Fusion nucléaire : la Chine a pris une avance de 100 secondes !

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La Chine est l’un des pays contributeurs du projet ITER dont j’ai dit quelques mots à plusieurs reprises sur ce blog. Mon opinion (que je ne partage qu’avec moi-même comme disait très justement Pierre Desproges) n’a pas évolué au sujet de ce projet insensé et incroyablement coûteux. Jamais la fusion nucléaire ne pourra être maîtrisée afin de produire de l’énergie. Ce projet relève de l’illusion mais néanmoins la Chine investit des moyens considérables dans ce type de technologie et vient pour la première fois de maîtriser un plasma d’hydrogène plus de 100 secondes à une température propice à la fusion nucléaire qui aurait atteint l’incroyable valeur de 100 millions de degrés. Afin de clarifier les idées de mes lecteurs peu familiers de cette technologie il s’agit de confiner dans un champ magnétique intense des noyaux d’hydrogène. L’agitation de ces noyaux entraine une élévation de température et si le plasma est bien confiné dans le champ magnétique cette température atteint des valeurs telles que la fusion de noyaux entre eux devient possible. Cette fusion produit des noyaux d’hélium avec comme conséquence une intense production d’énergie thermique.

Cependant dans le cas de l’installation chinoise appelée EAST (acronyme de Experimental Advanced Superconducting Tokamak) la prouesse récemment atteinte ne concernait que des noyaux d’hydrogène léger. Or il est difficile d’assister dans ces conditions à une fusion nucléaire effective car il faudrait arriver à maîtriser un plasma constitué à parts égales des deux isotopes plus lourds de l’hydrogène, du deutérium et du tritium, qui en fusionnant produiront un noyau d’hélium et un neutron très énergétique. Dans la pratique, cette étape démontre qu’il va être donc possible de réaliser la même opération avec ce mélange. La Chine a donc franchi une étape cruciale dans la mise au point de la fusion nucléaire, ce qui ne veut pas dire qu’on arrivera un jour à exploiter industriellement ce processus.

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Le principe de la production d’énergie thermique par fusion nucléaire consistera à récupérer cette énergie à l’aide d’un gaz, très probablement de l’hélium, qui sera conduit dans un échangeur de chaleur. Il s’agit d’un concept encore très théorique pour deux raisons essentielles. La stabilité du plasma doit être maintenue durablement – des jours, des mois, des années – pour qu’une exploitation industrielle puisse être raisonnablement envisagée : les ingénieurs chinois sont péniblement arrivés à 100 secondes, on est donc encore très loin des conditions d’exploitation. La deuxième raison qui apparemment ne semble pas préoccuper ces mêmes ingénieurs est le bombardement neutronique extrêmement intense auquel sera soumis l’intérieur de l’installation en forme de tore (illustration Académie des Sciences chinoise) outre bien entendu la chaleur intense dégagée qu’il faudra évacuer à l’aide d’hélium propulsé par des pompes résistant à cette même chaleur intense. Pour l’instant c’est la « boite noire » technologique. Ce qui est stupéfiant dans cette histoire est que les ingénieurs comme les décideurs politiques qui encouragent ces projets de fusion passent sous silence ces deux aspects pourtant cruciaux pour éventuellement atteindre une production électrique rentable dans un avenir incertain.

Et pourtant, forts de cette avancée qualifiée de très satisfaisante – 100 secondes, c’est « énorme » – les responsables chinois sont optimistes et pensent qu’à l’horizon 2030 il sera possible de produire jusqu’à 200 MW électriques, entendez production nette. Je n’arrive pas à le croire, c’est de la pure propagande organisée par des scientifiques qui ont tout simplement besoin de vivre, exactement comme les dizaines de milliers de personnes qui vivent du « réchauffement climatique d’origine humaine » en pondant des projets de recherche tous aussi farfelus les uns que les autres. Compte tenu de mes maigres connaissances en chimie et en physique je peux affirmer sans me tromper qu’il n’existe aucun matériau dans la croute terrestre capable de résister à un bombardement de neutrons intense et durable résultant du processus de fusion le plus simple imaginable :

