Ceta : suite … et peut-être fin ?

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Les objections de la Wallonie concernant le Ceta (Canada-EU « Comprehensive and Economic » Trade Agreement, l’abréviation prêtant à confusion) portaient essentiellement sur la mise en place du mécanisme juridique dit « investor-state dispute settlement » (ISDS), en d’autres termes la création d’une cour de justice autorisant les grandes compagnies multinationales à poursuivre devant un tribunal privé les gouvernements signataires de ce traité sous le simple prétexte que les régulations et lois nationales voire européennes peuvent porter préjudice à leurs profits futurs. Il s’agit du côté sombre de ce traité dont les dispositions sont reprises mot pour mot par le projet de traité TTIP et qui figurent également dans le traité TPP, la réplique « trans-pacifique » du TTIP.

Naturellement ce sont les grandes corporations multinationales américaines qui ont exigé la mise en place d’une telle justice alternative entièrement à leur avantage. Curieusement seuls en Europe les Wallons ont soulevé ce problème central du traité, tout le reste n’étant qu’un amalgame de bonnes paroles pour faire avaler cette monstruosité juridique qui pourrait mettre à mal l’ensemble des lois et dispositions mises en place par les gouvernements successifs de tous les pays d’Europe, que ce soient la protection sociale, les services publics, la santé, l’éducation ou encore les diverses régulations européennes activées dans toutes sortes de domaines économiques et financiers. Sans verser dans l’anti-américanisme primaire comme me l’ont fait remarquer certains de mes lecteurs, il est vraiment déplorable qu’aucun politicien de haut rang, je pense aux Premiers Ministres ou aux Présidents, n’ait manifesté une quelconque objection sur ce point précis du traité, à croire qu’ils sont tous déjà réduits à l’état d’esclaves des USA.

On se trouve donc confronté à une rétrogradation des démocraties qui ont choisi (ou vont choisir) leurs nouveaux maîtres, non plus des familles royales qui gouvernaient selon leur bon-vouloir, mais des grandes corporations – le « Deep State » – qui ont exercé leur lobbying puissant afin que ce genre d’arrangement contraire aux constitutions de nombreux pays européens soit mis en place pour leur plus grand profit. Cette démarche effectuée dans le secret a pourtant de quoi alarmer n’importe quel juriste ou économiste européen ou même canadien. C’est ce que viennent de comprendre quelques anciens politiciens de haut niveau au Canada : le juriste Rocco Galati, spécialiste de la constitutionnalité des lois et traités au Canada, à la demande de l’ancien ministre de la défense Paul Hellyer et de Ann Emmett et George Cromwell tous deux membres du comité des réformes économiques et monétaires, a esté devant la Cour Constitutionnelle canadienne au sujet de la non-constitutionnalité du traité Ceta.

Les deux principales raisons évoquées sont le fait que le Parlement canadien n’a pas ratifié ce traité et ensuite parce que le Ceta privilégie les droits des multinationales en regard de la Constitution canadienne et des droits des citoyens. Pour Galati les seuls domaines nationaux qui échappent aux dispositions du Ceta sont la collecte des impôts, la sécurité nationale et l’industrie culturelle, si chère aux politiciens français, est-il nécessaire de le remarquer ici, la fameuse exception culturelle hexagonale. On peut imaginer que les compagnies d’assurance américaines trainent le gouvernement français devant un tribunal ad hoc pour dénoncer le système de protection sociale français qui entrave leur main-mise sur la Sécurité Sociale telle qu’elle existe en France. Elles auront raison et gagneront à coup sûr un procès contre le gouvernement français dont la motivation sera leur « manque à gagner futur » !

Il est nécessaire d’insister sur le fait que l’ISDS s’est déjà mise en place malgré le fait que ce traité Ceta comme le TTIP n’ont pas encore été ratifiés par les Parlements des pays signataires. Il s’agit d’un groupe de 15 avocats d’affaire du Canada, des USA, de France, du Chili, de Suisse, des Pays-Bas, d’Allemagne et de Belgique. Ils ont renommé l’ISDS Investment Court System (ICS) et promu au statut de « juges » trois des leurs rémunérés 3000 dollars par jours opérant en étroite collaboration avec leurs homologues des corporations plaignantes qui sont pudiquement appelées les fondateurs tierce-partie de cette espèce de mafia déjà en place à l’insu des gouvernements et des parlements des pays futurs signataires de ces traités. Comme il n’est pas difficile de l’imaginer il s’agit d’un très gros business, les pénalités infligées aux pays signataires pouvant se compter en dizaines de milliards de dollars ! Ces juristes seront rémunérés au pourcentage comme c’est le cas aux USA et au Canada. Si les négociations relatives au TTIP venaient à échouer, le Ceta permettrait à des milliers de corporations américaines ayant une filiale au Canada de contourner cet échec.

