Flambée des matières premières … flambées des taux d’intérêt, et après ?

On assiste sur les marchés depuis quelques semaines à une flambée généralisée des matières premières, depuis le bois de construction (jusqu’à 300 %) en passant par l’acier et aux produits agricoles comme par exemple le blé tendre dont les cours à échéance six mois ont augmenté de 100 %. Que le bois le bois de construction augmente n’aura pas d’effet supérieur à 15 % sur la construction d’une maison individuelle traditionnelle en Europe mais que le prix du blé augmente de 100 % voire plus est très inquiétant. Le cas du blé est préoccupant. L’Algérie a acheté des quantités massives de blé ces dernières semaines, les mouvements populaires dits « printemps arabes » provoqués par une augmentation soudaine du prix du pain ont laissé des traces dans les mémoires des dirigeants politiques. Le Maroc a fait de même et dans une moindre mesure la Tunisie. Mais qu’en est-il de l’Egypte qui privilégie 30 % de ses surfaces agricoles à la production de coton parce qu’elle rapporte des devises alors que ces surfaces emblavées permettraient de mettre le pays à l’abri d’une pénurie de pain.

La grande presse occidentale clame que cette soudaine flambée du prix des matières premières est due à une reprise économique accélérée de la Chine. Cette même grande presse aux ordres du grand capital occidental a affirmé que la reconstitution des élevages de porcs décimés par l’épidémie de grippe porcine durant l’automne 2020 dans ce même pays requiert des quantités massives de nourriture dont le soja, l’huile de canola et le maïs. La Chine a cependant tissé un réseau d’approvisionnement en Amérique du Sud et surtout en Afrique pour être en partie épargnée par la flambée des cours de ces matières premières agricoles précitées. En Europe les cours des fruits et légumes flambent également, à croire que malgré toutes sortes de restrictions sanitaires la demande est soutenue.

Il n’en est rien. Si les cours de l’acier, du zinc, de l’étain, de l’aluminium, du cuivre ou du bois de construction ont augmenté de manière vertigineuse ces dernières semaines c’est tout simplement parce que les traders opérant pour les grandes banques et institutions financières spéculent sur les marchés à terme de ces matières premières. En appuyant sur la touche « enter » du clavier de leur ordinateur, souvent à la maison, ils n’ont pas imaginé un seul instant que leurs agissements purement spéculatifs pour gagner quelques centimes de dollars en quelques millièmes de seconde multipliés par des millions de dollars sur des « futurs » placés sur de l’étain, du cuivre ou du soja risque tout simplement de créer une immense crise à l’échelle mondiale.

Venons-en aux taux d’intérêt pour la France en particulier. Le titre de dette phare émis par la France est le bon à 10 ans. Il s’agit d’un actif financier considéré comme « liquide » puisqu’il existe un marché pour ce titre comme pour le T-bond américain à 10 ans. La valeur du titre est inversement proportionnelle au taux pratiqué sur le marché secondaire et le montant des coupons versés aux détenteurs de ce titre dépend également de cette valeur. C’est un peu complexe et j’avoue que je n’y comprends à peu près rien. Lors de l’introduction de l’euro en 2000 le taux du 10-ans français était de l’ordre de 5 % et il n’a cessé de diminuer depuis pour atteindre un « plus bas » en décembre 2020 à moins 0,372 %, largement en territoire négatif. Le prix de ce titre sur le marché secondaire était donc élevée malgré le fait que les investisseurs ayant souscrit aux appels d’offre du Trésor français « perdaient de l’argent » en d’autres termes se privaient temporairement de coupons annuels. En quelques heures, le 27 avril 2021, à la suite d’une décision à peine voilée de la Banque centrale européenne de restreindre ses achats de dettes souveraines sur le marché secondaire, car l’Allemagne commençait à rechigner, le taux d’intérêt du titre de dette à 10 ans français est passé de moins 0,005 à plus 0,160. Le différentiel est donc de 530 points de base depuis décembre 2020, le dernier « plus bas ». Comme les coupons versés annuellement aux investisseurs sont proportionnels aux taux négociés sur le marché secondaire inévitablement la charge de la dette va augmenter pour l’Etat français. De plus puisque la valeur de l’obligation diminue quand le taux augmente les investisseurs se détournent de cet actif et les banques commerciales, principaux vendeurs sur le marché secondaire, vont se retrouver dans une situation délicate, situation d’autant plus délicate que la Banque centrale européenne freine ses rachats de dettes sur le second marché. Il semble que le marché se soit stabilisé depuis quelques jours mais pour combien de temps encore, nul ne le sait. Ce qui est certain est l’augmentation de la charge de la dette pour l’Etat français qui n’avait vraiment pas besoin de cela.

