Le complot de domination mondiale est maintenant dévoilé

C’est l’aveu de Klaus Schwab, un néo-nazi qui se prend pour le maître du monde : la pandémie de coronavirus a été organisée dans le but d’asservir les peuples, la fenêtre d’opportunité pour établir un nouvel ordre mondial, comme le déclara sèchement ce triste individu. Depuis plus de 30 ans cet homme, entouré de personnalités inconnues du grand public, met en place son réseau d’influence en sélectionnant des êtres de toute discipline suffisamment malléables pour leur inculquer cette idéologie directement issue des visées hitlériennes de fondation d’un nouvel empire de mille ans. Le coronavirus n’a pas tué assez de monde, qu’à cela ne tienne le lobby pharmaceutique occidental s’est plié aux exigences malthusiennes de Schwab de connivence avec les décideurs politiques pour soumettre toute la population à l’injection d’un produit toxique aux effets secondaires multiples y compris mortels. On se trouve donc devant l’évidence : les déclarations de Schwab sont bien claires, le nouvel ordre mondial façon Hitler-2.0 est en marche. Comme le disait Meryl Nass « il faut mettre un terme à la nuisance de ces gens ». Elle ne mentionnait que les biologistes qui manipulent les virus pour décimer les populations mais comme l’a déclaré Schwab à son insu c’est maintenant ficelé : tous les acteurs du nouvel ordre mondial sont sous contrôle et rien ne pourra plus les arrêter.

Mais au juste quels pays vont être concernés par ce nouvel ordre mondial ? L’Europe Occidentale en premier lieu, l’Amérique du Nord, l’Australie, la Nouvelle-Zélande … Peut-être le Japon, colonie américaine qui ne dit pas son nom et aussi la Corée. Les deux tiers de la population mondiale ne se sentent pas concernés malgré le fait que la Chine a déjà mis en place un régime totalitaire contrôlant très étroitement tous les faits et gestes des citoyens. Si l’un d’entre eux adopte un comportement non conforme aux directives du parti alors il est rétrogradé dans une caste inférieure, epsilon par exemple (cf. Huxley). Schwab s’inspire d’ailleurs du modèle chinois et l’avenir, tel que ce magicien de la dictature le conçoit, se résumera en quelques mots : nous ne posséderons rien mais nous serons heureux. Je n’arrive pas à comprendre quelle est la conception du bonheur selon cet individu au jugement faussé par sa mégalomanie inquiétante. Je suis trop vieux pour assister à cette évolution néfaste de la civilisation occidentale et j’avoue que je m’en réjouis pour moi-même mais malheureusement en pensant à mes petits-enfants qui vivront dans un monde que j’ai de la peine à conceptualiser.

La domination des peuples a été atteinte par la peur du coronavirus qui, au final, a fait des ravages sensiblement identiques à une grosse grippe à influenza. Quand un individu a peur et que les politiciens lui proposent une issue comme un traitement tel qu’une thérapie génique il acquiesce sans réfléchir. Ceux qui refusent cette approche sont considérés comme des dangers publics. Ce phénomène est l’approche de la mise en place d’une dictature car chacun est alors conditionné, la peur paralyse son aptitude à penser et faire émerger un quelconque doute. C’est fini pour le citoyen lambda, il a basculé dans le système du nouvel ordre mondial. L’un des acteurs importants selon Schwab est le corps médical qui doit se plier aux injonctions du pouvoir politique. L’un des exemples emblématiques de cette disposition est l’interdiction des traitements précoces en ambulatoire pour soigner l’infection coronavirale (hydroxychloroquine et ivermectine) et quel que soit le donneur d’ordre de cette interdiction celle-ci entre dans le cadre de la soumission des acteurs de la santé au grand projet du Forum Économique mondial. Si la variole du singe, promue uniquement pour paniquer les peuples, n’atteint pas son but alors qu’à cela ne tienne il y aura par exemple des mutants du virus Hendra ou du virus Nipah dont le taux de létalité est de l’ordre de 95 %, un don des dieux pour Schwab et les laboratoires pharmaceutiques qui travaillent déjà sur la mise au point d’anticorps monoclonaux contre ces deux virus. Pour quelques milliers de dollars on échappera (peut-être) à la mort. Certes il existe déjà un vaccin contre le virus Hendra pour les chevaux mais n’est-il pas inquiétant de constater une certaine agitation soudaine autour de ces deux virus ? Une petite modification de « gain de fonction » et j’arrête là ma prose … « Brave New World » (Aldous Huxley).

Vidéo montrant la satisfaction non dissimulée de Klaus Schwab:

https://twitter.com/benoitm_mtl/status/1534935530361716737?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1534935530361716737%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Freseauinternational.net%2Fklaus-schwab-nous-les-avons-tous-dans-nos-sacs-les-politiciens-les-medias-et-surtout-les-experts-et-les-scientifiques%2F

L’effet boomerang des sanctions contre la Russie

Lorsque l’Union européenne et les Etats-Unis ont décidé de sanctions économiques contre la Russie après l’opération spéciale initiée pour protéger les populations russophones de l’est de l’Ukraine quotidiennement bombardées par les forces ouvertement nazies ayant noyauté l’armée régulière du pays, ce fut plus de 300 milliards de dollars de réserve de changes russes qui ont été gelées. La Russie a reconstitué en deux mois les deux tiers de ces réserves de change en exportant à prix fort des distillats de pétrole dont l’Occident a besoin ainsi que du gaz. Les médias occidentaux ont tendance à confondre pétrole brut et kérosène ou diesel. C’est une erreur qui participe à la propagande anti-russe occidentale. L’image perçue par de nombreux pays représentant plus de 4 milliards d’habitants de la planète est simple : on ne peut plus faire confiance ni au dollar ni à l’euro puisqu’à tout moment les USA et l’Europe peuvent bloquer les avoir bancaires dans ces devises.

Les Américains ont agi comme ces cow-boys croyant que tout leur était permis dans l’ouest américain mais leur décision s’est retournée contre eux. La défiance envers le dollar va leur coûter très cher, ainsi que la même défiance envers l’euro. Les Européens ont suivi comme des larbins décérébrés les décisions de la Maison-Blanche. La Chine avait déjà pris les dispositions nécessaires pour pallier à ces décisions bien avant les événement d’Ukraine comme par exemple la cotation du pétrole en yuans à la bourse de Shanghai. L’Arabie saoudite a fait fi de l’accord entre les USA et la famille Saoud et se fait rémunérer en yuans pour tout baril vendu à la Chine.

