NordStream-II, un enjeu européen majeur et vital

À l’époque maintenant révolue de l’administration Trump la Maison-Blanche était particulièrement hostile au gazoduc Nordstream-II pour diverses raisons, d’abord la « russophobie » prédominante mais aussi et surtout le marché allemand potentiel du gaz liquéfié en provenance des multiples puits forés dans la roche-mère américaine auquel il fallait trouver un débouché vers l’Europe et en particulier l’Allemagne était le client solvable visé. Cette politique américaine entrait dans le cadre du vieux dessein américain de main-mise sur l’Europe datant de la fin de la deuxième guerre mondiale. Depuis les évènements d’Ukraine largement fomentés par l’administration Obama (il a été nobélisé pour ses faits d’armes) et le rattachement de la Crimée après un référendum populaire de tous les habitants de cette péninsule à la Russie le projet NordStream-II a fait l’objet d’une multitude de chantages de la part des USA. L’Ukraine, se voyant privée à terme des revenus engendrés par le passage du premier gazoduc traversant son territoire depuis la Russie vers l’Europe, a organisé un forcing constant sur la Maison-Blanche pour ruiner le projet NordStream-II. Forts de l’extraterritorialité de leurs lois les américains ont menacé de sanctions tous les actionnaires du projet : Gasprom, Royal Dutch Shell, OMV et Engie pour ne citer que les plus emblématiques. Ce projet d’un montant de 9,5 milliards de dollars est garanti par une série de banques qui ont très gros à perdre en cas d’arrêt définitif de ce projet : Euler Hermes, coordinateur, Crédit Agricole, Société Générale, Commerzbank, Unicredit, Deutsche Bank, SMBC (Japon), RBS, … Une multitude d’entreprises européennes sont impliquées dans ce projet ainsi que Sumitomo ou encore Rolls-Royce (Sources Wikipedia).

Avec l’arrivée du vieux Joe Biden la donne a quelque peu changé, en apparence du moins, puisque la pression des écologistes américains a brusquement remis en question la fracturation hydraulique des roches-mères et les nouvelles explorations semblent restreintes. L’Allemagne, montrée du doigts, cette fois par les écologistes allemands et français, a un réel besoin de ce gaz russe pour réduire sa consommation de charbon. Pourtant le Président français pousse la chancelière allemande à abandonner le projet NordStream alors qu’il est presque achevé, conformément à sa politique de totale soumission à la Maison-Blanche. Il semble d’ailleurs qu’il n’ait pas encore digéré que le locataire de la Maison-Blanche a changé … De son côté la Pologne, évincée de ce projet, ne dit mot et va probablement se tourner soit vers la France, soit vers les USA, pour lancer un programme de nucléaire civil audacieux et s’affranchir également de son charbon pourtant domestique pour la production d’électricité. C’est sans ignorer la présidente de la Commission européenne qui est une crypto-écologiste notoire et qui rappelle à la Pologne les engagements « verts » de la Commission.

Un autre point qui n’a peut-être rien à voir avec le projet NordStream est l’affaire Navalny mais que Macron a osé mentionner. Comme le leader de la contestation à Hong-Kong, Navalny est piloté par la CIA. Comme à son habitude ce service de la CIA a procuré des documents photographiques susceptibles de ternir l’image de Vladimir Poutine. Or il se trouve que la photo qui a fait le tour du monde et représentant l’hypothétique palace personnel de Poutine n’est autre qu’un hôtel de luxe en construction situé dans le sud de l’Allemagne au bord d’un lac. Comme chacun sait l’Allemagne est sous la haute surveillance de la CIA (cf les écoutes téléphoniques dont a été victime Angela Merkel) et cette histoire Navalny arrive à point nommé pour discréditer l’utilité du projet NordStream, une sorte de complot ourdi par l’administration Trump mais repris au galop par le vieux Joe.

On en arrive donc au problème récurrent du choix de la source d’énergie pour la production d’énergie électrique. L’Allemagne a décidé de démanteler la totalité de son parc nucléaire et la Pologne subit la pression des écologistes de la Commission européenne pour s’affranchir de son charbon. Il lui reste le choix entre les moulins à vent + les panneaux solaires ou l’énergie nucléaire et, bien pensante, la Commission de Bruxelles songe à pousser la Pologne à s’adresser aux Américains ou aux Français pour construire des centrales nucléaires. Drôle de choix quand on sait que les Etats-Unis n’ont pas construit une seule centrale nucléaire depuis plus de 30 ans et que la France est incapable de respecter les délais de construction tant de l’EPR finlandais que de l’EPR français. Le projet britannique d’Hinkley Point C arrivera-t-il à son terme un jour ? Nul ne le sait. Autant les Américains que les Français ont perdu dramatiquement leur savoir-faire dans le domaine du nucléaire civil.

Pour rappel les deux EPR chinois de Taishan ont été construits en 9 ans et la technologie des turbines Arabelle, fleuron d’Alstom-Energie vendu par Macron aux Américains, a été cédée clés en main à la société chinoise Dongfang Electric. Il ne reste donc dans le monde que deux pays capables de construire des réacteurs nucléaires : la Chine et … la Russie. Il est difficile d’imaginer que la Pologne fasse appel à la Russie car ce pays est son ennemi héréditaire. Pour ce qui concerne la Chine, le « China-bashing » systématique organisé par les USA et repris stupidement par l’Europe complique la situation. La Pologne n’a pas d’autre choix que de continuer à extraire son charbon pour produire son électricité quoiqu’en pense la Présidente de la Commission européenne.

Moralité de cette sombre histoire : si l’Europe occidentale refuse de normaliser ses relations avec la Russie elle signe par conséquent son arrêt de mort économique. Le « Green New Deal » à l’européenne décidé par Madame Van der Leyen est déjà un arrêt de mort. L’arrêt du projet NordStream provoquera des tensions au niveau des banques européennes qui seront un autre facteur d’accélération du collapsus généralisé de l’économie européenne. Sans la création d’une Europe « de l’Atlantique à l’Oural » cette Europe telle que nous la connaissons aujourd’hui va tout simplement disparaître …

Pour ceux de mes lecteurs qui désireraient approfondir mon analyse cette conversation me paraît intéressante : https://www.youtube.com/watch?v=DgLlxpFue34&t=62s

Standard&Poor analyse le futur énergétique de l’Europe : il n’y a de place pour aucun optimisme …

La transition énergétique « propre » de l’Union européenne « laisse de côté un certain nombre de technologies éprouvées » dans une approche qui est « plus une économie politique qu’une économie de marché », a déclaré cette semaine un analyste du cabinet S&P Global Ratings Infrastructure and Utilities. (Les brefs commentaires et ajouts de mon cru figurent entre parenthèses et en caractères italiques).

