La tourbe c’est mauvais pour le climat mais bon pour le whisky, que choisir ?

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Il y a maintenant 20 ans j’eus l’occasion de rencontrer un Anglais dans un petit restaurant au bord de la baie de Port-Vila au Vanuatu, un petit coin de gastronomie française concoctée avec les produits locaux, un plaisir sublime. Contrairement à la majorité des expatriés vivant dans ce petit pays par ailleurs un paradis fiscal, cet Anglais m’expliqua quelles étaient ses « affaires ». Il était en réalité Écossais et il dirigeait son entreprise d’export tranquillement depuis le Vanuatu. Amateur de bons whiskys « pure malt » comme moi-même il m’expliqua qu’en Ecosse les tourbières utilisées pour griller le malt avaient été épuisées. Parlant couramment le russe il avait donc organisé en Russie l’exportation de tourbe vers l’Ecosse par pleins containers. Il avait eu la bonne idée au bon moment et il contrôlait maintenant ce marché de niche très lucratif car qui dit mauvaise tourbe dit mauvais whisky. Plutôt que de vivre dans le frimas d’une ville russe ou à Aberdeen, l’épicentre du whisky écossais des Highlands, il avait choisi de vivre à Port-Vila ce qui lui évitait de payer des taxes sur les coquets bénéfices de son entreprise.

Aujourd’hui l’Irlande connue pour son fameux whisky Jameson au goût très particulier provenant de la qualité de la tourbe se bat pour échapper aux « taxes climat » que veut lui imposer la Commission européenne au sujet de la tourbe. La société irlandaise semi-étatique Bord na Mona, exploitante de plus de 60 tourbières, a décidé d’en fermer 17 pour échapper à une amende de 600 millions d’euros pour non-respect des quotas d’émission de carbone. Elle s’est engagée à fermer toutes les autres tourbières d’ici 2025. Cette décision entre aussi dans le cadre du projet de faire de l’Irlande le leader mondial de la protection de la nature en investissant d’ici 2025 vingt-deux milliards d’euros pour réduire les émissions de carbone. Les ONGs de protection de la nature et du climat accusent néanmoins le gouvernement irlandais d’avoir trop trainé les pieds trop longtemps avant de se décider à arrêter l’exploitation des tourbières avançant l’argument sorti de leur chapeau que de toutes les façons même abandonnées à elles-mêmes les tourbières continuent à émettre des gaz à effet de serre à moins de les réhabiliter en pâturages ce qui est impossible car il n’y a pas assez de terre arable pour les recouvrir …

La tourbe est l’un des combustibles les plus polluants pour produire de l’électricité. La petite centrale électrique d’Eddendery (comté d’Offaly) qui appartient à la société Bord na Mona s’est déjà reconvertie à des déchets de biomasse. Il n’empêche que la tâche est lourde car l’Irlande est le troisième plus gros émetteur de carbone d’Europe après l’Allemagne et la Pologne avec 23 tonnes par habitant et par an. Transformer les tourbières en pâturages serait encore pire pour le climat puisque, selon l’ONG « Les amis de l’Environnement Irlandais », élever des bovins serait beaucoup plus catastrophique pour le climat. On en reste là en espérant qu’un peu de tourbe sera toujours autorisée pour griller le malt utilisé pour produire de la Guinness et ce fameux whisky au goût si particulier.

Source partielle : The Guardian, illustration tourbière d’Achill Island

L’exception irlandaise

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Une intéressante visualisation des causes de mortalité provient de l’IHME, l’Institute for Health Metrics and Evaluation hébergé par l’Université de Washington à Seattle. Je parlais de l’ « exception française » à propos du resveratrol il y a quelques jours sur ce blog, mais selon les données disponibles sur le site de l’IHME, en comparant les principaux pays européens, on s’aperçoit qu’en réalité il existe une exception irlandaise et ce fait semble inexpliqué puisqu’il n’y a pas de vignes en Irlande.