Sachant que la Russie est le premier producteur d’or du monde suivie par la Chine il ne fait aucun doute que la suprématie du dollar comme monnaie d’échange internationale, déconnectée du cours de l’or, est gravement écornée. En effet la vraie nature du dollar et de l’euro est maintenant claire : ce sont des monnaies de singe en lesquelles plus personne ne peut accorder une quelconque confiance. Que va-t-il se passer sur les marchés ? Si aujourd’hui tout reste normal, c’est le calme avant la tempête. Les indices boursiers continuent à augmenter, les prix des matières premières semblent stabilisés, cependant l’inflation d’origine monétaire plus que conjoncturelle ne pourra plus être maîtrisée, ni par un contrôle autoritaire des prix, ni par l’augmentation continue des taux des obligations à dix ans, alors la suite est évidente. Toutes les économies occidentales vont se retrouver en faillite et la Chine et la Russie seront les deux grandes gagnantes. En d’autres temps on aurait fait la guerre pour moins que cela. Quand Napoléon est arrivé au pouvoir, constatant que les caisses de l’Etat étaient vides, il alla faire son marché en Italie du Nord (et les Français en sont toujours fiers) mais les temps ont changé, tout conflit entre deux puissances nucléarisées se terminera très mal pour l’ensemble de l’humanité.

Les Etats-Unis n’agresseront jamais frontalement ni la Russie ni la Chine s’apercevant aujourd’hui qu’ils ont tout fait pour rapprocher ces deux pays, bientôt suivis par l’Inde et d’autres pays comme le Brésil. Il ne reste qu’une seule alternative pour les Occidentaux : se débarrasser des politiciens corrompus qui gouvernent et prennent des décisions désastreuses pour les peuples car encore une fois ce sont les peuples qui souffriront. La Russie est leader mondial dans la production et l’exportation de matières premières essentielles pour l’économie comme le palladium, les diamants industriels, le nickel, le chrome, l’étain, l’aluminium, l’uranium, le tungstène, le platine, le cuivre et certains lanthanides outre le pétrole, le gaz et le charbon. Dans les faits l’Occident ne peut pas se passer des ressources naturelles de la Russie et sanctionner ce pays est synonyme d’arrêt de mort et c’est pourtant ce qu’ont décidé les Européens emmenés par Ursula Von der Leyen, le pantin femelle mégalomane de la Maison-Blanche et de l’OTAN. Par voie de conséquence les sanctions monétaires contre la Russie vont précipiter la chute de l’Europe, la disparition du dollar et de l’euro, deux monnaies qui ne sont que du papier sans valeur en lesquelles on ne peut plus faire confiance et à l’échelle planétaire une descente aux enfers de l’Empire américain pour un meilleur bien-être de l’humanité toute entière.

Pour conclure ce billet inspiré d’un article paru sur le site ZeroHedge Jerome Powell a déclaré il y a quelques jours qu’ « il est possible d’avoir plus d’une monnaie de réserve », bel aveu de la panique qui règne dans le monde financier nord-américain.

À quoi joue la Chine ? À « nous emmerder » et elle va réussir …

Le 28 avril de cette glorieuse année 2022 j’avais laissé sur ce blog un billet commentant le véritable blocus organisé par le gouvernement central chinois sur la ville la plus occidentale du pays. Le port de Shanghai est le premier du monde en terme de tonnage et il est toujours totalement bloqué: https://jacqueshenry.wordpress.com/2022/04/28/je-suis-toujours-aussi-complotiste-que-se-passe-t-il-en-chine/ . J’expliquais dans ce billet que cette décision stupide revêtait d’autres desseins n’ayant rien à voir avec la supposée résurgence de l’épidémie de SARS-CoV-2. Le port de cette ville est bloqué, ce qui va provoquer dans quelques jours en Europe et en Amérique du Nord une grave pénurie de toutes sortes de biens. La Chine a donc bien pris conscience que le monde ne peut pas se passer de ses usines et qu’il suffit de fermer un port ou deux pour que les économies occidentales se retrouvent en crise.

Il se trouve que je viens à l’instant de voir une interview de l’irremplaçable André Berkoff avec Jean Robin, journaliste indépendant, qui corrobore mes allégations complotistes au sujet de ce blocage incroyable d’une ville de près de 30 millions d’habitants dont les effets ne sont pour l’instant pas encore évalués : https://www.youtube.com/watch?v=sSPXnuxpXMc . Un collègue français de mon fils habite à Shanghai et il a été confiné de force. Heureuse surprise pour lui (?) les autorités l’ont enfermé dans son appartement (payé par la société pour laquelle il travaille) avec une jeune femme, chinoise, qui devait aussi être enfermée au sens littéral du terme et les autorités ont imposé à ce français cette compagnie puisqu’au début de ce confinement, il y a 41 jours, ces deux personnes se trouvaient au même endroit dans un restaurant (je crois me souvenir des dires de mon fils) et qu’ils n’avaient jusqu’alors échangé que quelques mots, ne se connaissant pas. Quand une femme et un homme, en bonne santé, sont condamnés à rester dans le même appartement autoritairement que font-ils ? Rien, ils observent les papillons (allusion à Pierre Desproges). Je n’ai pas de nouvelles récentes par le canal de mon fils malgré le fait qu’ils disposent d’une connexion sécurisée pour des raisons professionnelles.

Toujours avec mon fils nous discutions de la suite des effets de ce blocus de Shanghai et de son port. Si le confinement de la ville est levé le 15 mai, dans deux jours, l’activité portuaire ne retrouvera sa normalité au mieux que vers le milieu du mois de juin et il faudra aux Européens et aux autres pays attendre la fin du mois de juillet pour retrouver leurs approvisionnements normaux ou presque. Le Japon est également impacté et je relate une anecdote domestique. L’un des « washlet » de la maison de mon fils souffre d’une petite panne : quand on entre dans ce lieu particulier le couvercle de la cuvette ne se relève pas automatiquement. C’est presque catastrophique et anti-hygiénique puisqu’il faut relever manuellement ce couvercle et le rabattre en fin d’opération. La société de maintenance a prévenu qu’il n’était pas possible d’intervenir pour l’instant puisque les pièces de rechange attendues étaient bloquées …à Shanghai. Il n’y a certainement pas que la société Toto qui souffre du confinement du port de Shanghai. Pour les curieux : https://www.toto.com/en/washlet/

Je suis toujours aussi complotiste : Que se passe-t-il en Chine ?

Depuis trois semaines un collègue de mon fils travaillant dans la finance à Shanghai souffre quotidiennement. Il ne sait pas quand les équipes de sécurité en combinaison totale et encagoulés viendront déposer devant la porte de son logement de l’eau et un peu de nourriture. Pendant trois jours il s’est imaginé mourir de faim. Le confinement très strict pourrait n’être levé que vers le 15 mai. Sans enfant ni épouse il ne risque pas d’être classé parmi les pestiférés en tant que « cas contact » car dans une telle éventualité il serait emmené manu militari dans une sorte de camp de concentration organisé à l’extérieur de l’agglomération comme autrefois on isolait les lépreux en Europe mais probablement aussi en Chine. Ce français peut toujours communiquer par internet et travailler autant que faire se peut car la totalité de l’activité de cette ville de 25 millions d’habitants est entièrement paralysée.

