«Greenwashing»: un manuel pour déceler le vert du faux

Article paru dans le quotidien en ligne Le Temps (Genève) en cette fin de mois de décembre que je me suis permis de copier ici pour information. Mon blog étant gratuit et libre d’accès je n’ai pas cru nécessaire d’en informer la rédaction du Temps.

L’environnement est devenu un thème porteur, au point que l’utilisation de l’argument écologique est récurrente chez les entreprises. Une équipe de la rédaction du «Temps» a rédigé une liste de questions permettant de mesurer la sincérité du message environnemental.

Vraie démarche écologique ou simple ruse marketing? C’est la question que se posent chaque jour les journalistes de la rédaction, toutes rubriques confondues, face à la moisson de communiqués de presse qui vantent la fibre écologique des entreprises, mais aussi des institutions, voire des gouvernements.

La rhétorique de préservation de l’environnement est désormais omniprésente dans le discours public, elle capte l’attention des électeurs et des consommateurs. Parfois, elle relève du greenwashing, une pratique qui consiste à utiliser l’argument écologique dans le seul but d’améliorer son image. Et qui ne date pas d’hier, si l’on pense au principe très répandu de flanquer un logo en forme de petite fleur ou d’ours polaire, sur un emballage vert ou brun, pour rassurer quant à l’origine du produit.

Le bon sens et l’instinct permettent quasi toujours de déjouer les cas les plus flagrants, mais d’autres messages sont plus ambigus. Dans ce contexte et dans la suite de l’engagement du journal à traiter des problématiques environnementales, une poignée de journalistes économiques et scientifiques ont élaboré un manuel permettant de mesurer le degré de sincérité d’une démarche éco-responsable. Et, le cas échéant, de déceler un cas d’éco-blanchiment. Non pas pour écarter d’emblée l’information – encore moins pour donner des leçons de morale à quiconque – mais pour pouvoir décider de son traitement en connaissance de cause.

Ce manuel, rédigé au gré de l’expertise accumulée par les journalistes sur ce terrain, se veut un outil d’aide à la décision; il tient en sept questions, accompagnées d’une brève explication. Alors qu’il était d’abord conçu pour un usage interne, nous avons choisi de le mettre à la disposition de nos lecteurs, eux aussi toujours plus sollicités sur les thématiques environnementales, pour les accompagner dans la lecture des slogans publicitaires ou de leur journal.

Faciles à vérifier, les réponses – par oui ou par non – donnent des indices, pour situer en peu de temps l’information par rapport au message qu’elle véhicule. Une majorité de non doit éveiller le doute.

1. La démarche environnementale touche-t-elle au cœur d’activité de l’entité?

De la part d’une entreprise d’ameublement, par exemple, un message visant à encourager la mobilité douce auprès de ses collaborateurs n’a pas la même légitimité qu’une démarche environnementale ciblant son approvisionnement en bois.

2. Les objectifs annoncés sont-ils chiffrés et planifiés selon un calendrier et une méthode clairs?

Le message d’une entreprise qui annonce «réduire» son empreinte environnementale en précisant de combien, dans quel laps de temps et de quelle manière elle veut y parvenir sera plus crédible qu’un projet dont les contours demeurent vagues.

3. Le vocabulaire et les unités employés sont-ils précis?

Les termes «durable», «naturel» ou «responsable», tout comme les chiffres et unités (-30% d’énergie), doivent être clairement définis et vérifiables.

4. La démarche environnementale concerne-t-elle l’ensemble des activités de l’entreprise?

Une marque de vêtements qui concentre sa démarche environnementale sur une sélection de pièces uniquement n’aurait pas le même impact qu’une autre généralisant ces efforts à l’ensemble de son assortiment. Il est important de se demander si cette démarche est amenée à être étendue. Et si ce n’est pas le cas, quelle en est la raison.

5. L’entreprise est-elle suffisamment transparente sur sa chaîne d’approvisionnement et son circuit de distribution?

Une entreprise qui est capable de lister précisément ses fournisseurs, sous-traitants, distributeurs et autres intermédiaires donne un meilleur signal qu’une entreprise qui demeurerait évasive.

6. La personne chargée des questions environnementales est-elle membre de la direction générale de l’entreprise?

Le cas échéant, les projets environnementaux ont des chances de peser plus lourd dans la stratégie du groupe que si cette personne est rattachée aux services de communication ou de marketing, par exemple.

7. L’entreprise fait-elle amende honorable sur d’éventuelles critiques crédibles et récentes pour des atteintes à l’environnement?