Ce sont peut-être la bière et le whisky irlandais qui font la différence. Il suffit d’examiner l’illustration ci-dessus pour se rendre compte qu’effectivement on vit mieux en Irlande, une façon de parler, qu’ailleurs en Europe. Les résultats sont exprimés en DALY pour cent mille habitants, en d’autres termes en nombre d’années de vie ajustées à la morbidité, une méthode statistique permettant de comparer l’ensemble des causes de mortalité. Même si on ne comprend pas l’anglais l’interprétation de ces données est frappante. En Irlande on meurt beaucoup moins de cancers et de maladies cardio-vasculaires que dans le reste des pays européens cités. On voit qu’en Grande-Bretagne, en Allemagne, Grèce, Finlande et Portugal, l’incidence des maladies cardio-vasculaires est évidente. A ce niveau-là la France pourrait faire figure de bon élève. Pour les autres causes de mortalité, il n’y a pas de différences très significatives entre ces pays.

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Une autre illustration intéressante tirée du même site ( http://www.healthdata.org/ ) montre la différence des causes de mortalité entre 1900 et nos jours aux USA, mais le même type de représentation est globalement valable pour l’Europe. En 1900 plus de la moitié de la population, tous âges confondus, mourait de maladies infectieuses, en particulier de diphtérie, d’infections pulmonaires et de tuberculose. L’avènement de la vaccination puis des antibiotiques a pratiquement fait disparaître ces causes de mortalité, on le sait, et amplifié arithmétiquement les incidences des cancers et des maladies cardiaques car les candidats à ces causes de décès étaient déjà mort en 1900 de maladies infectieuses. Si on redistribue équitablement ces cas de décès (en 1900) sur toutes les autres affections non infectieuses de l’époque, on constate que le nombre de décès par AVC aurait diminué : (106,9 x 2) x (600/1100) = 116 contre 41,8 DALY de nos jours. Toujours avec la même approche dont on peut d’ailleurs contester la validité, les maladies cardiovasculaires ont par contre fortement augmenté : (137,4 x 2) x (600/1100) =150 contre 192,9 aujourd’hui. Il est enfin évident qu’en suivant ce raisonnement le nombre de cancers a significativement augmenté depuis 1900 de près de 70 %. Inutile de faire des périphrases, le développement de la chimie depuis le début des années 30 dans tous les domaines y est certainement pour quelque chose. La sénilité qu’on appelle aujourd’hui maladie d’Alzheimer ou encore de Parkinson, en suivant toujours ce même raisonnement, aurait plutôt diminué mais comme l’espérance de vie a parallèlement fortement augmenté, il n’y a pas trop de quoi se réjouir, ni pour la sénilité, donc, ni pour les maladies cardio-vasculaires, ni pour les cas de cancer car plus on vieillit plus l’organisme se fragilise et plus on s’expose à ces occurrences de mortalité. Rien de vraiment réjouissant sinon d’aller se retirer dans les vertes collines de Wicklow ou du Derrynasaggart … 

La guerre du cacao aura-t-elle lieu, et la suivante ?