deutérium + tritium –> hélium + 1 neutron + énergie thermique

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Quant à la résistance à la chaleur de machines tournantes, je pense aux pompes véhiculant l’hélium vers des échangeurs de chaleur, au delà de 1000 degrés les problèmes deviennent sans solution. Or ces installations de fusion devront gérer des températures théoriques de dizaines de millions de degrés … J’avoue que je suis non seulement perplexe mais aussi et surtout écoeuré par l’immense gâchis financier tant chinois qu’international pour un rêve qui ne se concrétisera jamais. Ci-dessous le chantier ITER en octobre 2016 et construction par des techniciens chinois de bobines supra-conductrices pour ITER dans les ateliers de la CNIM à la Seyne-sur-Mer à l’aide de centaines de milliers de fils supra-conducteurs fabriqués en Chine, chaque fil aussi fin qu’un cheveu coûtant la modique somme de 4400 dollars.

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Source et illustrations : South China Morning Post

Elon Musk mangé à la sauce au soja

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Alors que la méga-usine d’Elon Musk en plein milieu du désert du Nevada mais pas trop près des anciens sites d’essais nucléaires de l’armée américaine pour produire des batteries afin d’équiper ses voitures électriques Tesla n’est toujours pas opérationnelle à 100 % la Chine a d’ors et déjà pris les devants dans la course mondiale aux batteries au lithium. La production actuelle de batteries chinoises est trois fois plus importante qu’aux USA et 12 autres usines sont en cours de construction. Malgré son projet pharaonique d’usine de production de batteries Elon Musk, qui prévoit de produire dans ses usines jusqu’à un demi-million de Tesla Modèle 3 dès la fin de l’année 2018, sera tout simplement à court de batteries et il devra faire appel à la Chine pour assurer cette production.

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Le souci pour Tesla est que la Chine a d’autres objectifs que de fabriquer des batteries pour l’export, les smart-phones et les ordinateurs et autres tablettes, c’est une chose, mais les dirigeants de ce pays ont décidé de construire à terme de véritables entrepôts de stockage d’énergie pour pallier à l’intermittence des sources d’énergie électrique renouvelable. Ce projet risque de créer un véritable goulot d’étranglement qui pourrait donc paralyser la firme Tesla. C’est l’une des raisons qui a convaincu Elon Musk à courtiser les dirigeants chinois et de projeter une usine de construction de modèles 3S dans la banlieue de Shanghai ! Horreur et damnation car le Président Trump voudrait au contraire que les entreprises américaines qui ont « délocalisé » leur production fassent en sorte qu’elles rapatrient cette production sur le sol américain. La situation se complique donc pour le sieur Musk et sans jeu de mot, alors que toutes ses entreprises perdent de l’argent depuis leur création avec grand tapage médiatique, ça commence à sentir la très mauvaise sauce au soja. Elon Musk : un escroc génial ?

Relire : https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/04/23/elon-musk-un-genie-un-doux-reveur-un-escroc-ou-les-trois-a-la-fois/

Source et illustrations : Bloomberg

La course aux hydrates de méthane est engagée

La course aux hydrates de méthane est engagée

À quelques jours d’intervalle le Japon puis la Chine ont annoncé avoir réussi à extraire avec succès des hydrates de méthane des fonds sous-marins. Ce n’est pas la première tentative nippone que j’avais relaté sur ce blog (voir le lien) mais la technique en elle-même est délicate et demandera encore de nombreuses mises au point avant d’être commercialement exploitable. Les autorité japonaises (MITI) estiment que seulement dans la partie orientale de la fosse de Nankai, au large des agglomérations de Tokyo et Osaka et sur environ 500 km, il y a suffisamment de méthane exploitable pour satisfaire la consommation du pays pendant au moins 6 ans. La Chine pour sa part a réussi le même tour de force dans la Mer de Chine, à 300km au sud de Hong-Kong.