Une entreprise dans le collimateur des ONG et de la justice pour des cas avérés de pollution des eaux, par exemple, devra fournir davantage d’efforts et de preuves de ses intentions qu’une entreprise dont la réputation n’a pas été mise à l’épreuve.

Bref commentaire personnel. Tous les bureaux, dans le monde entier, de l’agence de notation Moody’s ont banni les photocopieuses dans le but de préserver les forêts et de ne pas contribuer à la pollution avec les cartouches d’encre non recyclables. Il s’agit de soigner l’image de marque de cette société impliquée dans la « notation verte » des entreprises. La conséquence inattendue de cette décision louable à première vue est la suivante : les employés de Moody’s qui désirent archiver un document sous forme papier sont contraints d’aller faire des copies à leurs frais chez eux quand ils ont une imprimante (personnellement je n’ai pas d’imprimante) ou dans un magasin de proximité (convenience store genre 7-eleven) s’il en existe un, ce qui est loin d’être le cas dans tous les pays, en transportant sur eux une clé USB achetée à leurs frais. Par voie de conséquence ces personnels peuvent exposer le système informatique de l’entreprise à des risques, les clés USB étant réputées pour être un moyen d’ « infection virale » des ordinateurs.

 

Brève. Politique le traité d’Aix-la-Chapelle franco-allemand

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Mardi 22 janvier 2019 restera dans l’histoire future la date de la capitulation de la France au pied de l’Allemagne. La France s’engagera par ce traité à partager son siège au conseil permanent de sécurité de l’ONU et également à partager avec l’Allemagne son arsenal nucléaire et son armée.

Comme le souligne Olivier Berruyer sur son site « les crises » (lien ci-dessous) en commentant brièvement le texte intégral du traité tel qu’il sera signé mardi par Macron et Merkel, il s’agit d’un abandon de souveraineté de la France au profit de l’Allemagne. Je suggère à mes lecteurs de lire ce texte.

On ne peut que constater qu’après leur mandats, autant Merkel que Macron dont les mandats ne seront pas renouvelés, se laveront les mains de ce traité : « après nous le déluge » … De nombreux articles de ce traité sont contraires à la constitution française, le Conseil Constitutionnel pourra-t-il réagir ? Il est probable qu’il ne le pourra pas. Pourquoi le peuple français n’a-t-il pas été consulté ? Pourquoi le texte du traité n’a-t-il pas été soumis aux parlementaires ? Tout simplement parce que Macron a capitulé lamentablement aux pieds de Merkel : la France n’existe plus en tant que nation, elle va devenir de par les dispositions de ce traité un « land » allemand, point final !

Source du texte : https://www.les-crises.fr/urgent-texte-integral-du-traite-franco-allemand-daix-la-chapelle-qui-sera-signe-le-22-janvier/

Conseils à un candidat à la future présidence française

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Markit a publié vendredi dernier l’indice PMI des ventes au détail dans l’Hexagone et ce n’est pas réjouissant. En examinant l’historique de cet indice depuis 2004, on se rend compte qu’il y a comme un refroidissement durable de l’activité économique française qui ne date pas de la crise de 2009 ni des 4 cinquièmes du mandat du Président actuel par défaut : l’économie française est en chute libre, les Français consomment de moins en moins, ils sont désabusés et leur pouvoir d’achat, profondément laminé par la pression fiscale qui leur est tombée dessus et que le capitaine de pédalo, tout bon socialiste de pacotille qu’il soit, avait décidé, s’est effondré irrémédiablement.

Ce ne sont pas les sans-dents à qui le gouvernement redistribue ce qui a été prélevé dans la classe moyenne qui amélioreront l’économie et la consommation intérieure. Les « défavorisés » du système capitaliste honni par Hollande ont juste de quoi vivre malgré toutes les allocations dont ils bénéficient dans le plus pur système de redistribution marxiste-léniniste collectiviste mis en place par les écolo-socialistes au pouvoir consistant à niveler les disparités sociales que ce soit au supermarché ou à l’école.

Pour s’assurer d’être élu aux prochaines élections présidentielles, le candidat devra s’engager haut et fort pour détricoter toutes les lois et dispositions qui ont été mises en place par les présidents et leurs sbires depuis Chirac quand il cohabitait avec les socialistes. Il faudra d’abord refonder l’ensemble du système fiscal français pour redonner du souffle à ceux des Français qui ont des velléités d’entreprendre en allégeant parallèlement le code du travail, pas par des petites mesurettes de rien du tout mais en s’inspirant de vrais pays libéraux comme par exemple l’Irlande. Repenser l’ensemble du système éducatif français en redonnant à la filière professionnelle ses atouts : un plombier ou un charpentier trouvent toujours du travail bien rémunéré alors qu’un licencié en psychologie ou en philologie est condamné au chômage. Ceci implique donc de favoriser l’apprentissage en entreprise et d’instaurer une stricte sélection à l’entrée à l’université.

