La loi européenne sur les droits d’auteur et internet

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C’est maintenant officiel le Parlement européen a finalement voté la directive controversée sur le droit d’auteur dont le but est de réviser la législation sur le droit d’auteur de tout ouvrage en ligne dans l’Union Européenne. Cette loi sème la discorde, en particulier l’article 13, et ses opposants appellent cela une « interdiction de mémoire », c’est-à-dire en limitant la liberté d’expression à l’aide de « filtres de téléchargement » sur tout contenu téléchargeable, ce qui offre aux grands de la big tech une emprise encore plus pesante sur la toile. Les défenseurs de cette directive prétendent qu’elle obligera les grands de la big tech – pour résumer, les GAFA – à payer leur juste participation aux droits d’auteur, ben voyons !

Ce qui est évident c’est qu’internet en Europe ne sera plus jamais comme avant. Et l’interdiction des « mèmes » obligera les grandes plateformes comme Youtube à flitrer chaque téléchargement afin de prévenir les atteintes illicites aux droits d’auteur. Les partisans de cette réforme prétendent que le terme « interdiction des mèmes » est inexact car ces derniers seraient étiquetés comme des parodies de mémoire et ils seraient ainsi protégés tandis que les opposants affirment que le filtrage automatique des téléchargements n’améliorera en rien cette protection.

Cerise sur le gâteau, une autre disposition que les opposants à cette directive ont surnommé « la taxe sur les liens » obligerait les agrégateurs d’informations, y compris les poids lourds comme Google News, à rémunérer les éditeurs pour les liens vers leurs articles. La Députée au Parlement européen Julia Reda, opposante à cette directive européenne sur les droits d’auteur, a déclaré que les petits éditeurs peu connus en terme de marque pourraient perdre gros. Elle a qualifié cette directive de très sombre pour la liberté de l’internet.

On entre dans le contrôle de l’internet qui préfigure la main-mise de la gouvernance totalitaire dont l’Union européenne est le laboratoire. Aux USA les sites d’hébergement se sont arrogé le droit de clore un compte comme par exemple le site Information Clearing House qui n’est plus accessible. Qui a pris cette décision, nul ne le sait mais il est vraisemblable qu’un ordre a été envoyé d’en haut. WordPress pourrait supprimer l’accès à mon blog parce qu’il déplairait à un politicien lambda ou que, selon la philosophie de cette directive européenne, je devrais acquitter une taxe en raison du fait que je cite des auteurs mentionnés avec des liens spécifiques.

Un jour très sombre pour internet !

Source et illustration : futurism.com

Note. Mème et mémétique : il s’agit d’un néologisme proposé par le biologiste Richard Dawkins dont la définition peut être « réplicateur » par analogie avec les gènes contenus dans l’ADN. En ce qui concerne les mèmes internet ce concept peut prendre plusieurs formes comme par exemple un hyperlien, un site internet, un hashtag, … qui peuvent être propagés sur la toile.

Le moment européen de la Chine est arrivé

Il serait difficile de mésestimer l’importance des visites de Xi Jinping à Rome, Paris et Monaco la semaine dernière. En mettant au coeur de l’Europe son initiative très médiatisée « Belt and Road Initiative » (ceinture maritime et voies terrestres, BRI), le Président chinois a confronté l’Europe à la question la plus fondamentale qu’il devra résoudre dans les années à venir : où en est-elle en tant que partenaire trans-atlantique avec les USA et comment se positionnera-t-elle en tant qu’extrémité occidentale du continent eurasiatique ? En effet, la simplification de l’ordre moderne, pour le dire autrement, commence juste à faire partie de l’Histoire. À Rome, le gouvernement populiste du Premier ministre Giuseppe Conte a invité l’Italie au programme ambitieux de la Chine visant à relier l’Asie de l’Est et l’Europe occidentale par le biais d’une multitude de projets d’infrastructure allant de Shanghaï à Lisbonne. Le protocole d’accord qu’ont signé Xi et le le vice-premier ministre Luigi di Maio comprends le développement de routes, de voies ferrées, de ponts, d’aéroports, de ports maritimes mais aussi des systèmes de télécommunication et des projets énergétiques. Parallèlement à ce protocole les investisseurs chinois ont signé 29 accords industriels et commerciaux d’un montant de 2,8 milliards de dollars.