Le Ghana, un des rares pays africains dont on n’entend pas ou peu parler s’est engagé il y a quelques années dans un vaste programme d’éradication du virus qui ravage les plantations de cacaoyer du pays. Pour rappel, le Ghana est le premier producteur mondial de cacao et l’économie de l’ensemble du pays repose donc fragilement sur cette monoculture. Le virus en question est le CSSV, acronyme de Cocoa Swollen-Shoot Virus, littéralement le virus du gonflement des tiges du cacaoyer. Ce virus, comme tous les virus phyto-pathogènes est transmis par un insecte et dans le cas du cacaoyer par un parasite parfois appelé à tort mouche blanche mais qui est réalité une cochenille. Cet insecte parasite a la particularité de sécréter un miellat dont raffolent certaines fourmis qui ont vite compris que la « culture » des cochenilles était tout bénéfice pour elles mais pas du tout pour le cacaoyer. Entre 2005 et 2010, ce sont près de trente millions de cacaoyers qui ont été arrachés et brûlés, simplement au Ghana. Au Cameroun ou en Côte-d’Ivoire, deux autres pays africains producteurs de cacao, la situation est tout aussi alarmante. Plus grave encore, les fourmis transportent au cours de leur travail d’élevage des cochenilles un champignon tout aussi dévastateur qui attaque le cacaoyer au niveau des blessures occasionnées par les cochenilles. Ce champignon microscopique de la famille des Phytophthora, plus proche d’ailleurs génétiquement des algues brunes que des champignons, constitue un autre ennemi mortel du cacaoyer difficile à éradiquer à l’aide de fongicides traditionnels puisqu’il se loge dans les blessures et sous l’écorce de l’arbuste. Ce champignon a également la malencontreuse idée de s’attaquer aux fruits du cacaoyer, ce qui signifie qu’avant sa mort certaine en quelques années à cause de l’infection virale, le cacaoyer ne produit plus que quelques fruits et le fermier ne doit plus sa survie qu’aux efforts constants et gigantesques des autorités du Ghana pour planifier des plantations entourées de no man’s lands afin de prévenir la transmission des cochenilles d’une plantation à une autre. Les fermiers ne voient pas d’un bon œil ces terres inutilisées mais ils sont en permanence avertis que c’est la seule solution pour leur survie. Mais le but ultime de cette histoire relatant brièvement le triste destin des cacaoyers ghanéens est beaucoup plus vaste. Le Phytophthora fait partie des ravageurs des cultures vivrières comme d’autres champignons provoquant la « rouille » mais parmi ces ravageurs, il faut inclure les insectes, les nématodes, ces vers microscopiques qui attaquent les racines, et les rongeurs variés, du mulot au rat. On estime que près de 30 % des récoltes dans le monde sont tout simplement perdues en raison des ravageurs. Des pays comme la Chine ont déclaré la guerre aux rats, mais qu’arriverait-il si un champignon résistant à tous les pesticides connus pullulait brusquement ? Le fait que les cours du cacao fluctuent à cause de ces maladies – aucun traitement contre les affections virales n’existe pour les plantes, comme chez l’homme à quelques rares exceptions près – n’est pas vraiment vital en soi, à la limite on peut se passer de chocolat, mais si une grande culture vivrière comme le riz venait à être décimée en partie par une rouille provoquée par un champignon phyto-pathogène mutant et résistant à tous les traitements phytosanitaires, ce serait la famine immédiate pour des centaines de millions de personnes et qui dit famine dit violence, guerre, émigration. Il faut se souvenir que la grande famine irlandaise du milieu du XIXe siècle fut causée par le ravage des cultures de pommes de terre justement par un Phytophthora. En quelques années la population du pays chuta de plus de 25 %, mortalité et émigration confondues. A l’échelle mondiale, il est impossible d’imaginer un scénario plausible au cas où la production d’une ou plusieurs grandes cultures vivrières, blé, maïs, riz ou soja, chutait même de seulement 30 %. La situation s’aggrave pour une autre raison inattendue, plus aucun étudiant d’université n’a envie de se spécialiser en mycologie, en entomologie, en bactériologie ou virologie végétale, on ne trouve plus aucun taxonomiste, ce biologiste spécialiste capable d’identifier un champignon microscopique pathogène pour les plantes, et l’expérience des « anciens » partis à la retraite a disparu. Enfin, la mise au point de nouvelles molécules chimiques permettant de combattre les ravageurs des végétaux est longue et coûteuse. Entre l’instant où on identifie une nouvelle molécule chimique de synthèse active au laboratoire sur un champignon donné et le jour où cette même molécule se retrouve sur le marché, il peut se passer dix à quinze années. Un crise alimentaire mondiale de grande ampleur ne peut donc pas être exclue y compris dans un proche avenir. Le cas de l’Irlande est là pour rappeler que les conséquences de la famine sont ingérables et conduisent à des guerres et des tueries. Et comme pour assombrir le tableau, les stocks des 4 grandes cultures citées plus haut sont à peine suffisants pour nourrir la planète pendant six mois. Plus que toute autre ressource primaire de la planète, l’agriculture vivrière est un colosse aux pieds d’argile qui peut s’effondrer à tout moment.