Pour ce qui concerne les ordonnances de 1946 que la France traine comme un boulet immobiliste, il faut abroger toutes ces dispositions en particulier le rôle néfaste et parasitaire des syndicats qui ne représentent que les entreprises de services publics et l’administration d’état. Il y a urgence à songer à la privatisation par appartements de la SNCF, des métros et pas seulement en Ile-de-France, et également privatiser progressivement le système de santé français car il est financièrement intenable et tout le monde le sait. Tous ces problèmes récurrents sont le fait des ordonnances ultra-marxistes de 1946.

Enfin, comme pour résumer ce petit pamphlet, il faut que l’Etat ne se contente plus que de ses fonctions régaliennes : les sécurités intérieure et extérieure et la justice. Le reste doit être confié à des techniciens ce qui signifie qu’il faut faire des coupes franches dans les administrations pléthoriques et d’une rare inefficacité qui gangrènent l’équilibre budgétaire français sans oublier de remettre totalement à plat le mille-feuille administratif et politique qui a été créé par les élus et seulement pour eux. Qu’un candidat développe et présente un tel programme, je m’inscrirai tout de suite sur les listes électorales et il sera assuré de mon suffrage …

Les nouveaux dogmes et les nouvelles croyances

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Il y a quelques jours, comme à mon habitude vers midi, je me trouvais devant un bar à tapas que j’affectionne particulièrement car ces tapas sont préparées avec application par un jeune chef français qui a su introduire une note de fantaisie culinaire dans ses œuvres. Je buvais un verre d’un excellent vin rouge local et deux Espagnols, également friands des délices gastronomiques de cet endroit, m’offrirent un autre verre de vin parce que j’étais Français et que je méritais bien ça après les attentats de Paris. Je fus ému, l’un de mes fils a perdu une collègue de travail lors de cette sombre soirée du 13 novembre …

Nous partîmes dans une discussion (en français) sur la politique en général qui fut rapidement teintée de philosophie. Je rappelais de mémoire à ces deux personnes, probablement au fait de l’histoire et de la politique française, qu’André Malraux avait déclaré (de mémoire) que « le XXIe siècle serait religieux ou ne serait pas ».

À quoi assistons-nous aujourd’hui, témoins abasourdis par une propagande incessante, sinon à une sorte de conspiration qui répand en nous tous des dogmes, simplement que nous devons admettre comme telles les idées, rumeurs et fausses informations colportées par des médias parfaitement bien organisés dans le seul but de nous faire perdre tout sens critique !

Ces deux Espagnols furent éberlués quand je tentais de leur faire admettre que la Vierge Marie avait eu des relations sexuelles comme n’importe quelle autre femme pour se retrouver embarrassée (enceinte en français) et que sa virginité avait été décrétée comme un dogme lors de je ne sais plus quel concile vaticanesque, virginité à laquelle tout chrétien et encore plus tout catholique doit croire comme une vérité première fondatrice de l’Eglise sainte, apostolique et romaine.

Nous partîmes alors dans une discussion très intéressante sur la recrudescence des dogmes – les dogmes sont les piliers de toute croyance religieuse – dans ce monde moderne où tout est devenu informatisé, un monde dans lequel chaque personne dispose en permanence d’une sorte d’alter ego, son téléphone portable et à la maison son ordinateur pour y puiser toutes les informations dont il a besoin. Pourtant les progrès techniques et pas seulement dans l’informatique et l’information auraient pu faire croire que cette obsession pour les croyances dogmatiques auraient eu tendance à s’estomper voire à disparaître, pas du tout ! La virginité de Marie est profondément ancrée dans l’esprit des croyants comme le paradis éternel promis à tout musulman entouré de soixante-douze vierges lui offrant du vin pour son plus grand plaisir.

Le dogme de l’existence de l’âme est l’un des plus difficiles à démonter. En effet, la peur de la mort a créé ce dogme d’une âme immortelle et on en a rajouté une couche de ridicule, la résurrection des corps, encore un autre dogme totalement absurde. Même Marc-Aurèle il y a près de 2000 ans considérait déjà cette croyance en la résurrection comme ridicule.

