Guerre contre le Covid-19 : Une quintuple et cinglante défaite des pays membres de l’OTAN

Article du Général Dominique Delawarde

Dans la journée d’hier deux événements, passés inaperçus, m’ont conduit à faire l’analyse de la guerre contre la Covid-19, telle qu’elle a été conduite par les 30 pays membres de l’OTAN.

1- Les USA ont franchi hier le cap symbolique du million de décès déclarés à eux seuls.

2- Madeleine Albright, ex secrétaire d’État US qui assumait pleinement la mort de 500 000 enfants irakiens en déclarant que « ça en valait la peine », est décédée et passe aujourd’hui devant le tribunal de Dieu (et celui de l’Histoire). Elle rejoint donc son petit camarade Colin Powell, le menteur mondialement connu, à l’origine de la deuxième guerre d’Irak, guerre soutenue et approuvée par 14 pays de l’OTAN, et dont les morts n’ont pas ému les opinions publiques occidentales…

Avec un taux de mortalité de 4,4 fois supérieur à celui du reste du monde, le monde otanien n’a pas brillé dans sa guerre contre la Covid-19. Il a enregistré 5 défaites qui ne seront pas sans conséquences sur son avenir et sur celui de la planète. Chiffres à l’appui, mon analyse fait apparaître les cinq défaites de l’OTAN dans sa guerre à la Covid-19. D’où le titre de cette analyse : Guerre à la Covid-19 : Une quintuple et cinglante défaite des pays membres de l’OTAN

Dans leur guerre à la Covid-19, les pays membres de l’Organisation atlantique ont enregistré une quintuple défaite : une défaite sanitaire, une défaite scientifique, une défaite économique, une défaite sociale et sociétale et une réduction non négligeable de leurs capacités militaires. Ces cinq « défaites », s’ajoutant au prudent recul de l’OTAN face à la Russie dans la crise ukrainienne, sont observées et interprétées par de nombreux pays du tiers monde (Amérique latine, Afrique, Asie) comme le résultat d’une grande faiblesse, accentuant l’image d’un occident en déclin.

1- Une défaite sanitaire

En choisissant, à l’imitation de leur « modèle » états-unien, la stratégie unique du tout « expérimentation vaccinale » pour tenter de contrôler l’épidémie, et en s’opposant à l’alternative des traitements précoces efficaces, les pays membres de l’OTAN pourraient bien avoir commis une énorme erreur d’appréciation initiale. Ils ont mis en lumière l’ampleur de la collusion et de la corruption de certains politiques, de certains scientifiques et des lobbies pharmaceutiques. Ils ont fait preuve d’un jusqu’au boutisme stupide et meurtrier dans leur stratégie de gestion de crise en persistant dans l’erreur sans dévier d’un pouce. Pétries de certitudes, les élites occidentales ne peuvent évidemment admettre aujourd’hui qu’elles se sont trompées.

Après quinze mois de vaccination de masse, les résultats de cette gestion otanienne (et mondialiste) sont consultables sur le tableau ci après : « On peut débattre de tout sauf des chiffres ». Ils sont calamiteux pour la quasi totalité des pays membres de l’OTAN. Le chef de meute états-uniens a déclaré, à lui seul, plus d’1 MILLION de décès.

Les pays membres de l’OTAN dont la population représente 12% de la population de la planète ont enregistré 38% des pertes de la Covid-19. Leur taux de mortalité (2,42 décès pour mille habitants) est de plus de 4,4 fois supérieur à celui du reste du monde (0,55 pour mille habitants). Seuls 2 des 30 pays de l’OTAN (L’Islande et la Norvège) déclarent un taux de mortalité inférieur à la moyenne du reste du monde. Les USA, modèle et moteur occidental, caracolent dans le peloton de tête des plus mauvaises gestions de la crise sanitaire au monde.

Compte tenu de leur taux déjà très élevés de vaccination, il leur devient de plus en plus difficile d’insister lourdement  sur le FAKE slogan : « Tous vaccinés, tous protégés », d’autant que les données concernant les effets secondaires des vaccins commencent progressivement à faire surface et viennent s’ajouter aux pertes Covid ; que le nombre de décès déclarés Covid a augmenté très fortement, et non régressé, entre 2020, sans vaccin, et 2021, avec vaccin, et enfin que la situation ne s’est pas vraiment améliorée dans le premier trimestre 2022 dans les pays membres de l’OTAN (voir tableau ci dessous).