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Selon les estimations de l’USGS (Bureau géologique américain) la quantité d’hydrates de méthane dispersés dans le monde représente plus que l’ensemble de toutes les réserves prouvées de gaz naturel et de pétrole, de quoi inciter les pays gourmands en énergie à se pencher sérieusement sur cette source d’énergie qui présente également l’avantage de se renouveller partiellement au cours du temps. On est donc encore loin, très loin, du si redouté « peak oil » :

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Des hydrates de méthane il y en a presque partout dans le monde si les conditions de température et de pression sont favorables. Cependant l’extraction de ce produit particulier n’est pas aisée car il est instable et il doit être temporairement stocké à bord de la plate-forme d’exploration ou d’exploitation puis gazéifié, séché, comprimé et enfin évacué à terre par bateau spécial ou à l’aide d’un gazoduc. Cette source d’énergie extrêmement prometteuse n’en est donc pour l’instant qu’à ses balbutiements mais un pays comme le Japon qui dépend à 100 % de ses importations pour satisfaire ses besoins en énergie n’hésite pas à investir d’importants capitaux dans cette technique qui il y a à peine dix ans relevait encore de la science-fiction.

Il est facile de comprendre que la Chine ait mis en place un programme d’occupation de la Mer de Chine Méridionale à l’examen de cette carte :

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La course aux sources d’énergie carbonée n’est pas terminée, elle ne fait que commencer …

Sources et illustrations : Reuters, wattsupwiththat, CNN

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/03/12/une-avancee-decisive-dans-lexploitation-de-lhydrate-de-methane/

La disparition programmée de la France

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C’est encore une traduction d’un billet de Paul Craig Roberts paru il y a 3 jours sur son blog et j’ai cru utile d’en informer mes lecteurs non anglophones. PCR est en effet un des rares analystes de la toile qui présente une opinion clairvoyante de la géopolitique et de l’économie avec un recul tel que sa vision de la situation peut être considérée comme fiable. Universitaire, écrivain et journaliste, PCR fut appointé Secrétaire assistant au Trésor par Ronald Reagan puis fut de nombreuses années consultant auprès du Département de la Défense et ensuite du Commerce. Il connaît intimement les rouages de l’Administration américaine et ses analyses doivent être prises en considération pour comprendre les tendances actuelles de la géopolitique. Traduit en prenant une certaine liberté dans les figures de style.

L’électorat français manipulé et insouciant a voté pour abolir la Nation Française. Dans 5 ans la France n’existera plus que comme une entité géographique, ce sera une province de l’Europe, elle-même une province du capitalisme global.

Les Français avaient une dernière chance de sauver leur pays, mais ils ne l’ont pas saisie car ils ne le pouvaient pas à moins d’être taxés de fascistes et de racistes. Leur choix a donc conduit à la défaite de Marine Le Pen, leader du seul parti politique français qui défend une certaine idée de la nation française.

Après 5 ans de législature Macron, il ne restera rien de la France (voir note 1). Macron, le candidat choisi par Washington et les banquiers internationaux, représente « l’élite atlantiste totalement dévouée à la globalisation », utilisant le peu qui reste de pouvoir aux gouvernements nationaux pour les affaiblir encore plus, prenant des décisions favorables aux « marchés », c’est-à-dire le capital international aux mains des grandes banques et des institutions financières, en particulier celles localisées aux USA comme par exemple Goldman-Sachs.

Macron se définit lui-même comme un homme de la diversité, allant jusqu’à déclarer qu’il n’y a pas de culture française spécifique. La nouvelle Ministre des Armées déclare quant à elle qu’elle « ne se sent pas Française ». Macron suit en cela la russophobie des néo-conservateurs américains en allant à l’Elysée dans un véhicule militaire, une première dans la République Française.

