Réflexions géopolitiques

En ce jour du 11 novembre célébrant la fin de la première guerre mondiale il m’a paru opportun d’écrire quelques remarques sur l’actualité géopolitique du moment. Nous sommes encore le 10 novembre en Polynésie et il est 9h50 du matin à l’heure où je termine la rédaction de ce billet.

Alors que la Russie fait croire aux Occidentaux qu’elle s’enlise dans un conflit qu’elle ne maîtrise plus, les Américains songent sérieusement à entrer en conflit direct avec la Chine avant que ce que pays n’ait acquis la maîtrise des mers en construisant en série des croiseurs, des porte-avions et des sous-marins. En Ukraine le commandement militaire russe a préféré se retirer de la rive gauche du Dniepr en aval du barrage de Novaya Kahovka que le régime de Kiev menace de faire sauter. Une telle éventualité submergerait toute la région en aval du barrage par une vague de 4 mètres de haut, y compris la ville de Kherson mais, pire encore, priverait d’eau la péninsule de Crimée. Si le régime nazi et corrompu de Kiev que les Occidentaux soutiennent sans état d’âme, un peu comme Pétain soutenait Hitler, prenait le risque de bombarder ce barrage je donne peu de chance de survie aux principales villes d’Ukraine occidentale ainsi qu’aux infrastructures de ce pays encore opérationnelles.

Les Occidentaux fournissent en armes l’Ukraine nazie, armes payées par les contribuables. Ils seront directement responsables devant le monde entier de leurs mensonges et de leurs faits de guerre. Les Occidentaux, je veux dire plus précisément l’Union européenne dont deux des principaux pays s’étaient engagés à faire appliquer les accords de Minsk-2, ont failli en raison des pressions américaines. Ils sont directement responsables de l’aggravation inévitable maintenant du conflit dans tout le territoire ukrainien. L’Europe est un ramassis de peuples sans âme asservis par les Etats-Unis et ils sont incapables de réagir positivement à ce conflit qui se déroule à leur porte. Aucun des hauts responsables politiques européens ne peut comprendre que l’OTAN ne sert que les intérêts du complexe militaro-industriel américain, que c’est une organisation mafieuse qui ne respecte pas les peuples et leur volonté. De Gaulle avait très bien compris ce problème, mais où se trouve un homme de la stature visionnaire de De Gaulle aujourd’hui ?

Quant aux velléités belliqueuses des USA à l’égard de la Chine il faut se souvenir que les Américains n’ont jamais gagné une seule des guerres qu’ils avaient eux-mêmes fomenté depuis la fin de la seconde guerre mondiale, encore faut-il être honnête car ce ne sont pas les Gis qui ont vaincu Hitler mais bien l’armée rouge. Après avoir tout fait pour rapprocher la Chine de la Russie ces dernières années, au cas où les Américains décidaient d’entrer en conflit avec la Chine il y a fort à parier qu’immédiatement la Russie aidera les Chinois en leur fournissant leur arme imparable que constituent les missiles supersoniques, arme que ne possèdent pas les Américains. De même que les sanctions contre la Russie se sont retournées catastrophiquement contre leurs promoteurs, de même des sanctions contre la Chine mettraient en péril des pans entiers des économies occidentales, y compris américaines.

S’en prendre à la Russie par Ukraine interposée a été une grave erreur des Occidentaux, faire de même avec la Chine en avançant comme prétexte Taïwan sera une erreur beaucoup plus dommageable tant pour les Occidentaux que pour le reste du monde.

Enfin pour conclure ces réflexions il me paraît inconcevable qu’un pays nucléarisé, les 5 membres du Conseil de Sécurité auxquels il faudrait ajouter l’Inde, le Pakistan et Israel, ose « tirer » le premier sur son ennemi avec une arme nucléaire car ces pays le savent : en quelques heures ce serait la fin du monde. Et c’est très simple à comprendre : il y a dans le monde environ 5000 armes nucléaires opérationnelles d’une puissance dévastatrice 50 à 100 fois supérieure à celle d’Hiroshima …

Brève. Il paraît que je suis fasciste !

En bavardant il y a quelques jours avec un jeune français diplômé fraîchement sorti d’une école européenne dont j’ai oublié le nom nous avons abordé l’affaire du coronavirus. J’ai mis en garde mon interlocuteur car, fort d’un passé universitaire de biologiste, je risquais d’aller à l’encontre de ses propres opinions et analyses. De fait dès le début de notre dialogue je l’ai repris sur plusieurs points. D’abord je lui ai affirmé que je n’inventais rien et que tout ce que j’allais lui raconter s’appuyait sur des publications scientifiques. La conversation a vite pris un ton agressif quand j’ai déclaré que ce virus contenait une insertion d’une vingtaine de nucléotides comprenant un site de clivage par une protéase très commune dans l’organisme humain et que cette insertion ne pouvait pas ne pas avoir été effectuée en laboratoire. 

Ce jeune homme semblait attentif car je lui expliquais quelle était la signification des termes inconnus pour la plupart par les néophytes dont il faisait partie, termes que j’utilisais que j’utilisais car n’ayant pas d’autres moyens à ma disposition pour cet exposé.

Le ton a commencé à monter quand j’ai déclaré tout de go que cette manipulation génétique pour obtenir un « gain de fonction » avait été vraisemblablement réalisée dans un laboratoire de l’armée américaine, alors que ce type de recherche est considéré comme illégal sur le sol américain. Dubitatif qu’il était j’ai insisté sur le fait que la séquence de nucléotides insérée comprenait des codons (toujours en expliquant de quoi il s’agissait) qui ne se trouvent jamais dans le matériel génétique des virus de cette famille de coronavirus. Bien que m’écoutant attentivement il semblait devenir nerveux. Il explosa alors quand je lui fit part de mon hypothèse au sujet de la dispersion de ce virus modifié dans le monde entier à l’occasion des olympiades militaires qui eurent lieu durant l’automne à Wuhan, diffusion organisée avec l’aide d’agents américains faisant partie de l’équipe de sécurité protégeant les athlètes américains. Le lobbying des laboratoires pharmaceutiques fit le reste dans le but de tuer le maximum de personnes.

Alors là ce jeune diplômé réagit presque violemment en me demandant si je n’étais pas un peu complotiste et américanophobe. Certes je suis devenu vraiment anti-américain mais complotiste : non, loin de moi cette idée car je présente mon analyse au sujet de Wuhan comme une hypothèse. Puis l’ayant un peu intéressé par mon propos il changea de conversation en m’exposant son opinion sur la politique « zéro-covid » chinoise. Les autorités chinoises, selon ce jeune diplômé, profitent de la situation pour maintenir leur population sous pression, contrôlée en permanence par le parti, etc … Pas du tout ai-je rétorqué. La Chine est devenue la première puissance industrielle et commerciale du monde et elle manœuvre pour affaiblir les USA et l’Europe en bloquant ses principaux ports d’où partent les denrées manufacturées qui inondent les marchés européens et américains. Je compris que ce jeune diplômé ne comprenait pas de quoi je parlais. On n’a pas besoin d’avoir suivi de longues études en économie politique pour comprendre que le volume de l’offre d’un produit comparé à la demande influe directement sur les prix de ce produit. Quand les autorités chinoises bloquent pour des raisons sanitaires discutables un port comme celui de Shanghai il y a à l’évidence une autre motivation : catalyser une inflation à deux chiffres généralisée dans tous les pays occidentaux.