L’Italie est le premier des 7 pays fondateurs de l’Union européenne à s’engager dans la stratégie BRI chinoise. Et l’Italie l’a fait deux semaines après la publication « Chine : Perspectives Stratégiques » par la Commission européenne, une évaluation de l’arrivée rapide de la Chine en Europe qui touche le coeur de l’ambivalence de l’Union :

« La Chine, dans différents domaines, est simultanément un partenaire de coopération avec le quel l’Union européenne a des objectifs étroitement alignés, un partenaire de négociation avec lequel l’Union européenne doit trouver un équilibre ménageant ses intérêts, un concurrent économique dans la poursuite du leadership technologique et un rival systémique promouvant un modèle alternatif de gouvernance. »

Il y a dans ce document beaucoup de points à assimiler. L’un d’eux est la préoccupation croissante des membres de l’UE et des hauts fonctionnaires de Bruxelles au sujet de l’émergence de la Chine en tant que puissance mondiale. C’est bien naturel, à condition de ne pas tomber dans une version moderne du « péril jaune » du siècle dernier. En second lieu les dirigeants de l’UE sont très réticents au sujet de l’attitude conflictuelle à l’égard de la Chine que Washington leur recommande. La voie de la sagesse que l’UE pourrait choisir est un indicateur fort que les Européens cherchent enfin une voix indépendante dans les affaires mondiales.

À la recherche de l’unité

Les Européens recherchent également un front uni dans les relations de leur continent avec la Chine. C’était le point de vue de Macron à l’arrivée de Xi à Paris et il a veillé à ce qu’Angela Merkel et Jean-Claude Junker soient présents sur le perron de l’Elysée pour saluer Xi. La principale raison pour laquelle l’Italie a envoyé une véritable onde choc à travers l’Europe lorsqu’elle a adhéré au projet de Xi est qu’elle a brisé la hiérarchie européenne à un moment critique.

Mais l’unité telle que Macron et Merkel l’envisagent va se révéler irréalisable. D’abord parce que Bruxelles ne peut pas s’ingérer dans les affaires souveraines d’un Etat de l’UE. Ensuite parce que n’importe quel Etat peut refuser la politique de Bruxelles s’il désire profiter des opportunités offertes par la Chine. L’illustration est qu’alors que Macron plaidait pour un front européen uni vis-à-vis de la Chine il signait ensuite des contrats avec Xi concernant Airbus, EDF et une multitude d’autres entreprises pour un montant de 35 milliards de dollars ! Il n’y a qu’une interprétation possible : la Commission européenne peut bien affirmer tout ce qu’elle veut comme prétendre que la politique de la Chine est de semer la division pour mieux conquérir l’Europe mais sur le terrain elle ne pourra pas empêcher la préférence des Chinois pour les accords bilatéraux. En rentrant chez lui, Xi s’est arrêté à Monaco pour finaliser l’accord de la Principauté décidé en février dernier pour permettre à Huawei, la société de télécommunication chinoise controversée, d’y développer le réseau 5G.

L’Italie était prédestinée pour dévoiler la forme que prendrait l’arrivée de la Chine en Europe. Le gouvernement Conte-Di Maio, coalition hétéroclite entre la Ligue du Nord et le Mouvement 5 étoiles est à contre-courant parmi les autres membres de l’UE. Il critique vivement Bruxelles et sa politique d’austérité. Il est farouchement jaloux de sa souveraineté et prône un assouplissement des liens de l’UE avec la Russie. Sur le plan intérieur l’économie italienne est affaiblie et les investissements étrangers sont pratiquement inexistants. Dans des domaines comme le textile ou la pharmacie peu de collaborations existent entre l’Italie et la Chine depuis des décennies. La carte ci-dessous montre clairement la position stratégique de l’Italie avec le port de Trieste qui est une porte d’entrée vers les marchés européens les plus solides.

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L’initiative visionnaire « Belt and Road » de Xi devrait maintenant décoller en Europe. L’accord avec l’Italie, la tournée européenne de Xi et le sommet UE-Chine prévu à Bruxelles le 9 avril prochain indiquent que ce moment est arrivé.

Changement de relations

Il n’est pas très clair que les Européens aient vraiment compris l’importance stratégique des évènements de la semaine dernière. Les Dirigeants Européens se sont engagés dans une voie qui va presque certainement modifier les relations trans-atlantiques établies de longue date. L’Europe commence – enfin – à agir de manière plus indépendante en se repositionnant entre le monde atlantique et les nations dynamiques de l’est et la Chine est la première d’entre elles. Pourtant aucun dirigeant européen n’a encore abordé cette question. Mais cette situation ne saurait être surestimée. Les relations trans-atlantiques sont de plus en plus tendues depuis la présidence Obama. Les décisions antagonistes de Trump, la dénonciation de l’accord de Paris sur le climat et de l’accord sur le nucléaire iranien ont intensifié les frictions mais rien n’indique qu’un dirigeant européen devienne l’avocat d’une rupture des relations avec Washington.

La question centrale aujourd’hui est de savoir comment les relations américano-européennes vont évoluer au fur et à mesure de la présence chinoise de plus en plus évidente sur le sol européen. Les Européens semblent se préparer à un nouveau chapitre de leur histoire trans-atlantique mais rien n’indique comment Washington réagira à une réduction de son influence depuis longtemps non contestée par les capitales de l’Europe occidentale.

