Climat : le fanatisme a encore de beaux jours devant lui.

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Il y a 5 ans (et 2 jours) deux fanatiques musulmans d’origine algérienne massacrèrent de sang froid la direction de Charlie Hebdo et quelques autres personnes qui se trouvaient au mauvais moment et au mauvais endroit ce jour-là. Leur motivation résidait dans le fait que ce journal satirique blasphémait le « prophète ». La liberté de la presse et la liberté d’expression en prirent un sale coup. Mais le fanatisme, au sens général du terme, a-t-il disparu ? Pas vraiment. De nos jours surgit une autre forme de fanatisme, et cette fois il concerne le climat. Mais oui ! C’est vrai et ça se passe au Canada.

Le Winnipeg Free Press, le 6 janvier, la veille de l’anniversaire de la tuerie de Charlie Hebdo, titrait son éditorial : « Time to Silence Voices of Denial », en français il est temps de réduire au silence ceux qui nient [ le changement climatique ]. Dans cet éditorial il est question d’un large consensus de scientifiques affirmant que le changement du climat d’origine humaine est bien réel. Par deux fois le terme « climate change deniers » est employé, ce qui veut dire que quiconque diffère de l’opinion majoritaire est un dépravé moralement toxique, un blasphémateur.

Dans le passé de nombreuses tentatives de prédiction de l’avenir ont échoué en particulier les plus pessimistes mais, selon cet éditorial, si on se hasarde à nier toute cause d’origine humaine au changement climatique on est un individu vil qu’il faut faire taire par tous les moyens. Depuis des années les gouvernements, les médias, les grands dirigeants de banques et d’entreprises, les églises et jusqu’aux enseignants dans les écoles primaires insistent sur le fait qu’il y a une urgence climatique. Les penseurs indépendants (comme votre serviteur) qui mettent en cause cette doctrine nagent à contre courant de cette marée idéologique et l’opinion main-stream considère qu’il est normal qu’ils soient diabolisés.

L’Alberta est particulièrement affecté par les décisions du gouvernement fédéral qui a interdit tout nouvel investissement dans l’extraction du pétrole de schiste provoquant la mise à pied de dizaines de milliers de personnes. Et pourtant l’éditorial de ce journal du Manitoba connait les difficultés de l’Alberta, alors pour justifier la décision du gouvernement fédéral il enfonce le clou en dénonçant l’influence néfaste des « climato-sceptiques », les rendant responsables des vagues de chaleur, des sécheresses, des inondations et des feux qui ravagent le bush australien.
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Le Winnipeg Free Press prétend que c’est assez et qu’il faut faire taire les dénialistes, le fondamentalisme intellectuel est arrivé et il n’y a qu’une seule vérité. Les survivants du massacre de Charlie Hebdo savent très exactement où ce type de fondamentalisme conduit …

Adapté d’un billet de Donna Laframboise, journaliste canadienne. Traduction de l’insert ci-dessus : en 2020 il n’y a plus de place pour les débats au sujet du changement climatique. Il faut des leaders (politiques) pour faire du changement climatique une priorité, mais pour cela il faut cesser les débats en boucle avec les dénialistes alors que le monde est en feu autour de nous tous.

 

Nestlé et la privatisation de l’eau : un problème mondial

Le 14 Novembre 2019 le groupe canadien Wellington Water Watchers a organisé une conférence intitulée « All Eyes on Nestlé » dans la ville de Guelph, Ontario, réunissant des peuples autochtones et des mouvements de citoyens luttant contre les prélèvements d’eau de Nestlé au Canada, aux Etats-Unis, en France et au Brésil. À la suite de cet évènement public, les représentants des organisations concernées se sont réunis pour un atelier d’échange d’informations et de discussions sur d’éventuelles stratégies communes de résistance à cette entreprise géante d’accaparement de l’eau. À partir des expériences et des histoires partagées par des groupes aussi différents que le Collectif Eau-88 de la ville de Vittel en France, Save Our Water d’Elora au Canada ou encore les Michigan Citizens for Water Conservation des Etats-Unis, il est devenu clair qu’il y a un point commun dans tous ces endroits où Nestlé prélève de l’eau pour ses installations d’embouteillage, contrairement à l’affirmation de Nestlé que s’il y a des problèmes il s’agit toujours de problèmes localisés. Dans la réalité le schéma commun mis en place par Nestlé montre par exemple que les quantités d’eau prélevées – pour lesquelles Nestlé ne paie presque rien – font généralement baisser le niveau des eaux souterraines, affectent les écosystèmes et mettent en danger l’approvisionnement en eau des citoyens locaux.

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À Vittel, par exemple, Nestlé et la communauté urbaine prélèvent l’eau dans le même aquifère et les institutions publiques françaises ont reconnu que cette situation mettait en danger cet aquifère car les prélèvements d’eau étaient plus importants que les eaux nécessaires à sa reconstitution naturelle. La solution proposée par les autorités françaises ? Construire une canalisation d’environ 14 kilomètres pour acheminer l’eau d’un autre endroit pour les habitants de la ville de Vittel afin que Nestlé puisse continuer son activité de pompage des eaux souterraines de Vittel sans perturber l’alimentation en eau de la ville de 5200 habitants. Grâce à la résistance du Collectif Eau 88, le projet d’aqueduc a été abandonné et une autre solution doit donc être trouvée pour protéger l’aquifère. Sans l’intervention de ce mouvement citoyen le projet de canalisation aurait été approuvé et financé avec l’argent des contribuables.