Bref, toute religion quelle qu’elle soit est assise sur un ensemble de dogmes qui sont par définition des affirmations improbables et impossibles à prouver, c’est la même chose. Toucher à la virginité de la Vierge Marie pour un Espagnol relève presque du blasphème mais je ne me suis pas avoué vaincu.

Mes deux interlocuteurs semblaient stupéfaits et je continuais ma démonstration, il y a en effet matière presque infinie à argumenter dans le registre des dogmes car il semblerait que répandre des dogmes avec les outils modernes de communication que sont les télévisions, les radios et internet soit un jeu d’enfant pour les politiciens et une multitude d’organisations non gouvernementales toutes aussi opaques les unes que les autres.

L’objet de ce billet est donc de confirmer ce qu’avait déclaré Malraux (je n’ai pas pu retrouver la source de sa citation) le XXIe siècle sera envahi par des dogmes, des croyances pseudo-religieuses, des peurs et des philosophies extrémistes par voie de conséquence des régimes politiques totalitaires.

« Si l’on y réfléchit bien, le Christ est le seul anarchiste qui ait vraiment réussi » (Malraux).

Le souci présent est que la dissémination des dogmes dans le monde moderne n’est plus le fait d’anarchistes mais d’institutions nationales et internationales soumises au pouvoir de lobbys économiques, financiers ou tout simplement idéologiques. Il y a une très grande différence entre l’expansion du christianisme (essentiellement basé sur des dogmes invérifiables par définition) et la situation géopolitique et économique actuelle. Toutes les idées reçues sont devenues imperceptiblement des dogmes qu’il faut gober toutes crues en raison de la puissance omniprésente des médias contrôlés par des puissances financières qui ne veulent pas révéler leur identité. Les chrétiens de la première heure n’avaient pas beaucoup d’arguments pour prouver que Lazare avait bel et bien ressuscité, il fallait les croire sur parole …

Aujourd’hui, on est tous soumis à un matraquage idéologique incessant et à la longue chacun d’entre nous finit par admettre, par une espèce de lassitude lobotomisante, que ce qu’on raconte est la réalité et qu’il faut y croire comme les premiers chrétiens ont fini par faire croire aux païens qu’il n’existait qu’un seul dieu divisé en trois personnes, c’était vraiment n’importe quoi ! Et pourtant en 2000 ans la bêtise humaine n’a pas régressé, elle a au contraire amplifié … Vous voulez une petite énumération des dogmes modernes qui constituent la base du fonctionnement de la politique au jour le jour dans le monde ? Alors allons-y au risque de vous choquer.

La théorie des genres est devenue un dogme. Il n’y a plus d’inégalité entre les femmes et les hommes ni d’ailleurs avec les LGBT. Le « genre » est devenu un dogme qui est même inscrit dans les lois. C’est nouveau, c’est tendance et il faut donc le croire.

Le climat se réchauffe car c’est ce qu’affirment 99,5 % de pseudo-scientifiques appointés par les Nations-Unies pour répandre la peur dans le monde afin que les politiques prennent des mesures contraignantes qui mettront à genoux toutes les économies du monde. Tout hérétique qui ne reconnaît pas ses fautes risque d’être écartelé en public.

Les plantes transgéniques sont mauvaises pour la santé, il faut le croire alors que cette affirmation n’a jamais pu être prouvée.

La vaccination est mauvaise pour la santé et cette affirmation sans fondement a abouti à des épidémies de rougeole, aux USA en particulier, où près du tiers des enfants scolarisés ne sont plus vaccinés pour des raisons dogmatiques ridicules.

Les ondes électro-magnétiques sont mauvaises pour la santé, on ne sait pas qui a inventé cette histoire mais c’est maintenant un dogme auquel il faut croire. Il y a même eu une jurisprudence en France, le pays des lumières (les « lumières » c’était il y a bien longtemps) …

L’énergie nucléaire dégage du CO2, je ne me souviens plus où j’ai lu cette information illustrée par des tours réfrigérantes …

L’aluminium provoque la maladie d’Alzheimer (voir la phobie des vaccins) … etc, etc

En politique c’est pire encore car les affirmations deviennent des croyances scandaleuses et dangereuses. Je n’en citerai que quelques-unes qui sont d’actualité en ces temps troublés.

