Nucléaire : en Chine tout va plus vite (et mieux)

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Il y a 4 réacteurs nucléaires de type EPR en construction ou proches d’être opérationnels dans le monde. Le premier à être construit en 2005 est celui d’Olkiluoto en Finlande qui n’est toujours pas en activité et le sera peut-être en mai 2019, c’est-à-dire 14 ans après la mise en chantier initiale, si tout va bien. Deux autres réacteurs de ce type ont été mis en construction en Chine sur le site de Taishan respectivement en 2009 et 2010. Enfin le réacteur de Flamanville en France n’en finit pas de voir sa facture augmenter (et payée par le contribuable) et le délai de mise en service repoussé mois après mois. Le gigantisme de ces installations et leur caractère novateur en termes de sécurité sont peut-être les causes de ces retards. Ce qu’il faut constater est l’efficacité dans la gestion du chantier de Taishan par les ingénieurs et techniciens de China General Nuclear (CGN) puisque le chargement en combustible vient de commencer pour le premier réacteur.

L’illustration ci-dessus (source CGN) montre la cuve du réacteur ouverte et sous le portique orange le couvercle du réacteur dont on aperçoit les auxiliaires externes de commande des barres de contrôle, le tout immergé dans l’eau pour recevoir les assemblages de combustible.

Il faut donc souligner ici que les énormes besoins en électricité de la Chine ne pourront être satisfaits qu’avec le développement du nucléaire. La pollution par le charbon est en effet insoutenable et constitue un grave problème pour la santé et l’environnement. Il y a actuellement dans ce pays 38 réacteurs en opération, 20 en construction et 30 autres projetés. L’industrie nucléaire chinoise a largement profité du transfert de technologies depuis la Russie et la France – en ce qui concernes les EPR deTaishan – et la politique actuelle du pays est d’intégrer l’ensemble de cette filière depuis l’enrichissement de l’uranium, le retraitement du combustible usé et le développement de surrégénérateurs pour « brûler » les transuraniens hautement radioactifs dont on ne sait que faire en dehors du plutonium. Enfin la Chine s’est également orientée vers l’exportation dans ce domaine industriel et elle va tailler des croupières d’abord à l’industrie nucléaire française condamnée à un inexorable déclin en raison de la pression des écolos mais aussi à l’industrie nucléaire américaine qui se trouve dans la même situation. Et ce constat est paradoxal puisque pour décarboner le monde au moins pour la production d’électricité il n’y a pas d’autres solutions fiables et économiques que l’énergie nucléaire. Enfin les besoins grandissants en eau douce dans de nombreux pays du monde ne pourront être résolus économiquement qu’avec l’énergie nucléaire. Le procédé d’osmose inverse de dessalage de l’eau de mer fonctionne infiniment mieux à haute température, une énergie thermique considérable fatalement gaspillée au cours du fonctionnement d’un réacteur nucléaire qui peut être avantageusement récupérée pour une usine de dessalage.

Source : World Nuclear Association

Et maintenant, l’ère du dirigisme

Ce billet est un copié-collé d’un article paru dans les pages du Temps (Genève) sous la plume de Stéphane Garelli, professeur émérite, IMD et Université de Lausanne, publié vendredi 23 mars 2018 à 18:27

Le monde entre dans une nouvelle ère où les empires économiques et les blocs régionaux reprennent le dessus et où le politique l’emporte sur les marchés. Une deuxième période «Trente Glorieuses» s’achève. Depuis la chute du mur de Berlin, le monde a connu pendant trente ans une ouverture des marchés sans précédent. La globalisation était là. Aujourd’hui, une nouvelle ère s’ouvre, celle du dirigisme économique. Les signes avant-coureurs sont de plus en plus clairs.

Quand le président Trump a annoncé des mesures de protection sur l’acier et l’aluminium américains, les optimistes – il y en a et il en faut – ont voulu minimiser son action. Tous les présidents américains depuis Jimmy Carter ont adopté à un moment ou un autre des mesures protectionnistes, et l’économie mondiale a survécu.

Peu d’impact

Effectivement, les barrières tarifaires de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium auront relativement peu d’impact. Elles affecteront tout au plus 2% des importations américaines et 0,2% du produit intérieur brut (PIB), et de nombreux pays seront exclus. Mais ce qui a changé, c’est la logique qui justifie cette politique.

Auparavant, les présidents américains voulaient défendre l’emploi. Cette fois-ci, le président Trump fait recours à la section 232 de la loi sur l’expansion commerciale de 1962 qui dénonce une atteinte à la sécurité nationale. C’est le même motif qui l’a poussé récemment à bloquer le rachat de Qualcomm par Broadcom. En plaçant le débat sur une dimension politique, le président crée une belle pagaille: «America First».