Il y a l’autre question à laquelle l’Occident devra répondre : la « perspective stratégique » de la Commission européenne qualifie la Chine de « rival systémique promouvant des formes alternatives de gouvernance ». Ce thème récurrent pose deux problèmes. D’abord rien ne prouve que la Chine ait insisté ou voudra insister pour que d’autres pays se conforment à ses normes politiques en échange d’un avantage économique. Cela est une pratique habituelle parmi les pays occidentaux et les institutions internationales telles que le Fond monétaire international ou la Banque mondiale. Ce n’est pas le cas de la Chine. Ensuite alors que nous avançons vers une parité entre Occidentaux et non-Occidentaux – une caractéristique incontournable du XIXe siècle – il deviendra impossible de supposer que les démocraties parlementaires de l’Occident puissent établir les critères selon lesquels tous les autres pays peuvent être classés et évalués. Les Nations ont des traditions politiques très différentes, c’est à chacune de les entretenir ou de s’en éloigner. La Chine comprend cela, à l’Occident d’en faire de même.

Article de Patrick Lawrence, correspondant à l’étranger de l’International Herald Tribune pendant de nombreuses années, paru le premier avril 2019 sur le site Consortium News traduit pour mes fidèles lecteurs par mes soins.

Lawrence peut être contacté sur son site web : http://www.patricklawrence.us , illustration Wikimedia

Allemagne-USA : Ça va devenir de pire en pire

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L’Allemagne s’oppose ouvertement aux exigences du Président Trump de dépenser plus pour sa participation au budget de l’OTAN. L’Ambassadeur américain à Berlin criant au scandale a provoqué des appels de plusieurs partis politiques à son expulsion.

De tous les pays européens c’est l’Allemagne qui a le plus souffert de la colère de Trump depuis son arrivée à la Maison-Blanche. En deux ans les relations bilatérales entre Washington et Berlin se sont effondrées sous le poids des attaques verbales de Trump.

Trump a reproché à l’Allemagne ses pratiques commerciales déloyales dans le cas de ses exportations lucratives d’automobiles. Trump a carrément accusé l’Allemagne de trahison dans ses relations avec la Russie en matière d’approvisionnement en gaz naturel allant jusqu’à menacer de sanctions économiques les entreprises impliquées dans le projet de gazoduc NordStream 2 sous la Mer Baltique.

L’Allemagne a vigoureusement rejeté les accusations de Trump, affirmant que son industrie automobile était un investisseur important dans la création d’emplois aux USA et que sa politique énergétique relevait de sa souveraineté dans le cadre des principes objectifs du marché.

Trump n’a cessé de reprocher à l’Allemagne de ne pas assez dépenser pour ses engagements pris avec l’OTAN estimant que la protection américaine lui était suffisante. Lors du dernier sommet de l’OTAN en 2018 Trump a demandé à la Chancelière d’augmenter le budget militaire de son pays pour atteindre l’objectif de 2 % du PIB. Pendant de nombreuses années après la fin de la guerre froide les dépenses militaires allemandes ont accusé un retard de 1 % du PIB et Trump considère que l’Allemagne, la plus grande puissance économique de l’Europe, devrait doubler son budget de la défense alors qu’il a tendance à diminuer. L’Ambassadeur US Richard Grenell a ainsi dénoncé le « refus » de l’Allemagne à respecter ses engagements vis-à-vis de l’OTAN.

Grenell est en quelque sorte le torchon rouge de Trump et ce n’est pas la première fois qu’il invective l’Allemagne en des termes qu’aurait bien pu lui dicter Trump. Grenell ne cesse de critiquer le projet NordStream 2 et les relations entre l’Allemagne et le géant chinois Huawei. Ses dernières accusations au sujet de l’OTAN ont suscité la fureur des politiciens et des médias allemands. Wolfgang Kubicki, leader adjoint du Parti Démocrate Libre, a même déclaré que « un ambassadeur n’est pas censé agir comme le porte-parole d’une puissance occupante« . Le New-York Times a relevé que cette situation était la pire que l’on puisse imaginer à moins d’un mois du 70e anniversaire de la fondation de l’Alliance atlantique, une grande fête qui aura lieu à Washington mais qui pourrait être sévèrement refroidie par l’attitude négative de l’Allemagne. Sur la trentaine de pays membres de l’OTAN seuls sept d’entre eux ont augmenté leur budget militaire pour se rapprocher de l’objectif des 2 % décidé avant l’élection de Trump et celui-ci a même menacé de retirer les États-Unis de cette organisation si les membres européens ne se pliaient pas à ses exigences financières.