Saddam Hussein possédait des quantités massives d’armes de destruction massive et en plus c’était un méchant. Ah bon ? Il faisait pourtant régner l’ordre dans son pays et était respecté par les Irakiens. Khadaffi était un dictateur sanguinaire sans foi ni loi qu’il fallait à tout prix assassiner. Ah bon ? Il était aussi respecté dans son pays et faisait régner l’ordre … Bachar El Assad est l’incarnation du diable ! Ah bon ? Lui aussi faisait régner l’ordre dans son pays. Le Général Sisi est un gentil, il achète des armes aux Américains mais il a passé par les armes des dizaines sinon des centaines de milliers d’opposants, c’est un gentil puisqu’on vous le dit, il faut le croire, point barre. Poutine est un méchant ! Ah bon ? Oui, c’est un méchant car il a annexé la Crimée au mépris du suffrage populaire des habitants de cette péninsule qu’ils avaient pourtant eux-mêmes organisé.

L’humanité n’a à l’évidence pas évolué dans le bon sens. Les hommes ont toujours et de plus en plus besoin de croyances et de dogmes pour se rassurer. On a inventé de nouvelles religions, le XXIe siècle est déjà et sera encore plus une période baignant dans des mensonges et des croyances irraisonnées organisés par des groupes de pression financiers, politiques et idéologiques et même religieux (il n’y a qu’à constater l’attitude équivoque du pape à propos du climat) qui au final manipuleront les populations pour leur plus grand malheur. Triste avenir, Malraux ne s’était pas trompé !

Huit-centième anniversaire de la Magna Carta (la Grande Charte, 15 Juin 1215), qu’en reste-t-il ?

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C’est à son retour de France, lourdement défait à la bataille de Bouvines par Philippe-Auguste, que le Roi Jean Le Premier d’Angleterre se trouva confronté à une fronde des Barons auxquels il avait emprunté de fortes sommes de livres-or pour financer ses campagnes militaires en France. Les Barons – on disait en France à l’époque les Seigneurs – devant l’attitude du Roi qui à l’évidence voulait les spolier, organisèrent une sorte de rébellion et rédigèrent un document fameux avant d’en appeler au Pape (Innocent III) afin d’intercéder dans cette dispute qui s’envenimait. On était en Angleterre en état de guerre, l’Eglise anglaise était romaine et catholique et la situation devenait préoccupante. Bien qu’ayant fait allégeance au Pape afin d’obtenir son soutien, le Roi Jean fut confronté au printemps 1215 à cette rébellion organisée des Barons qui rédigèrent la Magna Carta, la Grande Charte, qui fut rendue publique le 15 juin 1215, il y a 800 ans. Ce document constitue la base de la constitution anglaise (non écrite) mais aussi celle des Etats-Unis reprise des siècles plus tard par les 13 colonies anglaises du continent nord-américain et qui comme pour la Grande Charte débouchèrent sur une guerre. Malgré l’intervention du Pape, la guerre ne put être évitée en Angleterre comme aux Etats-Unis bien plus tard.

Ce bref rappel de l’histoire paraît de nos jours anecdotique, 800 ans c’est loin, mais la Grande Charte se trouve être l’un des tous premiers documents écrits dans le but de codifier la suprématie du pouvoir de l’argent sur le pouvoir temporel de l’autorité régnante, en l’occurence le Roi et aujourd’hui les assemblées des représentants élus du peuple. Le pouvoir de l’argent était alors celui des Barons qui maintenaient 80 % de la population en servage. Les serfs et les non-propriétaires étaient d’ailleurs exclus des termes et attendus de la Grande Charte. Il est opportun de rappeler que ce 15 juin est donc le huit-centième anniversaire de la Magna Carta mais il est tout aussi opportun de rappeler ce que la signification première du document est devenue au cours des siècles. Il en reste ce qu’il est opportun d’appeler « la liberté individuelle », en réalité celle des dignes descendants des Barons anglais, en d’autres termes la liberté de la caste au pouvoir malgré le fait qu’au XVIIe siècle, quatre siècles plus tard, la Grande Charte fut la base de l’établissement de la suprématie du Parlement Anglais pourtant constitué dans la théorie de représentants du peuple qui les avaient porté au pouvoir. La constitution américaine a largement repris le point primordial et central de la Magna Carta : elle fut rédigée par des riches pour le bien des riches et non pour celui du peuple. Cet usage de la Grande Charte comme d’un alibi pour se protéger par des parlements et des Cours suprêmes interposés est le fait, des siècles plus tard, du règne de politiciens corrompus et vendus au capital, le réel pouvoir comme l’était celui des Barons vis-à-vis du Roi Jean.

