Brève. Origine du coronavirus version 2019

Selon un article paru dans Newsweek le SRAS-Covid-19 aurait fait de septembre à décembre 2019 plus de 30000 morts aux Etats-Unis. Des analyses effectuées sur des cadavres de personnes mortes à la suite de cette grippe saisonnière précoce auraient révélé la présence de ce virus. L’origine du coronavirus ne serait donc pas la Chine mais bien les USA comme le fut d’ailleurs la grippe dite « espagnole » de 1919 dont les premiers cas furent observés dans l’Etat du Kansas dès les premières semaines de 1918 puis transportée par le corps expéditionnaire américain en Europe pour prendre part au conflit européen.

Ce qui est troublant aujourd’hui est le maintien des manœuvres de l’OTAN en Europe et la pression exercée par Mike Pompeo, à la tête du Département d’Etat américain, pour que les pays européens augmentent leurs dépenses militaires pour contrer l’ « ennemi » que constitue la Russie … Encore une fausse nouvelle disséminée par la propagande impérialiste des USA. Dans le même temps Washington accuse ouvertement la Chine d’avoir disséminé à dessein le virus en affirmant qu’il est bien originaire de la province de Hubei en Chine. Il s’agirait donc d’une autre « fake-news » reprise par tous les médias américains.

La théorie du complot relatif au coronavirus prend donc forme et le confinement imposé par les autorités sanitaires de divers pays européens dans le but de littéralement terrasser l’économie de l’union européenne a été mis en place en appliquant les directives émanant de Washington. Selon les dispositions d’urgence américaine l’armée devrait prendre le pouvoir aux USA et soumettre alors tous les pays de l’OTAN à son pouvoir. Ce que les dirigeants de l’armée américaine n’ont pas prévu dans leur scénario est l’épidémie qui sévit maintenant aux Etats-Unis n’ayant pas pris soin comme pour toute autre arme chimique de préparer l’antidote afin de protéger son pays. On va assister à un grand fiasco des délires hégémoniques d’un empire américain au bord de l’effondrement généralisé et brutal … Celui qui sème l’orage récolte la tempête !

Liens : https://www.voltairenet.org/article209583.html https://www.newsweek.com/exclusive-inside-militarys-top-secret-plans-if-coronavirus-cripples-government-1492878

Allemagne-USA : Ça va devenir de pire en pire

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L’Allemagne s’oppose ouvertement aux exigences du Président Trump de dépenser plus pour sa participation au budget de l’OTAN. L’Ambassadeur américain à Berlin criant au scandale a provoqué des appels de plusieurs partis politiques à son expulsion.

De tous les pays européens c’est l’Allemagne qui a le plus souffert de la colère de Trump depuis son arrivée à la Maison-Blanche. En deux ans les relations bilatérales entre Washington et Berlin se sont effondrées sous le poids des attaques verbales de Trump.

Trump a reproché à l’Allemagne ses pratiques commerciales déloyales dans le cas de ses exportations lucratives d’automobiles. Trump a carrément accusé l’Allemagne de trahison dans ses relations avec la Russie en matière d’approvisionnement en gaz naturel allant jusqu’à menacer de sanctions économiques les entreprises impliquées dans le projet de gazoduc NordStream 2 sous la Mer Baltique.

L’Allemagne a vigoureusement rejeté les accusations de Trump, affirmant que son industrie automobile était un investisseur important dans la création d’emplois aux USA et que sa politique énergétique relevait de sa souveraineté dans le cadre des principes objectifs du marché.

Trump n’a cessé de reprocher à l’Allemagne de ne pas assez dépenser pour ses engagements pris avec l’OTAN estimant que la protection américaine lui était suffisante. Lors du dernier sommet de l’OTAN en 2018 Trump a demandé à la Chancelière d’augmenter le budget militaire de son pays pour atteindre l’objectif de 2 % du PIB. Pendant de nombreuses années après la fin de la guerre froide les dépenses militaires allemandes ont accusé un retard de 1 % du PIB et Trump considère que l’Allemagne, la plus grande puissance économique de l’Europe, devrait doubler son budget de la défense alors qu’il a tendance à diminuer. L’Ambassadeur US Richard Grenell a ainsi dénoncé le « refus » de l’Allemagne à respecter ses engagements vis-à-vis de l’OTAN.

Grenell est en quelque sorte le torchon rouge de Trump et ce n’est pas la première fois qu’il invective l’Allemagne en des termes qu’aurait bien pu lui dicter Trump. Grenell ne cesse de critiquer le projet NordStream 2 et les relations entre l’Allemagne et le géant chinois Huawei. Ses dernières accusations au sujet de l’OTAN ont suscité la fureur des politiciens et des médias allemands. Wolfgang Kubicki, leader adjoint du Parti Démocrate Libre, a même déclaré que « un ambassadeur n’est pas censé agir comme le porte-parole d’une puissance occupante« . Le New-York Times a relevé que cette situation était la pire que l’on puisse imaginer à moins d’un mois du 70e anniversaire de la fondation de l’Alliance atlantique, une grande fête qui aura lieu à Washington mais qui pourrait être sévèrement refroidie par l’attitude négative de l’Allemagne. Sur la trentaine de pays membres de l’OTAN seuls sept d’entre eux ont augmenté leur budget militaire pour se rapprocher de l’objectif des 2 % décidé avant l’élection de Trump et celui-ci a même menacé de retirer les États-Unis de cette organisation si les membres européens ne se pliaient pas à ses exigences financières.

L’Allemagne et les autres pays européens devraient prendre au mot le coup de bluff de Trump et lui répondre : « vas-y ! ». Car en effet la présence de troupes, de missiles (y compris nucléaires) et d’avions américains sur le sol européen ne l’est pas pour protéger les pays européens mais pour projeter l’hégémonie américaine sur ses vassaux en particulier pour qu’ils ne rétablissent pas de relations normales et naturelles avec la Russie. Les pays européens doivent protester vigoureusement contre l’augmentation des dépenses militaires qu’exige Washington de leur part car à quoi sert cette dépendance pathologique aux dépenses militaires ? À l’évidence il s’agit pour les USA de tirer parti de l’économie des pays européens pour grossir les profits des géants de l’armement américain. C’est un véritable racket adossé à l’empoisonnement des relations internationales avec la Russie et la Chine organisé dans ce seul but, afin de justifier le siphonnage de l’argent public des Européens vers les grands groupes de défense américains.