«China First»

Car la Chine fait pareil. Malgré les déclarations du président Xi Jinping à Davos, la politique économique chinoise reste protectionniste et le marché intérieur difficile d’accès aux entreprises étrangères. Les grandes sociétés technologiques américaines le savent. Elles doivent, par exemple, composer avec les restrictions imposées sur la liberté d’expression sur Internet ou sur l’emplacement des serveurs de données personnelles. La priorité économique est de développer des entreprises purement chinoises: «China First».

La Russie emboîte le pas. Le président Poutine, lui aussi réélu presque à vie, continue de se détourner de l’Europe. Son modèle est le président chinois, pas Angela Merkel ni Emmanuel Macron. Les mesures de rétorsion politiques et économiques sont passées par là. Les relations commerciales avec l’Europe n’apportent pour lui que des problèmes. Qu’importe ce que pensent les autres: «Russia First».


Et même les Britanniques s’y mettent. Le Brexit est perçu par les entreprises comme une attaque contre l’ouverture des marchés et la libre circulation des biens et des personnes: un retour en arrière évalué à une surcharge de coût de 65 milliards d’euros. Pour certains, la perfide Albion a ressurgi: «Britain forever».

L’Europe isolée

Tout cela laisse l’Europe bien isolée. Mais pourquoi sommes-nous si attachés à ce concept de monde ouvert et global ? André Malraux estimait que la pensée européenne – la Grèce, le christianisme, la Révolution française, voire le marxisme – a posé le principe de valeurs universelles. La Déclaration des droits de l’homme est «universelle» et ne s’adresse pas qu’aux Français. Au contraire, la pensée chinoise, aussi admirable soit-elle, est une pensée pour la Chine et pour les Chinois.

Cet universalisme a structuré notre monde, politiquement avec les Nations unies, économiquement avec les Accords de Bretton Woods, qui ont créé le FMI, la Banque mondiale et l’Organisation mondiale du commerce. Cette approche globale touche à sa fin. On pouvait s’attendre à ce que la Chine et la Russie n’y adhèrent pas entièrement. Mais quand les Etats-Unis et le Royaume-Uni abandonnent le multilatéralisme, cela fait trop.

Le monde entre donc dans une nouvelle ère où le dirigisme économique prévaut et où le politique l’emporte sur les marchés. Avec la multiplication de leaders forts, les empires économiques et les blocs régionaux reprennent le dessus. Pour les entreprises, le monde va devenir beaucoup plus compliqué. Les règles du jeu vont changer et l’OMC va être marginalisé. L’Europe affaiblie et sa pensée universelle marginalisée risquent de devenir un anachronisme. Ce ne sont pas de bonnes nouvelles.

Billet d’humeur géopolitique : le poker menteur des 3 Grands

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Je ne suis pas du tout un spécialiste dans le vaste domaine – par définition – de la géopolitique mais comme chacun arrive à trouver des informations alternatives, c’est-à-dire autres que celles de la presse main-stream occidentale qui appartient à des grands groupes financiers multinationaux esclavagisés par les USA, des informations alternatives comme par exemple ZeroHedge (même Charles Gave va sur ce site tous les jours), il ressort que la géopolitique actuelle se résume en un jeu de poker menteur entre trois joueurs : les USA, la Russie et la Chine. Tout le reste n’a strictement aucune importance y compris si on peut déplorer de morts d’innocents et des destruction de villes entières comme au Yémen en ce moment même. Mais lequel des 3 joueurs est un menteur ?

Avant tout il est intéressant de décrire ces trois joueurs. Trump est un sanguin et un impulsif, ce n’est donc certainement pas un bon joueur de poker. Sentant que sa situation domestique s’aggrave il va surenchérir et tenter un foul ou une quinte pour se « refaire ». Poutine est l’archétype du joueur de poker professionnel, il est impassible, insondable et d’une patience admirable, attendant que ses adversaires fassent une erreur tactique fatale. Quant à Xi Ping il a devant lui un énorme paquet de jetons et il peut « suivre » n’importe quel coup car il a les poches pleines de dollars dont il aimerait bien se débarrasser à la première occasion, ce n’est pas une métaphore mais la réalité. La partie ne se joue pas dans un vulgaire tripot mais dans un endroit neutre, s’il en existe encore un sur notre planète, et chacun des trois joueurs est censé respecter les règles de la bienséance basique entre gentlemen. Il faut rêver …