Il ressort de toute cette sombre et opaque négociation que le Canada, déjà manipulé par les Américains dans le cadre du NAFTA, ne servira que de plateforme aux corporations américaines pour opérer une main-mise sur l’ensemble de l’économie européenne. Ces traités font partie de l’agenda hégémonique américain et pourtant tous les dirigeants européens semblent anesthésiés par la propagande du Département d’Etat américain. C’est vraiment révoltant !

Billet inspiré d’un article de Counterpunch

Note : NAFTA : North American Free Trade Agreement, traité de libre-échange mis en place en 1994 comprenant les USA, le Mexique et le Canada.

 

La « grande vérole » revient en force dans les pays développés

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Si la syphilis a été oubliée ces trente dernières années dans les pays dits développés grâce en particulier à la pénicilline c’est tout simplement parce que les cas devenaient de plus en plus rares à tel point que les autorités sanitaires avaient cru que la maladie était pratiquement éradiquée et qu’elle n’était plus que le triste apanage des pays sous-développés. D’ailleurs les médecins généralistes n’arrivaient même plus à distinguer la syphilis d’un simple herpès quand une femme ou un homme constataient qu’ils venaient d’être infectés. Le chancre mou, cette inflammation très localisée et indolore (voir illustration, Wikipedia) était en effet considéré comme une manifestation d’herpès alors que pourtant l’herpès génital est plutôt insupportable voire douloureux. De plus les structures de dépistage devenant de plus en plus rares, le SIDA étant devenu des les esprits une maladie comme une autre qui se traite « facilement », la vigilance consistant en des rapports sexuels protégés s’est progressivement relâchée et il en résulte aujourd’hui une recrudescence spectaculaire de la « grande vérole » dans des pays aussi développés que les USA ou la Suède !

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Par exemple en Suède le nombre de cas (déclarés) est passé de 10 en 2010 à 51 en 2015, uniquement dans la région du Västa Götaland et essentiellement dans la communauté gay. Mais il s’agit d’une estimation officielle car pas plus de 40 % des personnes atteintes vont consulter leur médecin. Pour l’ensemble de la Suède avec les incertitudes mentionnées ci-dessus le nombre de cas totaux a atteint 244 en 2014, les statistiques officielles pour 2015 n’ayant pas été publiées. Pour la seule ville de Stockholm le nombre de cas est passé en dix ans de 89 à 158.

Au Canada, dans la seule province de l’Alberta, essentiellement à Edmonton, le nombre de cas a été multiplié par 4,5 entre 2011 et 2015 dans la communauté gay, le nombre de femmes concernées par la maladie étant stable sinon en diminution. D’après les spécialistes de la santé et des maladies sexuellement transmissibles il semble que les sites de rencontres anonymes spécialisés qui fourmillent sur Internet favorisent cet état de fait. L’Alberta a été relégué au rang du Kenya ou du Pakistan pour la fréquence de syphilitiques ! (Source : Globalnews.ca). Aux Etats-Unis la situation devient presque alarmante pour diverses raisons. La faillite du système de santé « Obamacare » explique pour une grande part la recrudescence des MSTs en général et de la syphilis en particulier. Le budget attribué seulement au dépistage de ces maladies a été globalement diminué d’un milliard de dollars depuis 2005. La directive du gouvernement fédéral est de faire plus avec moins à tel point que plus de 44000 postes d’infirmiers et de médecins ont été tout simplement supprimés en dix ans. En deuxième lieu une espèce de pudeur malsaine fait que les sujets atteints de syphilis ne vont plus consulter leur médecin ou hésitent à pénétrer dans un centre de dépistage le plus souvent anonyme. Dans le seul Etat de New-York le nombre de « volontaires » pour le dépistage des MSTs est en constante diminution, que ce soit pour les chlamydia, la gonorrhée, le SIDA, l’hépatite C ou la syphilis. Dans un pays où certains Etats ont banni le sexe oral, une décision aussi ridicule que d’interdire la fessée aux enfants (ça se passe en France), quand les politiciens vont-ils interdire l’homosexualité comme au Pakistan ou en Malaisie ? On assiste donc aux USA à une régression morale et sanitaire empreinte d’un puritanisme malsain … Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2000 seulement 6000 cas de syphilis primaire ont été répertoriés aux USA. En 2014 ce nombre a atteint 20000 avec des cas de syphilis congénitale et d’atteinte oculaire de nouveaux-nés, une situation que des pays en voie de développement sont arrivés à maîtriser comme par exemple à Cuba. Ça laisse rêveur.

