Zemmour : CenSurerA ou pas ?

Je n’ai pas de carte de journaliste et pourtant avec mon blog j’exprime mes opinions le plus souvent politiquement incorrectes et quelques 1500 personnes dans le monde entier lisent ce blog chaque jour. Je n’invente rien ce sont les statistiques de WordPress et d’ailleurs je suis parfaitement satisfait ainsi car je n’ai jamais cherché à être célèbre. Je ne réside pas en France mais si c’était le cas le CSA s’intéresserait-il à mon cas ? Cet organisme politisé au service du pouvoir alors que les élections présidentielles approchent a décidé de décompter le temps de parole sur les antennes d’Eric Zemmour, éditorialiste et essayiste, car le CSA considère que Zemmour, potentiel candidat à la présidentielle, doit se plier à ce contrôle purement politique.

Cet événement nécessite quelques explications. Zemmour fait peur au pouvoir en place car il est vraiment au dessus du troupeau des prétendants au poste de président. Il dispose d’une culture immense qui lui permet des analyses magistrales de la situation qu’elle soit économique, financière, sociale ou de politique nationale et internationale. Je regarde assez fidèlement l’émission « Face à l’info » de CNews au cours de laquelle Zemmour présente son édito pour chaque sujet abordé et j’ai bien compris quel serait son programme s’il était élu par le peuple français en mai prochain. Il bouscule la propagande gouvernementale lénifiante ainsi que les programmes d’une majorité de candidats au poste de président.

Zemmour préconise d’abord que la France quitte la zone euro, quitte l’Union européenne et quitte l’OTAN. Zemmour veut enfin fermer la France à toute immigration quelle qu’elle soit. C’est considérable car un seul candidat, déclaré celui-la, présente à peu de détails près le même programme. Il s’agit de François Asselineau. Ce programme est trop considérable pour les électeurs français qui, dans leur grande majorité, ne comprennent rien au fonctionnement centralisé et bureaucratique de l’Europe qui prive tous les Etats membres de leur souveraineté. Madame Le Pen a réalisé que quitter la zone euro serait trop compliqué et elle a abandonné cet aspect de son programme électoral.

Comme la classe dirigeante française a été formatée de longue date aux idéaux européens par conséquent elle redoute de voir un Zemmour véhiculer de telles idées de changement. Asselineau a été littéralement muselé, il n’apparaît jamais sur les plateaux des grands médias pour les mêmes raisons. Le gouvernement français a donc choisi une stratégie particulièrement mesquine pour réduire Zemmour au silence : le contrôle de son temps de parole par le CSA, ce qui constitue de fait une censure. Dans une démocratie c’est inadmissible ! Mais au fait la France est-elle toujours une démocratie et l’Union européenne est-elle toujours un ensemble démocratique de démocraties ? La réponse à ces deux questions est non …

La France dérive par petites touches vers un système totalitaire, le contrôle sanitaire en étant un élément essentiel et ce « pass » sera vite étendu à toutes sortes d’autres rubriques non plus sanitaires mais comportementales, alors ce sera le contrôle de chacun des citoyens dans ses activités quotidiennes. La Belgique, la Suisse, l’Espagne, et dans quelques jours l’Italie, suivront ce mouvement. Car c’est de l’ordre nouveau dont il s’agit. Eric Zemmour en parle au cours de ses diatribes et naturellement, avec sa culture historique immense, il compare cette évolution à celle de la mise en place du régime nazi en Allemagne au cours des années 1930. Avec les technologies modernes d’information l’évolution vers ce totalitarisme sera d’une rapidité incontrôlable, demain peut-être, et si nous restons comme des méduses dérivant au gré des courants à ne rien faire, nos libertés ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir.

Vous pouvez aussi voir ceci : https://www.youtube.com/watch?v=RKp7so6_V8k

Brève. Le 5 août 2021…

Ce 5 août 2021 entrera dans l’histoire et cette nuit du 4 août sera peut-être la dernière nuit de l’existence de la démocratie française si le lendemain le Conseil Constitutionnel avalise en bloc le projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire. Le servile élève de Klaus Schwab, Président du World Economic Forum, pourra être félicité par les hautes instances fascistes genevoises qui se sont arrogé le droit de gouverner le monde. Le « young political » leader qui gouverne la France dans le mépris le plus absolu des règles démocratiques les plus fondamentales sera félicité par le Club de Davos, le bon élève qui aura osé transformer la France en pays totalitaire. Le Conseil d’Etat comme le Conseil Constitutionnel sont devenus des chambres d’enregistrement des volontés du prince, la Chambre des députés, depuis 18 mois, vote des lois liberticides et le Sénat ne remplit qu’un rôle d’observateur impuissant. La France n’est plus une démocratie et le 5 août elle deviendra peut-être un régime ressemblant étrangement à celui de Vichy. En instituant un régime discriminatoire digne de l’apartheid sud-africain la France rejoindra le club des dictatures comme celles de la Chine, de la Biélorussie ou encore de la Corée du Nord et de quelques autres régimes politiques rencontrés en Asie centrale. La chasse aux sorcières, la délation, l’emprisonnement pour des raisons d’opinion, les camps de redressement, une milice omniprésente, voilà ce qui attend les citoyens français.

Le Conseil Constitutionnel détient le pouvoir d’initier non pas une révolte populaire mais une nouvelle révolution comme la France en a connu une en 1789. Les privilèges que se sont accordé les politiciens qui gouvernent ce pays dans la plus pure tradition jacobine doivent être abolis comme ce fut le cas en 1789. Le Conseil Constitutionnel, afin d’éviter un bain de sang et une très grave crise économique et sociale, doit tout simplement annuler la loi qui lui est proposée en examen pour approbation. Ni la Cour européenne des droits de l’homme ni la Cour de justice européenne ne doivent intervenir ; Le temps est venu pour le peuple français, en cas d’approbation de cette loi inique par le Conseil Constitutionnel, de laver son linge sale avec lui-même, sans l’intervention de l’Europe. Au cas où quelques articles soient « retoqués » le fond de cette loi restera valable alors ce sera la révolution et je pense sincèrement qu’il est grand temps de faire le ménage dans le monde politique français qui veut asservir le peuple en instaurant par exemple une censure (la page Facebook du Professeur Perrone a été supprimée et ce n’est pas Zuckerberg qui a pris cette décision mais le cabinet noir de l’Elysée), censure digne du régime de Vichy. On y est déjà et il faut que les Français se réveillent …

Réflexions sur la politique française

Après ces élections départementales et régionales en France, en tant que spectateur puisque je n’habite plus dans mon pays natal, je voudrais faire quelques remarques certainement pas très pertinentes puisque je suis de très loin ce qui se passe en France. La première remarque est évidente : les électeurs français sont désabusés par la tournure du fonctionnement de la politique française. Ils ne croient plus en la démocratie et pour cause, le pouvoir a mis la main sur la justice, le Parlement s’est vu privé de tout pouvoir législatif et le peuple n’est plus représenté. Enfin le pouvoir est un théâtre de marionnettes manipulées par Bruxelles et Francfort. L’électorat a perdu confiance. Alors pourquoi voter puisque l’élite politique au pouvoir considère que le peuple n’a qu’à se taire et payer ses impôts en silence. C’est tout.