Résumons donc les cartes qui se trouvent dans les mains de ces trois joueurs. Les USA clament toujours être la nation la plus puissante du monde. Pour en arriver là Washington s’est imposé en protecteur de l’Europe occidentale depuis la fin de la seconde guerre mondiale lors de la guerre froide, s’est livré à de multiples conflits le plus souvent créés par ses services secrets et a installé plus de 1000 établissements militaires de par le monde. Après la chute de l’Union soviétique, les USA ont immédiatement étendu leur influence via l’OTAN en fomentant des coups tordus dont le plus emblématique dans l’horreur des mensonges et du sang versé fut le conflit du Kosovo. Vint enfin, toujours en considérant l’Europe, l’invraisemblable évènement de Maiden fomenté par la CIA pour expulser le Président pro-russe et le remplacer par un pantin fasciste à la solde de Washington. Les Etats Baltes sont également tombés dans le filet de l’OTAN les uns après les autres avec en contrepartie des aides financières conséquentes en dollars fraîchement imprimés. Les USA ont donc étendu leur zone d’influence jusqu’à la frontière russe. Restait la Crimée mais les stratèges de Washington n’ont pas voulu admettre que jamais la Russie n’abandonnerait, et en aucun cas, son port militaire de Sébastopol, d’où les sanctions organisées conjointement entre l’Europe et les USA pour « punir » la Russie de l’ « annexion » de la Crimée.

Au Moyen-Orient après les sales guerres d’Afghanistan et d’Irak, des échecs stratégiques cuisants pour les USA comparables à leur désastre vietnamien, il était nécessaire de créer un autre abcès de fixation dans la région avec la guerre civile syrienne, la Syrie étant un allié de longue date de la Russie. Les Américains ont financé ouvertement avec l’appui consentant de l’Arabie saoudite ses groupes dits rebelles, y compris Daesh, contre Assad et on connaît la suite : la patience de la Russie a fini par payer et les USA ont fait un pari sur leur main (je parle du poker) désastreux. Ça arrive et je me suis retrouvé parfois dans ce genre de situation il y a de nombreuses années quand je jouais au poker avec quelques amis. Reste la carte majeure des Américains : le pétrodollar qui permet à ce pays de virtuellement contrôler tous les échanges commerciaux dans le monde et cerise sur le gâteau les Américains ont exterritorialisé leur juridiction au sujet de l’utilisation du dollar par des banques étrangères (voir l’amende infligée à la BNP et à bien d’autres banques européennes et y compris américaines) sous le fallacieux prétexte qu’il leur était interdit d’utiliser cette monnaie internationale pour des transactions avec des pays « punis » par Washington. Cet agissement des Américains est contraire à toutes les lois internationales, au poker ça s’appelle tricher mais ils n’en ont cure, ils sont les plus forts. Jusqu’à quand ?

La Russie quant à elle dispose d’autres cartes majeures dans son jeu. Ses réserves d’hydrocarbures liquides et gazeux sont les plus importantes du monde et elle est riche d’une multitude d’autres ressources minières depuis les diamants et l’or jusqu’à la bauxite et le lithium. D’immenses territoires équivalents à plusieurs fois la surface de l’Union européenne ne sont toujours pas explorés ni exploités. La Russie, sur le plan strictement géopolitique compte parmi ses alliés indéfectibles l’Iran et la Syrie au Moyen-Orient et la Chine, le troisième protagoniste du poker menteur, ainsi que quelques autres pays d’importance stratégique secondaire. La Russie dispose dans son jeu d’un joker qui est la fourniture de gaz naturel à l’Union européenne à un prix bien inférieur au gaz naturel liquéfié provenant du Qatar ou même des USA arrivant depuis quelques mois dans les ports méthaniers européens.

Les cartes maîtresses de la Chine sont sa puissance économique, son nombre d’habitants et donc une immense armée de mieux en mieux équipée. L’armée chinoise compte autant de guerriers bien entrainés que d’habitants en France, c’est dire … Sur le plan stratégique la Chine est entourée d’alliés des USA qui ne peuvent pas se permettre de ne plus commercer avec Pékin. Il s’agit essentiellement de la Corée du Sud, du Japon, de Taiwan et dans une moindre mesure du Vietnam. C’est l’un des aspects du jeu de poker menteur des USA : des alliés prêts à rejeter leurs alliances stratégiques pour donner une priorité à leurs agendas économiques.

Les trois joueurs disposent à des degrés divers d’un arsenal nucléaire capable de provoquer une extinction massive de la majorité des espèces vivantes, y compris l’humanité toute entière, en cas de conflit. Ces cartes sont des gros atouts mais utilisables que si les trois joueurs n’ont plus de marge de mensonge et voient leurs finances mises en jeu (au poker ça s’appelle des caves) tellement dégradées qu’ils n’ont plus d’autre choix que le suicide collectif. Devant ce danger dont tout le monde a conscience, il n’y aura pas de guerre nucléaire mais au contraire une guerre économique. Et le premier joueur du poker menteur, les USA, a joué sa carte avant les deux autres en instituant des barrières douanières pour l’acier et l’aluminium à l’encontre de la Chine. La riposte de Pékin ne s’est pas fait attendre et elle était prévisible : le pétro-yuan ! Autant dire que le jeu a pris d’un seul coup une toute autre ampleur car il en va de la survie du dollar et de sa suprématie mondiale.

