L’Europe en récession depuis 2007 et ce n’est qu’un avant-goût …

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Ce sont des données lapidaires, non manipulées et dénuées de toute arrière-pensée politicienne : selon l’office des statistiques européen (Eurostat) la consommation intérieure brute d’énergie dans l’Union Européenne est tombée en 2015 sous son niveau de 1990. En 1990 cette consommation était de 1667 millions de tonnes équivalent-pétrole (Mtep ou Mtoe en anglais, voir note en fin de billet). Elle n’était plus que de 1626 Mtep en 2015 après avoir atteint un pic en 2006 à 1840 Mtep.

La consommation brute d’énergie est un indicateur très précis de l’activité économique tous postes confondus. Force est de constater que l’économie de l’Union Européenne est en récession depuis la crise de 2007-2008 quoi qu’en disent toutes les autres statistiques reprises par les médias, les politiciens et les banquiers. La croissance économique de la zone euro ne repose donc que sur la croissance de la dette des Etats, des entreprises et des ménages grâce à la politique accommodante de la Banque Centrale Européenne.

Ce qui est moins rassurant pour les tenants du réchauffement climatique est que les importations de combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon) ont durant cette période 1990-2015 globalement augmenté depuis 2011 en particulier en Allemagne et au Royaume-Uni. En 1990 il fallait une Tep (tonne équivalent-pétrole) produite en Europe pour une Tep consommée, aujourd’hui les deux tiers sont importées. En d’autres termes la production pétrolière de la Mer du Nord a chuté et les extractions de charbon ont également diminué considérablement. L’Europe n’atteindra ses objectifs de réduction des émissions de CO2 fixés par la loi – si l’on peut dire les choses ainsi – et malgré cette réduction de la consommation d’énergie primaire, qu’avec une réduction encore plus sensible de la consommation d’énergie primaire. Il est donc clair que l’ensemble des pays européens n’auront plus d’autre choix que de s’enfoncer dans une récession violente, durable et dévastatrice sur le plan social avec un appauvrissement concomitant de l’ensemble de la population. L’objectif COP21 est en effet d’atteindre une consommation d’énergie primaire de 1483 Mtep en 2020, soit une consommation finale d’énergie de 1086 Mtep, dans trois ans !! Et ce ne sont pas les énergies renouvelables loin d’être fiables qui permettront d’atteindre cet objectif par trop ambitieux et totalement surréaliste.

Et pourtant tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles selon les médias !

Source : Eurostat

Note. Pour les puristes une Tep correspond à la production théorique de 11,6 MWh et équivaut énergétiquement parlant à 1,42 Tec (tonne équivalent-charbon, tce en anglais). Pour fixer les idées, les deux réacteurs nucléaires de Fessenheim dont la fermeture (définitive ?) est politiquement programmée devraient – CHACUN – brûler a minima 78 tonnes de pétrole par heure, soit 680000 tonnes de pétrole chaque année pour produire la même quantité d’électricité dégageant dans l’atmosphère 1760000 tonnes de CO2 car il faudra bien produire de l’électricité d’une façon ou d’une autre et de manière fiable et constante pour remplacer la production électrique de ces deux réacteurs … Quant aux objectifs allemands de quitter totalement l’énergie nucléaire en 2022, difficile d’imaginer comment le pays arrivera à alimenter son industrie en électricité sinon en brûlant encore plus de charbon, de pétrole et de gaz.

Billet d’humeur : Vous avez dit reprise économique ?

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J’ai lu je ne sais plus dans quel journal en ligne qu’il y avait lieu de se réjouir car l’économie mondiale frémit sensiblement avec une remontée des cours du pétrole. Certes le Brent est passé de 30 à 37 dollars le baril en quelques jours, et tous les analystes ont clamé qu’enfin le spectre de la grande crise s’éloignait … comme s’il n’y avait que le pétrole pour prendre la température de l’économie. C’est d’ailleurs assez surprenant que les indices boursiers soient apparemment adossés au prix du baril : quand le pétrole monte légèrement les indices boursiers suivent et vice-versa. Je ne suis pas du tout économiste mais cette situation me paraît pour le moins suspecte. Schématiquement et pour faire bref, je n’y comprends plus rien.

