Union monétaire européenne : funeste conflit juridique au sommet

Je ne suis ni économiste ni juriste et je tente de m’informer objectivement dans le fatras des articles de la presse dont je ne lis plus que les titres. De plus mes yeux filtrent ces titres et dès qu’ils voient « coronavirus » je passe au titre suivant. Comme 80 % de ces titres de presse comportent ce mot ma revue de presse européenne du matin ne dure plus que quelques minutes. Il y a pourtant une information qui m’a interpellé la semaine dernière. La Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe a remis vertement la Banque centrale européenne (BCE) a sa place car elle outrepassait ses droits et devoirs tels qu’ils ont été décrits par les traités européens. En d’autres termes pour les juristes allemands la BCE n’a pas l’autorisation de racheter des titres de dette souveraine pourris sur les marchés. Or avec la gigantesque crise économique qui se profile les titres de dette souveraine des pays cigales vont être classés dans la catégorie « junk », tout simplement du papier sans valeur, car tous ces pays ne pourront même pas honorer les intérêts qu’ils doivent  auprès de leurs créanciers, je ne parle même pas du « principal ». Ces pays sont l’Italie, l’Espagne, la France, la Belgique et bien entendu la Grèce pour ne citer que les principales économies européennes. La BCE a racheté pour plus de 1000 milliards de titres pourris la semaine dernière et envisage d’en faire encore plus et de faire de même pour des obligations pourries d’entreprises zombies.

Et là les juristes de Karlsruhe se sont énervés car agir ainsi n’est pas autorisé selon les statuts de la BCE. Quelques jours plus tard la Cour européenne de justice (CEJ) a répliqué dans un communiqué très court estimant que les juristes allemands eux-mêmes outrepassaient leurs droits car les juristes de la CEJ ont seuls le pouvoir de juger si une action de la BCE est contraire ou non à l’esprit des traités fondateurs de l’Union monétaire européenne. On peut se dire qu’après tout il ne s’agit que d’une querelle de juristes et qu’il n’y aura aucune conséquence. Détrompez vous chers lecteurs ! Cet événement d’apparence anodine est d’une gravité extrême alors que l’ensemble de l’Europe entre tête baissée et les yeux fermés dans une crise économique qui pourrait être plus grave que celle de 1929. Je dis tête baissée et les yeux fermés parce que tous les politiciens des pays précités se disent « la BCE va payer, on peut dormir tranquillement, demain sera un autre jour ».

Grave erreur ! L’Allemagne, accompagnée des Pays-Bas et de quelques autres pays, je pense à l’Autriche, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie et la Pologne et même la Finlande, vont tourner le dos à l’euro et par conséquent à l’Union européenne. Le simple fait que la cour constitutionnelle allemande conteste les décisions de la BCE est LE signe avant-coureur de l’effondrement dans un proche avenir de l’Union européenne. Il y aura dès lors soit un retour aux monnaies nationales soit l’émergence d’un « euro-mark » apprécié par les marchés et d’un « euro-cigale » qui ne vaudra plus rien. Cette dernière hypothèse est fantaisiste et malheur à tous les pays qui n’ont pas su gérer leurs finances depuis la création de l’Union européenne ou ne l’ont pas pu en raison de cette construction bancale qu’était l’euro dès son origine. 

Les sanctions de Trump pour stopper le gazoduc Nordstream 2 volent en éclat !

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Le contenu de ce billet est une traduction d’un article de Mish Shedlock paru sur son site moneymaven.io le 28 décembre 2019. Pour connaître ce qui se passe dans la réalité en Europe il est nécessaire d’aller à la pêche aux informations en dehors de la presse main-stream nord-américaine, européenne et en particulier française. Voici donc le billet de Mish à qui j’envois à cette occasion mes meilleurs voeux pour 2020. Entre parenthèses et en italiques quelques ajouts de votre serviteur pour la bonne compréhension du texte.

Comme prévu l’intervention de Trump dans les affaires intérieures de l’Allemagne et de l’Union Européenne a explosé. Non seulement Trump n’a pas réussi à interrompre le gazoduc NordStream2 entre la Russie et l’Allemagne mais la Russie continuera sa construction. De plus l’irritation du gouvernement allemand est devenue tellement paroxysmique que la Chancelière en appelle à tous les pays d’Europe pour mettre en place un pare-feu contre les sanctions américaines.

La Russie et non plus la Suisse obtiendront de l’argent pour terminer le gazoduc.

La décision américaine bi-partisane – Républicains + Démocrates du Congrès – lancée la semaine dernière a menacé de sanctions à l’encontre des entreprises travaillant à l’achèvement de ce plus grand projet d’infrastructure énergétique d’Europe qui, selon les USA et certains pays européens pourrait donner à la Russie un certain contrôle sur les approvisionnements énergétiques du continent et augmenter les revenus d’un Kremlin de plus en plus belliqueux. Cette décision a poussé la société suisse de pose de tuyaux sous-marins Allseas Group SA à cesser toute son activité dans ce projet de 10 milliards de dollars quelques semaines seulement avant d’être terminé. Ce projet est censé doubler les expéditions de gaz russe vers l’Allemagne par le géant russe Gazprom. Malgré l’annonce de cet arrêt de la société suisse, le ministre russe de l’énergie Alexander Novak a déclaré jeudi dernier à une agence de presse publique que seuls 160 kilomètres sous la mer restaient à terminer et que ces travaux seraient achevés dans quelques semaines en utilisant des navires russes. Pour ce faire le poseur de tuyaux sous-marins de Gazprom Akademik Cherskiy, actuellement en Extrême-Orient, serait amené en Mer Baltique pour achever les travaux.

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Un pare-feu contre les USA est nécessaire.

La décision des États-Unis a provoqué une profonde indignation en Allemagne, incitant les hauts fonctionnaires et les politiciens a appeler à une approche coordonnée pour protéger les intérêts stratégiques des membres de l’Union européenne contre les futures sanctions américaines. Ce nouveau différend ajoute à la tension dans l’alliance occidentale depuis que l’administration Trump a adopté une série de mesures de politique étrangère, y compris le retrait de ses troupes de Syrie, les tarifs commerciaux (sur certains produits allemands et français) et le retrait de certains accords internationaux (en particulier celui concernant le nucléaire iranien) sans consulter ses alliés. Certains hauts responsables allemands affirment que le renforcement des défenses européennes contre les sanctions américaines pourrait nécessiter une coopération plus étroite avec la Russie et la Chine à un moment où le Président Trump fait pression sur ses alliés de l’UE pour qu’ils se rangent aux côtés de Washington dans ses différends commerciaux, technologiques et commerciaux avec la Chine.

« Washington traite l’UE comme un adversaire. Il en va de même pour le Mexique, le Canada et ses alliés en Asie. Cette politique provoquera des contre-réactions à travers le monde » a indiqué un haut responsable allemand.

Traiter tout le monde comme un adversaire.

