Energie : la Chine et l’Inde préfèrent le charbon aux autres énergies renouvelables (hors nucléaire).

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Jamais dans l’histoire de l’humanité deux pays dont la population de chacun dépasse largement le milliard d’individus ont eu autant besoin de quantités gargantuesques d’énergie pour que leurs économies continuent à progresser pour assurer le bien-être de leur population. Si la Chine a réalisé les plus importants efforts dans le monde pour rendre sa production d’énergie plus propre elle continue néanmoins à développer les centrales électriques brûlant du charbon. L’Agence Bloomberg a estimé que la totalité des centrales à charbon planifiées dans ce pays était supérieure à toutes celles existant en Europe outre les installations déjà existantes. Le nombres de centrales électriques à charbon en Chine et en Inde est de 5884 alors que pour le monde entier ce parc électrique est de 10210. Toujours pour ces deux pays 634 nouvelles usines sont en construction. Il est opportun de rappeler que le total de la population pour ces deux pays est de 2,7 milliards d’individus.

Dans le monde 2 habitants sur 7 sont soit des Indiens soit des Chinois. Ces deux pays ont examiné dans le détail l’expérience catastrophique de l’Allemagne qui a préféré les énergies renouvelables au nucléaire et au thermique classique – charbon ou lignite – pour se conformer aux vœux pieux totalement surréalistes de l’accord de Paris sur le climat. L’abandon trop précipité du nucléaire par l’Allemagne conduit régulièrement à des instabilités du réseau en termes de fréquence du courant électrique. Il y a quelques jours le black-out a été évité d’extrême justesse en procédant à des délestages dans une grande partie du territoire, essentiellement dans le sud-ouest du pays. La Chine et l’Inde considèrent que l’exemple de l’Allemagne est un mauvais exemple qui devrait servir de leçon à de nombreux autres pays. Pour préserver leur économie les consommateurs allemands paient le prix fort pour leur électricité qui est devenu le plus élevé en Europe et ni le gouvernement chinois ni le gouvernement indien ne peuvent se permettre un tel choix pour leurs populations.

Mis à part les pays développés – y compris la Chine et l’Inde – en 2019, selon l’IEA (Association Internationale pour l’Énergie), les émissions de CO2 ont augmenté alors que le bilan global a été légèrement négatif. Pourtant la Chine contribue pour 50 % des émissions mondiales de CO2, ce sont donc les autres pays développés qui ont contribué à cette diminution, certes minime mais mesurée de manière fiable par l’observatoire de Hawaï. L’une des raisons invoquées serait un ralentissement de la croissance économique des pays développés qui se traduisait par un effondrement des tarifs de fret maritime vrac (Baltic Dry Index) avant l’arrivée de l’épidémie de coronavirus. Diverses institutions financières continuent à investir dans la filière charbon car, par exemple pour Farallon Capital Management, ni la Chine ni l’Inde ne pourront substituer le charbon par des énergies dites renouvelables, pariant sur le fait que les réserves mondiales de charbon exploitable en faisant appel aux techniques actuelles pourront satisfaire la demande actuelle pendant encore au moins deux siècles.

Le pari d’un certain nombre de fonds d’investissement n’est pas risqué puisque, à l’avenir, des gisement charbonniers profonds – plus de 1500 mètres de profondeur – pourront être exploités dans le futur à l’aide de techniques qui seront mises au point au cours des années à venir. À l’heure actuelle la Chine, l’Inde, mais aussi le Japon dans une moindre mesure, importent du pétrole et du gaz naturel depuis des pays qui se moquent des droits de l’homme comme l’Arabie saoudite, le Vénézuela, l’Iran, le Nigeria, l’Angola ou l’Algérie mais peu leur importe, il ne peuvent pas se permettre de priver leurs peuples d’énergie, ce serait à leurs yeux criminel, et si les émissions de CO2 paraissent criminelles pour de nombreuses personnalités politiques du monde occidental ni la Chine ni l’Inde n’ont l’intention de se plier aux injonctions de ces pays occidentaux qui prétendent leur faire la leçon au sujet des dangers du changement climatique. D’ailleurs ce satanique CO2 n’est-il pas bénéfique pour les végétaux et le plancton ?

Inspiré d’un article de Ronald Stein, fondateur de PTS Advance

L’évolution de la population mondiale : l’exemple du Japon

Faisons naturellement abstraction ici des délires eugénistes des mondialistes qui veulent mettre en place un système mondial coercitif de contrôle des naissances pour réduire à terme la population dans le monde sous le prétexte fallacieux qu’il est urgent de sauver le climat. Il suffit de considérer les exemples du Japon, de l’Italie ou encore de l’Allemagne pour se faire une idée de l’évolution de la population en une génération, c’est-à-dire 30 ans, à l’horizon 2050. Cette date a été considérée comme celle de tous les dangers si tous les pays du monde ne s’unissent pas pour sauver le climat car, au delà nous grillerons tous comme des toasts. Il faut raison garder pour deux raisons.