Combinée à la hausse des matières premières une crise monétaire n’en est qu’à son début. Le grain de sable que représente cette augmentation des taux du « dix ans français » sur le marché secondaire est peut-être un signe mais je n’ai pas de boule de cristal. Ce dont je suis certain est qu’il y aura inévitablement une inflation généralisée en raison de l’augmentation du prix des matières premières, un élément propice pour des crises sociales et politiques généralisées. L’année 2021 va être très mouvementée et notre Janet internationale ne sait plus quoi dire … peut-être se mettra-t-elle a pleurer un jour (allusion à une chanson française traditionnelle remontant au Moyen-Âge).

L’avenir des taux d’intérêt négatifs : terrifiant !

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Depuis plus de 5000 ans la notion de monnaie a été concrétisée d’abord avec des tablettes d’argile comportant des inscriptions qui indiquaient l’émetteur de dette ou de créance. Il s’agissait d’un matériau qui ne se prêtait pas vraiment aux échanges commerciaux de tous les jours bien qu’il constituât une grande amélioration dans le système commercial du troc. Les Grecs ou les Perses, on ne sait pas trop (on dit que c’est le roi Crésus), inventèrent la monnaie métallique, de l’argent ou de l’or ou un mélange de ces deux métaux. C’était plus facile à transporter et à échanger dans des transactions commerciales. L’or et l’argent furent ainsi considérés pendant des millénaires comme des symboles immuables de la valeur d’un bien, d’une denrée ou à l’extrême limite du prix d’une jeune vierge nubile car tout se négocie …

La monnaie était un bien tangible, des écus, des deniers, des thalers dont on pouvait apprécier le poids dans le creux de la main, que l’on dissimulait dans une cache au cas où des évènements contraires fassent en sorte que toute autre valeur se déprécie afin de se protéger à l’avenir. Il n’en est plus rien aujourd’hui et ce n’est pas vraiment nouveau, la nouvelle monnaie n’est maintenant que du papier sans valeur aucune.

Durant la révolution française, l’Etat, à court de pièces sonnantes et trébuchantes inventa les assignats, des bouts de papier dont la valeur était supposée être adossée aux biens confisqués à l’Eglise. On connait la destinée de ces « bonds » : ils perdirent la totalité de leur valeur en moins de 7 ans. On pourrait dire aujourd’hui que l’expérience passée ne sert de leçon à personne et pourtant il est extrêmement intéressant d’établir une comparaison entre ce qui se passa en France entre 1790 et 1796 et les évènements financiers et monétaires qui se sont déroulés depuis la chute de Lehman Brothers en 2008. La banque d’affaires LB ne fit qu’émettre de la monnaie papier comme le firent les révolutionnaires français en 1790 mais cette fois-ci adossée sur des montages financiers artificiels, des produits virtuels dérivés de produits financiers virtuels adossés sur des créances de clients insolvables. La création de monnaie papier et la catastrophe qui s’en suivit n’a pas servi de leçon …

À ce jour les gouvernements des pays occidentaux ont finalement trouvé une parade afin d’éviter les déboires historiques de la création de monnaie papier : avec les complicité des banques centrales il s’est progressivement imposé le concept de taux d’intérêt négatifs, du jamais vu dans l’histoire de l’humanité. De la Suisse au Japon en passant par l’Allemagne et même la France, un pays parmi tant d’autres qui ne remboursera jamais ses dettes, il en coûte maintenant de prêter de l’argent. Comme ce sont les banques qui prêtent aux Etats – en théorie du moins depuis le traité de Lisbonne – ces dernières sont étranglées par les Etats car elles ne réalisent plus de profits. Elles ne mettent plus en pension leurs liquidités auprès de la Banque Centrale européenne, en ce qui concerne l’Europe, puisque cette dernière (BCE) prélève des charges pour cette mise en pension.

