Le grand cirque mondial va reprendre, comme avant mais en pire

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Éditorial du site investir.ch du 13 mai 2020 (lien en fin de billet)

Il était une fois

Il était une fois un pangolin et une chauve-souris qui, avec l’aide — affirment certains — de fourbes scientifiques, donnèrent naissance à un virus qui allait révolutionner le monde. Le virus mit la planète à l’arrêt, permettant aux gentils dauphins de revenir dans les canaux de Venise et à plein d’autres gentils animaux de reprendre possession de territoires confisqués de longue date par les méchants humains pollueurs.

La période de confinement permit surtout à chacun de se recentrer sur ses vraies valeurs, à savoir des macaronis, du papier hygiénique et Netflix. Ainsi s’enchainent les journées de douce quiétude bercées par le lent décompte des victimes et de leurs courbes exponentielles décroissant en harmonie vers le jour du grand déconfinement, le tout rythmé par de chaleureux applaudissements aux balcons, face au coucher de soleil (oui, mon lyrisme m’emporte quelque peu au-delà du scientifiquement raisonnable).

La grande utopie

Le voici donc enfin arrivé, ce premier jour d’une ère nouvelle. Fini les voyages en avion, la surconsommation, la malbouffe, la pollution. Oui, fini le pétrole qui ne vaut d’ailleurs plus rien. Tous à vélo ou en train électrique, en attendant que St-Elon nous dévoile les secrets de la téléportation quantique.

Fini la mondialisation qui a permis aux financiers de détruire la planète au nom des profits à court terme. Fini la mainmise des banques sur l’économie. Retour aux vraies valeurs et aux légumes bio de saison (et tant pis pour ceux qui n’aiment pas le chou et le céleri).

Bien entendu, il y aura des victimes. Héros sacrifiés économiquement au champ d’honneur en vue d’un monde meilleur. Qu’à cela ne tienne, nul ne sera laissé pour compte : revenu universel inconditionnel pour tous. Et en bitcoin, afin de se débarrasser en même temps de tous ces dangereux banquiers centraux! L’ancien monde ne se relèvera pas, la prise de conscience universelle nous ouvre les portes d’un avenir radieux. Utopistes de tous bords, le grand jour est enfin arrivé!

Reality check

Il serait faux, et totalement fou, d’affirmer que rien n’aura changé. Par contre la destruction du monde d’avant suivie de la reconstruction d’un nouveau monde utopique restera pour l’instant du ressort des studios hollywoodiens.

Ce que nous observerons, ce sont des tendances qui étaient déjà présentes avant la crise et qui ont trouvé un moment propice pour toucher un public plus large. Par exemple le télétravail, expérimenté par beaucoup d’entres nous par la force des choses, possède des avantages évidents pour nombre de personnes dès lors que les outils technologiques adaptés sont à disposition. Tendance qui n’avait point échappé aux investisseurs les plus sagaces, qui se sont empressés d’acheter le titre Zoom, sauf qu’ils ont confondu la société ayant créé leur logiciel de visioconférence préféré avec une small cap inconnue dont le cours s’est envolé au point que la Fed, peu désireuse de passer à des échelles de prix logarithmiques, a du intervenir promptement. Comme quoi, stupidité et cupidité sont bien de retour, mais en pire.

Et tant que nous sommes avec les petits investisseurs, revenons un instant sur la saga du pétrole. Aucun professionnel du secteur n’a jamais envisagé de “prix négatifs”. Ce qui s’est passé en avril avec le prix d’un contrat futur résulte du market timing parfait de petits investisseurs voyant dans les cours déprimés de l’or noir une opportunité historique de profiter d’une hausse qui surviendrait immanquablement dès le déconfinement annoncé. Manque de chance, le véhicule d’investissement choisi – le désormais célèbre ETF USO – n’ayant pas le droit de prendre livraison physique (obligatoire pour les contrats WTI) des barils à l’échéance des contrats devait absolument s’en débarrasser. Les professionnels du pétrole n’allaient pas laisser passer une telle occasion et ont accepté de “racheter” les contrats en faisant porter au vendeur les coûts de la réorganisation logistique, d’où au final un vendeur forcé qui paie l’acheteur afin de ne pas se retrouver dans une situation totalement illégale.