1. Personne ne sait dans quel sens évoluera le climat. Les géophysiciens prévoient un refroidissement généralisé déjà initié depuis quelques années, en dépit de ce qu’affirme la propagande, qui durera jusqu’en l’an 2100 en raison d’un effondrement de l’activité magnétique du Soleil alors que l’IPCC tente de faire admettre à l’opinion qu’au contraire la température moyenne augmentera de 2 à 5 degrés sans toutefois que les modèles utilisés pour une telle prédiction par cette institution soient capables de remonter dans le temps. C’est la raison pour laquelle on peut sérieusement douter de la pertinence de ces modèles. Il n’y a donc aucune raison de se préoccuper de l’évolution de la population mondiale en prétextant que le climat se dégrade parce qu’il y trop de bipèdes sur la planète.

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2. Pour les deux pays les plus peuplés du monde la population va s’effondrer et ils vont suivre l’exemple du Japon qui perd actuellement plus de 500000 habitants chaque année. La Chine a profondément modifié l’équilibre démographique naturel en introduisant au cours des années 1970 la politique de l’enfant unique. Cette politique combinée avec un « embourgeoisement » de la population a accéléré le déclin de l’accroissement de la population qui n’est plus aujourd’hui, malgré la réintroduction d’une politique de 2 enfants par famille en 2016, que de 0,3 % par an. La population chinoise va donc commencer à décliner au milieu de la prochaine décennie tout en vieillissant très rapidement. La Chine en est actuellement dans la situation que connut le Japon dans les années 1980.

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La situation de l’Inde est différente. Pendant de nombreuses années le gouvernement central de New-Delhi a négligé de prendre des mesures pour réduire l’accroissement de sa population. Les citoyens ont pris eux-mêmes une mesure beaucoup plus efficace justifiée par la tradition des mariages. En Inde le mariage d’une fille représente une dépense tellement élevée que de nombreux couples ne peuvent pas l’assumer. L’arrivée de l’échographie dans les dispensaires a fait le reste : l’avortement sélectif est tellement répandu qu’aujourd’hui il y a en Inde un profond déséquilibre entre le nombre de femmes nubiles et le nombre d’hommes en âge de se marier. Le rapport est en moyenne de 100 femmes pour 120 hommes. Si le taux de fertilité total de l’Inde est toujours de 2,4 les conséquences de ce déséquilibre seront dans un proche avenir tout aussi dramatiques que celles de la politique de l’enfant unique en Chine. L’élévation du niveau de vie moyen des Indiens conduira également aux mêmes conséquences qu’au Japon et en Chine : une baisse de la fécondité et par conséquent une décroissance progressive de la population au tournant des années 2030. Chaque fois que les gouvernements ou les particuliers – dans le cas de l’Inde – tentent de modifier les lois naturelle de la démographie ils favorisent une catastrophe apparaissant lors de la génération suivante et cette catastrophe ne peut plus être jugulée dans le cas de la Chine.

3. Le cas de l’Europe est exemplaire car il n’y a plus de pays où le taux de fécondité soit supérieur à 2,1 enfant par femme féconde. L’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, la France (qui n’est plus une exception) et les pays baltes vont assister à un vieillissement de leur population encore plus rapidement que ce que le Japon a connu depuis le début des années 1990. En 2030 la moitié de la population allemande aura plus de 65 ans et ce simple chiffre signifie que le modèle économique allemand s’effondrera, accélérant par voie de conséquence la chute de la natalité. Cette évolution atteindra l’ensemble des pays européens avec quelques années d’écart entre eux. En effet, envisager d’avoir des enfants qui seront confrontés à des conditions de vie difficiles plus tard constituera un argument très dissuasif.

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Si on analyse le graphique provenant d’une étude de la CIA (voir aussi le tableau : https://www.cia.gov/library/publications/resources/the-world-factbook/fields/356rank.html ) 100 pays sur 224, incluant de nombreuses dépendances ultra-marines de divers pays, ont un taux de fécondité supérieur à 2,1 et sur le continent africain seul le Maroc présente un taux de natalité inférieur à ce chiffre. L’alphabétisation et l’amélioration des conditions de vie quotidienne ne peuvent être que les seuls instruments pour que progressivement, peut-être en une génération si on reste optimiste, les taux de natalité diminuent et atteignent le seuil de 2,1 enfant par femme. On se retrouve donc vers 2050, décennie de tous les dangers mais beaucoup d’entre nous seront morts depuis longtemps …

