Brève politique : Houellebecq avait raison

La campagne pour les élections municipales en France, un véritable théâtre d’ombres avec le coronavirus en toile de fond, a autorisé tous les excès de la part des apprentis-sorciers de la politique avides de pouvoir. C’est déplorable mais également inquiétant.

Dans la ville de Toulouse, quatrième ville de France, l’écologiste Antoine Maurice, arrivé en deuxième position au premier tour de ces élections, a ratissé tous azimuths pour conforter son score et remporter la course au pognon. Il faut en effet appeler les choses par leur nom. Cet écolo s’est allié aux socialistes et on ne peut pas lui en vouloir puisque les écolos sont tous des néo-trotskystes d’ultra-gauche. Mais il y a pire encore ! Cet individu a passé une alliance avec le parti appelé Union Démocratique des Musulmans Français, un parti notoirement affilié au mouvement des Frères Musulmans.

Antoine Maurice est un proche de Cécile Duflot, ancienne ministre du logement et maintenant directrice d’Oxfam-France, une ONG britannique connue pour ses liens avec le MI6. Ce même MI6 avait facilité l’obtention de l’asile politique en France et en Allemagne pour des membres de cette confrérie secrète dont le projet est de prendre le pouvoir et d’imposer la charia dans les démocraties européennes. On peut dire que les manigances d’Antoine Maurice ressemblent à un accouplement entre une carpe et un lapin. Décidément, pour accéder au pouvoir, les écolos n’ont même plus le moindre soupçon de pudeur …

Berezina, par Michel Onfray

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Copié-collé d’un article du philosophe Michel Onfray mis en ligne sur le site RT-France

La réponse de la France face à la propagation galopante du coronavirus en Europe est-elle suffisante ?