Le port de Shanghai est le plus grand port de Chine et peut-être le plus grand du monde. Je l’ai survolé en avion et c’est réellement stupéfiant : des centaines de darses, des milliers de grues pour transborder les containers, de véritables forêts de ces boites en acier vues du ciel. Tout y est paraît-il robotisé mais néanmoins quand il n’y a pas de personnel, l’activité est arrêtée alors qu’en temps normal celle-ci se poursuit jour et nuit. Bref, la politique absurde « zéro covid » décrétée par les autorités chinoises a aussi une visée politique car sur le plan sanitaire cette politique est très contestable. En effet, si on compare deux pays qui n’ont rien à voir avec la Chine, la Suède et la France, la Suède n’a jamais imposé de confinement alors que la France a décidé ce que la Chine fait aujourd’hui, le résultat est évident : il y a eu beaucoup moins de « cas » et de morts en Suède qu’en France en rapportant ces données aux populations respectives. L’agglomération de Shanghai représente un toute petite fraction de la population totale de la Chine mais les conséquences de ce confinement sont immenses. D’ailleurs plusieurs autres ports chinois sont à l’arrêt comme par une sorte de coïncidence.

Et c’est en faisant ce constat qu’il m’apparaît que cette décision absurde sur le plan sanitaire prend une toute autre signification. Bloquer presque totalement les exportations vers les pays occidentaux à partir de la Chine va provoquer dans quelques semaines une véritable panique : plus de pièces détachées pour une multitude d’entreprises qui vont devoir cesser leur activité, plus aucun bien de consommation courante depuis des outils pour le bricolage jusqu’aux jouets et aux smart-phones en passant par les tôles d’aluminium pour fabriquer les canettes de boissons ou les fils d’acier et les fers à béton, les voitures électriques ou même le moindre aspirateur, four à micro-ondes et grille-pain. On peut même mentionner la firme américaine Raytheon, un poids lourd de l’armement américain, ne plus pouvoir faire face à ses commandes d’armes car certaines pièces fabriquées en Chine sont devenues non disponibles (source ZeroHedge). Une véritable catastrophe qui va tout simplement paralyser les économies occidentales.

On paye notre pétrole en yuans et vous voulez nous « emmerder » alors voilà ce que nous sommes capables de faire et quand j’écris pays occidentaux les Etats-Unis sont concernés en premier lieu. Par conséquent mon analyse est simple : il ne s’agit pas d’un complot mais d’une décision délibérée pour perturber profondément les économies des pays occidentaux, le coronavirus étant devenu non plus une maladie redoutable (ce qu’elle n’a jamais été) mais une arme politique imparable qui va enfin faire prendre conscience aux politiciens occidentaux que depuis l’accession de la Chine à l’OMC ils ont fermé les yeux et n’ont pas compris qu’un pays industrieux de 1,4 milliard d’habitants avait acquis un immense pouvoir, un pays qui forme 15 millions d’ingénieurs de haut niveau chaque année, un pays qui a fait sortir de la pauvreté plus de 500 millions de personnes en quelques années seulement, plus que le population de l’Europe occidentale, et qui ose aujourd’hui payer ses factures de pétrole à l’Arabie saoudite en yuans. Ce confinement de Shanghai est un stratagème subtil que peu d’analystes économiques ont compris : nous les Chinois nous réglons nos factures pétrolières en yuans comme la Russie exige le paiement de son gaz en roubles, alors achetez des yuans ou des roubles sur les marchés et puis peut-être que nous recommenceront à exporter nos produits … Ce n’est pas un complot mais une stratégie de haut vol.

EPR d’Olkiluoto : 17 ans plus tard !

Le premier EPR mis en chantier dans le monde a enfin été connecté au réseau électrique de la Finlande et le 15 mars 2022 ce sera officiel. Cette grande nouvelle a été annoncée par TVO (Teollisuuden Voima Oyj) ce vendredi 13 mars. Il aura fallu dix-sept années pour que cette usine soit enfin opérationnelle mais pas à pleine puissance avant le 31 juillet …

Les premiers travaux ont débuté le 12 août 2005. Depuis 1990 jamais aucun réacteur nucléaire n’avait été construit en Europe. Cette usine faisait l’objet d’un partenariat entre Areva NP et Siemens. La cuve du réacteur a été fabriquée par Mitsubishi Heavy Industries, la turbine a été fournie par Siemens. Le coût initial du projet avait été arrêté à 3 milliards d’euros et au final le coût est de 11 Md d’euros. Ce projet a été émaillé de nombreux débats d’ordre financier jusqu’au rachat d’Areva NP par Électricité de France lorsque Siemens revendit sa participation dans Areva NP. Outre le fait qu’Areva n’était pas préparé pour diriger un tel chantier, il ressortit que le savoir-faire de la France dans l’énergie nucléaire avait pratiquement disparu autant dans les bureaux d’étude d’Areva que chez les sous-traitants. Les délais à répétition dans la construction de l’EPR de Flamanville en France s’expliquent par les mêmes raisons.

Alors qu’en Chine il aura fallu moins de 9 ans pour que les deux EPR de Taishan soient connectés au réseau, l’explication est simple : le consortium impliqué dans la construction de ce très important projet comprend à hauteur de 30 % EDF et à hauteur de 70 % China Guandong Nuclear Power Group qui construit quasiment à la chaine des CPR-1000 d’une puissance nominale de 1085 MWe comprenant trois générateurs de vapeur. Il s’agit d’une version un peu plus puissante que la dernière série de PWR de 900 MWe construits à Gravelines en France au cours des années 1980 mais comprenant trois générateurs de vapeur et un système de sécurité passif. Il ne fait aucun doute que le gigantisme des EPR et la complexité des circuits de sécurité seront abandonnés en raison des déboires rencontrés tant en Finlande qu’en France et la voie sera ouverte pour les nouvelles générations standardisées dite « Hualong One » ou HPR1000 dont dix unités sont en cours de construction en Chine. Ce modèle a été approuvé par divers pays dont la Grande-Bretagne, l’Argentine et paradoxalement l’Union européenne. Fin de partie pour le savoir-faire français ? 

L’Empire américain s’auto-détruit. Mais personne ne pensait que ça arriverait si vite

Souvent, les empires suivent le cours d’une tragédie grecque, provoquant précisément le destin qu’ils cherchaient à éviter. C’est certainement le cas de l’empire américain, qui se démantèle dans un mouvement en slow-motion, mais pas si slow qu’on pourrait le penser.

L’hypothèse de base des prévisions économiques et diplomatiques, c’est que chaque pays agit en fonction de son propre intérêt. Mais un tel raisonnement n’est d’aucune utilité dans le monde actuel. Ainsi, les observateurs de tout l’éventail politique utilisent des expressions telles que « se tirer une balle dans le pied » pour décrire la confrontation diplomatique des États-Unis avec la Russie et leurs alliés.

Pendant plus d’une génération, les diplomates américains les plus éminents ont tiré la sonnette d’alarme sur ce qu’ils pensaient être la menace extérieure ultime, à savoir une alliance entre la Russie et la Chine qui dominerait l’Eurasie. Or, les sanctions économiques et la confrontation militaire imposées par l’Amérique ont rapproché ces deux pays et en poussent d’autres dans leur naissante orbite eurasienne.