Pour se faire une idée de l’état de santé de l’économie mondiale il suffit d’observer l’évolution de l’indice du coût du fret maritime, le BDI ou Baltic Dry Index. Cet indice a encore battu un record à la baisse. Les analystes, afin de camoufler le désastre économique mondial à venir, prétendent qu’il y a trop de bateaux en circulation. Pourquoi alors les cours du minerai de fer, du cuivre ou encore du soja sont-ils aussi orientés à la baisse ? Parce qu’il y a aussi trop de bateaux ?

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Un autre indice significatif est le PMI de Markit. Pour l’Eurozone, la première économie mondiale, il vient d’être publié et ce n’est pas joli-joli. Non seulement l’Europe s’enfonce dans la récession comme le montre l’indice des prix de détail qui se situe de nouveau en dessous de 50 (en dessous de 50, contraction, au dessus expansion) après un balbutiement courant 2015 probablement explicable par la chute des cours du pétrole. Les mauvais « élèves » sont l’Italie et la France.

On ne peut que constater qu’on s’achemine vers une récession et une déflation. Il ne reste plus dans l’esprit des économistes que la créativité de « super » Mario Draghi, comprenez l’impression de monnaie, pour tenter de relancer l’ économie européenne. Hollande, le grand timonier pédalesque, peut dire définitivement adieu à l’inversion de la courbe du chômage et si par un effet du hasard – qui devient jour après jour une certitude – les agences de notation venaient à dégrader la note de la France, ce serait alors tout simplement la faillite du pays, comme d’ailleurs pour l’Italie et le Portugal. Il n’y a donc absolument aucune raison de se réjouir …

Sources et illustrations : Markit et InvestmentTools.com

Le PIB français – + 1,1 % en 2015 – du gros enfumage !

 

J’ai été quelque peu interpellé par le titre des Echos en ligne ce vendredi 29 janvier 2015 qui ne faisait que reprendre une dépêche de l’AFP. La croissance économique de la France a atteint le chiffre faramineux (fumeux) de 1,1 % en 2015 et dans la foulée le CAC40 a réagi à la hausse. C’est énorme si on se réfère à la maigrichonne croissance de 2014 qui n’était que de 0,2 %, en d’autres termes le gouvernement et son grand timonier qui actionne le pédalier économique peuvent se féliciter d’une croissance 5,5 fois plus « forte » en 2015. La dette du pays n’atteint plus que 96,9 % du PIB (source INSEE) et tout va bien Madame la Marquise …

Il suffit d’une calculette pour découvrir que les données sont truquées, certes moins que celles de la Chine, mais tout de même n’importe quel élève de CM2 pourra le démontrer. La croissance française ne repose que sur l’accroissement de la dette et des hors-bilan, surtout des hors-bilan, ce côté opaque et glauque de la comptabilité nationale. La dette « officielle » de l’Etat Français était fin 2015 de 2103,2 milliards d’euros et le PIB, au sens de Maastricht, était de 2170,4 milliards d’euros. Le total des hors-bilan a augmenté de 273,3 milliards d’euros durant cette année 2015. Je n’invente rien, toutes ces données sont disponibles sur le site de l’INSEE et on peut trouver quelques informations supplémentaires sur le site de la Cour des Comptes (voir le lien). Le petit élève de CM2 a qui on enseigne des rudiments d’économie aura très vite compris que le PIB, toujours au sens de Maastricht (ce qui ne veut rien dire), n’a pas augmenté de 1,1 % en 2015 mais régressé de 0,96 % !

Je ne suis pas économiste mais n’importe qui sachant faire des additions et des divisions comprendra qu’on roule l’opinion publique dans la farine et que le système des hors-bilan, une entourloupe comptable inventée par Alain Juppé, est un magnifique outil d’enfumage. Personne ne sait exactement comment ces hors-bilan pourront être apurés puisqu’ils atteignent aujourd’hui environ 3200 milliards d’euros.