Reste que le prix du baril est effectivement bas pour l’instant, entre autres parce que 90% du trafic aérien est cloué au sol et que les citernes sont déjà bien remplies. Ce que nos chers utopistes n’ont pas compris, c’est qu’un pétrole peu cher n’encourage pas vraiment le développement d’énergies alternatives, souvent encore trop chères en comparaison. D’ailleurs les avions redécolleront bientôt en brulant du kérosène et les jeunes continueront à plébisciter les croisières, comme a déjà pu le constater l’opérateur Carnival Cruises qui a vu les réservations pour août 2020 atteindre le double de celles d’août 2019, époque à laquelle personne ne parlait encore de virus.

Les voitures majoritairement non électriques reviendront en nombre sur les routes, chacun préférant se confiner en sécurité dans sa voiture pour aller au MacDo plutôt que de risquer un contact rapproché avec le souffle d’un potentiel corona-vérolé dans les transports publics. La pollution urbaine sera donc présente comme avant, elle aussi, mais en pire.

Une autre chose que cette crise nous aura appris, c’est que l’on ne prête encore et toujours qu’aux très riches. Nombre de petits commerçants et entrepreneurs auront du mal à se relever de 2 ou 3 mois d’arrêt, ou leurs économies disparaitront pour que survive leur commerce ou entreprise. Idem pour des sociétés de taille plus importante mais pas too big to fail: arrêt des entrées de cash mais certains paiements ne peuvent être repoussés, à commencer par les remboursements d’un emprunt bancaire existant. A moins de l’octroi d’un prêt supplémentaire, elles seront techniquement en faillite suite au défaut de paiement. Malgré les garanties étatiques promises, les banques rechignent toujours à accorder de nouveaux crédits.

Tout ceci ne peut mener qu’à une seule chose : plus de chômage à court terme (on ne voit que ça, même si cela n’affole guère les marchés) et une précarisation de l’emploi à plus long terme. Cette tendance est également déjà présente depuis des décennies et ira en augmentant. La perte d’emplois plus ou moins qualifiés amène tôt ou tard les chômeurs à considérer une reconversion vers les secteurs qui recrutent. Je ne parle pas d’être data analyst ou développeur d’applications à la mode pour mobiles. Non, je parle du renforcement de l’économie de plateformes, comme Amazon ou Uber. Des emplois par définition mal payés. Ca aussi ce sera pire qu’avant.

Alors, serons-nous tous sauvés par le revenu universel inconditionnel ? Si jamais une initiative de ce genre devait voir le jour à grande échelle, ce serait probablement la fin de la classe moyenne. Ce revenu ne sera rien d’autre qu’un revenu de survie et, par son ampleur et ses effets probablement inflationnistes si assimilables à un QE perpétuel, réduira la valeur de l’argent. Riches et pauvres seront impactés mais seuls les riches détiennent du capital qui conservera sa valeur (1 Picasso = 2 villas = 20 voitures), alors que les moins riches n’ont que les revenus de leur travail qui représentera de moins en moins de pouvoir d’achat. L’écart croissant entre riches et pauvres existait aussi depuis un moment, maintenant ce sera pire.

Vers un nouveau populisme?

Evidemment, le tableau n’est pas très rose. Un changement d’ampleur, comme nous l’enseigne l’histoire, nécessiterait une révolution mais pour une multitude de raisons, il n’y aura pas de révolution.