Quelle est donc la logique de cette situation si tant est qu’il y a une logique ? Pour moi qui ne suis pas du tout un économiste, et quand je me hasarde dans ce domaine il m’arrive parfois d’écrire des énormités, il me semble que les Etats veulent s’affranchir des banques privées pour régler leurs dépenses quotidiennes en les encourageant parallèlement à instaurer une vie future sans cash afin de prendre le contrôle total de la population. Seuls les privilégiés – les 0,01 % du sommet de la pyramide de richesse – échapperont à cette emprise totalitaire des Etats sur les populations. Et comme ce sont eux qui dirigent réellement les nations et non plus les politiciens élus (ou pas) tout s’organise pour instituer un totalitarisme monétaire mondial au détriment de la richesse, de l’épargne et des revenus du travail du peuple anonyme qui n’a déjà plus aucun pouvoir pour protester.

Triste avenir pour mes petits-enfants à qui on implantera une puce sous la peau pour acheter des bonbons ou un sandwich fabriqués par une multinationale anonyme …

Réflexion sur les taux d’intérêt négatifs

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Je discutais il y a quelques jours avec un ancien banquier, maintenant à la retraite, d’un peu de tout et de rien comme par exemple la structure de la propriété foncière à Madagascar ou au Ghana. Puis, au cours de notre conversation avec ce Français me fascinant de plus en plus par ses propos, je lui demandais ce qu’il pensait des taux d’intérêt négatifs. Cette état de fait agite les milieux journalistiques et également politiques car à première vue il s’agit d’une aberration économique que peu de personnes arrivent à expliquer clairement. Pour ma part, je n’ai toujours pas trouvé dans les médias de définition claire du pourquoi et du comment de ces taux négatifs dont l’application se répand dans les pays de l’OCDE, que ce soit en Europe comme en Suisse ou encore au Japon. Ce phénomène constitue un précédent qui était difficilement imaginable il y a seulement quelques années.

Pour comprendre le phénomène des taux négatifs Monsieur M. utilisa une métaphore concrète : un barrage hydroélectrique. Un barrage constitué d’une voute en béton armé ou d’une digue de terre comme celui de Serre-Ponçon en France est un investissement pour retenir de l’énergie sous forme d’eau de pluie ou accessoirement de fonte des glaciers. Il s’agit initialement de l’énergie solaire ayant favorisé l’évaporation de l’eau océanique qui va être récupérée et stockée sous forme liquide pour produire de l’électricité selon la demande à la faveur d’une dénivellation permettant de faire tourner une turbine couplée à un alternateur. L’investissement financier pour créer un barrage est rétribué sous forme d’énergie électrique qui va être vendue par injection dans le réseau de transport et de distribution. D’une manière générale le barrage produira de l’électricité tant qu’il y aura de l’eau disponible c’est-à-dire quand l’abondance des pluie ou la fonte des glaciers maintiendront une réserve d’énergie suffisante et donc susceptible d’être transformée en électricité.