Le monde politique n’a pas l’air d’avoir pris conscience que l’orage est en préparation dans les « classes populaires » méprisées par les ministres et les secrétaires d’Etat ou encore les Préfets qui ne représentent plus qu’un pouvoir de pacotille à bout de souffle et qui n’a plus aucune ligne de conduite clairement identifiable. Je n’ai pas vraiment d’opinion politique, en d’autres temps j’aurais été gaulliste et j’aurais voté oui au référendum sur la participation, le grand projet de De Gaulle, visionnaire, qui aurait donné une toute autre tournure au tissu industriel de la France. De Gaulle avait quitté le commandement de l’OTAN et prié les GI américains de bien vouloir quitter le territoire français. Les projets d’union européenne lui semblaient mal ficelés et il avait raison.

Aujourd’hui la France souffre de son appartenance à l’Union européenne, elle n’est plus maîtresse de sa monnaie ni de ses lois, c’est beaucoup trop. Le pouvoir central s’est privé de son pouvoir au profit de la Commission européenne et de la BCE. C’est à mon humble avis l’une des raisons de la désaffectation des électeurs pour les scrutins : ça ne sert plus à rien. Enfin, les nostalgiques de la souveraineté de la France (dont je fais encore partie) défendue par le Front National il y a encore quelques années ont été déçus par le revirement du leader de ce mouvement qui s’est ralliée aux « Européistes ». À mon avis toujours aussi insignifiant la déroute du parti souverainiste qui n’a plus rien de souverainiste maintenant s’explique par ce revirement de tendance politique.

J’avoue que je suis déçu par le monde politique français, déçu par l’avancée insidieuse du « gauchisme plus ou moins vert » qui envahit toutes les sphères du pouvoir. À moins d’un événement tout aussi imprévisible que la chute d’une météorite l’avenir de la France est compromis et ce pays ne s’en relèvera pas.

Les trois premières fautes de Jean Castex

Avant-propos. L’article ci-dessous écrit par Thierry Meyssan, journaliste français d’investigation, m’a paru suffisamment clair pour épargner à mes lecteurs mes propres réflexions sur le sujet de la politique française. Résidant à Damas Meyssan a été accusé de tous les maux par la propagande étatique européenne et en particulier française contre le Président syrien. Il est pourtant un journaliste à l’esprit clair et c’est toujours un plaisir pour moi de le lire. Bonne lecture comme ce fut mon cas il y a trois jours.

par Thierry Meyssan

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Sans aucun doute, Jean Castex est un brillant haut fonctionnaire. Mais cela n’en fait pas l’homme de la situation pour devenir Premier ministre de la France. Il n’a pas réfléchi à la manière de restaurer le pacte social face à la globalisation financière et se satisfait de mesures pour acheter la paix sociale à court terme. Dès sa nomination, il a montré qu’il ne voulait pas réformer la classe politique, qu’il se contentait de lutter contre la pandémie en faisant comme les autres, et qu’il soutenait le projet maastrichien conçu durant la Guerre froide.

L’administration française fonctionne très bien toute seule. En ce sens, c’est l’une des meilleures au monde. Le rôle des ministres n’est pas de se substituer aux directeurs d’administration centrale qui font tourner la machine. C’est au contraire d’adapter l’administration aux changements du monde ; de l’orienter dans le sens imaginé par le président de la République et approuvé par les citoyens lors de son élection.

Le président de la République ne peut avoir d’avis sur tout. Mais ils doit penser les Affaires étrangères et la Défense, la Police et la Justice, la Monnaie et les Impôts. C’est ce que l’on appelle les fonctions régaliennes. Actuellement, il doit repenser cet ensemble pour rétablir le contrat social face à une modification profonde des structures de la société.

Les inégalités de patrimoine se sont considérablement accrues. Au cours des dernières années, les classes moyennes ont fondu comme neige au soleil et une nouvelle classe sociale est apparue qui s’est présentée à la vue de tous lors des manifestations des Gilets jaunes. L’homme le plus riche du pays dispose d’une fortune égale à ce qu’un smicard ne parvient pas à gagner brut en cinq millions d’années. Cet écart astronomique renvoie le pays à une organisation médiévale et rend impossible tout fonctionnement démocratique.

Depuis l’accident cérébral du président Jacques Chirac, le 2 septembre 2005, il n’y a plus de pilote dans l’avion. Lors des trois élections présidentielles de 2007, 2012 et 2017, aucun des candidats élus n’a présenté de vision du pays, juste des mesures sectorielles. Privée d’un président digne de ce nom, la France est dès lors à la dérive depuis 15 ans.

Le nouveau Premier ministre français, Jean Castex, est un très haut fonctionnaire dont tout le monde loue l’efficacité et l’attention aux autres. Mais ce n’est pas un responsable politique capable de fixer des objectifs nouveaux et de repenser l’architecture du système.

Son directeur de cabinet, Nicolas Revel, est partisan d’un atlantisme féroce. Il est le fils de l’académicien Jean-François Revel et de la journaliste Claude Sarraute. Le premier était le principal agent de la National Endowment for Democracy en France. La seconde était chroniqueuse au Monde. Avec humour, elle s’est appliquée à ridiculiser les syndicats ouvriers et à valoriser les combats sociétaux. Mathieu Ricard, le frère de Nicolas Revel, est un porte-parole du dalaï lama qui ne manque jamais une occasion de dénoncer la Chine.

Le bilan des premiers jours de Jean Castex à Matignon est catastrophique. Dans cet article, je pointerai ses trois premières décisions en matière d’organisation du gouvernement, de réponse à la pandémie et de politique européenne.

1- La réforme des cabinets ministériels

Dès la nomination de son gouvernement, le nouveau Premier ministre a réformé la règle limitative imposée par son prédécesseur à la composition des cabinets ministériels. Il a élargi le nombre des collaborateurs politiques de 10 à 15. En effet, les ministres des gouvernements d’Édouard Philippe se plaignaient de ne pas avoir d’équipe assez nombreuse pour pouvoir contrôler les administrations centrales. À quoi servaient donc leurs 10 collaborateurs ? À répondre au public et à améliorer leur image.

Certes, les ministres ne sont pas élus et n’ont donc de compte à rendre qu’au Premier ministre et au président de la République, pas directement aux électeurs. Mais comme chacun pense d’abord à sa carrière, puis à sa fonction, 10 collaborateurs de relations publiques, ce n’est pas de trop.

Dans ces conditions, il ne fallait pas créer 5 postes supplémentaires auprès de chaque ministre, mais veiller à ce que les collaborateurs engagés le soient dans l’intérêt du gouvernement, pas de l’avenir du ministre. En effet, sans préjuger de ce que chacun fera, il est évident que Jean Castex ne souhaite pas que les conseillers interférent avec l’administration, mais qu’ils informent les ministres sur les aspects techniques des dossiers. Ce n’est qu’un tout petit pas en avant qui ne règlera pas le problème.