Mon interlocuteur me demanda alors si je n’étais pas un peu admirateur de Xi Ping, ajoutant que pour lui le PC chinois était un régime fasciste. J’eus l’audace de répondre par oui à sa question. La conversation s’arrêta là car il me traita de fasciste … Il est vrai qu’un régime autoritaire contrôlant minutieusement sa population peut être qualifié de fasciste même si ce terme est historiquement inapproprié. Les régimes de Franco et Mussolini furent qualifiés ainsi mais quelle différence avec le parti communiste chinois ? Il est vrai qu’aujourd’hui quand on n’approuve pas les idées de la mouvance gauchiste, qu’il s’agisse du climat, de la fameuse transition énergétique, de l’idéologie woke et j’en passe on est vite traité de fasciste.

Nous sommes à une nanoseconde de l’apocalypse nucléaire

Par Paul Craig Roberts. La « méta-stratégie » nucléaire des gouvernements américains a fait le constat que des niveaux de destruction acceptable devront être acceptés au cours d’une guerre nucléaire contre la Russie et/ou la Chine dans la mesure où les Etats-Unis sortiront vainqueurs du conflit. Le plan de la Rand Corporation pour le Pentagone admet qu’il y a encore une fenêtre étroite jusqu’en 2025 et peut-être 2030 (dans 3 à 8 ans) pendant que les USA considèrent qu’ils ont encore la supériorité les rendant capables de gagner une guerre nucléaire qui reste encore hypothétique. Cette hypothèse repose sur le fait que la Chine acceptera sa défaite plutôt que d’utiliser l’arme nucléaire. Un gouvernement sain d’esprit déclencherait-il une guerre sur de telles considérations ?

Il y a deux hypothèses hautement risquées dans les plans de guerre du Pentagone. La première est que les USA dominent les mers et que via des avions et des missiles les infrastructures industrielles et sociales chinoises peuvent être détruites. L’autre hypothèse tout aussi risquée serait que la Russie resterait en dehors du conflit USA-Chine selon le fait qu’il existe une confusion au Kremlin, l’incapacité du gouvernement russe à fournir un espoir de coopération pacifique avec l’Ouest et l’incapacité du Kremlin à admettre que la doctrine néoconservatrice de l’hégémonie américaine sur le monde est tout sauf une fantaisie et certainement pas une doctrine opérationnelle. Il est donc possible que le Kremlin resterait un spectateur d’un conflit USA-Chine.

Le Kremlin est passé à coté de nombreuses opportunités mais il est difficile de croire que Poutine sera assez stupide pour ne pas s’allier avec la Chine et dans ce cas-là les USA rentreront dans l’histoire passée. Pour plus d’informations on peut lire ceci :https://web.archive.org/web/20220429035113/https://journal-neo.org/2021/09/27/us-war-plans-with-china-taking-shape/

Et l’hypothèse du Pentagone qu’en cas de guerre nucléaire afin de conquérir la Chine il n’y aura que des dommages acceptables sur le sol américain dans la mesure où les USA sortiront vainqueurs du conflit. Le Pentagone ne mentionne jamais combien de villes seront détruites et combien de millions d’Américains seront considérés comme un niveau acceptable de destruction. Mais c’est suffisant d’affirmer que le complexe militaro-industriel sera à la hauteur de la tache. La seule chose qui importe pour la doctrine néoconservatrice est l’hégémonie américaine, pas la vie des citoyens américains. Pour les néocons tant que les USA pourront imposer leur pouvoir sur des territoires dévastés où toute vie sera impossible ils auront gagné. Ces néocons sont vraiment des fous et ils contrôlent la politique étrangère américaine et sa politique militaire. Tout ça devrait vous effrayer et vous éveiller mais ce n’est pas le cas. Les jeunes restent les yeux rivés sur leur smart-phone et n’ont aucune idée de la réalité. Il vivent déjà dans un monde virtuel. Les vieux savent qu’ils ont entendu d’une menace nucléaire toute leur vie durant et ils savent que ça n’arrivera pas car il n’y aura aucun vainqueur. Il s’agit d’une compréhension très surréaliste spécialement quand on sert au peuple américain une doctrine qui précise que les USA gagneront cette guerre nucléaire s’ils n’attendent pas 2025 ou pire 2030.

Eric Zuesse stimulé par Berletic a écrit que Washington envisage de conquérir et la Chine et la Russie : https://southfront.org/u-s-game-plan-to-conquer-russia-china-is-clarified/ . La réalité est que la troisième guerre mondiale a commencé en Ukraine, une guerre arrangée par Washington. Il n’y a aucun doute dans mon esprit que l’armée russe est tout à fait capable de détruire l’OTAN en quelques instants. Le problème de la Russie est le Kremlin où règne l’hésitation et la confusion. Le Kremlin est incapable de comprendre le fait que Washington a perdu la raison. En réalité Poutine a agi en pensant que Washington lui permettrait d’opérer une intervention limitée au Donbass pour protéger les Russes. Autant Poutine que Lavrov ont cru que cette opération limitée consistant à nettoyer le Donbass des nazis ukrainiens serait acceptée par Washington.

Comment l’une des plus grandes puissances militaire peut-elle faire une telle erreur ? La seule explication plausible que j’ai pu trouver est le lavage de cerveau des élites intellectuelles russes durant la période Yeltsin qui a rendu ces élites sourdes, muettes et aveugles. On pourrait ajouter stupides. Poutine et Lavrov ont correctement décrit la situation mais ils ne peuvent pas faire grand chose. Il y a beaucoup de palabres mais peu d’actes. Apparemment le Kremlin continuera à vendre du gaz aux pays membres de l’OTAN et ainsi ils pourront continuer leur guerre contre la Russie. Pour paraphraser Alain de Lille au onzième siècle « pas de souveraineté maintenant mais l’argent fait tout ». Cette pensée semble bien s’appliquer à la Russie.

Zuesse, aussi honnête qu’un extrémiste de gauche n’est pas toujours crédible. La gauche américaine est toujours nourrie de mythes au sujet de Reagan et voici l’une des affirmations de Zuesse à ce sujet :

« j’ai bien compris que le plan du gouvernement américain était de tromper l’équipe dirigeante de Gorbachev en lui faisant croire que les USA mettraient fin à la guerre froide lorsque le Pacte de Varsovie serait dissous mais la réalité était toute autre, les Américains planifiaient l’encerclement de la Russie en étendant l’OTAN jusqu’à la frontière russe ».

Tout dépend de qui gouverne à Washington : le Président ou les néocons et le complexe militaro-industriel ? Si le gouvernement est incarné par le Président en tant que représentant du peuple alors à l’évidence l’intention du Président Reagan était de mettre fin à la guerre froide et non pas de la gagner. Il l’a affirmé à de nombreuses reprises. Il mit en place une comité présidentiel top-secret avec autorité sur la CIA afin de se faire une opinion au sujet des affirmations de la CIA qui affirmait que les USA perdraient la course aux armements si celle-ci était un moyen d’amener Gorbatchev à la table de négociation pour terminer la guerre froide et non pour gagner la course aux armements. L’équipe rapprochée de Reagan examina les documents de la CIA et il apparut que cet organisme voulait préserver son budget comme celui du complexe militaro-industriel et celui du complexe de sécurité militaire car si l’administration Reagan mettait fin à la guerre froide il faudrait alors trouver un ennemi. Dans le cas contraire tout cet édifice s’écroulerait.