Et pourtant, certaines gouvernances, dont celles de la France et du Canada, persistent dans la pratique, désormais chronique, de la corruption, du mensonge, des dérives autoritaires, voire totalitaires, du bla-bla-bla inefficace avec l’appui des médias mainstream, subventionnés et contrôlés par un gang de milliardaires, qui ne songent pas une minute à reconnaître leurs erreurs.

L’inefficacité de ces gestions « otaniennes » et « mondialistes » de la crise sanitaire s’est incontestablement traduite par un bilan beaucoup plus lourd que dans le reste du monde (rapporté à la population) : 4,4 fois plus de décès par million d’habitants dans le monde « otanien », prétendument  « développé », que dans le reste du monde (non otanien), et cela, malgré des taux de vaccination bien supérieurs, en moyenne. Cette première défaite « sanitaire » des pays membres de l’OTAN dans la guerre à la Covid-19 a pû être observée par les populations et les gouvernances du monde entier qui sauront en tirer les conséquences pour faire évoluer leurs allégeances futures.

2- Une défaite scientifique

La science « occidentale » semblait, pour les gouvernances « otaniennes », seule capable de contrôler l’épidémie en mettant sur le marché un ou plusieurs vaccins efficaces dans des délais raisonnables. L’indispensable course contre la montre s’est rapidement transformée en une monstrueuse course aux profits entre les laboratoires pharmaceutiques « occidentaux ». Pour aboutir plus vite des études ont été bâclées. La présentation des résultats de ces études a été souvent biaisée, si ce n’est falsifiée, pour promouvoir des produits vaccinaux, toujours expérimentaux, et obtenir des autorisations temporaires de mise sur le marché. Les éventuels effets secondaires ont été minimisés. L’efficacité des produits vaccinaux a été très largement surévaluée ainsi qu’en témoigne la hausse sensible des pertes en 2021 et/ou en ce début 2022 dans tous les pays membres de l’OTAN.

Les laboratoires pharmaceutiques occidentaux étaient si peu confiants dans l’efficacité de leur produit qu’ils ont exigé et obtenu de la part des gouvernements une clause de non responsabilité en cas d’effets secondaires graves.

Les gouvernances, quant à elles, voulaient tellement montrer à leurs populations qu’elles agissaient  pour les protéger, qu’elles ont privilégié la rapidité sans être trop regardantes sur la qualité et la réelle efficacité des produits vaccinaux, dont la composition ne leur a, d’ailleurs, même pas été communiquée. Pour être sûr de garder le monopole des vaccins, et de maximiser leurs profits, les laboratoires pharmaceutiques ont obtenu des gouvernances occidentales de ne pas autoriser les mises sur le marché des vaccins russes et chinois, ce qui éliminait d’emblée la concurrence, quitte à ralentir le rythme de la campagne de vaccination en raison des cadences insuffisantes de production des produits injectables.

Mieux, ces mêmes laboratoires, ont obtenu des politiques, qu’ils interdisent les traitements précoces efficaces qui pouvaient concurrencer ou se substituer aux vaccins. De fausses études scientifiques, de sources occidentales, ont été produites pour obtenir ces décisions d’interdiction (Lancet gate = collusion de Big Pharma et des grandes revues scientifiques occidentales). Ce véritable fiasco scientifique occidental et surtout de « science frauduleuse » a été observé avec beaucoup d’attention par de nombreux pays du tiers monde qui ont réalisé, avec consternation, au fil du temps et avec le recul , que l’objectif des laboratoires et des « conseillers scientifiques et politiques occidentaux corrompus » n’était pas tant de sauver des vies que de faire de l’argent …

3- Une défaite économique

Bien qu’elle ait été largement occultée par le recours massif à l’emprunt et le bla-bla-bla dont nos politiques et nos médias ont le secret, pour minimiser leur incompétence dans la gestion de cette crise, la défaite économique des pays membres de l’OTAN est bien réelle. Les confinements à répétition, longs et souvent inefficaces, entraînant la mise en sommeil de pans entiers des économies, ont plus durement affecté les pays occidentaux que le reste du monde. Les mesures de soutien aux secteurs les plus touchés ont largement contribué à faire exploser la dette dans la quasi totalité des pays membres de l’OTAN. Aux USA, la dette fédérale se creuse désormais de 5 milliards de dollars/jour et a dépassé les 30 000 milliards en janvier 2022. Le déficit budgétaire US est aujourd’hui de 2750 milliards de dollars, le déficit commercial est de 990 milliards de dollars dont 370 milliards (déficit en forte croissance en 2021) avec la Chine …. https://www.usdebtclock.org

Les USA, comme leurs vassaux européens, ne restent à flot que parce que les planches à billets tournent à plein régime pour fabriquer, sans compter, des monnaies qui ne reposent plus sur rien d’autre qu’un océan de dettes.