2- Les masques obligatoires

Juste avant d’être nommé Premier ministre, Jean Castex fut chargé d’une mission sur le déconfinement après l’épidémie de Covid-19. Il est donc censé avoir réfléchi à la prévention de cette maladie.

Alors que le gouvernement précédent avait déclaré que les masques ne servaient pas à grand chose, Jean Castex les a rendus obligatoires. L’opinion publique a interprété à tort ce changement de consigne en fonction de la disponibilité de ces masques : quand il n’y en avait pas, ils ne servaient à rien, quant ils sont là, ils deviennent obligatoires.

En réalité, huit mois après le début de l’épidémie mondiale, on ne sait toujours pas comment ce virus se transmet et donc comment on peut éviter sa propagation. La différence des consignes n’est pas due à la disponibilité des masques, mais à la volonté du nouveau gouvernement de montrer qu’il prend les choses en main. Ce n’est pas une mesure médicale, mais une manière de se rassurer.

Souvenez-vous, lorsque le virus est arrivé en Occident, toutes les autorités affirmaient qu’il se propageait par contact via des surfaces solides. Une hystérie s’est emparée de l’Europe à propos des poignées de portes. Il suffisait d’en toucher une et de porter sa main au visage pour risquer la mort immédiate.

On avait en effet découvert que le virus pouvait survivre quelques heures sur des poignées de porte et même deux jours sur du carton. On en avait conclu que les lettres et paquets devaient être conservés pendant 48 heures avant de les ouvrir. Aujourd’hui, ces consignes paraissent idiotes et personne ne les suit. Pourtant, au plan scientifique, rien n’a changé. On n’en sait pas plus sur les modes de contamination aujourd’hui qu’hier. On a juste remarqué qu’il ne semble pas y avoir de transmission via des surfaces solides. On « croit » donc qu’elle se fait directement par quelques mystérieux liquides humains. L’« opinion » communément admise affirme que la maladie se transmet par les gouttelettes respiratoires. Il convient donc de porter le masque. Mais cette croyance n’est pas plus sûre que la précédente.

Je me souviens que l’on avait agi de la même manière lors de l’épidémie de sida. Le rétrovirus avait été identifié dans le sang et le sperme. On en avait conclu qu’il pouvait se transmettre par les moustiques et la fellation. Pendant trois ans, les autorités sanitaires de nombreux pays ont multiplié les messages de prévention en ce sens. Aujourd’hui, on sait qu’elles se trompaient. Le sida ne se transmet pas par les moustiques, ni par la fellation.

L’erreur est de croire qu’il suffit d’attraper un virus pour tomber malade. Or, le corps humain est prévu pour vivre avec de nombreux virus. La plupart du temps, il sait comment s’en protéger. Le Covid-19 est une maladie respiratoire. Elle se transmet donc a priori comme les autres maladies respiratoires : par l’air. Si c’est le cas, les seuls masques utiles doivent être hermétiques, comme des masques à gaz utilisés par les armées ou les laboratoires P4. Les masques chirurgicaux sont au contraire de fausses protection car ils n’adhèrent pas à la peau et laissent passer l’air en de nombreux endroits.

Dans le cas où le Covid-19 se transmet comme toutes les autres maladies respiratoires – ce qui est a priori l’hypothèse la plus probable -, la prévention doit être d’aérer les espaces fermés. Ce que l’OMS avait déclaré au début de la pandémie.

Cependant, un autre problème surgit. On a installé au cours des dernières années des systèmes de climatisation dans de nombreux immeubles. Si l’air climatisé absorbe des vapeurs d’eau contaminée, toutes les autres personnes respirant cet air risquent d’être contaminées. On se souvient de l’épidémie de légionellose (une infection bactérienne pulmonaire grave) lors de la convention de l’American Legion, en 1976 à Philadelphie. La même maladie fut transmise de la même manière, en 2000, à des patients de l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris, peu après son ouverture. Il fallut réformer tout le système de climatisation de ce gigantesque hôpital flambant neuf.

Il faut distinguer les systèmes de climatisation qui expulsent l’air à l’extérieur de ceux qui fonctionnent en circuit fermé, diffusant éventuellement la maladie dans tout l’établissement. Les contaminations dans les abattoirs, espaces climatisés en circuit fermé et à basse température, laissent à penser que cette hypothèse devrait être prise très au sérieux.

Envisager cette hypothèse, c’est envisager d’admettre que de nombreux bâtiments modernes doivent être réhabilités, comme on l’a fait avec l’hôpital Pompidou. Ce sont des budgets conséquents comparables à ceux que l’on dépense pour désamianter des immeubles. Pour un haut-fonctionnaire, il vaut mieux ignorer cette question. Ne rien changer, agir comme d’autres États et rendre obligatoire le port du masque.

3- Le moment hamiltonien

Le projet franco-allemand du chancelier Helmut Köhl et du président François Mitterrand fut conçu durant la Guerre froide. Énoncé par le Traité de Maastricht, en 1992, il se poursuit inexorablement. L’objectif stratégique est de construire une structure supra-étatique capable de neutraliser les divergences d’intérêt entre les deux pays et de rivaliser économiquement avec les États-Unis, la Russie et la Chine. Inexorablement, les pièces du puzzle se mettent en ordre une à une comme ce fut le cas avec le Traité constitutionnel européen.

Vue l’opposition de nombreux peuples européens à cette construction sous contrôle US, les étapes actuelles sont difficiles à franchir, mais l’épidémie du Covid-19 permet aux dirigeants allemands et français d’agir à la faveur de la panique sanitaire. C’est le hamiltonian moment (« moment hamiltonien »), par référence à la manière dont Alexander Hamilton fit basculer son pays d’un système de coopération entre États indépendants américains à une Fédération. Durant la période 1789-95, lorsqu’il fut le 1er secrétaire au Trésor des États-Unis, il fit reprendre les dettes contractées par les États membres lors de la guerre d’Indépendance par le gouvernement fédéral, créant ainsi leur dépendance. Cependant, ce ne fut que soixante-dix ans plus tard, lorsque les États du Sud refusèrent les droits de douane uniques que le gouvernement fédéral tenta de leur imposer dans l’intérêt des États du Nord que le fédéralisme s’avéra un carcan, provoquant la guerre de Sécession.

À l’issue d’un des plus longs sommets des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne, un plan de 750 milliards d’euros a été adopté par le Conseil européen pour faciliter la reprise économique post-Covid. Il ne sera pas financé par une dévaluation de l’euro car seuls 19 États en sont membres sur 27, mais par des emprunts de 30 ans. Il devrait donc être sinon impossible du moins très difficile d’organiser des sorties de l’Union sur le modèle du Royaume-Uni durant les 30 prochaines années.

Dans un premier temps, lorsque les entreprises recevront des subventions ou des prêts européens, tout le monde se réjouira. Mais lorsque les choses iront mieux et que l’on constatera s’être aliéné pour 30 ans, la révolte grondera.