Dans le cerveau de Trump, en matière de commerce il y a un gagnant et un perdant. En réalité les accords sont conclus quand les deux parties pensent en tirer quelque chose. Les sanctions, les intimidations et les menaces n’aident en rien. Trump voulait que l’UE achète plus de gaz naturel liquéfié (LNG) américain mais cela aurait été beaucoup plus coûteux pour l’UE alors elle a résisté aux sanctions américaines. Résultat : ce sont les entrepreneurs russes qui obtiendront les capitaux nécessaires pour achever le projet NordStream2. Les sanctions que désirait au plus haut point le Président Trump pourraient bien conduire l’Europe, emmenée par l’Allemagne à trouver un moyen viable pour contourner les sanctions américaines. Espérons tous que ce sera le cas.

Une claque en plein visage ?

Trump peut arriver à parfaire sa politique « America First » à tout prix mais il doit aussi se préparer aux réponses de l’UE, du Canada, du Mexique et aussi de la Chine. Il ne faut pas trop compter sur une réaction violente de l’Allemagne qui soit couronnée de succès car la stratégie commerciale de Trump est véritablement enfermée dans une tête en béton à l’abri des gifles politiques même bien méritées.

Commentaire. L’année 2020 pourrait constituer une opportunité pour que les pays européens renforcent leur solidarité pour contrer les décisions américaines d’hégémonie commerciale. Pour réagir contre Trump qui va devoir faire face aux élections présidentielles il faut que les Européens adoptent la même attitude que Trump, celle d’un adolescent dans la cour d’une école du Bronx, quartier new-yorkais d’où est issu Donald Trump : l’intimidation, et si ce n’est pas suffisant l’agressivité. Il en va de l’avenir économique de l’Allemagne confrontée aux barrières douanières mises en place contre les automobiles made in Germany, mais il en va aussi de l’avenir économique de la France. Malheureusement pour la France la politique ultra-atlantiste du Président français pourrait bloquer toute tentative allemande pour resserrer les membres de l’UE afin de se renforcer contre cette hégémonie américaine qui, avec l’extraterritorialité de son système juridique, est devenue insupportable. Enfin un autre paramètre pourrait brouiller les cartes : confronté à une nouvelle campagne électorale, Trump ne peut pas se permettre de passer pour un « pro-russe » en laissant le projet Nordstream2 se terminer sans réagir. La balle est donc dans le camp européen et à n’en pas douter la Chancelière allemande fera tout ce qui est en son pouvoir pour que ce projet aboutisse afin de pouvoir valoriser les investissements gigantesques réalisés dans les énergie éoliennes en y adjoignant des centrales électriques avec des turbines à gaz … gaz provenant à bas coût de Russie. S’il n’apparaît aucune solidarité entre les pays de l’UE afin de contrer l’hégémonie commerciale américaine, une véritable attitude voyous, alors l’Allemagne fera cavalier seul et s’affirmera comme leader de facto de l’Europe, ce qui pourrait signifier la désagrégation progressive de l’Union Européenne, CQFD.

Le principe de précaution appliqué par la Commission européenne à l’agriculture

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En annonçant une augmentation des tarifs douaniers concernant des produits en provenance du Brésil et de l’Argentine et en menaçant de faire de même avec la France, Donald Trump entraine plus profondément le monde dans une guerre commerciale dommageable. Bien que cela ait été passé sous silence par les médias l’Union européenne est également en difficulté avec l’Organisation Mondiale du Commerce en raison du renforcement de son protectionnisme. Au mois de novembre 2019, lors de la réunion de l’OMC à Genève, l’Inde a rejoint le Canada, l’Australie, l’Argentine, le Brésil et la Malaisie en déposant une plainte officielle contre l’Union Européenne concernant les obstacles aux importations agricoles. Non seulement l’UE a augmenté les tarifs douaniers pour les cultures telles que le riz et les oranges pour protéger les agriculteurs de l’Union subventionnés par celle-ci mais elle utilise également des règles de santé et de sécurité pour bloquer les importations. L’ironie est que ces tarifs douaniers sont déguisés en mesures de précaution contre les menaces pour la santé et l’environnement alors qu’en fait ces tarifs empêchent parfois les Européens de profiter de bienfaits pour leur santé et pour l’environnement.

Les plaintes de l’OMC accusent l’Europe de restreindre « inutilement et de manière inappropriée » le commerce en imposant des barrières réglementaires sur les résidus de pesticides qui violent les normes scientifiques internationales et le « principe de l’évidence ». Pire encore : « il semble que l’Union Européenne tente unilatéralement d’imposer sa propre approche réglementaire à ses partenaires commerciaux » ce qui nuit de manière disproportionnée aux agriculteurs des pays en développement dont les moyens de subsistance dépendent des exportations.

Le problème est que l’UE, contrairement au reste du monde, fonde sa réglementation sur le « danger présumé », la possibilité qu’un produit chimique puisse provoquer, par exemple, un cancer, même si cela est vrai à des doses incroyablement élevées. En revanche les règles de l’OMC exigent une analyse complète des « risques » qui tient compte de l’exposition probable. Le café, les pommes, les poires, la laitue, le pain et de nombreux autres aliments courants qui font partie d’une alimentation saine contiennent des molécules entièrement naturelles qui, à des doses suffisamment élevées, seraient cancérigènes. L’alcool, par exemple, est un cancérigène connu à des doses très élevées, bien que parfaitement sûr à des doses modérées. L’absurdité de l’approche de l’UE s’explique par le fait que si le vin était pulvérisé sur les vignobles en tant que pesticide, il devrait être interdit selon une approche se fondant sur les « risques ».

Tout ceci provient de l’insistance obsessionnelle de l’UE à appliquer une version particulièrement stricte du principe de précaution, comme l’exige le traité de Lisbonne. En plus de s’écarter des normes scientifiques internationales, cela crée un biais insurmontable contre les innovations car toute innovation présente des risques hypothétiques, tandis que les dangers des technologies existantes ne sont pas évalués de la même manière. Ironiquement, le principe de précaution rendra impossible le développement des technologies innovantes qui peuvent promouvoir la santé humaine, améliorer l’environnement et protéger la biodiversité. Tout est alors potentiellement risqué alors que ce qui devrait être considéré est l’équilibre entre les risques et les avantages.

L’Allemagne prévoit d’éliminer progressivement l’utilisation de l’herbicide glyphosate et la Commission européenne s’oriente vers un interdiction de ce produit mais pas d’autres produits de remplacement beaucoup plus toxiques. C’est l’un des problèmes qui ont amené des dizaines de milliers d’agriculteurs allemands dans la rue pour protester. Il a été démontré à maintes reprises que le glyphosate est beaucoup moins toxique pour les animaux que le café, même à des doses élevées, sans parler des doses que les consommateurs ou les agriculteurs rencontrent dans la pratique. Cela a été confirmé par l’Autorité européenne de sécurité des aliments et ses équivalents en Amérique, en Australie et ailleurs.