Le but de la visite de Poutine en France (dans les ors et les cristaux du Château de Versailles) n’est pas clair dans la mesure où Macron est sous l’entier contrôle de Washington. Peut-être que Poutine a demandé à Macron de se joindre aux Russes pour combattre le terrorisme ou tout simplement a-t-il seulement voulu se rendre compte du fait que Macron avait pris conscience de la politique belliciste dans laquelle Washington veut entrainer l’Europe. Cette invitation était peut-être aussi une exigence de Washington pour donner un espoir d’ouverture de l’Europe vers la Russie alors que les USA finalisent leur plan d’attaque de ce pays.

Seulement deux pays sont des obstacles aux visées hégémoniques des USA, la Chine et la Russie. La Russie est l’obstacle le plus dérangeant car l’Europe est dépendante de ce pays pour son énergie et l’armement nucléaire russe est hautement sophistiqué (voir note 2). Washington considère que la puissance de la Russie repose sur un seul homme et que ce dernier peut être éliminé comme le fut JFK. Quant au leadership de la Chine, il est dilué dans le Parti, une sorte de démocratie à la chinoise que Washington aimerait bien discréditer aux yeux du peuple (comme ce fut le cas à Hong-Kong lors de mouvements de protestation organisés par la CIA, note de votre serviteur).

On ne peut que conclure que Washington emmène le monde entier vers un conflit de grande envergure et tant la Russie que la Chine doivent être conscients qu’elles sont les premières cibles et comme leurs approches diplomatiques sont systématiquement repoussées tant par les USA que l’Europe, ces deux pays en arriveront à la conclusion qu’ils n’ont pas d’autre choix que de se soumettre à Washington ou faire la guerre.

Source : Paulcraigroberts.com

Note 1 : Le plan de Macron est de privatiser tout ce qui peut l’être depuis le système de retraite jusqu’aux services dits publics en passant par l’éducation, les hôpitaux et tous les services de proximité. Dans 5 ans l’Etat français sera entre les mains d’organismes financiers supranationaux. Est-ce vraiment ce qu’ont voulu les électeurs ?

Note 2 : Un seul missile multi-ogives russe est capable de détruire la moitié de la Grande-Bretagne. Deux missiles suffiront à vitrifier l’Ile-de-France et la majeure partie de la région Rhône-Alpes. La Russie dispose de plus de 500 missiles opérationnels capables de passer au travers des systèmes de défense THADD américains. Si Macron feint d’ignorer ce genre de « détail » c’est qu’il est tout simplement inconscient.

Histoire de tomates

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La Chine est le premier producteur de tomates du monde avec 52 millions de tonnes sur un total mondial de 170 millions suivie de loin par l’Inde (19 Mt), les USA (15 Mt) puis la Turquie (12 Mt). Certes il y a beaucoup d’habitants en Chine mais consomment-ils tous quotidiennement des tomates ? Pas si sûr selon le journaliste Jean-Baptiste Malet qui a enquêté sur la tomate chinoise. Et ce qu’il décrit dans son livre à paraître prochainement « L’empire de l’Or Rouge » est assez effrayant.

Comment les Chinois se sont lancé massivement dans la production de tomates, tout simplement parce que l’Italie avait mis au point des machines pour produire industriellement du concentré de tomates alors qu’il y a une trentaine d’années les consommateurs chinois ne connaissaient même pas la sauce tomate et encore moins le ketchup. Les industriels italiens sont allé rencontrer des hauts responsables à Pékin et leur ont vanté leur maîtrise de la production de sauce tomate. Le pouvoir central a donc décidé de lancer dans la culture industrielle les provinces reculées du Xinjiang pour occuper les paysans miséreux. Résultat la Chine contrôle aujourd’hui le marché mondial du concentré de tomate.