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Qu’un négociant comme Glencore se soit immédiatement positionné le 27 mars 2018 sur les « futures » libellés en pétro-yuans sur le pétrole pour Septembre 2018 (illustration ci-dessus) doit provoquer des sueurs froides chez les traders de Wall Street au moment même où j’écris ces lignes. La guerre économique est donc bien déclarée et elle n’a rien à voir avec l’acier ou l’aluminium qui ne sont que des épiphénomènes de façade. La Chine va taxer plus de 1000 articles made in USA y compris le soja. Il est tout à fait prévisible que dans quelques mois les Chinois achèteront du soja au Brésil avec des pétro-yuans. Sur les places boursières d’Hong-Kong et de Shanghaï ces pétro-yuans sont adossés à l’or ! Pourquoi deux des joueurs, les Russes et les Chinois, achètent tout l’or métal, c’est-à-dire physique et non pas papier, disponible dans le monde en ce moment, c’est évident car ils préparent le tour de table final quand il faudra payer les dettes du jeu sur la table de poker …

La fin de la suprématie du dollar comme devise internationale signifiera également la fin de l’impérialisme américain. L’une des conséquences aux répercussions internationales extrêmes sera donc un brusque renchérissement de l’or, par conséquent un assainissement du système monétaire mondial et un pouvoir accru de l’Organisation de Coopération de Shanghaï qui regroupe 43 % de la population mondiale, ça fait beaucoup de gens. Ceci explique d’ailleurs que deux des joueurs de la table de poker accumulent en ce moment même non plus des bouts de papier mais de l’or métal comme je viens de le dire et je le répète ici car il s’agit d’un fait d’une importance géopolitique extrême. Finalement le gagnant de cette partie de poker sera la Chine, à n’en point douter, et la Russie par voie de conséquence. Comme je l’avais relaté dans un billet de ce blog en traduisant un article de Paul Craig Roberts : dans un partie de poker à trois joueurs il y a deux solutions, soit un seul gagnant, soit un seul perdant car on ne peut pas faire abstraction des alliances entre joueurs. Les USA partaient gagnants au début de la partie qui commença lors de la chute du bloc soviétique, aujourd’hui les règles du jeu ont changé. La coalition de facto Russie-Chine s’est considérablement renforcée.

Les quelques cartes qui restent dans les mains de Washington ne sont plus que des conflits régionaux comme par exemple une guerre avec l’Iran mais ils sont parfaitement conscients des risques d’une telle aventure guerrière car la donne ne leur est pas favorable, loin de là. En attaquant l’Iran les USA réveilleront les inimitiés entre Chiites et Sunnites, un évènement qui déstabilisera l’Arabie Saoudite et les USA n’en veulent pas. De plus Israël n’aura pas d’autre choix que ses yeux pour pleurer depuis son récent rapprochement de façade éhonté avec l’Arabie Saoudite. La Chine a compris qu’elle pouvait faire bien mieux et tout remettre en ordre à son profit en émettant ses pétro-yuans … Il fallait y penser. Si l’Iran est dans le collimateur de Washington c’est tout simplement parce que ce pays exporte déjà depuis des mois du pétrole vers la Chine qui paie en yuans et non plus en dollars, la Chine étant depuis quelques mois le plus gros consommateur de pétrole du monde, n’en déplaise aux combattants protecteurs du climat, c’est un fait et il est devenu incontournable. L’animosité des USA à l’égard de l’Iran n’est pas du tout provoquée par l’accord relatif au nucléaire arrachée par l’Europe et les Etats-Unis en 2015 ou alors ils sont des menteurs car l’Iran n’a pas besoin de bombes atomiques puisqu’il est allié des Russes : la carte qu’a sorti Trump dans son jeu ne vaut rien !

Sources et illustrations : Oilprice.com, UBS et Reuters reprises, entre autres sites alternatifs, par ZeroHedge. Pour plus d’informations sur l’Organisation de Coopération de Shaghaï OCS) lire l’article de Jean-Baptiste Noé à ce sujet : insitutdeslibertes.org/locs-nous-regarde/

La guerre commerciale à l’encontre de la Chine : le cas du Zimbabwe.