Dans le Comté de Wellington au nord-ouest de Toronto, Nestlé Waters Canada a obtenu le permis d’extraire 4,7 millions de litres d’eau par jour dans des puits situés à Hillsburg et Aberfoyle et selon Mike Balkwill de Wellington Water Watchers « la société a demandé le renouvellement de ses permis, tandis qu’elle extrait l’eau sans le consentement des « Six Nations » (voir note en fin de billet) sur le territoire duquel elle opère et malgré l’opposition de plusieurs organisations autochtones ». Et encore une fois grâce à la résistance des Six Nations et d’autres mouvements de citoyens, le moratoire sur les permis de prélèvement d’eau qui devait se terminer le premier Janvier 2020 a été récemment prolongé que jusqu’en octobre 2020. La situation est la même en Floride où, bien que la régie locale de l’eau considère que le système d’alimentation en eau se remet à peine de sa surexploitation, Nestlé souhaite toujours pomper l’eau de Ginnie Springs. Le schéma commun qui se dégage des ces cas et de bien d’autres comme dans l’Etat du Michigan ou dans la petite ville de Sao Lourenço au Brésil, montre également que ce sont toujours les groupes locaux qui défendent l’eau et non les autorités de l’eau ou de l’environnement dépendant de l’État. Au contraire, autre schéma qui se répète dans la plupart des cas, les gouvernements se rangent très souvent du côté de la société Nestlé contre les citoyens.

Pire encore, dans de nombreux endroits Nestlé « fusionne » avec les autorités locales comme dans le Maine (USA) où un directeur de Nestlé faisait partie du conseil d’administration de l’agence de protection de l’eau et de l’environnement de l’État ou à la ville de Vittel où la maire adjointe et conseillère départementale a été poursuivie pour conflit d’intérêt concernant le projet de canalisation. Madame Claudie Pruvost était l’épouse d’un cadre de Nestlé à Vittel, présidente d’une association qui avait été choisie pour soutenir le projet de développement et de gestion de l’eau à la commission local de l’eau que Madame Pruvost présidait. Son procès a été retardé car l’affaire a dû être transférée du tribunal d’Epinal, le plus proche de Vittel, à la ville de Nancy, car la vice-présidente du tribunal d’Epinal est l’épouse du directeur de Nestlé Waters à Vittel !

La stratégie de Nestlé est d’établir des alliances ou des partenariats avec les gouvernements pour se protéger et protéger ses opérations locales d’embouteillage, en particulier dans son pays d’origine, la Suisse, où son image doit être mieux protégée. Récemment l’ancien directeur des affaires publiques de Nestlé, Christian Frutiger, a été nommé vice-directeur de la Direction du développement et de la coopération de la Suisse (DDC) qui est responsable des programmes d’aide au développement où il occupera le poste de responsable du programme Global Water du DDC !

Les dommages écologiques causés par les prises d’eau et les installations d’embouteillage de Nestlé ne sont pas non plus limitées localement. Les bouteilles en PET (poly-éthylène-téréphtalate) sont l’une des principales sources de déchets plastiques dans le monde. Un seul exemple pour donner une idée de l’ampleur de la contribution de Nestlé à ce problème : selon le Wellington Water Watchers, si le gouvernement approuve les permis de Nestlé pour prélever l’eau dans le comté de Wellington destinée à l’embouteillage, l’entreprise produira plus de 3 milliards de bouteilles de 500 ml par an, qui, mises bout à bout, feraient 16 fois le tour de la Terre ! Et cette quantité de plastique ne provient que deux sites du comté de Wellington. Nestlé possède des dizaines de telles installations d’embouteillage dans le monde entier, utilisant d’énormes quantités de combustibles fossiles pour produire des dizaines de milliards de bouteilles en PET chaque année. Si on ajoute à cela le carburant consommé pour transporter toutes ces bouteilles principalement par camion on ne peut que constater l’impact significatif de Nestlé sur l’environnement.

Ces schémas sont intrinsèques aux activités d’embouteillage de Nestlé et au pouvoir économique et politique de cette multinationale géante. Le Canada, les Etats-Unis et la France comptent parmi les sociétés démocratiques les plus riches et les plus traditionnelles de la planète et pourtant les citoyens doivent se battre encore avec beaucoup d’énergie et parfois très longtemps pour atteindre un niveau minimal de protection des eaux souterraines et de surface et des écosystèmes pour préserver l’avenir de leur accès à l’eau, des situations qui devraient, dans une démocratie, être considérées comme acquises et relevant des devoirs de l’Etat. Si Nestlé réussit à avoir les gouvernements de son côté et contre les citoyens dans ces démocraties traditionnelles que sont le Canada, les Etats-Unis et la France, qu’arrive-t-il aux communautés confrontées à l’eau de Nestlé qui s’accapare l’eau dans des sociétés beaucoup moins démocratiques et beaucoup plus vulnérables en Afrique, en Amérique latine ou en Asie ?