La puissance économique et financière américaine était censée empêcher la réalisation de ce destin. [En 1971, les États-Unis ont mis fin aux accords de Bretton Woods qui garantissait la convertibilité du dollar en or]. Au cours du demi-siècle qui a suivi la disparition de l’or, les banques centrales du monde ont fonctionné à partir de l’étalon dollar. Elles détenaient ainsi leurs réserves monétaires internationales sous forme de titres du Trésor US, de dépôts bancaires US et d’actions ou obligations US. Le standard établi à partir des bons du Trésor a permis à l’Amérique de financer ses dépenses militaires à l’étranger, mais aussi de prendre le contrôle des investissements dans d’autres pays simplement en créant des reconnaissances de dettes en dollars. Pour les États-Unis, les déficits de la balance des paiements terminent donc sous forme de réserves dans les banques centrales des pays en excédent de paiements. Les débiteurs du Sud, eux, ont besoin de dollars pour payer leurs obligataires et commercer avec l’extérieur.  

Ce privilège monétaire – le seigneuriage du dollar – a permis à la diplomatie américaine d’imposer des politiques néolibérales au reste du monde, sans devoir trop recourir à la force militaire, sauf pour s’emparer du pétrole du Proche-Orient.

La récente escalade des sanctions américaines a bloqué le commerce et les investissements de l’Europe, de l’Asie et d’autres pays avec la Russie, l’Iran et la Chine. Pour les alliés des États-Unis, l’impact a été énorme sur les coûts d’opportunité – les coûts des opportunités manquées. De plus, le gouvernement US a récemment confisqué l’or et les réserves étrangères du Venezuela, de l’Afghanistan et maintenant de la Russie (1). Il a également saisi de manière ciblée les comptes bancaires de riches étrangers – sans doute dans l’espoir de gagner leur cœur et leur esprit, tout en récupérant l’argent de leurs comptes séquestrés. Tout cela a mis fin à l’idée que les avoirs en dollars, ou ceux en livres sterling ou en euros dans les satellites de l’Otan, sont un refuge d’investissement sûr lorsque les conditions économiques mondiales deviennent chancelantes.

Je suis donc quelque peu désabusé par la vitesse à laquelle ce système financier centré sur les États-Unis s’est dédollarisé en l’espace d’un an ou deux. Dans mon livre Super Imperialism, le thème principal portait sur la façon dont, au cours des cinquante dernières années, l’étalon des bons du Trésor US avait canalisé l’épargne étrangère vers les marchés financiers et les banques américaines, permettant ainsi à la Diplomatie du Dollar de s’en sortir. Je pensais que la dédollarisation serait menée par la Chine et la Russie pour qu’elles prennent le contrôle de leurs économies et ainsi éviter le type de polarisation financière qui débouche sur des politiques d’austérité aux États-Unis (2). Mais ce sont les autorités américaines elles-mêmes qui poussent les Russes et les Chinois à surmonter les hésitations qu’ils avaient à se dédollariser.

Je m’attendais à ce que la fin de l’économie impériale dollarisée soit provoquée par la rupture avec d’autres pays. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé. Les diplomates américains ont choisi de mettre eux-mêmes fin à la dollarisation internationale, tout en aidant la Russie à se doter de ses propres moyens de production pour une agriculture et une industrie autonomes. En fait, ce processus de fracture mondiale est en cours depuis quelques années déjà. Il a commencé avec les sanctions qui empêchaient les alliés des États-Unis au sein de l’Otan ainsi que d’autres satellites économiques de commercer avec la Russie. Pour la Russie, ces sanctions ont eu le même effet que des tarifs douaniers protecteurs.

La Russie était restée trop fascinée par l’idéologie du marché libre pour prendre des mesures visant à protéger sa propre agriculture ou son industrie. Les États-Unis lui ont apporté l’aide dont elle avait besoin en lui imposant, par le biais de sanctions, l’autosuffisance intérieure. Lorsque les États baltes ont perdu le marché russe du fromage et d’autres produits agricoles, la Russie a rapidement créé son propre secteur fromager et laitier – tout en devenant le premier exportateur mondial de céréales.

La Russie découvre (ou est sur le point de découvrir) qu’elle n’a pas besoin de dollars américains pour garantir le taux de change du rouble. Sa banque centrale peut créer les roubles nécessaires pour payer les salaires nationaux et soutenir la formation de capital. Finalement, les confiscations américaines pourraient donc amener la Russie à mettre un terme à la philosophie monétaire néolibérale, comme le préconise depuis longtemps Sergei Glaziev, fervent partisan de la MMT [Théorie Monétaire Moderne].

La même dynamique qui sape les ostensibles objectifs des États-Unis s’est manifestée à travers les sanctions US contre les principaux milliardaires russes. La thérapie de choc néolibérale et les privatisations des années 1990 n’ont laissé aux kleptocrates russes qu’un seul moyen d’encaisser les actifs qu’ils avaient arrachés au domaine public: incorporer leurs recettes et vendre leurs actions à Londres et à New York. L’épargne nationale ayant été anéantie, les conseillers américains avaient persuadé la banque centrale russe de ne pas créer sa propre monnaie en roubles.

Le résultat, c’est que le patrimoine national russe en pétrole, gaz et minéraux n’a pas été utilisé pour financer une rationalisation de l’industrie et du logement en Russie. Au lieu d’être investis dans la création de nouveaux moyens de production russes, les revenus de la privatisation ont été dépensés par les nouveaux riches dans l’immobilier britannique de luxe, les yachts et d’autres actifs de la fuite mondiale de capitaux. Mais la prise en otage des avoirs russes en dollars, en livres sterling et en euro a fait de la City de Londres un lieu trop risqué pour y conserver des actifs. En imposant des sanctions aux Russes les plus riches et les plus proches de Poutine, les responsables américains espéraient les inciter à s’opposer à une rupture avec l’Occident et dans la foulée, à en faire de serviables agents d’influence de l’Otan. Sauf que pour les milliardaires russes, leur propre pays commence à apparaître comme une place plus sure.

Depuis plusieurs décennies, la Réserve fédérale et le Trésor se sont battus pour empêcher l’or de retrouver son rôle dans les réserves internationales. Mais comment l’Inde et l’Arabie saoudite vont-elles considérer leurs avoirs en dollars alors que Biden et Blinken tentent de les forcer à suivre l’ »ordre fondé sur des règles » des États-Unis plutôt que leur propre intérêt national ? Les récents diktats des États-Unis ne leur laissent guère d’autre choix que de commencer à protéger leur propre autonomie politique. Comment? En convertissant leurs avoirs en dollars et en euros en or, un actif qui écarte tout risque politique d’être pris en otage par les exigences de plus en plus coûteuses et perturbatrices des États-Unis.

Après le blocage des réserves étrangères de la Russie et la chute du taux de change du rouble, la diplomatie américaine a soumis l’Europe de manière abjecte en demandant à ses gouvernements de pousser leurs entreprises à se débarrasser de leurs actifs russes pour quelques centimes seulement par dollar. Pire, Blackstone, Goldman Sachs et d’autres investisseurs américains se sont empressés d’acheter ce dont Shell Oil et d’autres sociétés étrangères se débarrassaient.

Personne ne pensait que l’ordre mondial d’après-guerre (1945-2020) céderait aussi rapidement. Un ordre économique international véritablement nouveau est en train d’émerger, même si l’on ne sait pas encore exactement quelle forme il prendra. En confrontation avec la Russie, la stratégie des États-Unis et de l’Otan visant à « exciter l’ours » a désormais dépassé le seuil de la masse critique. Il ne s’agit plus seulement de l’Ukraine qui est le déclencheur, un catalyseur pour éloigner une grande partie du monde de l’orbite des États-Unis et de l’Otan.