Dans le schéma général d’un système économique sain et en équilibre, le volume de monnaie disponible doit correspondre aussi parfaitement que possible à la demande du marché. Si la demande augmente, les taux d’intérêt appliqués aux prêts (quelle que soit leur nature) doivent naturellement et par nécessité augmenter et ce mécanisme est auto-régulé. C’est facile à comprendre et c’est ainsi que les marchés financiers ont toujours fonctionné, comme un barrage hydroélectrique qui reçoit de l’eau qu’il retient pour réaliser un gain, le retour sur investissements ou profit, en transformant cette eau en énergie. Si pour une raison ou pour une autre il arrive que les pluies deviennent plus abondantes que de coutume, que fait l’opérateur du barrage ? Il ouvre les vannes à perte puisque le surplus d’eau ne peut plus être transformé en énergie (donc en revenu) soit parce que la demande en énergie est devenue inférieure à l’offre, soit parce que l’investissement initial ne prévoyait pas une telle situation. En réalité l’électricité produite par un barrage matérialise le rendement du capital investi pour la voute en béton ou la digue. On pourrait dire d’un prêt que cette énergie électrique représente les intérêts de ce dernier.

Pour remédier à une surabondance d’eau de pluie, il faut alors investir, par exemple surélever la voute de retenue ou au pire vider la retenue d’eau et creuser le fond pour augmenter les capacités de stockage. Le barrage lui-même constitue une épargne produisant un revenu et surélever la voute représentera donc un augmentation de cette épargne et logiquement une amélioration du bilan financier de cette opération. Mais si le volume trop abondant des pluies vient à perdurer, l’opérateur du barrage, tiraillé entre réaliser des profits en produisant le maximum d’électricité et l’envie d’investir pour produire encore plus d’énergie, se résoudra à gaspiller l’eau en la rejetant dans la rivière en aval du barrage. Il va donc perdre de l’argent, en d’autres termes son investissement ne lui rapporte plus mais représente maintenant un coût.

C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui dans le système financier mondial entièrement interconnecté. Les banques centrales ont mis à la disposition des économies – les barrages hydroélectriques – une profusion de monnaie et comme pour l’eau excédentaire, le système tend à fonctionner à perte. Il est devenu impossible de transformer en richesse la totalité de cette monnaie – la pluie excédentaire retenue par les barrages déversée dans la rivière sans création de richesse. D’où l’apparition des taux d’intérêt négatifs qui représentent cette perte, ce gaspillage : l’excédent de monnaie circulante a généré sa propre perte sous forme d’intérêts négatifs. Ces taux négatifs avaient pour but de réguler les flux financiers, comme si on pouvait dire aux nuages de ne plus déverser de pluie, mais c’est devenu impossible ! Il y a beaucoup trop de nuages et de pluie (beaucoup trop de monnaie circulante) et la mise en place de ces taux négatifs va conduire inexorablement à la destruction de richesse alors que l’inondation monétaire organisée par les banques centrales avait au contraire pour vocation initiale de créer de la richesse.

De même que le propriétaire du barrage qui dispose d’un surplus d’eau repoussera aux calendes grecques ses investissements pour augmenter à terme ses profits, par voie de conséquence, les investissements se raréfient, la création de richesse diminue et les économies entrent alors en récession, le but inverse de ce que les banquiers centraux avaient imaginé. Les économies occidentales se trouvent donc aujourd’hui confrontées à une situation dans laquelle elles ne peuvent plus se sortir et l’implosion du système financier international est devenue inévitable.

Monsieur M. conclut son discours en présentant la grande menace d’un renchérissement astronomique de l’or métal comme conséquence de ces taux d’intérêts négatifs afin que les banques centrales assainissent leurs bilans. L’or est en effet la seule valeur tangible accessible puisque tous les autres pans de l’économie ne constituent plus de valeurs sur lesquelles s’appuyer et si un tel mouvement se précisait – ce qui pourrait fort bien arriver dans les semaines ou les mois à venir – alors tous les petits, les sans-dents (expression de François Hollande), seront pris dans le piège du monde de la finance et se retrouveront ruinés, s’il ne le sont déjà puisqu’avec les taux d’intérêt négatifs les fonds de pension et les contrats d’assurance-vie fonctionnent comme les barrages hydroélectriques : ils perdent de l’argent. Merci Messieurs les banquiers centraux !