Comme l’expliquent dans leur ouvrage classique « Monopoly Capital » Paul A. Baran et Paul M. Sweezy, à notre époque les multinationales sont devenues les principale source de pourvoir économique et politique :

 » Le pouvoir politique est officiellement mis en place par les votes des citoyens et l’argent en est la vraie source : le système politique, en d’autres termes, est de forme démocratique et son contenu est ploutocratique (…) Il suffit de dire que toutes les activités et fonctions publiques qui peuvent être considérées comme constituant les caractéristiques essentielles du système politique – endoctriner par la propagande le public électoral, organiser et maintenir des partis politiques, mener des campagnes électorales – ne peut être réalisé qu’au moyen d’argent, de beaucoup d’argent. Et comme dans le capitalisme monopolistique les grandes sociétés sont la source d’énormes capitaux, elles sont également la principale source de pouvoir politique« .

Dans la réalité, certaines sociétés transnationales réalisent des bénéfices supérieurs au PNB de la grande majorité des pays du monde. Un exemple peut donner une meilleure vision du pouvoir économique et politique de ces sociétés par rapport à d’autres institutions nationales ou internationales. En 2017 Nestlé a dépensé 7,2 milliards de dollars américains uniquement pour des efforts de publicité à l’échelle mondiale. Le budget de l’organisation mondiale de la santé (OMS ou WHO) pour l’exercice 2016-2017 était de 4,38 milliards de dollars. Il est également important de comprendre que la société transnationale moderne est également le digne successeur « naturel » des anciennes puissances coloniales, à la différence que, alors que les anciennes puissances coloniales se concentraient sur l’exploitation des pays du sud, leurs héritiers contemporains, les grandes compagnies transnationales, sont capables d’exploiter aussi les pays du nord lorsque les ressources dont ils ont besoin s’y trouvent comme Paul Sweezy l’a expliqué dans cette citation de « Modern Capitalism and Other Essays » :

 » (…) Il n’y a aucune raison de supposer qu’une entreprise exempterait volontiers les marchés et les sources d’approvisionnement étrangers de son horizon de planification simplement parce qu’ils se trouvent à l’extérieur d’un ensemble particulier de frontières nationales « .

Dans les faits, les communautés du Canada, de la France et des Etats-Unis qui tentent de protéger leurs ressources en eau de Nestlé mènent les mêmes batailles que les communautés du sud du monde ont toujours dû mener pour protéger leurs propres ressources de l’accaparement colonial. Les anciennes puissances coloniales ont utilisé des oligarchies locales soumises à leurs opinions politiques et économiques en tant que dirigeants de leurs colonies qui sont devenues le « modèle de gouvernance » dans la plupart des pays du Sud. Avec le néolibéralisme ce modèle a été exporté vers le Nord du monde où les grandes sociétés transnationales prennent progressivement le pas sur l’espace démocratique et le pouvoir politique, transformant de nombreux endroits du Nord en images miroir des communautés colonisées du Sud du monde. Sous cette nouvelle puissance coloniale les gouvernements des pays du sud comme du nord deviennent des serviteurs volontaires du secteur des entreprises, s’assurant que, malgré les dommages sociaux et environnementaux, les entreprises transnationales ont accès aux ressources dont elles ont besoin.

Cet état de fait crée une ouverture nouvelle importante pour la communication, la solidarité, la compréhension et l’action commune entre les groupes de citoyens qui luttent contre la privatisation de l’eau dans le nord et le sud du monde. La lutte, au sud ou au nord, est la même : garder l’eau aux mains du public sous contrôle démocratique. Et se battre pour l’eau c’est aussi se battre pour nos démocraties en voie de disparition sous la menace du contrôle autoritaire des grandes entreprises transnationales au sud comme au nord. Une nouvelle alliance entre le sud et le nord peut favoriser l’émergence d’un puissant mouvement défiant le secteurs économique de ces entreprises et de leurs serviteurs, le monde politique. Les entreprises, évidemment, riposteront et Nestlé, encore une fois, a déjà acquis une longue expérience fructueuse durant son passé de lutte contre la société civile.

Dans les années 1970, un boycott international a été organisé contre Nestlé en raison de sa promotion de l’alimentation pour bébés au biberon décourageant l’alimentation maternelle au sein, ce qui a provoqué des maladies et de nombreux décès d’enfants dans les pays pauvres du sud. Cette campagne, connue sous le nom « Nestlé tue les bébés » a eu un impact sans précédent sur l’entreprise et porta gravement atteinte à son image. Pour contrer cette campagne Nestlé engagea Raphael Pagan, un officier du renseignement du Département américain de la défense. Pagan avait conseillé les Présidents américains Nixon et Reagan sur les politiques à conduire avec les pays du tiers-monde, ce qui signifie comment combattre les mouvements de libération de ces pays du tiers-monde. En fait, Nixon fut le président américain qui apporta son soutien au général Pinochet lors de son coup d’Etat contre le président élu Salvador Allende au Chili, précipitant ce pays dans une dictature militaire meurtrière qui dura des années. Pagan, reçut un « Life Achievement Award » du président Reagan, le président qui faisait la guerre au gouvernement nicaraguayen sandiniste, tuant et terrorisant des dizaines de milliers de personnes en Amérique centrale. Raphael Pagan a été très efficace dans la lutte contre le boycott international contre Nestlé, essentiellement en concevant une stratégie consistant à diviser les groupes de la société civile qui organisaient la campagne de boycott. Ce partenariat avec le renseignement militaire américain pour lutter contre les organisations de la société civile a remporté un tel succès que Nestlé a par la suite approfondi cette collaboration.