La prochaine épreuve de force pourrait avoir lieu en Europe même. Des politiciens nationalistes pourraient chercher à s’affranchir de la mainmise excessive des États-Unis sur leurs alliés européens et autres, Washington tentant vainement de les maintenir dans la dépendance du commerce et des investissements basés aux États-Unis. Le prix de leur obéissance sans faille est lourd: une inflation des coûts pour leur industrie et un renon de leurs politiques électorales démocratiques pour pouvoir se subordonner aux proconsuls US de l’Otan.

Ces conséquences ne peuvent pas vraiment être considérées comme « involontaires ». Trop d’observateurs ont indiqué exactement ce qui allait se passer – à commencer par le président Poutine et le ministre des Affaires étrangères Lavrov. Ils avaient expliqué quelle serait leur réponse si l’Otan insistait pour les acculer dans un coin tout en attaquant les russophones d’Ukraine orientale et en déplaçant des armes lourdes vers la frontière occidentale de la Russie. Les conséquences étaient prévues. Les néoconservateurs qui contrôlent la politique étrangère des États-Unis s’en fichaient tout simplement. Reconnaître les préoccupations du président russe faisait de vous un Putinversteher [quelqu’un qui comprend Poutine].

Les responsables européens ne se sont pas gênés pour faire part au monde entier de leurs inquiétudes quant au fait que Donald Trump était fou et qu’il allait chambouler la diplomatie internationale. Mais ils semblent avoir été pris de court par la résurgence, au sein de l’administration Biden, de la haine viscérale envers la Russie manifestée par le secrétaire d’État Blinken et Victoria Nuland-Kagan. Le mode d’expression et les manières de Trump étaient peut-être grossiers, mais le gang des néocons américains a des obsessions de confrontation beaucoup plus menaçantes à l’échelle mondiale. Pour eux, il s’agissait de savoir quelle réalité sortirait victorieuse : la « réalité » qu’ils croyaient pouvoir fabriquer, ou la réalité économique hors du contrôle des États-Unis.

Ce que les pays étrangers n’ont pas fait par eux-mêmes – en remplaçant le FMI, la Banque mondiale et les autres instruments de la diplomatie US – les politiciens américains les obligent à le faire. Les pays d’Europe, du Proche-Orient et du Sud pourraient prendre leurs distances en fonction de leurs propres intérêts économiques à long terme. Mais c’est l’Amérique qui les pousse à le faire, comme elle l’a fait avec la Russie et la Chine. De plus en plus de politiciens cherchent à obtenir le soutien de leurs électeurs en leur demandant s’ils ne seraient pas mieux servis par de nouveaux accords monétaires destinés à remplacer le commerce en dollars, les investissements en dollars et même le service de la dette étrangère en dollars.

La compression des prix de l’énergie et des denrées alimentaires frappe particulièrement durement les pays du Sud. Elle coïncide avec leurs propres problèmes liés au Covid-19 et à l’imminence de l’échéance du service de la dette dollarisée. Quelque chose doit céder. Combien de temps ces pays vont-ils imposer l’austérité pour payer les détenteurs étrangers d’obligations ?

Comment les économies américaine et européenne s’en sortiront-elles avec les sanctions qu’elles ont imposées au gaz et au pétrole russes, au cobalt, à l’aluminium, au palladium et à d’autres matériaux de base ? Les diplomates américains ont dressé une liste de matières premières dont leur économie a désespérément besoin et qui sont donc exemptées des sanctions commerciales. M. Poutine dispose ainsi d’une liste pratique de leviers de pression qu’il peut utiliser pour remodeler la diplomatie mondiale et, ce faisant, aider les pays européens et les autres à se libérer du rideau de fer que l’Amérique a imposé pour enfermer ses satellites dans la dépendance des fournitures américaines à prix élevé.

Mais la rupture définitive avec l’aventurisme de l’OTAN doit venir des États-Unis mêmes. À l’approche des élections de mi-mandat de cette année, les politiciens trouveront un terrain fertile en montrant aux électeurs américains que l’inflation des prix induite par l’essence et l’énergie est un sous-produit politique de l’administration Biden qui bloque les exportations de pétrole et de gaz russes. Le gaz est nécessaire non seulement pour le chauffage et la production d’énergie, mais aussi pour fabriquer des engrais, dont il y a déjà une pénurie mondiale. Cette situation est exacerbée par le blocage des exportations de céréales russes et ukrainiennes, ce qui fait monter en flèche les prix des denrées alimentaires aux États-Unis et en Europe.

On observe déjà un décalage interpellant entre la vision réaliste du secteur financier et celle promue par les médias dominants de l’Otan. Ce lundi 7 mars par exemple, les marchés boursiers européens ont plongé à l’ouverture, tandis que le pétrole Brent grimpait à 130 dollars le baril. Dans Today, le JT matinal de la BBC, le député conservateur Alan Duncan, négociant en pétrole, a tiré la sonnette d’alarme: la perspective d’un quasi-doublement des prix du gaz naturel menaçait de faillite les entreprises qui se sont engagées à fournir à l’Europe du gaz aux anciens tarifs. Mais revenant à ses infos militaires « Deux minutes de haine », la BBC n’a cessé d’applaudir les courageux combattants ukrainiens et les politiciens de l’Otan qui réclament davantage de soutien militaire. À New York, l’indice Dow Jones a plongé de 650 points, et l’or a grimpé à plus de 2 000 dollars l’once – reflétant l’opinion du secteur financier sur la façon dont le jeu des États-Unis est susceptible de se dérouler. Les prix du nickel ont augmenté encore plus: 40 %.

Tenter de forcer la Russie à répondre militairement et à ainsi faire mauvaise figure aux yeux du reste du monde s’avère être un coup monté. L’objectif était simplement de démontrer la nécessité pour l’Europe de contribuer davantage à l’Otan, d’acheter plus de matériel militaire américain et de s’enfermer plus encore dans une dépendance commerciale et monétaire vis-à-vis des États-Unis. Mais l’instabilité qui en résulte a pour effet de faire passer les États-Unis pour une menace aussi grande que la Russie.

Article de Michael Hudson paru sur le site Investig’action le 11 mars 2022. Hudson, professeur d’économie à l’Université du Missouri à Kansas City, est conseiller du groupe de réforme de la Lettonie.

Crise ukrainienne : l’histoire se répète

Alors que le Président français s’apprête à rendre visite à Vladimir Poutine pour se gonfler le jabot, ce sera encore peine perdue. Président honorifique de l’Union européenne il serait avisé de prendre en compte la position de l’Allemagne mais en réalité ce n’est pas le point important bien qu’il ait invité le chancelier allemand Olaf Scholz à l’accompagner. La Russie a tout fait pour doubler le volume de son gaz exporté vers l’Europe avec le gazoduc NS2. Des différends juridiques difficiles à comprendre bloquent depuis plusieurs mois le fonctionnement de ce gazoduc. En réalité, encore une fois, il faut y voir la main de Washington qui ne peut pas accepter la dépendance de l’Europe au gaz russe. Beau et louable prétexte … Une nouvelle fois l’analyse est éloignée de la réalité qui est la suivante : la Russie libellera le prix de son gaz en euros.