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La plus grande menace sécuritaire des pays européens est la croissance massive de la pauvreté, des inégalités et des privations selon le dernier rapport de l’OCDE. Le discours alarmiste des Américains à propos de la Russie et des autres « ennemis étrangers » est une ruse grossière pour l’utilisation abusive et obscène de l’argent public des pays européens pour engraisser le colossal complexe militaro-industriel américain qui parasite totalement la société américaine elle-même. Une contradiction hautement risible est que Trump est censé être une « marionnette russe » selon ses ennemis politiques nationaux et pourtant il fait valoir le prétexte anti-russe au nom du complexe militaro-industriel encore plus que n’importe quel autre président auparavant (voir note en fin de billet).

L’Allemagne et d’autres pays européens ont bien raison d’ignorer le diktat de Trump au sujet des dépenses de défense douteuses. L’argent serait bien mieux investi nationalement dans un développement social productif et véritablement bénéfique. On sent venir une confrontation entre l’Allemagne et les USA. L’Allemagne s’est trop longtemps laissée malmener par la « puissance occupante » américaine. Avec les humiliations insultantes de Trump cette situation n’a fait que s’aggraver. Jusqu’à quel point les Allemands peuvent-ils tolérer cet abus de pouvoir des Américains ? Et ce d’autant plus que l’opposition aux diktats américains ne fait que croître dans l’opinion publique et pas seulement en Allemagne.

Traduction d’un article de Finian Cunningham, journaliste anglais, paru sur le site informationclearinghouse.info

Illustration trouvée sur le site de Mish Shedlock : petit coup d’oeil sur le complexe militaro-industriel américain en milliards de dollars.

Note. Le rapport du procureur Mueller fait clairement mention d’aucune interférence de la part de la Russie au cours du processus des élections présidentielles américaines. L’affaire est donc close, du moins pour l’instant.

Politique : Brexit or not Brexit, that is the question !

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Le projet d’accord entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne relatif au Brexit sera vraisemblablement rejeté par la Chambre des Communes à Londres cette semaine car il comporte trop d’incertitudes et de zones d’ombre en particulier les points précis de la frontière entre l’Ulster et la République d’Irlande et le statut de Gibraltar. La non divulgation par le gouvernement britannique de l’ensemble des articles du pré-accord a d’ailleurs ému les membres du Parlement. Si la Chambre des Communes rejète ce projet d’accord alors la Première Ministre britannique n’aura pas d’autre choix que de proposer un nouveau référendum à la population. Cependant les délais impartis pour préparer une telle consultation populaire avant la date butoir du 29 mars prochain sont insuffisants. Cette incertitude grandissante a conduit la Cour européenne de justice à préciser que la Grande-Bretagne pouvait avant cette date fatidique ou à la limite le 29 mars 2019 présenter à la Commission européenne qu’elle renonçait finalement et unilatéralement au Brexit.

C’est ce qu’a déclaré ce lundi 3 décembre l’avocat général de la CJU Manuel Campos Sanchez-Bordona. Depuis le référendum qui décida de la procédure du Brexit la Grande-Bretagne, conformément aux traités, a manifesté son « intention » mais pas sa « décision » de quitter l’Union. Cette nuance sémantique toute diplomatique est lourde de sens car les gesticulations stupides et insensées de Michel Barnier effraient les milieux financiers européens. Barnier, tout commissaire qu’il est, n’a pas la stature d’un diplomate. Il croit toujours que l’Europe peut être dirigée comme il le fit lors des jeux olympiques d’hiver de Grenoble ! Ce triste individu n’a pas l’air de comprendre quels sont les enjeux tant européens qu’internationaux d’un Brexit effectif.

Par exemple Washington voit d’un très mauvais oeil une désintégration même partielle de l’Union européenne car le Brexit pourrait ouvrir la boite de Pandore d’une dissolution de cette Union et la disparition à terme de la monnaie unique. La construction de l’Union européenne était initialement un projet suggéré et soutenu par les services secrets américains, c’est une vieille histoire qui remonte à Jean Monnet, agent de la CIA, pour que les USA contrôlent plus aisément le continent face à l’Union soviétique, en quelque sorte un protectorat chapeauté par l’OTAN. On en est fondamentalement toujours là alors que l’URSS a disparu. Le Brexit, vu de Washington, pourrait encourager des pays comme l’Italie, l’un des piliers de l’OTAN, à quitter l’Union et après il pourrait se développer un mouvement touchant l’Espagne, la France ou encore la Grèce qui a ouvert ses facilités portuaires à la Chine mais aussi et surtout l’Allemagne dont l’industrie souffre particulièrement des sanctions unilatéralement décidées par les USA à l’encontre de la Russie. Pour les Américains l’espace européen deviendra alors ingérable. En conclusion ce sont les USA qui ont dicté et dicteront encore la politique de l’Union européenne ainsi que le processus du Brexit dont les jours me semble-t-il sont comptés, mais je peux me tromper …

Source partielle et illustration : Reuters

Qui est réellement Emmanuel Macron ?

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Comme je l’avais annoncé à mes lecteurs je voulais écrire un article sur le véritable coup d’Etat qui a secoué la France avec l’élection présidentielle de cette année 2017. Jamais la politique française n’avait été avec autant d’évidence prise en otage par le milieu des affaires, la finance apatride et les médias. Macron a été littéralement vendu aux électeurs comme un produit de consommation … Et quel produit puisqu’il représente les intérêts de la finance qui remontent jusqu’à Washington et Wall Street en passant par la City. Il y eut au cours de cette exécrable campagne d’incroyables rebondissements comme l’affaire Fillon débusquée au bon moment par le journal satirique bien connu. Il fallait que l’establishment trans-atlantique cloue au pilori cet empêcheur de tourner en rond. Puis ce fut la diabolisation de Marine Le Pen pour reprendre les termes utilisés jadis contre son père. Marine Le Pen, pour faire court, est une nationaliste, donc elle est fasciste. Puisqu’elle prônait la sortie de la France de l’euro et surtout de l’OTAN (elle n’a pas l’envergure charismatique du Général de Gaulle) et ses prises de positions incluant un rapprochement avec la Russie, elle ne pouvait que déplaire au « Deep State » américain, la Russie étant le nouvel ennemi déclaré des USA. Ne parlons même pas de Mélenchon : un autre Maduro, ennemi des Etats-Unis, à l’Elysée ? Impossible.