S’adressant aux journalistes le 16 novembre 2020, avant la conférence annuelle de l’agence de notation sur les infrastructures et les services publics, Pierre Georges, directeur principal de EMEA Utilities (producteurs d’électricité de la zone Europe-Moyen-Orient-Afrique), a déclaré que la part de la capacité nucléaire dans le mix énergétique du bloc européen devrait baisser de 32 GW d’ici 2030 par rapport à son niveau de 2018. Il s’agit du chiffre net de S&P pour l’UE et le Royaume-Uni, (qui comprend la mise en service de la centrale nucléaire de Mochovce en Slovaquie sur cette période (2020)). L’Allemagne, l’Espagne et la Belgique – qui ont toutes des plans de sortie du nucléaire – représentaient respectivement 9,5 GW, 7,1 GW et 5,8 GW de capacité nucléaire à la fin 2018. Le chiffre de 32 GW est une baisse de capacité légèrement plus rapide que celle projetée dans le scénario le plus bas du rapport sur le combustible nucléaire de l’Association nucléaire mondiale.

Interrogé sur l’avenir de la nouvelle construction nucléaire en Europe, Pierre Georges a déclaré : « Mis à part les développements des nouvelles technologies, des points d’interrogation planent sur les perspectives du secteur nucléaire en Europe datant d’avant la pandémie et celles-ci persistent ». Le parc de réacteurs vieillissant à travers l’Europe atteint sa 40e année dans de nombreux pays, a-t-il déclaré, et le démantèlement de ces centrales est « inévitable ». Les nouveaux projets de construction au Royaume-Uni, en Hongrie et en Pologne ne mettront pas de nouvelles capacités en ligne avant 2030, a-t-il ajouté (hors EPRs d’Olkiluoto et de Flamanville).

Le manque de nouvelles unités va au-delà de la question de l’acceptation publique du nucléaire, a-t-il dit, et des problèmes de la chaîne d’approvisionnement (et de la gestion des déchets). Le savoir-faire et l’expertise disparaissent lentement mais sûrement, il faut donc vraiment relancer une nouvelle industrie pour y arriver dans les décennies à venir. Les perspectives pour les petits réacteurs modulaires pourraient être meilleures que pour les usines à grande échelle, a-t-il dit, et celles-ci pourraient éventuellement faire partie du secteur de la production d’hydrogène.

Choix technologiques

La croissance des énergies renouvelables n’a pas été affectée par la pandémie en raison d’un renforcement des signaux politiques nationaux et européens, a-t-il déclaré. Les moteurs politiques de cette année comprennent le fonds de relance de 750 milliards d’euros de la Commission européenne. L’objectif de l’UE est une réduction de 55% ou plus des émissions d’ici 2030 et de la neutralité carbone d’ici 2050, en matière d’hydrogène vert capacité d’électrolyse de 6 GW d’ici 2024 et de 40 GW d’ici 2030 (à l’évidence cela relève du rêve 6GW = 7 réacteurs nucléaires type Fessenheim), l’Allemagne portant ses objectifs éoliens offshore à 20 GW d’ici 2030 et 40 GW d’ici 2040, et le Royaume-Uni (qui ne fait plus partie de l’Union européenne) augmentant son objectif éolien offshore en 2030 de 30 GW à 40 GW. Mais les ambitions gouvernementales pour le « net zéro » se déroulent dans un environnement macro-économique « fragile », a-t-il dit, et de nouveaux modèles d’investissement devront être définis.

Il y a la question autour du « bon choix » de technologie, a-t-il dit, car « une technologie appliquée trop rapidement peut être dangereuse voire mortelle, mais aller trop lentement ne nous permettra pas d’atteindre les objectifs zéro carbone ». (Pierre Georges n’a pas précisé ce qu’était dans son esprit une technologie mortelle : mortelle en terme de vie humaine ou mortelle pour l’économie ?) « La transition énergétique de l’UE laisse de côté un certain nombre de technologies éprouvées par le passé, ce qui impliquera une adaptation plus drastique. C’est le cas des acteurs des énergies fossiles – charbon, pétrole et gaz – et dans une certaine mesure l’industrie nucléaire ». Il a été demandé à Pierre Georges s’il y avait un décalage entre les projections de l’Agence internationale de l’énergie (IEA) et d’autres organisations selon lesquelles le nucléaire doit être inclus dans la transition énergétique propre si le monde veut atteindre les objectifs de réduction des émissions de carbone, et le fait que la taxonomie de l’UE sur la finance durable néglige le rôle de l’énergie nucléaire. Il a déclaré à ce sujet : « Le nucléaire est bien sûr une technologie proche du zéro carbone qui pourrait avoir un rôle à jouer. Les questions qui se posent aujourd’hui sont qu’il faut trouver le bon modèle [de financement]. La France, qui est le pays le plus exposé lorsque il s’agit du nucléaire retarde toute réponse sur le « nouveau » nucléaire jusqu’au prochain mandat présidentiel et vous pouvez voir que c’est un sujet hautement sensible politiquement. Mais c’est aussi très rationnel, étant donné l’incapacité jusqu’à présent à achever les projets existants, que ce soit avec Olkiluoto-3 en Finlande ou Flamanville en France. Regardez ces deux projets et posez-vous la question suivante : pouvons-nous effectivement construire un nouveau cycle d’investissement pour le nucléaire alors qu’il est tout à fait évident qu’il existe aujourd’hui des faiblesses techniques et d’expertise dans l’industrie ? » (Les deux EPRs du site chinois de Taishan dont la construction a commencé en 2009 ont été connectés au réseau respectivement en 2018 et 2019, ce détail n’a pas échappé à Pierre Georges qui en a conclu qu’il n’y avait plus d’expertise dans ce domaine industriel en Europe. Les prochaines unités construites en Europe le seront par la Chine ou la Russie). Les prévisions de l’IEA ont une vision globale et prennent ainsi en compte les chaînes d’approvisionnement nucléaire en Russie et en Chine, où les pipelines d’investissement sont plus certains et l’expertise dans le nucléaire « ne s’est jamais éteinte ».

La voie vers une économie nette zéro carbone présente aux services publics un certain nombre de défis technologiques dans la mesure où le secteur de l’électricité est « encore en phase de R&D pour que la décarbonisation se produise », a-t-il déclaré. Ces défis incluent le développement de technologies de production de l’hydrogène et de capture du carbone et l’intégration de la numérisation (difficile de comprendre de quoi il s’agit, les « smart-grids » peut-être, encore une vue de l’esprit : on ne pilote pas la consommation électrique d’un logement comme on pilote la consommation d’un pays tout entier). Un autre défi, non seulement dans le secteur des producteurs d’électricité mais aussi dans le pétrole et le gaz, est d’adopter une approche stratégique de la gouvernance environnementale, sociale et d’entreprise en ligne avec la transition vers l’énergie propre. Un autre défi consiste à déplacer l’accent mis dans la réglementation des préoccupations sur le maintien des industries très grosses consommatrices d’électricité et donc à l’incitation des opérateurs de réseau et des développeurs d’infrastructures à faire les investissements nécessaires. (De ce fait il est prévisible que dans quelques années seulement il n’y aura plus de sidérurgie ni de production d’aluminium en Europe et l’industrie chimique sera gravement pénalisée).