Ronald Reagan était un outsider pour l’establishment républicain dirigé à l’époque par George H.W. Bush, vice président et ancien directeur de la CIA. Huit années de règne de Reagan suivis par huit ans avec Jack Kemp signifiait alors la fin de l’establishment républicain et des nombreuses ficelles que ce parti tire quotidiennement. Les partis politiques sont plus intéressés par l’argent et le pouvoir que par les intérêts de la nation. Voila ce que fut Reagan et les rares partisans dans son équipe, défier la puissance et le profit dans l’intérêt de la paix mondiale.

Les médias américains, les prostituées de la CIA, attaquèrent l’administration Reagan. Mais ce fut un échec car leur narratif n’étais complètement structuré. James Baker, le bras droit de G.H.W. Bush admit qu’il avait promis à Gorbatchev qu’il n’y aurait pas d’extension de l’OTAN à l’est. Mais il n’y a aucun document signé et l’histoire fut modifiée plus tard par l’administration. Zuesse est passé à coté de la vraie histoire car il succombe à sa propre idéologie et il est incapable de comprendre que Reagan puis Trump étaient des outsiders qui avancèrent l’idée que le système politique pouvait enfin est rendu au contrôle du peuple. Les médias et la gauche américaine ont tout fait pour que cela n’arrive pas. Par conséquent nous sommes aujourd’hui en face d’une guerre nucléaire et ce n’est qu’une question de minutes sauf si Poutine décide de se rendre.

Les Etats-Unis sont beaucoup plus divisés qu’en 1860. Les démocrates considèrent que les blancs sont des racistes et constituent une barrière à la justice sociale en encourageant les mouvements de protection des noirs et toutes les déviances sexuelles. Par les médias et le système éducatif les Américains blancs sont encore plus diabolisés que les juifs durant l’Allemagne nazie. Une fois que les blancs seront devenus une minorité, l’objectif principal des Démocrates, leur sort ressemblera à celui des Français dans Le Camp des Saints. Les Républicains sont inutiles. Leur but ultime est de rendre sa splendeur à l’Amérique ce qui plaide en faveur de l’agenda hégémonique des néoconservateurs. Ce à quoi doit faire face l’Amérique demande une analyse objective des faits mais ces faits ne sont plus politiquement corrects. Ils n’entrent plus dans le cadre du narratif communément accepté et par conséquent ces faits sont faux et rejetés comme désinformation. Durant ma vie j’ai constaté que mon pays sombre dans la dégénérescence, l’ignorance et les forces du mal. La nation dans laquelle je suis né n’existe plus que comme un carte sur une mappemonde.

Commentaire. La Russie est intervenue dans le cadre d’accords d’assistance militaire en Syrie pour aider le président syrien à se débarrasser des Djihadistes soutenus par Washington. D’ailleurs les USA exploitent toujours du pétrole dans l’est de la Syrie de façon totalement illégale avec leur complicité. C’est un scandale que ne dénoncent même plus les médias occidentaux. Quant au Donbass, c’est à l’appel des deux républiques autoproclamées de Lugansk et de Donetsk que la Russie est intervenue militairement pour mettre fin aux bombardements incessants des populations civiles russophones par les ukronazis depuis 2014. Poutine se rendra à la table des négociations lorsque l’opération spéciale aura pris fin. Si les critères de légalité n’ont pas l’air de préoccuper les néoconservateurs américains ces deux interventions, selon le droit international sont tout à fait légales. Je pense que PC Roberts a commis une erreur de jugement, ce qui n’enlève rien à la valeur de ses analyses.

Le complot de domination mondiale est maintenant dévoilé

C’est l’aveu de Klaus Schwab, un néo-nazi qui se prend pour le maître du monde : la pandémie de coronavirus a été organisée dans le but d’asservir les peuples, la fenêtre d’opportunité pour établir un nouvel ordre mondial, comme le déclara sèchement ce triste individu. Depuis plus de 30 ans cet homme, entouré de personnalités inconnues du grand public, met en place son réseau d’influence en sélectionnant des êtres de toute discipline suffisamment malléables pour leur inculquer cette idéologie directement issue des visées hitlériennes de fondation d’un nouvel empire de mille ans. Le coronavirus n’a pas tué assez de monde, qu’à cela ne tienne le lobby pharmaceutique occidental s’est plié aux exigences malthusiennes de Schwab de connivence avec les décideurs politiques pour soumettre toute la population à l’injection d’un produit toxique aux effets secondaires multiples y compris mortels. On se trouve donc devant l’évidence : les déclarations de Schwab sont bien claires, le nouvel ordre mondial façon Hitler-2.0 est en marche. Comme le disait Meryl Nass « il faut mettre un terme à la nuisance de ces gens ». Elle ne mentionnait que les biologistes qui manipulent les virus pour décimer les populations mais comme l’a déclaré Schwab à son insu c’est maintenant ficelé : tous les acteurs du nouvel ordre mondial sont sous contrôle et rien ne pourra plus les arrêter.

Mais au juste quels pays vont être concernés par ce nouvel ordre mondial ? L’Europe Occidentale en premier lieu, l’Amérique du Nord, l’Australie, la Nouvelle-Zélande … Peut-être le Japon, colonie américaine qui ne dit pas son nom et aussi la Corée. Les deux tiers de la population mondiale ne se sentent pas concernés malgré le fait que la Chine a déjà mis en place un régime totalitaire contrôlant très étroitement tous les faits et gestes des citoyens. Si l’un d’entre eux adopte un comportement non conforme aux directives du parti alors il est rétrogradé dans une caste inférieure, epsilon par exemple (cf. Huxley). Schwab s’inspire d’ailleurs du modèle chinois et l’avenir, tel que ce magicien de la dictature le conçoit, se résumera en quelques mots : nous ne posséderons rien mais nous serons heureux. Je n’arrive pas à comprendre quelle est la conception du bonheur selon cet individu au jugement faussé par sa mégalomanie inquiétante. Je suis trop vieux pour assister à cette évolution néfaste de la civilisation occidentale et j’avoue que je m’en réjouis pour moi-même mais malheureusement en pensant à mes petits-enfants qui vivront dans un monde que j’ai de la peine à conceptualiser.