Car il ne faut pas se méprendre, Macron a été mis sur les rails par l’intelligentsia de la finance internationale et il devra, en gouvernant, se plier aux exigences de cette dernière. Qui est Macron ? En 2007, à 29 ans, tout frais inspecteur des finances sorti de l’ENA, Jacques Attali le convie à participer à la commission mise en place pour pondre l’ouvrage commandé par Sarkozy « 300 propositions pour changer la France ». Sarkozy a mis ce document dans la corbeille à papier craignant de catalyser des révoltes populaires … Il organisa pour mieux capter l’opinion le fameux (et fumeux) Grenelle de l’Environnement dont l’une des rares mesures préconisées par ce coûteux exercice (pour le contribuable) et effectivement appliquée est la taxe sur le kérosène que les passagers d’Air France paient sans le savoir.

Brillant économiste Macron fit des prodiges après avoir été sollicité par la Banque d’affaires Rothschild ce qui ne passa pas inaperçu aux oreilles du Président François Hollande qui avait pourtant clamé lors de sa propre campagne électorale, propulsé candidat par défaut à la suite de l’affaire Strauss-Kahn : « mon réel ennemi est le monde de la finance ». Par précaution et afin de ne pas semer la panique à la City Hollande y dépêcha Macron dans le but de rassurer l’élite financière pour bien insister sur le fait que les déclarations tonitruantes du Président français n’avaient été que des arguments électoralistes, ben voyons ! Après son élection Hollande appointa Macron au Château avec un titre plutôt ronflant de secrétaire adjoint et en 2014, devenu le poulain de l’Elysée, Macron fut propulsé Ministre de l’Économie, de l’Industrie et des affaires digitales. À ce poste Macron fit en sorte de ternir Manuel Valls (devenu premier ministre) en décidant quelques mesures directement sorties du programma Attali dont par exemple la libéralisation des transports en autobus.

Cette histoire d’autobus qui paraît anecdotique n’est l’est pas du tout : l’idée fondamentale était en effet de mettre en concurrence directe les transports publics nationaux, SNCF, Air France et autres régies crées à la fin de la seconde guerre mondiale comme la RATP à Paris et contrôlées par l’Etat et largement financées par les contribuables. Il fallait inciter des entrepreneurs à créer leur entreprise et que celle-ci soit compétitive et profitable dans le but d’attirer les investisseurs. N’est-ce pas là le plus basique raisonnement d’un banquier qui n’est attiré que par le profit ?

À la fin de l’année 2016, ayant fait le constat que ses chances de gravir les échelons de la hiérarchie politique étaient réunies favorablement – selon ses conseillers – Macron créa « son » mouvement En Marche et démissionna de ses responsabilités gouvernementales.

Épaulé par ses amis financiers et investisseurs il concocta une organisation médiatique de sa campagne électorale calculée avec la précision d’une partition de J-S Bach car il s’agissait pour lui et ses soutiens occultes de se vendre à l’opinion publique. Jamais la France n’a vécu un tel matraquage médiatique aussi bien réglé à la seconde près ! Macron a tout pour plaire comme le mannequin d’un rayon de mode d’une boutique de luxe. Il parle anglais parfaitement, il adore les prouesses économiques de l’Allemagne, il est partisan d’un renforcement des pouvoirs de l’OTAN, en un mot c’est le politicien du « renouveau » de la France qu’attendaient l’Europe et Washington.

Il ne faut pourtant pas s’y méprendre, Macron n’est que l’instrument des médias contrôlés par de grandes fortunes industrielles et commerciales comme Dassault, Berger, Drahi, Niel ou encore Bolloré : il n’y a plus de presse indépendante en France et pour la télévision c’est presque aussi catastrophique qu’aux USA et dans bien d’autres pays occidentaux, c’est la même situation. Les Français ont été pris au piège du marketing trans-atlantique car derrière toute cette machination il ne faut pas oublier la CIA qui a aussi joué un rôle central de contrôle continu des médias français et également étrangers.

Macron révèle à petites doses sa duplicité quand il a déclaré que jamais il n’accepterait « l’annexion » de la Crimée par la Russie ou quand il a déploré l’interférence de la Russie dans la campagne électorale française pour favoriser Marine Le Pen. Ses déclarations sont dans la droite ligne des desseins du « Deep State » derrière lequel se trouve la CIA et les médias français (comme américains) impriment ce que le Deep State leur dit d’imprimer. Macron est un atlantiste, un globaliste, un mondialiste, il est sous le contrôle des innombrables agences d’espionnage américaines qui collaborent avec le complexe militaro-sécuritaire américain pour le plus grand bénéfice de la finance internationale. En conséquence tout opposant aux décisions politiques que prendra Macron sera considéré comme un agent de Moscou à commencer par les syndicats qui vont certainement voir d’un très mauvais oeil les projets (pourtant nécessaires et urgents) de réforme en profondeur du code du travail et non pas par petites touches pointillistes.

Mais ce qui attend réellement la France est la privatisation rampante de services publics dans la droite ligne du libéralisme prôné par Bruxelles selon les désirs des financiers de Wall Street et de la City (Brexit ou pas) là où il y aura des profits à réaliser. On ne peut que suggérer ici la santé, les retraites, les transports ou encore l’énergie et ultimement l’éducation qui n’est après tout qu’un service comme un autre. Et pour un financier il y a gros à gagner car ce seront plus de 45 millions de contribuables qui seront pris en otage. Macron, prisonnier de la finance, ne peut qu’accorder son blanc-seing sans état d’âme à cette évolution de la politique française quelles que puissent être les conséquences sur le bien-être des citoyens français, car il s’en moque totalement. Pour rajouter une autre évidence de l’atlantisme inconditionnel de Macron, il a invité le Président Donald Trump à assister au défilé militariste du 14 juillet. Celui-ci viendra avec quelques GIs qui marcheront à pas cadencés sur les Champs-Elysées avec l’armée française … Voilà qui est Macron.

Largement inspiré d’un article paru originellement dans Foreign Policy et repris par CounterPunch avant le deuxième tour des élections présidentielles françaises.