Ce problème est important parce que le glyphosate, plus connu sous le nom de RoundUp, est un outil précieux pour la conservation des biotopes en les protégeant contre les espèces exotiques invasives. De plus partout dans les Amériques le glyphosate utilisé dans le cadre du « labour minimal » remplace aujourd’hui le labour de désherbage. Il en résulte une meilleure structure du sol, moins d’érosion, moins de dommages de la faune du sol, moins d’émissions de gaz à effet de serre, un meilleur stockage du carbone et une meilleure rétention de l’eau.

En protégeant les pratiques agricoles à l’ancienne, telles que la labour réservé au semis, ou l’utilisation d’herbicides beaucoup plus toxiques (2,4-D, Atrazine, Paraquat, etc) par les agriculteurs ou le sulfate de cuivre par les agriculteurs bio, l’UE impose alors des normes environnementales plus faibles à ses citoyens que dans certaines autres parties du monde. Tout ceci contribue à considérer comme une bouffonnerie que quitter l’UE résulterait pour un pays à réduire les normes environnementales en ne se pliant plus aux règlementations de la Commission européenne alors que c’est exactement tout le contraire.

Dans le même esprit l’Union Européenne interdit de fait les cultures génétiquement modifiées en exigeant des procédures incroyablement complexes, incertaines et longues, pour leur approbation et a désormais décidé que même les cultures modifiées sur leur propre génome (avec l’outil Crispr-cas9) où aucune information génétique étrangère n’est ajoutée doivent être soumises aux mêmes réglementations draconiennes. Par contre les cultures produites par bombardement aléatoire avec des rayons gamma, un processus beaucoup moins prévisible, sont exemptées, simplement parce que c’est une technologie plus ancienne (voir note en fin de billet).

La grande majorité des sojas, maïs, et cotons des Amériques sont cultivés avec un gène inséré provenant d’une bactérie qui tue certains insectes ravageurs à l’état de larves mais est inoffensif pour l’homme et les papillons adultes. Des études ont montré que autour de ces cultures génétiquement modifiées il y a eu une amélioration notable de la biodiversité partout dans le monde où elles sont autorisées. La plus grande ironie est que le gène en question, connu sous le nom de Bt, est dérivé d’une bactérie (Bacillus thuringiensis) utilisée depuis près d’un siècle comme pesticide biologique par les agriculteurs « bio ».

En définitive le protectionnisme européen ne fait pas que discriminer et pénaliser les pays pauvres mais il augmente les coûts pour les consommateurs nationaux et nuit à la compétitivité des agriculteurs européens. De plus cela se traduit par des normes environnementales inférieures sinon dégradées.

Article de Matt Ridley paru sur The Times au début du mois de décembre 2019. Illustration maïs Bt. Note. L’utilisation des rayons gamma pour la modification génétique des plantes est supervisée et en grande partie financée par l’IAEA. Des parcelles concentriques sont réparties en entourant une tour d’une dizaine de mètres de haut au centre de celles-ci supportant une source gamma de Cobalt-60 qui peut être dissimulée par un blindage de plomb actionné à distance pour permettre l’approche des expérimentateurs. Les doses reçues diminuent en fonction du carré de la distance des plantules réparties dans des parcelles disposées en secteurs circulaires. J’ai assisté à un congrès organisé par l’IAEA à Kuala-Lumpur concernant les modifications génétiques de bananiers et je peux affirmer ici que les résultats sont très décevants pour cette culture. Le seul avantage de cette approche est qu’elle est très économique : il suffit d’attendre et d’observer ce qui s’est passé d’autant plus que la source de cobalt est mise à la disposition des expérimentateurs gratuitement. Il serait intéressant que des agronomes aillent étudier ce qui s’est passé aux alentours de la centrale nucléaire de Tchernobyl alors que les animaux sauvages se portent à merveille … L’attitude de la Commission européenne au sujet de cette technique, autorisée puisqu’elle est ancienne, démontre bien que les « experts » de cette commission ne connaissent strictement rien aux techniques modernes de transgenèse ou de modification du patrimoine génétique des végétaux.

Le projet hégémonique des Nations-Unies, donc des USA

En mai 2000, Kofi Annan, secrétaire général des Nations-Unies déclarait : « Depuis la mise en place de l’ONU, plus de 500 conventions multilatérales ont été conclues et prises dans leur ensemble celles-ci forment une assise légale pour l’établissement d’un monde meilleur ». Il existe une multitude de « filiales » de l’ONU qui ont toutes pour but d’émettre des recommandations de bonne gouvernance comme par exemple le Bureau International du travail, l’OMS (organisation mondiale de la santé), la FAO (food and agriculture organization), ou encore l’IPCC en ce qui concerne le climat. Cette « filiale » particulière de l’ONU est par définition un organisme politique puisqu’il regroupe des représentants des gouvernements de tous les membres de l’ONU. Et pour une bonne acceptation de ses décisions cet organisme, tel un travesti, a revêtu les apparences – uniquement les apparences – de la science.

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Les officiels de l’ONU ont donc délibérément décidé, dans le cas du climat, d’utiliser la science, une aubaine créée de toutes pièces, pour faire progresser leur agenda qui est, soyons clairvoyants, tout sauf défenseur de la liberté. Le monde moderne a besoin d’énergie pour fonctionner, beaucoup d’énergie. Toute action tentant de réduire, restreindre ou limiter notre consommation d’énergie réduit, limite et restreint d’autant nos choix quotidiens qui sont où et comment vivre, travailler, étudier, voyager. En tant que personne résidant dans un pays libre au XXIe siècle, je ne suis pas prêt à accepter que les Nations-Unies me dictent comment vivre, me loger, me nourrir et travailler. Les Nations-Unies n’ont aucune autorité sur ma propre personne.

Il faudra travailler durement pour changer cette attitude des Nations-Unies. Par exemple au mois de décembre dernier les Accords de Marrakech sur les migrations globales ont été clairement mis en place pour reconnaître que les migrants avaient plus d’importance que les libertés fondamentales des personnes citoyennes de leur pays. Voilà ce que désire l’ONU dans le monde selon elle. Et l’ONU a tout fait pour que les médias politiquement corrects couvrent l’évènement dans un sens favorable au risque de perdre leur liberté d’expression. Et c’est ainsi que ces médias occultent par tous les moyens le combat entre les individus qui croient encore à la démocratie et ceux qui approuvent et encouragent la gouvernance mondiale. La gouvernance mondiale se met en place progressivement à la faveur d’un réseau de plus en plus dense de recommandations onusiennes qui empiètent sur nos libertés.