Cette situation d’explosion de la dette et des déficits en tout genre est à peu près la même en Europe avec l’enchaînement des plans dit « de relance » et de « résilience ». Le citoyen lambda est, bien évidemment, maintenu dans l’ignorance, voire entretenu dans l’euphorie initiale que peut procurer la vie à crédit et le surendettement, avant que le couperet ne finisse par tomber. Les beaux discours des ministres des économies qui parlent inlassablement, pour des raisons électorales, du retour d’une croissance forte, sont évidemment bien trompeurs. Les seules croissances avérées dans le monde otanien sont la croissance de la dette, celles des coûts de l’énergie, de l’alimentation et celles de l’inflation et des faillites d’entreprises, rachetées à bas prix par des « profiteurs de guerre ». Les chèques généreusement distribués en périodes pré-électorales pour compenser les pertes de pouvoir d’achat, ne sont provisionnés que par un surcroît de dettes sur lesquels politiques et médias restent muets et que les générations suivantes devront rembourser. (ne pas voir, ne pas dire …).

La part du PIB otanien dans le PIB mondial ne cesse de se réduire et c’est dans cette situation peu reluisante qu’une l’OTAN, devenue clairement agressive, cherche querelle à la Russie en avançant toujours plus à l’Est, depuis 30 ans, son contrôle des pays, ses bases, ses missiles de croisière, le tout étant financé, bien sûr, par un simple surcroît de dette, dans une monnaie qui ne repose sur rien, depuis longtemps, mais qu’on imprime sans compter.

La Chine se frotte les mains et voit s’affaiblir ses deux principaux rivaux. C’est elle qui empochera la mise. Cette défaite économique, liée initialement à la Covid-19, affectera bien davantage la composante européenne de l’OTAN, poussée par les USA à un jusqu’au boutisme russophobe qui va lui coûter cher. Les USA se réjouiront sans doute de cet affaiblissement d’une UE qui ne fait qu’accroître sa dépendance à leur égard.

4- Une défaite sociale et sociétale

En temps de guerre, le rôle des dirigeants est de créer les conditions de la cohésion et de l’unité nationale pour accroître l’efficacité des stratégies mises en œuvre. La confiance entre gouvernants et gouvernés est cruciale. Elle repose sur la pédagogie et l’honnêteté reconnues des dirigeants et ne peut s’accommoder du mensonge, de la corruption, de la contrainte, des volte-faces, de la menace et de l’application permanente de sanctions.

Dans les pays membres de l’OTAN, des mesures de contraintes, souvent incohérentes, ont été mises en place d’emblée, des changements de directions et de discours allant, pour les exécutifs, jusqu’à prôner l’inverse de ce qu’ils affirmaient la veille, ont émaillé la première année de la pandémie. C’est sur un socle de confiance déjà très « ébranlé » qu’a été mise en place une stratégie excluant, voire interdisant les traitements précoces efficaces et faisant la promotion d’une stratégie « du tout vaccinal ». Le vaccin, encore expérimental, devait être « occidental » pour être validé par les pays de l’OTAN, selon l’idée que seul ce qui est « occidental » est efficace et bon pour la planète. Les moyens utilisées pour justifier la stratégie et pousser les populations vers la seringue n’ont connu aucune limite (contrainte, fausses études comme le Lancet gate, propagande médiatique anxiogène et omniprésente, censure quasi totale de toute opinion divergente). Les autorités se sont appuyés sur des taux de couverture vaccinale obtenus sous la contrainte pour tenter de faire croire à l’opinion qu’il y avait adhésion d’une majorité à leur stratégie vaccinale. Ce qui pouvait rester de confiance a fini par s’évaporer pour un grand nombre de citoyens.