La disparition programmée de la France

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C’est encore une traduction d’un billet de Paul Craig Roberts paru il y a 3 jours sur son blog et j’ai cru utile d’en informer mes lecteurs non anglophones. PCR est en effet un des rares analystes de la toile qui présente une opinion clairvoyante de la géopolitique et de l’économie avec un recul tel que sa vision de la situation peut être considérée comme fiable. Universitaire, écrivain et journaliste, PCR fut appointé Secrétaire assistant au Trésor par Ronald Reagan puis fut de nombreuses années consultant auprès du Département de la Défense et ensuite du Commerce. Il connaît intimement les rouages de l’Administration américaine et ses analyses doivent être prises en considération pour comprendre les tendances actuelles de la géopolitique. Traduit en prenant une certaine liberté dans les figures de style.

L’électorat français manipulé et insouciant a voté pour abolir la Nation Française. Dans 5 ans la France n’existera plus que comme une entité géographique, ce sera une province de l’Europe, elle-même une province du capitalisme global.

Les Français avaient une dernière chance de sauver leur pays, mais ils ne l’ont pas saisie car ils ne le pouvaient pas à moins d’être taxés de fascistes et de racistes. Leur choix a donc conduit à la défaite de Marine Le Pen, leader du seul parti politique français qui défend une certaine idée de la nation française.

Après 5 ans de législature Macron, il ne restera rien de la France (voir note 1). Macron, le candidat choisi par Washington et les banquiers internationaux, représente « l’élite atlantiste totalement dévouée à la globalisation », utilisant le peu qui reste de pouvoir aux gouvernements nationaux pour les affaiblir encore plus, prenant des décisions favorables aux « marchés », c’est-à-dire le capital international aux mains des grandes banques et des institutions financières, en particulier celles localisées aux USA comme par exemple Goldman-Sachs.

Macron se définit lui-même comme un homme de la diversité, allant jusqu’à déclarer qu’il n’y a pas de culture française spécifique. La nouvelle Ministre des Armées déclare quant à elle qu’elle « ne se sent pas Française ». Macron suit en cela la russophobie des néo-conservateurs américains en allant à l’Elysée dans un véhicule militaire, une première dans la République Française.

Le but de la visite de Poutine en France (dans les ors et les cristaux du Château de Versailles) n’est pas clair dans la mesure où Macron est sous l’entier contrôle de Washington. Peut-être que Poutine a demandé à Macron de se joindre aux Russes pour combattre le terrorisme ou tout simplement a-t-il seulement voulu se rendre compte du fait que Macron avait pris conscience de la politique belliciste dans laquelle Washington veut entrainer l’Europe. Cette invitation était peut-être aussi une exigence de Washington pour donner un espoir d’ouverture de l’Europe vers la Russie alors que les USA finalisent leur plan d’attaque de ce pays.

Seulement deux pays sont des obstacles aux visées hégémoniques des USA, la Chine et la Russie. La Russie est l’obstacle le plus dérangeant car l’Europe est dépendante de ce pays pour son énergie et l’armement nucléaire russe est hautement sophistiqué (voir note 2). Washington considère que la puissance de la Russie repose sur un seul homme et que ce dernier peut être éliminé comme le fut JFK. Quant au leadership de la Chine, il est dilué dans le Parti, une sorte de démocratie à la chinoise que Washington aimerait bien discréditer aux yeux du peuple (comme ce fut le cas à Hong-Kong lors de mouvements de protestation organisés par la CIA, note de votre serviteur).

On ne peut que conclure que Washington emmène le monde entier vers un conflit de grande envergure et tant la Russie que la Chine doivent être conscients qu’elles sont les premières cibles et comme leurs approches diplomatiques sont systématiquement repoussées tant par les USA que l’Europe, ces deux pays en arriveront à la conclusion qu’ils n’ont pas d’autre choix que de se soumettre à Washington ou faire la guerre.

Source : Paulcraigroberts.com

Note 1 : Le plan de Macron est de privatiser tout ce qui peut l’être depuis le système de retraite jusqu’aux services dits publics en passant par l’éducation, les hôpitaux et tous les services de proximité. Dans 5 ans l’Etat français sera entre les mains d’organismes financiers supranationaux. Est-ce vraiment ce qu’ont voulu les électeurs ?

Note 2 : Un seul missile multi-ogives russe est capable de détruire la moitié de la Grande-Bretagne. Deux missiles suffiront à vitrifier l’Ile-de-France et la majeure partie de la région Rhône-Alpes. La Russie dispose de plus de 500 missiles opérationnels capables de passer au travers des systèmes de défense THADD américains. Si Macron feint d’ignorer ce genre de « détail » c’est qu’il est tout simplement inconscient.

L’OTAN menace notre sécurité

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Cet article provient du quotidien Le Temps

L’OTAN masse des troupes et des armes aux marches de la Russie. Nous tenons à exprimer notre inquiétude devant la propagande qui déforme la réalité des menaces qui pèsent sur la paix. Cette propagande insidieuse fabrique des ennemis imaginaires pour justifier le surdéveloppement de dépenses militaires, des conquêtes de territoires ou de «parts de marché», des prises de contrôle d’approvisionnement énergétique et pour corroder la démocratie.

Dirigeants russes humiliés

Non, la Russie n’est pas l’agresseur et ne menace aucunement les Pays Baltes, la Pologne ou la Suède. A l’implosion de l’URSS et du Pacte de Varsovie, la bévue stratégique des Etats-Unis et de leurs alliés a été de ne pas refonder l’architecture internationale de sécurité. Oubliée la Charte de Paris (1990) qui promettait la paix à l’Europe. Dans son livre, Le Grand échiquier – l’Amérique et le reste du monde, Zbigniew Brezinski posait en 1997 la question de savoir s’il fallait intégrer la Russie dans l’OTAN et dans l’UE. Il finissait par privilégier la sécurité tactique sur la paix stratégique, non sans prévoir que cela déclencherait des réactions russes.

Il préconisait l’intégration de l’Ukraine, l’un des cinq «pivots géopolitiques» de l’Eurasie, dans l’OTAN et dans l’UE. En 2010, Charles A Kupchan, Professeur à Georgetown University, proposait d’intégrer les Russes dans l’OTAN. Oubliant la promesse des USA aux Russes, lors de la réunification allemande, de ne pas étendre l’OTAN à l’Est, les Occidentaux n’ont eu de cesse de repousser, d’encercler et d’humilier les dirigeants russes successifs. Quoi que nous pensions du régime russe, le principal défaut de Vladimir Poutine (et de bien d’autres pays du monde), aux yeux des Occidentaux, est de cesser d’acquiescer aux volontés hégémoniques occidentales.