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La palme du nombre de cas de syphilis (déclarés) revient au comté de Los Angeles ( http://www.cdc.gov/std/stats14/tables.33.htm ) avec 1204 cas pour 100000 habitants, un record mondial ! Et cela tout simplement par manque d’éducation : les personnes atteintes de syphilis, essentiellement des homosexuels, ne connaissent pas les premiers symptômes de la maladie (voir l’illustration tirée de Wikipedia ci-dessus) et attribuent à tort le chancre mou à une lésion passagère. Parmi les 70 comtés américains les plus touchés par l’épidémie de syphilis aux USA 14 d’entre eux se trouvent en Californie, l’Etat de tous les excès …

En ce qui concerne la France et d’autres pays européens j’ai tenté de trouver quelques données mais sans succès.

Source partielle : Business Insider

Le saumon transgénique de nouveau à la une de l’actualité

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Le saumon de l’Atlantique est l’espèce la plus abondamment produite par aquaculture dans le monde : environ 2 millions de tonnes pour une valeur de 10 milliards de dollars. Les enjeux économiques sont donc à l’évidence considérables. La société canadienne AquaBounty a mis au point avec l’aide de l’Université du Newfoundland il y a plus de 20 ans un saumon génétiquement modifié qui produit continuellement l’hormone de croissance du saumon Chinook dont le gène est sous le contrôle du promoteur de la protéine « anti-gel » d’anguille. Il est intéressant de mentionner pour quelle raison ce montage fut choisi à l’origine. Le saumon ne produit pas d’hormone de croissance durant les longues nuits d’hiver de l’Atlantique Nord ni dans l’obscurité. Le saumon génétiquement modifié présente la particularité de produire cette hormone 24 heures sur 24 et le résultat est spectaculaire, il grossit deux fois plus vite que le saumon non génétiquement modifié en engloutissant 10 % de nourriture en moins.

Il aura fallu plus de 20 ans pour que la FDA américaine autorise la commercialisation de ce saumon et les autorités sanitaires canadiennes viennent de suivre leur homologue américain. La FDA, sous la pression des écologistes, en particulier le WWF, a fini par exiger un étiquetage évident pour ces saumons afin que le consommateur ne les confonde pas avec les saumons « normaux ». Si j’ai utilisé des guillemets c’est pour insister sur le fait que toutes les études et analyses réalisées ce dix dernières années sur le saumon AquaBounty n’ont jamais pu montrer une quelconque différence avec le saumon de l’Atlantique élevé dans des fermes marines, que ce soit en Norvège, en Islande ou en Ecosse.

Les écologistes, un peu dépités par les décisions américaine et canadienne, ont alors mis en avant le fait que AquaBounty avait choisi les montagnes du Panama pour y installer une grande ferme d’élevage de saumons à 1500 mètres d’altitude. Ce choix a paru suspect pour les écolos qui semblent ignorer que le saumon vit aussi bien en mer qu’en rivière …

Le gouvernement canadien considère que la nourriture issue de plantes transgéniques est saine et non détrimentale pour la santé humaine. Elle est consommée depuis de nombreuses années sans qu’un quelconque effet adverse ait pu être détecté. D’autre part les modifications génétiques apportées améliorent les qualités nutritionnelles des aliments. Les autorités canadiennes ont déclaré qu’un étiquetage spécifique des saumons d’AquaBounty n’était pas nécessaire (voir le lien). Les écolos canadiens réfutent tout en bloc et considèrent comme déplorable et dangereux que le peuple soit pris en otage pour être le premier au monde à expérimenter un animal génétiquement modifié. Comme je le mentionnais dans un précédent article de ce blog (voir les liens au sujet du saumon AquaBounty) l’écologie est devenue une véritable religion qui s’appuie sur de la fausse science, une résurgence détestable du Lysenkoisme …

Illustration : Deux saumons de l’Atlantique du même âge, élevés dans les mêmes conditions. En arrière plan le saumon AquaBounty

Source : news.gc.ca/article-en.do?nid=1068309 et aussi sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/10/20/saumon-transgenique-belle-bataille-en-perspective/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/03/30/ou-la-religion-se-mele-des-ogms/

Connaissez-vous les danegelds ?