Ces conventions multilatérales dont parlait Kofi Annan ont pour seul but d’imposer des normes onusiennes dans tous les pays au mépris des décisions et des jugements des citoyens et de leurs représentants démocratiquement élus.

https://youtu.be/j459Rlp6k3Q

Nos traditions, nos lois et nos constitutions seront tout simplement mises au panier et accords après accords le « cadre juridique global » que mentionnait Annan sera mis en place et amenuisera lentement nos libertés. Annan était convaincu que « le monde meilleur » auquel il faisait allusion serait bénéfique à l’humanité. Il le serait effectivement si nous tous préférons être traités comme des enfants plutôt que des adultes en charge de notre propre destinée, en d’autres termes si nous acceptons que les officiels de l’ONU sont moralement et intellectuellement nos supérieurs. C’est sous l’impulsion de l’ONU que les juridictions transnationales ont établi des décisions légales qui rendent progressivement les juridictions nationales inopérantes. C’est pour cette raison que l’ONU fait pression sur les juges et dans le contexte de l’affaire du climat c’est exactement ce qui se passe. Si nous prenons conscience du danger que représente la gouvernance mondiale il faudra alors retirer notre pays de la plupart des accords et directives que l’ONU a mis en place depuis sa création. L’ONU n’est plus un organisme de maintien de la paix mais un organisme totalitaire.

Source : adapté d’un billet de Donna Laframboise

Commentaire. Les institutions de Bruxelles qui pilotent l’évolution de l’Union Européenne ont adopté l’agenda de l’ONU à l’échelle de l’Europe et c’est petit à petit, sans possibilité de retour en arrière, que la Commission européenne, constituée de personnalités non élues comme les représentants des pays aux Nations-Unies et encore moins les membres du Conseil de sécurité, institue un état supra-national en Europe. Comme personne ne l’ignore l’Union européenne est le vassal des USA au niveau de la défense avec l’OTAN, au niveau de la monnaie avec le dollar qui constitue encore 60 % des échanges commerciaux entre la zone euro et les pays hors zone euro, cette devise restant d’ailleurs au troisième rang mondial après le dollar et le yuan alors que l’Union européenne, prise dans son ensemble, est la première puissance économique dans le monde. On ne peut que constater que les USA ont délibérément freiné l’ascension de l’euro sur le plan des échanges commerciaux mondiaux, bien entendu dans son propre intérêt renforcé par l’extra-territorialité de ses lois.

L’Europe constitue pour l’ONU une sorte de laboratoire, le modèle à l’échelle européenne du processus de main-mise d’une administration supra-nationale – ce qu’est de facto la Commission de Bruxelles – pour poursuivre la gouvernance mondiale téléguidée par Washington tout en soutenant les dissensions entre les Etats européens afin d’éviter une montée en puissance économique et monétaire de l’Union pour préserver, cela va de soi, la suprématie du dollar. Ce n’est pas un hasard si le FMI, la Banque Mondiale et l’ONU se trouvent sur le territoire américain et sont sous le contrôle de Washington, quoiqu’on en dise béatement. Ce n’est pas un hasard non plus si les USA contrôlent le système GPS, internet et le système Swift de paiement international, et enfin ce n’est pas un hasard si les USA ont les moyens techniques largement utilisés pour espionner n’importe qui, n’importe où dans le monde car le contrôle du WEB est entre les mains de la NSA avec la complaisance assumée de Google, Facebook et des autres firmes américaines impliquées dans les technologies de l’information. Toutes les parlottes des politiciens européens me paraissent n’être que du théâtre de mauvaise qualité. Au sein de l’Union européenne il est regrettable de constater que la France, avec son Président adoubé par le Club de Bilderberg, le World Economic Forum (Davos) et les grandes banques supranationales dont la banque Rothschild est à l’avant-garde de cette mise en place d’un état totalitaire à l’échelle nationale qui préfigure ce nouvel ordre mondiale car on ne peut que constater que le « pays des droits de l’homme » a renié depuis bien longtemps ses principes de gouvernance au profit du pouvoir financier. Il reste sur le plan mondial que la Chine, d’ailleurs de concert avec la Russie et quelques autres entités nationales, restera un pays opposé à ce projet même s’il doit leur en coûter une guerre contre les USA.

Politique : Brexit or not Brexit, that is the question !

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Le projet d’accord entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne relatif au Brexit sera vraisemblablement rejeté par la Chambre des Communes à Londres cette semaine car il comporte trop d’incertitudes et de zones d’ombre en particulier les points précis de la frontière entre l’Ulster et la République d’Irlande et le statut de Gibraltar. La non divulgation par le gouvernement britannique de l’ensemble des articles du pré-accord a d’ailleurs ému les membres du Parlement. Si la Chambre des Communes rejète ce projet d’accord alors la Première Ministre britannique n’aura pas d’autre choix que de proposer un nouveau référendum à la population. Cependant les délais impartis pour préparer une telle consultation populaire avant la date butoir du 29 mars prochain sont insuffisants. Cette incertitude grandissante a conduit la Cour européenne de justice à préciser que la Grande-Bretagne pouvait avant cette date fatidique ou à la limite le 29 mars 2019 présenter à la Commission européenne qu’elle renonçait finalement et unilatéralement au Brexit.

C’est ce qu’a déclaré ce lundi 3 décembre l’avocat général de la CJU Manuel Campos Sanchez-Bordona. Depuis le référendum qui décida de la procédure du Brexit la Grande-Bretagne, conformément aux traités, a manifesté son « intention » mais pas sa « décision » de quitter l’Union. Cette nuance sémantique toute diplomatique est lourde de sens car les gesticulations stupides et insensées de Michel Barnier effraient les milieux financiers européens. Barnier, tout commissaire qu’il est, n’a pas la stature d’un diplomate. Il croit toujours que l’Europe peut être dirigée comme il le fit lors des jeux olympiques d’hiver de Grenoble ! Ce triste individu n’a pas l’air de comprendre quels sont les enjeux tant européens qu’internationaux d’un Brexit effectif.

Par exemple Washington voit d’un très mauvais oeil une désintégration même partielle de l’Union européenne car le Brexit pourrait ouvrir la boite de Pandore d’une dissolution de cette Union et la disparition à terme de la monnaie unique. La construction de l’Union européenne était initialement un projet suggéré et soutenu par les services secrets américains, c’est une vieille histoire qui remonte à Jean Monnet, agent de la CIA, pour que les USA contrôlent plus aisément le continent face à l’Union soviétique, en quelque sorte un protectorat chapeauté par l’OTAN. On en est fondamentalement toujours là alors que l’URSS a disparu. Le Brexit, vu de Washington, pourrait encourager des pays comme l’Italie, l’un des piliers de l’OTAN, à quitter l’Union et après il pourrait se développer un mouvement touchant l’Espagne, la France ou encore la Grèce qui a ouvert ses facilités portuaires à la Chine mais aussi et surtout l’Allemagne dont l’industrie souffre particulièrement des sanctions unilatéralement décidées par les USA à l’encontre de la Russie. Pour les Américains l’espace européen deviendra alors ingérable. En conclusion ce sont les USA qui ont dicté et dicteront encore la politique de l’Union européenne ainsi que le processus du Brexit dont les jours me semble-t-il sont comptés, mais je peux me tromper …

Source partielle et illustration : Reuters

Billet d’humeur politique : où va la France ? Les « Gilets Jaunes ».