La CIA en embuscade

Après l’illégale guerre d’Irak, l’extension du nombre de pays membres de l’OTAN et l’expansion tous azimuts de son aire d’action, le renversement du régime de Kadhafi en Libye, puis ce que nous considérons comme un coup d’Etat en Ukraine organisé et soutenu par les Etats-Unis, auront été les lignes rouges déclenchant les ripostes russe et chinoise qui avaient déjà constitué l’Organisation de Coopération de Shanghai après le premier élargissement de l’OTAN. Il aura fallu les opérations en Libye et en Ukraine et l’appui de l’occident (dès 2006 selon Time Magazine du 19 décembre 2006) aux «rebelles» résolus à renverser le régime syrien, pour que les Russes soutiennent surtout l’autonomie de la Crimée et interviennent militairement en Syrie.

Tandis que la CIA a surveillé l’élection présidentielle française de 2012, que la NSA, espionne partout entreprises, organisations et particuliers, la mode est d’imputer aux dirigeants russes une ingérence directe dans les élections américaines, françaises, allemandes.

Les pays européens renforcent leur alignement sur la politique étrangère des Etats-Unis, embargo contre la Russie inclusivement. Le Président François Hollande parachève la réintégration de la France dans le commandement militaire de l’OTAN, entamée par Nicolas Sarkozy.

Et les pays neutres?

Et les pays neutres? La Suède rétablit la conscription, ce au moment de la diffusion sur Arte d’un reportage édifiant intitulé «Guerre froide dans le Grand Nord». L’Etat-major suédois manœuvrait naguère de concert avec l’OTAN et les Etats-Unis, ce à l’insu du gouvernement d’Olof Palme qui préconisait la détente avec Moscou… et qui en mourut assassiné. L’adhésion de la Suisse au Partenariat pour la paix (ou PpP) de l’OTAN vaut-elle neutralité? William Perry, ex-Secrétaire à la Défense a déclaré: «La différence entre l’adhésion pleine et entière à L’OTAN et le PpP doit tendre à devenir plus ténue qu’une feuille de papier». Des avions suisses survolent la Baltique aux côtés de chasseurs de l’OTAN.

Non, l’OTAN, devenue une alliance offensive, n’assure pas notre sécurité. Misons sur l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), dialoguons avec la Russie et mettons en œuvre les articles 46 et 47 de la Charte de l’ONU, stipulant un comité d’état-major auprès du Conseil de Sécurité.

Article paru dans le quotidien Le Temps sous les plumes de Gabriel Galice, Daniele Ganser et Hans von Sponeck. Au sujet des exactions de la CIA à propos de la Crimée il est tout à fait intéressant de lire l’article d’Arina Tsukanova relaté par Paul Craig Roberts (paulcraigroberts.org) sur son blog : http://www.strategic-culture.org/news/2017/03/28/so-who-annexed-crimea-peninsular-then.html

Note d’actualité. Fort heureusement pour l’Europe, l’OTAN n’a pas participé aux frappes aériennes effectuées la nuit dernière par les USA. Il est déplorable de constater que la politique agressive des Etats-Unis envers un pays souverain décidée sur la base de renseignements partiels rappelle étrangement l’attitude américaine lors de l’incident du Golfe du Tonkin qui signa l’entrée en guerre des USA au Viet-Nam. Il reste à espérer que cette agression injustifiée des Américains n’entrainera pas un conflit généralisé au cours duquel l’Europe serait une des premières cibles puisque de facto l’Europe est l’alliée des USA via l’OTAN

Confirmation : la Turquie va très probablement quitter l’OTAN

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Nous vivons actuellement des moments extrêmement dangereux pour la survie de l’humanité et il me paraît indispensable d’en informer mes lecteurs, surtout de France, soumis à une désinformation quotidienne constante. Encore plus dangereuse que la crise économique vers laquelle on s’achemine il y a la crise du Moyen-Orient qui vient de prendre une tournure particulièrement préoccupante.

Je ne prétend pas être un visionnaire de mauvaise augure comme mes remarques en fin de billet de ce vendredi 14 octobre 2016 ont pu ainsi être interprétées par mes lecteurs mais je me dois d’insister sur ce sujet de la plus haute importance pour la planète entière. La campagne électorale américaine a abouti à un véritable fiasco pour Donald Trump rattrapé par de sombres histoires de cul sans intérêt et il est maintenant clair que Madame Clinton sera élue présidente et qu’elle fera tout pour poursuivre l’agenda mis en place par Dick Cheney au Moyen-Orient. Elle a d’ailleurs déclara haut et fort que quand elle arrivera dans le salon ovale de la Maison-Blanche elle imposera une « no-fly-zone » au dessus du territoire syrien comme elle le fit lorsqu’elle dirigeait le Département d’Etat pour la Libye. Une telle décision sera considérée par la Syrie et la Russie comme un casus belli !

De plus la situation s’envenime déjà depuis l’accord de principe entre la Russie et la Turquie pour la mise en place d’un gazoduc et d’un oléoduc pour acheminer les hydrocarbures depuis l’Iran, l’Irak et les autres régions situées au nord-est de ces pays vers l’Europe, le premier consommateur d’énergie du monde.

La situation s’envenime en effet depuis que le Département d’Etat américain a décidé à la suite de l’accord Putine-Erdogan de lundi dernier de soutenir activement les Kurdes d’Irak et de Syrie pour établir un Etat dissident à leur service riche en ressources pétrolières afin d’affaiblir tant la Turquie que la Syrie et l’Irak par la même occasion puisqu’une part loin d’être négligeable des ressources pétrolières d’Irak se trouve dans le territoire contrôlé par les Kurdes. Cette décision va naturellement déplaire au plus haut point à Erdogan …

Erdogan se trouve donc maintenant au pied du mur : il ne lui reste, comme je le mentionnais dans mon billet d’hier, que la solution lourde de conséquences de quitter l’OTAN, de mettre les Américains à la porte avec leurs 70 fusées armées de bombes nucléaires ainsi que leur flotte qui contrôle la totalité de l’est de la Méditerranée. La situation est d’autant plus urgente qu’il apparaît maintenant clairement que Madame Clinton sera élue et cette décision doit être mise en oeuvre avant le terme du processus électoral américain qui se situe vers la mi-janvier 2017. Les conséquences géostratégiques sont tellement immenses que n’importe quel autre évènement, où qu’il arrive, paraîtra dérisoire. Sans la Turquie, l’OTAN, l’instrument indispensable de l’impérialisme américain, va perdre une carte maîtresse qui ne pourra pas être remplacée du point de vue stratégique et tout le château de carte mis en place par les Américains s’effondrera. Le coup-d’Etat manqué et fomenté par la CIA, de toute évidence, du 15 juillet dernier prend alors toute sa saveur. Une suite d’évènements d’une extrême importance pour le monde entier se prépare. À suivre attentivement naturellement pas dans la presse ou les télévisions main-stream européennes contrôlées par la CIA mais sur des sites alternatifs qui osent et peuvent encore dire la vérité.