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Aux alentours des IXe et Xe siècles, les villageois des pays scandinaves préféraient payer une rançon – danegeld – aux pillards vikings avant que ceux-ci ne s’en prennent à leurs biens, leurs enfants et leurs femmes. Cette pratique s’étendit rapidement à toute l’Europe. Les Vikings étaient soutenus par le roi du Danemark et rapportaient le fruit de leurs rançons dans les caisses du Royaume. À l’époque des Normands les danegelds se transformèrent en un impôt foncier. Déjà à cette époque tous les prétextes étaient bons pour paupériser le peuple et cette pratique a finalement été adoptée et perdure encore aujourd’hui … mais on ne sait plus trop pourquoi on paie des impôts, certainement pas pour se protéger des exactions des politiciens.

La notion de danegelds refait aujourd’hui surface d’une manière inattendue qui était pourtant prévisible vue la tournure que prennent les évènements concernant la « crise climatique ». Al Gore organise une chasse aux sorcières pour éliminer les dissidents à la cause climatique et parallèlement, avec l’appui d’organisations non gouvernementales du genre « Paix Verte », il s’en prend maintenant aux multinationales du pétrole. Pour ce sinistre charlatan les pétrolières commettent un véritable crime contre l’humanité en exploitant les ressources du sous-sol qui vont finir en CO2, ce vilain gaz toxique pour la santé de l’atmosphère et donc du climat.

La société Exxon a été assignée à comparaître devant une cour de justice des Iles Vierges américaines sous l’accusation de conspiration anti-réchauffement (sic) même si on croit rêver en ce début de XXIe siècle.

Pourquoi une plainte émanant des Iles Vierges ? C’est une bonne question à laquelle n’a évidemment pas répondu le WST (voir la source) mais il n’y a aucun doute possible, les puissances financières de l’ombre aux desseins inavouables, vivement intéressées par les retombées de la crise climatique en termes de profits, se trouvent justement domiciliées, entre autres paradis fiscaux, dans les Iles Vierges.

Dans le fanatisme et le totalitarisme un pas décisif vient donc d’être franchi. De nombreuses sociétés depuis les producteurs de pâte à papier jusqu’aux compagnies impliquées dans la transformation de l’huile de palme ou encore les industriels fabricant des tampons périodiques préfèrent payer un danegeld aux ONGs qui les menacent d’action en justice pour pouvoir continuer à exercer leur métier sans que leur image de marque soit ternie, comprenez une contribution substantielle à la « cause verte » qui peut atteindre des sommes rondelettes proportionnelles aux chiffres d’affaire.

Lorsque l’avocat général de la cour des Iles Vierges a ordonné une perquisition des bureaux de la direction d’Exxon, la réplique a été immédiate : une plainte a été déposée auprès de la cour du Texas sous le prétexte que cette action était contraire au premier amendement de la Constitution américaine qui stipule que toute intrusion dans le domaine privé doit être appuyée sur des faits tangibles, or au sujet du réchauffement climatique qu’y a-t-il de tangible sinon des modèles tout aussi erronés les uns que les autres …

La compagnie Exxon ne semble donc pas être impressionnée par les menaces de ces terroristes d’un nouveau genre, les nouveaux vikings du climat qui, sous la menace, réclament leur danegeld. Exxon a courageusement décidé de faire front à Al Gore et à ses sbires, en l’occurence les ONGs vertes, en espérant que son action finira par révéler l’immense imposture du réchauffement climatique dans la mesure où de plus en plus de scientifiques mondialement reconnus dans ce domaine s’élèvent non seulement contre les agissements à la limite de l’illégalité d’organisations comme « Paix verte » mais aussi et surtout contre la fraude systématiquement organisée par l’IPCC. Affaire à suivre de très près !

