à vent et autres panneaux solaires made in PRC.

Il y a pire avec l’électricité. Les ampoules électriques, une grosse arnaque ! Garanties pour une durée de vie de 10 ans elles claquent au bout de six mois, en attendant les LED qui coûtent encore plus cher. C’est une taxe déguisée sous forme de TVA sur un produit de 10 à 50 fois plus coûteux dont l’usage est obligatoire par décision européenne. C’est dire à quel point le lobbying verdâtre est actif à Bruxelles !

L’écotaxe sur les vélos écolos dits Velib : 19000 vélos ont été détruits ou endommagés à Paris et ce sont les contribuables, même s’ils n’ont jamais posé leur cul sur un Velib qui paient avec leurs impôts ! Mais ce n’est pas terminé, il y a aussi le malus automobile qui peut atteindre des sommes rondelettes allant jusqu’à 5000 euros pour une berline haut de gamme fabriquée Outre-Fessenheim, une taxe qui camoufle un protectionnisme qui ne veut pas dire son nom, n’importe quoi !

Pour les logements, neufs ou anciens, c’est encore pire, les normes écolos aboutissent à des renchérissements dépassant parfois 20 % avec, cerise sur le gâteau, une incitation malhonnête à recourir à des corps de métier spécialisés pour économiser quelques litres de gaz ou quelques kW ne serait-ce que pour obtenir un certificat écolo-bisou pour pouvoir revendre son bien le cas échéant. On avait déjà préparé les propriétaires avec l’amiante et le plomb …

Restent les agro-carburants qui eux ne sont pas du tout écolo-bisou contrairement à ce que les écologistes ont prétendu et même la Commission de Bruxelles fait maintenant marche arrière car au final, cette élucubration des partis verts émet plus de carbone qu’elle n’en fixe, le but initial. On en arrive donc tout naturellement à la taxe carbone qui a été rebaptisée écotaxe « climat-énergie », mais si, c’est vrai ! Alors là on nage dans un flou incontrôlable qui est pris en main par des mafias, surtout au niveau des industriels qui utilisent cette taxe un peu comme des « Bitcoin » et je trouve la comparaison tout à fait appropriée. Demandez à Lafarge, le plus gros cimentier de France, combien il rejette de CO2 dans l’atmosphère, il n’en sait rien. Demandez-lui comment il gère cette taxe « climat-énergie », n’attendez pas de réponse car il ne vous répondra pas …

Tout ceci pour insister encore une fois sur le fait que les exigences climatiques des écologistes ont abouti à un surenchérissement considérable de l’énergie qui naturellement aggrave l’état de santé des entreprises et érode le pouvoir d’achat des ménages. Et c’est le but recherché : appauvrir les Européens. Merci les écolos.

La récession européenne tant souhaitée par Greenpeace et ses affidés !

Je laisse à mes fidèles lecteurs le soin d’apprécier par eux-mêmes les contenus de ces deux dépêches d’agence datée du 9 octobre et qui en disent long sur l’avenir énergétique de l’Europe et en particulier de la France. Les investissements « réclamés » par les écologistes seront naturellement à la charge des consommateurs (voir le cas du Danemark) mais pire, le réseau électrique européen tout entier pourrait bien être totalement déstabilisé par l’introduction d’une source d’énergie aléatoire payée également par les contribuables. On arrive donc à la situation espérée par les écologistes télécommandés par Greenpeace, organisation elle-même télécommandée par la CIA, qui va entrainer l’ensemble de l’Europe dans une récession durable conformément aux souhaits des Américains … Bravo les écolos !!!

Un chaos énergétique menace l’approvisionnement de l’Europe, dit Capgemini

PARIS – Une situation chaotique prévaut sur les marchés européens de l’énergie et du gaz, menaçant la sécurité d’approvisionnement énergétique du continent, prévient le cabinet de conseil Capgemini, dans son observatoire annuel du secteur publié jeudi.

Cette vaste étude, qui en est à sa 15e édition, montre que la priorité donnée aux énergies renouvelables sur les réseaux électriques européens, dans une période de crise où la consommation d’électricité stagne ou diminue, crée un chaos sur le marché, a expliqué à l’AFP Colette Lewiner, conseillère énergie du président de Capgemini.

En effet, cela conduit à une chute des prix de gros de l’électricité, qui deviennent mêmes parfois négatifs, ce qui, couplé à l’effondrement du marché européen du CO2, et à des importations de charbon américain bon marché, qui rendent les centrales à charbon plus rentables, provoque des fermetures en série de centrales à gaz.

Or, les centrales à gaz jouent un rôle clef dans la sécurité d’approvisionnement de l’Europe, en tant qu’énergie d’appoint pour prendre le relais des énergies renouvelables lorsque celles-ci ne fonctionnent pas, rappelle l’experte en énergie. La situation actuelle tend également selon elle à saper la rentabilité du stockage de l’électricité.

Cette situation pourrait durer plusieurs années. Il faudrait en effet que la croissance reparte comme au début du millénaire pour relancer la demande d’énergie, et absorber les surcapacités du parc électrique. Quant à la demande européenne de gaz, l’Agence internationale de l’énergie a prévenu qu’elle ne retrouverait son niveau de 2010 qu’à la fin de la décennie.

Pour y remédier, il faudrait une politique européenne plus pragmatique dans l’application de ses objectifs, réformer le marché du CO2, créer des marchés de capacités, et adopter une régulation plus réactive, sinon, lorsque la croissance et donc la demande d’énergie repartiront, la sécurité d’approvisionnement du continent risque de ne plus pouvoir être garantie, met-elle en garde.

Ce diagnostic rejoint l’appel lancé par les dirigeants de neufs grand énergéticiens européens dont GDF Suez, ou les allemands EON et RWE, qui réclament un changement de cap de la politique énergétique de l’UE, et notamment un frein au développement des renouvelables.

Ces dirigeants, qui sont déjà allés plaidés leur cause auprès des parlementaires européens à Strasbourg le mois dernier, se rendront vendredi à Bruxelles pour faire monter cette fois la pression sur la Commission.


(©AFP / 10 octobre 2013 01h00)

EON Gardanne: mouvement de grève mercredi soir

MARSEILLE – Un mouvement de grève portant sur le maintien des effectifs affectait mercredi dans la soirée la production de la centrale thermique EON de Gardanne (Bouches-du-Rhône), a-t-on appris de source syndicale et auprès de la direction.

La production de la centrale a été abaissée de 50% depuis 16h, jusqu’à 22h, une décision prise à la suite d’une assemblée générale du personnel dans l’après-midi.

Nous demandons au minimum le maintien des effectifs actuels, avec le remplacement des personnes partant en pré-retraite, conformément aux engagements de la direction en 2011, a indiqué à l’AFP le secrétaire-adjoint de la CGT et secrétaire du comité d’établissement Nadir Hadjali, selon lequel le site de Gardanne emploierait actuellement 165 personnes. 

Nos revendications portent aussi sur la centaine de salariés de sous-traitants présents sur le site, qui doivent bénéficier du statut de personnel des industries électriques et gazières, a précisé Joël Capra, un autre délégué CGT, précisant qu’un prochain rendez-vous avec la direction pourrait avoir lieu vendredi.

Dans un communiqué transmis à l’AFP, celle-ci s’étonne d’un tel mouvement de grève alors même que des investissements de grande ampleur sont en cours sur la centrale, qui vont permettre de sauvegarder l’activité industrielle sur le site à l’horizon de 20 ans, une allusion à la construction en cours d’une centrale à biomasse.




(©AFP / 09 octobre 2013 21h00)