Ajoutez à cet évènement l’intention du Président philippin Rodrigo Duterte de mettre proprement les Américains hors de son pays (comme le fit le Général de Gaulle en 1966 pour la France) et de se rapprocher de la Chine et de la Russie, ce sera un autre revers à l’encontre de la politique hégémonique des USA … et ce n’est que le commencement de l’écroulement de la soit-disante puissance américaine, un pays qui compte un tiers de sa population active sans emploi et qui survit en imprimant de la fausse monnaie qu’il fait payer au monde entier. Il est grand temps que cette mascarade cesse !

Sources : Associated Press, Military Times et Strategic Culture

Cinq minutes avant minuit …

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J’ai lu avec une frayeur certaine un rapport de ce qui est appelé avec pudeur « Le Conseil Atlantique ». En réalité il s’agit de l’OTAN et de son organe de propagande publique et je conseille très vivement à mes lecteurs de parcourir ce petit opuscule qui constitue un concentré de ce qui se met en place actuellement en Europe de l’Est et en particulier en Pologne (voir le lien, en anglais en fin de billet mais il doit exister une version français de ce document). On est revenu aux bons vieux arguments de la Guerre Froide en prétendant que la Russie a une avance stratégique sur les armements déployés par les Américains dans de nombreux pays européens. Je pense tout particulièrement à la France qui va héberger, au mépris de la politique mise en place par De Gaulle d’une force de dissuasion nucléaire nationale indépendante, des armements nucléaires stratégiques sur son sol comme il en existe en Espagne ou encore en Turquie.

Bref, si on entre dans les détails, cette attitude agressive délibérée des USA et de l’Europe toute entière via l’OTAN n’a pas d’autre but que de donner du pain à manger au complexe militaro-industriel américain exactement comme au temps de la Guerre Froide en brandissant la menace russe à chaque instant et dans toutes les chaumières européennes avec la télévision et la presse vendues aux desseins du Département d’Etat américain, du Pentagone et de la CIA. Le document de l’OTAN a été rédigé par deux courtiers en armements, Richard Shirreff et Maciej Olex-Szczytowski. Pour armer la Pologne et atteindre un niveau d’armement dissuasif il faut que les USA (et leurs alliés) dépensent au moins 26 milliards de dollars mais 34 milliards ce serait encore mieux.

Vladimir Putine, l’ours russe, est en effet imprévisible ! Il a déjà envahi l’est de l’Ukraine et annexé la Crimée, il est grand temps de lui faire peur en installant des systèmes électroniques de brouillage, des fusées en tous genres y compris à têtes nucléaires, des forces navales conséquentes en Mer Baltique et des unités blindées à quelques kilomètres de la frontière russe.

Qui peut apporter des preuves tangibles que la Russie a effectivement envahi le Donbass et annexé de force la Crimée ? Jamais on ne pourra lire ou entendre dans la presstitute occidentale qu’il ne s’agit que de propagande orchestrée par la Maison-Blanche. Alors à l’évidence on s’achemine vers un conflit nucléaire généralisé qui vitrifiera en quelques minutes l’ensemble de l’humanité. Les rares survivants seront exterminés par l’hiver nucléaire qui s’en suivra comme lors de la chute de l’astéroïde de Chicxulub qui entraina la disparition presque instantanée des dinosaures …

Bonnes vacances !

Source : Paul Craig Roberts et

http://www.atlanticcouncil.org/images/publications/Arming_for_Deterrence_web_0719.pdf

Note : pesstitute, néologisme créé par PCR

Vol MH17 : 2 ans et 2 jours plus tard …

Comme cela m’arrive quelques fois je reproduis ci-dessous une dépêche d’agence qui sera certainement passée largement inaperçue dans la presse française main-stream, je veux dire le Figaro, le Monde ou le Point, des organes de propagande subventionnés par l’Etat français, c’est-à-dire par les contribuables, pour disséminer les mensonges les plus éhontés que n’importe quel lecteur ayant encore quelques neurones fonctionnels pourrait découvrir au hasard de ses lectures éclectiques, c’est-à-dire choisies de manière pragmatique, ce que je fais pour ma part quotidiennement.

Hommage ukrainien aux victimes de la Malaysia Airlines

Des dizaines d’Ukrainiens se sont rassemblées dimanche sur les lieux du crash de l’avion de la Malaysia Airlines pour rendre hommage aux 298 personnes tuées dans la tragédie. L’appareil avait été abattu par un missile il y a deux ans dans l’Est séparatiste.

Une soixantaine de locaux ont tenu une cérémonie sur la petite place du village de Petropavlivka, où une partie des cadavres et des objets personnels des passagers du vol sont tombés en 2014.

Quelques jeunes du village, situé sur le territoire sous contrôle des rebelles pro-russes, ont également confectionné des avions en papier en mémoire des enfants disparus dans la tragédie.

Jouets d’enfants

« Quelques proches des gens tués nous ont téléphoné et nous ont demandé de retrouver les objets qui avaient de la valeur pour eux, comme par exemple les jouets qui appartenaient aux enfants » et de les leur envoyer, explique la responsable du village, Natalia Volochina.

Débris encore épars

« Nous nous attendions à ce que les familles des victimes viennent pour la cérémonie, mais apparemment les autorités ukrainiennes leur ont fait peur en leur disant que c’était dangereux ici », ajoute-t-elle. Une cérémonie doit avoir lieu dimanche aux Pays-Bas, d’où étaient originaires la plupart des victimes.

Les habitants du village continuent de trouver dans les forêts avoisinantes de petits débris du Boeing 777 qui reliait Amsterdam à Kuala Lumpur, qui s’est écrasé le 17 juillet 2014, tuant tous les passagers et les membre de l’équipage.