Billet d’humeur géopolitique : les incohérences américaines

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Les USA ont dénoncé l’accord arraché de haute lutte avec l’Iran pour que ce pays cesse ses projets d’enrichissement d’uranium à des fins militaires et puisse redevenir un membre à part entière du commerce mondial. Les Etats-Unis sont pourtant le premier disséminateur d’armes nucléaires de destruction massive dans le monde puisque des missiles sont installés dans une grande partie de l’Europe au sein des bases militaires de l’OTAN le plus souvent à l’insu des populations locales ainsi que sur d’autres territoires contrôlés par les USA comme Diego Garcia ou encore Guam et peut-être Okinawa. En ce qui concerne l’Iran c’est maintenant une nouvelle forme de chantage qui s’installe alors que ce pays a cessé toute activité d’enrichissement au delà de 4 % d’uranium-235, situation confirmée par les visites inopinées des inspecteurs de l’IAEA. Le nucléaire a bon dos et les Américains cherchent tous les arguments pour fragiliser l’Iran car le gouvernement de Téhéran a conclu un accord commercial avec la Chine consistant à accepter des yuans en règlement de ses livraisons de pétrole et de gaz. Saddam Hussein et Khadaffi en ont fait les frais …

Ce mouvement de « dédollarisation » du marché des hydrocarbures déplait au plus haut point aux USA et les mesures de rétorsion commerciale mises en place par la Maison-Blanche à l’encontre de la Chine entrent dans ce cadre de fragilisation du dollar. Et comme si les Américains étaient à court d’arguments ils accusent maintenant l’Iran d’avoir été l’instigateur des attentats du 11 septembre. On croit rêver tant la situation devient surréaliste. C’est un juge fédéral new-yorkais instruisant 1008 plaintes de familles de victimes des attentats du 11 septembre, le Juge George B. Daniels, qui a entamé des poursuites à l’encontre de la République Islamiste d’Iran, le Corps des Gardiens de la Révolution et la Banque centrale d’Iran. Et ceci tout simplement parce que les USA ne veulent pas se brouiller avec l’Arabie Saoudite, leur allié et vassal dans la région, et aussi ennemi religieux héréditaire de l’Iran qui, tout le monde le sait, a financé ces attentats. On croirait assister à un mélodrame de mauvaise facture mais le jeu devient dangereux car l’Iran compte parmi ses alliés inconditionnels la Chine mais aussi la Russie.

La situation sur le front du pétrodollar se dégrade puisqu’un autre grand pays consommateur d’hydrocarbures, l’Inde, a décidé d’acheter son pétrole à l’Iran en payant la facture en roupies. Inutile de disserter plus avant le « roi dollar » ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir car la Chine et l’Inde ne sont ni l’Irak ni la Libye … À suivre.

Source et illustration : ABC News (abcnews.go.com)

Invraisemblable, la tuberculose tue près de 2 millions de personnes par an.


En 2015, année des dernières statistiques mondiales publiées par l’OMS (organisation mondiale de la santé ou WHO), 10,4 millions de nouveaux cas de tuberculose ont été recensés entrainant la mort de 1,8 millions de décès directement liés à cette maladie. L’Inde se trouve à l’épicentre de cette catastrophe sanitaire puisque toujours la même année il y a eu dans ce pays un demi-million de morts en raison de cette maladie infectieuse pour laquelle il existe pourtant un vaccin, le BCG, dont l’efficacité a été prouvée dès 1908 par les Professeurs Calmette et Guérin à l’Institut Pasteur de Lille en France.
Le BCG reste le vaccin le plus utilisé dans le monde, 170 millions de doses sont produites chaque année, mais son efficacité requiert des « rappels » périodiques, protocole que la plupart des pays n’ont pas mis en place, et en particulier en Inde. Ce qui devait arriver … arriva. Aujourd’hui certaines souches du Mycobacterium tuberculosis sont devenues résistantes à tous les antibiotiques connus et il s’agit pour l’Inde de tenter une éradication de la maladie. Or un tel programme est immense et extrêmement coûteux puisqu’il a été évalué à 2,5 milliards de dollars par an dans ce seul pays. Il n’y a pas d’autre solution viable que la vaccination obligatoire avec des rappels périodiques, le dépistage des foyers infectieux par les personnels para-médicaux opérant dans les dispensaires, comme cette approche permit au XXe siècle de circonscrire la syphilis par simple identification des personnes porteuses de cette maladie afin qu’elles se soumettent à un traitement adéquat.
Dans la recherche de l’excellence sanitaire dans un pays comme l’Inde qui a pourtant réussi à pratiquement éradiquer la poliomyélite – aucun cas déclaré depuis 5 ans – il s’agit d’un challenge qui peut être atteint à force d’opiniatreté et de civisme.
Source : adapté d’un article paru dans The Conversation, illustration : Reuters

 

La propagande climatique bat son plein !