La domination des peuples a été atteinte par la peur du coronavirus qui, au final, a fait des ravages sensiblement identiques à une grosse grippe à influenza. Quand un individu a peur et que les politiciens lui proposent une issue comme un traitement tel qu’une thérapie génique il acquiesce sans réfléchir. Ceux qui refusent cette approche sont considérés comme des dangers publics. Ce phénomène est l’approche de la mise en place d’une dictature car chacun est alors conditionné, la peur paralyse son aptitude à penser et faire émerger un quelconque doute. C’est fini pour le citoyen lambda, il a basculé dans le système du nouvel ordre mondial. L’un des acteurs importants selon Schwab est le corps médical qui doit se plier aux injonctions du pouvoir politique. L’un des exemples emblématiques de cette disposition est l’interdiction des traitements précoces en ambulatoire pour soigner l’infection coronavirale (hydroxychloroquine et ivermectine) et quel que soit le donneur d’ordre de cette interdiction celle-ci entre dans le cadre de la soumission des acteurs de la santé au grand projet du Forum Économique mondial. Si la variole du singe, promue uniquement pour paniquer les peuples, n’atteint pas son but alors qu’à cela ne tienne il y aura par exemple des mutants du virus Hendra ou du virus Nipah dont le taux de létalité est de l’ordre de 95 %, un don des dieux pour Schwab et les laboratoires pharmaceutiques qui travaillent déjà sur la mise au point d’anticorps monoclonaux contre ces deux virus. Pour quelques milliers de dollars on échappera (peut-être) à la mort. Certes il existe déjà un vaccin contre le virus Hendra pour les chevaux mais n’est-il pas inquiétant de constater une certaine agitation soudaine autour de ces deux virus ? Une petite modification de « gain de fonction » et j’arrête là ma prose … « Brave New World » (Aldous Huxley).

Vidéo montrant la satisfaction non dissimulée de Klaus Schwab:

https://twitter.com/benoitm_mtl/status/1534935530361716737?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1534935530361716737%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Freseauinternational.net%2Fklaus-schwab-nous-les-avons-tous-dans-nos-sacs-les-politiciens-les-medias-et-surtout-les-experts-et-les-scientifiques%2F

L’effet boomerang des sanctions contre la Russie

Lorsque l’Union européenne et les Etats-Unis ont décidé de sanctions économiques contre la Russie après l’opération spéciale initiée pour protéger les populations russophones de l’est de l’Ukraine quotidiennement bombardées par les forces ouvertement nazies ayant noyauté l’armée régulière du pays, ce fut plus de 300 milliards de dollars de réserve de changes russes qui ont été gelées. La Russie a reconstitué en deux mois les deux tiers de ces réserves de change en exportant à prix fort des distillats de pétrole dont l’Occident a besoin ainsi que du gaz. Les médias occidentaux ont tendance à confondre pétrole brut et kérosène ou diesel. C’est une erreur qui participe à la propagande anti-russe occidentale. L’image perçue par de nombreux pays représentant plus de 4 milliards d’habitants de la planète est simple : on ne peut plus faire confiance ni au dollar ni à l’euro puisqu’à tout moment les USA et l’Europe peuvent bloquer les avoir bancaires dans ces devises.

Les Américains ont agi comme ces cow-boys croyant que tout leur était permis dans l’ouest américain mais leur décision s’est retournée contre eux. La défiance envers le dollar va leur coûter très cher, ainsi que la même défiance envers l’euro. Les Européens ont suivi comme des larbins décérébrés les décisions de la Maison-Blanche. La Chine avait déjà pris les dispositions nécessaires pour pallier à ces décisions bien avant les événement d’Ukraine comme par exemple la cotation du pétrole en yuans à la bourse de Shanghai. L’Arabie saoudite a fait fi de l’accord entre les USA et la famille Saoud et se fait rémunérer en yuans pour tout baril vendu à la Chine.

Sachant que la Russie est le premier producteur d’or du monde suivie par la Chine il ne fait aucun doute que la suprématie du dollar comme monnaie d’échange internationale, déconnectée du cours de l’or, est gravement écornée. En effet la vraie nature du dollar et de l’euro est maintenant claire : ce sont des monnaies de singe en lesquelles plus personne ne peut accorder une quelconque confiance. Que va-t-il se passer sur les marchés ? Si aujourd’hui tout reste normal, c’est le calme avant la tempête. Les indices boursiers continuent à augmenter, les prix des matières premières semblent stabilisés, cependant l’inflation d’origine monétaire plus que conjoncturelle ne pourra plus être maîtrisée, ni par un contrôle autoritaire des prix, ni par l’augmentation continue des taux des obligations à dix ans, alors la suite est évidente. Toutes les économies occidentales vont se retrouver en faillite et la Chine et la Russie seront les deux grandes gagnantes. En d’autres temps on aurait fait la guerre pour moins que cela. Quand Napoléon est arrivé au pouvoir, constatant que les caisses de l’Etat étaient vides, il alla faire son marché en Italie du Nord (et les Français en sont toujours fiers) mais les temps ont changé, tout conflit entre deux puissances nucléarisées se terminera très mal pour l’ensemble de l’humanité.

Les Etats-Unis n’agresseront jamais frontalement ni la Russie ni la Chine s’apercevant aujourd’hui qu’ils ont tout fait pour rapprocher ces deux pays, bientôt suivis par l’Inde et d’autres pays comme le Brésil. Il ne reste qu’une seule alternative pour les Occidentaux : se débarrasser des politiciens corrompus qui gouvernent et prennent des décisions désastreuses pour les peuples car encore une fois ce sont les peuples qui souffriront. La Russie est leader mondial dans la production et l’exportation de matières premières essentielles pour l’économie comme le palladium, les diamants industriels, le nickel, le chrome, l’étain, l’aluminium, l’uranium, le tungstène, le platine, le cuivre et certains lanthanides outre le pétrole, le gaz et le charbon. Dans les faits l’Occident ne peut pas se passer des ressources naturelles de la Russie et sanctionner ce pays est synonyme d’arrêt de mort et c’est pourtant ce qu’ont décidé les Européens emmenés par Ursula Von der Leyen, le pantin femelle mégalomane de la Maison-Blanche et de l’OTAN. Par voie de conséquence les sanctions monétaires contre la Russie vont précipiter la chute de l’Europe, la disparition du dollar et de l’euro, deux monnaies qui ne sont que du papier sans valeur en lesquelles on ne peut plus faire confiance et à l’échelle planétaire une descente aux enfers de l’Empire américain pour un meilleur bien-être de l’humanité toute entière.

Pour conclure ce billet inspiré d’un article paru sur le site ZeroHedge Jerome Powell a déclaré il y a quelques jours qu’ « il est possible d’avoir plus d’une monnaie de réserve », bel aveu de la panique qui règne dans le monde financier nord-américain.

À quoi joue la Chine ? À « nous emmerder » et elle va réussir …

Le 28 avril de cette glorieuse année 2022 j’avais laissé sur ce blog un billet commentant le véritable blocus organisé par le gouvernement central chinois sur la ville la plus occidentale du pays. Le port de Shanghai est le premier du monde en terme de tonnage et il est toujours totalement bloqué: https://jacqueshenry.wordpress.com/2022/04/28/je-suis-toujours-aussi-complotiste-que-se-passe-t-il-en-chine/ . J’expliquais dans ce billet que cette décision stupide revêtait d’autres desseins n’ayant rien à voir avec la supposée résurgence de l’épidémie de SARS-CoV-2. Le port de cette ville est bloqué, ce qui va provoquer dans quelques jours en Europe et en Amérique du Nord une grave pénurie de toutes sortes de biens. La Chine a donc bien pris conscience que le monde ne peut pas se passer de ses usines et qu’il suffit de fermer un port ou deux pour que les économies occidentales se retrouvent en crise.