Tout cela a conduit, au sein d’une majorité des pays membres de l’OTAN, à une division des populations bien plus profonde que ne peuvent l’imaginer les autorités. Forte dégradation des conditions du vivre ensemble (mise à mal du secteur associatif et des lieux de convivialité), délitement et sous encadrement de l’hôpital par évictions de personnels soignants non vaccinés et fermetures de lits, ruine de pans entiers des économies (tourisme, salles de sport, restaurants), mise à mal de l’enseignement et de l’éducation nationale, division au sein des familles, stigmatisation d’une part non négligeable de la société … etc

Cette forte dégradation des relations sociales et des conditions de vie sociétale dans la quasi totalité des pays membres de l’OTAN constitue une quatrième « défaite » dans la guerre contre le Covid. Elle a aussi exacerbé des divisions qui existaient déjà entre deux camps. Celui plutôt mondialiste des gouvernances, des élites, des médias, de la finance, des GAFAM et de certains lobbies occidentaux et transnationaux (Big Pharma, mais pas que …) et celui plus populaire, mais tout aussi déterminé, des souverainistes, évidemment qualifiés de « complotistes » par les premiers. Ces divisions ont atteint leur paroxysme dans certains pays (Canada, USA, France). Elles ont pu être observées par les citoyens monde entier et ont affaibli les pays qui ont été les plus concernés. Elles ont dégradé sérieusement leur image et déconsidéré le « modèle démocratique occidental » (Canada, USA, France …) aux yeux d’une large fraction de l’opinion mondiale.

5- Une perte de capacité militaire

On doit aussi évoquer ici la perte de capacité militaire de l’OTAN, liée à l’obligation de participer à l’expérimentation vaccinale imposée à des personnels, très majoritairement jeunes et en bonne santé, ayant une probabilité extrêmement faible de faire des formes graves de la maladie.

Entre le départ des forces armées de militaires refusant le vaccin et les effets secondaires moins négligeables qu’annoncés, les USA ont perdu plus de 200 000 hommes selon une déclaration sous serment de médecins militaires US lors d’une audition en commission sénatoriale. Ce nombre est supérieur à celui des effectifs russes engagés en Ukraine et quatre fois supérieur aux pertes des 7 ans de guerre du Vietnam (50 000 morts). Dans les autres pays de l’OTAN, les mêmes causes ont produit les mêmes effets, à divers degrés, bien sûr, et cela dans un silence assourdissant des responsables de tous niveaux hiérarchiques et des médias. En France, par exemple, un témoignage récent rapporte qu’une compagnie, prévue pour partir en opération extérieure, a du être remplacée au dernier moment parce que de trop nombreux personnels, ayant juste reçu leur troisième dose, n’étaient plus en état de pouvoir être déployés … Ces évolutions récentes s’ajoutant à celles liées aux fameux « dividendes de la paix » tirés depuis trente ans (réduction de moitié ou des deux tiers des budgets de défense/PIB, des effectifs, des matériels majeurs, de la maintenance de ces matériels, de l’entraînement, abandon du service national, quasi-disparition des réserves …etc), expliquent clairement la situation actuelle.

L’OTAN, devenue une addition de faiblesse, un conglomérat de forces armées nationales en état de décomposition avancée, n’est plus capable de mener une guerre conventionnelle de haute intensité sur le théâtre européen.

Ceci veut dire que la guerre menée par les pays de l’OTAN ne peut être qu’économique (sanctions) et, en cas d’insuccès, d’escalade et/ou de menaces immédiates jugées vitales par les membres de l’OTAN, c’est à dire par les USA, NUCLÉAIRE. Cette grande faiblesse en moyens humains et matériels conventionnels devient donc particulièrement dangereuse.

Que dire, en conclusion, de cette guerre à la Covid-19 menée par les pays membres de l’OTAN, parfaitement alignés sur un « modèle (??) » US, qui s’est avéré désastreux et qui a pu être observée par une « communauté internationale » élargie au 7 milliards d’habitants non otaniens ?

1 – Les pays membres de l’OTAN ont-ils raison de suivre aveuglément et en toutes choses, comme ils le font désormais, un modèle états-unien en déclin rapide ? La gestion de la crise sanitaire et le jusqu’au boutisme vaccinal dont les chiffres révèlent, avec le recul, qu’ils ont été inefficaces, voire contre-productifs, incitent à penser que non. Rappelons que le modèle états-unien, devenu, de fait, otanien, a généré un taux de mortalité moyen (2,42/1000h) 4,4 fois plus élevé que le taux de mortalité du reste du monde (0,55/1000h). « On peut débattre de tout sauf des chiffres ».