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Les autorités sanitaires du Zimbabwe sont entrées en conflit avec la Chine à propos des préservatifs, jugeant ceux-ci trop petits. Ces préservatifs sont fabriqués par les firmes Daxiang, His Friends Technology et quelques 300 autres sociétés ce qui classe la Chine premier producteur mondial de cet accessoire. Ces firmes ont promis de fabriquer dans les plus brefs délais des préservatifs adaptés aux mensurations des Zimbabwéains (je ne suis par certain de l’orthographe). Et il y a urgence car le pays est ravagé par une épidémie de SIDA incontrôlable sans préservatifs.

Pourquoi la Chine produit des préservatifs trop petits, tout simplement parce que la taille du pénis des Chinois ne dépasse pas en moyenne 4,3 pouces (10,9 centimètres) alors qu’au Congo, pays proche du Zimbabwe, cette taille moyenne atteint 18 centimètres ! L’illustration ci-dessous prouve que je n’invente rien :

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La taille moyenne du pénis des Européens se trouve dans l’honnête moyenne de 14,5 centimètres à l’exception, peut-être, de la Hongrie (16,5 cm). Quant aux Grecs et aux Turcs, finie la légende car la taille moyenne de leurs pénis est respectivement de 14,7 et 13,9 centimètres. Quant aux Coréens du Nord, frustrés par la taille ridicule de leur attribut, 9,6 centimètres, ils compensent leurs frustrations en construisant des grosses fusées …

Source et illustrations : ZeroHedge

La bataille du sable : surréaliste, tout simplement …

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Après le lithium, le nickel et le cobalt il est intéressant de se pencher sur la « pénurie de sable ». Vous avez bien lu ! En Asie les entreprises du bâtiment manquent de sable et pour les écologistes qui se sont naturellement emparés de ce problème c’est – pour eux – alarmant pour ne pas dire terrifiant. Il existe trois sortes de sable et ce n’est pas à première vue une denrée rare. Les déserts sont constitués de quantités colossales de sable mais il ne convient pas pour la construction car il est trop fin : les particules de sable ont été érodées par l’action du vent. Celui des plages conviendrait à peu près malgré le fait que le ressac ait également diminué la granulométrie. Il existe néanmoins des plages, des deltas et des estuaires exploités dans le but d’extraire ce sable qui sera ensuite lavé pour éliminer le sel. Reste le meilleur sable, celui des rivières, le sable que les maçons aiment bien travailler.

Dans le lit des rivières et les dépôts sédimentaires des vallées et des plaines on trouve le meilleur sable propre à la construction. Dans toute l’Asie du Sud-Est, depuis l’Inde jusqu’à la Chine, il y a comme une pénurie de sable de bonne qualité et les entreprises de construction font appel à des fournisseurs qui aux yeux des protecteurs de la nature détruisent l’environnement. Dans la région de Mumbay en Inde les berges et le lit du moindre cours d’eau sont inlassablement fouillés par des castes d’intouchables (ça existe encore, il s’agit de sous-castes plus élevées que celles qui remuent la merde) pour extraire le sable qui sera vendu à bas prix pour assurer la subsistance de la famille. Comme pour le cobalt au Zaïre les enfants participent à cette occupation qui est effectuée le plus souvent la nuit car cette activité est illégale. Dans le delta du Mékong, c’est pire encore selon des organisations écologistes allemandes affiliées à l’Université de Leipzig. La survie de l’ensemble de l’écosystème fragile de ce delta est menacée comme celle du delta du Gange au Bengladesh.

Le lac Poyang en Chine orientale, la plus grande réserve naturelle d’eau du pays, est carrément soumis jour et nuit à des suçeuses gigantesques qui extraient plusieurs dizaines de millions de tonnes de sable chaque année. Les « protecteurs de la nature » sont sur le pied de guerre objectant que ce lac est une importante étape pour les oiseaux migrateurs. Comment va-t-on construire des logements pour faire face à l’afflux continu de migrants en provenance des campagnes depuis qu’un large programme de mécanisation de l’agriculture a été mis en place par le Parti communiste chinois s’il n’y a pas de sable ?

Regardez un building dans une ville où les rues et les autoroutes urbaines ont nécessité du sable, comme les pistes des aéroports. L’édifice a été construit avec du sable, les vitres des grandes baies ont été fabriquées avec du sable et s’il y a des panneaux solaires sur les toits il a fallu aussi utiliser du sable. Le sable est partout et il n’en manque pas sur la planète, il n’en manquera jamais. Sauf que c’est un produit sans valeur et le transporter sur de longues distances est économiquement insupportable. Seules des villes comme Singapour ou Hong-Kong peuvent se permettre d’importer du sable pour accroître la superficie habitable de ces « ville-Etat ». Le sable est devenu un autre domaine de combat pour les écologistes qui se moquent totalement des conditions de vie de centaines de millions de personnes dans la région la plus peuplée du monde et c’est aussi ça qui les dérange, il y a trop d’êtres humains sur la planète. L’horreur.