Par contre, la situation actuelle est propice à l’émergence d’un nouveau populisme. Non pas basé sur les ethnies ou les religions (on a déjà), ni un nouveau racisme anti-chinois (économiquement impossible), ni a priori sur les classes sociales (Marx n’a plus la cote), ni sur l’écologie (ça coûte cher et Greta va passer de mode) mais basé sur la lutte des générations (quelle ironie pour les ex-soixante-huitards).

Il suffit de regarder une pyramide des âges pour comprendre la source d’un problème allant croissant: avec le vieillissement de la population dans les pays développés, les tranches d’âge ayant un emploi donc supportant le poids fiscal du système, sont minoritaires ou en passe de l’être vu l’évolution démographique. Moins de travail, lui-même moins bien rémunéré ,mais plus de prélèvements afin de financer les tranches d’âge plus âgées dépendant des prestations sociales (couvrant entre autres des frais croissants liés à la santé), sans oublier les plus jeunes qui – même s’ils ne votent pas – ne génèrent pas de revenus.

La majorité des plus âgés ne voteront pas contre leurs acquis (bien que…). Certains plus jeunes voudraient voir le système évoluer mais se heurtent à la démographie de l’électorat et à l’immobilisme des partis politiques traditionnels. Voici le véritable risque d’assister à l’éclosion d’une forme nouvelle de populisme qui – comme tous les populismes – joue sur des contrastes binaires (jeunes vs vieux), facilement compréhensibles par une catégorie de la population de moins en moins encline à la réflexion critique comme l’a démontré une étude publiée dans la prestigieuse American Economic Review.

Même s’il resterait beaucoup à dire, je m’arrêterai ici et laisserai à Michel Houellebecq le mot de la fin:

Un autre chiffre aura pris beaucoup d’importance en ces semaines, celui de l’âge des malades. Jusqu’à quand convient-il de les réanimer et de les soigner ? 70, 75, 80 ans ? Cela dépend, apparemment, de la région du monde où l’on vit ; mais jamais en tout cas on n’avait exprimé avec une aussi tranquille impudeur le fait que la vie de tous n’a pas la même valeur ; qu’à partir d’un certain âge (70, 75, 80 ans ?), c’est un peu comme si l’on était déjà mort.

Toutes ces tendances, je l’ai dit, existaient déjà avant le coronavirus ; elles n’ont fait que se manifester avec une évidence nouvelle. Nous ne nous réveillerons pas, après le confinement, dans un nouveau monde ; ce sera le même, en un peu pire.” (France Inter, Lettres d’intérieur, 4 mai 2020).

source : https://www.investir.ch/2020/05/le-grand-cirque-mondial-va-reprendre-comme-avant-mais-en-pire/

Le Pape Francisco, un terroriste (sexuel) d’un nouveau genre …

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J’ai passé 6 années en pension « chez les curés » comme on disait à l’époque, un de ces pensionnats réputés pour leurs résultats au baccalauréat. La vie y était difficile et pour situer celle-ci, de mémoire, on nous servait pour le petit-déjeuner du gruau et le soir un potage de tapioca agrémenté de quelques filaments de viande. Il y avait les heures d’éducation religieuse (et les messes programmées ou de punition) mais pour les autres disciplines on ne pouvait pas se plaindre car les professeurs étaient conscients de leur mission non pas religieuse mais, contrairement à celle des enseignants des écoles d’aujourd’hui, de transmettre une certaine forme de connaissance et d’inciter les élèves à la curiosité, que ce soit pour les versions latines ou grecques ou encore en histoire et en géographie. L’internat, tel que je l’ai connu, était une usine à transmission du savoir et accessoirement un lieu d’éducation. Naturellement cet internat était réservé au garçons. On savait que dans la même ville il existait un internat également religieux réservé aux filles, de jeunes nymphettes de bonne famille que nous avions l’immense privilège de rencontrer deux fois par an lors de compétitions sportives, je n’insiste pas …