Comble d’ironie les Conventions de Genève ont repris les termes de la Grande Charte. Pour rappel les Conventions de Genève codifient en quelque sorte le droit de faire la guerre et de respecter quelques règles élémentaires concernant les prisonniers de guerre et la protection des civils. Ces conventions, depuis 1949, n’ont jamais été respectées par les Etats-Unis ni par d’autres Etats notoirement impliqués dans des conflits armés. Les civils sont toujours massacrés, bombardés et leurs biens pillés, les prisonniers sont toujours torturés, violés et assassinés. Les USA n’ont jamais ratifié les protocoles I et II des Conventions de Genève comme d’ailleurs Israël, l’Iran, le Pakistan, l’Irak et l’Inde ! Autant dire que l’impunité des Etats-Unis comme fauteurs de troubles planétaires a été parfaitement préméditée et ce depuis longtemps, mais ce n’est qu’un détail bien naturellement … Quant à la Convention de Vienne (1986) sur la prévention et la condamnation des génocides, encore une fois les USA ne l’ont pas ratifiée de même que les USA ne reconnaissent pas l’autorité de la Cour de Justice Internationale. Et tout ces faits en disent long sur la soif d’hégémonie des USA sur le monde entier.

Depuis une vingtaine d’années on assiste tant en Grande-Bretagne qu’aux USA à un mépris systématique des principes fondamentaux de la Magna Carta tels que celui de la séparation du pouvoir politique du pouvoir judiciaire ou la soumission du pouvoir et de ses décisions au pouvoir des représentants élus du peuple même si ces peuples d’aujourd’hui étaient des serfs à l’époque de la Magna Carta. Autant dire qu’ils sont restés dans cette situation depuis 800 ans et aujourd’hui, les USA et la Grande-Bretagne dont les systèmes constitutionnels sont issus de la Magna Carta en usent et en abusent. Le pouvoir est aux mains des puissances d’argent de ces pays, des grandes compagnies financières et industrielles, les « barons » contemporains, et les électeurs ne sont plus que de pâles exécutants, approuvant bon gré mal gré tels les serfs du XIIIe siècle les décisions de ceux-là même qu’ils ont choisi pour défendre leurs intérêts mais n’oeuvrent en réalité que pour les « barons ».

Ce petit rappel historique est nécessaire pour aussi rappeler que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis sont en ce XXIe siècle impliqués dans de nombreux conflits guerriers illégaux au sortir des Standards dits de « Nuremberg » qu’ils ont établi à la suite de la défaite de l’Allemagne et qu’ils utilisèrent sciemment pour poursuivre et exécuter les criminels de guerre nazis. Ces deux pays considèrent qu’ils peuvent aller outre les lois internationales qu’ils ont eux-mêmes établi pour punir l’Allemagne vaincue. Washington et Londres peuvent bombarder et assassiner à merci mais pas l’Allemagne ni le Japon. Ces deux pays, à l’encontre de leur constitution – même si celle de la Grande-Bretagne est non-écrite – espionnent leurs citoyens et l’exécutif américain sous Bush puis Obama a outrepassé les pouvoirs du Congrès et des cours fédérales ont outrepassé leurs pouvoirs et laminé et vidé de son contenu la Constitution, à l’exception notoire du Second Amendement (pour les USA) qui est protégé par la National Rifle Association. Et si le second amendement est laminé aussi alors il ne restera rien de la Constitution américaine largement inspirée de la Magna Carta …

Washington et ses satellites européens (les nouveaux serfs) ont subordonné la loi à un dessein politique et économique. Exactement comme à l’apogée du colonialisme quand l’Ouest organisa le pillage en règle du monde non-blanc, aujourd’hui l’Ouest pille son propre peuple. La Grèce est sur le point d’être pillée comme l’a été l’Irlande et l’Espagne, le Portugal et l’Italie ne peuvent plus échapper à ce sort sauf si ces pays font défaut sur leur dette et quittent l’Union Européenne. Le capitalisme occidental, les « barons » d’aujourd’hui, est un mécanisme de pillage organisé en toute impunité puisque les lois ont été faites pour permettre ce genre d’actions. Avec les accords trans-atlantiques et trans-pacifiques en cours de négociation dans une opacité plus que suspecte le système anglo-saxon bafouera les lois souveraines d’une multitude de pays. Pour donner un exemple que tout le monde a présent à l’esprit mais qui peut tout aussi bien s’appliquer aux fromages français ou hollandais, aux jambons espagnols ou italiens ou encore aux médicaments allemands ou même anglais, les lois françaises et de bien d’autres pays européens interdisant les plantes génétiquement modifiées deviendront des lois « restreignant le commerce » et soumettront la France à des procès punitifs intentés par Monsanto (voir l’addenda en fin de billet). Et si la France ne se soumet pas et ne paie pas les indemnités que Monsanto lui réclamera elle sera soumise à des sanctions exactement comme c’est le cas actuellement pour la Russie qui refuse de faire ce que Washington lui demande de faire !