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Dans le même ordre d’idée, l’idéologie illogique de « Paix Verte » s’illustre avec cette action en justice intentée par cette organisation contre la mise en conformité de la centrale nucléaire de Darlington au Canada – 4 unités de type Candu – exploitée par Ontario Power Generation. la Cour a reconnu qu’il n’y avait rien de raisonnable justifiant cette action de « Paix Verte ». À l’issue de cette restauration, si on peut appeler cette opération ainsi, les 4 réacteurs seront certifiés pour une nouvelle durée d’exploitation de 30 années. Ce détail ne plaisait pas à « Paix Verte », incapable de choisir entre le CO2 et l’uranium, et l’organisation a été finalement déboutée.

Note : un de mes lecteurs me demandait quelles étaient les sources de financement de « Paix Verte » alias Greenpeace, suivez mon regard : des danegelds concrétisés aujourd’hui par des chantages tous azimuts auprès de milliers d’entreprises. Cette organisation est encore plus détestable que Cosa Nostra, organisation bien connue pour son racket organisé !

Source : Wall Street Journal et World Nuclear Association

COP21 : la bête immonde enfin dévoilée …

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Dans son blog, Donna Laframboise, journaliste canadienne réputée pour avoir une langue acerbe, s’en prend à David Suzuki, un écolo activiste très impliqué dans le combat contre le réchauffement du climat et qui ne cache pas ses théories malthusiennes (http://www.davidsuzuki.org/fr/ ). Malgré le fait que cet individu, le Nicolas Hulot du Canada, ait fait partie de l’association canadienne des libertés civiles (https://ccla.org) il milite pour emprisonner toute personne en désaccord avec les conclusions et les directives de la COP21 car il s’agit selon lui d’un délit d’opinion condamnable. Suzuki rejette donc la liberté d’expression et comme j’en ai fait mention dans ce blog, cette histoire de climat nous achemine vers un totalitarisme planétaire si ces décisions de la COP21 sont prises à la lettre. Comme du temps de Mussolini, d’Hitler, de Staline et de Mao nous risquerons à brève échéance d’être condamnés pour délit d’opinion et parqués dans des goulags jusqu’à ce que mort s’en suive. Et ce d’autant plus que les milieux financiers s’intéressent de très près à la crise climatique car il y a naturellement des profits juteux à la clé sans bourse délier car ce sont les consommateurs et les contribuables qui paieront.

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Pendant ce temps-là, dans leur île-continent, les Australiens n’en ont cure. Le nouveau Premier Ministre vient de le réaffirmer : il ne croit pas au réchauffement du climat, El Nino ou pas. Il va mettre à pied plus de 300 scientifiques du CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation) pour avoir participé au montage frauduleux ayant abouti à la théorie du réchauffement climatique et de l’effet de serre ! Les collectes des données météo seront dorénavant automatisées afin d’éviter des truquages intentionnels, autant de pseudo-fonctionnaires qui verront leur emploi perdu. Certes, il y a quelques opposants à ces décisions mais il faut reconnaître (je risque d’être poursuivi pour délit d’opinion) qu’il s’agit de décisions de bon sens. Depuis la fin de la COP21, il ne se passe pas une semaine sans que l’on découvre des fraudes répétées tant de la NASA que de la NOAA ou encore du CSIRO. On peut le comprendre, les organisations non-gouvernementales infiltrées à l’échelle mondiale dans les sphères politiques décisionnelles ont intérêt à maintenir la peur climatique de concert avec le monde financier quitte à continuer à encourager les manipulations de données éhontées exigées par les pseudo-scientifiques auto-proclamés climatologues de l’IPCC. Inutile de rappeler que l’Inde et la Chine sont fermement opposées à toute décision coercitive au sujet des rejets de CO2. Ces deux pays représentent un tiers de la population de la planète.

Plus encore, Barack Obama, dans le foulée de la COP21, avait mis en oeuvre un plan ambitieux et totalement irréalisable de réduction des émissions de CO2 par les centrales électriques afin de réduire le réchauffement prédit par les spécialistes de l’IPCC. La Cour Suprême des Etats-Unis, saisie par 27 Etats, vient de déclarer ce plan illégal car il constitue un abus de pouvoir illégitime. Les attributions législatives de l’EPA (Environmental Protection Agency) ont été également dénoncées par le même jugement.