Si j’ai introduit dans ce récit la dichotomie entre les écoles pour filles et celles pour garçons, c’était tout simplement pour également introduire le fait qu’à l’adolescence chacun d’entre nous, les internes, car il existait aussi dans cette école des externes, une minorité, nous étions aussi confrontés avec notre sexualité naissante. Et dans cet univers clos et misogyne les seules femelles présentes étaient des nonnes bedonnantes d’origine polonaise, entre deux âges, si tant est qu’on pouvait leur donner un âge, qui nous servaient avec de grandes louches en fer blanc ces potages infects trois fois par jour. Nous spéculions au sujet de leurs vertus car elles arboraient d’opulentes poitrines et de larges hanches qui n’avaient certainement pas passé inaperçues aux yeux de tous les curés et autres vicaires qui sillonnaient la totalité du territoire de l’internat, y compris les dortoirs.

Comme j’étais un bon élève, en latin, en grec, en français et en physique-chimie mais aussi en histégé, je m’étais attiré les faveurs, sans aucune préméditation de ma part, du curé ou plutôt vicaire car il n’avait pas encore fait les voeux auprès de l’évêque consistant à abandonner toute initiative charnelle et délictuelle de quelque sorte que ce soit. Bref, il m’invitait (avec quelques autres élèves choisis selon ses goûts) à fumer une cigarette et boire un verre de vin dans sa chambrée d’où il était supposé surveiller tout le dortoir où nous dormions près d’une centaine d’entre nous, alignés, avec comme seul territoire privé un placard dans lequel nous gardions nos quelques effets personnels. Le « pion » en soutane était supposé faire respecter le silence après l’extinction des feux et les quelques privilégiés qu’il avait choisi selon son humeur pouvaient fumer une ou deux « gauloises » à condition que nous acceptions de nous asseoir à tour de rôle sur ses genoux, une sorte de geste d’amitié en écoutant des chansons de Brassens sur son petit tourne-disque Teppaz.

Je garde le souvenir très précis du sexe très dur de ce dégénéré tentant de s’insinuer au travers de sa soutane entre mes fesses d’adolescent à peine pubère, un dérisoire plaisir contre une cigarette gauloise. Voilà ce à quoi étaient confrontés ces hommes à qui la loi de l’église a interdit le plaisir de la chair, à se contenter misérablement avec des adolescents naïfs bien qu’ayant déjà découvert pour la plupart les délices de la masturbation. Quelques élèves internes avouaient avoir passé le cap des attouchements et consenti, contre quelques privilèges substantiels, à procéder à une fellation dans les règles de l’art du curé en charge de la discipline ou des cours de latin …

Tout cela se passait au début des années soixante. La situation a-t-elle fondamentalement changé depuis ? Pas vraiment, il faut l’avouer, et le Vatican aura beau tergiverser cette situation ne changera pas à moins que le pape décide que dorénavant les curés peuvent convoler en justes noces avec la femme de leur choix, y compris une nonne, et qu’ils cessent de se contenter avec des adolescents ignorants des choses du sexe comme je l’étais à 12-13 ans.

Le pape Francisco et son prédécesseur ont mis en place des sessions de formation des prélats de quelque grade que de soit pour atteindre la tolérance « zéro » au sujet des dérives sexuelles concernant les adolescents. Selon mes souvenirs j’appellerais ces dites dérives du harcèlement sexuel caractérisé pouvant éventuellement aboutir in fine au viol pur et simple contre un pot de confiture ou un quelconque privilège comme par exemple rester douillettement dans son lit et ne pas assister à la messe de 7 heures du matin, c’est vrai, je ne l’ai pas vécu personnellement, mais des potes de ma classe d’alors se sont laissés manipuler !

Soixante années plus tard, la situation n’a pas changé, le pape, cette espèce exécrable de démagogue qui n’a rien à faire à la tête de la chrétienté, a décidé qu’il y aurait désormais une journée de prière mondiale pour toutes les personnes (entendez les adolescents naïfs comme je l’étais à 13 ans) qui ont été (et qui seront encore) sexuellement abusées par les curés, les diacres, les évêques et pourquoi pas les cardinaux.