L’Allemagne et les autres pays européens devraient prendre au mot le coup de bluff de Trump et lui répondre : « vas-y ! ». Car en effet la présence de troupes, de missiles (y compris nucléaires) et d’avions américains sur le sol européen ne l’est pas pour protéger les pays européens mais pour projeter l’hégémonie américaine sur ses vassaux en particulier pour qu’ils ne rétablissent pas de relations normales et naturelles avec la Russie. Les pays européens doivent protester vigoureusement contre l’augmentation des dépenses militaires qu’exige Washington de leur part car à quoi sert cette dépendance pathologique aux dépenses militaires ? À l’évidence il s’agit pour les USA de tirer parti de l’économie des pays européens pour grossir les profits des géants de l’armement américain. C’est un véritable racket adossé à l’empoisonnement des relations internationales avec la Russie et la Chine organisé dans ce seul but, afin de justifier le siphonnage de l’argent public des Européens vers les grands groupes de défense américains.

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La plus grande menace sécuritaire des pays européens est la croissance massive de la pauvreté, des inégalités et des privations selon le dernier rapport de l’OCDE. Le discours alarmiste des Américains à propos de la Russie et des autres « ennemis étrangers » est une ruse grossière pour l’utilisation abusive et obscène de l’argent public des pays européens pour engraisser le colossal complexe militaro-industriel américain qui parasite totalement la société américaine elle-même. Une contradiction hautement risible est que Trump est censé être une « marionnette russe » selon ses ennemis politiques nationaux et pourtant il fait valoir le prétexte anti-russe au nom du complexe militaro-industriel encore plus que n’importe quel autre président auparavant (voir note en fin de billet).

L’Allemagne et d’autres pays européens ont bien raison d’ignorer le diktat de Trump au sujet des dépenses de défense douteuses. L’argent serait bien mieux investi nationalement dans un développement social productif et véritablement bénéfique. On sent venir une confrontation entre l’Allemagne et les USA. L’Allemagne s’est trop longtemps laissée malmener par la « puissance occupante » américaine. Avec les humiliations insultantes de Trump cette situation n’a fait que s’aggraver. Jusqu’à quel point les Allemands peuvent-ils tolérer cet abus de pouvoir des Américains ? Et ce d’autant plus que l’opposition aux diktats américains ne fait que croître dans l’opinion publique et pas seulement en Allemagne.

Traduction d’un article de Finian Cunningham, journaliste anglais, paru sur le site informationclearinghouse.info

Illustration trouvée sur le site de Mish Shedlock : petit coup d’oeil sur le complexe militaro-industriel américain en milliards de dollars.

Note. Le rapport du procureur Mueller fait clairement mention d’aucune interférence de la part de la Russie au cours du processus des élections présidentielles américaines. L’affaire est donc close, du moins pour l’instant.

La propagande médiatique européenne par omission

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En Europe, tous les pays sont concernés par des zones de non-droit (no-go-zones) mais il ne faut surtout pas en parler, c’est l’omerta absolue sur ordre des gouvernements. En Suède, terre d’accueil de nombreux « migrants » (cf. note), la police a dénombré 60 zones de non-droit dont 3 près de Stockholm. En Grande-Bretagne les nouveaux migrants se sont concentrés autour des grandes métropoles industrielles telles que Liverpool ou Manchester. En Belgique c’est Bruxelles qui se débat avec un quartier où la charia a pris le dessus sur les lois du pays. En France un partie du nord de Paris et la banlieue nord comportent des zones de non-droit mais il en existe aussi à Béziers, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Lyon, Marseille …

Dans ces endroits particuliers les migrants se sont concentrés pour y retrouver leurs coreligionnaires et ni la police, ni les médecins, ni les pompiers ni même les postiers osent s’y aventurer. En ce qui concerne la Suède, afin de dissimuler la nature très critique de cette situation les grands médias ont prétendu que ce pays suréquipait son armée pour faire face à une invasion imminente de la Russie. C’est une fakenews dans toute sa splendeur car d’une part la Suède ne présente aucun intérêt stratégique pour Moscou et d’autre part tout simplement parce que le gouvernement suédois n’a plus d’autre solution que de faire intervenir l’armée lourdement équipée pour tenter de mettre de l’ordre dans ces zones. En effet, une majorité des hommes y sont armés et c’est la raison pour laquelle la police ne s’y aventure plus pour ne pas se faire tirer dessus comme des lapins, ni les services de voirie – ces quartiers sont devenus des dépotoires – ni les médecins ni les pompiers. Voilà donc les vraies « news » que ne font pas circuler les grands médias car ces concentrations de migrants dans des zones-suburbaines maintenant désertées par habitants locaux traditionnels constituent un véritable cancer qui menace de l’intérieur les démocraties européennes. Quand Viktor Orban décide de fermer son pays à un quelconque migrants il est traité de nazi et d’autres noms d’oiseaux par les autres pays européens, gouvernements et médias compris. Encore une fakenews : Orban veut seulement protéger son pays contre ce cancer destructeur.

Pour conclure, puisqu’aucun média ne mentionne ce problème c’est donc bien la preuve qu’il dérange en haut lieu, qu’il est bien réel et qu’il ne faut surtout pas en parler afin de ne pas provoquer d’émeutes pouvant aboutir à de véritables massacres.