Et qu’apprenons-nous sur nous-mêmes dans le contexte actuel ? Analyse par Michel Onfray, philosophe et écrivain. PHASE 1 Il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre que, la Chine ne passant pas pour très économe de la vie de ses citoyens, le confinement de l’une de ses villes de plusieurs millions d’habitants par les autorités communistes témoignait de facto en faveur de la gravité de cette crise du coronavirus. Je l’ai pour ma part fait savoir sur un plateau de télévision fin janvier. Ce pays, dont il est dit qu’il prélève dans les prisons les condamnés à mort qu’il exécute afin de vendre leurs organes frais au marché noir des transplantations partout sur la planète, n’est pas connu pour son humanisme, son humanité et son souci des hommes concrets. C’est le moins qu’on puisse dire… En prenant ces mesures, il disait à qui réfléchissait un peu qu’il y avait péril en sa demeure, donc en la nôtre. Qui l’a vu? Qui l’a dit? Qui a compris cette leçon? La plupart ont vu et dit ce que les agents de l’État profond disaient qu’il fallait voir et dire. Mais, comme pour illustrer la vérité de la sentence qui dit que le sage montre la lune et que l’imbécile regarde le doigt, il y eut quantité de prétendus sachants pour gloser sur le doigt et oublier la lune: c’était une gripette, elle ferait moins de morts qu’une vraie grippe, la véritable épidémie, c’était la peur des gens -et les intellectuels et les journalistes du régime libéral en profitaient pour rejouer la scie musicale du peuple débile et de la sagacité des élites… Pendant que la populace achetait des tonnes de papier toilette, ce qui permettait d’avouer qu’elle avait, disons-le comme ça, le trouillomètre à zéro, les comités de scientifiques invisibles chuchotaient à l’oreille du président ce qu’il convenait de faire entre gestion de l’image présentielle et santé publique, proximité des élections municipales et mesures d’hygiène nationale, situation dans les sondages et décisions prophylaxiques. Un mélange de Sibeth Ndiaye et de docteur Knock fabriquait alors la potion infligée par clystère médiatique au bon peuple de France. Nul besoin de préciser qu’il s’agissait d’une soupe faite avec une poudre de perlimpinpin aussi efficace qu’un médicament commandé sur internet… en Chine! Quel était cette position magique? Une grande admonestation libérale, un genre de leçon de chose prétendument antifasciste. Il s’agissait de montrer aux abrutis de souverainistes la grandeur de l’idéologie maastrichienne: plus de frontières, libre circulation des hommes, donc des virus! Les chinois étaient contaminés mais ils n’étaient pas contaminants: nous étions immunisés par la beauté du vaccin de Maastricht! Pendant qu’ils fermaient leurs frontières, nous ouvrions les nôtres plus grand encore -si tant est que cela puisse être encore possible… Nous nous offrions au virus. Voilà pourquoi, sur ordre du chef de l’État, le gouvernement français s’est empressé d’aller chercher sur place les expatriés français qui travaillaient en Chine. On n’est jamais mieux servi que par soi-même: si l’on devait se trouver contaminés, qu’au moins ce soit en allant nous-mêmes chercher le virus sur place et le ramener en France. Mais pas n’importe où en France, non, pas à Paris, bien sûr, ni au Touquet, mais en province qui est, en régime jacobin, une poubelle ou un dépotoir dont on se souvient toujours dans ces cas-là. Une première livraison s’est faite dans le dos du maire d’une commune du sud de la France, une seconde en Normandie où nous avons l’habitude des débarquements. La mode à l’époque, nous étions dans le premier acte de cette histoire, consistait à rechercher le client zéro: celui qu’il aurait fallu confiner chez lui pour que rien n’ait lieu, un genre de bouc émissaire à traire. C’était chercher la première goutte du raz-de-marée avec le projet de l’enfermer dans une bouteille afin que la catastrophe n’ait pas lieu. Il fut dit que, peut-être, ce numéro zéro serait à chercher sur la base militaire d’où étaient partis les soldats français missionnés pour aller taquiner le virus chinois sur place avant de rentrer chez eux. Que croyez-vous qu’il advint à ces militaires ayant été au contact de gens immédiatement mis en quarantaine après leur retour de l’empire du Milieu? Ils ont été renvoyés chez eux en permission… Pas question de les mettre en quarantaine! Quelle sotte idée c’eut été! Qu’on aille donc pas chercher aujourd’hui le client zéro car il se pourrait bien qu’on puisse obtenir des informations qui nous permettraient demander des comptes au ministre de la défense et au chef des armées auquel il a obéi. PHASE 2 L’acte deux a été guignolesque: le tsunami arrivait et on lui avait creusé des voies d’accès sous forme de canaux à gros débits, et ce avec l’aide du génie militaire français. S’y est ajouté le génie du chef de l’État. Le grand homme qui se prenait pour de Gaulle et Gide en même temps, mais aussi pour Stendhal (on est beylien ou on ne l’est pas) nous a délivré la parole jupitérienne: il fallait se laver les mains, éviter la bise et éternuer dans son coude -j’imaginais qu’anatomiquement il était plus juste d’envoyer ses postillons dans le pli de son coude car je me suis luxé l’épaule en essayent d’éternuer « dans » mon coude… Du savon, du gel et un coude: nous étions prêts, comme en 40, le virus n’avait qu’à bien se tenir. Il a continué à progresser bien sûr. Et le pouvoir a fait semblant d’estimer que le plus urgent était toujours de savoir qui avait postillonné le premier. Il n’y avait pas de foyers d’infection mais des clusters, ce qui changeait tout. Il s’agissait en effet de ne pas donner raison aux benêts qui estiment, comme moi, qu’un peuple n’est pas une somme d’individus séparés, comme les monades de Leibniz, ce qui est l’idéologie libérale, mais une entité qui est elle-même une totalité. Aller chercher le virus en Chine c’était une fois encore estimer que la minorité (d’expatriés) pouvait imposer sa loi à la majorité (du peuple français). Que périsse le peuple français, mais les maastrichtiens n’allaient tout de même pas donner tort à leur idéologie alors que le réel invalidait déjà leurs thèses dans les grandes largeurs! L’élément de langage maastrichtien fut: le virus ignore les frontières -comme Macron et les siens qui les ignorent tout autant… La plume du chef de l’État lui a même fourbi la formule adéquate: « Le virus n’a pas de passeport »- on dirait un titre de San-Antonio. Tous les pays qui, comme Taïwan ou Israël (dont on n’a pas parlé, un pays qui, lui, a le sens de son peuple), ont décidé la fermeture des frontières, sont passés pour des populistes, des souverainistes, des illibéraux, des passéistes qui n’avaient rien compris à la grandeur nihiliste du progressisme. Or, ces faux progressistes vrais nihilistes n’aspirent qu’à une seule chose: le gouvernement planétaire d’un État universel où les techniciens (les fameux scientifiques, comme il y en aurait au GIEC ou dans ce comité invisible qui conseille (!) Macron) gouverneraient le capital en faisant l’économie des peuples. Le coronavirus leur donne une autre leçon politique: la suppression des frontières c’est la possibilité pour tout ce qui menace contamination de se répandre à la vitesse de la lumière… Le virus n’ignore pas les frontières, mais les frontières savent et peuvent le contenir. PHASE 3 La preuve, le troisième acte décidé par… Emmanuel Macron lui-même. Dans un premier temps, le Président tire une salve pendant un long monologue d’une demi-heure: fermeture des crèches, des écoles, des collèges, des lycées, des universités, réduction des contacts avec autrui, en priorité les personnes âgées. Et puis, bien sûr, le coude et le savon, le gel et la bise, des armes de destruction massive. Or, qu’est-ce que ce confinement sinon l’invitation à fabriquer autant de frontières qu’il y aura de Français? La frontière nationale n’est pas bonne, mais la frontière qui sépare de son prochain est présentée comme la solution, la seule solution nous dit-on. Le virus qui ignore les frontières se trouve donc tout de même contenu par les frontières pourvu qu’elles soient érigées par chacun contre son prochain pensé comme un contaminateur potentiel. Ce qui marcherait pour les monades ne marcherait donc pas pour les États! Étrange paralogisme … Il faut donc radicalement éviter les contacts et les brassages, il faut donc remettre ses voyages et ses déplacements, il faut donc rester le plus possible chez soi, mais mais mais: le premier tour des élections municipales n’est pas reporté! Comprenne qui pourra! On dit que Gérard Larcher, président du Sénat, se serait opposé au report des élections: mais qui est ce monsieur auquel le président de la République mange dans la main? Quel est son pouvoir? Des dizaines de millions d’électeurs sont donc invités à se ruer en direction de lieux confinés, les bureaux de vote, dans lesquels, tout le monde en conviendra, on évite les contacts et les brassages et on montre qu’on doit préférer rester chez soi pour éviter les promiscuités. Le lendemain, quelques heures après la prise de parole présidentielle, le Premier ministre est envoyé au front pour enfoncer le clystère plus profond: fermeture des cafés, des restaurants, des boîtes de nuit, des musées, des bibliothèques, de tous les lieux publics, etc. Mais, toujours: maintien du premier tour des élections municipales. On se lavera les mains avant et après, on respectera une distance d’un mètre avec son voisin, puis on mettra son bulletin dans l’urne. Il faudra bien empoigner le rideau à pleine main pour l’écarter afin d’entrer dans l’isoloir, mais aucun risque – le savon veille… Magique! Que s’est-il passé le lendemain du jour de la décision de ce presque couvre-feu? il faisait beau, dans les rues de Paris, des gens ont fait leur footing, d’autres se sont un peu dévêtus pour prendre le soleil près du canal Saint-Martin, certains faisaient du vélo ou du roller, de la trottinette aussi. Ils transgressaient la loi? Et alors. Pas un seul policier n’a verbalisé qui que ce soit. Tout le monde se moque de l’État qui n’a plus d’autorité et plus aucun moyen de faire respecter l’ordre républicain! La peur du gendarme est une vieille lune qui a rejoint celle des dragons et du diable! De la même manière qu’une jeune fille porte un voile musulman en présence de Macron, ce qui est formellement interdit par la loi, et que rien ne se passe, le mépris affiché des décisions du chef de l’État témoignent de la déliquescence dans lequel se trouve le pays et dans quel mépris est tenue la parole de cet homme. Les libéraux et leurs cervelles soixante-huitardes voulaient des monades et des consommateurs en lieu et place de citoyens et de républicains? ils les ont… Ils souhaitaient jouir sans entraves? ils jouissent sans entraves… Ils affirmaient qu’il était interdit d’interdire? ils se croient résistants en se faisant la bise… Ils croient toujours que CRS=SS? Ils n’auront pas même vu la queue d’un policier municipal à vélo ou en mobylette, sinon en roller, pour leur rappeler que Jupiter dans son Olympe a décidé qu’il fallait éternuer dans son coude. Olympien comme le comédien d’un club de théâtre dans un lycée, Emmanuel Macron a dit: « Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite, sans condition de revenus, de parcours ou de profession, notre État-providence, ne sont pas des coûts ou des charges, mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. » Et puis ceci: « Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. » Quel talent! Quel menteur! Quel bouffon! Mais quel mauvais comédien… Cet homme qui a mis sa courte vie au service du Veau d’Or fait semblant aujourd’hui de découvrir que piétiner l’intérêt général, conchier le bien public, compisser la santé dans les hôpitaux quand elle était pilotée par les comptables, ce n’étaient peut-être pas exactement les bons choix! Qui croira cet hypocrite dont toute la politique depuis qu’il est au pouvoir consiste à détruire le système de santé (et de retraite) français? C’est la quintessence du projet politique libéral mené sans discontinuer par les présidents de la V° république depuis la mort du général de Gaulle. Quiconque écoute les personnels de santé depuis des mois (ils sont en grève depuis un an…) sait qu’en temps normal, avec cette politique libérale, ils sont débordés et impuissants tant l’hôpital public est malade sinon mourant. Qui pourra croire que la France est en état de recevoir un afflux massif de malades du coronavirus alors que la congestion était déjà là avant l’épidémie ? Ce qui est dit par quelques spécialistes de la santé c’est, je vais l’exprimer de façon brutale, que lors du pic à venir, phase 4, nommons-là comme ça, il faudra, faute de places pour tous, trier les arrivants et laisser les vieux à leur sort, donc à la mort… Voilà où mène le libéralisme initié par Pompidou & Giscard, augmenté par Mitterrand en 1983, accéléré par le traité de Maastricht en 1992 et tous ceux qui, droite et gauche confondue, communient dans cette idéologie, puis par Macron qui, depuis son accession à l’Élysée, a voulu activer ce mouvement à marche forcée.       Voici une autre leçon donnée par cette crise, en dehors d’apprendre l’impéritie du chef de l’État: les caisses sont vides quand il s’agit d’augmenter le SMIC ou le salaire des plus modestes; elles le sont quand ces mêmes personnes doivent être soignées (on ne compte plus ceux qui ont renoncé à s’occuper de leurs dents, de leur ouïe, de leur vue  à cause de leur pauvreté ; elles le sont quand il faut se soucier des paysans dont l’un d’entre eux se suicide chaque jour ; elles le sont quand il faut construire des écoles ou des universités, doter les hôpitaux de matériel performant, humaniser les prisons, recruter des fonctionnaires, financer la recherche scientifique dont nous aurions bien besoin aujourd’hui, laisser ouvertes des écoles de campagne, maintenir en vie les lignes de chemins de fer en dehors des grandes villes et des grands axes; elles le sont quand il faudrait se donner les moyens de récupérer la multitude de territoires perdus de la République), elles le sont si souvent quand il faudrait construire une République digne de ce nom. Mais il y a de l’argent pour faire face à cette crise économique qui s’annonce… Tous ces gens mis au chômage technique par cet état de siège seront payés -par les assurances chômage. C’est bien sûr très bien, mais il y avait donc de l’argent… Plus un café, plus un restaurant, plus un lycée, plus une école, plus un commerce, sauf liste donnée, plus un cinéma, plus une salle de spectacle ne sont ouverts, mais Macron nous assure que « l’État prendra en charge l’indemnisation des salariés contraints de rester chez eux ». Mais alors, bonne nouvelle, l’État existe encore? Il peut fonctionner? Il sait faire autre chose que prélever les impôts et recouvrer les amendes? Il sait faire autre chose qu’envoyer sa police et son armée tabasser les gilets-jaunes? Il sait faire autre chose que de subventionner des médias publics pour diffuser massivement l’idéologie maastrichtienne? Il sait faire autre chose que de libérer les élus délinquants renvoyés chez eux?  Vraiment? Ce virus fait donc dire des bêtises à Macron: on pourrait donc être solidaires et fraternels en France? On pourrait estimer que le consommateur hédoniste n’est pas l’horizon indépassable de notre modernité et qu’on peut aussi être un citoyen responsable? On pourrait trouver de l’argent public pour financer des solidarités nationales au-delà des habituels bénéficiaires? Il y a là matière à révolution: il est bien certain qu’Emmanuel Macron est le dernier homme pour la réaliser. Après le virus, il faudra y songer. En attendant, l’Allemagne ferme ses frontières avec trois pays, dont la France! Maastricht tousse, crache et menace l’embolie.