La vie après COVID

La voie de la reprise après la pandémie de coronavirus « reste cahotique » mais le rebond des économies dans les États membres de l’UE après la première vague de verrouillage a été plus fort que prévu, a déclaré Georges. Selon S&P, le PIB de la zone euro dans son ensemble a baissé cette année de 7,4% par rapport à son niveau de 2019, mais devrait augmenter de 6,1% en 2021. À titre de comparaison, les variations des PIB des États-Unis et de la Chine ont été respectivement, -4% et + 2,1% cette année et devraient augmenter de 3,9% et 6,9% l’an prochain (Ah bon ! chacun ses prévisions mais je serais beaucoup plus pessimiste. Exemple : le Japon n’a jamais confiné le pays et l’activité économique et industrielle n’a pas cessé comme c’est encore le cas dans certains pays européens. Pourtant l’économie japonaise s’est contracté de 5 % sur les 9 premiers mois de 2020 simplement en raison du ralentissement de l’économie de ses pays clients, c’est-à-dire des facteurs extérieurs au Japon). « La situation favorable est susceptible de perdurer et, de plus, le monde financier fait également pression pour une économie plus verte visant à construire un portefeuille de prêts dans le développement durable et l’innovation verte. Les investisseurs qui s’intéressent à l’Europe intègrent de plus en plus les facteurs énergétiques dans leur analyse et leurs choix d’investissement », a-t-il déclaré. « Cela change progressivement les stratégies des entreprises qui y intègrent de plus en plus le cadre énergétique ».

Sur ce que la pandémie COVID-19 signifie pour la transition énergétique, Georges a déclaré que les infrastructures énergétiques entrent dans une décennie d ‘« investissement de super-cycle ». « C’est formidable, mais qu’arrive-t-il à la chaîne d’approvisionnement et à la clientèle, qui ne bénéficient pas de la même manière dans leur cœur de métier, et sont peut-être un peu démunis pour faire face à cette croissance ? Le secteur des services publics aura toujours un bilan assez serré et Il faudra trouver un équilibre avec les opportunités d’investissement élevées. C’est vraiment ce dont nous aurons besoin pour saisir pleinement les prochaines mises à jour de la stratégie découlant du secteur de l’énergie pour nous assurer que cette combinaison de croissance élevée et de bilans contraints puisse fonctionner ensemble ». La nouvelle situation créée par la pandémie a conduit à des « messages contrastés » sur les infrastructures, a-t-il déclaré. « Nous voyons d’un côté que le COVID-19 affecte certains secteurs du monde des infrastructures, comme les aéroports et les transports en général. D’un autre côté, les considérations environnementales, la lutte contre le changement climatique et l’assouplissement des restrictions budgétaires donnent un énorme coup de pouce aux besoins en infrastructures, ouvrant la voie à une décennie de super-cycle d’investissement à partir des infrastructures vertes à une époque de coût du capital historiquement bas ».

S&P prévoit que les investissements dans les énergies renouvelables « augmenteront massivement » dans le monde et qu’il y aura « quatre fois plus de solaire, trois fois plus d’éolien terrestre et trois fois plus d’éolien offshore » d’ici 2030. Dans l’UE et au Royaume-Uni, cela va provoquer un changement de paradigme, a déclaré Georges, avec une capacité installée d’énergie renouvelable augmentant de 50% d’ici 2025 par rapport aux niveaux de 2018. « Nous pensons que les réseaux électriques se développeront le plus pour connecter et intégrer les énergies renouvelables, tandis que les réseaux de gaz ont plus d’incertitudes dans une économie décarbonée, et nous voyons leurs perspectives à long terme dépendant de la montée en puissance de l’hydrogène. L’intégration de la numérisation nécessitera une mise à niveau de l’infrastructure de base existante, ce qui nécessitera des investissements massifs », a-t-il déclaré.

« Les défis incluent le fait que cette transition énergétique est une économie politique par opposition à l’économie de marché que nous connaissons bien. Elle découlera de l’efficacité énergétique ainsi que de la décarbonisation et de l’électrification de l’économie. Ces défis seront coûteux et nécessiteront un consensus de la part de tous les gouvernements ». (Quand on sait que les gouvernements et les entreprises rémunèrent les agence de notation et d’analyses pour qu’elles leur présentent de telles divagations on ne peut qu’être figé d’effroi. Première question : comment les pays européens produiront-ils massivement de l’hydrogène, 6 GW d’ici 2024 et 40 GW d’ici 2030, 40 GW représentant 22 fois la capacité de la totalité de la centrale nucléaire de Fessenheim, 2 réacteurs de 0,9 Gwe, maintenant fermée et destinée à la ferraille. J’ignore quelles sont les qualifications du staff de S&P mais il est évident que cette institution a viré vers l’écolo-gauchisme pur et dur pour oser déclarer un tel tissu d’inepties).

Le Grand Reset du WEF : pas pour tout le monde !

Ce dimanche passé à Hanoï au Vietnam a été enfin conclu le RCEP ou Regional Comprehensive Economic Partnership, la plus importante zone de libre-échange du monde représentant plus de 2 milliards de personnes. Aux dix pays membres de l’ASEAN, Myanmar, Thaïlande, Cambodge, Laos, Vietnam, Philippines, Brunei, Malaisie, Indonésie, et Singapour, se sont joint à cet ensemble la Chine, la Corée (du sud), le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Sur les parchemins du traité la République de Chine, appelée aussi Taïwan, ne figure pas malgré le fait que l’économie de ce pays, rapportée au nombre d’habitants (23 millions), est identique à celui de la France. La signature de ce traité qui avait fait l’objet de très longues discussions depuis 2012 a été donc effective à la suite du retrait par décision de Donald Trump de l’accord commercial trans-Pacifique plus connu sous l’acronyme de TPP. Le RCEP comprend donc un tiers de la population du monde et près de 30 % du produit brut mondial.

Si les conséquences de ce traité paraissent effrayantes pour l’Union européenne qui patauge dans le marasme depuis la crise de 2008 ainsi que pour Donald Trump qui a eu un sursaut de mauvaise humeur, la mise en place de cet accord de libre-échange global ne sera effective qu’après d’autres discussions entre tous ces pays malgré le fait qu’il existe déjà une multitude d’accords de libre-échange bilatéraux dans cette nouvelle zone économique gigantesque. Le pilier de base de ce traité est que tous les pays seront traités sur une base d’égalité. Ceci sous-entend que chaque membre sera incité à chercher des fournisseurs et des clients dans cette zone RCEP. Ce traité historique pourra changer la face du monde et définitivement déplacer l’épicentre économique du monde dans cette zone. Après ratification définitive par les Parlements de chaque pays membre l’Europe et l’Amérique n’auront plus que leurs yeux pour pleurer. S’il paraît incongru que l’Australie et la Nouvelle-Zélande se soient jointes à ce traité il est cependant compréhensible que ces deux pays soient partie prenante de l’avenir économique de cette zone. En effet l’Australie est le premier exportateur de charbon et de minerai de fer vers cette zone et la Nouvelle-Zélande un partenaire important pour l’exportation de viande, de produits laitiers et de laine vers la Chine, le Japon, la Corée et d’autres pays comme Singapour (le plus petit de la zone) ou le Vietnam.

Parallèlement à la mise en place d’un accord global de libre-échange les accords de swap sont d’ors et déjà envisagés. Il en existe entre certains pays comme notamment la Chine et le Japon. L’autre projet auquel tiennent les Chinois est l’élaboration rapide de l’équivalent de la procédure de paiement électronique interbancaire SWIFT réservée à cette zone, les transactions hors-RCEP relevant du système SWIFT. Mais la mise en place d’une monnaie commune n’est pas à l’ordre du jour, probablement parce que l’exemple de la zone euro n’est pas vraiment convaincant … Source partielle : BBC News

Le grand reset, le nouvel ordre mondial : qui sera concerné ?