Sources diverses dont des blogs nord-américains parmi lesquels ZeroHedge. Relire le billet du 13 février dernier sur ce blog

Note. J’ai utilisé le terme « migrant » à dessein et par pudeur dans la mesure où un migrant au sens étymologique du terme est une personne qui va d’un lieu vers un autre, donc ce n’est pas un « immigrant » qui, lui, reste dans le lieu où il a terminé sa marche. En quelque sorte de la pudeur sémantique de la part du mond politique totalement désarmé devant le désastre annoncé !

Le projet hégémonique des Nations-Unies, donc des USA

En mai 2000, Kofi Annan, secrétaire général des Nations-Unies déclarait : « Depuis la mise en place de l’ONU, plus de 500 conventions multilatérales ont été conclues et prises dans leur ensemble celles-ci forment une assise légale pour l’établissement d’un monde meilleur ». Il existe une multitude de « filiales » de l’ONU qui ont toutes pour but d’émettre des recommandations de bonne gouvernance comme par exemple le Bureau International du travail, l’OMS (organisation mondiale de la santé), la FAO (food and agriculture organization), ou encore l’IPCC en ce qui concerne le climat. Cette « filiale » particulière de l’ONU est par définition un organisme politique puisqu’il regroupe des représentants des gouvernements de tous les membres de l’ONU. Et pour une bonne acceptation de ses décisions cet organisme, tel un travesti, a revêtu les apparences – uniquement les apparences – de la science.

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Les officiels de l’ONU ont donc délibérément décidé, dans le cas du climat, d’utiliser la science, une aubaine créée de toutes pièces, pour faire progresser leur agenda qui est, soyons clairvoyants, tout sauf défenseur de la liberté. Le monde moderne a besoin d’énergie pour fonctionner, beaucoup d’énergie. Toute action tentant de réduire, restreindre ou limiter notre consommation d’énergie réduit, limite et restreint d’autant nos choix quotidiens qui sont où et comment vivre, travailler, étudier, voyager. En tant que personne résidant dans un pays libre au XXIe siècle, je ne suis pas prêt à accepter que les Nations-Unies me dictent comment vivre, me loger, me nourrir et travailler. Les Nations-Unies n’ont aucune autorité sur ma propre personne.

Il faudra travailler durement pour changer cette attitude des Nations-Unies. Par exemple au mois de décembre dernier les Accords de Marrakech sur les migrations globales ont été clairement mis en place pour reconnaître que les migrants avaient plus d’importance que les libertés fondamentales des personnes citoyennes de leur pays. Voilà ce que désire l’ONU dans le monde selon elle. Et l’ONU a tout fait pour que les médias politiquement corrects couvrent l’évènement dans un sens favorable au risque de perdre leur liberté d’expression. Et c’est ainsi que ces médias occultent par tous les moyens le combat entre les individus qui croient encore à la démocratie et ceux qui approuvent et encouragent la gouvernance mondiale. La gouvernance mondiale se met en place progressivement à la faveur d’un réseau de plus en plus dense de recommandations onusiennes qui empiètent sur nos libertés.

Ces conventions multilatérales dont parlait Kofi Annan ont pour seul but d’imposer des normes onusiennes dans tous les pays au mépris des décisions et des jugements des citoyens et de leurs représentants démocratiquement élus.

https://youtu.be/j459Rlp6k3Q

Nos traditions, nos lois et nos constitutions seront tout simplement mises au panier et accords après accords le « cadre juridique global » que mentionnait Annan sera mis en place et amenuisera lentement nos libertés. Annan était convaincu que « le monde meilleur » auquel il faisait allusion serait bénéfique à l’humanité. Il le serait effectivement si nous tous préférons être traités comme des enfants plutôt que des adultes en charge de notre propre destinée, en d’autres termes si nous acceptons que les officiels de l’ONU sont moralement et intellectuellement nos supérieurs. C’est sous l’impulsion de l’ONU que les juridictions transnationales ont établi des décisions légales qui rendent progressivement les juridictions nationales inopérantes. C’est pour cette raison que l’ONU fait pression sur les juges et dans le contexte de l’affaire du climat c’est exactement ce qui se passe. Si nous prenons conscience du danger que représente la gouvernance mondiale il faudra alors retirer notre pays de la plupart des accords et directives que l’ONU a mis en place depuis sa création. L’ONU n’est plus un organisme de maintien de la paix mais un organisme totalitaire.