Il était temps de remettre de l’ordre dans les esprits …

Sources : Marshall Shepherd sur le site Forbes.com http://www.forbes.com/sites/marshallshepherd/2016/02/07/really-australia-cutting-basic-climate-science-research-is-head-in-the-sand-101/#2e1d2ddc32cf et

http://nofrakkingconsensus.com/2016/02/08/david-suzuki-enemy-of-free-speech/ , illustration Forbes : des moutons australiens « mourant de soif », bel exemple de désinformation visuelle, du même genre que l’ours blanc perché sur un glaçon pour illustrer le réchauffement de la banquise.

Histoire de vaccins : où l’imbécillité prend le dessus sur la raison !

 

L’un des membres de ma famille proche a développé une phobie de l’aluminium. Il n’y a pas de « papier alu » dans la cuisine, c’est mauvais pour la santé parce que l’aluminium déclenche des maladies neurodégénératives. J’ignore quels sont les arguments avancés pour persister dans une telle conviction, sans doute la désinformation que l’on peut lire dans la presse de caniveau destinée en particuliers aux femmes au foyer du genre « Femme Actuelle » ou « Elle » en France pour ne citer que ces titres pour lesquels il est difficile de trouver l’adjectif correspondant à leur médiocrité. Mais dans de nombreux autres pays, la désinformation bat son plein quotidiennement et plus c’est sensationnel plus les tirages des quotidiens sont élevés. À croire que certains lecteurs sont avides de nouvelles, fausses pour la plupart d’entre elles, qui vont alimenter leur peur. C’est d’ailleurs une excellente thérapeutique pour ne pas penser aux vrais problèmes qui pourraient réellement faire très peur.

L’aluminium est le deuxième métal le plus abondant de la croute terrestre après le silicium, il y en a de partout, le moindre grain de sable ou la moindre parcelle de terre en contient. Une tasse à café, une assiette, un verre contiennent de l’aluminium. Il y a de l’aluminium dans le béton, les cailloux, le sable des plages, beaucoup d’huisseries modernes, bref, un monde sans aluminium est impossible à imaginer.

Et pourtant la polémique à propos des effets néfastes de l’aluminium resurgit périodiquement tel le monstre du Loch Ness et pas plus tard qu’il y a une dizaine de jours en une du Toronto Star, journal de langue anglaise canadien au plus fort tirage, au sujet du Gardasil :

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Le Gardasil est un vaccin protégeant contre le virus du papillome qui est un virus cancérigène au même titre que la cigarette ! Sa formulation contient un adjuvant à base d’hydroxyde d’aluminium et il a suffi pour que cette crainte de l’aluminium réapparaisse une nouvelle fois et affole la populace perméable à n’importe quelle désinformation. Je cite un passage de l’article du Toronto Star : « Des centaines de milliers d’adolescentes au Canada ont pris sans problème le Gardasil, un vaccin montré comme protégeant du HPV. Mais une enquête du « Star » a trouvé que depuis 2008 au moins 60 Canadiennes ont fait l’expérience d’une maladie débilitante après inoculation du vaccin. Les patientes et leurs parents déclarent que ces incidents pointent l’importance d’une révélation entière des risques (du vaccin) ». Le journal s’est focalisé sur le cas de Kaitlyn Armstrong une ado férue de danse et de sports en tous genres qui, plusieurs semaines après le deuxième rappel du vaccin, se mit à souffrir de douleurs articulaires lui interdisant de danser ou de pratiquer un quelconque exercice physique. Il n’en fallut pas plus pour que des associations telles que Age of Autism, SafeMinds ou Vaxtruth s’emparent de l’évènement et en diffusent une large information servant leur propagande à point nommé. Naturellement cette jeune fille relia tout de suite l’administration du vaccin au mal dont elle souffrait soudainement compte tenu de la concomitance, à quelques semaines près, entre les deux évènements. Rien de plus facile dans ces conditions que de faire un tel rapprochement qui fut repris par les associations anti-vaccins. Cet événement aboutit finalement à établir une relation de cause à effet qui fut alors reprise par les médias dont le Toronto Star.

Il s’avéra par la suite que cette jeune fille fut diagnostiquée comme souffrant de fibromyalgie. Cette maladie dont les causes sont inconnues est une hypersensibilité à la douleur, pour résumer. Elle concerne près de 5 % de la population et il n’existe pas de traitement totalement efficace. Comme les causes de la fibromyalgie se trouvent dans le cerveau, en particulier au niveau de l’hippocampe, autant dire que les anti-vaxxers s’en sont donné à cœur joie pour incriminer encore une fois l’adjuvant à base d’hydroxyde d’aluminium du vaccin, de presque tous les vaccins … un argument pour ces obscurantistes qui ont tout simplement fait fi du principe de relation de cause à effet. Il s’est tout simplement agi d’une fâcheuse coïncidence, d’un pur effet du hasard que cette jeune fille, en cours de vaccination contre le HPV, développe une fibromyalgie.