Il faut remonter dans l’histoire pour comprendre l’attitude américaine dont la puissance est adossée au pétrodollar depuis la fin de la deuxième guerre mondiale et le cas de l’Ukraine est une suite de cette histoire. Lorsque l’Irak proposa aux Européens de leur vendre son pétrole libellé en euros, à l’époque déjà existant comme monnaie fiduciaire, ce fut immédiatement la guerre. Lorsque le dirigeant libyen osa faire la même proposition le résultat ne se fit pas attendre, ce fut la guerre confiée aux Anglais et aux Français avec l’appui logistique des bases militaires américaines situées dans le sud de l’Italie. L’histoire n’a pas évolué : les Américains exigent que le commerce international soit libellé en dollars. Tout pays rebelle sera puni. Les Européens, esclaves de Washington, n’ont pas droit à la parole.

Pourquoi l’Ukraine n’intéresse pas le Kremlin ? Les Ukrainiens russophones et de confession chrétienne orthodoxe représentent un cinquième de la population totale soit environ 8 millions de personnes. Si on soustrait la population de la péninsule de Crimée qui a rejoint la mère patrie russe à la suite d’un référendum démocratique non reconnu par l’ONU, soit 2,5 millions de personnes, il reste alors 5,5 millions de russophones dans le Donbas. Or plus de 4 millions de personnes ont déjà fui cette région en direction de la Russie et parfois de la Biélorussie. Il ont reçu immédiatement un passeport russe. Il reste donc au pire 2 millions de russophone dans cette partie de l’Ukraine. Le Donbas a toujours été le berceau de la sidérurgie du pays et de toutes sortes d’autres productions industrielles. Tout est à l’arrêt depuis les évènements de Maiden fomentés par la CIA. Cet état de fait explique la situation économique désastreuse du pays. C’est donc une longue histoire. Si les forces armées de l’Ukraine de Kiev non russophones et néo-nazis qui arborent fièrement le Sowilo, l’insigne des SS, veulent en finir avec cette minorité russophone, ce qui se prépare, la communauté internationale devra réagir, car il s’agira d’un génocide, une extermination sans pitié de tous les Ukrainiens russophones qui restent dans ce pays. Il ne reste plus d’autre choix à ce reliquat de russophones de quitter le pays et d’aller se réfugier en Russie. C’est le seul point qui pourrait préoccuper Moscou.

On est donc loin des préoccupations énergétiques qui énervent les Etats-Unis mais la Maison-Blanche utilise ce faux prétexte pour menacer la Russie. C’est un faux prétexte en effet, un faux drapeau, la stratégie fourbe et mensongère que les Américains ont toujours utilisé par le passé. Cette stratégie américaine a eu des conséquences immédiates avec la signature ce vendredi 4 février 2022 d’un accord de livraison de gaz à la Chine utilisant le nouveau gazoduc traversant la Mongolie qui est sur le point d’être inauguré. De plus la mise en exploitation du champ gazier de Yuzhno-Kirinskoye en Sibérie centrale et celle des champs gaziers off-shore dans la région de la péninsule de Sakhaline incitent la Russie à s’orienter vers l’extrême-Orient. Le contrat sino-russe fait état de paiement du gaz russe par la Chine en euros ! Serait-ce un signe d’une détente au sujet du dossier ukrainien et d’un futur géopolitique où la Russie se rapprocherait de l’Europe ? Toujours est-il que ce contrat, bien qu’indépendant des évènements ukrainiens, doit certainement rendre les américains très nerveux.

La Chine et la Russie accélèrent leur « dédollarisation »

La Chine et la Russie s’orientent progressivement vers un arrangement pour atteindre une dédollarisation de leurs économies depuis que la crise financière mondiale de 2008 a révélé les risques d’une dépendance excessive à l’égard des États-Unis. Cependant, les sanctions économiques américaines contre Moscou et Pékin semblent avoir intensifié la recherche d’alternatives.

Miser sur Washington

L’architecture financière centrée sur l’Amérique est une immense source de pouvoir. La plupart des échanges internationaux sont effectués en dollars américains, le transfert des paiements passe par le système de transaction SWIFT* (voir notes en fin d’article) sur lequel le pays a une immense influence, tandis que le financement provient des banques d’investissement dirigées par les États-Unis, la dette est classée par les agences de notation américaines et même les principales cartes de crédit sont américaines. Ces instruments économiques de pouvoir permettent à Washington de gérer son empire – il peut gérer d’énormes déficits commerciaux, collecter des données sur ses adversaires, accorder un traitement favorable à ses alliés et écraser ses adversaires avec des sanctions.

L’architecture financière centrée sur les États-Unis n’est plus viable. La Maison Blanche a perdu le contrôle de son déséquilibre commercial négatif, la dette devient incontrôlable et l’inflation galopante détruit la monnaie. Pire encore, Washington utilise son architecture financière comme un outil de politique étrangère en imposant des sanctions à ses adversaires. La stratégie de sécurité américaine confirme que la Chine et la Russie sont les deux principaux États dans le collimateur de Washington, ce qui oblige Moscou et Pékin à établir une architecture financière alternative découplée des États-Unis.

Dédollarisation

La dédollarisation, la réduction de la dépendance au dollar américain comme monnaie de réserve et de transaction, est un défi immense car le rôle dominant du dollar américain définit le système financier international depuis plus de 75 ans. Le dollar a maintenu sa position forte pour trois raisons principales : la taille énorme de l’économie américaine, la préservation de la valeur du dollar en maintenant l’inflation à un niveau bas et le marché financier ouvert et liquide. Alors que l’économie américaine est en déclin relatif, l’inflation est incontrôlable et ses marchés financiers sont utilisés comme une arme – les fondements du rôle durable du dollar touchent rapidement à leur fin.

Un partenariat financier entre la Chine et la Russie, premier importateur mondial d’énergie et premier exportateur mondial d’énergie, est un instrument indispensable pour détrôner le pétrodollar. En 2015, environ 90 % des échanges entre la Russie et la Chine étaient réglés en dollars, et en 2020, les échanges libellés en dollars entre les deux géants eurasiens avaient presque diminué de moitié, avec seulement 46 % des échanges en dollars. La Russie a également ouvert la voie en réduisant la part du dollar américain dans ses réserves de change. Les mécanismes de dédollarisation du commerce sino-russe sont également utilisés pour mettre fin à l’utilisation du billet vert avec des tiers, des progrès étant observés dans des pays tels que l’Amérique latine, la Turquie, l’Iran, l’Inde, etc. Les États-Unis ont injecté des dollars. au monde entier pendant des décennies, et à un moment donné, la marée changera à mesure que la mer de dollars rentrera chez elle avec une valeur de plus en plus diminuée.