Ces commentaires sont une suite de l’article de Peter Koenig. Le rêve des « hommes de Davos », en d’autres termes du Forum Économique Mondial (WEF), d’imposer au monde entier une gouvernance globale ne se réalisera pas si des pays, importants économiquement, refusent d’accepter des lois et des systèmes de gouvernance qui leur sont étrangers ou imposés par des étrangers. Chaque pays a une histoire qui lui est propre, chaque pays vit avec ses coutumes et il est difficile d’imaginer qu’un pays comme le Vietnam, avec ses 96 millions d’habitants, puisse accepter que des représentants de l’intelligentsia internationale viennent leur imposer un autre modèle politique et social. Le Vietnam n’a pas oublié la guerre que lui imposa les Etats-Unis, le premier pays concerné par l’élaboration de la mise en place de cette gouvernance mondiale.

En effet, Washington n’acceptera jamais que le dollar US soit rétrogradé au rang de monnaie nationale. Or les plans du WEF font la part belle à une monnaie internationale qui ne sera pas nécessairement adossée au dollar US. Le Vietnam se trouve dans le nouvel épicentre économique mondial qui compte, sans englober l’Inde, le Pakistan, le Myanmar et le Bangladesh, 2180 millions de personnes. Les pays leaders de cet ensemble sont la Chine, la Corée, le Japon et Taïwan. Les autres entités nationales majeures de cet ensemble sont, donc, le Vietnam, la Thaïlande avec 66 millions d’habitants, l’Indonésie (270 millions), les Philippines (109 millions), la Malaise (32 millions, ensemble auquel il faut ajouter Singapour. C’est dans cette zone que les affaires se développent et attirent des volumes gigantesques de capitaux. Les investisseurs ont compris que le plan du WEF ne concerne finalement que l’Europe, les USA et peut-être le Canada et l’Australie. Ce dernier pays s’orientera naturellement vers le nouveau pole économique extrême-oriental quelle que soit l’attitude écolo-gauchiste du gouvernement actuel de Canberra qui veut bannir les exportations de charbon et de minerai de fer vers la Chine, la Corée et le Japon parce que ce n’est pas « green ».

Il ne faut pas oublier dans cette description du nouveau pole de croissance mondiale la Russie. Ce pays fait en effet partie de cette zone, géographiquement parlant, et compte bien jouer un rôle économique important ne se limitant pas à la seule Chine. Les immenses étendues sibériennes qui jouxtent la Chine font déjà l’objet d’une implantation économique chinoise très dynamique dans des villes comme Vladivostok, Khabarovsk ou encore Irkutsk et Yakutsk. La Chine et les autres pays énumérés ci-dessus représentent des marchés immenses pour la Russie. L’erreur majeure de l’Europe a été de se détourner de la Russie en se pliant aux contraintes politiques imposées par Washington et cette erreur stratégique conduira l’Europe à sa perte. D’ailleurs l’Europe n’est-elle pas déjà en ruine ?

Le fait que les investisseurs transfèrent massivement des capitaux dans ces pays de l’Extrême-Orient signifie clairement que l’Europe est en état de mort cérébrale pour reprendre un mot du Président français au sujet de l’OTAN. À la suite de la chute du mur de Berlin les Européens, plutôt que de suivre comme des moutons les Américains, auraient été beaucoup plus avisés d’exiger la dissolution de l’OTAN. La Commission européenne n’a plus aucun pouvoir de décision, tout se passe dans le bâtiment d’à côté : le siège du QG de l’OTAN à Bruxelles. L’OTAN a tellement asservi l’Union européenne que celle-ci a été entrainée dans des conflits qui n’avaient rien à voir avec sa propre sécurité, je pense à l’Irak, à l’Afghanistan, au Kosovo, à la Syrie et à la Libye. De plus l’Europe a accepté le déploiement de l’armée américaine jusqu’aux frontières ouest de la Russie alors que ce pays n’a plus aucune visée territoriale depuis la chute du rideau de fer. À ce sujet l’attitude de la Chancelière Merkel est presque caricatural ! Elle veut bien du gaz russe (NordStream II) mais dans le même temps elle garde en elle une rancoeur irréductible à l’encontre de l’URSS qui, selon elle, lui a pourri sa jeunesse en RDA. C’est une raison que l’on pourrait dire épidermique de la position d’Angela Merkel qui se plie aux désirs des Américains au sujet de la Russie en ce qui concerne la défense de l’Europe. Au risque de me répéter dans ces lignes la Russie n’alimente aucune idée d’hégémonie sur l’Europe : elle est déjà tournée vers l’Extrême-Orient.

Le cas de la Crimée est exemplaire de l’incohérence totale de la politique européenne sur la scène internationale. Inutile de rappeler l’incroyable scandale du vol MH17 dont le dossier a été totalement occulté par les Pays-Bas sur ordre de l’OTAN ni des ingérences de l’Europe au côté de la CIA à Kiev. Mais le plus scandaleux encore est l’attitude de l’Europe face à la soi-disant annexion de la Crimée par la Russie. Ce sont les habitants de cette péninsule qui ont décidé, et non pas Moscou, de quitter l’Ukraine. Il faut dire que l’attitude de l’Europe dans cet événement n’est pas reluisante : l’Europe a accepté l’annexion par le Maroc du Sahara Occidental ainsi que l’annexion de Mayotte par la France, deux situations qui n’ont jamais été reconnues par les Nations-Unies, faut-il le rappeler. Pourquoi encore une fois deux poids, deux mesures ? Parce que l’OTAN est derrière tout cela et son but est de préparer une confrontation de l’Europe avec la Russie qui se moque bien de ce conglomérat hétéroclite de pays qui n’arrivent pas à s’entendre sauf pour la taille des cornichons ou le diamètre des pommes, et encore …

Donc l’Europe, le ventre mou du monde, est mûre pour accepter sans protester une gouvernance supranationale selon les objectifs du WEF avec pour guide suprême le président d’un groupe d’oligarques apatrides. L’instrumentalisation et la gestion de la pandémie de SARS-CoV-2 par les pays européens révèle clairement leur soumission ce projet. La Suède et le Professeur Didier Raoult en France jouent les trouble-fait et tous les médias acquis au projet du WEF n’ont eu de cesse de ternir leur image : dans cette histoire de SARS-CoV-2 on n’est plus à un scandale près. En conclusion les démocraties européennes et l’Amérique du Nord n’ont plus d’avenir, ce qui n’est pas le cas du reste du monde et certainement pas le cas de la zone économique extrême-orientale.

Économie française : encéphalogramme plat !