Ironie de la situation actuelle l’Italie importe aujourd’hui massivement ce concentré en provenance de Chine dont la qualité n’est pas toujours satisfaisante ni de surcroit contrôlée, pire encore certains pays d’Afrique délaissent leur production locale de tomates pour acheter des briques de concentré de tomate de médiocre qualité et à bas prix made in PRC. Voilà un résultat inattendu de la mondialisation de l’agriculture car il n’y a pas que l’industrie textile et l’électronique qui exploitent des travailleurs à bas prix dans les pays d’Asie. Pire encore puisque Malet cite le Ghana dans on ouvrage, les paysans appauvris de ce pays s’expatrient en Italie pour assurer la récolte de tomates car en pleine saison de production il faut cueillir ce fruit 24h sur 24 et 7 jours sur 7 ! Quand vous consommerez du jus de tomate, de la sauce ou du ketchup il y a de fortes chances que vous ingurgitiez un produit fabriqué avec du concentré de tomates made in PRC puisqu’il n’existe aucune régulation sur la provenance des tomates ou de leurs dérivés …

Source : RTS info

Et si le monde allait manquer de phosphate ?

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J’ai écrit sur ce blog un bref billet le 24 décembre 2016 relatif à la situation politique assez alarmante du Sahara Occidental qui a été annexé en 1975 par le Maroc sans que la population locale ait été consultée contrairement à ce qui s’est passé récemment en Crimée en vertu du droit des populations à disposer d’elles-mêmes, un principe écrit dans la charte des Nations-Unies. Ce n’est pas par hasard que le Maroc a annexé cette bande de désert et la protège jalousement après avoir expulsé ses habitants en l’ayant entourée d’un mur pratiquement infranchissable car ce désert contient les plus importants gisements de phosphate du monde et son annexion a plus que doublé celles existant préalablement au Maroc. Selon l’USGS, le bureau géologique américain, le Maroc détient 72 % des réserves de minerai de la planète sous forme de phosphorites (données en milliers de tonnes, la production mondiale en 2015 était de 223 millions de tonnes) :

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Comme on peut le constater à la lecture de ce tableau, en ne prenant en compte que les grandes mines de phosphorite, la Chine aura rapidement épuisé ses réserves. Dans 40 ans à peine la situation deviendra alors mondialement critique. Le Maroc aura de facto acquis le monopole mondial du phosphate et sera un acteur stratégique incontournable pour tous les pays du monde sans exception.

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Or il n’existe aucun substitut au phosphate pour la production d’engrais et c’est la raison pour laquelle le Maroc est courtisé par tous les pays du monde qui dépendent et seront encore plus dépendants de ce pays dans les prochaines années pour leur agriculture. Certes des gisements de phosphorite ont été identifiés sur les plateaux continentaux, au large de la Namibie par exemple, mais leur exploitation n’est pas à l’ordre du jour et en ce qui concerne un éventuel recyclage c’est tout simplement impossible à envisager techniquement. Les seules sources alternatives de phosphate sont le guano et les ossements. Il fut un temps où les agriculteurs déterraient les squelettes des champs de bataille, les broyaient pour les répandre ensuite dans les champs et cette pratique constituait un apport en phosphate satisfaisant. Les gisements de guano chilien sont en voie d’épuisement alors que l’industrialisation de l’agriculture a conduit à l’usage intensif d’engrais à base de phosphate d’ammonium malgré le fait que près de 70 % du phosphate est perdu dans les sols et difficilement utilisable par les plantes d’une année à l’autre.

Il apparait donc qu’à terme, outre le refroidissement généralisé du climat prévu par les astrophysiciens, le renchérissement du prix des engrais risque bien de créer de sérieux troubles sociaux dans le monde entier à la suite d’un renchérissement insoutenable et incontournable du prix de toutes les denrées alimentaires.

Sources : The Conversation, The Atlantic, IFDC (International Fertilizer Development Center) et USGS. Illustrations IFDC, tableau USGS.

Note : dans un prochain billet je disserterai d’une autre valorisation inattendue des gisements de phosphorite marocains.