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Cette photo a fait la une de la presse occidentale et des réseaux sociaux. L’Inde va mettre en service des trains propulsés à l’énergie solaire !!! C’est du grand n’importe quoi … La capture d’écran ci-dessous indique la source : il s’agit du quotidien indien The Hindu et l’article date du 15 juillet 2017. Apparemment le titre a accroché la sagacité des journalistes et des adeptes névrosés des réseaux sociaux (dont je ne fais pas partie) assommés quotidiennement par la propagande « réchauffiste » qui ressort aussi chaque mois en affirmant qu’on vient de vivre le mois le plus chaud depuis la disparition des dinosaures, je veux parler du mois de juin dernier.

En Inde, pays où se trouve le plus grand réseau ferroviaire du monde, en très grande majorité les trains sont tractés avec des motrices diesel. Or dans ces motrices il y a plusieurs moteurs, en général deux moteurs pour la traction, et un ou deux groupes électrogènes pour produire de l’électricité qui alimente l’éclairage et éventuellement des conditionneurs d’air. C’est exactement la même chose dans les avions de ligne qui sont équipés d’un groupe électrogène dans la queue de l’appareil et des bateaux de fret ou de croisière.

Dans le cas des gros porte-containers (j’ai fait la traversée Le Havre-Pointe-à-Pitre sur un de ces bateaux) il y a deux énormes moteurs pour la propulsion et une dizaine de groupes électrogènes car il faut aussi alimenter les centrifugeuses qui clarifient l’huile de lubrification des moteurs de propulsion et les groupes frigorifiques qui refroidissent les containers remplis de denrées périssables. Dans le cas des trains de banlieue de l’agglomération de Delhi, les DEMU (diesel electric multiple unit) vont être équipés de panneaux solaires pour alimenter l’éclairage des wagons, un point c’est tout ! Le titre de l’article de The Hindu est ambigu et toute la presse asservie par les grands groupes financiers internationaux a repris cette information en la déformant car ces mêmes groupes financiers veulent prioritairement profiter de la manne de la « transition énergétique » dont on nous gargarise à longueur de journée. Ce sont en effet des centaines de milliards de dollars bons à prendre chaque année, une véritable ruée vers l’or climatique …

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Il reste cependant à noter que le Ministère des Transports indien prétend pouvoir économiser 21000 litres de fuel par an pour chaque train équipé de ces panneaux solaires « made in PRC ». Il est intéressant de mentionner également que ce Ministère envisage aussi de faire rouler certains trains avec du bio-carburant oubliant à l’évidence que produire des biocarburants dans un pays où tout le monde ne mange pas à sa faim paraît criminel. Mais les écologistes de tous poils n’en sont pas à une aberration près quitte à éventuellement affamer la population pour satisfaire leurs rêves insensés.

Source et illustrations : The Hindu

Une maladie parfaitement curable pourtant délaissée

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Aujourd’hui les estimations les plus précises indiquent que 4,4 milliards de personnes dans le monde souffrent de problèmes de vision. Ce ne sont pas la dégénérescence maculaire, la cataracte ou le glaucome qui sont en cause mais tout simplement la myopie. Or il est très facilement possible de corriger ce défaut de vision et c’est bien connu depuis près de 700 ans, des moines italiens en charge de copier des manuscrits portaient des verres correcteurs dès les années 1270. On ne connait pas l’inventeur de ces premières lunettes.

En quelques chiffres la myopie est considérée comme la maladie la plus importante dans le monde. En Chine, 4 adolescents sur 5 sont myopes et la plupart d’entre eux ne portent pourtant pas de lunettes correctives. La Chine est le pays du monde où il y a le plus d’accidents de la route mortels provoqués par un défaut de vision des conducteurs : plus d’un million de personnes meurent chaque année pour cette raison. Si vous prenez un taxi à Shanghai assurez-vous que le chauffeur ne souffre pas de myopie en lui présentant la carte de visite de votre contact. S’il s’arrête sur le côté de la rue pour lire la carte il est vivement recommandé de changer de taxi …

En Afrique sub-saharienne il y a un ophtalmologue pour 8 millions d’habitants. Par comparaison il y en a un pour 6000 personnes en moyenne dans les pays de l’OCDE. Il est difficile de comprendre que tant de personnes souffrent de myopie, y compris les ouvriers de l’industrie textile comme en Inde ou au Bangladesh. Plus de 80 % d’entre eux sont myopes. Le rendement des usines de confection dans ces pays pourrait doubler si les personnels avaient des lunettes pour corriger leur vue ! Si l’employeur, en général un sous-traitant d’une grande multinationale du vêtement, investissait dans le contrôle de la vue et des lunettes pour ses employés, en une année il récupérerait dix fois son investissement uniquement du fait de l’amélioration de la productivité de ses ateliers. Et pourtant rien n’est fait car il n’y a pas d’ophtalmologues.