2 – Dans l’état où se trouve aujourd’hui, après deux ans de guerre contre le Covid-19, cette « coalition occidentale », l’OTAN, qui ne compte que 12% des habitants de la planète mais qui se prend encore pour  le seul maître du monde et dont les états membres s’autoproclament, à eux seuls, « communauté internationale », est-elle bien avisée d’avoir cherché querelle à la Russie en poussant toujours plus à l’Est, ses « annexions », ses bases, ses missiles, pour tenter de prendre le contrôle de l’Ukraine ? Était-ce bien opportun ? Était-ce aussi innocent que l’ont dit nos politiques et nos médias ?

Ce n’est pas sans une certaine satisfaction, qu’un grand nombre de pays dans le monde (Afrique, Asie, Amérique latine), derrière des déclarations de façade, ou des votes à l’ONU contraints, voit décliner rapidement une alliance agressive (l’OTAN) qui s’ingère toujours plus dans des affaires qui ne sont pas les siennes, en coalition de circonstance ; qui s’arroge le droit de définir ce qui est bien et ce qui ne l’est pas sur la planète, pour servir les seuls intérêts du chef de meute US ; une alliance qui utilise l’arme de la sanction économique, fondée sur l’extra-territorialité du dollar, et la guerre de l’information pour réduire à merci, ceux qui tentent de lui résister ; une alliance qui génère, depuis 1990, plus de chaos que de paix sur la planète ; une alliance qui a largué plus d’un million de bombes dans de multiples guerres non déclarées depuis 1990 et qui a provoqué, de manière directe ou indirecte, la mort et/ou la mutilation de plusieurs millions d’êtres humains dans un silence assourdissant de nos médias mainstream. Il est vrai qu’il y a deux sortes de morts pour l’occident. Ceux qui méritaient leur sort, victimes des exactions de l’OTAN, commises en toute impunité, et les « pauvres innocents », souvent instrumentalisés par l’OTAN, mais victimes des adversaires de l’OTAN ; adversaires qu’il convient absolument de sanctionner pour n’avoir pas compris la règle du jeu otanienne, en rajoutant, si nécessaire, de la guerre à la guerre …

Cette période de domination sans partage de l’occident et de l’OTAN s’achèvera probablement grâce à la crise ukrainienne et au déclin économique du monde occidental. Nous aurons donc demain moins d’ingérences, moins de chaos, moins de victimes de l’OTAN et de ses manigances sur la planète. À quelque chose malheur est bon.

Source : Dominique Delawarde, données statistiques : Worldometer et Our World in data.

Plus d’infos qui ne sont pas reprises par la presse occidentale …

À propos de l’opération russe en Ukraine :

https://crowdbunker.com/v/gdMYUfGPsS

Et d’autres points de vue :

ou encore ceci : https://www.donbass-insider.com/fr/2022/03/20/donbass-les-civils-evacuent-marioupol-et-revelent-les-methodes-de-combat-des-neo-nazis-du-regiment-azov/ et enfin :

Les pays occidentaux se sont enfoncés dans le déni et la plus extrême propagande anti-russe, changeant le nom d’un lycée portant celui de Soljenitsyne aussi incroyable que cela puisse paraître, interdisant la présence de tout athlète ou tout artiste sur le sol de quel pays occidental que ce soit, et enfin bloquant ou gelant (comme vous voudrez) les avoirs de personnes physiques russes mais plus inquiétant encore les avoirs de la banque centrale russe.

L’explication est simple. Alors que ce sont les pays occidentaux qui ont créé la situation actuelle en Ukraine après les évènements de Maïdan et mis en place un président lourdement imprégné d’idéologie néo-nazie, ces mêmes pays occidentaux ont financé et armé des groupes ouvertement nazis qui se sont incorporés à l’armée ukrainienne pour en finir avec les populations russophones du Donbass, comprenez pour harceler jusqu’à ce que mort s’en suive des populations civiles dont la seule erreur était de parler russe. Poroshenko, le président ukrainien mis en place par les Américains, avait déclaré en 2015 que ces russophones étaient des sous-hommes qu’il fallait les éliminer. La journaliste Anne-Laure Bonnel a réalisé plusieurs films au sujet de la situation dans le Donbass en 2015 et un autre film plus récent dans ce même Donbass. Ils ont été censurés. C’est dire à quel point l’Occident se sent vraiment très mal dans cette histoire.