Illustration (Wikipedia) : Hoover Dam

Qu’en termes journalistiques ces choses-là sont dites …

Quand on lit la presse et les dépêches d’agence, comme je le fais souvent, on peut se prêter à toutes sortes d’analyses arithmétiques à la portée d’un élève de CM1. Par exemple, dans un essai clinique, quand sur une cohorte de 250 sujets, il y a eu trois fois plus de pathologies évitées avec un médicament en comparaison du placébo et qu’on va lire dans le détail l’article, on a parfois des surprises. Trois fois plus, ça fait 300 %, certes, mais sur les 250 sujets étudiés, s’il y a eu trois cas de pathologies développées avec le placébo et seulement un cas détecté en présence du médicament testé, une arithmétique simple n’aboutit plus à 300 % mais à 0,01008 % de diminution de la pathologie (249/247 = 1,008/100) ce qui est tout aussi significatif que zéro. En économie, c’est la même chose, on a dit tout au long de l’année 2012 que la croissance de la France flirtait avec zéro (plus ou moins zéro et au dernier trimestre – 0,2 % après une correction tardive de la Banque de France) de même que le réchauffement des océans se mesure en centièmes de degrés (et que c’est vraiment significatif) ou encore que le taux de césium au sommet du Puy de Dôme était de 15 becquerels pour un millier de mètres cubes d’air, autant dire zéro, c’est plus honnête.

Pour illustrer la malhonnêteté ambiante de la manipulation des chiffres, statistiques et autres données numérisées, la dépêche d’agence ci-dessous peut encore illustrer mon propos puisqu’on parle de plus en plus d’une augmentation des taux lors des prochaines émissions obligataires de l’Agence France Trésor.

BONDS/La France a emprunté au total 7,992 mrd EUR à court terme lundi

Paris (awp/afp) – La France a emprunté au total 7,992 mrd EUR sur le marché lundi lors d’une opération de court terme qui s’était soldée par des taux en hausse et une forte demande, a annoncé mercredi l’Agence France Trésor (AFT). L’AFT, chargée de placer la dette française sur les marchés, a enregistré 7 mio d’offres non compétitives (ONC) à échéance un an. Lors d’une émission obligataire, les investisseurs choisissent de prêter un montant à un certain taux. Ils peuvent proposer une somme supplémentaire qu’ils prêteront après l’adjudication au taux de celle-ci, dans le cadre d’une offre dite non compétitive (ONC). La France prévoyait initialement de lever entre 6,8 et 8 mrd EUR à l’occasion de cette opération qui a suscité une très forte demande des investisseurs. Les taux consentis par la France sur les trois lignes proposées se sont inscrits en hausse et ne sont plus négatifs sur l’échéance à 3 mois comme c’était le cas lors des deux dernières émissions. Les taux négatifs signifient que les investisseurs, qui cherchent à tout prix des placements sûrs, perdent de l’argent en prêtant à la France. En tout, l’AFT a emprunté 4,195 mrd EUR à 3 mois (13 semaines) au taux de 0,005% (contre -0,004% le 6 mai), 1,995 mrd EUR à 6 mois (24 semaines) au taux de 0,014% (contre 0,001%) et 1,802 mrd EUR à un an (50 semaines) au taux de 0,033% (contre 0,018%).

(AWP / 15.05.2013 12h09)

Cette fois-ci on nage dans le surréalisme puisque les taux d’intérêt étaient négatifs et redeviennent positifs pour les taux à trois mois mais on peut s’amuser à faire un calcul par exemple pour les taux à six mois, l’augmentation est alors effrayante : + 1400 % et à un an 180 % en seulement 9 jours !!! Pour les taux d’intérêt à trois mois, j’avoue n’avoir pas trouvé la méthode de calcul, si un de mes lecteurs en propose une, je suis preneur … Je suis convaincu que les journalistes sont capables de faire ce genre de calcul (qui ne veut rien dire) en concluant que la France est décidément dans une mauvaise, très mauvaise passe. On pourrait titrer : Si ça continue, dans moins de six mois la France est en faillite ! Comme je ne suis pas économiste, je me garderai bien de faire ce genre de déclaration mais au fond de moi-même je suis un peu inquiet pour l’avenir du pays.