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Source et photo : National Geographic

Tenerife (suite)

Le Teide est un strato-volcan de 3718 mètres d’altitude qui n’a rien à envier au mont Fuji (à quelques mètres près). C’est une sorte de gros cône qui a repoussé depuis 800 000 ans au milieu d’un gigantesque caldera appelée « La Canada ». Attention, rien à voir avec le pays dont l’emblème est la feuille d’érable, parce que le n de Canada doit être surmonté d’un tilde ou d’un squiggle selon qu’on est francophone ou anglophone. Donc, pour une bonne compréhension on pourrait dire que cette caldera s’appelle la Cagnada.
Lors de l’explosion qui eut donc lieu il y a près d’un million d’années, le gigantesque volcan dont les restes sont matérialisés par un demi cercle de falaises imposantes s’enfonça dans un océan de magma et fit déverser le dit magma pour une grande partie dans l’océan en s’effondrant en bloc dans ce liquide visqueux et très chaud. Au fond de la caldera, on voit encore quelques restes de ce que fut ce monstre gigantesque qui devait, selon mes estimations très personnelles, atteindre cinq ou six mille mètres d’altitude.
Bref, ce matin, par un début de journée particulièrement clair, sauf sur l’océan parsemé de quelques nuages tenaces venant du nord-ouest, ce qui est assez inhabituel, les deux filles, notre hôtesse et sa copine banquière chez LCL, ont entrepris l’ultime ascension du Teide depuis la gare supérieure du téléphérique qualité suisse qui nous propulse en quelques minutes à 3555 mètres d’altitude. C’est vrai, il y a une cabine téléphonique en haut qui indique que c’est la cabine téléphonique la plus haute d’Europe.
Il faisait moins deux degrés avec un vent de nord-ouest de 50 kilomètres par heure, de quoi décourager beaucoup de touristes de se soumettre à un tel pensum épidermique, nasal et ligamentaire.
Pourtant nos deux copines, munies d’un permis en bonne et due forme, délivrée par l’administration du parc national, ont courageusement affronté les rafales de vent glacé peu ou pas compensées par un soleil toxique pour l’épiderme, sont montées au sommet du volcan qui fait depuis la dernière expédition de Christophe Colomb vers les Amériques une grosse sieste bien méritée à en juger par les millions de mètres cube de lave et de basalte couleur chocolat qui se sont déversés au cours des récentes éruptions.
Cent quatre vingt trois mètres d’ascension, ça peut paraître une bagatelle … Elles ont mis deux heures pour monter et redescendre vers la gare du téléphérique qualité suisse et vite redescendre à la station de départ tout de même à 2100 mètres d’altitude.
J’attendais mon ami Pablo et les deux filles en bas, observant les autobus déverser des tonnes de viande blanche prêtes à aller affronter les ultra-violets et la température inhospitalière du sommet du téléphérique. Un spectacle que j’ai pu supporter grâce à la compagnie de quelques pipits de Berthelot effrontés à moins d’un mètre de moi cherchant de la nourriture du genre mie de pain ou poussière de gâteau que je n’ai malheureusement pas pu leur offrir.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai d’ailleurs pas dit, l’arrière plan de cette magnifique immortalisation de nos deux valeureuses alpinistes en herbe devant lesquelles je ne peux que manifester ma plus profonde admiration n’est pas de la neige, on pourrait le croire aisément, mais un mélange de minéraux variés et de soufre, surtout du soufre, car le Teide, quoique ensommeillé, déverse dans l’atmosphère plus de deux tonnes de toutes sortes d’oxydes de soufre chaque jour. Mais il n’y a rien d’affolant, le Teide émet seulement dix fois moins de soufre dans l’atmosphère qu’un super-tanker transportant 400 000 tonnes de pétrole de l’Arabie ou de la région vers les pays européens dont les Canaries. On peut dire que le Teide ne contribue pas vraiment au réchauffement climatique comme les activités humaines énergivores.
Je n’ose pas imaginer que ce volcan ait envie d’exploser un jour et quelles en seront les conséquences planétaires …
Gardons le moral, surtout quand on sait que l’Irlande vient tout simplement de se déclarer en défaut, un samedi, ça aide à faire passer la pilule, et en redescendant au niveau du plancher des vaches, apprenant cette nouvelle, je me suis posé la question suivante : quid de la France dans quelques semaines ?