«Greenwashing»: un manuel pour déceler le vert du faux

Article paru dans le quotidien en ligne Le Temps (Genève) en cette fin de mois de décembre que je me suis permis de copier ici pour information. Mon blog étant gratuit et libre d’accès je n’ai pas cru nécessaire d’en informer la rédaction du Temps.

L’environnement est devenu un thème porteur, au point que l’utilisation de l’argument écologique est récurrente chez les entreprises. Une équipe de la rédaction du «Temps» a rédigé une liste de questions permettant de mesurer la sincérité du message environnemental.

Vraie démarche écologique ou simple ruse marketing? C’est la question que se posent chaque jour les journalistes de la rédaction, toutes rubriques confondues, face à la moisson de communiqués de presse qui vantent la fibre écologique des entreprises, mais aussi des institutions, voire des gouvernements.

La rhétorique de préservation de l’environnement est désormais omniprésente dans le discours public, elle capte l’attention des électeurs et des consommateurs. Parfois, elle relève du greenwashing, une pratique qui consiste à utiliser l’argument écologique dans le seul but d’améliorer son image. Et qui ne date pas d’hier, si l’on pense au principe très répandu de flanquer un logo en forme de petite fleur ou d’ours polaire, sur un emballage vert ou brun, pour rassurer quant à l’origine du produit.

Le bon sens et l’instinct permettent quasi toujours de déjouer les cas les plus flagrants, mais d’autres messages sont plus ambigus. Dans ce contexte et dans la suite de l’engagement du journal à traiter des problématiques environnementales, une poignée de journalistes économiques et scientifiques ont élaboré un manuel permettant de mesurer le degré de sincérité d’une démarche éco-responsable. Et, le cas échéant, de déceler un cas d’éco-blanchiment. Non pas pour écarter d’emblée l’information – encore moins pour donner des leçons de morale à quiconque – mais pour pouvoir décider de son traitement en connaissance de cause.

Ce manuel, rédigé au gré de l’expertise accumulée par les journalistes sur ce terrain, se veut un outil d’aide à la décision; il tient en sept questions, accompagnées d’une brève explication. Alors qu’il était d’abord conçu pour un usage interne, nous avons choisi de le mettre à la disposition de nos lecteurs, eux aussi toujours plus sollicités sur les thématiques environnementales, pour les accompagner dans la lecture des slogans publicitaires ou de leur journal.

Faciles à vérifier, les réponses – par oui ou par non – donnent des indices, pour situer en peu de temps l’information par rapport au message qu’elle véhicule. Une majorité de non doit éveiller le doute.

1. La démarche environnementale touche-t-elle au cœur d’activité de l’entité?

De la part d’une entreprise d’ameublement, par exemple, un message visant à encourager la mobilité douce auprès de ses collaborateurs n’a pas la même légitimité qu’une démarche environnementale ciblant son approvisionnement en bois.

2. Les objectifs annoncés sont-ils chiffrés et planifiés selon un calendrier et une méthode clairs?

Le message d’une entreprise qui annonce «réduire» son empreinte environnementale en précisant de combien, dans quel laps de temps et de quelle manière elle veut y parvenir sera plus crédible qu’un projet dont les contours demeurent vagues.

3. Le vocabulaire et les unités employés sont-ils précis?

Les termes «durable», «naturel» ou «responsable», tout comme les chiffres et unités (-30% d’énergie), doivent être clairement définis et vérifiables.

4. La démarche environnementale concerne-t-elle l’ensemble des activités de l’entreprise?

Une marque de vêtements qui concentre sa démarche environnementale sur une sélection de pièces uniquement n’aurait pas le même impact qu’une autre généralisant ces efforts à l’ensemble de son assortiment. Il est important de se demander si cette démarche est amenée à être étendue. Et si ce n’est pas le cas, quelle en est la raison.

5. L’entreprise est-elle suffisamment transparente sur sa chaîne d’approvisionnement et son circuit de distribution?

Une entreprise qui est capable de lister précisément ses fournisseurs, sous-traitants, distributeurs et autres intermédiaires donne un meilleur signal qu’une entreprise qui demeurerait évasive.

6. La personne chargée des questions environnementales est-elle membre de la direction générale de l’entreprise?

Le cas échéant, les projets environnementaux ont des chances de peser plus lourd dans la stratégie du groupe que si cette personne est rattachée aux services de communication ou de marketing, par exemple.

7. L’entreprise fait-elle amende honorable sur d’éventuelles critiques crédibles et récentes pour des atteintes à l’environnement?

Une entreprise dans le collimateur des ONG et de la justice pour des cas avérés de pollution des eaux, par exemple, devra fournir davantage d’efforts et de preuves de ses intentions qu’une entreprise dont la réputation n’a pas été mise à l’épreuve.

Bref commentaire personnel. Tous les bureaux, dans le monde entier, de l’agence de notation Moody’s ont banni les photocopieuses dans le but de préserver les forêts et de ne pas contribuer à la pollution avec les cartouches d’encre non recyclables. Il s’agit de soigner l’image de marque de cette société impliquée dans la « notation verte » des entreprises. La conséquence inattendue de cette décision louable à première vue est la suivante : les employés de Moody’s qui désirent archiver un document sous forme papier sont contraints d’aller faire des copies à leurs frais chez eux quand ils ont une imprimante (personnellement je n’ai pas d’imprimante) ou dans un magasin de proximité (convenience store genre 7-eleven) s’il en existe un, ce qui est loin d’être le cas dans tous les pays, en transportant sur eux une clé USB achetée à leurs frais. Par voie de conséquence ces personnels peuvent exposer le système informatique de l’entreprise à des risques, les clés USB étant réputées pour être un moyen d’ « infection virale » des ordinateurs.