Le Toronto Star s’est fendu d’un long article sur l’évolution de la maladie de cette jeune fille dont l’intensité à fini par diminuer et éventuellement disparaître. Ce journal insista sur les traitement charlatanesques auxquels se soumit Kaitlyn, suivant les conseils d’obscurs organismes prônant le respect de la nature, auprès d’un naturopathe réputé de Toronto, convaincu que sa patiente était allergique aux métaux. Il décida qu’il fallait désintoxiquer son sang à l’aide d’agents chélatants par injection intraveineuse, rien que ça ! Pour la petite histoire les agents chélatants sont des composés chimiques qui séquestrent les métaux et une fois complexés à un métal celui-ci est éliminé par les reins. Ces molécules chimiques peuvent occasionner de graves dommages au foie et aux reins, mais qu’à cela ne tienne il était urgent de procéder à un tel traitement pour la jeune Kaitlyn.

Le sorcier ou plutôt l’escroc proposant ses services dans le cadre d’une médecine alternative a suggéré à Kaitlyn qu’il fallait qu’elle se débarrasse du surplus d’aluminium suspecté être la cause de sa fibromyalgie et provenant des doses de vaccin qu’on lui avait administré plusieurs semaines avant l’apparition des premiers symptômes de sa maladie. Autant dire que la relation de cause à effet était bien établi dans la tête du dénommé Jaconello ( http://www.jaconello.com/chelation-therapy-a-treatment-for-blocked-arteries.html ) qui sévit à Toronto dans toutes sortes de rubriques thérapeutiques entrant d’après lui dans le domaine de la détoxification. Ce médecin fait dans l’anti-science et abuse de la crédulité de ses clients jusqu’au jour où l’un d’entre eux passera de vie à trépas à la suite des traitements invraisemblables et inefficaces qu’il leur suggère comme par exemple injecter de l’eau oxygénée par voie intraveineuse, certes très diluée, pour détoxifier l’organisme, mais pourquoi pas de l’eau de Javel ?

Les activistes anti-vaccins sont à l’affut de toute information macabre susceptible d’alimenter leur idéologie insensée. Par exemple, une jeune fille de Laval, Québec, deux semaines après la deuxième injection de Gardasil, se noya dans sa baignoire. Sa mère, plusieurs mois plus tard, établit une relation de cause à effet entre le vaccin et le décès de sa fille et alla jusqu’à intenter un procès à Merck, le fabricant du Gardasil. Il apparut que cette jeune fille souffrait de céphalées récurrentes selon son médecin traitant et qu’elle avait probablement eu un malaise en prenant son bain mais l’affaire fut reprise par les activistes anti-vaccins et le mal était fait. Les études sérieuses relatives à l’inocuité du Gardasil et concernant maintenant des millions de jeunes filles dans le monde sont mises en doute par ces activistes car elle sont, selon eux, en partie financées par Merck pour le Gardasil ou GSK pour le Cervarix, ce qui est loin d’être prouvé : au Danemark et en Suède le suivi post-vaccination est effectué par les agences nationales de santé. Dans ce mouvement anti-vaccins on retrouve les idées du Tea Party qui a coutume d’alarmer plutôt que de rationaliser. L’esprit humain a une fâcheuse tendance à confondre corrélation et causalité car il arrive souvent que ces deux notions soient contre-intuitives. Quand cette confusion est « arrangeante » pour conforter une cause idéologique alors toute espèce d’esprit critique disparaît. Curieux comportement qui défie les règles basiques de la logique et de la science. Mais les rédacteurs des journaux à sensation, les réalisateurs de programmes de télévision en mal d’audience et les éditeurs de pamphlets, des ONG que je ne nommerai pas ici et des politiciens le savent bien, alimenter la peur est toujours payant …

Pour conclure cette lamentable histoire, le Los Angeles Times a trouvé opportun de démolir l’argumentation du Toronto Star dont le rédacteur en chef a finalement présenté ses excuses auprès de ses lecteurs en publiant un autre article titrant : « Les familles veulent plus de transparence au sujet du vaccin contre l’HPV » et l’éditeur en chef s’est fendu du commentaire suivant : « Cet article a été globalement critiqué par le milieu médical et les organismes de santé publique pour ne pas montrer clairement les évidences scientifiques de l’innocuité du vaccin ant-HPV Gardasil. Il n’existe aucune évidence scientifique ou médicale d’une quelconque face cachée de ce vaccin ». On est rassuré, certes, mais le mal est fait !