Une nouvelle existence d’esclavage nous est promise et est mise en place progressivement sous nos yeux sans que nous puissions faire quoi que ce soit car la loi ne nous protège plus et est devenue une arme entre les mains des gouvernements anglo-saxons ! Huit siècles de réformes sont en train d’être purement et simplement laminés car Washington et ses vassaux envahissent et bombardent des pays sous le seul prétexte qu’ils ne sont pas au diapason avec les desseins hégémoniques de Washington et dans une moindre mesure de Londres mais aussi des firmes financières et industrielles de ces deux pays. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la City et Wall Street sont les places financières dominantes dans le monde d’aujourd’hui car il s’agit du même dessein de domination du monde. Partout des groupes de pressions sont privilégiés par ces gouvernements et se placent au dessus des lois. Cette concentration de richesses et de pouvoirs rappelle un peu le règne de l’aristocratie de l’Empire Romain durant lequel on assista à une disparition de la sécurité et de la dignité des citoyens. Si la Magna Carta a aussi débouché sur de « bonnes » lois dont le principe du respect de l’esprit de la loi par le gouvernement, ces gouvernements responsables devant une loi modifiée à leur avantage sont devenus des tyrannies quel que soit le nom ou l’appellation qu’ils ont usurpé et quel que soit l’aspect exceptionnel et indispensable qu’ils se sont approprié.

Ce lundi 15 juin 2015 à Westminster, le « Tribunal International pour la Justice Naturelle » va être constitué. Si l’on comprend bien cette mission d’un nouveau genre humanitaire on est en droit d’espérer un peu. Peut-être que ce tribunal poursuivra les criminels contemporains, la plupart d’entre eux étant des dirigeants des pays occidentaux, en utilisant Internet avec des jurés et des juges afin que tout un chacun puisse être témoin du caractère diabolique des gouvernement occidentaux. Et une fois que l’Occident sera perçu par une majorité d’individus comme une force vraiment maléfique, alors ces gouvernements et les pouvoirs industriels et financiers avec lesquels ils agissent en complète collusion devront reconnaître la nécessité que l’Occident se réforme de fond en comble ou alors il sombrera dans une terrible décadence alors que le reste du monde continuera son chemin vers des jours meilleurs. En d’autres termes le monde entier sera sauvé quand il cessera de se prosterner au pied des « barons » industriels et financiers anglo-saxons et en particulier américains.

Note : À la fin de la rédaction de ce billet je suis tombé sur un édito des Échos de Jean-Marc Vittori (voir le lien) titré « Pour en sortir, il nous faudrait une bonne guerre ». De quoi parle ce monsieur dans cet éditorial : de la guerre contre le réchauffement climatique ! C’est insensé d’en arriver à une telle soumission aux pouvoirs de la désinformation systématique orchestrée par les groupes écolo-politiques soumis aux intérêts des lobbys financiers car toute cette histoire de climat, en comparaison des risques géopolitiques actuels qui menacent l’humanité et sa survie, est d’un ridicule achevé. C’est le complexe militaro-industriel américain qui veut la guerre mais pas celle dont parle Vittori, car il s’agira d’une vraie guerre mettant à feu et à sang des dizaines de pays y compris en Europe, il ne faut pas se leurrer ! La récession est installée aux USA et en Europe Occidentale, l’économie chinoise fait en ce moment un gros plongeon, la crise économique mondiale qui se profile ne trouvera de solution pour en sortir, au mépris de toutes les lois patiemment construites par l’Humanité depuis ces 800 ans nous séparant de la Grande Charte, encore une fois que dans une belle guerre bien dévastatrice pour remettre les compteurs à zéro. Ce sera peut-être « la der des der » comme disaient nos anciens, peut-être aussi la fin de l’humanité, mais apparemment tout le monde s’en moque, le changement climatique semble beaucoup plus préoccupant, bonjour l’ambiance dans l’hiver nucléaire qui suivra presque instantanément le tir de la première fusée nucléaire intercontinentale à têtes multiples destinées à vitrifier une dizaine de villes simultanément dans n’importe quel pays du monde …

Source : http://www.paulcraigroberts.org/2015/06/12/happy-birthday-magna-carta-paul-craig-roberts/

Note : http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/021119239133-pour-en-sortir-il-nous-faudrait-une-bonne-guerre-1126285.php#

Et aussi pour l’anecdote:

Paris proscrit la vente aux particuliers du Roundup de Monsanto

La ministre française de l’Ecologie Ségolène Royal a annoncé dimanche l’interdiction de la vente libre dans les jardineries du désherbant vedette de Monsanto, le Roundup. Paris veut lutter contre les effets néfastes des pesticides.