En 2002 Nestlé a embauché John Hedley, un ancien agent du MI6, le renseignement militaire britannique, en tant que chef de la sécurité du groupe. Hedley était, entre autres fonctions, responsable de l’organisation d’une opération dont le but était d’espionner des groupes de la société civile critiques pour Nestlé en Suisse, principalement le groupe ATTAC (voir note en fin de billet). Lorsque cette opération a été dévoilée par un journaliste d’investigation suisse qui l’a dénoncée à la télévision suisse, Nestlé a dû faire face à un procès et a été condamné par la justice suisse. Puis Nestlé a développé ce qui est connu sous le nom de « War room », un centre de communication de haute technologie qui suit en temps réel toute mention faite à Nestlé dans les médias sociaux, afin que l’entreprise puisse réagir rapidement à toute « menace » posée par des personnes physiques.

En 2011, Nestlé a organisé sa conférence annuelle « Créer des Valeurs Partagées » à Washington en partenariat avec le Conseil de l’Atlantique (Atlantic Council), une organisation basée aux Etats-Unis qui rassemble les grandes entreprises, les politiciens et l’armée. Le Conseil de l’Atlantique (ou Conseil Atlantique) est membre de l’OTAN sinon une émanation de cette organisation. La principale table ronde de cette conférence fut organisée par le Président (CEO) de Nestlé Peter Brabeck et le Président du Conseil Atlantique Frederik Kempe. Elle avait pour intitulé : « Création de valeur partagée en Amérique latine, opportunités, obstacles et orientations futures en matière de nutrition, d’eau et de développement rural« .

On peut supposer que ce que ce panel a appelé « obstacles » était – et est toujours – les mouvements de la société civile essayant de garder leurs ressources naturelles, y compris l’eau, entre les mains du public. Lorsqu’elles sont confrontées à ce type de résistance de la société civile des entreprises transnationales comme Nestlé peuvent trouver utile d’avoir l’OTAN à leurs côtés pour aider à « convaincre » les gouvernements rebelles de céder leurs ressources naturelles au profil (et aux profits) du secteur correspondant de ces entreprises mais certainement pas pour le développement de leur pays. Dans ce cadre Nestlé maintient un programme d’embauche d’anciens militaires américains (lien). C’est peut-être juste pour garder des liens étroits avec l’armée américaine car, selon les informations disponibles, Nestlé n’embauche pas d’anciens militaires suisses ou français.

Tous ces exemples sont suffisants pour démontrer que Nestlé a une position de leader mondial pour imposer son contrôle sur les institutions démocratiques de divers pays afin d’avoir accès aux ressources naturelles comme l’eau. Ces exemples montrent également que Nestlé est très en avance dans le développement de stratégies et de partenariats dans le but de contrer la résistance de la société civile. Seuls et unis, du nord au sud, nous pouvons espérer protéger nos ressources en eau de l’accaparement par ces entreprises géantes et protéger nos démocraties du contrôle de ces entreprises, il n’y a pas d’autre moyen.

Traduction d’un article de Franklin Frederick paru sur le site Global Research en 2019.

Lien : https://www.nestleusacareers.com/military/

Notes. Six Nations regroupe six populations autochtones canadiennes, voir https://en.wikipedia.org/wiki/Six_Nations_of_the_Grand_River. Par extension « Six Nations » regroupe les actions de toutes les populations autochtones canadiennes . ATTAC : https://fr.wikipedia.org/wiki/Association_pour_la_taxation_des_transactions_financières_et_pour_l%27action_citoyenne

Ceta : suite … et peut-être fin ?

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Les objections de la Wallonie concernant le Ceta (Canada-EU « Comprehensive and Economic » Trade Agreement, l’abréviation prêtant à confusion) portaient essentiellement sur la mise en place du mécanisme juridique dit « investor-state dispute settlement » (ISDS), en d’autres termes la création d’une cour de justice autorisant les grandes compagnies multinationales à poursuivre devant un tribunal privé les gouvernements signataires de ce traité sous le simple prétexte que les régulations et lois nationales voire européennes peuvent porter préjudice à leurs profits futurs. Il s’agit du côté sombre de ce traité dont les dispositions sont reprises mot pour mot par le projet de traité TTIP et qui figurent également dans le traité TPP, la réplique « trans-pacifique » du TTIP.

Naturellement ce sont les grandes corporations multinationales américaines qui ont exigé la mise en place d’une telle justice alternative entièrement à leur avantage. Curieusement seuls en Europe les Wallons ont soulevé ce problème central du traité, tout le reste n’étant qu’un amalgame de bonnes paroles pour faire avaler cette monstruosité juridique qui pourrait mettre à mal l’ensemble des lois et dispositions mises en place par les gouvernements successifs de tous les pays d’Europe, que ce soient la protection sociale, les services publics, la santé, l’éducation ou encore les diverses régulations européennes activées dans toutes sortes de domaines économiques et financiers. Sans verser dans l’anti-américanisme primaire comme me l’ont fait remarquer certains de mes lecteurs, il est vraiment déplorable qu’aucun politicien de haut rang, je pense aux Premiers Ministres ou aux Présidents, n’ait manifesté une quelconque objection sur ce point précis du traité, à croire qu’ils sont tous déjà réduits à l’état d’esclaves des USA.