La croissance économique d’un pays peut être estimée par deux approches toujours valables compte tenu de la forte dépendance de la plupart des économies occidentales aux combustibles fossiles : la consommation de ces derniers ou l’émission dans l’atmosphère de divers gaz résultant de cette consommation. Une série de satellites permet d’obtenir en temps réel les émissions de CO2 et d’oxydes d’azote provenant de la combustion de ces combustibles fossiles. Leur utilisation se répartit entre la production d’électricité, le transport terrestre, le transport aérien, le transport maritime, l’industrie et le chauffage urbain et résidentiel. Ce dernier poste de consommation (ou d’émission de CO2) est saisonnier. L’agrégation de toutes ces données a permis de mettre en évidence une profonde dépression économique à l’échelle mondiale au cours de la première moitié de l’année 2020 en comparaison de la même période de l’année 2019 :

Ce déclin a été le plus violent aux USA et en Europe. Et parmi les pays de l’Union européenne les plus « économes » en combustibles fossiles durant les 6 premiers mois de l’année 2020 on trouve l’Espagne avec 18,8 % d’émissions de CO2 (ou de combustion de combustibles fossiles) en moins par rapport à la même période de 2019 suivie par l’Allemagne et le Royaume-Uni (moins 15 %) la France (moins 14,2 %) et l’Italie (moins 13,7 %). Il est opportun sinon nécessaire de faire une correction pour la France car ce pays a utilisé très peu ou pas du tout de combustibles fossiles pour générer de l’électricité en regard des autres pays européens où cette utilisation de combustibles fossiles est dédiée pour 50 % à cette production d’électricité. Pour la France, pays qui intéresse la majorité des lecteurs de ce blog, si le paysage énergétique était sensiblement équivalent à celui des autres pays européens la chute des émissions de CO2 correspondrait donc à un ralentissement profond de l’activité industrielle utilisant des combustibles fossiles combiné à un ralentissement des transports terrestres autres que les chemins de fer majoritairement électrifiés.

Considérant donc que l’utilisation de combustibles fossiles est un marqueur de la vivacité de la croissance économique et que dans les pays européens cette utilisation est en moyenne dédiée à hauteur de 50 % à la production d’énergie électrique, alors cette chute des émissions de CO2 (ou de consommation, virtuelle, de combustibles fossiles) n’est plus, pour la France, de 14 % mais de 28 %. Dans un précédent billet sur ce blog je prévoyais déjà en mai une chute globale de l’économie française de 20 % pour l’année 2020 (lien ci-dessous) il serait plus probable que cette chute atteigne au mieux 25 % voire au pire 28 % comme je viens de le mentionner. Je n’aimerais pas du tout être aujourd’hui un membre du gouvernement français qui ne cesse de répéter de manière mensongère que la chute de l’activité économique française ne dépassera pas 10 % en 2020 … et avec ce reconfinement qui vient d’être mis en place pour une durée inconnue la situation pourrait bien atteindre ces 28 % de chute, une catastrophe aux conséquences dramatiques dont le gouvernement français n’a pas l’air de se préoccuper !

Source : https://doi.org/10.1038/s41467-020-18922-7 en accès libre. Je suggère à mes fidèles lecteurs d’ouvrir cet article et de regarder en détail la Figure 2.

Autre lien: https://jacqueshenry.wordpress.com/2020/05/15/en-france-les-ecolos-deconfines-ont-repris-les-manettes-pour-le-pire/

Réflexions géopolitiques à la suite de Fritz Vahrenholt

Le Professeur Vahrenholt a été très clair dans ses propos : les dispositions prises par la Présidente Ursula van der Layen sur une transition « post-covid » résolument écologiste, soutenable et solidaire devant conduire à une réduction drastique des émissions de carbone conduira fatalement à la ruine de l’Europe. Sur ce point il n’est même pas utile de discuter, c’est une évidence. Les énergies renouvelables relèvent d’un doux rêve, l’hydrogène également et les voitures électriques aussi. Cette volonté de la Présidente de l’Union européenne de tout vouloir changer tout de suite ne pourra que précipiter la catastrophe, je veux parler de la destruction totale de l’économie européenne. L’Union européenne en la personne de sa Présidente ne cache même plus ses intentions puisque c’est la société française EDF, le géant européen de la production d’électricité totalement décarbonée, qui est la cible de la Commission. Le nucléaire ça ne plait pas aux Allemands : ils vont terminer le nettoyage de leur pays de toute trace d’uranium, ils ont finalement obtenu la fermeture de la centrale de Fessenheim grâce à l’appui du parti vert allemand représenté en France par Corinne Lepage et maintenant ils décident de s’attaquer de front au seul dernier fleuron industriel français qui reste.

La situation de l’industrie automobile tant en France qu’en Italie, en Espagne et, il ne faut pas l’oublier, en Allemagne est alarmante. Les voitures électriques ne seront certainement pas la panacée car il faudra en cas d’incitation massive d’achat par les particuliers de véhicules électriques non seulement fabriquer sur le sol européen ces véhicules, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui, mais également de produire de l’électricité disponible 24/24 heures et à un coût abordable. Ce n’est donc certainement pas en tentant de saborder l’énergie nucléaire que cet objectif pourra être atteint.

L’Europe a également interdit les plantes génétiquement modifiées et l’usage de nombreux produits phytosanitaires. La conséquence, sur une durée qui peut se compter en quelques années, va être la disparition de toute une série de productions agricoles, depuis des fruits comme les pommes ou les poires jusqu’au sucre, on l’a vu récemment avec cette interdiction stupide des néonicotinoïdes sur les plantations de betteraves alors que les racines de cette plante sont récoltées avant que la plante ne fleurisse la deuxième année. La liste des industries et des productions agricoles attaquées par les décisions bruxelloises est longue mais il est certain que l’Europe va devenir le fantôme d’elle-même.

Comme la nature a horreur du vide qui va occuper cet espace admirablement pourvu d’infrastructures, de villes magnifiques, de terroirs uniques au monde ? Les migrants vont arriver massivement par pleins bateaux ou tout simplement à pied comme au Ve siècle car ils ne reculeront devant rien pour vivre et manger à leur faim. Il existe pourtant une solution. Il faut que les technocrates qui gouvernent l’Europe, ces technocrates non élus qui ne connaissent rien aux réalités quotidiennes des peuples qui forment l’Union européenne, se rendent à l’évidence. Ils doivent oeuvrer, et c’est urgent, pour un rapprochement entre la Russie et l’Europe …

Cette proposition (que je ne partage qu’avec moi-même) nécessitera un long travail diplomatique, certes, mais il faut se rendre à l’évidence : l’Europe aurait pu devenir la plus grande puissance économique et industrielle du monde, loin devant la Chine, mais les Etats-Unis ne veulent pas de cette puissance alors ils ont par tous les moyens fait en sorte que l’Europe s’embrouille dans de faux problèmes d’environnement, de carbone et d’interdictions stupides d’OGMs, entre parenthèses « made in USA » afin d’inhiber toute montée en puissance de l’Union européenne. Les Américains ont tout fait pour torpiller le projet NordStream-2. Ils réussissent à affaiblir l’Europe mais dans le même temps ils favorisent la montée en puissance de la Chine. Je ne sais pas si mon analyse est exacte mais le résultat est là.