Source : adapté d’un billet de Donna Laframboise

Commentaire. Les institutions de Bruxelles qui pilotent l’évolution de l’Union Européenne ont adopté l’agenda de l’ONU à l’échelle de l’Europe et c’est petit à petit, sans possibilité de retour en arrière, que la Commission européenne, constituée de personnalités non élues comme les représentants des pays aux Nations-Unies et encore moins les membres du Conseil de sécurité, institue un état supra-national en Europe. Comme personne ne l’ignore l’Union européenne est le vassal des USA au niveau de la défense avec l’OTAN, au niveau de la monnaie avec le dollar qui constitue encore 60 % des échanges commerciaux entre la zone euro et les pays hors zone euro, cette devise restant d’ailleurs au troisième rang mondial après le dollar et le yuan alors que l’Union européenne, prise dans son ensemble, est la première puissance économique dans le monde. On ne peut que constater que les USA ont délibérément freiné l’ascension de l’euro sur le plan des échanges commerciaux mondiaux, bien entendu dans son propre intérêt renforcé par l’extra-territorialité de ses lois.

L’Europe constitue pour l’ONU une sorte de laboratoire, le modèle à l’échelle européenne du processus de main-mise d’une administration supra-nationale – ce qu’est de facto la Commission de Bruxelles – pour poursuivre la gouvernance mondiale téléguidée par Washington tout en soutenant les dissensions entre les Etats européens afin d’éviter une montée en puissance économique et monétaire de l’Union pour préserver, cela va de soi, la suprématie du dollar. Ce n’est pas un hasard si le FMI, la Banque Mondiale et l’ONU se trouvent sur le territoire américain et sont sous le contrôle de Washington, quoiqu’on en dise béatement. Ce n’est pas un hasard non plus si les USA contrôlent le système GPS, internet et le système Swift de paiement international, et enfin ce n’est pas un hasard si les USA ont les moyens techniques largement utilisés pour espionner n’importe qui, n’importe où dans le monde car le contrôle du WEB est entre les mains de la NSA avec la complaisance assumée de Google, Facebook et des autres firmes américaines impliquées dans les technologies de l’information. Toutes les parlottes des politiciens européens me paraissent n’être que du théâtre de mauvaise qualité. Au sein de l’Union européenne il est regrettable de constater que la France, avec son Président adoubé par le Club de Bilderberg, le World Economic Forum (Davos) et les grandes banques supranationales dont la banque Rothschild est à l’avant-garde de cette mise en place d’un état totalitaire à l’échelle nationale qui préfigure ce nouvel ordre mondiale car on ne peut que constater que le « pays des droits de l’homme » a renié depuis bien longtemps ses principes de gouvernance au profit du pouvoir financier. Il reste sur le plan mondial que la Chine, d’ailleurs de concert avec la Russie et quelques autres entités nationales, restera un pays opposé à ce projet même s’il doit leur en coûter une guerre contre les USA.

Énergie électrique : l’Europe a décidé de se suicider

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Il aura fallu un peu moins de 9 années pour que les deux EPR chinois à Taishan soient successivement connectés au réseau électrique à quelques mois d’intervalle, le résultat d’une longue coopération de 35 années dans le domaine du nucléaire civil entre la France et la Chine datant du premier balbutiement du pays dans ce domaine pour la construction du réacteur nucléaire de Daya Bay de type 900 MWe par Framatome et EDF. Le 29 juin 2018 restera donc une date symbolique tant pour la France que pour la Chine quand le premier EPR du monde a été connecté au réseau suivie du 13 décembre de la même année quand le statut commercial a été finalement accordé à cette installation industrielle après de multiples vérifications ultimes. Pour ceux qui se posent des questions au sujet de cette coopération en profondeur entre EDF et le groupe China General Nuclear Power (CGN) il faut rappeler que plus de 200 ingénieurs français ont travaillé sur le site de Taishan et que 40 compagnies françaises ont été directement impliquées dans la construction de cette usine. Qu’en est-il des accords de transfert de technologie ? Il ne faut pas attendre de réponse de la part d’EDF ni du gouvernement français à ce sujet.

Toujours est-il que cette réalisation qui a nécessité plus de 15000 personnes sur le site est surtout le résultat de la préoccupation de la Chine de disposer d’une source d’énergie propre et disponible à bon marché 24/24 heures tout en évitant l’émission de carbone dans l’atmosphère à hauteur de 21 millions de tonnes par an et par réacteur ainsi qu’à l’acharnement au travail admirable du peuple chinois. Il y a actuellement deux autres réacteurs EPR en cours de finalisation : Olkiluoto-3 en Finlande et Flamanville-3 en France, et sur le site d’Hinkley Point C le tout début de la construction de deux EPR. Pour ce qui concerne l’EPR d’Olkiluoto il se pourrait qu’en cette année 2019 on assiste à la conclusion de la plus longue saga de construction d’une centrale nucléaire en Europe. C’est en 2002 que le gouvernement finlandais manifesta le désir de construire un nouvel équipement électro-nucléaire. Cette décision représentait un changement de politique puisque en 1993 les autorités avaient décidé de ne plus développer l’énergie nucléaire dans le pays. Aujourd’hui avec plus de 7 ans de retard sur le programme initié en 2002 – cet EPR devait être raccordé au réseau en 2012 – le chargement en combustible devrait débuter dans quelques semaines et l’installation être opérationnelle au cours de l’année 2020. Le budget global de la construction de cette usine aura triplé par rapport aux estimations initiales. Quant au réacteur EPR de Flamanville, bien que l’autorisation de fonctionnement ait été accordée par l’agence de sécurité nucléaire française (ASN), il est probable que le couvercle du réacteur soit changé au cours du premier arrêt pour rechargement de combustible puisqu’il présente des anomalies !