C’est quoi cette religion catholique qui prétend incarner les valeurs morales universelles ? Les évêques ne sont dorénavant plus contraints de rapporter au Vatican les abus sexuels perpétrés par leurs administrés, ce sera l’affaire des diocèses, comme si la fornication entre ces représentants de l’Eglise et des ados plus ou moins consentants était devenue une pratique tolérée par Rome. De qui le pape se moque-t-il ? C’est un véritable scandale que j’ose ici dénoncer, fort de mon expérience passée d’adolescent et également fort de ma liberté d’expression de blogueur assujetti à nulle pression financière d’aucun de mes lecteurs !

Inspiré de mon expérience personnelle ravivée par un article paru dans le Guardian. Illustration : The Guardian

Science et religion n’ont jamais fait bon ménage : retour sur la théorie de l’effet de serre et le réchauffement climatique, épisode 1

Il faut souffrir de notre vivant pour expier nos fautes originelles, c’est en résumé la philosophie des religions monothéistes afin d’assurer la survie de notre âme. C’est ce que nous préparent les écologistes, des souffrances, car nous sommes tous coupables de piller les ressources naturelles limitées qui nous sont offertes par la planète … Il s’agit en réalité de la résurgence d’une nouvelle religion que mettent en place insidieusement ces écologistes avec les mêmes outils qu’a utilisé pendant des siècles la religion catholique, c’est-à-dire par exemple l’Inquisition qui a conduit au bûcher Giordano Bruno parce qu’il avait osé contester le géocentrisme prôné par l’Eglise pour préserver symboliquement son pouvoir temporel. Les écologistes retournent à cet obscurantisme. Les papes défendaient la primauté cosmologique de la Terre, les écologistes veulent protéger la Terre comme un élément fini dont on ne peut pas extraire tout ce dont on a besoin de manière anarchique. De même que la religion a toujours profité de l’exploitation de la peur de l’au-delà, de même les écologistes brandissent la fin du monde, en d’autres termes il faut faire pénitence pour assurer un avenir à la planète et aux privilégiés qui échapperont à l’Armageddon planétaire climatique. En quelque sorte nous devons aujourd’hui, maintenant, tout de suite, expier nos fautes passées et à venir, une sorte de réactualisation du péché originel, nous serrer la ceinture pour préserver l’avenir de la planète. Car la planète Terre a plus d’importance aux yeux des écologistes que n’importe quel être humain …

Cette dimension planétaire que n’avaient jamais abordé les papes aux XVe et XVIe siècles – il faut préciser qu’ils prônaient la platitude de la Terre et que Rome se trouvait au centre de ce disque symbolique – les écologistes climatiques alarmistes ont repris ce concept de platitude de la Terre pour biaiser les calculs de flux du rayonnement en provenance du Soleil et je me permettrai d’en apporter une preuve (voir note) ainsi que la preuve de l’imposture de cette comédie funeste pour l’ensemble de l’humanité qu’est le réchauffement climatique proclamé par des pseudo-scientifiques dûment assermentés par les Nations-Unies (l’IPCC) pour terroriser le monde entier. La subtilité de ces pseudo-scientifiques réside dans une manipulation de la thermodynamique telle qu’elle est pourtant enseignée (encore ?) au lycée. Lorsque la Terre est éclairée, donc chauffée, par le Soleil il existe un décalage entre le maximum de la température atteinte à la surface du sol et le passage au zénith du Soleil. Pour rappel l’énergie incidente en provenance du Soleil est d’environ 1370 W/m2 lorsque le Soleil est au zénith au niveau des tropiques, c’est-à-dire lorsqu’il n’y a pas d’ombre portée, en d’autres termes lorsque le rayonnement solaire se trouve à l’exacte perpendiculaire avec la surface terrestre. Or la Terre est ronde et de plus elle tourne sur elle-même en 24 heures. En tenant compte de ces données que personne ne peut contester, à moins de risquer le bûcher comme Giordano Bruno, il se trouve que la Terre réémet à la faveur de ce cycle jour-nuit la totalité de l’énergie qu’elle a reçu en provenance du Soleil et au final la Terre se comporte immuablement comme un corps noir à la température de –18 °C.