On se trouve donc confronté à une rétrogradation des démocraties qui ont choisi (ou vont choisir) leurs nouveaux maîtres, non plus des familles royales qui gouvernaient selon leur bon-vouloir, mais des grandes corporations – le « Deep State » – qui ont exercé leur lobbying puissant afin que ce genre d’arrangement contraire aux constitutions de nombreux pays européens soit mis en place pour leur plus grand profit. Cette démarche effectuée dans le secret a pourtant de quoi alarmer n’importe quel juriste ou économiste européen ou même canadien. C’est ce que viennent de comprendre quelques anciens politiciens de haut niveau au Canada : le juriste Rocco Galati, spécialiste de la constitutionnalité des lois et traités au Canada, à la demande de l’ancien ministre de la défense Paul Hellyer et de Ann Emmett et George Cromwell tous deux membres du comité des réformes économiques et monétaires, a esté devant la Cour Constitutionnelle canadienne au sujet de la non-constitutionnalité du traité Ceta.

Les deux principales raisons évoquées sont le fait que le Parlement canadien n’a pas ratifié ce traité et ensuite parce que le Ceta privilégie les droits des multinationales en regard de la Constitution canadienne et des droits des citoyens. Pour Galati les seuls domaines nationaux qui échappent aux dispositions du Ceta sont la collecte des impôts, la sécurité nationale et l’industrie culturelle, si chère aux politiciens français, est-il nécessaire de le remarquer ici, la fameuse exception culturelle hexagonale. On peut imaginer que les compagnies d’assurance américaines trainent le gouvernement français devant un tribunal ad hoc pour dénoncer le système de protection sociale français qui entrave leur main-mise sur la Sécurité Sociale telle qu’elle existe en France. Elles auront raison et gagneront à coup sûr un procès contre le gouvernement français dont la motivation sera leur « manque à gagner futur » !

Il est nécessaire d’insister sur le fait que l’ISDS s’est déjà mise en place malgré le fait que ce traité Ceta comme le TTIP n’ont pas encore été ratifiés par les Parlements des pays signataires. Il s’agit d’un groupe de 15 avocats d’affaire du Canada, des USA, de France, du Chili, de Suisse, des Pays-Bas, d’Allemagne et de Belgique. Ils ont renommé l’ISDS Investment Court System (ICS) et promu au statut de « juges » trois des leurs rémunérés 3000 dollars par jours opérant en étroite collaboration avec leurs homologues des corporations plaignantes qui sont pudiquement appelées les fondateurs tierce-partie de cette espèce de mafia déjà en place à l’insu des gouvernements et des parlements des pays futurs signataires de ces traités. Comme il n’est pas difficile de l’imaginer il s’agit d’un très gros business, les pénalités infligées aux pays signataires pouvant se compter en dizaines de milliards de dollars ! Ces juristes seront rémunérés au pourcentage comme c’est le cas aux USA et au Canada. Si les négociations relatives au TTIP venaient à échouer, le Ceta permettrait à des milliers de corporations américaines ayant une filiale au Canada de contourner cet échec.

Il ressort de toute cette sombre et opaque négociation que le Canada, déjà manipulé par les Américains dans le cadre du NAFTA, ne servira que de plateforme aux corporations américaines pour opérer une main-mise sur l’ensemble de l’économie européenne. Ces traités font partie de l’agenda hégémonique américain et pourtant tous les dirigeants européens semblent anesthésiés par la propagande du Département d’Etat américain. C’est vraiment révoltant !

Billet inspiré d’un article de Counterpunch

Note : NAFTA : North American Free Trade Agreement, traité de libre-échange mis en place en 1994 comprenant les USA, le Mexique et le Canada.

 

La « grande vérole » revient en force dans les pays développés

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Si la syphilis a été oubliée ces trente dernières années dans les pays dits développés grâce en particulier à la pénicilline c’est tout simplement parce que les cas devenaient de plus en plus rares à tel point que les autorités sanitaires avaient cru que la maladie était pratiquement éradiquée et qu’elle n’était plus que le triste apanage des pays sous-développés. D’ailleurs les médecins généralistes n’arrivaient même plus à distinguer la syphilis d’un simple herpès quand une femme ou un homme constataient qu’ils venaient d’être infectés. Le chancre mou, cette inflammation très localisée et indolore (voir illustration, Wikipedia) était en effet considéré comme une manifestation d’herpès alors que pourtant l’herpès génital est plutôt insupportable voire douloureux. De plus les structures de dépistage devenant de plus en plus rares, le SIDA étant devenu des les esprits une maladie comme une autre qui se traite « facilement », la vigilance consistant en des rapports sexuels protégés s’est progressivement relâchée et il en résulte aujourd’hui une recrudescence spectaculaire de la « grande vérole » dans des pays aussi développés que les USA ou la Suède !