 

Brève. Politique le traité d’Aix-la-Chapelle franco-allemand

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Mardi 22 janvier 2019 restera dans l’histoire future la date de la capitulation de la France au pied de l’Allemagne. La France s’engagera par ce traité à partager son siège au conseil permanent de sécurité de l’ONU et également à partager avec l’Allemagne son arsenal nucléaire et son armée.

Comme le souligne Olivier Berruyer sur son site « les crises » (lien ci-dessous) en commentant brièvement le texte intégral du traité tel qu’il sera signé mardi par Macron et Merkel, il s’agit d’un abandon de souveraineté de la France au profit de l’Allemagne. Je suggère à mes lecteurs de lire ce texte.

On ne peut que constater qu’après leur mandats, autant Merkel que Macron dont les mandats ne seront pas renouvelés, se laveront les mains de ce traité : « après nous le déluge » … De nombreux articles de ce traité sont contraires à la constitution française, le Conseil Constitutionnel pourra-t-il réagir ? Il est probable qu’il ne le pourra pas. Pourquoi le peuple français n’a-t-il pas été consulté ? Pourquoi le texte du traité n’a-t-il pas été soumis aux parlementaires ? Tout simplement parce que Macron a capitulé lamentablement aux pieds de Merkel : la France n’existe plus en tant que nation, elle va devenir de par les dispositions de ce traité un « land » allemand, point final !

Source du texte : https://www.les-crises.fr/urgent-texte-integral-du-traite-franco-allemand-daix-la-chapelle-qui-sera-signe-le-22-janvier/

Conseils à un candidat à la future présidence française

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Markit a publié vendredi dernier l’indice PMI des ventes au détail dans l’Hexagone et ce n’est pas réjouissant. En examinant l’historique de cet indice depuis 2004, on se rend compte qu’il y a comme un refroidissement durable de l’activité économique française qui ne date pas de la crise de 2009 ni des 4 cinquièmes du mandat du Président actuel par défaut : l’économie française est en chute libre, les Français consomment de moins en moins, ils sont désabusés et leur pouvoir d’achat, profondément laminé par la pression fiscale qui leur est tombée dessus et que le capitaine de pédalo, tout bon socialiste de pacotille qu’il soit, avait décidé, s’est effondré irrémédiablement.

Ce ne sont pas les sans-dents à qui le gouvernement redistribue ce qui a été prélevé dans la classe moyenne qui amélioreront l’économie et la consommation intérieure. Les « défavorisés » du système capitaliste honni par Hollande ont juste de quoi vivre malgré toutes les allocations dont ils bénéficient dans le plus pur système de redistribution marxiste-léniniste collectiviste mis en place par les écolo-socialistes au pouvoir consistant à niveler les disparités sociales que ce soit au supermarché ou à l’école.

Pour s’assurer d’être élu aux prochaines élections présidentielles, le candidat devra s’engager haut et fort pour détricoter toutes les lois et dispositions qui ont été mises en place par les présidents et leurs sbires depuis Chirac quand il cohabitait avec les socialistes. Il faudra d’abord refonder l’ensemble du système fiscal français pour redonner du souffle à ceux des Français qui ont des velléités d’entreprendre en allégeant parallèlement le code du travail, pas par des petites mesurettes de rien du tout mais en s’inspirant de vrais pays libéraux comme par exemple l’Irlande. Repenser l’ensemble du système éducatif français en redonnant à la filière professionnelle ses atouts : un plombier ou un charpentier trouvent toujours du travail bien rémunéré alors qu’un licencié en psychologie ou en philologie est condamné au chômage. Ceci implique donc de favoriser l’apprentissage en entreprise et d’instaurer une stricte sélection à l’entrée à l’université.

Pour ce qui concerne les ordonnances de 1946 que la France traine comme un boulet immobiliste, il faut abroger toutes ces dispositions en particulier le rôle néfaste et parasitaire des syndicats qui ne représentent que les entreprises de services publics et l’administration d’état. Il y a urgence à songer à la privatisation par appartements de la SNCF, des métros et pas seulement en Ile-de-France, et également privatiser progressivement le système de santé français car il est financièrement intenable et tout le monde le sait. Tous ces problèmes récurrents sont le fait des ordonnances ultra-marxistes de 1946.

Enfin, comme pour résumer ce petit pamphlet, il faut que l’Etat ne se contente plus que de ses fonctions régaliennes : les sécurités intérieure et extérieure et la justice. Le reste doit être confié à des techniciens ce qui signifie qu’il faut faire des coupes franches dans les administrations pléthoriques et d’une rare inefficacité qui gangrènent l’équilibre budgétaire français sans oublier de remettre totalement à plat le mille-feuille administratif et politique qui a été créé par les élus et seulement pour eux. Qu’un candidat développe et présente un tel programme, je m’inscrirai tout de suite sur les listes électorales et il sera assuré de mon suffrage …

Les nouveaux dogmes et les nouvelles croyances

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Il y a quelques jours, comme à mon habitude vers midi, je me trouvais devant un bar à tapas que j’affectionne particulièrement car ces tapas sont préparées avec application par un jeune chef français qui a su introduire une note de fantaisie culinaire dans ses œuvres. Je buvais un verre d’un excellent vin rouge local et deux Espagnols, également friands des délices gastronomiques de cet endroit, m’offrirent un autre verre de vin parce que j’étais Français et que je méritais bien ça après les attentats de Paris. Je fus ému, l’un de mes fils a perdu une collègue de travail lors de cette sombre soirée du 13 novembre …

Nous partîmes dans une discussion (en français) sur la politique en général qui fut rapidement teintée de philosophie. Je rappelais de mémoire à ces deux personnes, probablement au fait de l’histoire et de la politique française, qu’André Malraux avait déclaré (de mémoire) que « le XXIe siècle serait religieux ou ne serait pas ».

À quoi assistons-nous aujourd’hui, témoins abasourdis par une propagande incessante, sinon à une sorte de conspiration qui répand en nous tous des dogmes, simplement que nous devons admettre comme telles les idées, rumeurs et fausses informations colportées par des médias parfaitement bien organisés dans le seul but de nous faire perdre tout sens critique !

Ces deux Espagnols furent éberlués quand je tentais de leur faire admettre que la Vierge Marie avait eu des relations sexuelles comme n’importe quelle autre femme pour se retrouver embarrassée (enceinte en français) et que sa virginité avait été décrétée comme un dogme lors de je ne sais plus quel concile vaticanesque, virginité à laquelle tout chrétien et encore plus tout catholique doit croire comme une vérité première fondatrice de l’Eglise sainte, apostolique et romaine.

Nous partîmes alors dans une discussion très intéressante sur la recrudescence des dogmes – les dogmes sont les piliers de toute croyance religieuse – dans ce monde moderne où tout est devenu informatisé, un monde dans lequel chaque personne dispose en permanence d’une sorte d’alter ego, son téléphone portable et à la maison son ordinateur pour y puiser toutes les informations dont il a besoin. Pourtant les progrès techniques et pas seulement dans l’informatique et l’information auraient pu faire croire que cette obsession pour les croyances dogmatiques auraient eu tendance à s’estomper voire à disparaître, pas du tout ! La virginité de Marie est profondément ancrée dans l’esprit des croyants comme le paradis éternel promis à tout musulman entouré de soixante-douze vierges lui offrant du vin pour son plus grand plaisir.

Le dogme de l’existence de l’âme est l’un des plus difficiles à démonter. En effet, la peur de la mort a créé ce dogme d’une âme immortelle et on en a rajouté une couche de ridicule, la résurrection des corps, encore un autre dogme totalement absurde. Même Marc-Aurèle il y a près de 2000 ans considérait déjà cette croyance en la résurrection comme ridicule.

