Histoire de moustiques et de téléphones

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Avec l’apparition de l’outil CRISPR-cas9 l’une des approches les plus prometteuses pour l’éradication de la malaria est le moustique génétiquement modifié pour exprimer des anticorps dirigés contre les larves de Plasmodium se trouvant dans les glandes salivaires de ce dernier. J’ai relaté ces travaux dans ce blog il y a quelques mois (voir le lien) et malgré les recommandations positives de l’Académie des Sciences américaine, il se passera encore de nombreuses années avant que ce moustique transgénique soit lâché dans la nature. Ce bloquage plus idéologique que scientifique s’appuie sur le fameux principe de précaution dont la devise peut se résumer ainsi « dans le doute abstiens-toi ». Une telle attitude est devenue en quelque sorte la doxa des mouvements écologistes politisés qui considèrent que toute modification intentionnelle d’un organisme vivant présente des risques pour les écosystèmes sans qu’il soit clairement démontré que ces risques existent réellement.

En ce qui concerne le moustique génétiquement modifié l’un des arguments des opposants à son utilisation comme moyen de lutte contre la malaria est le risque de transmission horizontale à d’autres espèces de moustiques voire d’autres insectes volants ou rampants. Un telle affirmation qui constitue un non-sens scientifique total a été également avancée dans le cas des plantes transgéniques de grande culture. En réalité l’argument est toujours le même : il ne faut pas perturber la nature. Cette attitude dénuée de tout fondement s’illustre par la rumeur selon laquelle les téléphones cellulaires seraient néfastes pour la santé et en particulier pour l’intégrité des fonctions cérébrales. On ne sait pas aujourd’hui exactement combien de téléphones portables sont utilisés dans le monde, peut-être plus de 3 milliards. Combien de tumeurs du cerveau ont pu être attribuées aux très faibles radiations électromagnétiques émises par les téléphones portables, personne ne le sait, pas même les plus éminents neurologues des plus grandes universités du monde. Le (faux) débat sur les effets potentiellement délétères des ondes électromagnétiques continuera à alimenter la presse de caniveau car la peur est un marché très lucratif.

Pourquoi le riz doré est-il considéré comme néfaste tant pour l’environnement que pour la santé ? Alors que ce riz, dont les propriétés nutritionnelles intrinsèques sont strictement identiques au riz « normal », est décrié par cette même mouvance écologiste alors qu’il pourrait sauver des millions de vies, les arguments avancés sont strictement identiques à ceux relatifs aux moustiques génétiquement modifiés ou aux téléphones portables : il faut respecter la nature et la laisser faire son oeuvre, au détriment comme dans le cas du riz doré de la santé humaine.

Il est affligeant de constater que l’opinion publique, manipulée par une fausse propagande, fasse barrage à toute avancée technologique qui pourrait bénéficier au plus grand nombre. J’insiste sur ce dernier point car il rejoint les tendances malthusiennes de ces mouvements de protection de la nature. En sont-ils arrivés à souhaiter un conflit nucléaire qui détruirait la majeure partie de l’humanité mais aussi la majeure partie du monde animal ? Bonne question …

Source partielle : World Economic Forum

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/11/29/paludisme-et-manipulation-genetique-combien-faudra-t-il-de-morts-pour-quune-avancee-decisive-soit-autorisee/

En France (et ailleurs) on est bien espionné, la preuve !

En France (et ailleurs) on est bien espionné, la preuve !
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C’est après avoir « écouté » ou plus rassurant « géolocalisé » plus d’un milliard d’appels téléphoniques avec des téléphones cellulaires que des investigateurs en sont arrivé à cette cartographie téléphonée de la France. Les zones vertes sont dites estivales et les zones rouges de travail. On est tous espionnés, écoutés et géolocalisés. Je ne me sens pas concerné, je dois utiliser mon téléphone cellulaire au mieux deux heures par mois. Je me demande parfois pourquoi j’en ai un …

Source : University of Southampton

Non merci Monsieur Zuckerberg …

Depuis plusieurs mois, je suis sollicité par Facebook pour me connecter et j’ignore la raison pour laquelle a surgi ce soudain assaut d’intérêt de la compagnie de Zuckerberg à mon endroit. Je reçois des mails presque tous les jours pour m’enjoindre à retrouver de supposés amis et amies et je refuse de me commettre dans ce genre de réseau social. Je suppose que l’un des lecteurs de mon blog a, par une manœuvre dont j’ignore la nature, réorienté mon blog sur Facebook. Et puis je n’ai pas vraiment envie de passer des heures à converser avec des membres de cette sorte de confrérie malgré le fait que j’éprouverais probablement un certain plaisir à renouer le dialogue avec d’anciens amis ou collègues que j’ai totalement perdu de vue, et réciproquement. Mais Facebook n’est pas un simple service facilitant les relations sociales, les prises de contact et la découverte de nouveaux amis. Je suis déjà inscrit sur Linkedin et je ne réponds jamais aux sollicitations que je reçois, peut-être qu’avec l’âge on devient progressivement réfractaire à tout élargissement de « son réseau social » car après tout combien a-t-on de vrais amis dans toute une vie ? Les doigts d’une seule mains suffisent pour en faire le décompte.

Et si en plus Facebook vient vous déranger en permanence sur votre portable avec des « pings » pour vous signaler que vous avez un pote ou une copine à moins de 5 kilomètres avec la nouvelle application « Nearby Friends » alors là, c’en est fini de la liberté et de l’auto-contrôle. J’ai rencontré il y a quelques temps un accro des applications pour téléphone mobile qui surveillait les déplacements de sa femme presque en temps réel. Aucune peine à imaginer les explications le soir en rentrant à la maison, à faire froid dans le dos ! Non, franchement, je préfère me limiter au strict nécessaire, toutes ces technologies de la communication finissent pas entraver gravement le peu de liberté personnelle que les systèmes politiques nous ont laissé « généreusement ». Non merci Monsieur Zuckerberg …

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Illustration tirée de Forbes