Il se trouve que je viens à l’instant de voir une interview de l’irremplaçable André Berkoff avec Jean Robin, journaliste indépendant, qui corrobore mes allégations complotistes au sujet de ce blocage incroyable d’une ville de près de 30 millions d’habitants dont les effets ne sont pour l’instant pas encore évalués : https://www.youtube.com/watch?v=sSPXnuxpXMc . Un collègue français de mon fils habite à Shanghai et il a été confiné de force. Heureuse surprise pour lui (?) les autorités l’ont enfermé dans son appartement (payé par la société pour laquelle il travaille) avec une jeune femme, chinoise, qui devait aussi être enfermée au sens littéral du terme et les autorités ont imposé à ce français cette compagnie puisqu’au début de ce confinement, il y a 41 jours, ces deux personnes se trouvaient au même endroit dans un restaurant (je crois me souvenir des dires de mon fils) et qu’ils n’avaient jusqu’alors échangé que quelques mots, ne se connaissant pas. Quand une femme et un homme, en bonne santé, sont condamnés à rester dans le même appartement autoritairement que font-ils ? Rien, ils observent les papillons (allusion à Pierre Desproges). Je n’ai pas de nouvelles récentes par le canal de mon fils malgré le fait qu’ils disposent d’une connexion sécurisée pour des raisons professionnelles.

Toujours avec mon fils nous discutions de la suite des effets de ce blocus de Shanghai et de son port. Si le confinement de la ville est levé le 15 mai, dans deux jours, l’activité portuaire ne retrouvera sa normalité au mieux que vers le milieu du mois de juin et il faudra aux Européens et aux autres pays attendre la fin du mois de juillet pour retrouver leurs approvisionnements normaux ou presque. Le Japon est également impacté et je relate une anecdote domestique. L’un des « washlet » de la maison de mon fils souffre d’une petite panne : quand on entre dans ce lieu particulier le couvercle de la cuvette ne se relève pas automatiquement. C’est presque catastrophique et anti-hygiénique puisqu’il faut relever manuellement ce couvercle et le rabattre en fin d’opération. La société de maintenance a prévenu qu’il n’était pas possible d’intervenir pour l’instant puisque les pièces de rechange attendues étaient bloquées …à Shanghai. Il n’y a certainement pas que la société Toto qui souffre du confinement du port de Shanghai. Pour les curieux : https://www.toto.com/en/washlet/

Je suis toujours aussi complotiste : Que se passe-t-il en Chine ?

Depuis trois semaines un collègue de mon fils travaillant dans la finance à Shanghai souffre quotidiennement. Il ne sait pas quand les équipes de sécurité en combinaison totale et encagoulés viendront déposer devant la porte de son logement de l’eau et un peu de nourriture. Pendant trois jours il s’est imaginé mourir de faim. Le confinement très strict pourrait n’être levé que vers le 15 mai. Sans enfant ni épouse il ne risque pas d’être classé parmi les pestiférés en tant que « cas contact » car dans une telle éventualité il serait emmené manu militari dans une sorte de camp de concentration organisé à l’extérieur de l’agglomération comme autrefois on isolait les lépreux en Europe mais probablement aussi en Chine. Ce français peut toujours communiquer par internet et travailler autant que faire se peut car la totalité de l’activité de cette ville de 25 millions d’habitants est entièrement paralysée.

Le port de Shanghai est le plus grand port de Chine et peut-être le plus grand du monde. Je l’ai survolé en avion et c’est réellement stupéfiant : des centaines de darses, des milliers de grues pour transborder les containers, de véritables forêts de ces boites en acier vues du ciel. Tout y est paraît-il robotisé mais néanmoins quand il n’y a pas de personnel, l’activité est arrêtée alors qu’en temps normal celle-ci se poursuit jour et nuit. Bref, la politique absurde « zéro covid » décrétée par les autorités chinoises a aussi une visée politique car sur le plan sanitaire cette politique est très contestable. En effet, si on compare deux pays qui n’ont rien à voir avec la Chine, la Suède et la France, la Suède n’a jamais imposé de confinement alors que la France a décidé ce que la Chine fait aujourd’hui, le résultat est évident : il y a eu beaucoup moins de « cas » et de morts en Suède qu’en France en rapportant ces données aux populations respectives. L’agglomération de Shanghai représente un toute petite fraction de la population totale de la Chine mais les conséquences de ce confinement sont immenses. D’ailleurs plusieurs autres ports chinois sont à l’arrêt comme par une sorte de coïncidence.

Et c’est en faisant ce constat qu’il m’apparaît que cette décision absurde sur le plan sanitaire prend une toute autre signification. Bloquer presque totalement les exportations vers les pays occidentaux à partir de la Chine va provoquer dans quelques semaines une véritable panique : plus de pièces détachées pour une multitude d’entreprises qui vont devoir cesser leur activité, plus aucun bien de consommation courante depuis des outils pour le bricolage jusqu’aux jouets et aux smart-phones en passant par les tôles d’aluminium pour fabriquer les canettes de boissons ou les fils d’acier et les fers à béton, les voitures électriques ou même le moindre aspirateur, four à micro-ondes et grille-pain. On peut même mentionner la firme américaine Raytheon, un poids lourd de l’armement américain, ne plus pouvoir faire face à ses commandes d’armes car certaines pièces fabriquées en Chine sont devenues non disponibles (source ZeroHedge). Une véritable catastrophe qui va tout simplement paralyser les économies occidentales.

On paye notre pétrole en yuans et vous voulez nous « emmerder » alors voilà ce que nous sommes capables de faire et quand j’écris pays occidentaux les Etats-Unis sont concernés en premier lieu. Par conséquent mon analyse est simple : il ne s’agit pas d’un complot mais d’une décision délibérée pour perturber profondément les économies des pays occidentaux, le coronavirus étant devenu non plus une maladie redoutable (ce qu’elle n’a jamais été) mais une arme politique imparable qui va enfin faire prendre conscience aux politiciens occidentaux que depuis l’accession de la Chine à l’OMC ils ont fermé les yeux et n’ont pas compris qu’un pays industrieux de 1,4 milliard d’habitants avait acquis un immense pouvoir, un pays qui forme 15 millions d’ingénieurs de haut niveau chaque année, un pays qui a fait sortir de la pauvreté plus de 500 millions de personnes en quelques années seulement, plus que le population de l’Europe occidentale, et qui ose aujourd’hui payer ses factures de pétrole à l’Arabie saoudite en yuans. Ce confinement de Shanghai est un stratagème subtil que peu d’analystes économiques ont compris : nous les Chinois nous réglons nos factures pétrolières en yuans comme la Russie exige le paiement de son gaz en roubles, alors achetez des yuans ou des roubles sur les marchés et puis peut-être que nous recommenceront à exporter nos produits … Ce n’est pas un complot mais une stratégie de haut vol.

EPR d’Olkiluoto : 17 ans plus tard !