Qu’y a-t-il dans ces fameux hors-bilan ? Pour plus de la moitié il y a les retraites des agents de l’Etat qui ne sont pas financées (1753 milliards), la garantie des livrets d’épargne (519 milliards), c’est la moindre des choses (!) l’Etat se sert de l’argent des épargnants pour financer un certain nombre d’actions mais si tous les épargnants retiraient leurs billes le même jour, le casino de la finance de l’Etat français sauterait. Il y a aussi dans ces hors-bilan la contribution de l’Etat au fond européen de stabilité financière, la contribution du pays au FMI et enfin les engagements de l’Etat découlant de sa mission de régulateur économique et social ( sic, je recopie Wikipedia) consistant essentiellement à financer les régimes spéciaux, SNCF, RATP, etc, pour le plus grand bénéfice des syndicats.

Au final, compte tenu du fait que les hors-bilan ont augmenté de 350 % en dix ans (oui, vous avez bien lu), on comprend maintenant parfaitement que l’élite politique française, soutenue par une administration aux ordres du pouvoir, nous mène en pédalo depuis près de 20 ans.

Si on utilisait des règles comptables saines on pourrait dire que l’économie française est en récession depuis plusieurs années et que le pays est virtuellement en faillite.

https://comptes-rendus/Publications/Publications/Certification-des-comptes-de-l-Etat-pour-l-exercice-2014

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France

Billet d’humeur économique : récession généralisée, sauve-qui-peut !

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Finalement la grande mascarade de la COP21 était organisée pour jeter des louches de poudre dans les yeux des observateurs et des analystes économiques, une sorte de diversion organisée pour faire oublier un instant la réalité du monde économique. La chute vertigineuse des cours du pétrole (le cours du Brent est passé en dessous de celui du WTI le 11 janvier 2016, du jamais vu) rend de facto obsolètes et extrêmement coûteuses toutes les sources d’énergie alternative préservant l’environnement comme c’était pourtant le souhait de la COP21. Plus grave encore, les compagnies pétrolières n’investissent plus car elles perdent de l’argent et pour limiter l’hémorragie elles licencient et annulent des projets d’exploration qui paraissaient pourtant encore rentables il y a seulement une année. La « bulle » pétrolière nord-américaine – 5000 milliards de dollars – va très certainement éclater dans les prochains mois et les monarchies et autres émirats moyen-orientaux sont à court de pétro-dollars. Fait extraordinaire, le Koweit a décidé que l’essence serait désormais payante alors que les carburants ont toujours, de mémoire de Koweitien, été gratuits ! Il en est de même au Royaume saoudien, dur retour à la réalité, et ce revirement économique va à coup sûr provoquer de graves troubles sociaux dans ces pays sous perfusion pétrolière depuis des générations.

Ne parlons même pas du Vénézuela qui s’enfonce dans une dictature du plus pur style marxiste-léniniste, l’ancien chauffeur de camion au pouvoir n’entendant pas se faire virer par un Parlement pourtant élu par le peuple alors que le pays manque de tout et que les pétrodollars ne rentrent plus dans les caisses.

Un des thermomètres les plus fiables pour prédire la situation économique future est le Baltic Dry Index. Cet indice a chuté en quelques jours de 63 points à 429, le plus bas jamais connu depuis que cet indice existe : les affréteurs n’ont plus rien à transporter et pas seulement du pétrole mais aussi des voitures, du minerai de fer ou de la bauxite ou encore du charbon. Les bateaux servent maintenant à stocker ce dont plus personne ne se porte acquéreur. Quand les statistiques américaines mentionnent les stocks de pétrole brut, des données qui font nerveux les traders spécialisés dans cette matière première, celles-ci oublient de mentionner les centaines de gros tankers à l’ancre à quelques encablures des côtes du Texas ou de Louisiane, les affréteurs attendant une remontée hypothétique des cours du pétrole.