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Dans une démocratie chaque citoyen a abandonné des pans entiers de sa liberté en mettant au pouvoir par son vote, le seul geste réellement libre et démocratique qui lui reste, des représentants supposés défendre ses intérêts, faire régner la justice, défendre son pays contre une agression extérieure et assurer l’ordre et la sécurité intérieure. C’est le pouvoir régalien de l’Etat que le citoyen a mis en place par son vote. Tout le reste n’est qu’un abus de pouvoir de cet Etat pour lequel le citoyen est finalement complice de la perte de sa propre liberté. Estienne de La Boétie l’avait parfaitement décrit dans son essai Discours de la Servitude Volontaire publié en 1548 précisément à l’époque où les habitants de la Guyenne subissaient une violente répression à la suite d’un mouvement anti-fiscal. Je suggère encore à mes lecteurs d’écouter la version audio de ce pamphlet politique en français contemporain disponible sur la Toile.

Bref, le gouvernement, je devrais dire les gouvernements, tant de la France que de toutes les soit-disant démocraties occidentales, ont mis en place des mesures qui privent les citoyens de leurs libertés fondamentales. L’information est contrôlée par des groupes financiers complices du monde politique. Les citoyens ne reçoivent donc que les informations que le pouvoir daigne leur communiquer. Des lois liberticides sont progressivement mises en place pour museler les citoyens qui osent encore s’élever contre les agissements du gouvernement. En ce qui concerne plus particulièrement l’aspect financier du fonctionnement de l’Etat, la formule de Peyrefitte « Toujours plus » et respectée à la lettre. L’Etat est un puits sans fond en termes de financement car il s’occupe de ce qui ne le regarde pas et cette mission qu’il s’est arrogé au fil des années ne peut pas être financée à moins d’appauvrir l’ensemble de la population tout en l’asservissant.

Il ne reste plus aux citoyens pour se faire entendre d’un appareil étatique tentaculaire que la grève et les manifestations de rue pouvant dégénérer à tout moment en guerre civile tant la population est exaspérée par les prélèvements fiscaux et les transferts massifs d’aides variées aux plus démunis dont en particulier les immigrés récents qui se sont organisés en communautés imperméables au reste de la population. C’est la situation à laquelle est confrontée la Suède et à ce titre la situation de ce pays telle qu’elle est rapportée par les médias sous contrôle de l’Etat très loin de la réalité est significative. Ces médias prétendent que la Suède équipe son armée pour éventuellement attaquer la Russie, la bête noire de l’Occident comme en a décidé la Maison-Blanche. Or il n’en est rien : la Suède équipe son armée pour faire régner l’ordre sur son propre territoire afin de faire face aux désordres de plus en plus violents créés par ces immigrés récents. Et cette situation est identique en France mais les médias n’en parlent jamais.

Afin d’appauvrir systématiquement la population toute entière l’Etat avance le changement climatique, la transition énergétique écologique, la protection des écosystèmes et bien d’autres fadaises répandues par des ONGs vivant de la générosité de l’Etat pour instaurer encore plus de taxes et dans le même temps il (l’Etat) organise le prélèvement de l’impôt à la source privant ainsi les citoyens d’un autre droit qui lui reste : refuser de payer ses impôts, en quelque sorte une autre forme de grève tout en mettant progressivement une société sans cash pour mieux pister les citoyens et les priver de la gestion de leur propre porte-monnaie. Mais refuser de payer ses impôts ne peut, pour réussir pleinement, qu’être décidé simultanément par l’ensemble des citoyens afin que l’Etat ne puisse plus avoir de marge de manoeuvre pour contrecarrer ce mouvement qui doit être de ce fait global. Mais qui prendra l’initiative d’informer les contribuables que le temps presse ? Tout individu courageux invitant la nation à se rebeller contre l’administration fiscale sera immédiatement jeté en prison ! Voilà où en est arrivée la France, le pays inventeur, après la Grande-Bretagne et les USA, de la démocratie moderne. Ce pays est devenu progressivement un état totalitaire, les libertés y sont bafouées et les citoyens réduits à la misère au profit d’une élite oeuvrant de concert avec le gouvernement. Gilets jaunes ressaisissez-vous et faites passer le message : il faut refuser cette servitude volontaire par tous les moyens dont on dispose encore mais pour plus beaucoup de temps …

Addendum au billet de ce jour

Pour une meilleure compréhension du contenu du billet mis en ligne ce matin 14 septembre, voici deux graphiques illustrant l’état de santé économique des pays de l’Union Européenne en anglais, tirés du blog mishtalk.com de Mike Shedlock. Seulement 4 pays de l’Union sont dans le « vert » … selon les règles Target2 définies par la Banque Centrale Européenne pour soutenir les banques en difficulté. Il apparaît évident que les banques de l’Espagne et de l’Italie « plongent » et sont devenues essentiellement dépendantes de l’Allemagne.

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Finalement l’Allemagne a-t-elle gagné la guerre (économique) ? NON !

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Pendant deux générations – ça fait beaucoup – les Allemands se sont serré la ceinture sur le plan salarial alors que tous les autres pays européens, subissant la pression des syndicats, constitutionalisaient qui un salaire minimum, qui les 35 heures (une connerie monstrueuse) pour au final, je parle des Allemands, dominer financièrement et économiquement l’Europe dans une sorte de partenariat infime avec les Pays-Bas, le Luxembourg et la Finlande, trois autres pays de l’Union Européenne qui ont également réalisé des réformes en profondeur maintenant reconnues comme salutaires.

Ajoutons à cela la politique monétaire de la Banque Centrale européenne dont les décisions sont largement influencées par le Ministre de l’Économie allemand Wolfgang Schaeuble, alors tous les autres pays de l’Union, en particulier les membres du « Club Med », n’ont plus d’autre choix que de se conformer aux décisions de politique économique de l’Allemagne. Ces pays du Club Med dont font partie la France, l’Italie et l’Espagne, les trois autres poids lourds de l’Union après l’Allemagne, n’ont plus d’autre issue que celle de se voir vassaliser par l’Allemagne et c’est ce qui est déjà en train de se passer, quelques que soient les gesticulations ridicules de leurs dirigeants. Les capitaux quittent ces pays et sont réinvestis dans les pays du nord de l’Europe, soucieux de l’avenir de leur citoyens en tentant avec plus ou moins de succès de minimiser les dettes qui seront tôt ou tard à la charge des générations à venir.

Mes chers lecteurs, je ne suis pas un économiste, loin de là, mais si j’avais 40 ans aujourd’hui je me poserais de très sérieuses questions quant à ma retraite future. Je fais partie de la génération hautement privilégiée qui a bénéficié d’une retraite décente aujourd’hui payée par les salariés de ce jour qui, paradoxalement, n’ont aucune espèce d’assurance qu’ils percevront une retraite lorsqu’ils auront atteint la limite légale qui sera problablement 70 ans dans pas très longtemps …

L’entourloupe de la banque centrale européenne est d’imprimer de la monnaie appuyée sur du vent, c’est-à-dire de la dette future qui ne sera jamais remboursée aux créanciers, et de rançonner subrepticement tous les Européens (excepté les plus riches, cela va de soi) en instituant des taux d’intérêt négatifs. Une sorte de cercle vicieux qui n’a vraiment rien de comique.