Sources : http://www.sciencebasedmedicine.org et http://www.latimes.com/business/hiltzik/la-fi-mh-how-a-major-newspaper-20150213-column.html#page=1

Vers une solution à l’approvisionnement en technétium-99 …

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Il y a quelques semaines j’ai écrit un billet sur les problèmes d’approvisionnement en technétium-99 qui vont inévitablement créer de graves perturbations dans les nombreux diagnostics radiologiques utilisant cet isotope radioactif à vie courte (voir le lien) pour diagnostiquer tant des affections cardiovasculaires que la localisation fine de tumeurs cancéreuses. Les deux principaux producteurs de technétium-99m se trouvent l’un en Europe aux Pays-Bas (réacteur à haut flux de Petten, propriété de la Commission Européenne) et l’autre au Canada dans l’Ontario (Chalk River Laboratories). Ces deux réacteur sont très anciens et de gros problèmes de sécurité nécessiteraient des investissements considérables occasionnant aussi et surtout une rupture d’approvisionnement en radio-isotope pour les diagnostics médicaux. Pour un bref rappel la technique de production du technétium est indirecte. Dans un premier temps une cible d’uranium-235 enrichi à plus de 95 %, grade dit « militaire », est bombardée par des neutrons à haut flux. La fission subséquente du noyau d’uranium ayant capté un neutron produit essentiellement du molybdène-99 lui-même instable dont le noyau va se réarranger en technétium-99m métastable qui va émettre un rayon gamma (utilisé en radio-diagnostic) et former du technétium-99 très faiblement radioactif. Les graves problèmes d’approvisionnement à venir pour satisfaire des dizaines de millions de diagnostics chaque année ont conduit les Canadiens, principaux fournisseurs en technétium-99m des deux Amériques et d’une partie de l’Asie de l’est, à envisager de rendre opérationnelle et rentable l’autre technique de production de ce radio-isotope. Il s’agit de bombarder une cible de molybdène-100, un des isotopes de ce métal, naturellement radioactif, représentant près de 10 % du métal. Il faut rappeler ici que le molybdène, un métal largement utilisé dans de nombreux alliages dont des aciers spéciaux, est naturellement radioactif. La production du « précurseur » du technétium à usage médical, le molybdène-99, a été réalisée avec succès par bombardement avec des protons (noyaux d’hydrogène) dans un cyclotron à usage médical. En 6 heures de bombardement il est possible d’obtenir suffisamment de molybdène-99 pour satisfaire la demande de toute la Colombie Britannique, soit 500 radio-diagnostics ou encore 34 Curies de technétium-99m. Les premiers essais ont été effectués sur le site du plus grand cyclotron du monde appelé TRIUMF ( http://en.wikipedia.org/wiki/TRIUMF ) situé sur le campus de l’Université de Colombie Britannique à Vancouver en utilisant des protons de 22 MeV d’énergie accélérés par un cyclotron TR-30 de fabrication canadienne ( http://www.advancedcyclotron.com/cyclotron-solutions/tr30 ).

Utiliser de l’uranium-235 hautement enrichi ne sera plus nécessaire dans un proche avenir avec l’utilisation de cyclotrons dédiés à la production de molybdène-99. Les problèmes de sécurité des vieilles installations dédiées à cette production ne seront bientôt plus qu’un souvenir grâce aux avancées technologiques du Canada dans le domaine des cyclotrons. Et le souci paranoïaque des militaires de voir de l’uranium hautement enrichi en isotope 235 utilisé à des fins pacifiques sera également oublié !

Source et liens : http://www.triumf.ca/sites/default/files/2015-01-05_NR-ITAP-Milestone_vFINAL_0.pdf

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/12/20/vers-un-retour-a-la-normale-de-lapprovisionnement-en-technetium-99m-on-peut-en-douter/

Autre lien : http://jnm.snmjournals.org/content/51/4/13N.full.pdf