Bref, toute religion quelle qu’elle soit est assise sur un ensemble de dogmes qui sont par définition des affirmations improbables et impossibles à prouver, c’est la même chose. Toucher à la virginité de la Vierge Marie pour un Espagnol relève presque du blasphème mais je ne me suis pas avoué vaincu.

Mes deux interlocuteurs semblaient stupéfaits et je continuais ma démonstration, il y a en effet matière presque infinie à argumenter dans le registre des dogmes car il semblerait que répandre des dogmes avec les outils modernes de communication que sont les télévisions, les radios et internet soit un jeu d’enfant pour les politiciens et une multitude d’organisations non gouvernementales toutes aussi opaques les unes que les autres.

L’objet de ce billet est donc de confirmer ce qu’avait déclaré Malraux (je n’ai pas pu retrouver la source de sa citation) le XXIe siècle sera envahi par des dogmes, des croyances pseudo-religieuses, des peurs et des philosophies extrémistes par voie de conséquence des régimes politiques totalitaires.

« Si l’on y réfléchit bien, le Christ est le seul anarchiste qui ait vraiment réussi » (Malraux).

Le souci présent est que la dissémination des dogmes dans le monde moderne n’est plus le fait d’anarchistes mais d’institutions nationales et internationales soumises au pouvoir de lobbys économiques, financiers ou tout simplement idéologiques. Il y a une très grande différence entre l’expansion du christianisme (essentiellement basé sur des dogmes invérifiables par définition) et la situation géopolitique et économique actuelle. Toutes les idées reçues sont devenues imperceptiblement des dogmes qu’il faut gober toutes crues en raison de la puissance omniprésente des médias contrôlés par des puissances financières qui ne veulent pas révéler leur identité. Les chrétiens de la première heure n’avaient pas beaucoup d’arguments pour prouver que Lazare avait bel et bien ressuscité, il fallait les croire sur parole …

Aujourd’hui, on est tous soumis à un matraquage idéologique incessant et à la longue chacun d’entre nous finit par admettre, par une espèce de lassitude lobotomisante, que ce qu’on raconte est la réalité et qu’il faut y croire comme les premiers chrétiens ont fini par faire croire aux païens qu’il n’existait qu’un seul dieu divisé en trois personnes, c’était vraiment n’importe quoi ! Et pourtant en 2000 ans la bêtise humaine n’a pas régressé, elle a au contraire amplifié … Vous voulez une petite énumération des dogmes modernes qui constituent la base du fonctionnement de la politique au jour le jour dans le monde ? Alors allons-y au risque de vous choquer.

La théorie des genres est devenue un dogme. Il n’y a plus d’inégalité entre les femmes et les hommes ni d’ailleurs avec les LGBT. Le « genre » est devenu un dogme qui est même inscrit dans les lois. C’est nouveau, c’est tendance et il faut donc le croire.

Le climat se réchauffe car c’est ce qu’affirment 99,5 % de pseudo-scientifiques appointés par les Nations-Unies pour répandre la peur dans le monde afin que les politiques prennent des mesures contraignantes qui mettront à genoux toutes les économies du monde. Tout hérétique qui ne reconnaît pas ses fautes risque d’être écartelé en public.

Les plantes transgéniques sont mauvaises pour la santé, il faut le croire alors que cette affirmation n’a jamais pu être prouvée.

La vaccination est mauvaise pour la santé et cette affirmation sans fondement a abouti à des épidémies de rougeole, aux USA en particulier, où près du tiers des enfants scolarisés ne sont plus vaccinés pour des raisons dogmatiques ridicules.

Les ondes électro-magnétiques sont mauvaises pour la santé, on ne sait pas qui a inventé cette histoire mais c’est maintenant un dogme auquel il faut croire. Il y a même eu une jurisprudence en France, le pays des lumières (les « lumières » c’était il y a bien longtemps) …

L’énergie nucléaire dégage du CO2, je ne me souviens plus où j’ai lu cette information illustrée par des tours réfrigérantes …

L’aluminium provoque la maladie d’Alzheimer (voir la phobie des vaccins) … etc, etc

En politique c’est pire encore car les affirmations deviennent des croyances scandaleuses et dangereuses. Je n’en citerai que quelques-unes qui sont d’actualité en ces temps troublés.

Saddam Hussein possédait des quantités massives d’armes de destruction massive et en plus c’était un méchant. Ah bon ? Il faisait pourtant régner l’ordre dans son pays et était respecté par les Irakiens. Khadaffi était un dictateur sanguinaire sans foi ni loi qu’il fallait à tout prix assassiner. Ah bon ? Il était aussi respecté dans son pays et faisait régner l’ordre … Bachar El Assad est l’incarnation du diable ! Ah bon ? Lui aussi faisait régner l’ordre dans son pays. Le Général Sisi est un gentil, il achète des armes aux Américains mais il a passé par les armes des dizaines sinon des centaines de milliers d’opposants, c’est un gentil puisqu’on vous le dit, il faut le croire, point barre. Poutine est un méchant ! Ah bon ? Oui, c’est un méchant car il a annexé la Crimée au mépris du suffrage populaire des habitants de cette péninsule qu’ils avaient pourtant eux-mêmes organisé.

L’humanité n’a à l’évidence pas évolué dans le bon sens. Les hommes ont toujours et de plus en plus besoin de croyances et de dogmes pour se rassurer. On a inventé de nouvelles religions, le XXIe siècle est déjà et sera encore plus une période baignant dans des mensonges et des croyances irraisonnées organisés par des groupes de pression financiers, politiques et idéologiques et même religieux (il n’y a qu’à constater l’attitude équivoque du pape à propos du climat) qui au final manipuleront les populations pour leur plus grand malheur. Triste avenir, Malraux ne s’était pas trompé !

Huit-centième anniversaire de la Magna Carta (la Grande Charte, 15 Juin 1215), qu’en reste-t-il ?

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C’est à son retour de France, lourdement défait à la bataille de Bouvines par Philippe-Auguste, que le Roi Jean Le Premier d’Angleterre se trouva confronté à une fronde des Barons auxquels il avait emprunté de fortes sommes de livres-or pour financer ses campagnes militaires en France. Les Barons – on disait en France à l’époque les Seigneurs – devant l’attitude du Roi qui à l’évidence voulait les spolier, organisèrent une sorte de rébellion et rédigèrent un document fameux avant d’en appeler au Pape (Innocent III) afin d’intercéder dans cette dispute qui s’envenimait. On était en Angleterre en état de guerre, l’Eglise anglaise était romaine et catholique et la situation devenait préoccupante. Bien qu’ayant fait allégeance au Pape afin d’obtenir son soutien, le Roi Jean fut confronté au printemps 1215 à cette rébellion organisée des Barons qui rédigèrent la Magna Carta, la Grande Charte, qui fut rendue publique le 15 juin 1215, il y a 800 ans. Ce document constitue la base de la constitution anglaise (non écrite) mais aussi celle des Etats-Unis reprise des siècles plus tard par les 13 colonies anglaises du continent nord-américain et qui comme pour la Grande Charte débouchèrent sur une guerre. Malgré l’intervention du Pape, la guerre ne put être évitée en Angleterre comme aux Etats-Unis bien plus tard.