Les tenants (ou inventeurs) de la théorie de l’effet de serre, considérant que la température de la Terre au sol se trouve être en moyenne (et il faut garder en mémoire cette fausse notion de température moyenne) de + 15 °C, il « doit » exister un « effet de serre » pour que l’on puisse constater une telle situation. Le subterfuge utilisé pour justifier l’existence d’un effet de serre a consisté à oublier que dans la réalité l’atmosphère est aussi soumise au champ gravitationnel terrestre et que par conséquent la température moyenne au sol de 15 °C s’explique par l’existence du gradient de pression et de densité de l’atmosphère en fonction de l’altitude qu’on appelle gradient adiabatique, j’en ai déjà dit un mot dans plusieurs billets de ce blog. On est effaré devant une telle ignorance du fonctionnement de l’ensemble harmonieux que constituent la Terre et son atmosphère aussi ténue que celle de Pluton dont la sonde interplanétaire de la NASA nous a gratifié il y a quelques jours de cette image surréaliste :

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De loin la Terre ressemble à ça. Les écologistes, Greenpeace en tête, considèrent que nous perturbons notre atmosphère en raison de notre activité industrielle délirante qui produit un gaz bénéfique pour l’ensemble du maintien de la vie, le gaz carbonique, et que ce gaz est prétendument considéré comme néfaste car il serait susceptible de perturber l’équilibre thermique de l’atmosphère. J’ai fait une récente recherche sur les effets supposés négatifs de ce gaz sur les écosystèmes. En dehors de tous les articles pseudo-scientifiques carrément orientés idéologiquement vers l’hypothèse de l’effet de serre, ce gaz est bénéfique pour tous les organismes vivants dont le métabolisme en dépend. Globalement toute forme de vie sur la Terre, y compris l’espèce humaine, est dépendante du CO2. Sans CO2 pas d’herbe, pas d’arbres, pas de fruits, pas de blé, pas de plancton donc pas de poissons, pas de coraux, et paradoxalement pas de pétrole ni de charbon dont la combustion restitue à la planète ce que la géologie a piégé avec le temps de même que les océans piègent le méthane généré par les fermentations bactériennes des boues profondes sous forme d’hydrates que l’on est sur le point d’exploiter de manière rentable. Les boues d’estuaire sont de formidables machines à fabriquer des hydrocarbures avec la collaboration de bactéries puisant leur énergie depuis le rayonnement solaire. Sans CO2 aucune vie n’est donc possible sur la Terre. Les végétaux ont paradoxalement pris du retard dans le rééquilibrage de l’atmosphère avec l’accumulation débordante d’oxygène dont ils ne peuvent rien faire. La RUBISCO, cet enzyme le plus abondant sur Terre (voir note en fin de billet) dont le rôle est de mettre à profit la présence de CO2 pour le piéger et le transformer en molécules utiles, cet enzyme fascinant est d’une rare inefficacité parce qu’il y a trop d’oxygène dans l’atmosphère !

Voici l’oubli des écologistes :

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Comme il fallait trouver un bouc-émissaire aux délires malthusiens de ces fanatiques d’un nouveau genre, le CO2 était et constitue maintenant le meilleur argument pour terroriser les populations. Il y avait bien eu les CFCs et la destruction de la couche d’ozone matérialisée par le fameux « trou » au dessus de l’Antarctique. Une fois l’interdiction des CFCs obtenue, le CO2 fut déclaré principal acteur de cet effet de serre qui s’explique par cette différence de température entre le sol et la température de – 18 °C du corps noir que constitue la Terre isolée dans l’espace. Si encore une fois on fait une recherche dans la littérature scientifique non caviardée par les écologistes on ne trouve aucune preuve d’un rôle majeur du CO2 dans un putatif réchauffement de la planète. On se trouve donc aujourd’hui dans une situation identique à celle des scientifiques du XVIe siècle : toute contestation du dogme du réchauffement climatique global porte atteinte aux fondements de l’église de scientologie climatique.