Ce plan est présenté comme une mesure d’urgence face à une terrible crise. Il ne s’agit que d’un emballage de communication comme l’atteste le fait qu’une fois adopté par le Conseil des chefs d’État et de gouvernement, il a été renvoyé devant le Parlement européen et les parlements nationaux qui ne se prononceront pas avant des mois. Durant toute cette période l’aide prétendument « d’urgence » sera bloquée.

Ce plan est accompagné d’un nouveau budget de l’UE pour les sept prochaines années. Il révèle la vraie nature de cette union : par exemple, alors que l’on communiquait sur la nouvelle « Défense européenne », son budget de la Défense est divisé par deux sans explication.

C’est ce tour de passe-passe que Jean Castex vient d’avaliser, faisant passer le rêve de puissance de Kohl et Mitterrand, puis de Merkel et Macron, avant la volonté d’indépendance des peuples. Il s’agit d’un choix d’une extrême gravité qui s’est déjà fracassé les deux fois où la France seule, puis l’Allemagne seule, l’ont tenté avec Napoléon et Hitler. Dans la version actuelle, les chefs d’État des deux pays sont d’accord entre eux, mais probablement pas leurs peuples et encore moins ceux des autres pays concernés.

Emmanuel Macron et Jean Castex ont accepté à la place des Français d’enchaîner le pays à l’UE pour 30 ans afin de récupérer 40 milliards d’euros. Mais pour quoi faire ? Pour réformer le mode de rémunération du travail et résorber le gouffre social entre les ultra-riches et les autres ? Pour indemniser les Français dont le travail a été détruit par un confinement imposé ? Ou pour gagner du temps tout en préservant la paix sociale ? Malheureusement, ces deux hommes ne veulent rien changer et cet argent sera dépensé en pure perte. Thierry Meyssan, Damas, 28 juillet 2020


L’Europe, Macron et le mal de tête …

Mardi soir 21 juillet le Président Macron s’est adressé aux Français sur la chaine TF1 depuis Bruxelles (il me semble, mais comme je ne regarde jamais les chaines de télévision françaises je n’en suis pas certain) et des millions d’entre eux ont avalé sans protester ses mensonges, en particulier quand il a clamé que l’aide européenne ne coûterait pas un sou aux contribuables français. J’avoue que j’ai été surpris que les commentateurs béni-oui-oui habituels n’aient pas relevé ce bon mot du président.

Alors j’ai mis ma tête entre les mains et j’ai lu rapidement le document émanant de la Commission européenne relatif à cet accord « le plus historique de tous les autres accords historiques européens » qui va donc marquer l’histoire, c’est bien la définition du mot historique, n’est-ce pas ? Il marquera l’histoire comme étant la plus grande entourloupe jamais concoctée pour appauvrir encore plus les contribuables européens et par voie de conséquence les contribuables français. Si vous désirez lire ce document munissez-vous d’aspirine et de café pour ne pas sombrer dans une somnolence et une céphalée difficiles à gérer : https://www.consilium.europa.eu/media/45125/210720-euco-final-conclusions-fr.pdf

Il y a quelques passages qui encouragent la méditation comme par exemple celui-ci page 14, alinéa 18 du document : « Compte tenu de l’importance de la lutte contre le changement climatique conformément aux engagements pris par l’Union en vue de mettre en œuvre l’accord de Paris et les objectifs de développement durable des Nations unies, les programmes et instruments devraient contribuer à l’intégration de la lutte contre le changement climatique dans toutes les politiques et à la réalisation de la valeur cible globale d’une affectation d’au moins 30 % du montant total des dépenses à charge du budget de l’Union et des dépenses au titre de Next Generation EU à des mesures en faveur d’objectifs climatiques. Les dépenses de l’UE devraient concorder avec les objectifs de l’accord de Paris et le principe de « ne pas nuire » du pacte vert pour l’Europe. Une méthode efficace de suivi des dépenses liées au climat et de leur exécution, y compris l’établissement de rapports et des mesures pertinentes en cas de progrès insuffisants, devrait garantir que le prochain CFP dans son ensemble contribue à la mise en œuvre de l’accord de Paris. La Commission présente chaque année un rapport sur les dépenses liées au climat. Afin de tenir compte des conséquences sociales et économiques de l’objectif consistant à parvenir à la neutralité climatique à l’horizon 2050 ainsi que du nouvel objectif climatique de l’Union à l’horizon 2030, il sera créé un mécanisme pour une transition juste comprenant un fonds pour une transition juste ».

Et page 41, alinéa 84 dans la rubrique ressources naturelles et environnement : « Le financement au titre de cette rubrique est axé sur l’apport d’une valeur ajoutée par une politique agricole, maritime et de la pêche durable et modernisée, ainsi que par la poursuite de l’action pour le climat et la promotion de la protection de l’environnement et de la biodiversité. L’intégration des questions climatiques dans l’ensemble du budget et l’intégration accrue des objectifs environnementaux confèrent à cette rubrique un rôle déterminant dans la réalisation de l’objectif ambitieux qui consiste à porter à au moins 30 % la part des dépenses de l’UE contribuant à la réalisation des objectifs en matière de climat ».

Que faut-il attendre de telles mises en demeure de la part de la Commission au sujet de l’utilisation de ces prêts requalifiés de « dons » ? Tout simplement une main-mise de la Commission sur les affaires intérieures des Etats. Il sera donc demandé aux gouvernements nationaux de mettre en place diverses taxes et contributions pour le sauvetage du climat puisqu’il est question dans toutes les rubriques abordées de climat et de l’accord de Paris. Un impôt européen sera également créé alors que Madame Merkel ne voulait pas en entendre parler pour financer cette aide exceptionnelle de 750 milliards d’euros. Il ne sera pas appelé impôt mais contribution, les contribuables s’y reconnaîtront. La valse des nouvelles taxes va donc commencer : taxe sur les matières plastiques non recyclables, taxe sur le diesel (on se souvient de la révolte des Gilets Jaunes à ce sujet), taxes généralisées sur le carbone, depuis une taxe sur l’accès à internet dont le fonctionnement produit beaucoup de carbone (ne parlons même pas de la 5G), taxe sur les grandes entreprises et les acteurs internationaux qui ne respecteront pas les nouvelles directives européennes dites « bas carbone objectif 2050 ». Pour la taxe sur le carbone importé, il faut être créatif pour en arriver à de telles dénominations. Il faudrait plutôt dire tout simplement droits de douane sur tous les produits importés ayant produit du carbone dans les pays d’où ils proviennent hors zone européenne, ce serait plus clair.

Pour faire passer cette supercherie dans l’opinion les entreprises importatrices au sens large et les grandes chaines de distribution genre Lidl, Mercadona ou Carrefour seront taxées mais il est évident qu’elles répercuteront ces taxes dans le prix des denrées et c’est donc finalement le consommateur qui paiera. Par exemple le service gratuit de messagerie de Google pourrait devenir payant si l’Europe décide de taxer les GAFAM et tout compte Facebook pourrait aussi le devenir à terme. J’imagine la réaction des Américains et des Chinois qui se moquent du changement climatique : ils vont découvrir qu’ils ont un nouvel ennemi commun, l’Europe, avec la France comme leader dans la créativité fiscale. Enfin si on examine les tableaux récapitulatifs des sommes engagées la Commission européenne, donc la Banque centrale européenne, va emprunter sur les marchés 390 milliards d’euros. La France contribuera au remboursement de cette dette « solidaire » à hauteur de 75 milliards d’euros alors qu’elle ne recevra que 40 milliards d’euros dans le cadre de ce programme d’aide. Il faudra donc au gouvernement français trouver dans la poche des contribuables 35 milliards d’euros ! Toute cette mise en scène de mauvaise qualité risque de se très mal se terminer.