Ce bref rappel de l’histoire paraît de nos jours anecdotique, 800 ans c’est loin, mais la Grande Charte se trouve être l’un des tous premiers documents écrits dans le but de codifier la suprématie du pouvoir de l’argent sur le pouvoir temporel de l’autorité régnante, en l’occurence le Roi et aujourd’hui les assemblées des représentants élus du peuple. Le pouvoir de l’argent était alors celui des Barons qui maintenaient 80 % de la population en servage. Les serfs et les non-propriétaires étaient d’ailleurs exclus des termes et attendus de la Grande Charte. Il est opportun de rappeler que ce 15 juin est donc le huit-centième anniversaire de la Magna Carta mais il est tout aussi opportun de rappeler ce que la signification première du document est devenue au cours des siècles. Il en reste ce qu’il est opportun d’appeler « la liberté individuelle », en réalité celle des dignes descendants des Barons anglais, en d’autres termes la liberté de la caste au pouvoir malgré le fait qu’au XVIIe siècle, quatre siècles plus tard, la Grande Charte fut la base de l’établissement de la suprématie du Parlement Anglais pourtant constitué dans la théorie de représentants du peuple qui les avaient porté au pouvoir. La constitution américaine a largement repris le point primordial et central de la Magna Carta : elle fut rédigée par des riches pour le bien des riches et non pour celui du peuple. Cet usage de la Grande Charte comme d’un alibi pour se protéger par des parlements et des Cours suprêmes interposés est le fait, des siècles plus tard, du règne de politiciens corrompus et vendus au capital, le réel pouvoir comme l’était celui des Barons vis-à-vis du Roi Jean.

Comble d’ironie les Conventions de Genève ont repris les termes de la Grande Charte. Pour rappel les Conventions de Genève codifient en quelque sorte le droit de faire la guerre et de respecter quelques règles élémentaires concernant les prisonniers de guerre et la protection des civils. Ces conventions, depuis 1949, n’ont jamais été respectées par les Etats-Unis ni par d’autres Etats notoirement impliqués dans des conflits armés. Les civils sont toujours massacrés, bombardés et leurs biens pillés, les prisonniers sont toujours torturés, violés et assassinés. Les USA n’ont jamais ratifié les protocoles I et II des Conventions de Genève comme d’ailleurs Israël, l’Iran, le Pakistan, l’Irak et l’Inde ! Autant dire que l’impunité des Etats-Unis comme fauteurs de troubles planétaires a été parfaitement préméditée et ce depuis longtemps, mais ce n’est qu’un détail bien naturellement … Quant à la Convention de Vienne (1986) sur la prévention et la condamnation des génocides, encore une fois les USA ne l’ont pas ratifiée de même que les USA ne reconnaissent pas l’autorité de la Cour de Justice Internationale. Et tout ces faits en disent long sur la soif d’hégémonie des USA sur le monde entier.

Depuis une vingtaine d’années on assiste tant en Grande-Bretagne qu’aux USA à un mépris systématique des principes fondamentaux de la Magna Carta tels que celui de la séparation du pouvoir politique du pouvoir judiciaire ou la soumission du pouvoir et de ses décisions au pouvoir des représentants élus du peuple même si ces peuples d’aujourd’hui étaient des serfs à l’époque de la Magna Carta. Autant dire qu’ils sont restés dans cette situation depuis 800 ans et aujourd’hui, les USA et la Grande-Bretagne dont les systèmes constitutionnels sont issus de la Magna Carta en usent et en abusent. Le pouvoir est aux mains des puissances d’argent de ces pays, des grandes compagnies financières et industrielles, les « barons » contemporains, et les électeurs ne sont plus que de pâles exécutants, approuvant bon gré mal gré tels les serfs du XIIIe siècle les décisions de ceux-là même qu’ils ont choisi pour défendre leurs intérêts mais n’oeuvrent en réalité que pour les « barons ».

Ce petit rappel historique est nécessaire pour aussi rappeler que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis sont en ce XXIe siècle impliqués dans de nombreux conflits guerriers illégaux au sortir des Standards dits de « Nuremberg » qu’ils ont établi à la suite de la défaite de l’Allemagne et qu’ils utilisèrent sciemment pour poursuivre et exécuter les criminels de guerre nazis. Ces deux pays considèrent qu’ils peuvent aller outre les lois internationales qu’ils ont eux-mêmes établi pour punir l’Allemagne vaincue. Washington et Londres peuvent bombarder et assassiner à merci mais pas l’Allemagne ni le Japon. Ces deux pays, à l’encontre de leur constitution – même si celle de la Grande-Bretagne est non-écrite – espionnent leurs citoyens et l’exécutif américain sous Bush puis Obama a outrepassé les pouvoirs du Congrès et des cours fédérales ont outrepassé leurs pouvoirs et laminé et vidé de son contenu la Constitution, à l’exception notoire du Second Amendement (pour les USA) qui est protégé par la National Rifle Association. Et si le second amendement est laminé aussi alors il ne restera rien de la Constitution américaine largement inspirée de la Magna Carta …

Washington et ses satellites européens (les nouveaux serfs) ont subordonné la loi à un dessein politique et économique. Exactement comme à l’apogée du colonialisme quand l’Ouest organisa le pillage en règle du monde non-blanc, aujourd’hui l’Ouest pille son propre peuple. La Grèce est sur le point d’être pillée comme l’a été l’Irlande et l’Espagne, le Portugal et l’Italie ne peuvent plus échapper à ce sort sauf si ces pays font défaut sur leur dette et quittent l’Union Européenne. Le capitalisme occidental, les « barons » d’aujourd’hui, est un mécanisme de pillage organisé en toute impunité puisque les lois ont été faites pour permettre ce genre d’actions. Avec les accords trans-atlantiques et trans-pacifiques en cours de négociation dans une opacité plus que suspecte le système anglo-saxon bafouera les lois souveraines d’une multitude de pays. Pour donner un exemple que tout le monde a présent à l’esprit mais qui peut tout aussi bien s’appliquer aux fromages français ou hollandais, aux jambons espagnols ou italiens ou encore aux médicaments allemands ou même anglais, les lois françaises et de bien d’autres pays européens interdisant les plantes génétiquement modifiées deviendront des lois « restreignant le commerce » et soumettront la France à des procès punitifs intentés par Monsanto (voir l’addenda en fin de billet). Et si la France ne se soumet pas et ne paie pas les indemnités que Monsanto lui réclamera elle sera soumise à des sanctions exactement comme c’est le cas actuellement pour la Russie qui refuse de faire ce que Washington lui demande de faire !

Une nouvelle existence d’esclavage nous est promise et est mise en place progressivement sous nos yeux sans que nous puissions faire quoi que ce soit car la loi ne nous protège plus et est devenue une arme entre les mains des gouvernements anglo-saxons ! Huit siècles de réformes sont en train d’être purement et simplement laminés car Washington et ses vassaux envahissent et bombardent des pays sous le seul prétexte qu’ils ne sont pas au diapason avec les desseins hégémoniques de Washington et dans une moindre mesure de Londres mais aussi des firmes financières et industrielles de ces deux pays. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la City et Wall Street sont les places financières dominantes dans le monde d’aujourd’hui car il s’agit du même dessein de domination du monde. Partout des groupes de pressions sont privilégiés par ces gouvernements et se placent au dessus des lois. Cette concentration de richesses et de pouvoirs rappelle un peu le règne de l’aristocratie de l’Empire Romain durant lequel on assista à une disparition de la sécurité et de la dignité des citoyens. Si la Magna Carta a aussi débouché sur de « bonnes » lois dont le principe du respect de l’esprit de la loi par le gouvernement, ces gouvernements responsables devant une loi modifiée à leur avantage sont devenus des tyrannies quel que soit le nom ou l’appellation qu’ils ont usurpé et quel que soit l’aspect exceptionnel et indispensable qu’ils se sont approprié.