La société Eyenetra a mis au point et commercialise un appareil portable d’un prix accessible qui remplace les équipements complexes et coûteux des cabinets d’ophtalmologues ainsi qu’un accessoire pour téléphones cellulaires capable de procéder à un examen rétinien.

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Le problème des défauts de vision concerne surtout les pays pauvres et l’avènement des accessoires pour téléphones portables va révolutionner l’approche ophtalmologique. Reste le coût des verres correcteurs qui peut atteindre plusieurs centaines de dollars. Il semble urgent de casser le monopole de certaines grandes firmes qui contrôlent ce marché et les prix, je pense en particulier à une société française bien connue. Le coût de production de deux verres facturés 200 dollars chacun n’est que de 20 dollars … Ça laisse rêveur. L’ONU, plutôt que de s’occuper de changement climatique, a encore failli à sa mission indépendamment des pertes de productivité simplement occasionnées par la myopie qui s’élèvent à 300 milliards de dollars par an dans le monde.

Source : World Economic Forum

Unir tous les pays dans l’horreur de la pauvreté et de la guerre …

Bienvenue dans le « Meilleur des Mondes » sans carbone !

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Climat : il y a un risque d’éclatement de la bulle carbone

Lima – La décarbonisation de l’économie doit être gérée avec minutie afin d’éviter un choc trop brutal pour les industries polluantes et l’éclatement la bulle carbone, met en garde la Madame Climat de la Banque mondiale.

Si nous acceptons qu’il faut moins de carbone dans notre croissance, nous pourrions avoir un risque financier lié à la proéminence dans notre économie d’entreprises qui ont lourdement investies dans le carbone, a indiqué Rachel Kyte dans un entretien à l’AFP à Lima.

Selon elle, l’accord climatique qui pourrait être conclu dans deux mois lors de la conférence COP 21 Paris pourrait ainsi déstabiliser ces entreprises, qui font par ailleurs face à un mouvement croissant de désinvestissement hors des activités polluantes.

C’est tout le problème de la bulle carbone, a déclaré Mme Kyte, chargée du dossier climat à la Banque mondiale.

Les banquiers centraux, qui ont commencé à pencher sur cette question, doivent analyser si on fait face à un risque systémique qui pourrait faire chanceler l’économie dans son ensemble, a-t-elle ajouté, espérant que cette transition sera gérée de manière ordonnée.

La responsable a par ailleurs relativisé la portée des 100 milliards de dollars par an que les pays riches se sont engagés à réunir pour aider ceux du Sud à combattre le changement climatique.

C’est politiquement important parce que c’est une promesse de ceux qui ont causé le problème (climatique, ndlr) mais, par dessus tout, nous devons nous engager sur le chemin d’une économie décarbonissée, a détaillé Mme Kyte.

Selon elle, les transports, les villes et l’énergie doivent ainsi changer radicalement, nécessitant des investissements colossaux.

Ce n’est pas un problème à 100 milliards de dollars mais à plusieurs milliers de milliards de dollars, a-t-elle assuré.

La France a annoncé vendredi à Lima l’apport de 15 milliards de dollars supplémentaires dans l’enveloppe annuelle promise aux pays pauvres qui contenait jusque-là 62 milliards.

(©AFP / 10 octobre 2015 20h15)

Malraux disait « le XXIe siècle sera religieux ou il ne sera pas », je cite de mémoire. La nouvelle religion créée de toutes pièces comme d’ailleurs toutes les autres religions est celle du climat : il faut croire aux dogmes de l’effet de serre et du réchauffement comme il faut croire aux tables de la loi transmises à je ne sais plus qui et à la virginité de Marie.