Lire aussi : https://ec.europa.eu/info/live-work-travel-eu/health/coronavirus-response/recovery-plan-europe_fr c’est un peu plus lisible mais il n’y a pas de détails …

Brève politique : Houellebecq avait raison

La campagne pour les élections municipales en France, un véritable théâtre d’ombres avec le coronavirus en toile de fond, a autorisé tous les excès de la part des apprentis-sorciers de la politique avides de pouvoir. C’est déplorable mais également inquiétant.

Dans la ville de Toulouse, quatrième ville de France, l’écologiste Antoine Maurice, arrivé en deuxième position au premier tour de ces élections, a ratissé tous azimuths pour conforter son score et remporter la course au pognon. Il faut en effet appeler les choses par leur nom. Cet écolo s’est allié aux socialistes et on ne peut pas lui en vouloir puisque les écolos sont tous des néo-trotskystes d’ultra-gauche. Mais il y a pire encore ! Cet individu a passé une alliance avec le parti appelé Union Démocratique des Musulmans Français, un parti notoirement affilié au mouvement des Frères Musulmans.

Antoine Maurice est un proche de Cécile Duflot, ancienne ministre du logement et maintenant directrice d’Oxfam-France, une ONG britannique connue pour ses liens avec le MI6. Ce même MI6 avait facilité l’obtention de l’asile politique en France et en Allemagne pour des membres de cette confrérie secrète dont le projet est de prendre le pouvoir et d’imposer la charia dans les démocraties européennes. On peut dire que les manigances d’Antoine Maurice ressemblent à un accouplement entre une carpe et un lapin. Décidément, pour accéder au pouvoir, les écolos n’ont même plus le moindre soupçon de pudeur …

Berezina, par Michel Onfray

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Copié-collé d’un article du philosophe Michel Onfray mis en ligne sur le site RT-France

La réponse de la France face à la propagation galopante du coronavirus en Europe est-elle suffisante ?