Séparatistes pro-russes en cause

D’après une enquête internationale, coordonnée par le Bureau néerlandais d’enquête pour la sécurité (OVV), l’avion avait été abattu par un missile sol-air de type BUK de fabrication russe depuis une zone tenue par les séparatistes prorusses.

Les rebelles nient toute responsabilité et accusent en retour les forces ukrainiennes, également équipées de ce type de missile.

Le président ukrainien Petro Porochenko a assuré dimanche que « les auteurs de cette tragédie seront châtiés ». « Avec nos partenaires, nous faisons tout ce qui est possible pour amener les fautifs devant la justice », a-t-il ajouté. (ats / 17.07.2016 16h11)

Mais ce n’est pas tout, deux ans et deux jours après la destruction intentionnelle en vol d’un avion de ligne civil dans le ciel ukrainien on ne connait toujours pas les coupables de ce massacre de civils totalement innocents. Washington et ses vassaux européens ainsi que leurs médias politisèrent immédiatement cet évènement : c’était la faute aux Russes, point-barre.

Après quinze mois d’intense propagande anti-russe qui a été bien enfoncée dans le crâne des Européens complètement lobotomisés, l’enquête néerlandaise a pondu un rapport qui ne conclue … rien ! De toutes les façons, ce rapport était inutile puisque tout le monde savait que c’étaient les Russes qui avaient abattu l’avion de Malaysia Airlines, puisqu’on vous l’a dit depuis le début, c’était donc vrai … et c’est toujours vrai !

D’ailleurs c’est exactement le même scénario pour le « réchauffement climatique », mais c’est une autre histoire.

Washington a utilisé avec le succès que l’on connait cet argument pour ruiner les relations politiques et commerciales florissantes entre l’Union Européenne et la Russie, un partenaire important de cette Union Européenne maintenant souffrant d’une crise économique rampante et inquiétante en raison des sanctions mises en place à l’encontre de la Russie par la Maison-Blanche. Merci Monsieur Obama au nom de tous les Européens !

Après 4 mois de propagande anti-russe effrénée un site web du nom de Bellingcat affirma que le missile Buk avait été tiré par une unité russe, la 53e Brigade Buk, située dans la ville russe de Kursk. Ce site web pourrait très bien propager de fausses informations pour le compte de la CIA ou du MI5, allez savoir … Si des séparatistes de l’est de l’Ukraine peu expérimentés dans l’utilisation de ce genre d’armement avaient éventuellement fait feu sur cet avion de ligne, il est impossible qu’une unité militaire russe basée en territoire russe ait pu faire une telle erreur.

D’autre part, il est totalement incompréhensible que les séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine aient eu quelques raisons que ce soit pour utiliser ce genre de missile au cours du conflit qui les opposaient au régime fasciste de Kiev. Ils ne disposaient d’aucune force aérienne et ils étaient attaqués quotidiennement par des hélicoptères et des avions volant à basse altitude et larguant leurs bombes directement sur les civils. Les missiles Buk ne sont destinés qu’à détruire des avions volant à plus de 15000 pieds !

Le seul moyen pour les séparatistes du Donbass de disposer d’un tel armement eut été de le capturer au sein des positions gouvernementales qui l’avaient déployé pour dieu sait quelle raison puisque ces séparatistes n’avaient aucune force aérienne.

Il semble donc que cet armement était présent dans la zone du conflit pour un motif encore indéterminé mais en tous les cas certainement pas lié aux affrontements en cours sur le terrain puisque, faut-il le répéter, les séparatistes n’avaient pas d’aviation. Les enquêtes diligentées par les autorités ukrainiennes (mises en place par et à la solde des USA, cf les évènements de Mayden pilotés par la CIA) ont néanmoins cité – et il faut le souligner – qu’un contrôleur aérien indiqua que le vol MH17 et l’aéronef transportant le Président Putine à ce moment-là se trouvaient initialement sur la même route. Il est donc possible que Washington et les autorités ukrainiennes aient ainsi décidé d’abattre par erreur l’avion malais alors qu’ils visaient l’avion dans lequel se trouvait le Président russe. Naturellement et afin d’éviter une escalade pouvant avoir de graves conséquences le gouvernement russe allait tout simplement démentir en des termes diplomatiques de convenance que l’avion du Président Putine ne se trouvait pas dans le même couloir aérien.

La presse occidentale rendit compte du fait que les séparatistes du Donbass avaient trouvé les boites noires et les avaient falsifiées avant qu’elles ne soient remises aux autorités néerlandaises. Si ces séparatistes étaient les auteurs de ce fait de guerre pourquoi auraient-ils détruit des preuves qui les disculpaient ? On peut aussi se poser sérieusement la question de savoir pourquoi les autorités ukrainiennes de Kiev ont toujours refusé de rendre publiques les conversations entre les contrôleurs aériens et les pilotes du vol MH17 ni pourquoi elles ont laissé cet avion survoler une zone de combat. Le rapport néerlandais ne répond pas à ces questions et l’explication est simple : Washington a interdit la divulgation de toute information contraire à sa propagande anti-russe.

En conclusion avoir abattu intentionnellement ou par erreur le vol MH17 a été utilisé par Washington, la CIA et l’OTAN pour ternir la réputation de la Russie et convaincre l’Union Européenne d’appliquer les sanctions économiques que l’on sait à l’encontre de la Russie et également de favoriser la présence militaire américaine lourdement armée à quelques kilomètres de la frontière russe. À qui bénéficie le doute sur cette affaire, s’il y a encore un doute ? La réponse est claire : à l’OTAN qui se prépare à une guerre entre l’Europe et la Russie. Combien y aura-t-il de centaines de millions de morts sur la base d’un monstrueux mensonge ? Le Département d’Etat américain, la CIA et le Pentagone n’en sont pas à leurs premiers mensonges et c’est vraiment déplorable de constater que les chefs d’Etat européens continuent à admettre sans protester un tel état de fait, faut-il qu’ils soient complètement réduits à l’état de zombies par la Maison-Blanche …

Billet partiellement adapté d’un article de Paul Craig Roberts

Les fondateurs de l’Union Européenne : des nazis et des collabos …

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L’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui est une émanation de l’idéal nazi d’une Europe pan-germanique. Si l’histoire récente a été réécrite la situation est revenue à la case départ comme vous allez le découvrir. Ce billet est largement inspiré d’un article du journaliste Wayne Madsen paru sur le site de Strategic Culture Foundation ( http://www.strategic-culture.org ).