Rassurez-vous, vous ne grillerez pas comme des toasts (cf Christine Lagarde, Forum de Davos 2014), aux dernières nouvelles une étude très sérieuse publiée par la Royal Astronomical Society le 9 juillet 2015 et qui fera l’objet d’un prochain billet de ce blog prévoit que dès 2020-2025 la Terre entrera dans une ère glaciaire prolongée qui pourrait durer bien au delà de 2050. Tout ça en raison des fluctuations de l’activité solaire. Pour le coup le CO2 n’aura rien à voir et dès lors, si ces pseudo-scientifiques étaient logiques avec eux-mêmes ils devraient au contraire encourager la production de CO2 !

Notes :

Note 1 L’équation :

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décrit l’état d’un gaz, ici l’atmosphère sec composé d’azote, d’oxygène, d’argon et de quantités infinitésimales de CO2, néon, hélium, xénon et krypton, dans un champ gravitationnel, celui de la Terre. Ici g est l’accélération de la pesanteur (9,8 m/ s2) et Cp la capacité thermique du gaz (pour l’atmosphère sec 1 joule/ gramme/ °K) , la température T exprimée en °K à une altitude donnée h s’exprime par rapport à la température To mesurée à une altitude ho. Le gradient de température établi par la compression adiabatique de l’atmosphère est de l’ordre de 10 °K ou centigrades (peu importe) par kilomètre. Il ne faut pas oublier que l’atmosphère n’est pas un système figé et que les courants de convection, les vents, la vapeur d’eau et les nuages contribuent à la dissipation vers l’espace de l’énergie solaire atteignant la surface de la Terre.

Note 2 La théorie de l’effet de serre stipule que la Terre est soumise au rayonnement solaire dans son intégralité et que l’approximation consistant à considérer la partie effectivement ensoleillée de la Terre est plate, ce qui n’est valable, à un instant t de la journée quand le soleil est au zénith, que pour une surface équivalente à environ celle des USA, ce qui introduit une erreur grossière dans les calculs de température au sol. De plus, établir une moyenne diurne des températures est un non-sens scientifique car celles-ci dépendent à l’évidence de l’angle d’incidence du rayonnement solaire. Enfin négliger les phénomènes de refroidissement au cours de la nuit constitue une autre approximation encore plus grossière. En effet, comme l’illustre la figure suivante, il ne fait pas « plus chaud » quand le Soleil passe au zénith et il ne fait pas « le plus froid » à minuit mais les températures se rééquilibrant en permanence, il fait « le plus chaud » en début d’après-midi et « le plus froid » quelques heures avant l’aurore :

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Note 3 La RUBISCO ou ribulose 1,5 bisphosphate carboxylase catalyse la fixation d’une molécule de CO2 sur ce sucre phosphaté pour former deux molécules de 3-phosphoglycérate. L’un des 3-phosphoglycérates est dirigé vers le métabolisme général et l’autre est recyclé pour reformer du ribulose. Ce cycle dit de Calvin, rien à voir avec le Genevois du XVIe siècle, est un gros consommateur d’énergie qui est fournie par le rayonnement solaire conduisant à la cassure de l’eau pour libérer de l’oxygène et des équivalents réducteurs à la cellule photosynthétique. Ces deux voies, carboxylation et coupure de l’eau, ne coexistent pas dans le même compartiment cellulaire car l’oxygène a la fâcheuse tendance à inhiber l’activité de la RUBISCO.