Et qu’apprenons-nous sur nous-mêmes dans le contexte actuel ? Analyse par Michel Onfray, philosophe et écrivain. PHASE 1 Il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre que, la Chine ne passant pas pour très économe de la vie de ses citoyens, le confinement de l’une de ses villes de plusieurs millions d’habitants par les autorités communistes témoignait de facto en faveur de la gravité de cette crise du coronavirus. Je l’ai pour ma part fait savoir sur un plateau de télévision fin janvier. Ce pays, dont il est dit qu’il prélève dans les prisons les condamnés à mort qu’il exécute afin de vendre leurs organes frais au marché noir des transplantations partout sur la planète, n’est pas connu pour son humanisme, son humanité et son souci des hommes concrets. C’est le moins qu’on puisse dire… En prenant ces mesures, il disait à qui réfléchissait un peu qu’il y avait péril en sa demeure, donc en la nôtre. Qui l’a vu? Qui l’a dit? Qui a compris cette leçon? La plupart ont vu et dit ce que les agents de l’État profond disaient qu’il fallait voir et dire. Mais, comme pour illustrer la vérité de la sentence qui dit que le sage montre la lune et que l’imbécile regarde le doigt, il y eut quantité de prétendus sachants pour gloser sur le doigt et oublier la lune: c’était une gripette, elle ferait moins de morts qu’une vraie grippe, la véritable épidémie, c’était la peur des gens -et les intellectuels et les journalistes du régime libéral en profitaient pour rejouer la scie musicale du peuple débile et de la sagacité des élites… Pendant que la populace achetait des tonnes de papier toilette, ce qui permettait d’avouer qu’elle avait, disons-le comme ça, le trouillomètre à zéro, les comités de scientifiques invisibles chuchotaient à l’oreille du président ce qu’il convenait de faire entre gestion de l’image présentielle et santé publique, proximité des élections municipales et mesures d’hygiène nationale, situation dans les sondages et décisions prophylaxiques. Un mélange de Sibeth Ndiaye et de docteur Knock fabriquait alors la potion infligée par clystère médiatique au bon peuple de France. Nul besoin de préciser qu’il s’agissait d’une soupe faite avec une poudre de perlimpinpin aussi efficace qu’un médicament commandé sur internet… en Chine! Quel était cette position magique? Une grande admonestation libérale, un genre de leçon de chose prétendument antifasciste. Il s’agissait de montrer aux abrutis de souverainistes la grandeur de l’idéologie maastrichienne: plus de frontières, libre circulation des hommes, donc des virus! Les chinois étaient contaminés mais ils n’étaient pas contaminants: nous étions immunisés par la beauté du vaccin de Maastricht! Pendant qu’ils fermaient leurs frontières, nous ouvrions les nôtres plus grand encore -si tant est que cela puisse être encore possible… Nous nous offrions au virus. Voilà pourquoi, sur ordre du chef de l’État, le gouvernement français s’est empressé d’aller chercher sur place les expatriés français qui travaillaient en Chine. On n’est jamais mieux servi que par soi-même: si l’on devait se trouver contaminés, qu’au moins ce soit en allant nous-mêmes chercher le virus sur place et le ramener en France. Mais pas n’importe où en France, non, pas à Paris, bien sûr, ni au Touquet, mais en province qui est, en régime jacobin, une poubelle ou un dépotoir dont on se souvient toujours dans ces cas-là. Une première livraison s’est faite dans le dos du maire d’une commune du sud de la France, une seconde en Normandie où nous avons l’habitude des débarquements. La mode à l’époque, nous étions dans le premier acte de cette histoire, consistait à rechercher le client zéro: celui qu’il aurait fallu confiner chez lui pour que rien n’ait lieu, un genre de bouc émissaire à traire. C’était chercher la première goutte du raz-de-marée avec le projet de l’enfermer dans une bouteille afin que la catastrophe n’ait pas lieu. Il fut dit que, peut-être, ce numéro zéro serait à chercher sur la base militaire d’où étaient partis les soldats français missionnés pour aller taquiner le virus chinois sur place avant de rentrer chez eux. Que croyez-vous qu’il advint à ces militaires ayant été au contact de gens immédiatement mis en quarantaine après leur retour de l’empire du Milieu? Ils ont été renvoyés chez eux en permission… Pas question de les mettre en quarantaine! Quelle sotte idée c’eut été! Qu’on aille donc pas chercher aujourd’hui le client zéro car il se pourrait bien qu’on puisse obtenir des informations qui nous permettraient demander des comptes au ministre de la défense et au chef des armées auquel il a obéi. PHASE 2 L’acte deux a été guignolesque: le tsunami arrivait et on lui avait creusé des voies d’accès sous forme de canaux à gros débits, et ce avec l’aide du génie militaire français. S’y est ajouté le génie du chef de l’État. Le grand homme qui se prenait pour de Gaulle et Gide en même temps, mais aussi pour Stendhal (on est beylien ou on ne l’est pas) nous a délivré la parole jupitérienne: il fallait se laver les mains, éviter la bise et éternuer dans son coude -j’imaginais qu’anatomiquement il était plus juste d’envoyer ses postillons dans le pli de son coude car je me suis luxé l’épaule en essayent d’éternuer « dans » mon coude… Du savon, du gel et un coude: nous étions prêts, comme en 40, le virus n’avait qu’à bien se tenir. Il a continué à progresser bien sûr. Et le pouvoir a fait semblant d’estimer que le plus urgent était toujours de savoir qui avait postillonné le premier. Il n’y avait pas de foyers d’infection mais des clusters, ce qui changeait tout. Il s’agissait en effet de ne pas donner raison aux benêts qui estiment, comme moi, qu’un peuple n’est pas une somme d’individus séparés, comme les monades de Leibniz, ce qui est l’idéologie libérale, mais une entité qui est elle-même une totalité. Aller chercher le virus en Chine c’était une fois encore estimer que la minorité (d’expatriés) pouvait imposer sa loi à la majorité (du peuple français). Que périsse le peuple français, mais les maastrichtiens n’allaient tout de même pas donner tort à leur idéologie alors que le réel invalidait déjà leurs thèses dans les grandes largeurs! L’élément de langage maastrichtien fut: le virus ignore les frontières -comme Macron et les siens qui les ignorent tout autant… La plume du chef de l’État lui a même fourbi la formule adéquate: « Le virus n’a pas de passeport »- on dirait un titre de San-Antonio. Tous les pays qui, comme Taïwan ou Israël (dont on n’a pas parlé, un pays qui, lui, a le sens de son peuple), ont décidé la fermeture des frontières, sont passés pour des populistes, des souverainistes, des illibéraux, des passéistes qui n’avaient rien compris à la grandeur nihiliste du progressisme. Or, ces faux progressistes vrais nihilistes n’aspirent qu’à une seule chose: le gouvernement planétaire d’un État universel où les techniciens (les fameux scientifiques, comme il y en aurait au GIEC ou dans ce comité invisible qui conseille (!) Macron) gouverneraient le capital en faisant l’économie des peuples. Le coronavirus leur donne une autre leçon politique: la suppression des frontières c’est la possibilité pour tout ce qui menace contamination de se répandre à la vitesse de la lumière… Le virus n’ignore pas les frontières, mais les frontières savent et peuvent le contenir. PHASE 3 La preuve, le troisième acte décidé par… Emmanuel Macron lui-même. Dans un premier temps, le Président tire une salve pendant un long monologue d’une demi-heure: fermeture des crèches, des écoles, des collèges, des lycées, des universités, réduction des contacts avec autrui, en priorité les personnes âgées. Et puis, bien sûr, le coude et le savon, le gel et la bise, des armes de destruction massive. Or, qu’est-ce que ce confinement sinon l’invitation à fabriquer autant de frontières qu’il y aura de Français? La frontière nationale n’est pas bonne, mais la frontière qui sépare de son prochain est présentée comme la solution, la seule solution nous dit-on. Le virus qui ignore les frontières se trouve donc tout de même contenu par les frontières pourvu qu’elles soient érigées par chacun contre son prochain pensé comme un contaminateur potentiel. Ce qui marcherait pour les monades ne marcherait donc pas pour les États! Étrange paralogisme … Il faut donc radicalement éviter les contacts et les brassages, il faut donc remettre ses voyages et ses déplacements, il faut donc rester le plus possible chez soi, mais mais mais: le premier tour des élections municipales n’est pas reporté! Comprenne qui pourra! On dit que Gérard Larcher, président du Sénat, se serait opposé au report des élections: mais qui est ce monsieur auquel le président de la République mange dans la main? Quel est son pouvoir? Des dizaines de millions d’électeurs sont donc invités à se ruer en direction de lieux confinés, les bureaux de vote, dans lesquels, tout le monde en conviendra, on évite les contacts et les brassages et on montre qu’on doit préférer rester chez soi pour éviter les promiscuités. Le lendemain, quelques heures après la prise de parole présidentielle, le Premier ministre est envoyé au front pour enfoncer le clystère plus profond: fermeture des cafés, des restaurants, des boîtes de nuit, des musées, des bibliothèques, de tous les lieux publics, etc. Mais, toujours: maintien du premier tour des élections municipales. On se lavera les mains avant et après, on respectera une distance d’un mètre avec son voisin, puis on mettra son bulletin dans l’urne. Il faudra bien empoigner le rideau à pleine main pour l’écarter afin d’entrer dans l’isoloir, mais aucun risque – le savon veille… Magique! Que s’est-il passé le lendemain du jour de la décision de ce presque couvre-feu? il faisait beau, dans les rues de Paris, des gens ont fait leur footing, d’autres se sont un peu dévêtus pour prendre le soleil près du canal Saint-Martin, certains faisaient du vélo ou du roller, de la trottinette aussi. Ils transgressaient la loi? Et alors. Pas un seul policier n’a verbalisé qui que ce soit. Tout le monde se moque de l’État qui n’a plus d’autorité et plus aucun moyen de faire respecter l’ordre républicain! La peur du gendarme est une vieille lune qui a rejoint celle des dragons et du diable! De la même manière qu’une jeune fille porte un voile musulman en présence de Macron, ce qui est formellement interdit par la loi, et que rien ne se passe, le mépris affiché des décisions du chef de l’État témoignent de la déliquescence dans lequel se trouve le pays et dans quel mépris est tenue la parole de cet homme. Les libéraux et leurs cervelles soixante-huitardes voulaient des monades et des consommateurs en lieu et place de citoyens et de républicains? ils les ont… Ils souhaitaient jouir sans entraves? ils jouissent sans entraves… Ils affirmaient qu’il était interdit d’interdire? ils se croient résistants en se faisant la bise… Ils croient toujours que CRS=SS? Ils n’auront pas même vu la queue d’un policier municipal à vélo ou en mobylette, sinon en roller, pour leur rappeler que Jupiter dans son Olympe a décidé qu’il fallait éternuer dans son coude. Olympien comme le comédien d’un club de théâtre dans un lycée, Emmanuel Macron a dit: « Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite, sans condition de revenus, de parcours ou de profession, notre État-providence, ne sont pas des coûts ou des charges, mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. » Et puis ceci: « Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché. » Quel talent! Quel menteur! Quel bouffon! Mais quel mauvais comédien… Cet homme qui a mis sa courte vie au service du Veau d’Or fait semblant aujourd’hui de découvrir que piétiner l’intérêt général, conchier le bien public, compisser la santé dans les hôpitaux quand elle était pilotée par les comptables, ce n’étaient peut-être pas exactement les bons choix! Qui croira cet hypocrite dont toute la politique depuis qu’il est au pouvoir consiste à détruire le système de santé (et de retraite) français? C’est la quintessence du projet politique libéral mené sans discontinuer par les présidents de la V° république depuis la mort du général de Gaulle. Quiconque écoute les personnels de santé depuis des mois (ils sont en grève depuis un an…) sait qu’en temps normal, avec cette politique libérale, ils sont débordés et impuissants tant l’hôpital public est malade sinon mourant. Qui pourra croire que la France est en état de recevoir un afflux massif de malades du coronavirus alors que la congestion était déjà là avant l’épidémie ? Ce qui est dit par quelques spécialistes de la santé c’est, je vais l’exprimer de façon brutale, que lors du pic à venir, phase 4, nommons-là comme ça, il faudra, faute de places pour tous, trier les arrivants et laisser les vieux à leur sort, donc à la mort… Voilà où mène le libéralisme initié par Pompidou & Giscard, augmenté par Mitterrand en 1983, accéléré par le traité de Maastricht en 1992 et tous ceux qui, droite et gauche confondue, communient dans cette idéologie, puis par Macron qui, depuis son accession à l’Élysée, a voulu activer ce mouvement à marche forcée.       Voici une autre leçon donnée par cette crise, en dehors d’apprendre l’impéritie du chef de l’État: les caisses sont vides quand il s’agit d’augmenter le SMIC ou le salaire des plus modestes; elles le sont quand ces mêmes personnes doivent être soignées (on ne compte plus ceux qui ont renoncé à s’occuper de leurs dents, de leur ouïe, de leur vue  à cause de leur pauvreté ; elles le sont quand il faut se soucier des paysans dont l’un d’entre eux se suicide chaque jour ; elles le sont quand il faut construire des écoles ou des universités, doter les hôpitaux de matériel performant, humaniser les prisons, recruter des fonctionnaires, financer la recherche scientifique dont nous aurions bien besoin aujourd’hui, laisser ouvertes des écoles de campagne, maintenir en vie les lignes de chemins de fer en dehors des grandes villes et des grands axes; elles le sont quand il faudrait se donner les moyens de récupérer la multitude de territoires perdus de la République), elles le sont si souvent quand il faudrait construire une République digne de ce nom. Mais il y a de l’argent pour faire face à cette crise économique qui s’annonce… Tous ces gens mis au chômage technique par cet état de siège seront payés -par les assurances chômage. C’est bien sûr très bien, mais il y avait donc de l’argent… Plus un café, plus un restaurant, plus un lycée, plus une école, plus un commerce, sauf liste donnée, plus un cinéma, plus une salle de spectacle ne sont ouverts, mais Macron nous assure que « l’État prendra en charge l’indemnisation des salariés contraints de rester chez eux ». Mais alors, bonne nouvelle, l’État existe encore? Il peut fonctionner? Il sait faire autre chose que prélever les impôts et recouvrer les amendes? Il sait faire autre chose qu’envoyer sa police et son armée tabasser les gilets-jaunes? Il sait faire autre chose que de subventionner des médias publics pour diffuser massivement l’idéologie maastrichtienne? Il sait faire autre chose que de libérer les élus délinquants renvoyés chez eux?  Vraiment? Ce virus fait donc dire des bêtises à Macron: on pourrait donc être solidaires et fraternels en France? On pourrait estimer que le consommateur hédoniste n’est pas l’horizon indépassable de notre modernité et qu’on peut aussi être un citoyen responsable? On pourrait trouver de l’argent public pour financer des solidarités nationales au-delà des habituels bénéficiaires? Il y a là matière à révolution: il est bien certain qu’Emmanuel Macron est le dernier homme pour la réaliser. Après le virus, il faudra y songer. En attendant, l’Allemagne ferme ses frontières avec trois pays, dont la France! Maastricht tousse, crache et menace l’embolie.