Opérations financières

Le système SWIFT pour les transactions financières entre les banques du monde entier était auparavant le seul système pour les paiements internationaux. Ce rôle central de SWIFT a commencé à s’éroder lorsque les États-Unis l’ont utilisé comme arme politique. Les Américains ont d’abord expulsé l’Iran et la Corée du Nord, et en 2014, Washington a commencé à menacer d’expulser également la Russie du système. Au cours des dernières semaines, la menace d’utiliser SWIFT comme arme contre la Russie s’est intensifiée.

La Chine a répondu en créant le CIPS** et la Russie a développé le SPFS***, les deux étant des alternatives à SWIFT. Même plusieurs autres pays européens se sont regroupés avec une alternative à SWIFT pour limiter la juridiction extraterritoriale de Washington et ainsi continuer à commercer avec l’Iran. Une nouvelle architecture financière sino-russe devrait intégrer le CIPS et le SPFS, et les rendre plus accessibles aux tiers. Si les États-Unis expulsaient la Russie, le découplage de SWIFT s’intensifierait encore.

Banques de développement

Le FMI, la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement, dirigés par les États-Unis, sont des instruments renommés de la politique économique américaine. Le lancement de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB) dirigée par la Chine en 2015 est devenu un tournant dans l’architecture financière mondiale, alors que tous les principaux alliés des États-Unis (à l’exception du Japon) se sont engagés au mépris des avertissements américains. La nouvelle banque de développement, anciennement appelée banque de développement des BRICS, était une étape supplémentaire vers le découplage des banques de développement dirigées par les États-Unis. La Banque eurasienne de développement et la future Banque de développement SCO**** sont davantage des clous dans le cercueil des banques de développement contrôlées par les États-Unis.

Effets de synergie

La Chine et la Russie ont également développé leurs propres agences de notation et remplacé la position dominante de Visa et Mastercard dans leurs pays respectifs. Cette nouvelle architecture financière est complétée par un partenariat énergétique et un partenariat technologique, car ni la Chine ni la Russie ne veulent dépendre des industries de haute technologie américaines alors qu’elles entrent dans la quatrième révolution industrielle. En outre, la Chine et la Russie cherchent à éviter les couloirs de transport dominés par les États-Unis. La Chine a investi des milliards de dollars dans son initiative « la Ceinture et la Route » pour de nouveaux corridors terrestres et maritimes, tandis que la Russie a avancé un programme similaire mais plus modeste qui comprend le développement de l’Arctique en tant que route maritime en partenariat avec la Chine. Le financement et la gestion de ces programmes de haute technologie et corridors de transport auront des effets de synergie positifs pour la poursuite du développement d’une nouvelle architecture financière internationale.

Les États-Unis peuvent utiliser davantage de sanctions pour s’opposer au développement d’une architecture financière internationale multipolaire, bien que la coercition économique continue ne fera qu’augmenter la demande de découplage avec l’Amérique. La première règle des sanctions est que lorsqu’elles perdurent, les cibles des sanctions apprendront à vivre sans la puissance belligérante. Ce qui a commencé comme un effort pour affaiblir et isoler les adversaires de Washington finit par isoler les États-Unis.

Article de Glenn Diesen, Professeur à l’Université de la Norvège-Sud-Est

Notes. SWIFT : Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication, comprend plus de 3000 employés et utilise un système informatique en perpétuelle amélioration pour être capable de gérer plus de 40 millions de transactions financières chaque jour entre environ 11000 établissements financiers et bancaires. Cette entreprise est étroitement contrôlée par les Etats-Unis. CIPS : Cross-Border Inter-Bank Payments System est un organisme de gestion de transactions bancaires situé à Shanghaï censé gérer les transactions libellées en yuans. Malgré sa création en 2015 cet organisme n’a pas encore atteint sa maturité. SPFS, littéralement Système pour le Transfert de Messages Financiers, créé par la Banque Centrale de Russie gère les transactions de plus de 400 « clients » dans le monde. Ces deux systèmes utilisent la même syntaxe que SWIFT. SCO : Shanghai Cooperation Organisation, pendant de la Banque Mondiale, couvre les 3 cinquièmes de la zone asiatique et 40 % de la population mondiale. Il faut enfin rappeler qu’il existe des accords de « swap » entre la Chine et le Japon ainsi qu’entre la Corée et la Chine.

Le magnésium : arme géostratégique ?

Le magnésium est le quatrième élément le plus abondant de la croute terrestre après le fer, l’oxygène et le silicium. C’est le troisième plus abondant composant de l’eau de mer après le sodium et le chlore. Ce métal se trouve toujours combiné à d’autres éléments. Seuls quelques minéraux sont des sources exploitables de magnésium dont la dolomite, le talc et l’olivine. Les quatre cinquième du magnésium métal produit dans le monde, 1 million de tonnes par an, proviennent de Chine. Comme pour l’aluminium cette production comprend une électrolyse du chlorure de magnésium obtenu après diverses étapes chimiques qui diffèrent selon le minerai utilisé. Dans l’industrie le magnésium est le troisième métal par son importance après le fer et l’aluminium et il entre dans une multitude d’applications depuis les alliages notamment avec l’aluminium mais également en électronique, en chimie de synthèse … L’une des utilisations grand-public du magnésium est sa présence, allié à l’aluminium, pour la confection des canettes de boissons variées (près de 400 milliards par an dans le monde).

À ce jour le cours du magnésium est de 31500 yuans/tonne, soit environ 4100 euros, après avoir connu une augmentation de 94 % en une année. Cette augmentation s’explique par le renchérissement du prix de l’énergie électrique et des carburants. Il existe d’autres raisons car parmi tous les métaux cotés à la bourse de Shanghaï, gallium, germanium, manganèse, indium, néodyme et tellure, outre les autres lanthanides, c’est le magnésium qui a connu la plus importante augmentation de prix. Ce serait donc la demande qui serait la cause de cette augmentation du prix de la tonne de magnésium combinée à la situation de monopole de la Chine sur ce marché. La reprise économique de la Chine, qui n’est maintenant « que » de 5 % par an, expliquerait cette hausse. Les pays occidentaux, en particulier les Etats-Unis, ont choisi de s’en remettre à la Chine pour leurs approvisionnements en magnésium. Cette stratégie comporte un risque et le gouvernement de Pékin entend le faire comprendre aux Occidentaux qui ne se privent pas de critiquer la politique du gouvernement chinois.

Par exemple le néodyme utilisé pour confectionner les aimants permanents des moulins à vent a vu son cours, toujours à la bourse de Shanghaï, n’augmenter que de 58 % en une année pour atteindre 128000 euros la tonne. C’est une faible augmentation en pourcentage par rapport au magnésium qui s’explique par le fait que la Chine est le premier producteur de ce métal et le premier utilisateur pour la fabrication de l’élément producteur d’électricité des moulins à vent destinés à l’exportation alors que la production massive de voitures électriques « made in PRC » utilise beaucoup de magnésium pour tous les alliages à base d’aluminium. Un métal aussi « trivial » que le magnésium constitue donc bien une arme stratégique et les Occidentaux seraient bien avisés de laisser les Chinois tranquilles car ils disposent d’arguments économiques imparables pour se faire respecter.