Les derniers coups tordus d’Obama

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Qu’a voulu dire Obama lors de son ultime discours en tant que président des Etats-Unis en déclarant que la Russie constituait une menace pour son pays ? Les prétendues attaques informatiques russes dirigées contre le système électoral américain : peu vraisemblable car Obama sait très bien qu’il s’agit d’une mascarade grotesque qu’il a lui-même organisé avec l’aide des services secrets américains. L’intervention de la Russie en Syrie, peu vraisemblable aussi car les Américains se lavent ainsi les mains en laissant Poutine finir le travail avec l’aide de la Turquie et de l’Iran. Le statut de l’Ukraine où Obama, tout prix Nobel de la paix qu’il est, a sciemment créé avec une audace incroyable digne d’un roman de John Le Carré une crise en ordonnant à la CIA le coup d’état de Maiden, pas non plus car ce ne sont pas les Russes qui ont organisé les évènements qui suivirent ce lamentable épisode mais les Ukrainiens russophones et chrétiens orthodoxes avec la rébellion du Donbass et le référendum de sécession de la Crimée. Alors ?

La réponse est simple et a été clairement analysée par Paul Craig Roberts dont je salue ici la clairvoyance. La Russie constitue avec la Chine un obstacle, une menace pour l’agenda hégémonique des USA qui depuis la fin de la seconde guerre mondiale n’ont eu de cesse d’imposer leur vision dans le monde entier le cas échéant en utilisant des coups tordus parfois sordides. La défaite d’Hitlery Clinton a terni la fin du mandat du prix Nobel (de pacotille) de la paix et tous les mensonges les plus grossiers dignes d’un pays nazi (cf. Goebbels) ont été utilisés pour miner le chemin de Donald Trump dans sa quête d’ouverture en direction de la Russie et de la Chine.

Dans le monde d’aujourd’hui il y a trois puissances, la Russie, la Chine et les USA. L’Europe, vassale des USA et donc incapable de mettre en place une politique étrangère autonome car elle est assujettie à l’OTAN, le bras armé des Etats-Unis, ne compte pas dans ce jeu à trois acteurs. Il est vital pour les USA de faire en sorte que la Chine ne se rapproche pas trop de la Russie et la stratégie adoptée par les USA a été d’éloigner l’Europe de la Russie pour affaiblir les économies de ces deux puissances en forçant l’Europe à prendre des mesures de rétorsion économique à l’encontre du Kremlin, mesures qui se sont finalement retournées contre les économies des pays européens. Tout naturellement la Russie s’est donc rapprochée de la Chine et dans ce jeu stratégique à trois acteurs celui qui est isolé sera le perdant, en l’occurence les USA.

Voilà ce que voulait dire Obama car au final la Russie n’a pas l’intention d’attaquer les Etats-Unis, ce serait la fin de l’humanité, et Obama le sait très bien : la Russie est le seul pays au monde capable de vitrifier le sol américain mais, faut-il le répéter, elle n’en a pas l’intention.

Reste que le testament d’Obama est plutôt sombre. L’anéantissement de la Libye, les mensonges au sujet des gaz de combat qu’aurait utilisé l’armée régulière syrienne, la mise sous tutelle de l’ensemble de la presse nord-américaine et le contrôle total des médias européens par des agents de la CIA, les exactions de la police américaine qui tire à vue sur les « blacks » et ont favorisé l’émergence du mouvement « Black Lives Matter » qui est maintenant noyauté par les djihadistes installés sur le territoire américain avec la bienveillance de George Soros, un habitué des plus sombres turpitudes, bref, le bilan d’Obama n’est pas des plus reluisants, probablement le pire de tous les présidents américains !

Il faut espérer que son successeur Donald Trump sera un atout* pour son pays dans une partie à trois joueurs qui s’annonce serrée. À suivre avec l’actualité que votre fidèle serviteur suit jour après jour …

Inspiré d’un billet de Paul Craig Roberts

Note : trump signifie « atout » dans un jeu de cartes comme par exemple le bridge.