L’un des pays dont l’essentiel de l’économie pour ne pas dire de la richesse dépend de l’exportation de ressources naturelles en tous genres, l’Australie, comme le Vénézuela ou encore le Brésil, se trouve dans une situation financière catastrophique mais personne n’ose montrer au grand jour la situation particulièrement critique de ce pays. Tout simplement l’économie de l’Australie va voler en éclats avec l’éclatement d’une bulle immobilière monstrueuse alimentée par les exportations mais celles-ci se tarissent jour après jour.

Ce n’est pas seulement l’Australie qui va sombrer dans une crise profonde, non pas seulement parce que les bananeraies du Queensland dépérissent en raison d’un champignon microscopique qui les détruit, mais tout simplement parce que la plus importante économie du monde, la Chine, est entrée dans un état comateux. Oh ! Certes on accueille comme une immense nouvelle le fait que les exportations chinoises auraient repris de la vigueur au mois de décembre dernier, +2,5 % (sur un an), alors que ces mêmes exportations ont chuté de 7,5 % sur l’année 2015. Il faut admirer ici le tour de passe-passe statistique pour embellir ce petit saut de puce parce qu’avec ma calculette cette « augmentation » magistralement saluée par les places financières n’est que de 0,2 %, autant dire de l’ordre de l’incertitude statistique : deux containers de plus sur un bateau en transportant 1000 !

Quant à la plupart des pays occidentaux, dont en particulier la France, la croissance est artificiellement soutenue par la dette qui ne cesse de croître : sans accroissement de cette dette qui est magiquement incorporée au PIB la plupart des pays européens seraient dans la réalité en profonde récession. Que font les politiciens, tous aveugles comme des rats-taupes, ils hypothèquent gravement l’avenir. Ils ne se posent même plus de questions existentielles car quand viendront à échéance les titres de dette ils seront tous morts !

Les soubresauts en forme de yo-yo des bourses occidentales vont continuer à enrichir (entre guillemets) les traders audacieux mais cette situation ne durera pas. Le système financier qu’on peut à juste titre appeler un montage de Ponzi va s’écrouler brutalement …

Illustration : investmenttools.com/futures/bdi_baltic_dry_index.htm

Billet d’humeur économique : 2016, la grande récession.

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Depuis plusieurs mois les indices boursiers font du yoyo et la tendance générale est orientée vers la baisse. Il n’y a pas que les indices boursiers qui sont avant-coureurs d’une catastrophe économique. Une intéressante étude réalisée par Goldman Sachs vient le confirmer : les taux des junk-bonds, il faut comprendre les titres à haut rendement, donc risqués, viennent de boire le bouillon, passant de 60 % à la sortie de la crise de 2007-2008 à – 3,5 % en fin de semaine dernière. Des taux négatifs sur les junk-bonds sont toujours associés à une crise économique. Un seul exemple qui fait frémir est le volume des junk bonds associés au secteur pétrolier non conventionnel américain, on parle de 5000 milliards de dollars, soit plus de deux fois le volume des prêts immobiliers sub-prime qui provoquèrent la crise de 2008 …

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Mais il n’y a pas que ce signe alarmant. Le Baltic Dry Index continue sa dégringolade inexorable tout simplement parce que dans les ports des pays exportateurs ou importateurs le volume des marchandises à traiter a chuté à tel point que les coûts de fret ne paient même plus le fuel embarqué pour conduire un bateau à destination. L’économie mondiale est au point mort.

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Enfin, la tendance générale de l’évolution des profits des entreprises américaines s’est inversée ces derniers mois vers une baisse conjointe à un rachat massif d’actions sur les marchés alimentant, mais ce sera éphémère, une hausse des indices boursiers car une entreprise qui n’investit que pour racheter ses actions à l’évidence n’investit plus. On n’a pas besoin d’être prix Nobel d’économie pour comprendre cela !