Avec l’entrée en service d’Olkiluoto-3 la Finlande pourra réduire substantiellement ses importations d’électricité en provenance de Suède et de Norvège mais pour l’EPR de Flamanville la situation est plus technique que politique, quoiqu’en disent les détracteurs de l’énergie nucléaire car cet installation sera la bienvenue dans un marché européen de l’électricité beaucoup trop volatile.

Et cette volatilité va aller en s’aggravant dans les années à venir pour diverses raisons. Seulement en 2018 plus de 15 GW d’unités de production thermique conventionnelle ont été fermées et seuls 3 GW de production au gaz ont été installés tandis que des modifications significatives du réseau électrique européen ont rendu la Finlande, l’Italie, la Hongrie et la Lituanie encore plus dépendantes de leurs importations d’électricité. De plus dans des conditions hivernales rigoureuses comme l’Europe en connaît actuellement l’Autriche, la Belgique, la Slovaquie et la Slovénie doivent aussi importer de l’électricité. Les politiques de transition énergétique décidées par plusieurs pays européens consistant à abandonner massivement le charbon mais aussi, quoique progressivement, le nucléaire vont au cours des années 2020 encore plus aggraver la situation énergétique de l’Europe. Le bureau d’études Platts Analytics prévoit au cours de cette période des fermetures nettes de 65 GW de puissance installée en particulier pour le charbon dont l’abandon total est programmé pour 2022 en France, 2025 pour la Grande-Bretagne et 2030 pour les Pays-Bas.

Pour le nucléaire l’Allemagne fermera 10 GW de capacité d’ici 2022, la Belgique 6 GW d’ici 2025 et le Royaume-Uni 4,3 GW entre 2024 et 2026. Pour ces EPRs tant en France qu’en Grande-Bretagne il vaut mieux tard que jamais, même si Hinkley Point C ne permettra de pallier que partiellement à ces fermetures d’installations de production. L’avenir électrique de l’Europe semble donc compromis car ce ne sont ni les éoliennes ni les panneaux solaires ni la biomasse devant conduire à une réduction de 50 % des émissions de carbone à l’horizon 2030 qui pourront remplacer toute la puissance installée en particulier nucléaire et quand on sait que la prolongation d’exploitation de certains types d’installations électro-nucléaires peut atteindre plus de 30 années il est évident que ces transitions énergétiques non seulement fragiliseront le paysage électrique européen de manière critique tant pour l’industrie que pour les populations mais constitueront un désastre économique et financier. Autant dire tout de suite que l’Europe a décidé de se suicider …

Source : S&P Global Platts blog The Barrel (blogs.platts.com)

Le déclin et la chute inévitable de l’Union Européenne

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Voici un autre regard venu d’outre-atlantique. Traduction d’un article de Charles Hugh Smith paru sur son site charleshughsmith.blogspot.com

La fin des modèles néoféodaux et néocolonialistes était inévitable et il en sera de même du projet d’intégration et d’exploitation européen. Le fait que la monnaie unique, l’euro, fracturerait plutôt qu’unirait l’Europe avait été compris bien avant son introduction le premier Janvier 2002. L’euro, monnaie commune à 19 des 28 Etats membres de l’Union européenne, n’est que l’une des diverses institutions qui unissent les nations à l’Union mais c’est le pivot de l’intégration financière présentée comme l’un des principaux avantages de l’adhésion à cette Union. Pourtant le scepticisme quant aux avantages de l’adhésion à l’UE augmente tandis que les citoyens s’interrogent sur l’abandon de la souveraineté nationale avec une intensité renouvelée.

L’élite des technocrates au pouvoir dans l’UE tente de marginaliser les critiques populistes, nationalistes ou fascistes, ignorant la réalité qui est pourtant que la source réelle de la tyrannie qui s’installe en Europe est le fait de ces technocrates non élus qui ont acquis au fil des années des pouvoirs extraordinaires afin de dépouiller les citoyens des pays membres de leurs libertés civiles, notamment leur droit à la dissidence, et de la signification de leur droit de vote. Comme je l’ai expliqué patiemment depuis 2012 la structure sous-jacente de l’UE est le néo-colonialisme, en particulier la néo-colonisation financière. Sans même se dissimuler les institutions financières du noyau central de l’UE ont colonisé la périphérie via l’Euro et ont imposé aux citoyens un système de servage profitant à la seule finance.