Alors se posera (et se pose déjà) la légitimité de l’OTAN. Trump a déploré que l’OTAN était une charge financière insupportable pour son pays, oui peut-être, mais comment demander aux Européens de mettre un « pognon de dingue » au pot alors que tous les pays européens de débattent dans une crise économique qui ne date pas du SARS-CoV-2. Cependant un rapprochement entre l’Europe et la Russie pourrait également réussir sans l’appui des Américains si seulement les gouvernements des différents Etats européens ainsi que la Commission elle-même cessaient de suivre aveuglément la politique anti-russe de la Maison-Blanche. Je ne suis pas un spécialiste de la géopolitique mais je laisse à mes lecteurs ce billet pour alimenter leur réflexion sur l’avenir de l’Europe, avenir qui me paraît incertain sinon périlleux …

La science du climat est exagérée, remplie de contes de fées et l’Accord de Paris est « déjà mort »

Dans une interview avec le publiciste Roland Tichy, le professeur Fritz Vahrenholt – l’un des fondateurs du mouvement environnemental moderne allemand – a déclaré que nous avions devant nous trois générations pour réorganiser le système mondial actuel d’approvisionnement énergétique en un système plus propre et durable. Il rejette l’affirmation de Fridays-For-Future selon laquelle il ne reste que 12 ans.

La catastrophe climatique n’a pas lieu

Dans l’interview (voir lien en allemand), le modérateur Tichy a rappelé que la civilisation a commencé il y a 7000 ans, une époque où il faisait « 3 °C plus chaud qu’aujourd’hui », et Vahrenholt a répondu en disant qu’il s’attend à ce que la civilisation se poursuive encore sept mille ans. Il n’y avait pas de point de basculement à l’époque, pourquoi y en aurait-il un aujourd’hui ? « La chaleur et l’humidité ont toujours été bonnes pour l’humanité », a déclaré Vahrenholt : « Le froid a été le pire ennemi de l’homme ». Le professeur allemand a également déclaré que la prétendue catastrophe « n’avait pas lieu » et que les décideurs politiques essayaient d’utiliser « la panique et la peur pour amener les gens à agir ». Une grande partie du réchauffement mesuré depuis 1850 est le résultat d’un réchauffement naturel dû à la fin du petit âge glaciaire, a-t-il expliqué.

La fantaisie verte de l’Allemagne

Plus tard, le professeur allemand de chimie qualifie la croyance que le vent et le soleil sont capables de remplacer les combustibles fossiles de « fantasme » et prétendre que l’Allemagne, avec sa part de 2,3% des émissions mondiales de CO2, peut sauver le climat mondial est « un conte de fées ». Pendant ce temps, le réchauffement des 150 dernières années est en grande partie causé par des cycles naturels. « Au XXe siècle, le soleil était plus actif qu’à tout moment au cours des 2000 dernières années ». Sur le plan économique, Vahrenholt estime qu’une ruée frénétique vers les énergies renouvelables entraînera des conséquences économiques « horribles » pour l’industrie européenne. Au sujet d’un consensus scientifique, le professeur allemand dit qu’il s’agit d’une affirmation du GIEC, organisme géré par l’ONU avec une idée sous-jacente.

Les voitures électriques, une « idée folle »

Vahrenholt pense également que les voitures électriques alimentées par des batteries ne sont pas une technologie réaliste, et que d’autres experts l’appellent tranquillement « une idée folle » mais ne s’expriment pas ouvertement de peur de perdre tout financement de leur recherche. La grande majorité du financement provient du gouvernement allemand.

« L’accord de Paris est déjà mort »

Le professeur de chimie, co-auteur d’un récent best-seller « Les vérités que l’on ne veut pas entendre. Ce que vous devriez savoir au sujet du changement climatique », décrit également l’Allemagne comme un pays dans le déni en ce qui concerne le débat mondial plus large sur la science du climat, et a déclaré l’Accord de Paris comme étant « déjà mort ». « L’Accord est déjà mort. Poutine dit que c’est un non-sens. […] Les Américains en sont sortis. Les Chinois n’ont rien à en faire. Tout est concentré sur une poignée de pays européens. La Commission européenne en parle massivement. Et je prédis qu’ils n’atteindront les objectifs que s’ils détruisent les industries européennes », a déclaré Vahrenholt. Il caractérise la récente poussée de l’Europe en faveur d’objectifs de réduction des émissions encore plus stricts à une folie semblable à la planification centrale soviétique, vouée à un échec spectaculaire comme on le sait.

Source : notrickszone.com et https://youtu.be/hG6fq3M_IzY

Note de votre serviteur. À la suite de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima et la fermeture de tout le parc nucléaire nippon, le Japon a construit une série de centrales électriques brûlant du charbon. La remise en fonctionnement des installations nucléaires restantes, pour la plupart très récentes, se heurte à l’opinion publique insidieusement manipulée par des groupes écolo-gauchistes totalement déconnectés de la réalité économique. De ce fait le Japon s’est tout simplement désolidarisé du protocole de Kyoto ainsi que des accords de Paris. Il en est de même pour l’Inde et les pays d’Asie du Sud-est, la totalité des pays d’Afrique et d’Amérique du Sud. Il apparaît donc clairement que cette « crise climatique » ne concerne que les pays européens comme le dit clairement le Professeur Vahrenholt.

L’Europe, Macron et le mal de tête …

Mardi soir 21 juillet le Président Macron s’est adressé aux Français sur la chaine TF1 depuis Bruxelles (il me semble, mais comme je ne regarde jamais les chaines de télévision françaises je n’en suis pas certain) et des millions d’entre eux ont avalé sans protester ses mensonges, en particulier quand il a clamé que l’aide européenne ne coûterait pas un sou aux contribuables français. J’avoue que j’ai été surpris que les commentateurs béni-oui-oui habituels n’aient pas relevé ce bon mot du président.

Alors j’ai mis ma tête entre les mains et j’ai lu rapidement le document émanant de la Commission européenne relatif à cet accord « le plus historique de tous les autres accords historiques européens » qui va donc marquer l’histoire, c’est bien la définition du mot historique, n’est-ce pas ? Il marquera l’histoire comme étant la plus grande entourloupe jamais concoctée pour appauvrir encore plus les contribuables européens et par voie de conséquence les contribuables français. Si vous désirez lire ce document munissez-vous d’aspirine et de café pour ne pas sombrer dans une somnolence et une céphalée difficiles à gérer : https://www.consilium.europa.eu/media/45125/210720-euco-final-conclusions-fr.pdf

Il y a quelques passages qui encouragent la méditation comme par exemple celui-ci page 14, alinéa 18 du document : « Compte tenu de l’importance de la lutte contre le changement climatique conformément aux engagements pris par l’Union en vue de mettre en œuvre l’accord de Paris et les objectifs de développement durable des Nations unies, les programmes et instruments devraient contribuer à l’intégration de la lutte contre le changement climatique dans toutes les politiques et à la réalisation de la valeur cible globale d’une affectation d’au moins 30 % du montant total des dépenses à charge du budget de l’Union et des dépenses au titre de Next Generation EU à des mesures en faveur d’objectifs climatiques. Les dépenses de l’UE devraient concorder avec les objectifs de l’accord de Paris et le principe de « ne pas nuire » du pacte vert pour l’Europe. Une méthode efficace de suivi des dépenses liées au climat et de leur exécution, y compris l’établissement de rapports et des mesures pertinentes en cas de progrès insuffisants, devrait garantir que le prochain CFP dans son ensemble contribue à la mise en œuvre de l’accord de Paris. La Commission présente chaque année un rapport sur les dépenses liées au climat. Afin de tenir compte des conséquences sociales et économiques de l’objectif consistant à parvenir à la neutralité climatique à l’horizon 2050 ainsi que du nouvel objectif climatique de l’Union à l’horizon 2030, il sera créé un mécanisme pour une transition juste comprenant un fonds pour une transition juste ».