Cependant la dure réalité économique et financière des décisions qui pourraient être prises « unanimement » à Paris en décembre commence à inquiéter sérieusement les milieux économiques et financiers. Le total manque de réalisme de ces décisions de réduction des émissions de carbone sur une période très courte de 15 ans (d’ici 2030) risque de perturber profondément l’économie et le bien-être de milliards de personnes que les pays développés sont supposés aider à réduire leurs émissions de CO2. On voit ainsi apparaître au grand jour le grand dessein de cette histoire de changement climatique, comme je le mentionnais dans un précédent billet de ce blog : les pauvres d’aujourd’hui resteront les pauvres de demain. On subventionnera ces pays pour qu’ils n’augmentent pas leurs émissions de carbone, donc qu’ils restent sous-développés et pauvres car ce ne sont pas des moulins à vent et des panneaux solaires qui leur permettront de se développer, c’est évident ! L’Inde a clairement annoncé qu’elle serait amenée durant ces 15 années à venir à tripler ses émissions de carbone pour assurer son développement et sortir sa population de la pauvreté. Quand on sait également que la population de ce pays dépassera à brève échéance celle de la Chine, comment les pays développés pourront aider ce pays à respecter les engagements de réduction d’émissions de CO2 exigés par les Nations-Unies via l’IPCC ? Il en est de même de tous les pays africains et d’une grande partie des pays d’Asie du Sud-Est et d’Amérique du Sud. Cet objectif de retour à un niveau d’émission de carbone égal ou inférieur à celui des années 80 qui va leur être imposé de facto est non seulement inacceptable pour ces pays mais également dangereux pour les pays développés car ce sont, comme le mentionne cette dépêche d’agence, des milliers de milliards de dollars qui devront être transférés vers ces pays pour un résultat en pure perte.

On comprend aisément que les grands argentiers et les puissances financières jouent un jeu dangereux qui se retournera contre eux en provoquant la pire crise économique qu’on puisse avec peine imaginer. Comme toute crise économique grave (cf 1929) celle à venir se terminera par de graves conflits guerriers initiés par des révoltes populaires. Finalement c’est peut-être ce que cherchent les Nations-Unies : unir tous les pays dans la pauvreté et l’horreur de la guerre et ainsi juguler la croissance de la population mondiale …

Pour info, Bertrand Louvel, Premier Président de la Cour de Cassation française était présent à la réunion très secrète que j’ai mentionné dans ce blog (voir le lien) avec ses homologues brésilien et belge. La toile se referme progressivement pour installer un totalitarisme climatique avec les camps de concentration, les massacres et la guerre !

La dépêche d’agence a été copiée-collée avec ses fautes d’orthographe.

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/10/11/bienvenue-dans-un-monde-meilleur-et-sans-carbone/

Ça se réchauffe, cette fois c’est certain …

Il y a des semaines que je n’ai pas écrit de billet au sujet du changement climatique et des catastrophes qui en résultent comme par exemple les coraux qui disparaissent parce que l’eau des océans aurait tendance à s’acidifier. Encore que les coraux ça ne se mange pas, donc à peu près tout le monde s’en moque. Mais la pire des conséquences du changement climatique qui a été « visible » ces derniers jours est la vague de chaleur qui comme chaque année précède la mousson dans le sous-continent indien. Ça se passait cette année plus critiquement au Pakistan et on compte les morts, parce que chaque Pakistanais mort de chaud, c’est de notre faute, nous, vivant dans des pays développés où quand vient l’été et ses soirées un peu plus tièdes que d’habitude on met les conditionneurs d’air à fond et nous sommes tous coupables de la mort de 1500 Pakistanais, au moins (le dénombrement des morts a été finalement revu à la baisse, ouf !). Le RTCC, organe de propagande de l’IPCC ( http://www.rtcc.org/2015/05/29/india-heat-wave-kills-1500-in-taste-of-climate-change-impacts/ ), est très clair : ces 1150 morts (au Pakistan seulement, aux dernières nouvelles) sont « un avant-gout des conditions météorologiques extrêmes qui vont devenir de plus en plus fréquentes avec le réchauffement de la planète par les gaz à effet de serre ». Le Financial Times a repris l’information en confondant Inde et Pakistan et titrant, je cite : « Le changement climatique montré du doigt alors que des milliers de personnes meurent en Inde dans la fournaise climatique ».

C’est complètement absurde !

L’IPCC considère que nous avons une obligation morale de prévention de telles vagues de chaleur en éteignant nos conditionneurs d’air afin que cela ne se reproduise pas dans le futur. Le raisonnement de l’IPCC est en effet absurde. Les réfrigérateurs et les conditionneurs d’air sont alimentés par une énergie brûlant des hydrocarbures. Comme chacun sait brûler des combustibles fossiles carbonés produit du CO2. Comme chacun sait aussi ce CO2 présente un effet de serre, certes faible, mais suffisant pour provoquer « un certain réchauffement global », or plus on fait fonctionner de conditionneurs d’air plus on réchauffe l’air et donc encore plus d’eau s’évapore. Or comme la vapeur d’eau – en d’autres termes l’humidité – est un réel problème parce c’est un puissant gaz à effet de serre et est donc la cause d’un très puissant effet amplificateur du « réchauffement global » et si on n’y prend pas garde cette humidité croissante va conduire à un réchauffement climatique catastrophique supérieur à 2 degrés C d’ici la fin du siècle. Pire encore, si on continue à faire fonctionner ces conditionneurs d’air et ces réfrigérateurs qui ne sont somme toute que des appareils de confort ce réchauffement pourrait atteindre un point de non retour en s’auto-amplifiant avec comme effet « un événement d’extinction globale d’espèces animales ». On a tous compris la rhétorique de l’IPCC, c’est très clair, même les Pakistanais risquent de disparaître, peut-être même avant les ours polaires …