Pour l’opinion occidentale ce ne sont pas les commandos néo-nazis ukrainiens qui bombardent et tuent des civils russophones mais les Russes ! Poutine est un ogre mangeur d’enfants, il doit être éliminé. Il ne faut plus acheter ni pétrole ni gaz russe pour mettre l’économie russe à genoux. Poutine est atteint de sclérose en plaque et il devient fou. La propagande occidentale organisée par l’OTAN et les Etats-Unis a atteint un tel degré d’intensité qu’elle constitue une explication nette de l’échec de l’Occident dans son projet d’intégration de l’Ukraine dans cette organisation criminelle qu’est l’OTAN. Les Occidentaux vont payer très cher leurs mensonges …Autres liens : https://www.youtube.com/watch?v=rDcISXdWhkc&ab_channel=Maisonrussedessciencesetdelaculture%C3%A0Paris

Insupportable mais vrai : l’Europe et les Etats-Unis ont oublié les évènements de Yougoslavie

Alors que les pays occidentaux ont atteint le paroxysme du mensonge au sujet de la remise en ordre de l’Ukraine par la Russie, invasion selon les pays occidentaux, pour faire une véritable opération de police dans les régions russophones bombardées tous les jours par les forces armées gouvernementales ukrainiennes depuis 2014. Si l’Organisation des Nations-Unies avait depuis les évènements de Maïdan rempli leur devoir des casques bleus auraient été envoyés dans l’est de l’Ukraine … mais on ne sait plus trop quand l’ONU a pris ces dix dernières années une telle décision et où ces fameux casques bleus se sont déployés.

Certainement pas dans l’ancienne Yougoslavie, beaucoup plus près de Paris ou Milan que l’Ukraine, puisque l’OTAN, principal acteur de cette guerre, n’en voulait pas. Les forces otaniennes ont bombardé la Serbie pendant 78 jours après avoir accusé les dirigeants serbes de crimes de guerre sous le prétexte fallacieux que les Serbes se livraient à des activités génocidaires dans la province du Kosovo. Constatant que le pouvoir central de Belgrade était attaqué frontalement toutes les provinces revendiquèrent leur indépendance mais dans la réalité il se passait au Kosovo un véritable génocide à l’égard des Slaves organisé et financé par l’Albanie et et soutenu par l’OTAN. Cette ex-sous-province de la Serbie était peuplée de musulmans et de chrétiens orthodoxes et ils ne parlaient pas la même langue. Tous les Slaves ont fui vers la Serbie (ceux qui n’ont pas été exterminés), les églises détruites ou transformées en mosquées. Et encore aujourd’hui il n’est pas apprécié de parler de la guerre de la Yougoslavie car les pays européens n’ont toujours pas pu laver leur conscience de leur fautes criminelles.

Le parallèle entre le Kosovo et le Donbas est évident. Dans le cas de la Yougoslavie l’OTAN est intervenue directement mais dans le cas du Donbas elle n’est intervenue qu’indirectement en finançant, entrainant et équipant l’armée ukrainienne pour provoquer un génocide des russophones du sud et de l’est du pays. Pour se faire une bonne réputation l’OTAN a traduit divers dirigeants serbes devant la Cour Internationale de Justice pour génocide et crimes de guerre. Aujourd’hui encore l’Occident refuse de reconnaître la réalité et ne pense qu’à ses intérêts, encouragé en cela par les Etats-Unis. Il est tout à fait incroyable de constater le peu de mémoire dont font preuve les Etats européens. Les Slaves étaient considérés comme des sous-hommes par Hitler, un argument repris par les commandos nazis Azov et l’Occident ne dit rien et pire encore supporte matériellement ces nazis.

L’Europe est revenue en 1940 mais en regardant dans un miroir déformant. Plus personne ne parle de l’agression de la Serbie par les forces de l’OTAN et tous les pays de l’Union européenne sont coupables des bombardements des villes serbes dont surtout Belgrade. Je vais bientôt quitter l’Europe définitivement pour finir ma vie au Japon sans aucun regret. Ce qui se passe en Europe au sujet des évènements d’Ukraine est une marque de dégénérescence profonde du mental des peuples transmise par les dirigeants politiques, le coronavirus avait déjà porté un grand coup à la faculté de discernement des populations mais les évènements d’Ukraine ont vraiment achevé la dignité de tous les peuples d’Europe occidentale. 