Notes.
1- le pipit de Berthelot est l’emblématique figure de mon blog.
2- Le genre de câble qu’on voit sur la photo matérialise l’interdiction d’accès au cratère qui n’a rien à voir avec celui du Yazur selon les deux ascensionnistes, qui n’ont pas vu le Yazur (île de Tanna au sud du Vanuatu) et dont je conseille la visite à toute personne intéressée par les volcans.
3- Un porte-containers de 200 000 tonnes allant du Havre à Pointe-à-Pitre déverse dans l’atmosphère 80 tonnes d’oxydes de soufre outre, naturellement, il ne faut pas l’oublier, 1600 tonnes de gaz carbonique. Le Teide est donc tout à fait inoffensif !
4- A ce propos, je conseille à mes lecteurs de consulter cet article :

http://www.atlantico.fr/decryptage/paris-verts-pompent-air-bertrand-delanoe-politique-voitures-pollution-serge-federbusch-320993.html

Tous les voyants économiques sont au rouge : les candidats vont garder leur tête dans le sable … (Markit News Release)

Il ne faut surtout pas affoler les électeurs à un mois des élections (premier tour) et pourtant, même le candidat sortant remet une couche dans les dépenses qu’occasionneraient immanquablement son programme et je n’ose même pas parler de celui de Hollande qui est encore plus dispendieux. Bref, en dehors de Bayrou qui a bien prévenu qu’il y aurait des larmes et du sang, Hollande persiste et signe en demandant une modification profonde des traités européens. Plus alarmant encore, l’Irlande pourtant citée à nouveau en exemple par la patronne du FMI il y a 48 heures plonge elle aussi dans la récession (belle erreur dont elle ne s’est pas vanté).
Le dernier News release de Markit est clair et net, les deux moteurs de l’économie européenne (de la zone euro) entrent de concert dans la récession et rien ne permet d’être optimiste.
Je cite le lien pour les curieux :
http://www.markiteconomics.com/MarkitFiles/Pages/ViewPressRelease.aspx?ID=9310

Tous les indices sont en baisse que ce soit dans le secteur manufacturier ou les services depuis trois mois et pire les commandes industrielles ont chuté de manière alarmante. Le patron de Fiat n’a pas caché son analyse, il y a trop d’usines automobiles Fiat en Europe … il est inutile de faire une liste de tous les indicateurs qui clignotent dans le rouge, que ce soit le chômage ou la consommation des ménages. Mais il ne faut pas oublier le renchérissement du prix des hydrocarbures qui va aussi peser très lourd sur la reprise économique.
Une bonne nouvelle qui n’en est d’ailleurs pas une, la balance commerciale de la France était presque (je dis bien presque) équilibrée en janvier grace en particulier aux exportations aéronautiques. C’est une bonne nouvelle, certes, mais cela signifie bien que tant les entreprises que les ménages consomment moins car l’avenir est bien sombre.

Je parie que dans les prochaines semaines, les candidats éviteront soigneusement de déclarer que le pays, comme le reste de l’Europe, entre dans une nouvelle période de récession et que tous leurs beaux programmes n’ont aucune crédibilité …
A suivre