«Greenwashing»: un manuel pour déceler le vert du faux

Article paru dans le quotidien en ligne Le Temps (Genève) en cette fin de mois de décembre que je me suis permis de copier ici pour information. Mon blog étant gratuit et libre d’accès je n’ai pas cru nécessaire d’en informer la rédaction du Temps.

L’environnement est devenu un thème porteur, au point que l’utilisation de l’argument écologique est récurrente chez les entreprises. Une équipe de la rédaction du «Temps» a rédigé une liste de questions permettant de mesurer la sincérité du message environnemental.

Vraie démarche écologique ou simple ruse marketing? C’est la question que se posent chaque jour les journalistes de la rédaction, toutes rubriques confondues, face à la moisson de communiqués de presse qui vantent la fibre écologique des entreprises, mais aussi des institutions, voire des gouvernements.

La rhétorique de préservation de l’environnement est désormais omniprésente dans le discours public, elle capte l’attention des électeurs et des consommateurs. Parfois, elle relève du greenwashing, une pratique qui consiste à utiliser l’argument écologique dans le seul but d’améliorer son image. Et qui ne date pas d’hier, si l’on pense au principe très répandu de flanquer un logo en forme de petite fleur ou d’ours polaire, sur un emballage vert ou brun, pour rassurer quant à l’origine du produit.

Le bon sens et l’instinct permettent quasi toujours de déjouer les cas les plus flagrants, mais d’autres messages sont plus ambigus. Dans ce contexte et dans la suite de l’engagement du journal à traiter des problématiques environnementales, une poignée de journalistes économiques et scientifiques ont élaboré un manuel permettant de mesurer le degré de sincérité d’une démarche éco-responsable. Et, le cas échéant, de déceler un cas d’éco-blanchiment. Non pas pour écarter d’emblée l’information – encore moins pour donner des leçons de morale à quiconque – mais pour pouvoir décider de son traitement en connaissance de cause.

Ce manuel, rédigé au gré de l’expertise accumulée par les journalistes sur ce terrain, se veut un outil d’aide à la décision; il tient en sept questions, accompagnées d’une brève explication. Alors qu’il était d’abord conçu pour un usage interne, nous avons choisi de le mettre à la disposition de nos lecteurs, eux aussi toujours plus sollicités sur les thématiques environnementales, pour les accompagner dans la lecture des slogans publicitaires ou de leur journal.

Faciles à vérifier, les réponses – par oui ou par non – donnent des indices, pour situer en peu de temps l’information par rapport au message qu’elle véhicule. Une majorité de non doit éveiller le doute.

1. La démarche environnementale touche-t-elle au cœur d’activité de l’entité?

De la part d’une entreprise d’ameublement, par exemple, un message visant à encourager la mobilité douce auprès de ses collaborateurs n’a pas la même légitimité qu’une démarche environnementale ciblant son approvisionnement en bois.

2. Les objectifs annoncés sont-ils chiffrés et planifiés selon un calendrier et une méthode clairs?

Le message d’une entreprise qui annonce «réduire» son empreinte environnementale en précisant de combien, dans quel laps de temps et de quelle manière elle veut y parvenir sera plus crédible qu’un projet dont les contours demeurent vagues.

3. Le vocabulaire et les unités employés sont-ils précis?

Les termes «durable», «naturel» ou «responsable», tout comme les chiffres et unités (-30% d’énergie), doivent être clairement définis et vérifiables.