Ce lundi 15 juin 2015 à Westminster, le « Tribunal International pour la Justice Naturelle » va être constitué. Si l’on comprend bien cette mission d’un nouveau genre humanitaire on est en droit d’espérer un peu. Peut-être que ce tribunal poursuivra les criminels contemporains, la plupart d’entre eux étant des dirigeants des pays occidentaux, en utilisant Internet avec des jurés et des juges afin que tout un chacun puisse être témoin du caractère diabolique des gouvernement occidentaux. Et une fois que l’Occident sera perçu par une majorité d’individus comme une force vraiment maléfique, alors ces gouvernements et les pouvoirs industriels et financiers avec lesquels ils agissent en complète collusion devront reconnaître la nécessité que l’Occident se réforme de fond en comble ou alors il sombrera dans une terrible décadence alors que le reste du monde continuera son chemin vers des jours meilleurs. En d’autres termes le monde entier sera sauvé quand il cessera de se prosterner au pied des « barons » industriels et financiers anglo-saxons et en particulier américains.

Note : À la fin de la rédaction de ce billet je suis tombé sur un édito des Échos de Jean-Marc Vittori (voir le lien) titré « Pour en sortir, il nous faudrait une bonne guerre ». De quoi parle ce monsieur dans cet éditorial : de la guerre contre le réchauffement climatique ! C’est insensé d’en arriver à une telle soumission aux pouvoirs de la désinformation systématique orchestrée par les groupes écolo-politiques soumis aux intérêts des lobbys financiers car toute cette histoire de climat, en comparaison des risques géopolitiques actuels qui menacent l’humanité et sa survie, est d’un ridicule achevé. C’est le complexe militaro-industriel américain qui veut la guerre mais pas celle dont parle Vittori, car il s’agira d’une vraie guerre mettant à feu et à sang des dizaines de pays y compris en Europe, il ne faut pas se leurrer ! La récession est installée aux USA et en Europe Occidentale, l’économie chinoise fait en ce moment un gros plongeon, la crise économique mondiale qui se profile ne trouvera de solution pour en sortir, au mépris de toutes les lois patiemment construites par l’Humanité depuis ces 800 ans nous séparant de la Grande Charte, encore une fois que dans une belle guerre bien dévastatrice pour remettre les compteurs à zéro. Ce sera peut-être « la der des der » comme disaient nos anciens, peut-être aussi la fin de l’humanité, mais apparemment tout le monde s’en moque, le changement climatique semble beaucoup plus préoccupant, bonjour l’ambiance dans l’hiver nucléaire qui suivra presque instantanément le tir de la première fusée nucléaire intercontinentale à têtes multiples destinées à vitrifier une dizaine de villes simultanément dans n’importe quel pays du monde …

Source : http://www.paulcraigroberts.org/2015/06/12/happy-birthday-magna-carta-paul-craig-roberts/

Note : http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/021119239133-pour-en-sortir-il-nous-faudrait-une-bonne-guerre-1126285.php#

Et aussi pour l’anecdote:

Paris proscrit la vente aux particuliers du Roundup de Monsanto

La ministre française de l’Ecologie Ségolène Royal a annoncé dimanche l’interdiction de la vente libre dans les jardineries du désherbant vedette de Monsanto, le Roundup. Paris veut lutter contre les effets néfastes des pesticides.

« La France doit être à l’offensive sur l’arrêt des pesticides », a déclaré la ministre sur la chaîne France 3. « Elle doit être aussi à l’offensive sur l’arrêt des pesticides dans les jardins et je vous annonce que j’ai demandé aux jardineries d’arrêter de mettre en vente libre le Roundup de Monsanto », le géant américain des semences et de l’agrochimie, a-t-elle dit.

Le Roundup avait été remis au centre de l’actualité après le classement en mars du glyphosate, son principe actif, comme cancérogène « probable chez l’homme », même si les « preuves sont limitées », par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) dont le siège est à Lyon (centre-est de la France).

En Suisse, suivant le principe de précaution, Coop et Migros ont décidé de retirer de ses rayons les herbicides contenant du glyphosate.

(ats / 14.06.2015 16h09)

Une décision de ce genre, uniquement prise en fonction de considérations idéologiques, sera bientôt considérée comme une entrave au commerce de libre échange trans-atlantique !

Et le 15 juin est aussi la fête mondiale des moulins à vent …

C’est l’hôpital qui se fout de la charité !

Michel Sapin, un gros capitaliste terrien mais socialiste uniquement pour conforter son porte-monnaie car la politique est un business juteux, se permet de donner des leçons aux Grecs alors que la France est engluée dans les lois, décrets et autres régulations qui datent de l’époque où Pétain flirtait avec les communistes puis des ordonnances de 1946 dictées par les communistes (encore) du Conseil National de la Résistance et qui entravent toujours et encore plus le fonctionnement de la France dans un monde libéralisé dont ni les syndicats ni les politiques ne veulent, Michel Sapin, donc, se permet de pointer du doigt l’inertie du gouvernement grec, notoirement à gauche et même dirions nous communiste, d’être un peu beaucoup mou dans ses velléités de réforme.

J’avoue que je reste sidéré par la mauvaise foi de ces brigands qui gouvernent la France : ils veulent se donner bonne conscience en donnant des leçons aux autres. Rien n’a changé depuis des décennies : l’arrogance française a atteint des limites insupportables : le coq qui continue à chanter en pataugeant dans sa propre merde qui va l’engloutir à brève échéance. Sapin a perdu une très bonne occasion de fermer sa gueule et les Grecs vont gentiment lui dire d’aller se faire foutre chez les bonnets rouges, les moutontribuables, les autoentrepreneurs désabusés par les lois, les automobilistes exacerbés par les contraventions et le prix de l’essence, les esclaves du RSI, finalement toute la France laborieuse qui n’en peut plus d’être prise pour de la merde dans laquelle pataugent ces politiciens :

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Billet d’humeur politique : odeur de fin de règne

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Fillon, Jouyet, Hollande, Sarkozy et les autres, ce sont tous des potes. Comme tout bon politicien ils magouillent. Les politiciens c’est qui ? Des gens avides de pouvoir et d’argent facile qu’ils n’auraient pas pu obtenir en raison de leurs capacités intellectuelles limitées. Ce sont tous de mauvais avocats, de mauvais médecins, de mauvais banquiers, de mauvais agriculteurs (parfois), de mauvais notaires, de mauvais chirurgiens ou pire de mauvais dentistes. La politique c’est l’argent facile, les pots-de-vin, les prises d’intérêt illégales (où est l’illégalité dans le monde politique?), l’exonération des impôts (on se demande pourquoi) et des privilèges qui ressemblent étrangement aux courtisans de la Cour des rois de France. Ce pays a notoirement rétrogradé est est revenu au statut d’avant la révolution de 1789. Qu’on vire tous ces pourris ! Un gros relent de latrines qui pique le nez, voilà la politique française alors que tous les voyants sont au rouge sombre et que tous les Français qui ont encore le courage de rester dans ce pays en subissent les conséquences !

Et pendant ce temps-là Thevenoud et 50 autres politiciens en délicatesse avec la justice sont toujours en poste, quelle mascarade purement et simplement scandaleuse …

Réflexions sur le mensonge

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Joseph Goebbels, Ministre du Troisième Reich à l’Education du Peuple et à la Propagande de 1933 à 1945 avait coutume de dire ceci :

« Si l’on répète un mensonge suffisamment souvent, il devient la vérité »

Depuis près de 30 ans on cultive des plantes transgéniques et après des milliards de tonnes de produits dérivés de ces plantes, jamais on n’a pu détecter scientifiquement le moindre effet tant sur la santé animale qu’humaine. Prenons le cas du maïs transgénique. Le débat construit de toute pièce pour discréditer les semenciers qui auraient fait en sorte de prendre le contrôle des semences est un faux débat puisque les maïs modernes à haut rendement, transgéniques ou non, sont des hybrides F1. Le mensonge a été entretenu et amplifié par des organisations obscures ayant finalement atteint une position politique dominante sans que jamais elles n’aient été capables de produire la moindre preuve irréfutable de leurs dires vilipendant les plantes transgéniques. Pourquoi ces même organisations n’ont jamais accusé les laboratoires qui produisent de l’insuline, des médicaments et des vaccins en utilisant strictement les mêmes techniques que celles mises en œuvre pour produire des plantes génétiquement modifiées ? Probablement par ignorance ou parce que leur mensonge deviendrait alors exposé sur la place publique. Mensonge !