Illustration : conquête de la mer à Singapour, le sable arrive d’Indonésie. Source Sciencemag

Billet d’humeur politique et économique

Billet d’humeur politique et économique

Ce billet reflète mon impression personnelle relative à la situation politico-économique que même les experts n’arrivent pas à comprendre tant les informations affluent de tous côtés chaque seconde. Je ne suis pas économiste et je ne revendique nullement le privilège de comprendre les mécanismes du monde économique et financier car il n’y a à mon humble avis personne sur cette planète capable de comprendre ce qui se passe actuellement et que les grands véhicules de l’information contrôlés par des milliardaires de la finance se gardent bien de présenter au public. Il s’agit d’une information que par exemple Le Figaro n’a même pas daigné reprendre et qui n’a fait que l’objet d’un petit entre-filet dans le Monde : la Chine, premier consommateur de pétrole du monde, le pays le plus peuplé du monde et qui possède l’arme nucléaire et la plus grande armée du monde, va acheter dorénavant son pétrole contre des yuans convertibles en or sur la place financière d’Hong-Kong.

Il ne fallait surtout pas que cette nouvelle se répande trop dans l’opinion publique et elle a donc été soumise à une censure en règle par les médias occidentaux à la solde de la CIA et pour cause !

Cette décision du gouvernement chinois met fin de facto à la suprématie du dollar comme monnaie mondialement reconnue pour les échanges commerciaux internationaux depuis les accords de Bretton Woods. L’euro aurait pu contrecarrer cette suprématie du billet vert car l’Europe, sur le papier, est la plus puissante économie du monde mais en réalité ce n’est qu’un tigre de papier car cette union artificielle, fruit d’une vision servile de politiciens comme Jean Monnet lui-même déjà le laquais des USA, n’a jamais pu affirmer et consolider sa destinée car il n’y a jamais eu d’union réelle, politique, fiscale, militaire (c’était et c’est toujours l’OTAN, donc les USA) et également culturelle et linguistique puisque l’anglais est presque devenu la langue vernaculaire européenne.

En conséquence la monnaie européenne n’est qu’un copié-collé du dollar et aux yeux du gouvernement chinois elle n’a pas plus de valeur que le billet vert.

Que va-t-il se passer quand la Chine ira acheter des pleins tankers de pétrole à l’Arabie saoudite et à l’Iran (l’Iran a donné son accord pour être payé en yuans, une autre nouvelle soigneusement passée sous silence et qui énerve passablement les Américains, et la dynastie Saoud hésite encore) en réglant la facture avec des yuans convertibles ?

Quand Saddam Hussein a émis l’hypothèse de la possibilité de vendre son pétrole et d’être payé en n’importe quelle devise – dont l’euro – les Américains ont tout de suite détruit le pays puis ont finalement assassiné honteusement ce trouble-fait à la suite d’un procès de pacotille digne des plus indignes mises en scène hollywoodiennes !

Avec la Chine, soutenue par la Russie, c’est une toute autre histoire et les USA divertissent l’attention internationale en se focalisant sur la dangerosité non prouvée de la Corée du Nord afin de dissimuler leur immense embarras en constatant qu’ils ne peuvent rien faire contre Pékin. Que va-t-il donc se passer dans les prochains mois ? Non pas la guerre qui entre deux puissances comme la Chine et les USA ne se règlera pas dans les Spartley’s ou en Corée du Nord ni à coup de bombes nucléaires. La Chine possède un arsenal atomique suffisant pour détruire 80 % du territoire américain et les grands stratèges du Pentagone le savent et ne disposent d’aucuns moyens pour contrer une attaque « balistique » chinoise massive et ce d’autant plus que la Russie est un allié indéfectible de la Chine. Non ! Il ne s’agira pas d’une guerre ni conventionnelle ni nucléaire mais d’une guerre de la monnaie. La suprématie du dollar va tout simplement être annihilée à Hong-Kong ! Qui aurait pu présager d’un tel destin pour l’ancien territoire britannique ?

Les conséquences attendues sont immenses mais vont se retourner contre la Chine tout à fait paradoxalement mais aussi contre le Japon et bien d’autres pays occidentaux car les obligations du Trésor américain vont immédiatement perdre toute leur valeur. Le dollar va perdre son privilège établi lors des accords de Bretton Woods et tous les pays chercheront avec quelle autre monnaie commercer, mais quelle monnaie ? La promesse de convertibilité du yuan en or (la Chine est le premier producteur d’or du monde), un pari certes risqué, va-t-elle contraindre l’Europe à proposer la même convertibilité de l’euro pour ses achats ? Permettez-moi d’en douter car où la Banque Centrale Européenne va-t-elle trouver de l’or ?