L’année 2016 sera peut-être l’un des pires crus économiques avec une récession rendant insoutenable le poids des dettes publiques mais aussi privées. La conséquence immédiate – ou à terme, restons optimiste – qui est malheureusement inévitable sera la recrudescence de conflits armés pour stimuler un semblant de reprise économique. Bonne fin d’année !

Sources : Bloomberg, Reuters et InvestmentTools.com

Bref billet d’humeur économique

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Les majors du pétrole, BP, Exxon et autres Total ne sont pas à court d’imagination pour réaliser des profits en ces temps de disette car ils souffrent tout autant de la chute des cours du pétrole – le WTI est passé sous la barre des 40 dollars en fin de semaine et le Brent s’en rapproche – que les pays producteurs comme l’Arabie Saoudite, la Russie ou le Vénézuela. Comme l’activité économique mondiale se ralentit en raison du trébuchement soudain mais prévisible de la Chine et qu’on est en passe de s’acheminer vers une crise encore plus profonde que celle de 2008, alors comme il n’y a plus de capacité de stockage du pétrole sur terre puisque les stocks sont énormes car la consommation diminue, ces majors réservent tous les gros tankers disponibles pour les remplir de brut et partir en haute mer en attendant que les cours remontent. Cette stratégie est d’autant plus abordable que le BDI (Baltic Dry Index) a atteint des profondeurs abyssales et qu’aucun affréteur n’ose plus se lancer dans l’acheminement de pétrole où que ce soit. Il faut en effet environ 6 dollars par baril pour payer la location d’un tanker et acheminer la cargaison à destination et comme les cours ne cessent de chuter, plus personne ne se risque dans ce business. Shell vient de réserver le TI Oceania, l’un des plus gros vaisseaux capable d’embarquer plus de 3 millions de baril, en faisant le pari que les cours remonteront aux alentours de 50 dollars. Ça revient tout de même et au mieux à 40000 dollars par jour de mettre à l’abri une telle cargaison en attendant des jours meilleurs … Le gros problème est que cette crise qui se profile pourrait durer un peu trop longtemps :

West Texas

au delà de 24 mois et si les cours ne sont pas revenus à 50 dollars le baril l’opération spéculative se transformera en une gigantesque perte nette. Il a fallu un peu plus de deux après la chute des cours de fin 2007 pour que le baril revienne à 100 dollars, les majors font donc ce pari risqué. Peut-être sont-ils mieux renseignés que n’importe quel analyste économique … rassurant n’est-il pas ? Heureusement que le FMI clame encore que la croissance de l’économie chinoise sera encore de 6,8 % en 2015. Ben voyons ! Le FMI semble ignorer que la consommation d’énergie de la Chine ne pourrait croître que d’à peine plus de 1,5 % cette année selon ces mêmes majors du pétrole qui ont naturellement pris en compte ce paramètre. Ce lundi 24 août 2015 toutes les bourses asiatiques chutent encore … Cherchez l’erreur !

Illustration TI Oceania (Wall Street Journal), 380 mètres de long, 68 mètres de large, tirant 24,5 mètres, imposant … Cours du WTI

La crise économique mondiale ? Avant la fin de l’année !

Paul Craig Roberts, alarmiste notoire dont j’adore la prose, ne s’est pas trompé dans ses prévisions économiques au sujet des USA : la chaine de magasins Wallmart a décidé, faute de clients, de fermer 600 magasins et de mettre « en vacances » pour six mois 6000 employés. Il est d’ors et déjà acquis qu’après ces vacances ils seront au chômage, taux de chômage 23 % aux USA selon PCR si on analyse la situation sans tenir compte des statistiques truquées du gouvernement. Il en est exactement de même en France, pays de la bidouille et du système D statistique, à peu près le même taux si on fait abstraction des nantis employés de l’Etat et vivant des impôts que paient les autres, y compris eux-mêmes, il y a tout de même un semblant de justice. Plus de 40 millions d’Américains ne peuvent plus boucler leurs fins de mois, à peu près autant sont dépendants de la soupe populaire pour survivre. Qu’en est-il de l’Italie, de l’Espagne ou de la France. Je ne parle même pas du Portugal ou de la Grèce ou encore de la Slovénie, citée en exemple il y a quelques années et qui a plongé dans un marasme invraisemblable. Tout part à vau l’eau puisque le mensonge et la désinformation (c’est presque la même chose encore que la désinformation procède d’une reprise des mensonges des politiciens par des médias asservis par le pouvoir) sont devenus des habitudes chez les politiciens.