Et page 41, alinéa 84 dans la rubrique ressources naturelles et environnement : « Le financement au titre de cette rubrique est axé sur l’apport d’une valeur ajoutée par une politique agricole, maritime et de la pêche durable et modernisée, ainsi que par la poursuite de l’action pour le climat et la promotion de la protection de l’environnement et de la biodiversité. L’intégration des questions climatiques dans l’ensemble du budget et l’intégration accrue des objectifs environnementaux confèrent à cette rubrique un rôle déterminant dans la réalisation de l’objectif ambitieux qui consiste à porter à au moins 30 % la part des dépenses de l’UE contribuant à la réalisation des objectifs en matière de climat ».

Que faut-il attendre de telles mises en demeure de la part de la Commission au sujet de l’utilisation de ces prêts requalifiés de « dons » ? Tout simplement une main-mise de la Commission sur les affaires intérieures des Etats. Il sera donc demandé aux gouvernements nationaux de mettre en place diverses taxes et contributions pour le sauvetage du climat puisqu’il est question dans toutes les rubriques abordées de climat et de l’accord de Paris. Un impôt européen sera également créé alors que Madame Merkel ne voulait pas en entendre parler pour financer cette aide exceptionnelle de 750 milliards d’euros. Il ne sera pas appelé impôt mais contribution, les contribuables s’y reconnaîtront. La valse des nouvelles taxes va donc commencer : taxe sur les matières plastiques non recyclables, taxe sur le diesel (on se souvient de la révolte des Gilets Jaunes à ce sujet), taxes généralisées sur le carbone, depuis une taxe sur l’accès à internet dont le fonctionnement produit beaucoup de carbone (ne parlons même pas de la 5G), taxe sur les grandes entreprises et les acteurs internationaux qui ne respecteront pas les nouvelles directives européennes dites « bas carbone objectif 2050 ». Pour la taxe sur le carbone importé, il faut être créatif pour en arriver à de telles dénominations. Il faudrait plutôt dire tout simplement droits de douane sur tous les produits importés ayant produit du carbone dans les pays d’où ils proviennent hors zone européenne, ce serait plus clair.

Pour faire passer cette supercherie dans l’opinion les entreprises importatrices au sens large et les grandes chaines de distribution genre Lidl, Mercadona ou Carrefour seront taxées mais il est évident qu’elles répercuteront ces taxes dans le prix des denrées et c’est donc finalement le consommateur qui paiera. Par exemple le service gratuit de messagerie de Google pourrait devenir payant si l’Europe décide de taxer les GAFAM et tout compte Facebook pourrait aussi le devenir à terme. J’imagine la réaction des Américains et des Chinois qui se moquent du changement climatique : ils vont découvrir qu’ils ont un nouvel ennemi commun, l’Europe, avec la France comme leader dans la créativité fiscale. Enfin si on examine les tableaux récapitulatifs des sommes engagées la Commission européenne, donc la Banque centrale européenne, va emprunter sur les marchés 390 milliards d’euros. La France contribuera au remboursement de cette dette « solidaire » à hauteur de 75 milliards d’euros alors qu’elle ne recevra que 40 milliards d’euros dans le cadre de ce programme d’aide. Il faudra donc au gouvernement français trouver dans la poche des contribuables 35 milliards d’euros ! Toute cette mise en scène de mauvaise qualité risque de se très mal se terminer.

Lire aussi : https://ec.europa.eu/info/live-work-travel-eu/health/coronavirus-response/recovery-plan-europe_fr c’est un peu plus lisible mais il n’y a pas de détails …

Une fois encore l’Italie est le membre malade de l’Europe. Cette fois-ci la maladie est très grave et l’Europe pourrait en mourir.

Plus de la moitié des entreprises italiennes ont déclaré qu’elles feront face à un déficit de liquidité à la fin de 2020 et 38% ont signalé des «risques opérationnels et de durabilité», selon une enquête menée auprès de 90 000 entreprises par l’institut national de statistiques italien ISTAT.

Le lobby national des entreprises italiennes, Confcommercio, a récemment estimé que 60% des restaurants et autres entreprises manquaient de liquidités et 30% s’étaient plaints des coûts supplémentaires liés à la mise en œuvre de mesures de sécurité anti-contagion afin qu’ils puissent commencer à servir les clients après le confinement.

L’industrie du tourisme, qui représente 13% du PIB et a joué un rôle crucial dans le maintien à flot de l’économie italienne au cours de la dernière décennie, fournissant des emplois à environ 4,2 millions de personnes, est dans les limbes après le blocage. Les frontières se sont à nouveau ouvertes mais les touristes étrangers restent insaisissables. Et comme de nombreux résidents locaux ne sont pas en position financière pour partir en vacances cette année, il est peu probable que la demande intérieure reprenne autant que les entreprises touristiques l’espèrent désespérément.

Le tourisme était l’une des rares parties de l’économie à avoir connu une croissance ces dernières années. L’année dernière, par exemple, elle a augmenté de 2,8% tandis que la production industrielle italienne a diminué de 2,4%. Dans une économie qui n’a pas connu de croissance depuis plus de 10 ans alors que la dette publique continue de croître à un rythme effrayant, son secteur à la croissance la plus rapide vient d’être frappé par la mère de tous les marteaux.

L’industrie manufacturière italienne, qui se débattait déjà avant la crise, est également en difficulté. En avril, alors que l’Italie était en proie à l’une des plus graves mises en quarantaine d’Europe, l’indice du chiffre d’affaires de l’ISTAT a chuté de 46,9% tandis que l’indice des nouvelles commandes industrielles non ajustées a baissé de 49,0% par rapport au même mois de l’année précédente. Depuis lors, de nombreuses entreprises ont rouvert mais l’activité reste faible.

Pour surmonter l’accalmie, de nombreuses entreprises ont besoin de crédit. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire en Italie, à moins que vous ne soyez une entreprise de plusieurs milliards de dollars. Le géant automobile Fiat Chrysler est sur le point d’obtenir un prêt de 6,3 milliards d’euros soutenu par l’État – plus que tout autre constructeur automobile européen. Même Atlantia, la société qui a exploité et entretenu le pont Morandi à Gênes qui s’est effondré en 2018 faisant 43 morts, espère obtenir du gouvernement un prêt de 1,7 milliard d’euros.

Pendant ce temps, des centaines de milliers de petites entreprises attendent toujours. Au début de la crise, le gouvernement Conti a déclaré que des garanties de dette seraient mises à disposition pour débloquer jusqu’à 740 milliards d’euros de financement pour les entreprises. Pourtant, au 20 mai, seulement 301 777 des 607 391 demandes d’assistance avaient été accordées, selon un rapport de la commission d’enquête bicamérale italienne. (Une demande acceptée ne signifie pas qu’un prêt a effectivement été accordé).