Et cette vague de chaleur précédant la mousson due au changement climatique anthropogénique est bien la résultante d’une augmentation de la vapeur d’eau dans l’atmosphère et ce phénomène existe depuis plus de 150 ans, c’est-à-dire en gros depuis le début de l’ère industrielle, ce n’est pas moi qui l’affirme en l’air sans arguments à l’appui, c’est l’IPCC : « Le changement climatique global va être accompagné de vagues de chaleur plus fréquentes et plus violentes » ( http://www.ipcc.ch/ipccreports/tar/wg2/index.php?idp=353 ). L’IPCC préconise donc de supprimer les conditionneurs d’air et la diminution de la production de CO2 aura pour conséquence de ralentir l’évaporation de l’eau. Avec moins d’humidité dans l’air il n’y aura plus de vagues de chaleur précédant la mousson dans le sous-continent indien. L’IPCC insiste aussi sur le fait qu’il faudrait tout de même développer le réseau électrique tant au Pakistan qu’en Inde parce qu’on n’a encore jamais vu de personnes mourir de chaleur dans un logement équipé d’un conditionneur d’air. C’est beau comme littérature, on en redemanderait !

Si on se penche sur le passé récent, on se demande bien où veut en venir l’IPCC avec cet amphigouri :

Australie, 2013 : une vague de chaleur traversa le pays après 5 mois de sécheresse inhabituelle.

Grandes Plaines américaines, 2012 : vague de chaleur et sécheresse exceptionnelle.

Texas, 2011 : vague de chaleur et sécheresse exceptionnelle.

Russie, 2010 : vague de chaleur résultant de la plus sévère sécheresse depuis 40 ans.

Grande-Bretagne, 1976 : de fin juin à fin août le temps a été sec, ensoleillé et chaud. L’été 1976 fut le point culminant d’une période de sécheresse qui débuta en avril 1975.

USA, 1936 : la vague de chaleur exceptionnelle fut la cause du « Dust Bowl » resté gravé dans les mémoires.

Marble Bar, Australie, 1923-1924 : une vague de chaleur sévit dans cette ville du nord-ouest du pays pendant 160 jours, du 31 octobre au 7 avril. En décembre et janvier la température ne descendit pas en dessous de 45 degrés C pendant la journée. Cette canicule prit fin avec l’arrivée d’air par le sud-ouest chargé d’humidité en provenance de l’Océan Indien.

Si on énonce les faits plus clairement, l’humidité ne peut en aucun cas provoquer des vagues de chaleur. Ce qui s’est tout simplement passé en Inde et au Pakistan est un retard de l’arrivée de la mousson et les peuples de ces deux pays ont finalement été soulagés par la mousson qui comme chacun sait apporte de l’humidité, des nuages, des orages et des pluies continues. D’un côté l’IPCC incrimine la vapeur d’eau en excès dans l’atmosphère, de l’autre côté la mousson et l’humidité en provenance de l’Océan Indien apportent l’apaisement et la richesse agricole à ces deux pays.

Plutôt que d’énoncer des imbécilités par l’intermédiaire de l’IPCC, les Nations-Unies devraient au contraire encourager l’Inde comme le Pakistan à améliorer leurs réseaux de distribution d’électricité qui atteint difficilement ou n’atteint pas du tout des dizaines de milliers de villages avec de fréquentes coupures et supporter financièrement un effort dans ce sens. Quand on sait que 16 milliards de dollars sont quotidiennement gaspillés dans le monde pour endiguer le réchauffement climatique (89000 milliards jusqu’en 2030, c’est le programme onusien pour combattre le réchauffement climatique, vous avez bien lu, faites le calcul) on est en droit de se poser de réelles questions ! L’IPCC remplit son contrat, c’est un organisme criminel au même titre que Greenpeace, deux groupes d’activistes opposés au développement de pays comme l’Inde ou le Pakistan, d’ailleurs y a-t-il une différence entre ces deux organisations …

Dernière minute : la France ne sera pas en reste cette semaine puisqu’il est prévu des températures avoisinant les 40 °C, du jamais vu depuis 60 ans, c’est sûr que ça se réchauffe. La Ministre de l’environnement va se frotter les mains dans son bureau aux lambris dorés avec naturellement l’air conditionné car elle aura du grain à moudre pour « son » COP21 !