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Par exemple en Suède le nombre de cas (déclarés) est passé de 10 en 2010 à 51 en 2015, uniquement dans la région du Västa Götaland et essentiellement dans la communauté gay. Mais il s’agit d’une estimation officielle car pas plus de 40 % des personnes atteintes vont consulter leur médecin. Pour l’ensemble de la Suède avec les incertitudes mentionnées ci-dessus le nombre de cas totaux a atteint 244 en 2014, les statistiques officielles pour 2015 n’ayant pas été publiées. Pour la seule ville de Stockholm le nombre de cas est passé en dix ans de 89 à 158.

Au Canada, dans la seule province de l’Alberta, essentiellement à Edmonton, le nombre de cas a été multiplié par 4,5 entre 2011 et 2015 dans la communauté gay, le nombre de femmes concernées par la maladie étant stable sinon en diminution. D’après les spécialistes de la santé et des maladies sexuellement transmissibles il semble que les sites de rencontres anonymes spécialisés qui fourmillent sur Internet favorisent cet état de fait. L’Alberta a été relégué au rang du Kenya ou du Pakistan pour la fréquence de syphilitiques ! (Source : Globalnews.ca). Aux Etats-Unis la situation devient presque alarmante pour diverses raisons. La faillite du système de santé « Obamacare » explique pour une grande part la recrudescence des MSTs en général et de la syphilis en particulier. Le budget attribué seulement au dépistage de ces maladies a été globalement diminué d’un milliard de dollars depuis 2005. La directive du gouvernement fédéral est de faire plus avec moins à tel point que plus de 44000 postes d’infirmiers et de médecins ont été tout simplement supprimés en dix ans. En deuxième lieu une espèce de pudeur malsaine fait que les sujets atteints de syphilis ne vont plus consulter leur médecin ou hésitent à pénétrer dans un centre de dépistage le plus souvent anonyme. Dans le seul Etat de New-York le nombre de « volontaires » pour le dépistage des MSTs est en constante diminution, que ce soit pour les chlamydia, la gonorrhée, le SIDA, l’hépatite C ou la syphilis. Dans un pays où certains Etats ont banni le sexe oral, une décision aussi ridicule que d’interdire la fessée aux enfants (ça se passe en France), quand les politiciens vont-ils interdire l’homosexualité comme au Pakistan ou en Malaisie ? On assiste donc aux USA à une régression morale et sanitaire empreinte d’un puritanisme malsain … Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2000 seulement 6000 cas de syphilis primaire ont été répertoriés aux USA. En 2014 ce nombre a atteint 20000 avec des cas de syphilis congénitale et d’atteinte oculaire de nouveaux-nés, une situation que des pays en voie de développement sont arrivés à maîtriser comme par exemple à Cuba. Ça laisse rêveur.

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La palme du nombre de cas de syphilis (déclarés) revient au comté de Los Angeles ( http://www.cdc.gov/std/stats14/tables.33.htm ) avec 1204 cas pour 100000 habitants, un record mondial ! Et cela tout simplement par manque d’éducation : les personnes atteintes de syphilis, essentiellement des homosexuels, ne connaissent pas les premiers symptômes de la maladie (voir l’illustration tirée de Wikipedia ci-dessus) et attribuent à tort le chancre mou à une lésion passagère. Parmi les 70 comtés américains les plus touchés par l’épidémie de syphilis aux USA 14 d’entre eux se trouvent en Californie, l’Etat de tous les excès …

En ce qui concerne la France et d’autres pays européens j’ai tenté de trouver quelques données mais sans succès.

Source partielle : Business Insider

Le saumon transgénique de nouveau à la une de l’actualité

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Le saumon de l’Atlantique est l’espèce la plus abondamment produite par aquaculture dans le monde : environ 2 millions de tonnes pour une valeur de 10 milliards de dollars. Les enjeux économiques sont donc à l’évidence considérables. La société canadienne AquaBounty a mis au point avec l’aide de l’Université du Newfoundland il y a plus de 20 ans un saumon génétiquement modifié qui produit continuellement l’hormone de croissance du saumon Chinook dont le gène est sous le contrôle du promoteur de la protéine « anti-gel » d’anguille. Il est intéressant de mentionner pour quelle raison ce montage fut choisi à l’origine. Le saumon ne produit pas d’hormone de croissance durant les longues nuits d’hiver de l’Atlantique Nord ni dans l’obscurité. Le saumon génétiquement modifié présente la particularité de produire cette hormone 24 heures sur 24 et le résultat est spectaculaire, il grossit deux fois plus vite que le saumon non génétiquement modifié en engloutissant 10 % de nourriture en moins.

Il aura fallu plus de 20 ans pour que la FDA américaine autorise la commercialisation de ce saumon et les autorités sanitaires canadiennes viennent de suivre leur homologue américain. La FDA, sous la pression des écologistes, en particulier le WWF, a fini par exiger un étiquetage évident pour ces saumons afin que le consommateur ne les confonde pas avec les saumons « normaux ». Si j’ai utilisé des guillemets c’est pour insister sur le fait que toutes les études et analyses réalisées ce dix dernières années sur le saumon AquaBounty n’ont jamais pu montrer une quelconque différence avec le saumon de l’Atlantique élevé dans des fermes marines, que ce soit en Norvège, en Islande ou en Ecosse.