Il ne faut pas se leurrer, ces taux d’intérêt négatifs sont une sorte d’impôt déguisé qui va encore plus appauvrir les classes moyennes, le ventre mou encore « corvéable » des pays européens ainsi que les entreprises, mais jusqu’à quand ? Pour Mario Draghi les taux d’intérêt négatifs doivent pousser les citoyens à consommer puisque selon son raisonnement l’épargne n’a plus de raison d’être : il faut dépenser son argent pour relancer l’activité économique. Cet individu sans foi ni loi, sorti des hautes sphères de Goldman-Sachs (c’est dire), considère que c’est le seul chemin possible pour relancer la consommation. Il rêve les yeux ouverts !

J’ai décidé de suivre les conseils de Charles Sannat, allez sur internet vous trouverez son site, et je vais louer une petite ferme et cultiver mes poireaux, pommes de terre, oignons et autres délicatesses. Ma copine m’a suggéré d’élever deux cochons et quelques chèvres, pourquoi pas !

Si demain une crise monétaire mondiale surgissait, l’ensemble des pays européens seraient logés à la même enseigne, comme au Vénézuela mais pour d’autres raisons : en quelques jours il n’y aura plus rien dans les supermarchés, les distributeurs de billets répondront aux abonnés absents avant même que le cash ne soit tout simplement supprimé, une autre trouvaille de Mario.

Ce matin (hier mardi 13 septembre) je suis allé retirer l’essentiel du contenu de mon compte en banque (Deutsche Bank, DB) en cash, une toute petite liasse de billets de 100 euros, la caissière n’avait pas l’air étonnée … Et pour cause, la rumeur est que cette banque allemande en très grande difficulté va fermer toutes ses agences dans les îles Canaries. C’est un très mauvais signe ! Si la Deutsche Bank se retrouve en banqueroute, ce qui sur le papier ne fait aucun doute, alors l’Allemagne plongera aussi et toute l’Union européenne suivra ainsi que bien d’autres pays de par le monde. Au final, l’Allemagne aura-t-elle gagné la guerre économique ? Pas vraiment ! Avec les errements insensés des dirigeants de DB, la deuxième plus grosse banque européenne après HSBC, l’Allemagne se retrouve incroyablement, mais c’est la réalité, au temps de la République de Weimar. Inutile d’insister : c’est aussi un très mauvais signe …

Les fondateurs de l’Union Européenne : des nazis et des collabos …

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L’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui est une émanation de l’idéal nazi d’une Europe pan-germanique. Si l’histoire récente a été réécrite la situation est revenue à la case départ comme vous allez le découvrir. Ce billet est largement inspiré d’un article du journaliste Wayne Madsen paru sur le site de Strategic Culture Foundation ( http://www.strategic-culture.org ).

Ce qui est maintenant l’Union Européenne est une extension de la Communauté Européenne du charbon et de l’acier (CECA, six pays, qui deviendra l’ « Europe des Six ») créée en 1951 sous l’impulsion de Robert Schuman, un politicien qui avait prêté allégeance au Maréchal Pétain, chef de la France de Vichy alliée du Troisième Reich. Après la fin de la guerre, Schuman fut déchu de ses droits de politicien en raison de sa collaboration avec les Allemands nazis. Il fut rétabli quelques mois plus tard dans la dignité par De Gaulle lors de son bref passage au gouvernement en 1945 et oeuvra, promu rapidement ministre, pour la mise en place d’une version modifiée du Troisième Reich, l’Union Européenne. En tant que Ministre des Affaires Etrangères Schuman signa en 1949 l’acte de naissance de l’OTAN. Les premiers collaborateurs de Schuman dans le projet de mise en place du Quatrième Reich, nouvelle version « démocrate », furent Jean Monnet et Konrad Adenauer. Jean Monnet était un agent double de l’OSS et de la CIA et Adenauer n’avait pas caché ses sympathies nazies comme Président du Conseil de la Prusse.

Un autre collaborateur de Schuman fut Walter Hallstein, un avocat allemand n’ayant jamais caché ses sympathies pour le parti nazi. Il fut fait prisonnier par les Américains et renvoyé en Europe par la CIA pour initier la construction de l’Union Européenne. Un autre artisan de la construction européenne fut le Prince Bernhard de Lippe-Biesterfeld en République fédérale allemande puis aux Pays-Bas. Après s’être hissé dans la haute aristocratie princière européenne en épousant la Princesse Juliana (1937), future reine des Pays-Bas, le Prince Bernhard avait obtenu sa carte du parti nazi et fut par la suite officier SS. Dès le début des années 40 cet individu prônait auprès d’Hitler la création d’une monnaie européenne, soutenu dans ce projet par Himmler et Von Ribbentrop.

Quand l’Allemagne envahit la Hollande, Bernhard se réfugia dans une sorte de neutralité simulée pour épargner la famille royale néerlandaise.

Après la guerre, Bernhard supporta activement le projet d’Union européenne en créant dès 1954 la conférence annuelle de Bilderberg du nom d’un hôtel néerlandais où eurent lieu ces première réunion des partisans d’une Europe unie appuyés par les Atlantistes affiliés à l’OTAN. Ces conférence dites de Bilderberg étaient donc organisées dans le cadre de la création d’une Union Européenne selon les directives de la CIA et avec l’appui de l’OTAN pour le plus grand bonheur (à venir) des grandes corporations industrielles et financières.

À l’instar des projets d’une Europe unie comme en rêvait Hitler, les conférences de Bilderberg prônaient une Union européenne au détriment des souverainetés nationales, des droits culturels, de la liberté d’expression et de pensée et du droit des travailleurs : une idéologie directement inspirée de celle du régime nazi. Dès ces premières conférences, un certain Jozef Retinger, politicien polonais exilé à Londres après l’occupation de la Pologne par les Nazis qui était co-fondateur de la conférence de Bilderberg avec, entre autres personnalités, David Rockfeller, fut pourchassé par les services secrets polonais sans succès.

Il est remarquable de constater que la doctrine du nazisme vient de resurgir à la suite du « Brexit ». Autant Jean-Claude Junker, Président de la Commission Européenne, que Martin Schulz, Président du Parlement Européen, tous deux fervents fédéralistes, ont repris la vieille doctrine nazie de « punition collective » envers la Grande-Bretagne allant jusqu’à ne plus considérer l’anglais comme langue européenne officielle !