Reste un autre point qui est également passé sous silence soigneusement : le montant de la dette américaine émise en dollar, donc la monnaie d’échange internationalement admise, s’élève grosso modo à deux fois le PIB mondial (je n’ai pas les chiffres exacts sous les yeux) … La constitution américaine précise qu’en cas d’insolvabilité le pays n’est pas tenu de payer ses dettes. L’article constitutionnel en question a été écrit par les premiers immigrants du May Flower qui étaient arrivés sur le territoire sans un sou en poche et ne pouvaient donc pas avoir de dettes ni dans le futur de reconnaissance de dette quelle qu’elle soit. Cet article est toujours valable et tous les pays du monde sans exception se sont fait prendre au piège américain.

Quand H16, éditorialiste de Contrepoints, dit que la France est un pays foutu (ce qui est fondamentalement vrai) les USA sont aussi un pays foutu mais les conséquences de la mort programmée par la Chine du dollar seront terribles et l’Europe qui aurait pu se prémunir contre une telle calamité n’aura que ses yeux pour pleurer et aussi et surtout reprocher à ses dirigeants de n’avoir pas su se démarquer des Etats-Unis quand il en était encore temps. Oui, grâce à la décision chinoise, enfin, le système économique mondial va être assaini mais à quel prix pour le peuple !!!

Reste le cas du Japon, la troisième économie mondiale, dont certains analystes économiques ont dit pis que pendre au sujet de sa dette. Je pense en particulier à Olivier Delamarche qui a disparu des écrans, interdit de séjour chez BFMTV. La situation de ce pays est très claire. La dette du Japon est détenue à près de 95 % par des résidents, le Japon détient des titres de dette de nombreux pays de par le monde en particulier des USA et également de la France, mais si, mais si ! Le gouvernement japonais a décidé de fusionner le Trésor Japonais avec la Banque du Japon (BoJ, la banque centrale japonaise). Cette décision a été également passée sous silence et seul Charles Gave, probablement l’analyste économique le plus clairvoyant dans le monde actuellement, l’a mentionnée. Gave a très bien expliqué qu’un pays qui emprunte à ses propres résidents, des citoyens, des fonds de pension, des caisses d’épargne (Japan Post par exemple), des banques et des entreprises emprunte finalement à lui-même et le bilan comptable de l’opération est nul d’autant plus que les taux d’intérêt sont pratiquement égaux à zéro. Cette fusion BoJ-Trésor signifie tout simplement que le Japon va effacer la totalité de sa dette détenue par les résidents japonais et il ne se passera strictement rien pour l’économie japonaise et les Japonais continueront à vivre normalement !

Comme le mentionnait Charles Gave dans son analyse reprise par le site Insolentiae ce n’est pas du tout le cas de la France qui ne peut pas faire défaut puisque sa dette est détenue à plus de 60 % par des non-résidents. La France ainsi que d’autres pays comme l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas et bien d’autres en Europe doivent de l’argent à qui ? Surtout à l’Allemagne. Dans le cas où les taux d’intérêts des obligations d’Etat augmenteraient, ce qui arrivera automatiquement après la décision chinoise comme conséquence du réajustement mondial des mouvements de capitaux – et il est vain de le nier – alors la France comme les pays cités ci-dessus fera défaut et que se passera-t-il ? Ces pays se retrouveront dans la situation de la Grèce dont le principal créditeur était et est toujours l’Allemagne. Contrairement au Japon la balance commerciale de la France est chroniquement déficitaire, les caisses de la Banque de France n’ont par conséquent plus de devises étrangères, la France comme ces autres pays européens ne peut pas imprimer de monnaie, contrairement au Japon, elle est donc condamnée à être totalement vassalisée par l’Allemagne. Voilà dans quelle situation calamiteuse les politiciens ont mis ce pays, et il en est de même pour l’Espagne et l’Italie, et c’est aussi l’effet pervers de la monnaie européenne unique : la faillite des Etats inévitable à terme. Et cet agenda était prévu par les USA bien avant la réunification de l’Allemagne et la chute du mur de Berlin : Jean Monnet en fut le principal instigateur sous l’impulsion des USA.

Un jour il n’y aura pas de lendemain …

Ce billet est une traduction d’un article de Paul Craig Roberts mis en ligne sur son blog le 28 octobre 2017.

« Avant que les idiots de Washington nous fassent tous disparaître de la surface de la terre ces fiéfés crétins auraient mieux à faire en constatant que l’armée américaine est maintenant de médiocre qualité en comparaison de l’armée russe. Par exemple la marine est devenue obsolète avec le missile russe hypersonique Zircon. Par exemple la vitesse et les changements de trajectoire du missile intercontinental russe Sarmat a rendu inopérant le système d’anti-missile ABM de Washington. Un seul Sarmat suffit pour vitrifier la Grande-Bretagne ou l’Allemagne ou encore le Texas. Il en faut à peine une douzaine pour anéantir l’ensemble du territoire des USA.