Les écologistes, un peu dépités par les décisions américaine et canadienne, ont alors mis en avant le fait que AquaBounty avait choisi les montagnes du Panama pour y installer une grande ferme d’élevage de saumons à 1500 mètres d’altitude. Ce choix a paru suspect pour les écolos qui semblent ignorer que le saumon vit aussi bien en mer qu’en rivière …

Le gouvernement canadien considère que la nourriture issue de plantes transgéniques est saine et non détrimentale pour la santé humaine. Elle est consommée depuis de nombreuses années sans qu’un quelconque effet adverse ait pu être détecté. D’autre part les modifications génétiques apportées améliorent les qualités nutritionnelles des aliments. Les autorités canadiennes ont déclaré qu’un étiquetage spécifique des saumons d’AquaBounty n’était pas nécessaire (voir le lien). Les écolos canadiens réfutent tout en bloc et considèrent comme déplorable et dangereux que le peuple soit pris en otage pour être le premier au monde à expérimenter un animal génétiquement modifié. Comme je le mentionnais dans un précédent article de ce blog (voir les liens au sujet du saumon AquaBounty) l’écologie est devenue une véritable religion qui s’appuie sur de la fausse science, une résurgence détestable du Lysenkoisme …

Illustration : Deux saumons de l’Atlantique du même âge, élevés dans les mêmes conditions. En arrière plan le saumon AquaBounty

Source : news.gc.ca/article-en.do?nid=1068309 et aussi sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/10/20/saumon-transgenique-belle-bataille-en-perspective/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/03/30/ou-la-religion-se-mele-des-ogms/

Connaissez-vous les danegelds ?

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Aux alentours des IXe et Xe siècles, les villageois des pays scandinaves préféraient payer une rançon – danegeld – aux pillards vikings avant que ceux-ci ne s’en prennent à leurs biens, leurs enfants et leurs femmes. Cette pratique s’étendit rapidement à toute l’Europe. Les Vikings étaient soutenus par le roi du Danemark et rapportaient le fruit de leurs rançons dans les caisses du Royaume. À l’époque des Normands les danegelds se transformèrent en un impôt foncier. Déjà à cette époque tous les prétextes étaient bons pour paupériser le peuple et cette pratique a finalement été adoptée et perdure encore aujourd’hui … mais on ne sait plus trop pourquoi on paie des impôts, certainement pas pour se protéger des exactions des politiciens.

La notion de danegelds refait aujourd’hui surface d’une manière inattendue qui était pourtant prévisible vue la tournure que prennent les évènements concernant la « crise climatique ». Al Gore organise une chasse aux sorcières pour éliminer les dissidents à la cause climatique et parallèlement, avec l’appui d’organisations non gouvernementales du genre « Paix Verte », il s’en prend maintenant aux multinationales du pétrole. Pour ce sinistre charlatan les pétrolières commettent un véritable crime contre l’humanité en exploitant les ressources du sous-sol qui vont finir en CO2, ce vilain gaz toxique pour la santé de l’atmosphère et donc du climat.

La société Exxon a été assignée à comparaître devant une cour de justice des Iles Vierges américaines sous l’accusation de conspiration anti-réchauffement (sic) même si on croit rêver en ce début de XXIe siècle.

Pourquoi une plainte émanant des Iles Vierges ? C’est une bonne question à laquelle n’a évidemment pas répondu le WST (voir la source) mais il n’y a aucun doute possible, les puissances financières de l’ombre aux desseins inavouables, vivement intéressées par les retombées de la crise climatique en termes de profits, se trouvent justement domiciliées, entre autres paradis fiscaux, dans les Iles Vierges.

Dans le fanatisme et le totalitarisme un pas décisif vient donc d’être franchi. De nombreuses sociétés depuis les producteurs de pâte à papier jusqu’aux compagnies impliquées dans la transformation de l’huile de palme ou encore les industriels fabricant des tampons périodiques préfèrent payer un danegeld aux ONGs qui les menacent d’action en justice pour pouvoir continuer à exercer leur métier sans que leur image de marque soit ternie, comprenez une contribution substantielle à la « cause verte » qui peut atteindre des sommes rondelettes proportionnelles aux chiffres d’affaire.

Lorsque l’avocat général de la cour des Iles Vierges a ordonné une perquisition des bureaux de la direction d’Exxon, la réplique a été immédiate : une plainte a été déposée auprès de la cour du Texas sous le prétexte que cette action était contraire au premier amendement de la Constitution américaine qui stipule que toute intrusion dans le domaine privé doit être appuyée sur des faits tangibles, or au sujet du réchauffement climatique qu’y a-t-il de tangible sinon des modèles tout aussi erronés les uns que les autres …

La compagnie Exxon ne semble donc pas être impressionnée par les menaces de ces terroristes d’un nouveau genre, les nouveaux vikings du climat qui, sous la menace, réclament leur danegeld. Exxon a courageusement décidé de faire front à Al Gore et à ses sbires, en l’occurence les ONGs vertes, en espérant que son action finira par révéler l’immense imposture du réchauffement climatique dans la mesure où de plus en plus de scientifiques mondialement reconnus dans ce domaine s’élèvent non seulement contre les agissements à la limite de l’illégalité d’organisations comme « Paix verte » mais aussi et surtout contre la fraude systématiquement organisée par l’IPCC. Affaire à suivre de très près !