« La France doit être à l’offensive sur l’arrêt des pesticides », a déclaré la ministre sur la chaîne France 3. « Elle doit être aussi à l’offensive sur l’arrêt des pesticides dans les jardins et je vous annonce que j’ai demandé aux jardineries d’arrêter de mettre en vente libre le Roundup de Monsanto », le géant américain des semences et de l’agrochimie, a-t-elle dit.

Le Roundup avait été remis au centre de l’actualité après le classement en mars du glyphosate, son principe actif, comme cancérogène « probable chez l’homme », même si les « preuves sont limitées », par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) dont le siège est à Lyon (centre-est de la France).

En Suisse, suivant le principe de précaution, Coop et Migros ont décidé de retirer de ses rayons les herbicides contenant du glyphosate.

(ats / 14.06.2015 16h09)

Une décision de ce genre, uniquement prise en fonction de considérations idéologiques, sera bientôt considérée comme une entrave au commerce de libre échange trans-atlantique !

Et le 15 juin est aussi la fête mondiale des moulins à vent …

C’est l’hôpital qui se fout de la charité !

Michel Sapin, un gros capitaliste terrien mais socialiste uniquement pour conforter son porte-monnaie car la politique est un business juteux, se permet de donner des leçons aux Grecs alors que la France est engluée dans les lois, décrets et autres régulations qui datent de l’époque où Pétain flirtait avec les communistes puis des ordonnances de 1946 dictées par les communistes (encore) du Conseil National de la Résistance et qui entravent toujours et encore plus le fonctionnement de la France dans un monde libéralisé dont ni les syndicats ni les politiques ne veulent, Michel Sapin, donc, se permet de pointer du doigt l’inertie du gouvernement grec, notoirement à gauche et même dirions nous communiste, d’être un peu beaucoup mou dans ses velléités de réforme.

J’avoue que je reste sidéré par la mauvaise foi de ces brigands qui gouvernent la France : ils veulent se donner bonne conscience en donnant des leçons aux autres. Rien n’a changé depuis des décennies : l’arrogance française a atteint des limites insupportables : le coq qui continue à chanter en pataugeant dans sa propre merde qui va l’engloutir à brève échéance. Sapin a perdu une très bonne occasion de fermer sa gueule et les Grecs vont gentiment lui dire d’aller se faire foutre chez les bonnets rouges, les moutontribuables, les autoentrepreneurs désabusés par les lois, les automobilistes exacerbés par les contraventions et le prix de l’essence, les esclaves du RSI, finalement toute la France laborieuse qui n’en peut plus d’être prise pour de la merde dans laquelle pataugent ces politiciens :

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Billet d’humeur politique : odeur de fin de règne

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Fillon, Jouyet, Hollande, Sarkozy et les autres, ce sont tous des potes. Comme tout bon politicien ils magouillent. Les politiciens c’est qui ? Des gens avides de pouvoir et d’argent facile qu’ils n’auraient pas pu obtenir en raison de leurs capacités intellectuelles limitées. Ce sont tous de mauvais avocats, de mauvais médecins, de mauvais banquiers, de mauvais agriculteurs (parfois), de mauvais notaires, de mauvais chirurgiens ou pire de mauvais dentistes. La politique c’est l’argent facile, les pots-de-vin, les prises d’intérêt illégales (où est l’illégalité dans le monde politique?), l’exonération des impôts (on se demande pourquoi) et des privilèges qui ressemblent étrangement aux courtisans de la Cour des rois de France. Ce pays a notoirement rétrogradé est est revenu au statut d’avant la révolution de 1789. Qu’on vire tous ces pourris ! Un gros relent de latrines qui pique le nez, voilà la politique française alors que tous les voyants sont au rouge sombre et que tous les Français qui ont encore le courage de rester dans ce pays en subissent les conséquences !

Et pendant ce temps-là Thevenoud et 50 autres politiciens en délicatesse avec la justice sont toujours en poste, quelle mascarade purement et simplement scandaleuse …