Comme disait Goebbels « plus le mensonge est gros, plus il passe » …

Illustrations : Nasa, Derek Alker et Alan Siddons

Billet d’humeur politique

Comme je vis dans une zone européenne dite périphérique, un statut qu’envieraient les départements français d’Outre-Mer, je vais y revenir, je n’ai accès qu’à la presse française en ligne et je me limite au Figaro et au Point. Pour le reste des titres, il vaut mieux s’abstenir car leur orientation socialo-écolo-marxiste est désespérante. Pourtant le Figaro dérive aussi sensiblement vers le sociétal d’autant plus évidemment que la presse en ligne pour les non-abonnés est expurgée de toutes les informations politiquement incorrectes. Il faut se souvenir que le Figaro est presque aussi lourdement subventionné que le Monde et qu’il a donc vendu son âme aux politiciens.

Le sommaire de la soirée est édifiant et lénifiant, c’est un peu antinomique me direz-vous mais je vous laisse juge en lisant la liste des quelques titres séparés par des virgules et sans commentaires, il n’y a d’ailleurs pas lieu d’en faire : La manif pour tous crie victoire après le report de la loi famille, le gouvernement renonce en 2014 à la loi famille, La Cour des Comptes épingle l’Ecole des Beaux-Arts, le lanceur de chat condamné, etc.

Affligeant ! Rien sur l’hyperinflation en Argentine, rien sur la chute du CAC 40, rien sur la récession chinoise, rien non plus sur l’échec du plan de paix en Syrie. Tout se passe comme si la politique française était repliée sur elle-même et qu’on intoxique le quidam avec des élucubrations sociétales à deux balles, ça se vend bien, c’est comme les feuilletons télévisés, ça occupe et on en discute au café du commerce. Donc, les Français sont divertis des problèmes majeurs contre lesquels le gouvernement socialo-écolo-marxiste refuse encore et toujours de s’attaquer et ce même gouvernement, voyant le grand plongeon se profiler, ne sait plus quoi inventer pour détourner l’attention y compris des millions de gens qui ont des fins de mois difficiles, et il y en a de plus en plus.

C’est tellement plus simple de parler de procréation médicalement assistée, en d’autre termes d’insémination artificielle pour les lesbiennes, ça occupe la galerie, plutôt que d’informer les Français sur l’augmentation constante des taux des OAT à long terme – l’Etat n’emprunte pratiquement plus qu’à court terme – ça coûte moins cher en terme d’intérêts mais ça veut aussi dire que la banqueroute est proche, ou encore que le pacte de solidarité ou quelque chose y ressemblant va contribuer à détordre dans le bon sens la courbe du chômage, c’est prendre les chefs d’entreprise pour des imbéciles. Mais non, la politique de communication et de diarrhée verbale du gouvernement entre dans la plus pure ligne de l’idéologie marxiste, enfumer les foules pour ne surtout pas parler de choses qui fâchent tout en modelant la société dans le plus pur style constructiviste à la mode bolchévique.

Tout simplement désolant !

Pour en revenir aux zones européennes périphériques, les régimes fiscaux y sont avantageux, par exemple TVA à 5 %, continuité territoriale financée par l’Europe, pour les Antilles et la Réunion ce sont les contribuables qui paient et les prix s’en ressentent. Je vais devoir aller à Madrid pour faire renouveler mon passeport et il m’en coûtera 115 euros AR sur un vol régulier, carburants détaxés, impôts sur les sociétés réduits. Qu’a fait la France avec les DOM, exactement l’inverse. En favorisant les retraités de l’Etat (double pension) qui s’installent dans les DOM, le coût de la vie a mécaniquement augmenté, la fiscalité identique à celle de la Métropole a tué le tourisme, les investissements dans les infrastructures à la charge de la métropole (contrairement aux zones dites périphériques pris en charge par l’Europe) sont reportés aux calendes grecques, les locaux vivent dans la misère, tout faux encore une fois en raison de lois ineptes et clientélistes.

Tout simplement désolant et comme le dit H16 ce pays est définitivement foutu !