Pourquoi ignorent-ils des faits ?

Par exemple le coût exorbitant du bombardier F-35 ne tient pas une minute en face des avions russes équivalents. Par exemple, les tanks russes sont beaucoup plus performants que leurs homologues américains. Par exemple les troupes russes sont parfaitement bien entrainées et sont hautement motivées et non pas écoeurées par 16 années consécutives de guerres sans motivation et qui ont abouti nulle part.

Si les USA entrent en guerre avec une puissance bien supérieure à la leur ce sera à cause d’Hillary Clinton, du DNC (comité démocratique national), de l’ancien directeur de la CIA John Brennan, du complexe militaro-industriel, des médias dévoyés (presstitute) et de l’aile gauche libérale progressiste qui, rendue complètement stupide par les politiques identitaires, s’est alliée avec les va-t-en-guerre néoconservateurs contre le Président Trump et l’a empêché de normaliser les relations entre USA et Russie.

Sans une normalisation de ces relations avec la Russie l’apocalypse nucléaire est au dessus de nos têtes comme l’épée de Damoclès.

Ne comprenez-vous pas que tous ces gens-là travaillent main dans la main pour détruire l’humanité ? Pourquoi existe-t-il une telle opposition à cette normalisation ? Pourquoi même les écologistes (les Verts) se sont aussi rangé dans l’opposition à Trump ? Ils n’ont aucune idée de ce que signifie une guerre nucléaire ? Pourquoi y a-t-il un tel mouvement pour éliminer un Président qui veut normaliser les relations avec la Russie ? Pourquoi de telles questions ne font pas partie du débat public ?

L’échec du leadership politique, des médias et de la classe intellectuelle américains est total.

Le reste des nations du monde doivent trouver un moyen pour mettre Washington en quarantaine avant que cette bête immonde détruise toute vie sur la Terre.

Bref commentaire. Roberts paraît être un oiseau de mauvaise augure mais je suis entièrement d’accord avec ses propos. La situation géopolitique a atteint un degré de paranoïa qui peut dégénérer à n’importe quel moment en conflit nucléaire généralisé. Et si nous ne mourrons pas instantanément sous le feu nucléaire notre espérance de vie sera limitée car nous n’aurons plus rien à manger en quelques jours et ce sera « l’hiver nucléaire » durable qui anéantira toute forme de vie sur la Terre …un jour sans lendemain !

Le Président, sous la pression des néo-conservateurs, se prépare à engager les USA dans un (ou des) conflit armé pour donner du pain à manger au complexe militaro-industriel. Trois pays sont ciblés : la Russie, l’Iran et la Corée du Nord. La Russie est un gros morceau avec plus de dix mille bombes toutes d’une puissance sensiblement égale à 100 fois celle qui fut larguée sur Hiroshima et ce pays dispose de vecteurs sophistiqués tous rénovés ces dernières 15 années. L’iran est un allié de la Russie, autant dire qu’attaquer l’Iran motivera la Russie à défendre son allié. Quant à la Corée du Nord, c’est un allié de la Chine qui est un pays ami de la Russie. D’une façon ou d’une autre un quelconque de ces trois conflits se mondialisera inévitablement. Pour information la Russie dispose d’au moins 1550 vecteurs multi-ogives Zircon hypersoniques en attente d’être utilisés. Chaque vecteur peut détruire un pays comme l’Allemagne quelques minutes après son lancement et les missiles Sarmat sont tous programmés pour détruire une grande partie de l’Europe et la plupart des grandes villes américaines. De son côté l’armée américaine en est restée aux vieux Minuteman qui datent d’avant l’ère Reagan et elle dispose d’un millier environ de missiles de croisière embarqués à bord de sous-maris qui ne peuvent véhiculer qu’une seule ogive nucléaire. Pour moderniser l’arsenal nucléaire américain il faudrait que le pays dépense au moins 1200 milliards de dollar. Ce programme de modernisation qui mettrait « à niveau » la force de frappe américaine ne peut être financé immédiatement à moins de réduire d’autres postes de dépense de l’armée. Enfin les bombes elles-mêmes pourraient très bien faire pschitt car elles n’ont pas été entretenues régulièrement depuis le début du conflit afghan. La question que Roberts n’a pas posé dans son exposé est la suivante : le Président Trump est-il conscient de l’obsolescence de l’arsenal nucléaire de son pays en comparaison de celui de la Russie ?

À relire sur ce blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/07/29/larsenal-nucleaire-americain-des-pieces-de-musee/