Depuis le traité de Maastricht, base du fédéralisme, l’Europe a bafoué la démocratie. La monstrueuse bureaucratie de Bruxelles organisée sur le modèle de celle de l’Allemagne nazie ose expliquer aux boulangers français comment cuire les baguettes de pain, aux éleveurs grecs comment préparer la feta et aux brasseurs allemands comment faire de la bière. La Grande-Bretagne n’est pas le premier pays à se rebiffer contre le « Quatrième Reich ». Le Groenland l’a fait à deux reprises et l’Islande vient encore de réaffirmer son indépendance vis-à-vis de l’Europe après avoir été pillée par les banquiers européens. En 2015 la Grèce a voté à plus de 60 % contre les directives européennes d’austérité. Le parti gauchiste Syriza créé de toute pièce avec l’appui de George Soros a dû accepter le diktat de l’Europe sous la pression en particulier de l’Allemagne.

C’est maintenant l’Allemagne qui à la suite du Brexit affirme sa domination sur l’Europe entière après avoir construit son hégémonie économique sur un grand nombre d’Etats européens, Belgique, Etats Baltes, Roumanie, Bulgarie et Pologne. Ces Etats ne sont que des marionnettes de l’Allemagne. Si ce n’est pas une renaissance de l’ « Axe » avec l’appui de l’OTAN ça y ressemble ! Par ailleurs tout se prépare pour répéter l’Opération Barbarossa … Il devient urgent pour leur survie que d’autres pays européens se désolidarisent de cette Union Européenne qui n’a plus rien de démocratique mais n’est rien d’autre qu’un nouvel ordre nazi aux visées bellicistes soutenues par le complexe militaro-industriel américain. Il faut souhaiter que ce Quatrième Reich mis en place par la troïka Schuman-Monnet-Adenauer se termine le plus vite possible … Que des personnalités politiques opposées à l’Union européenne, que ce soit en France, en Espagne, en Italie, en Autriche ou encore en Hongrie, dénoncent la main-mise des idéologies nazies et totalitaires sur l’Europe avec l’appui de l’OTAN et de la CIA. Il en va de l’avenir de nos enfants et petits-enfants …

Note. Wayne Madsen : Ancien contractant de la National Security Agency (NSA), devenu journaliste spécialisé sur le renseignement électronique, puis sur le renseignement en général. Il a notamment été chef de rubrique de la revue française Intelligence Online jusqu’à son rachat par Le Monde. Il publie le Wayne Madsen Report et intervient régulièrement sur la chaîne satellitaire Russia Today.

Illustration : Prince Bernhard de Lippe-Biesterfeld en 1942

La politique étrangère américaine et l’Union Européenne

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Ce billet est une traduction d’un article de Paul Craig Roberts mis en ligne sur son site le 5 mai 2016. Sans commentaire …

Le 19 septembre 2000, il y a 16 ans, Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph (Londres) écrivit ceci :

« Des documents déclassifiés du gouvernement américain indiquent que les services secrets US organisèrent une campagne dans les années 50 et 60 pour mettre en place une union européenne. Ils financèrent et mirent en place le mouvement fédéraliste européen. Ces documents confirment les soupçons de l’époque au sujet d’une implication des USA pour encourager la Grande-Bretagne à faire partie de l’Union européenne * (voir note 1). Un mémorandum daté du 26 juillet 1950 émanant de ces services secrets donne des instructions précises pour promouvoir un parlement européen. Il fut signé par le Général William J. Donovan, directeur de l’office des services stratégiques en temps de guerre, la future CIA« .

Ce document indique clairement que l’Union Européenne fut une création de la CIA. Comme je l’ai déjà écrit Washington pense qu’il est plus facile de contrôler un gouvernement – celui de l’Union Européenne – que chacun des gouvernements des pays européens pris séparément. Comme Washington a depuis longtemps investi dans la construction de l’Union Européenne, Washington est également formellement opposé à toute sécession d’un pays européen. C’est la raison pour laquelle Obama est venu récemment à Londres pour signifier son désaccord à son laquais, le Premier Ministre britannique : il ne peut en aucun cas y avoir de Brexit.

Comme pour la plupart des autres pays européens, les Anglais n’ont jamais été directement consultés sur le fait de savoir s’ils devaient cesser d’exister et devenir des « Européens » comme ont été mis par le passé devant un tel état de fait les Romains ou les Babyloniens.

La nature oppressive des innombrables directives européennes et autres régulations et l’acceptation par l’Union Européenne d’une arrivée massive de réfugiés ont créé une demande populaire des Britanniques pour voter afin de savoir si oui ou non ils voulaient rester un pays souverain ou au contraire se dissoudre dans l’Union dirigée par Bruxelles avec ses décisions dictatoriales. Le vote est prévu pour le 23 juin prochain.

La position de Washington est claire : les Britanniques ne doivent pas quitter l’Europe, c’est contraire aux intérêts américains. La mission du Premier Ministre Cameron est donc tout aussi claire : il faut effrayer les électeurs. Un « petite Angleterre » ne peut pas survivre toute seule, elle sera submergée par les évènements et ne pourra qu’entrer dans un isolement qui la fermera à tout progrès. Au cas où le suffrage populaire décide d’un Brexit la question est de savoir jusqu’à quel point Washington permettra au gouvernement britannique d’entériner ce suffrage populaire. Une autre alternative sera de présenter au peuple anglais les efforts entrepris pour obtenir des concessions de la part de Bruxelles.

La position de Washington est claire : seuls les intérêts des USA sont importants. Si d’autres pays (européens) désirent défendre leur souveraineté, ce sont tout simplement des égoïstes, ils ne sont plus en conformité avec l’agenda de la Maison-Blanche et sont donc considérés comme une menace pour la sécurité des USA. Le peuple britannique ne peut donc pas prendre de décisions non conformes aux intérêts de Washington. Je peux prédire (PCRoberts) que les Britanniques seront trompés par leur gouvernement qui passera outre les résultats électoraux (en cas de majorité pour le Brexit).

Ce sont l’égocentrisme, l’orgueil et l’arrogance extraordinaires de Washington qui expliquent l’orchestration de la « menace russe ». Jamais la Russie n’a constitué une menace militaire pour l’Europe. Et pourtant Washington se confronte à la Russie en mettant en place une flotte conjointe USA/OTAN en Mer Noire (voir note 2 et les liens) une concentration de navires de guerre en Mer Baltique, de troupes en Pologne et des bases de missiles près de la frontière terrestre russe. Les USA envisagent également d’incorporer à l’OTAN les anciennes provinces russes d’Ukraine et de Géorgie.

Quand Washington, ses généraux et ses vassaux européens déclarent que la Russie constitue un risque pour l’Europe, ceci signifie en réalité que la Russie conduit une politique étrangère dans ses propres intérêts qui sont en désaccord avec ceux de Washington. La Russie est une menace pour les intérêts de Washington parce que la Russie a osé bloquer toute intervention militaire américaine tant en Syrie qu’en Iran. La Russie a ruiné l’un des objectifs du coup d’Etat de Maiden (organisé par la CIA) en réunissant démocratiquement et pacifiquement la Crimée, siège de la grande base navale russe, une province russe depuis de nombreux siècles. La base navale russe de Crimée a ainsi échappé au contrôle américain !