Pour comprendre ce qu’est ce modèle de financiarisation néo-colonialiste il faut rappeler ce qu’était le modèle classique du colonialisme. La puissance coloniale conquérait un territoire et s’assurait la domination des élites locales en collaborant parfois avec ces dernières puis elle procédait à l’exploitation des ressources et du travail de la nouvelle colonie pour enrichir la nation impériale et ses élites. Ce modèle colonial a été démantelé sous la pression des Nations-Unies après la seconde guerre mondiale. Les anciennes colonies ont acquis leur indépendance et ce processus a diminué la richesse et le pouvoir des anciennes puissances coloniales.

En réponse à ce processus les puissances financières mondiales ont cherché à établir un contrôle financier plutôt que politique. C’est la base de la dynamique du modèle néo-colonial de financiarisation qui substitue le pouvoir économique de la financiarisation (dette, effet de levier et spéculation) au pouvoir brutal de la conquête et du contrôle politique. La principale stratégie de la financiarisation est de développer du crédit à faible coût à l’intention de ceux (les pays) qui n’ont pas un accès direct au capital et quand ils auront mordu à l’appât alors ils ne pourront plus qu’accepter un crédit plus onéreux. Quand le crédit atteint des niveaux insupportables (pour ces pays) alors les prêteurs exigent des collatéraux ou des conditions commerciales favorables ou encore des concessions financières.

Cependant le pillage économique des anciennes colonies a atteint ses limites et en conséquence les puissances financières globales ont développé le modèle néo-colonial moderne qui applique ces mêmes techniques au niveau local dans le cas de l’Europe. C’est ainsi que des nations comme la Grèce, le Portugal, Chypre, … ont été classées parmi les nations périphériques pouvant être exploitées par le noyau financier central et l’Euro est l’outil idéal pour exploiter ces nations qui n’auraient jamais pu générer des bulles immobilières (comme l’Espagne) sans que les vannes du crédit bon marché soient grandes ouvertes.

Dans le néo-colonialisme financiarisé les puissances financières concluent un contrat avec les élites et les populations locales de la périphérie. Ces « colonisés » périphériques empruntent de la monnaie pour acheter des biens manufacturés dans les pays centraux et ils enrichissent alors les élites de ce centre par les profits réalisés en vendant ces biens, par les intérêts de leur dette nécessaire pour acheter ces biens et maintenir un niveau de vie domestique élevé et enfin en favorisant un véritable écrémage des actifs de ces pays périphériques.

En substance les banques allemandes et françaises mais aussi néerlandaises ont colonisé les pays de la périphérie européenne via la financiarisation de l’euro ce qui a favorisé l’extension massive de la dette de ces pays et les banques et les exportateurs ont réalisé d’immenses profits au détriment de ces pays périphériques. Dès lors les actifs et les intérêts de la dette affluent vers le noyau central de l’Europe. Le sauvetage de la Grèce n’a que très marginalement profité aux citoyens de ce pays : à peine 8 % des 284 milliards d’euros ayant servi au renflouement de la dette grecque sont arrivés jusqu’au citoyen grec, l’essentiel est allé vers les puissances financières pour le paiement des intérêts. Le noyau central européen a dénudé la Grèce de son indépendance financière et politique, exactement comme l’ont fait les puissances coloniales au XIXe siècle avec les pays africains et indo-asiatiques en les privant de leurs ressources, de leurs biens et de leur indépendance politique.

En substance le noyau central de l’UE a atteint la perfection du néo-colonialisme mais aussi du néo-féodalisme. Les nations périphériques sont en réalité les débiteurs néo-coloniaux du noyau et les contribuables des nations du noyau central sont maintenant les serfs féodaux dont le travail est dédié à la production de biens dans le cadre du schéma global de financiarisation et qui ne feront que se dégrader. Ce néo-colonialisme profite à la fois à l’aristocratie du noyau central mais également aux oligarchies de la périphérie. Il suffit de constater comment la Grèce a été littéralement ruinée.

L’UE a atteint la phase finale du modèle néo-colonial de financiarisation et avec celui-ci il n’y a plus de marchés à exploiter, il n’y a plus d’actifs à dépouiller et les serfs (les « gilets jaunes ») du noyau central se lassent d’être systématiquement dépouillés par la kleptocratie européenne.

À ce stade, l’aristocratie financière se trouve aux prises avec un dilemme insoluble : l’annulation des créances en souffrance annule également les flux d’actifs et de revenus, car chaque dette constitue l’actif et le flux de revenus du noyau central. Lorsque tous ces actifs fantômes seront reconnus comme sans valeur alors le système implosera.

Cet épuisement du système néo-colonial-néo-féodal mis en place en Europe était inévitable et il en résultera le déclin et la chute du projet européen d’intégration et d’exploitation de type colonial des pays de l’UE par les oligarques au pouvoir.