Pour les entreprises qui passent à travers les mailles du système italien de prêts d’urgence, dont beaucoup fonctionnaient parfaitement bien avant la crise des coronavirus, la tentation est de se tourner vers les requins de crédit affiliés à la mafia, qui sont plus qu’heureux d’aider. En Calabre, les Ndrangheta « arrivent initialement avec des offres de taux d’intérêt bas, car leur objectif final est de reprendre l’entreprise, via l’usure, et de l’utiliser pour blanchir leurs produits illicites », explique le procureur Nicola Gratteri.

Même avant le début de cette crise, le système bancaire à moitié brisé de l’Italie et le fouillis de paperasserie sans fin faisaient de l’obtention d’un prêt bancaire aux entreprises une tâche presque impossible – à part pour les légions de sociétés zombies qui devaient déjà aux banques d’énormes dettes qu’elles ne rembourseront jamais qui serait périodiquement restructurées. Lors de la dernière crise, la part du stock de capital industriel gaspillé dans les entreprises zombies a plus que doublé, passant de 7% à 19% entre 2007 et 2013, selon l’OCDE. Quelque chose de similaire, mais à une échelle encore plus grande, est susceptible de se produire d’ici la fin de cette crise.

Et c’est la dernière chose dont l’économie et le système bancaire italiens ont besoin. Malgré un effort de nettoyage massif ces dernières années, les prêts non performants (NPL, non performant loans) représentent toujours 7% du total des prêts de l’Italie, l’un des ratios les plus élevés d’Europe. Cela représente une baisse par rapport aux 17% d’il y a cinq ans, grâce à la titrisation massive des NPL italiens. Les investisseurs dans ces prêts non performants titrisés devraient gagner leur rendement en grande partie sur le produit de la vente de la garantie sous-jacente.

Le processus de titrisation dépendait de deux conditions fondamentales qui sont maintenant en cause : 1. la volonté des investisseurs d’investir dans des dettes toxiques tranchées et découpées en morceaux à la mode italienne et 2. la capacité des agents de recouvrement de recouvrer et de vendre les actifs sous-jacents.

Le confinement a rendu la condition 2 pratiquement impossible. Les tribunaux ont été fermés. Le marché italien du logement, où la garantie des prêts liés au logement devrait être vendue, a été bloqué. Et les agents de recouvrement n’ont pas pu joindre les emprunteurs pour négocier des paiements, même partiels, sur les prêts impayés.

Si les encaissements en Italie continuent de baisser, les revenus générés pourraient ne pas suffire à payer les investisseurs qui ont acheté les prêts non performants titrisés. Dans ce cas, selon le Wall Street Journal, les investisseurs dans les titres mezzanine et junior perdraient leurs investissements et le gouvernement italien, déjà en difficulté financière, qui garantissait les titres seniors pour rendre les transactions attractives, devrait payer une partie de la facture.

Le système bancaire italien sera bientôt englouti par une nouvelle vague de prêts non performants alors que des légions d’entreprises, de ménages et de particuliers manqueront à leur dette pendant la période postérieure au blocage. Lorsque cela se produit et que les ratios de NPL dans le secteur bancaire italien montent à nouveau en deux chiffres, tout comme le marché des NPL italiens titrisés commence à s’effriter, le système bancaire italien ne sera pas seulement de retour où il était vers 2015, il sera encore pire.

Le gouvernement italien est déjà en difficulté budgétaire. À la fin de cette année, sa dette aura déjà atteint environ 155% à 160% du PIB, contre 136% l’année dernière. C’est le résultat de trois processus simultanés : une croissance massive des dépenses publiques pour contrer la crise du virus, une chute vertigineuse des recettes fiscales et une forte baisse du PIB.

Si le gouvernement italien n’est pas en mesure de faire face au tsunami imminent de créances irrécouvrables, une aide extérieure sera bientôt nécessaire. D’autres membres de la zone euro seront dans le même bateau, c’est pourquoi la BCE parle tranquillement de créer une mauvaise banque pour «stocker» des centaines de milliards d’euros de dettes impayées. Obtenir la bénédiction de certains pays d’Europe du Nord, en particulier l’Allemagne, pour mettre en place ce projet sera une tâche difficile, en particulier compte tenu de l’impasse actuelle entre la Cour constitutionnelle allemande et la BCE. Mais pour l’économie italienne, le temps est de la plus haute importance.

Par Nick Corbishley, journaliste free-lance, paru sur le site WOLF STREET le 17 juin 2020.

Bref commentaire. La France et l’Espagne sont dans la même situation que l’Italie et si l’Union européenne ne trouve pas d’accord pour colmater les conséquences des erreurs des politiciens dans la gestion de la grippe à coronavirus alors on peut dire adieu à l’Union monétaire et à l’Europe unie qui a toujours été une union de façade.

Tout va très bien Monsieur Donald

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En Europe les politiciens ressemblent de plus en plus à des marchands de tapis orientaux. Ils sont entré dans des discussions interminables pour définir le montant des aides débloquées par la BCE pour donner un petit coup de pouce à l’économie qu’ils ont systématiquement sabotée à coup de confinements et d’interdictions diverses. Mais ces palabres risquent de ne trouver aucun arrangement car les pays vertueux ne veulent pas payer pour les pays cigales. Or créer des corona-bonds doit être une décision approuvée à l’unanimité, condition qui relève du rêve. Les Van der Leyen et autres affidés de Greenpeace exigent une reprise économique verte : la BCE veut bien aider les entreprises mais il faut qu’elles soient « vertes », en d’autres termes seuls les installateurs de moulins à vent (made in PRC) et de panneaux solaires (made in PRC) recevront quelques euros, les autres se contenteront d’acheter des cercueils si possible recyclables et de couleur verte parce qu’il va y avoir des victimes.

Pour se faire pardonner les politiciens européens tablent sur une chute du PIB européen de moins de 10 %. Ben voyons ! La FED d’Atlanta prévoit aux USA, malgré les 2000 milliards de dollars d’aide en argent frais, une chute de plus de 50 % du PIB américain et la FED de New-York se contente d’un moins-35,5 %. Les prévisions, au fil des jours, deviennent terrifiantes. Avec des révoltes populaires à quelques « blocs » de la Maison-Blanche, toujours autant de vieux qui meurent de la grippe coronavirale et plus de 40 millions de chômeurs nouvellement inscrits, sans compter les 50 millions qui ne cherchent plus de travail depuis longtemps et toujours pas d’avions dans le ciel les prévisions ont atteint de telles valeurs que la crise déjà installée va battre dans son ampleur celle de 1929. Aux USA tout est toujours plus grand !

Comme si les statisticiens du gouvernement américain voulaient rajouter une couche d’ironie ils ont découvert que le confinement avait eu au moins une conséquence bénéfique à défaut d’avoir jugulé la progression de la grippe : les petites économies des ouvriers et employés ont augmenté de 13 % et devinez pourquoi ? Tout simplement parce que ces gens d’en bas ont diminué leurs dépenses de 13 % pendant le confinement qui dans certains Etats n’est toujours pas levé. Comme la vie est belle chez Oncle Sam …

Source : MishTalk