Le premier EPR mis en chantier dans le monde a enfin été connecté au réseau électrique de la Finlande et le 15 mars 2022 ce sera officiel. Cette grande nouvelle a été annoncée par TVO (Teollisuuden Voima Oyj) ce vendredi 13 mars. Il aura fallu dix-sept années pour que cette usine soit enfin opérationnelle mais pas à pleine puissance avant le 31 juillet …

Les premiers travaux ont débuté le 12 août 2005. Depuis 1990 jamais aucun réacteur nucléaire n’avait été construit en Europe. Cette usine faisait l’objet d’un partenariat entre Areva NP et Siemens. La cuve du réacteur a été fabriquée par Mitsubishi Heavy Industries, la turbine a été fournie par Siemens. Le coût initial du projet avait été arrêté à 3 milliards d’euros et au final le coût est de 11 Md d’euros. Ce projet a été émaillé de nombreux débats d’ordre financier jusqu’au rachat d’Areva NP par Électricité de France lorsque Siemens revendit sa participation dans Areva NP. Outre le fait qu’Areva n’était pas préparé pour diriger un tel chantier, il ressortit que le savoir-faire de la France dans l’énergie nucléaire avait pratiquement disparu autant dans les bureaux d’étude d’Areva que chez les sous-traitants. Les délais à répétition dans la construction de l’EPR de Flamanville en France s’expliquent par les mêmes raisons.

Alors qu’en Chine il aura fallu moins de 9 ans pour que les deux EPR de Taishan soient connectés au réseau, l’explication est simple : le consortium impliqué dans la construction de ce très important projet comprend à hauteur de 30 % EDF et à hauteur de 70 % China Guandong Nuclear Power Group qui construit quasiment à la chaine des CPR-1000 d’une puissance nominale de 1085 MWe comprenant trois générateurs de vapeur. Il s’agit d’une version un peu plus puissante que la dernière série de PWR de 900 MWe construits à Gravelines en France au cours des années 1980 mais comprenant trois générateurs de vapeur et un système de sécurité passif. Il ne fait aucun doute que le gigantisme des EPR et la complexité des circuits de sécurité seront abandonnés en raison des déboires rencontrés tant en Finlande qu’en France et la voie sera ouverte pour les nouvelles générations standardisées dite « Hualong One » ou HPR1000 dont dix unités sont en cours de construction en Chine. Ce modèle a été approuvé par divers pays dont la Grande-Bretagne, l’Argentine et paradoxalement l’Union européenne. Fin de partie pour le savoir-faire français ? 

L’Empire américain s’auto-détruit. Mais personne ne pensait que ça arriverait si vite

Souvent, les empires suivent le cours d’une tragédie grecque, provoquant précisément le destin qu’ils cherchaient à éviter. C’est certainement le cas de l’empire américain, qui se démantèle dans un mouvement en slow-motion, mais pas si slow qu’on pourrait le penser.

L’hypothèse de base des prévisions économiques et diplomatiques, c’est que chaque pays agit en fonction de son propre intérêt. Mais un tel raisonnement n’est d’aucune utilité dans le monde actuel. Ainsi, les observateurs de tout l’éventail politique utilisent des expressions telles que « se tirer une balle dans le pied » pour décrire la confrontation diplomatique des États-Unis avec la Russie et leurs alliés.

Pendant plus d’une génération, les diplomates américains les plus éminents ont tiré la sonnette d’alarme sur ce qu’ils pensaient être la menace extérieure ultime, à savoir une alliance entre la Russie et la Chine qui dominerait l’Eurasie. Or, les sanctions économiques et la confrontation militaire imposées par l’Amérique ont rapproché ces deux pays et en poussent d’autres dans leur naissante orbite eurasienne.

La puissance économique et financière américaine était censée empêcher la réalisation de ce destin. [En 1971, les États-Unis ont mis fin aux accords de Bretton Woods qui garantissait la convertibilité du dollar en or]. Au cours du demi-siècle qui a suivi la disparition de l’or, les banques centrales du monde ont fonctionné à partir de l’étalon dollar. Elles détenaient ainsi leurs réserves monétaires internationales sous forme de titres du Trésor US, de dépôts bancaires US et d’actions ou obligations US. Le standard établi à partir des bons du Trésor a permis à l’Amérique de financer ses dépenses militaires à l’étranger, mais aussi de prendre le contrôle des investissements dans d’autres pays simplement en créant des reconnaissances de dettes en dollars. Pour les États-Unis, les déficits de la balance des paiements terminent donc sous forme de réserves dans les banques centrales des pays en excédent de paiements. Les débiteurs du Sud, eux, ont besoin de dollars pour payer leurs obligataires et commercer avec l’extérieur.  

Ce privilège monétaire – le seigneuriage du dollar – a permis à la diplomatie américaine d’imposer des politiques néolibérales au reste du monde, sans devoir trop recourir à la force militaire, sauf pour s’emparer du pétrole du Proche-Orient.

La récente escalade des sanctions américaines a bloqué le commerce et les investissements de l’Europe, de l’Asie et d’autres pays avec la Russie, l’Iran et la Chine. Pour les alliés des États-Unis, l’impact a été énorme sur les coûts d’opportunité – les coûts des opportunités manquées. De plus, le gouvernement US a récemment confisqué l’or et les réserves étrangères du Venezuela, de l’Afghanistan et maintenant de la Russie (1). Il a également saisi de manière ciblée les comptes bancaires de riches étrangers – sans doute dans l’espoir de gagner leur cœur et leur esprit, tout en récupérant l’argent de leurs comptes séquestrés. Tout cela a mis fin à l’idée que les avoirs en dollars, ou ceux en livres sterling ou en euros dans les satellites de l’Otan, sont un refuge d’investissement sûr lorsque les conditions économiques mondiales deviennent chancelantes.

Je suis donc quelque peu désabusé par la vitesse à laquelle ce système financier centré sur les États-Unis s’est dédollarisé en l’espace d’un an ou deux. Dans mon livre Super Imperialism, le thème principal portait sur la façon dont, au cours des cinquante dernières années, l’étalon des bons du Trésor US avait canalisé l’épargne étrangère vers les marchés financiers et les banques américaines, permettant ainsi à la Diplomatie du Dollar de s’en sortir. Je pensais que la dédollarisation serait menée par la Chine et la Russie pour qu’elles prennent le contrôle de leurs économies et ainsi éviter le type de polarisation financière qui débouche sur des politiques d’austérité aux États-Unis (2). Mais ce sont les autorités américaines elles-mêmes qui poussent les Russes et les Chinois à surmonter les hésitations qu’ils avaient à se dédollariser.

Je m’attendais à ce que la fin de l’économie impériale dollarisée soit provoquée par la rupture avec d’autres pays. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé. Les diplomates américains ont choisi de mettre eux-mêmes fin à la dollarisation internationale, tout en aidant la Russie à se doter de ses propres moyens de production pour une agriculture et une industrie autonomes. En fait, ce processus de fracture mondiale est en cours depuis quelques années déjà. Il a commencé avec les sanctions qui empêchaient les alliés des États-Unis au sein de l’Otan ainsi que d’autres satellites économiques de commercer avec la Russie. Pour la Russie, ces sanctions ont eu le même effet que des tarifs douaniers protecteurs.

La Russie était restée trop fascinée par l’idéologie du marché libre pour prendre des mesures visant à protéger sa propre agriculture ou son industrie. Les États-Unis lui ont apporté l’aide dont elle avait besoin en lui imposant, par le biais de sanctions, l’autosuffisance intérieure. Lorsque les États baltes ont perdu le marché russe du fromage et d’autres produits agricoles, la Russie a rapidement créé son propre secteur fromager et laitier – tout en devenant le premier exportateur mondial de céréales.