Note : amphigouri, terme désuet qualifiant un texte incompréhensible et prétentieux.

Kilowatts ou haricots ?

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Les petits paysans indiens se battent depuis des années pour avoir accès à une eau d’irrigation qui soit disponible quand le besoin est pressant pour les récoltes. L’Inde est encore un pays largement rural puisque plus de la moitié de la population travaille pour faire vivre l’autre moitié, en quelque sorte la situation de la France il y a une centaine d’années pour schématiser. En Inde il y a 185 millions d’hectares de terre arable pour assurer au moins un repas quotidien correct à 1,25 milliard de personnes. Ce sont les dernières données disponibles. Mais ce qui est aussi inquiétant c’est la disparition de ces terres arables non pas en raison de phénomènes climatiques, encore que …

Natthu Raja cultive des lentilles dans sa petite ferme à Lalitpur dans l’Uttar Pradesh. S’il devait tout laisser tomber parce que parfois la sécheresse ruine ses récoltes, ce ne serait pas par manque d’infrastructures d’irrigation mais à cause du soleil ! Si le sieur Raja abandonne tout il n’aura plus de futur. Et pourtant les officiels de l’Etat de l’Uttar Pradesh l’ont informé qu’ils voulaient acheter ses terres. Pour cultiver des lentilles ? Vous n’y pensez pas, non, pour installer une « ferme » solaire. Les agriculteurs indiens commencent à s’énerver parce que le développement du pays a vu disparaître en trois ans quatre cent mille hectares de bonnes terres arables pour construire des routes et des autoroutes. Si maintenant il faut aussi sacrifier des terres agricoles pour des fermes solaires, la coupe est pleine. Trois Etats ont été particulièrement affectés par le développement ces dernières années, le Punjab, l’Haryana et l’Uttar Pradesh, et ces Etats sont le « grenier à grain » de l’Inde mais les décideurs locaux n’en ont cure, ces mêmes trois Etats sont ciblés pour le développement de l’énergie solaire. Or quand on garde en mémoire le fait qu’un peu plus de la moitié de la population est essentiellement rurale, il va sans dire que les décisions prises à New-Delhi ne sont pas vues d’un bon œil par la population rurale. Pour le Premier Ministre Narendra Modi, la priorité est de transformer l’Inde en une immense usine manufacturière et pour ce faire il faut de l’énergie électrique. L’Inde brûle essentiellement du charbon pour produire son électricité (comme la Chine) et ce pays est le troisième émetteur de carbone du monde après les USA et la Chine.

Pour atteindre ses objectifs le Premier Ministre a déployé l’artillerie lourde : 160 milliards de dollars seront investis dans l’énergie solaire durant les 7 prochaines années afin d’atteindre une capacité nominale (au moins) de 100 gigawatts, faisant passer cette forme d’énergie dans le package de production électrique de moins de 1 % actuellement à environ 30 %. Les conseillers du Premier Ministre, pas vraiment avares de démagogie mais ce n’est pas spécifique à l’Inde, prévoient que 40 % des installations solaires seront faites sur les toits des constructions. Le reste sera un grignotement des terres arables ! Curieusement les autorités indiennes ont « oublié » les coûts relatifs au stockage de l’énergie solaire mais cet oubli n’est pas non plus spécifique aux politiciens indiens. La facture pourrait donc atteindre plus du double de celle annoncée. Quant à la surface au sol occupée elle atteindrait deux fois la superficie de l’agglomération londonienne, soit plus de deux cent mille hectares. Le problème est que les terrains convoités pour ce projet délirant se situent souvent près des villes et ceux-ci sont consacrés aux cultures vivrières pour les marchés urbains voisins. Implanter des « fermes » solaires gigantesques (20 MW ou 1800 hectares) près des villes où il existe déjà un réseau électrique serait en effet moins coûteux qu’une implantation dans des zones arides isolées en raison de l’acheminement de cette énergie plus simple à mettre en œuvre. Le prix des terrains agricoles n’est pas un problème puisque, comme dans d’autres pays que je ne nommerai pas, c’est le gouvernement local qui fixe au final ce prix quitte à ruiner des agriculteurs déjà criblés de dettes. Ce plan pharaonique favorisera enfin la corruption parmi les politiciens locaux, comme dans d’autres pays d’ailleurs, que je ne nomme pas non plus …

Autant dire que l’Inde se lance les yeux fermés dans une aventure qui risque bien d’atteindre le but inverse de celui recherché. Avis aux amateurs convaincus du bien-fondé des énergies renouvelables !

Source : Bloomberg, illustration : ferme solaire en Espagne