4. La démarche environnementale concerne-t-elle l’ensemble des activités de l’entreprise?

Une marque de vêtements qui concentre sa démarche environnementale sur une sélection de pièces uniquement n’aurait pas le même impact qu’une autre généralisant ces efforts à l’ensemble de son assortiment. Il est important de se demander si cette démarche est amenée à être étendue. Et si ce n’est pas le cas, quelle en est la raison.

5. L’entreprise est-elle suffisamment transparente sur sa chaîne d’approvisionnement et son circuit de distribution?

Une entreprise qui est capable de lister précisément ses fournisseurs, sous-traitants, distributeurs et autres intermédiaires donne un meilleur signal qu’une entreprise qui demeurerait évasive.

6. La personne chargée des questions environnementales est-elle membre de la direction générale de l’entreprise?

Le cas échéant, les projets environnementaux ont des chances de peser plus lourd dans la stratégie du groupe que si cette personne est rattachée aux services de communication ou de marketing, par exemple.

7. L’entreprise fait-elle amende honorable sur d’éventuelles critiques crédibles et récentes pour des atteintes à l’environnement?

Une entreprise dans le collimateur des ONG et de la justice pour des cas avérés de pollution des eaux, par exemple, devra fournir davantage d’efforts et de preuves de ses intentions qu’une entreprise dont la réputation n’a pas été mise à l’épreuve.

Bref commentaire personnel. Tous les bureaux, dans le monde entier, de l’agence de notation Moody’s ont banni les photocopieuses dans le but de préserver les forêts et de ne pas contribuer à la pollution avec les cartouches d’encre non recyclables. Il s’agit de soigner l’image de marque de cette société impliquée dans la « notation verte » des entreprises. La conséquence inattendue de cette décision louable à première vue est la suivante : les employés de Moody’s qui désirent archiver un document sous forme papier sont contraints d’aller faire des copies à leurs frais chez eux quand ils ont une imprimante (personnellement je n’ai pas d’imprimante) ou dans un magasin de proximité (convenience store genre 7-eleven) s’il en existe un, ce qui est loin d’être le cas dans tous les pays, en transportant sur eux une clé USB achetée à leurs frais. Par voie de conséquence ces personnels peuvent exposer le système informatique de l’entreprise à des risques, les clés USB étant réputées pour être un moyen d’ « infection virale » des ordinateurs.

 

Brève. Politique le traité d’Aix-la-Chapelle franco-allemand

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Mardi 22 janvier 2019 restera dans l’histoire future la date de la capitulation de la France au pied de l’Allemagne. La France s’engagera par ce traité à partager son siège au conseil permanent de sécurité de l’ONU et également à partager avec l’Allemagne son arsenal nucléaire et son armée.

Comme le souligne Olivier Berruyer sur son site « les crises » (lien ci-dessous) en commentant brièvement le texte intégral du traité tel qu’il sera signé mardi par Macron et Merkel, il s’agit d’un abandon de souveraineté de la France au profit de l’Allemagne. Je suggère à mes lecteurs de lire ce texte.

On ne peut que constater qu’après leur mandats, autant Merkel que Macron dont les mandats ne seront pas renouvelés, se laveront les mains de ce traité : « après nous le déluge » … De nombreux articles de ce traité sont contraires à la constitution française, le Conseil Constitutionnel pourra-t-il réagir ? Il est probable qu’il ne le pourra pas. Pourquoi le peuple français n’a-t-il pas été consulté ? Pourquoi le texte du traité n’a-t-il pas été soumis aux parlementaires ? Tout simplement parce que Macron a capitulé lamentablement aux pieds de Merkel : la France n’existe plus en tant que nation, elle va devenir de par les dispositions de ce traité un « land » allemand, point final !

Source du texte : https://www.les-crises.fr/urgent-texte-integral-du-traite-franco-allemand-daix-la-chapelle-qui-sera-signe-le-22-janvier/

Conseils à un candidat à la future présidence française

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Markit a publié vendredi dernier l’indice PMI des ventes au détail dans l’Hexagone et ce n’est pas réjouissant. En examinant l’historique de cet indice depuis 2004, on se rend compte qu’il y a comme un refroidissement durable de l’activité économique française qui ne date pas de la crise de 2009 ni des 4 cinquièmes du mandat du Président actuel par défaut : l’économie française est en chute libre, les Français consomment de moins en moins, ils sont désabusés et leur pouvoir d’achat, profondément laminé par la pression fiscale qui leur est tombée dessus et que le capitaine de pédalo, tout bon socialiste de pacotille qu’il soit, avait décidé, s’est effondré irrémédiablement.

Ce ne sont pas les sans-dents à qui le gouvernement redistribue ce qui a été prélevé dans la classe moyenne qui amélioreront l’économie et la consommation intérieure. Les « défavorisés » du système capitaliste honni par Hollande ont juste de quoi vivre malgré toutes les allocations dont ils bénéficient dans le plus pur système de redistribution marxiste-léniniste collectiviste mis en place par les écolo-socialistes au pouvoir consistant à niveler les disparités sociales que ce soit au supermarché ou à l’école.

Pour s’assurer d’être élu aux prochaines élections présidentielles, le candidat devra s’engager haut et fort pour détricoter toutes les lois et dispositions qui ont été mises en place par les présidents et leurs sbires depuis Chirac quand il cohabitait avec les socialistes. Il faudra d’abord refonder l’ensemble du système fiscal français pour redonner du souffle à ceux des Français qui ont des velléités d’entreprendre en allégeant parallèlement le code du travail, pas par des petites mesurettes de rien du tout mais en s’inspirant de vrais pays libéraux comme par exemple l’Irlande. Repenser l’ensemble du système éducatif français en redonnant à la filière professionnelle ses atouts : un plombier ou un charpentier trouvent toujours du travail bien rémunéré alors qu’un licencié en psychologie ou en philologie est condamné au chômage. Ceci implique donc de favoriser l’apprentissage en entreprise et d’instaurer une stricte sélection à l’entrée à l’université.

Pour ce qui concerne les ordonnances de 1946 que la France traine comme un boulet immobiliste, il faut abroger toutes ces dispositions en particulier le rôle néfaste et parasitaire des syndicats qui ne représentent que les entreprises de services publics et l’administration d’état. Il y a urgence à songer à la privatisation par appartements de la SNCF, des métros et pas seulement en Ile-de-France, et également privatiser progressivement le système de santé français car il est financièrement intenable et tout le monde le sait. Tous ces problèmes récurrents sont le fait des ordonnances ultra-marxistes de 1946.

Enfin, comme pour résumer ce petit pamphlet, il faut que l’Etat ne se contente plus que de ses fonctions régaliennes : les sécurités intérieure et extérieure et la justice. Le reste doit être confié à des techniciens ce qui signifie qu’il faut faire des coupes franches dans les administrations pléthoriques et d’une rare inefficacité qui gangrènent l’équilibre budgétaire français sans oublier de remettre totalement à plat le mille-feuille administratif et politique qui a été créé par les élus et seulement pour eux. Qu’un candidat développe et présente un tel programme, je m’inscrirai tout de suite sur les listes électorales et il sera assuré de mon suffrage …