La Russie découvre (ou est sur le point de découvrir) qu’elle n’a pas besoin de dollars américains pour garantir le taux de change du rouble. Sa banque centrale peut créer les roubles nécessaires pour payer les salaires nationaux et soutenir la formation de capital. Finalement, les confiscations américaines pourraient donc amener la Russie à mettre un terme à la philosophie monétaire néolibérale, comme le préconise depuis longtemps Sergei Glaziev, fervent partisan de la MMT [Théorie Monétaire Moderne].

La même dynamique qui sape les ostensibles objectifs des États-Unis s’est manifestée à travers les sanctions US contre les principaux milliardaires russes. La thérapie de choc néolibérale et les privatisations des années 1990 n’ont laissé aux kleptocrates russes qu’un seul moyen d’encaisser les actifs qu’ils avaient arrachés au domaine public: incorporer leurs recettes et vendre leurs actions à Londres et à New York. L’épargne nationale ayant été anéantie, les conseillers américains avaient persuadé la banque centrale russe de ne pas créer sa propre monnaie en roubles.

Le résultat, c’est que le patrimoine national russe en pétrole, gaz et minéraux n’a pas été utilisé pour financer une rationalisation de l’industrie et du logement en Russie. Au lieu d’être investis dans la création de nouveaux moyens de production russes, les revenus de la privatisation ont été dépensés par les nouveaux riches dans l’immobilier britannique de luxe, les yachts et d’autres actifs de la fuite mondiale de capitaux. Mais la prise en otage des avoirs russes en dollars, en livres sterling et en euro a fait de la City de Londres un lieu trop risqué pour y conserver des actifs. En imposant des sanctions aux Russes les plus riches et les plus proches de Poutine, les responsables américains espéraient les inciter à s’opposer à une rupture avec l’Occident et dans la foulée, à en faire de serviables agents d’influence de l’Otan. Sauf que pour les milliardaires russes, leur propre pays commence à apparaître comme une place plus sure.

Depuis plusieurs décennies, la Réserve fédérale et le Trésor se sont battus pour empêcher l’or de retrouver son rôle dans les réserves internationales. Mais comment l’Inde et l’Arabie saoudite vont-elles considérer leurs avoirs en dollars alors que Biden et Blinken tentent de les forcer à suivre l’ »ordre fondé sur des règles » des États-Unis plutôt que leur propre intérêt national ? Les récents diktats des États-Unis ne leur laissent guère d’autre choix que de commencer à protéger leur propre autonomie politique. Comment? En convertissant leurs avoirs en dollars et en euros en or, un actif qui écarte tout risque politique d’être pris en otage par les exigences de plus en plus coûteuses et perturbatrices des États-Unis.

Après le blocage des réserves étrangères de la Russie et la chute du taux de change du rouble, la diplomatie américaine a soumis l’Europe de manière abjecte en demandant à ses gouvernements de pousser leurs entreprises à se débarrasser de leurs actifs russes pour quelques centimes seulement par dollar. Pire, Blackstone, Goldman Sachs et d’autres investisseurs américains se sont empressés d’acheter ce dont Shell Oil et d’autres sociétés étrangères se débarrassaient.

Personne ne pensait que l’ordre mondial d’après-guerre (1945-2020) céderait aussi rapidement. Un ordre économique international véritablement nouveau est en train d’émerger, même si l’on ne sait pas encore exactement quelle forme il prendra. En confrontation avec la Russie, la stratégie des États-Unis et de l’Otan visant à « exciter l’ours » a désormais dépassé le seuil de la masse critique. Il ne s’agit plus seulement de l’Ukraine qui est le déclencheur, un catalyseur pour éloigner une grande partie du monde de l’orbite des États-Unis et de l’Otan.

La prochaine épreuve de force pourrait avoir lieu en Europe même. Des politiciens nationalistes pourraient chercher à s’affranchir de la mainmise excessive des États-Unis sur leurs alliés européens et autres, Washington tentant vainement de les maintenir dans la dépendance du commerce et des investissements basés aux États-Unis. Le prix de leur obéissance sans faille est lourd: une inflation des coûts pour leur industrie et un renon de leurs politiques électorales démocratiques pour pouvoir se subordonner aux proconsuls US de l’Otan.

Ces conséquences ne peuvent pas vraiment être considérées comme « involontaires ». Trop d’observateurs ont indiqué exactement ce qui allait se passer – à commencer par le président Poutine et le ministre des Affaires étrangères Lavrov. Ils avaient expliqué quelle serait leur réponse si l’Otan insistait pour les acculer dans un coin tout en attaquant les russophones d’Ukraine orientale et en déplaçant des armes lourdes vers la frontière occidentale de la Russie. Les conséquences étaient prévues. Les néoconservateurs qui contrôlent la politique étrangère des États-Unis s’en fichaient tout simplement. Reconnaître les préoccupations du président russe faisait de vous un Putinversteher [quelqu’un qui comprend Poutine].

Les responsables européens ne se sont pas gênés pour faire part au monde entier de leurs inquiétudes quant au fait que Donald Trump était fou et qu’il allait chambouler la diplomatie internationale. Mais ils semblent avoir été pris de court par la résurgence, au sein de l’administration Biden, de la haine viscérale envers la Russie manifestée par le secrétaire d’État Blinken et Victoria Nuland-Kagan. Le mode d’expression et les manières de Trump étaient peut-être grossiers, mais le gang des néocons américains a des obsessions de confrontation beaucoup plus menaçantes à l’échelle mondiale. Pour eux, il s’agissait de savoir quelle réalité sortirait victorieuse : la « réalité » qu’ils croyaient pouvoir fabriquer, ou la réalité économique hors du contrôle des États-Unis.

Ce que les pays étrangers n’ont pas fait par eux-mêmes – en remplaçant le FMI, la Banque mondiale et les autres instruments de la diplomatie US – les politiciens américains les obligent à le faire. Les pays d’Europe, du Proche-Orient et du Sud pourraient prendre leurs distances en fonction de leurs propres intérêts économiques à long terme. Mais c’est l’Amérique qui les pousse à le faire, comme elle l’a fait avec la Russie et la Chine. De plus en plus de politiciens cherchent à obtenir le soutien de leurs électeurs en leur demandant s’ils ne seraient pas mieux servis par de nouveaux accords monétaires destinés à remplacer le commerce en dollars, les investissements en dollars et même le service de la dette étrangère en dollars.

La compression des prix de l’énergie et des denrées alimentaires frappe particulièrement durement les pays du Sud. Elle coïncide avec leurs propres problèmes liés au Covid-19 et à l’imminence de l’échéance du service de la dette dollarisée. Quelque chose doit céder. Combien de temps ces pays vont-ils imposer l’austérité pour payer les détenteurs étrangers d’obligations ?