Les exactions répétées de l’OTAN … jusqu’à l’Ukraine

En raison de l’évolution des évènements je tenais à mettre en ligne ce billet écrit il y a plus de deux jours. Je ne suis donc pas certain d’assurer ma fidélité ce vendredi.

Entre les mois de mars 1998 et juin 2020 l’OTAN a abondamment bombardé la Serbie qui tentait de mettre fin à des exactions des Albanais du Kosovo sur le territoire de ce qui était encore la Yougoslavie. Cette agression sans mandat de l’ONU fut applaudie par les démocraties occidentales. L’intervention de l’OTAN n’entrait pas dans le cadre de sa mission puisqu’il s’agissait d’évènements d’ordre civil qui ne la concernaient pas. Depuis 2011 la coalition occidentale s’est efforcé d’alimenter une guerre civile par djihadistes interposés financés par l’Occident pour tenter de mettre à genou le régime légitimement au pouvoir à Damas en Syrie sans aucun mandat des Nations-Unies. Cette guerre civile dure toujours et après une litanie de mensonges, la spécialité des Anglais et des Américains, la situation semble stabilisée mais reste très fragile. Il faudra que le gouvernement de Damas attende encore pour retrouver ses frontières originelles. Qu’est-ce que l’OTAN avait à faire dans ce conflit ? Enfin l’intervention, encore une fois de l’OTAN, en Libye est exemplaire. Sous le prétexte fallacieux d’un conflit potentiellement meurtrier entre des dissidents opposés au régime en place dénoncé par BHL, le grand analyste géopolitique que tous les Français connaissent, une coalition franco-britannique avec le soutien des bases américaines situées dans le sud de l’Italie attaqua la Libye encore une fois sans aucun mandat des Nations-Unies. On connait ce qu’en fut le résultat.

Aujourd’hui la situation se répète en Ukraine. Après avoir fomenté un coup d’Etat à Kiev dont le souvenir est la Révolution de Maïdan en février 2014 organisée par les services secrets britanniques et américains la situation dans ce pays n’a jamais cessé d’être perturbée. Le renversement du régime pro-russe de Kiev qui était à l’origine la raison d’être de cet événement a conduit la partie ukrainophone et catholique du pays à alimenter une guerre civile pour éradiquer les russophones de religion orthodoxe de l’est du pays. Les habitants de la péninsule de Crimée, péninsule qui abrite la très importante installation militaire russe de Sébastopol ont vite compris qu’ils devaient craindre une invasion des forces ukrainiennes néo-nazies et ils ont organisé une consultation populaire qui a conduit cette province à se rattacher à la Russie.

Les Occidentaux n’ont toujours pas compris qu’ils avaient mis le feu aux poudres en février 2014 dans un pays divisé entre les habitants de l’ouest et du centre du pays et les russophones de l’est, essentiellement du Donbas. L’armée ukrainienne n’a jamais cessé de bombarder les villages et les villes de cette région. Le sort de la Crimée, sans cette consultation populaire et son rattachement à la Russie, aurait été identique. Comme en Yougoslavie, comme en Syrie et comme en Libye il s’agit de guerres civiles. Le cas du conflit en Arménie est exemplaire de la mauvaise foi de l’OTAN et plus généralement des Occidentaux. Bien que chrétiens les Arméniens ont été attaqués par l’Azerbaïdjan et la Turquie. Il est vrai que l’Arménie ne se situait pas dans le rayon d’action de cette organisation militaire agressive mais il a fallu l’intervention de la Russie pour mettre fin à ce conflit ethnique et religieux. Les frontières de l’Arménie ont été modifiées puisque l’Azerbaïdjan a annexé une partie de l’Arménie sans que qui que ce soit en Europe occidentale s’en émeuve.