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Dans le même ordre d’idée, l’idéologie illogique de « Paix Verte » s’illustre avec cette action en justice intentée par cette organisation contre la mise en conformité de la centrale nucléaire de Darlington au Canada – 4 unités de type Candu – exploitée par Ontario Power Generation. la Cour a reconnu qu’il n’y avait rien de raisonnable justifiant cette action de « Paix Verte ». À l’issue de cette restauration, si on peut appeler cette opération ainsi, les 4 réacteurs seront certifiés pour une nouvelle durée d’exploitation de 30 années. Ce détail ne plaisait pas à « Paix Verte », incapable de choisir entre le CO2 et l’uranium, et l’organisation a été finalement déboutée.

Note : un de mes lecteurs me demandait quelles étaient les sources de financement de « Paix Verte » alias Greenpeace, suivez mon regard : des danegelds concrétisés aujourd’hui par des chantages tous azimuts auprès de milliers d’entreprises. Cette organisation est encore plus détestable que Cosa Nostra, organisation bien connue pour son racket organisé !

Source : Wall Street Journal et World Nuclear Association

COP21 : la bête immonde enfin dévoilée …

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Dans son blog, Donna Laframboise, journaliste canadienne réputée pour avoir une langue acerbe, s’en prend à David Suzuki, un écolo activiste très impliqué dans le combat contre le réchauffement du climat et qui ne cache pas ses théories malthusiennes (http://www.davidsuzuki.org/fr/ ). Malgré le fait que cet individu, le Nicolas Hulot du Canada, ait fait partie de l’association canadienne des libertés civiles (https://ccla.org) il milite pour emprisonner toute personne en désaccord avec les conclusions et les directives de la COP21 car il s’agit selon lui d’un délit d’opinion condamnable. Suzuki rejette donc la liberté d’expression et comme j’en ai fait mention dans ce blog, cette histoire de climat nous achemine vers un totalitarisme planétaire si ces décisions de la COP21 sont prises à la lettre. Comme du temps de Mussolini, d’Hitler, de Staline et de Mao nous risquerons à brève échéance d’être condamnés pour délit d’opinion et parqués dans des goulags jusqu’à ce que mort s’en suive. Et ce d’autant plus que les milieux financiers s’intéressent de très près à la crise climatique car il y a naturellement des profits juteux à la clé sans bourse délier car ce sont les consommateurs et les contribuables qui paieront.

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Pendant ce temps-là, dans leur île-continent, les Australiens n’en ont cure. Le nouveau Premier Ministre vient de le réaffirmer : il ne croit pas au réchauffement du climat, El Nino ou pas. Il va mettre à pied plus de 300 scientifiques du CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation) pour avoir participé au montage frauduleux ayant abouti à la théorie du réchauffement climatique et de l’effet de serre ! Les collectes des données météo seront dorénavant automatisées afin d’éviter des truquages intentionnels, autant de pseudo-fonctionnaires qui verront leur emploi perdu. Certes, il y a quelques opposants à ces décisions mais il faut reconnaître (je risque d’être poursuivi pour délit d’opinion) qu’il s’agit de décisions de bon sens. Depuis la fin de la COP21, il ne se passe pas une semaine sans que l’on découvre des fraudes répétées tant de la NASA que de la NOAA ou encore du CSIRO. On peut le comprendre, les organisations non-gouvernementales infiltrées à l’échelle mondiale dans les sphères politiques décisionnelles ont intérêt à maintenir la peur climatique de concert avec le monde financier quitte à continuer à encourager les manipulations de données éhontées exigées par les pseudo-scientifiques auto-proclamés climatologues de l’IPCC. Inutile de rappeler que l’Inde et la Chine sont fermement opposées à toute décision coercitive au sujet des rejets de CO2. Ces deux pays représentent un tiers de la population de la planète.

Plus encore, Barack Obama, dans le foulée de la COP21, avait mis en oeuvre un plan ambitieux et totalement irréalisable de réduction des émissions de CO2 par les centrales électriques afin de réduire le réchauffement prédit par les spécialistes de l’IPCC. La Cour Suprême des Etats-Unis, saisie par 27 Etats, vient de déclarer ce plan illégal car il constitue un abus de pouvoir illégitime. Les attributions législatives de l’EPA (Environmental Protection Agency) ont été également dénoncées par le même jugement.

Il était temps de remettre de l’ordre dans les esprits …

Sources : Marshall Shepherd sur le site Forbes.com http://www.forbes.com/sites/marshallshepherd/2016/02/07/really-australia-cutting-basic-climate-science-research-is-head-in-the-sand-101/#2e1d2ddc32cf et

http://nofrakkingconsensus.com/2016/02/08/david-suzuki-enemy-of-free-speech/ , illustration Forbes : des moutons australiens « mourant de soif », bel exemple de désinformation visuelle, du même genre que l’ours blanc perché sur un glaçon pour illustrer le réchauffement de la banquise.