Bref, il n’y a aucun signe de réjouissance à l’horizon. Les Français sont en congé toute l’année ou presque, tout baigne pour eux, ils paient leurs impôts servilement, se font tondre fiscalement sans rechigner. Il y a environ 20 ans j’avais calculé avec un collègue combien on payait de taxes diverses et d’impôts variés et nous étions arrivé, lui dans le secteur privé et moi dans le secteur public, au même pourcentage, environ 60 % ! Nous avions inclus, après examen minutieux de nos feuilles de paie respectives, les charges payées par nos employeurs, en ce qui me concernait l’Etat et pour lui une grande société française maintenant disparue, Rhône-Poulenc. Aujourd’hui, les classe moyennes « supérieures » en termes de revenus doivent arriver à 70 %. Ce qui veut dire clairement que travailler 7 jours sur dix pour l’Etat est tout simplement décourageant. Ce qui est le plus invraisemblable est que personne ne proteste, personne n’ose plus dépaver les rues pour ériger des barricades (il est vrai qu’on a macadamé toutes les rues pour prévenir ce genre d’agissement contraire à la démocratie), personne n’osera prendre d’assaut le Palais Bourbon, repaire de justiciables comme Thévenoud, ou le Palais du Luxembourg, un nid de fraudeurs et de profiteurs, encore pire ! Il apparaît à point nommé de rappeler que le système de retraites des politiciens atteint un budget annuel de 6 milliards d’euros, vraiment de quoi dépaver les rues et faire la révolution.

Aux USA, puisque j’ai initié ce billet en parlant de Wallmart, des villes comme Chicago sont littéralement en dépôt de bilan, l’indice de la consommation ne cesse de se détériorer, la chute vertigineuse des prix du pétrole et du gaz, organisée de concert entre les USA et l’Arabie Saoudite et supposée acculer l’Iran, la Russie et le Vénézuéla à la faillite, des régimes ennemis des idéaux américains, se retourne contre l’économie américaine qui bat de l’aile tellement sérieusement que des signes comme la débâcle de Wallmart ou encore la chute des bénéfices de MacDonald ne sont pas trompeurs. Il faut agréger diverses informations glanées ici ou là pour se rendre vraiment compte que la situation est terriblement préoccupante. Je ne parle pas encore une fois du bellicisme insensé et insupportable des Américains mais tout simplement de la chute du BDI, en décodant : le Baltic Dry Index, qui a atteint depuis janvier un plus bas jamais vu :

Cet indice est un des meilleurs indicateurs de l’évolution à moyen terme de l’économie mondiale ( http://www.investmenttools.com/futures/bdi_baltic_dry_index.htm ) et à n’en pas douter un seul instant cette économie est en train de s’effondrer non pas régionalement comme c’est le cas de la Grèce, mais mondialement. Cet indice ne ment pas, il reflète la réalité de l’économie en ce sens qu’il prend la température de l’activité des échanges commerciaux réalisés avec le fret maritime.

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Pas de quoi se réjouir, la récession mondiale est à notre porte et bien malin celui qui pourra s’en sortir. Nous allons tous être ruinés, les actionnaires des grandes sociétés sont déjà à l’ombre de cocotiers accueillants avec leurs coffres remplis de lingots d’or (j’en ai rencontré personnellement trois) et ils se contrefoutent royalement de ce qui pourra arriver au « bas-peuple », aux « sans-dents », aux esclaves du système qui l’ont bien voulu puisqu’ils ont élu ces politiciens véreux pour prendre le pouvoir et les asservir. Relisez mon biller sur Estienne de la Boétie et écoutez son pamphlet, tout y est dit …