Comment les économies américaine et européenne s’en sortiront-elles avec les sanctions qu’elles ont imposées au gaz et au pétrole russes, au cobalt, à l’aluminium, au palladium et à d’autres matériaux de base ? Les diplomates américains ont dressé une liste de matières premières dont leur économie a désespérément besoin et qui sont donc exemptées des sanctions commerciales. M. Poutine dispose ainsi d’une liste pratique de leviers de pression qu’il peut utiliser pour remodeler la diplomatie mondiale et, ce faisant, aider les pays européens et les autres à se libérer du rideau de fer que l’Amérique a imposé pour enfermer ses satellites dans la dépendance des fournitures américaines à prix élevé.

Mais la rupture définitive avec l’aventurisme de l’OTAN doit venir des États-Unis mêmes. À l’approche des élections de mi-mandat de cette année, les politiciens trouveront un terrain fertile en montrant aux électeurs américains que l’inflation des prix induite par l’essence et l’énergie est un sous-produit politique de l’administration Biden qui bloque les exportations de pétrole et de gaz russes. Le gaz est nécessaire non seulement pour le chauffage et la production d’énergie, mais aussi pour fabriquer des engrais, dont il y a déjà une pénurie mondiale. Cette situation est exacerbée par le blocage des exportations de céréales russes et ukrainiennes, ce qui fait monter en flèche les prix des denrées alimentaires aux États-Unis et en Europe.

On observe déjà un décalage interpellant entre la vision réaliste du secteur financier et celle promue par les médias dominants de l’Otan. Ce lundi 7 mars par exemple, les marchés boursiers européens ont plongé à l’ouverture, tandis que le pétrole Brent grimpait à 130 dollars le baril. Dans Today, le JT matinal de la BBC, le député conservateur Alan Duncan, négociant en pétrole, a tiré la sonnette d’alarme: la perspective d’un quasi-doublement des prix du gaz naturel menaçait de faillite les entreprises qui se sont engagées à fournir à l’Europe du gaz aux anciens tarifs. Mais revenant à ses infos militaires « Deux minutes de haine », la BBC n’a cessé d’applaudir les courageux combattants ukrainiens et les politiciens de l’Otan qui réclament davantage de soutien militaire. À New York, l’indice Dow Jones a plongé de 650 points, et l’or a grimpé à plus de 2 000 dollars l’once – reflétant l’opinion du secteur financier sur la façon dont le jeu des États-Unis est susceptible de se dérouler. Les prix du nickel ont augmenté encore plus: 40 %.

Tenter de forcer la Russie à répondre militairement et à ainsi faire mauvaise figure aux yeux du reste du monde s’avère être un coup monté. L’objectif était simplement de démontrer la nécessité pour l’Europe de contribuer davantage à l’Otan, d’acheter plus de matériel militaire américain et de s’enfermer plus encore dans une dépendance commerciale et monétaire vis-à-vis des États-Unis. Mais l’instabilité qui en résulte a pour effet de faire passer les États-Unis pour une menace aussi grande que la Russie.

Article de Michael Hudson paru sur le site Investig’action le 11 mars 2022. Hudson, professeur d’économie à l’Université du Missouri à Kansas City, est conseiller du groupe de réforme de la Lettonie.

Crise ukrainienne : l’histoire se répète

Alors que le Président français s’apprête à rendre visite à Vladimir Poutine pour se gonfler le jabot, ce sera encore peine perdue. Président honorifique de l’Union européenne il serait avisé de prendre en compte la position de l’Allemagne mais en réalité ce n’est pas le point important bien qu’il ait invité le chancelier allemand Olaf Scholz à l’accompagner. La Russie a tout fait pour doubler le volume de son gaz exporté vers l’Europe avec le gazoduc NS2. Des différends juridiques difficiles à comprendre bloquent depuis plusieurs mois le fonctionnement de ce gazoduc. En réalité, encore une fois, il faut y voir la main de Washington qui ne peut pas accepter la dépendance de l’Europe au gaz russe. Beau et louable prétexte … Une nouvelle fois l’analyse est éloignée de la réalité qui est la suivante : la Russie libellera le prix de son gaz en euros.

Il faut remonter dans l’histoire pour comprendre l’attitude américaine dont la puissance est adossée au pétrodollar depuis la fin de la deuxième guerre mondiale et le cas de l’Ukraine est une suite de cette histoire. Lorsque l’Irak proposa aux Européens de leur vendre son pétrole libellé en euros, à l’époque déjà existant comme monnaie fiduciaire, ce fut immédiatement la guerre. Lorsque le dirigeant libyen osa faire la même proposition le résultat ne se fit pas attendre, ce fut la guerre confiée aux Anglais et aux Français avec l’appui logistique des bases militaires américaines situées dans le sud de l’Italie. L’histoire n’a pas évolué : les Américains exigent que le commerce international soit libellé en dollars. Tout pays rebelle sera puni. Les Européens, esclaves de Washington, n’ont pas droit à la parole.

Pourquoi l’Ukraine n’intéresse pas le Kremlin ? Les Ukrainiens russophones et de confession chrétienne orthodoxe représentent un cinquième de la population totale soit environ 8 millions de personnes. Si on soustrait la population de la péninsule de Crimée qui a rejoint la mère patrie russe à la suite d’un référendum démocratique non reconnu par l’ONU, soit 2,5 millions de personnes, il reste alors 5,5 millions de russophones dans le Donbas. Or plus de 4 millions de personnes ont déjà fui cette région en direction de la Russie et parfois de la Biélorussie. Il ont reçu immédiatement un passeport russe. Il reste donc au pire 2 millions de russophone dans cette partie de l’Ukraine. Le Donbas a toujours été le berceau de la sidérurgie du pays et de toutes sortes d’autres productions industrielles. Tout est à l’arrêt depuis les évènements de Maiden fomentés par la CIA. Cet état de fait explique la situation économique désastreuse du pays. C’est donc une longue histoire. Si les forces armées de l’Ukraine de Kiev non russophones et néo-nazis qui arborent fièrement le Sowilo, l’insigne des SS, veulent en finir avec cette minorité russophone, ce qui se prépare, la communauté internationale devra réagir, car il s’agira d’un génocide, une extermination sans pitié de tous les Ukrainiens russophones qui restent dans ce pays. Il ne reste plus d’autre choix à ce reliquat de russophones de quitter le pays et d’aller se réfugier en Russie. C’est le seul point qui pourrait préoccuper Moscou.

On est donc loin des préoccupations énergétiques qui énervent les Etats-Unis mais la Maison-Blanche utilise ce faux prétexte pour menacer la Russie. C’est un faux prétexte en effet, un faux drapeau, la stratégie fourbe et mensongère que les Américains ont toujours utilisé par le passé. Cette stratégie américaine a eu des conséquences immédiates avec la signature ce vendredi 4 février 2022 d’un accord de livraison de gaz à la Chine utilisant le nouveau gazoduc traversant la Mongolie qui est sur le point d’être inauguré. De plus la mise en exploitation du champ gazier de Yuzhno-Kirinskoye en Sibérie centrale et celle des champs gaziers off-shore dans la région de la péninsule de Sakhaline incitent la Russie à s’orienter vers l’extrême-Orient. Le contrat sino-russe fait état de paiement du gaz russe par la Chine en euros ! Serait-ce un signe d’une détente au sujet du dossier ukrainien et d’un futur géopolitique où la Russie se rapprocherait de l’Europe ? Toujours est-il que ce contrat, bien qu’indépendant des évènements ukrainiens, doit certainement rendre les américains très nerveux.