Pour le climat, même situation. Tous les modèles prospectifs sur l’évolution du climat sont basés sur des truquages de données climatiques passées pourtant évidentes comme l’optimum médiéval pour faire passer le mensonge encore plus énorme de l’effet de serre qui est en lui-même un non-sens scientifique et pire, que le CO2 soit lui-même un gaz à effet de serre alors que la molécule O=C=O est réfractaire à toute excitation par les rayons infra-rouges provenant du Soleil et ne peut en aucun cas transformer ces rayons infra-rouges provenant du Soleil en chaleur, n’importe quel physicien non pollué par ces organisations Goebbeliennes le confirmera. Mensonge !

Toujours à propos du climat, le « hiatus » du non-réchauffement attendu depuis 18 ans malgré les prédictions mensongères fracassantes de 2500 experts a engendré un encore plus gros mensonge, plus c’est gros plus c’est la vérité … L’eau chaude des océans plonge au fond des immensités océaniques et c’est la raison pour laquelle il n’y a pas eu de réchauffement pourtant prévu à grands renforts de modèles informatiques tous aussi mensongers les uns que les autres. C’est bien connu, ça vient de sortir et il faut le croire, l’eau chaude est plus lourde que l’eau froide. La loi de dilatation des corps sous l’effet de la température qu’on enseignait en classe de seconde de mon temps est tout simplement ignorée, bientôt rayée des manuels scolaires, pas conforme aux mensonges !

La recherche académique a trouvé une nouvelle vache à lait avec l’environnement et le réchauffement climatique. Des laboratoires pourtant réputés jadis se sont engouffré dans ce créneau porteur financièrement afin d’obtenir de substantielles subventions pour poursuivre leurs travaux et payer des étudiants peu regardants formatés aux idées « vertes ». N’importe quel projet de recherche est accepté s’il est conforme aux idées de l’Eglise de Scientologie Climatique et un peu d’observations in situ fait l’affaire puisque ces scientifiques d’un genre nouveau ont déjà écrit les hypothèses et les conclusions de leurs travaux qui doivent être conformes aux idées politiques de leurs bailleurs de fonds avant même d’avoir planifié la moindre observation sur le terrain ou la moindre expérimentation. Photoshop est devenu un véritable instrument de travail pour faire croire que la réalité est tout autre, du remplissage insipide, des mensonges !

A propos du nucléaire et de l’ « effet post-Fukushima » la Goebbelisation a atteint des limites insoupçonnées. Cet accident n’a pas fait de victimes directes en raison de la radioactivité qui s’est échappée lors des feux d’hydrogènes. Les surveillances médicales concernant les cancers de la thyroïde n’ont pas montré d’augmentations significatives de ces cancers particuliers au cours des trois années passées dans la région atteinte par les dégagements d’iode radioactif. Il y a eu des décès, certes, mais liés surtout au stress qu’ont enduré de vieilles personnes déplacées autoritairement. On estime qu’environ mille personnes sont mortes « prématurément » à la suite des évacuations des zones contaminées. Si on compare ce prix en vie humaines payé en raison de cet accident à celui de Bophal (3000 morts, 700000 blessés) ou la rupture du barrage de Banqiao en Chine (171000 morts) ou même à la catastrophe d’origine humaine de Chernobyl (64 morts par exposition aux radiations et environ 4000 des suites de cette exposition, essentiellement des cancers) on ne peut pas dire que l’accident de Fukushima ait vraiment été meurtrier, et pourtant ce n’est pas l’avis de journalistes et d’ONGs variées qui soutiennent le contraire, mensonges ! Quant à la contamination des sols dans la zone d’exclusion décidée par les autorités japonaises elle relève parfois d’une psychose injustifiée, les valeurs relevées sont très inférieures à celles existant naturellement dans certaines régions du monde. Les doses sont en effet le plus souvent inférieures à 5 mSv par an. Ce n’est pas bon pour la santé ! Mensonge quand on sait qu’à Ramsar, en Iran la dose annuelle naturelle est de 130 mSv et à Guarapari au Brésil elle atteint 350 mSv par an. Durant toute sa vie un être humain est soumis à la radioactivité naturelle du potassium-40 (5000 désintégrations par seconde avec émission de rayons gamma ou de particules beta) et cette radioactivité permanente est supérieure à celle mesurée dans de nombreuses zones autour de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi … Il paraît que la radioactivité artificielle est plus dangereuse que la radioactivité naturelle. Propagande goebbelienne anti-nucléaire et mensonges !

En politique et en économie la situation se complique car elle évolue chaque jour et les acteurs ne sont pas ceux que le grand public croit. Ce ne sont pas les politiciens, élus ou non, qui commandent mais la finance et n’importe quel petit ou grand conflit guerrier, le jeu favori des êtres humains, est une source de profit pour la finance qui est derrière les complexes militaro-industriels des pays occidentaux. Krupp et Tyssen ont fait fortune durant la seconde guerre mondiale, comme Boeing aux USA, Renault en France ou encore Mitsubishi au Japon mais jamais ces compagnies n’ont osé reconnaître qu’elles étaient directement impliquées dans le conflit, courage et mensonge ! Double mensonge puisque les politiciens étaient complices et comme chacun sait tous les politiciens sans exception mentent, c’est leur raison de vivre et ce n’est pas un mensonge que de l’écrire !

Au sujet de l’Ukraine, la situation est surréaliste. Il paraît que la Russie a pris possession du Donbass, une ancienne province russe faut-il le rappeler, après avoir fomenté une parodie de référendum en Crimée annexée depuis. Mensonge ! La presse occidentale pro-américaine a l’air d’oublier qu’il existe un droit fondamental des peuples à disposer d’eux-mêmes et de leur destinée comme les Ecossais et les Catalans ont l’intention de le faire. Mensonge ! La guerre d’Irak a été fondée sur un mensonge, les supposées armes de destruction massive dont disposait Saddam Hussein ont servi de prétexte pour cette agression injustifiée. La Syrie a échappé à un bombardement par les Américains aidés par Israël au sujet de l’utilisation de gaz de combat. Mensonge ! Jamais aucune preuve n’a pu être apportée sur la table pour mettre en cause El Assad.

Pour en terminer avec tous ces mensonges il est stupéfiant de constater que les boites noires du vol MH17 n’aient toujours pas révélé pourquoi cet aéronef civil avait été détourné intentionnellement de son couloir aérien et par qui il avait été abattu. Ce serait gênant de révéler la vérité et les autorités Néerlandaises en possession des boites noires n’ont encore rien révélé … Il faut préparer un gros mensonge pour ne pas humilier le pouvoir en place à Kiev et par la même occasion admettre que la Russie, le seul pays à avoir apporté des preuves convaincantes sur ce regrettable fait de guerre, n’est finalement pas partie prenante ni de près ni de loin dans le conflit. Mensonge ! J’ignorais que les Néerlandais étaient des Goebbeliens … comme Hollande, comme Cameron, comme Merkel et comme Obama. Le mensonge ça paie, ça a toujours payé et ça paiera encore.