Ce qui est maintenant l’Union Européenne est une extension de la Communauté Européenne du charbon et de l’acier (CECA, six pays, qui deviendra l’ « Europe des Six ») créée en 1951 sous l’impulsion de Robert Schuman, un politicien qui avait prêté allégeance au Maréchal Pétain, chef de la France de Vichy alliée du Troisième Reich. Après la fin de la guerre, Schuman fut déchu de ses droits de politicien en raison de sa collaboration avec les Allemands nazis. Il fut rétabli quelques mois plus tard dans la dignité par De Gaulle lors de son bref passage au gouvernement en 1945 et oeuvra, promu rapidement ministre, pour la mise en place d’une version modifiée du Troisième Reich, l’Union Européenne. En tant que Ministre des Affaires Etrangères Schuman signa en 1949 l’acte de naissance de l’OTAN. Les premiers collaborateurs de Schuman dans le projet de mise en place du Quatrième Reich, nouvelle version « démocrate », furent Jean Monnet et Konrad Adenauer. Jean Monnet était un agent double de l’OSS et de la CIA et Adenauer n’avait pas caché ses sympathies nazies comme Président du Conseil de la Prusse.

Un autre collaborateur de Schuman fut Walter Hallstein, un avocat allemand n’ayant jamais caché ses sympathies pour le parti nazi. Il fut fait prisonnier par les Américains et renvoyé en Europe par la CIA pour initier la construction de l’Union Européenne. Un autre artisan de la construction européenne fut le Prince Bernhard de Lippe-Biesterfeld en République fédérale allemande puis aux Pays-Bas. Après s’être hissé dans la haute aristocratie princière européenne en épousant la Princesse Juliana (1937), future reine des Pays-Bas, le Prince Bernhard avait obtenu sa carte du parti nazi et fut par la suite officier SS. Dès le début des années 40 cet individu prônait auprès d’Hitler la création d’une monnaie européenne, soutenu dans ce projet par Himmler et Von Ribbentrop.

Quand l’Allemagne envahit la Hollande, Bernhard se réfugia dans une sorte de neutralité simulée pour épargner la famille royale néerlandaise.

Après la guerre, Bernhard supporta activement le projet d’Union européenne en créant dès 1954 la conférence annuelle de Bilderberg du nom d’un hôtel néerlandais où eurent lieu ces première réunion des partisans d’une Europe unie appuyés par les Atlantistes affiliés à l’OTAN. Ces conférence dites de Bilderberg étaient donc organisées dans le cadre de la création d’une Union Européenne selon les directives de la CIA et avec l’appui de l’OTAN pour le plus grand bonheur (à venir) des grandes corporations industrielles et financières.

À l’instar des projets d’une Europe unie comme en rêvait Hitler, les conférences de Bilderberg prônaient une Union européenne au détriment des souverainetés nationales, des droits culturels, de la liberté d’expression et de pensée et du droit des travailleurs : une idéologie directement inspirée de celle du régime nazi. Dès ces premières conférences, un certain Jozef Retinger, politicien polonais exilé à Londres après l’occupation de la Pologne par les Nazis qui était co-fondateur de la conférence de Bilderberg avec, entre autres personnalités, David Rockfeller, fut pourchassé par les services secrets polonais sans succès.

Il est remarquable de constater que la doctrine du nazisme vient de resurgir à la suite du « Brexit ». Autant Jean-Claude Junker, Président de la Commission Européenne, que Martin Schulz, Président du Parlement Européen, tous deux fervents fédéralistes, ont repris la vieille doctrine nazie de « punition collective » envers la Grande-Bretagne allant jusqu’à ne plus considérer l’anglais comme langue européenne officielle !

Depuis le traité de Maastricht, base du fédéralisme, l’Europe a bafoué la démocratie. La monstrueuse bureaucratie de Bruxelles organisée sur le modèle de celle de l’Allemagne nazie ose expliquer aux boulangers français comment cuire les baguettes de pain, aux éleveurs grecs comment préparer la feta et aux brasseurs allemands comment faire de la bière. La Grande-Bretagne n’est pas le premier pays à se rebiffer contre le « Quatrième Reich ». Le Groenland l’a fait à deux reprises et l’Islande vient encore de réaffirmer son indépendance vis-à-vis de l’Europe après avoir été pillée par les banquiers européens. En 2015 la Grèce a voté à plus de 60 % contre les directives européennes d’austérité. Le parti gauchiste Syriza créé de toute pièce avec l’appui de George Soros a dû accepter le diktat de l’Europe sous la pression en particulier de l’Allemagne.

C’est maintenant l’Allemagne qui à la suite du Brexit affirme sa domination sur l’Europe entière après avoir construit son hégémonie économique sur un grand nombre d’Etats européens, Belgique, Etats Baltes, Roumanie, Bulgarie et Pologne. Ces Etats ne sont que des marionnettes de l’Allemagne. Si ce n’est pas une renaissance de l’ « Axe » avec l’appui de l’OTAN ça y ressemble ! Par ailleurs tout se prépare pour répéter l’Opération Barbarossa … Il devient urgent pour leur survie que d’autres pays européens se désolidarisent de cette Union Européenne qui n’a plus rien de démocratique mais n’est rien d’autre qu’un nouvel ordre nazi aux visées bellicistes soutenues par le complexe militaro-industriel américain. Il faut souhaiter que ce Quatrième Reich mis en place par la troïka Schuman-Monnet-Adenauer se termine le plus vite possible … Que des personnalités politiques opposées à l’Union européenne, que ce soit en France, en Espagne, en Italie, en Autriche ou encore en Hongrie, dénoncent la main-mise des idéologies nazies et totalitaires sur l’Europe avec l’appui de l’OTAN et de la CIA. Il en va de l’avenir de nos enfants et petits-enfants …

Note. Wayne Madsen : Ancien contractant de la National Security Agency (NSA), devenu journaliste spécialisé sur le renseignement électronique, puis sur le renseignement en général. Il a notamment été chef de rubrique de la revue française Intelligence Online jusqu’à son rachat par Le Monde. Il publie le Wayne Madsen Report et intervient régulièrement sur la chaîne satellitaire Russia Today.

Illustration : Prince Bernhard de Lippe-Biesterfeld en 1942