Peut-être vous êtes-vous demandé comment des petits pays comme l’Irak, la Libye, la Syrie, le Yémen et le Vénézuela pouvaient constituer une menace pour la super-puissance américaine. Cette affirmation de Washington est absurde. Comment les Officiels de Washington, le Président, le Pentagone, peuvent-ils affirmer que ces pays disposant de capacités militaires limitées constituent des menaces pour la sécurité des USA et des membres de l’OTAN ? Non ! Ce ne sont pas des pays menaçants. Ils ont été considérés comme tels parce qu’ils ont – ou ont avant leur destruction – choisi une politique et des schémas économiques qui sont en contradiction avec les objectifs géopolitiques de Washington. en d’autres termes ils ont rejeté l’hégémonie américaine et ont été attaqués militairement pour qu’à nouveau ils se plient aux ordres de Washington. Pour Washington tout pays ne se trouvant pas sous l’ombrelle protectrice de Washington est un ennemi …

Le Vénézuela, selon les propres termes du Président Obama, est devenu une menace « extraordinaire et inattendue » pour la sécurité nationale et la diplomatie des USA. Washington a donc mis en place un état d’urgence pour contenir le risque vénézuélien quand le gouvernement de Caracas a décidé que les intérêts du peuple vénézuélien primaient sur ceux des corporations américaines sévissant dans le pays (voir note 3).

Il est absolument certain que la Russie n’a jamais menacé les Etats Baltes, la Pologne, la Roumanie, l’Europe et moins encore les USA. Il est absolument certain que la Russie n’a jamais envahi l’est de l’Ukraine. Si tel avait été le cas l’Ukraine n’existerait plus aujourd’hui et serait redevenue une province russe comme elle l’a été jusqu’à il y a 20 ans, après avoir été partie intégrante de la Russie pendant des siècles, plus longtemps que l’existence même des Etats-Unis. L’Ukraine appartient à la Russie plus encore qu’Hawaii ou les Etats du sud et de l’ouest font partie des USA !

Tous ces mensonges orchestrés par les plus hautes autorités américaines, l’OTAN, les laquais anglais, les médias européens (« presstitutes ») contrôlés par la CIA, et l’Union Européenne toute dévoué à Washington, sont répétés à longueur de jours et de semaines comme si c’était une vérité révélée par je ne sais quel pouvoir divin.

La Syrie existe toujours car elle est sous la protection de la Russie et c’est l’une des raisons pour laquelle les USA veulent qu’elle retire son influence dans cette partie du Moyen-Orient. Le gouvernement iranien est-il conscient du danger qui le menace, l’Iran étant également un pays ami de la Russie. La Chine et la Russie ont-elles également pris conscience de ce danger hégémonique américain ? (voir note 4). La Russie n’a pris que des mesures timides pour contrôler les ONGs étrangères opérant sur son territoire et ne peut pas non plus contrôler les médias appartenant à des groupes de presse étrangers, sous-entendu sous contrôle de la CIA. La Chine est encore plus désinvolte. Il y a 7000 ONGs en opération en Chine. Ce n’est que le mois dernier que le gouvernement chinois a fait un petit pas en avant en déclarant vouloir contrôler le financement en provenance de l’étranger de ces organisations qui travaillent pour déstabiliser le régime politique et les finances du pays (voir note 5). Le problème est que l’argent coule à flot et qu’il est on ne peut plus facile d’acheter le silence de la police.

Comment la Chine et la Russie peuvent-elles imaginer un instant que leur police est plus intègre que la police mexicaine ou même américaine ? En dépit d’années de « guerre contre la drogue » celle-ci arrive toujours à volonté depuis le Mexique vers le territoire américain. Les polices mexicaines et américaines ont tout intérêt à préserver ce gros marché qui les enrichit. Comme le clama il y a de nombreuses années un journaliste d’investigation du journal San Jose Mercury qui fut assassiné pour avoir trop parlé, la CIA est aussi étroitement impliquée dans le business de la drogue. Aux USA toute personne qui ose dire la vérité haut et fort est considéré comme un ennemi de la nation, un terroriste, un antisémite ou un extrémiste politique qu’il faut neutraliser. Le monde occidental dans son ensemble est une dystropie bien pire que le monde George Orwell décrit dans son fameux livre 1984 (voir note 6).

La Russie et la Chine autorisent tacitement Washington via les ONGs à opérer dans les universités, dans leurs systèmes financiers et à infiltrer tous les aspects de leur société, ce qui signifie que ces pays ne manifestent pas d’intérêt supérieur pour préserver leur survie en tant qu’Etats indépendants. Ils ont trop peur d’être taxés d’autoritarisme par la presse occidentale vendue aux intérêts de la CIA.

Ma prédiction est que la Chine et la Russie seront à court terme confrontées à une décision pas très souhaitable : accepter l’hégémonie américaine ou se préparer à la guerre …

Liens :

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/1356047/Euro-federalists-financed-by-US-spy-chiefs.html

http://www.strategic-culture.org/news/2016/05/04/nato-form-allied-fleet-black-sea-plans-fraught-with-great-risks.html

http://www.theguardian.com/politics/2016/feb/10/uk-to-contribute-five-extra-ships-to-baltic-as-nato-boosts-presence

http://www.globalresearch.ca/china-preserving-sovereignty-or-sliding-into-western-sponsored-color-revolutions/5523019

 

Note 1 : la Communauté Européenne du charbon et de l’acier fut mise en place en 1951 par le traité de Paris. Les pays signataires furent la RFA, la Belgique, la France, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas. La CECA fut la première ébauche de la future Communauté Européenne.

Note 2 : La Convention de Montreux (1936) limite le mouillage ou la circulation de navires militaires dans les eaux de la Mer Noire à ceux des Etats riverains. Le mouillage des embarcations de pays non riverains est limité à 4 semaines.

Note 3 : On connait la suite. Sous la pression économique et financière américaine, un blocus total qui ne veut pas dire son nom, le Vénézuela se trouve aujourd’hui dans une situation totalement dégradée et au bord de l’implosion.

Note 4 : Depuis quelques semaines les ONGs étrangères sont étroitement contrôlées par les gouvernements russe et chinois. Un grand nombre de ces ONGs sont financées par le Département d’Etat américain et la CIA et dire que ce sont des organisations indépendantes d’un gouvernement est un doux euphémisme.

Note 5 : Des troubles à l’ordre public émaillent la vie quotidienne d’Hong-Kong. Les révoltes du début de l’année 2015 dans le district de Mongkok furent organisées par des ONGs politiques financées par la CIA. À l’occasion de la visite prochaine du Premier Minstre chinois Zhang Dejiang, les pavés de certaines rues d’Hong-Kong ont été recouverts de résine époxyde afin d’éviter les débordements « populaires ». Pour la petite histoire les pavés des rues des principales grandes villes françaises furent remplacés par du macadam après les évènements de mai 1968.

Note 6 : Dystropie : déformation du jugement par analogie à un défaut sensitif ou visuel.