Maîtriser les émissions de gaz à effet de serre : une lubie européenne

Dans sa fameuse (et unique) comédie « Les Plaideurs » Jean Racine met en scène le portier Petit-Jean du juge Dandin, dans la célèbre première scène de l’acte premier de l’oeuvre. J’ai appris cette scène qu’il fallait réciter de mémoire lorsque j’étais au collège ou plutôt à l’école primaire. Il y figure ce célèbre vers « Qui veut voyager loin ménage sa monture ». Vous pouvez retrouver ce texte ici : https://www.atramenta.net/lire/oeuvre392-chapitre-3.html . Le but de ce billet n’est pas de faire un commentaire de ce texte plein de sagesse paysanne. J’en citerai cependant un autre passage qui est tout à fait approprié à l’objet de mon billet : « Sur l’avenir bien fou qui se fiera, tel qui rit vendredi, dimanche pleurera ». En effet la grande escroquerie de l’IPCC qui fait l’objet du grand raout de Glasgow, ville industrielle dont je ne me souviens que de l’immense distillerie Johnny Walker, est de prédire l’avenir à l’aide de modèles informatiques tous aussi faux les uns que les autres. Et le premier adage cité plus haut semble avoir été ignoré par la Commission européenne dans ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’autre escroquerie de l’IPCC à laquelle l’ensemble du monde occidental a fini par croire à grands renforts de propagande répétitive depuis des dizaines d’années.

En effet, réaliser d’ici 2030 une réduction de 55 % des émissions de ces supposés gaz à effet de serre en Europe va tuer l’Europe, car « qui veut voyager loin ménage sa monture ». En d’autres termes toute politique énergétique demande du temps, beaucoup de temps. Le tableau ci-dessous figurant dans le document écrit par Philippe Herlin dont j’ai fait mention dans mon précédent billet explique clairement les conséquences que pourrait endurer la France si les désirs de la Commission européenne étaient appliqués à la lettre. La planification du secteur énergétique doit être faite sur le long terme. Neuf années c’est ridiculement court et les conséquences des décisions de la Commission européenne sont extrêmement préoccupantes, je dirai même suicidaires.

Ce tableau ne concerne que la France dont la production d’électricité est déjà « verte » à plus de 80 %. Le rectangle vert en haut et à droite de cette illustration est bien vert mais il comprend en grande partie les petites unités de production d’électricité utilisant du gaz comme combustible qui sont d’une souplesse suffisante pour pallier aux aléas de la production électrique des éoliennes et aussi quelques unités de production d’électricité utilisant du charbon. Que voit-on par ailleurs ? Les deux postes qui excitent les écologistes au plus haut point sont les transports et le résidentiel. On ne va tout de même pas réduire les émissions de GES du secteur agricole à moins de choisir soit d’affamer la population soit d’être condamné à importer ce que l’on peut produire sur le sol national. Dans le secteur des transports supprimer les poids lourds et les véhicules utilitaires légers paralyserait l’économie. Il reste donc les véhicules particuliers et le secteur résidentiel, c’est-à-dire le chauffage, l’éclairage et la consommation d’électricité que nécessite le confort normal d’un logement. Sur les 445 millions de tonnes d’équivalents CO2 il faut trouver un stratagème satisfaisant les injonctions de la Commission européenne et 55 % de ce montant c’est 244 MtCO2. En convertissant la totalité des véhicules particuliers en voitures électriques on est loin, très loin, du compte : 72 pour 244. De toutes les façons il n’y aura jamais assez le lithium pour convertir tous les véhicules particuliers à l’électricité.

Il apparaît donc clairement que le schéma de la Commission est inapplicable à moins d’obliger tous les Français, y compris les politiciens, à réduire d’une manière insupportable leur train de vie, en particulier ne plus manger de viande, l’élevage occupant une part importante dans ce bilan, et reboiser avec des milliards d’arbres toutes les prairies de la douce France puisque les forêts sont des pièges à gaz à effet de serre. « Ne mangez plus de viande ! ». J’imagine l’effet qu’un tel ordre émanant du gouvernement aurait sur la population …

Inutile de continuer à défendre les lubies de Madame Van der Leyen, ce ne sont que des lubies.

Pour terminer ce billet la seule source d’énergie non carbonée capable de réduire les émissions de GES est le nucléaire. Le Président Macron a eu une idée de génie opportuniste : développer le plus vite possible les petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR) pouvant être produit en série. Il faudra au moins dix ans pour que ce qui reste de l’industrie nucléaire française encore capable de construire une centrale nucléaire se reconvertisse à cette technologie qui n’est pas miniaturisée comme on aurait tendance à le croire. Raisonnablement on peut espérer que dans 20 ans la France pourra devenir un acteur d’une importance tout relative dans le domaine nucléaire. Les SMR sont à l’heure actuelle en balbutiement. La Chine apparaît comme le leader dans ce domaine avec les deux SMRs haute température refroidis à l’hélium de 210 MW électriques unitaires et la Russie avec l’usine flottante comprenant deux réacteurs de 50 MW électriques alimentant une petite ville du nord-est de la Sibérie. Une multitude d’autres projets occupent les ingénieurs américains, russes, coréens, chinois et anglais. Tout en voulant vanter l’avenir de l’industrie nucléaire française dans le domaine des petits réacteurs nucléaires modulaires le Président Macron a ordonné la fermeture des deux réacteurs de la centrale électrique de Fessenheim qui représentent 6 SMRs de 300 MW de puissance électrique alors que cette usine pouvait encore fonctionner pendant au moins 30 ans. En conclusion la France ne pourra pas respecter les engagements de la Commission européenne à moins de tuer au sens littéral du terme le pays tout entier. Réchauffement du climat ou pas il faudra bien que les décideurs politiques retrouvent la raison, mais je dois déborder d’optimisme.

Note. Le premier SMR (eau pressurisée) construit par la Chine ( Shanghai Nuclear Engineering Research and Design Institute (SNERDI)) d’une puissance électrique nominale de 300 MW a été opérationnel en 1991. Il s’agit de la série CNP-300 dont plusieurs unités ont été construites au Pakistan, la dernière d’entre elles ayant été connectée au réseau électrique en 2017, sa construction ayant débuté en 2011. La Chine construit aujourd’hui des SMRs haute température dans le but de produire de l’hydrogène à un prix abordable à l’avenir. La Chine a en effet pour ambition de produire des véhicules automobiles munis de piles à hydrogène car il lui paraît évident que la pénurie annoncée de lithium ne permettra pas de répandre les voitures électriques « made in PRC » très longtemps. La Russie, de son côté, a construit un SMR à neutrons rapides refroidi avec du plomb liquide d’une puissance également de 300 MW électriques, le réacteur BREST. Pour la catastrophe annoncée des investissements ESG je conseille à mes lecteurs de voir cette interview :

https://www.youtube.com/watch?v=LlwTJH2DoUY et pour les curieux le rapport RTE : https://assets.rte-france.com/prod/public/2021-10/Futurs-Energetiques-2050-principaux-resultats_0.pdf et la note de Philippe Herlin au sujet de ce rapport : https://www.lopinion.fr/edition/economie/rte-rapport-fausse-hypothese-depart-tribune-philippe-herlin-institut-257996