Alors, devant ces exactions peu glorieuses et répétées des membres de l’OTAN, Moscou a décidé d’agir pour protéger les populations russophones du Donbas et mettre un terme aux agressions des commandos néo-nazis de Kiev. Il est tout à fait remarquable de constater que les Occidentaux inversent la situation qui fut créée par les événement de Maïdan par eux-mêmes. Contrairement à ce que les médias répètent en boucle ce ne sont pas les russophones du Donbas qui bombardent les ukrainiens de l’ouest mais très exactement l’inverse. Le pouvoir russe a décidé de nettoyer l’abcès et de mettre ainsi fin à cette guerre civile qui dure depuis maintenant 8 ans. Jusqu’où ira la Russie ? Nul ne le sait pour l’instant. Mais en tout état de cause les sanctions infligées à la Russie seront contre-productives. Fermer la Russie à l’accès au système SWIFT n’aura aucune conséquence sur l’économie de la Russie mais sera lourde de conséquences pour des pays comme l’Allemagne. Qui plus est, confrontée à ces dures sanctions le Kremlin pourrait décider d’arrêter tout transit de gaz par le réseau ukrainien et éventuellement arrêter celui de Nord-Stream-1, pourquoi pas ? Les Américains ne diront rien puisque ce sera tout bénéfice pour eux. Mais ce sera vite la panique totale en Europe occidentale : chacun récolte les graines qu’il a semé … Cette vidéo à voir absolument :https://www.youtube.com/watch?v=Qv1-s0IYHeE&ab_channel=SudRadio

Note. Plus personne ne parle du vol MH17 qui, selon la réthorique occidentale, fut imputé aux forces du Donbas pro-russes sans aucun commencement de preuve. Encore une fois les Occidentaux, Néerlandais compris, se sont ridiculisés car l’enjeu politique depuis le tout début de la Révolution de Maïdan était l’occupation, au sens littéral du terme, de l’Ukraine par l’OTAN pour menacer directement la Russie. J’ai écouté l’allocution de Biden ce soir et j’ai constaté que seules maintenant les sanctions financières et commerciales sont les armes qui restent aux USA pour contrecarrer les visées de la Russie. Comme Obama Biden est un « fils de pute ».

Crise ukrainienne : quelle crise ?

Je ne partage qu’avec moi-même les lignes qui vont suivre en espérant qu’elles contribueront à se faire une opinion non passionnelle à mes lecteurs. Il est nécessaire de faire une petite description de l’Ukraine. À l’ouest du pays la population est plutôt rurale, catholique en grande majorité et parlant une langue apparentée au polonais. À l’est la situation est différente. La population est majoritairement russophone et industrieuse au sens littéral du terme. Depuis la chute de l’Union soviétique l’Ukraine est devenue un pays profondément corrompu, corruption largement favorisée par l’attention particulière que lui portait l’Europe en l’inondant d’investissements qui n’arrivèrent jamais dans l’escarcelle du peuple. Les visées hégémoniques de l’OTAN ont amplifié ce phénomène favorisé par le coup monté de la Place Maiden à Kiev fomenté par la CIA sur ordre du Président Obama avec l’accord tacite de l’Europe qui, il n’est plus besoin de le nier, est asservie à l’OTAN. À la suite des évènements de Maiden des milices ouvertement nazies, arborant des croix gammées sur leurs uniformes, issues des populations de l’ouest du pays, se promirent d’en découdre avec les russophones, dynamisées par une haine de toujours et il y eut donc une guerre civile qui ne fut jamais reconnue comme telle. La population de la péninsule de Crimée à 95 % russophone craignit pour son avenir et organisa une consultation populaire dont le résultat fut un rattachement à « la mère patrie ». Au cours de ces évènements plus de 200000 soldats de l’armée ukrainienne désertèrent pour se réfugier en Crimée. La Russie accepta cette consultation populaire et la Crimée rejoignit la Russie.

L’Occident n’entendit pas les choses ainsi et considéra que la Russie avait annexé la péninsule où se trouve la grande base navale russe de Sébastopol que l’OTAN convoitait. La région du Donbas fut totalement dévastée au cours de cette guerre civile. Près de 5 millions d’Ukrainiens russophones émigrèrent vers l’est, c’est-à-dire la Russie, qui ne put que les accueillir en leur proposant un passeport et des aides multiples afin qu’ils aient l’espoir d’une nouvelle vie calme loin des hordes de nazis corrompus à la solde du gouvernement de Kiev. Naturellement la haine ancestrale entre ces deux populations ne s’est pas évanouie, au contraire, elle est attisée par la propagande européenne ambigüe qui oscille entre une intégration à l’Union européenne signifiant que ce pays doit donc automatiquement intégrer l’OTAN et la poursuite du conflit civil interne. La situation de l’Ukraine est critique, l’inflation dépasse 10 %, les investisseurs ont quitté le pays, l’activité industrielle est totalement arrêtée et la misère et le mécontentement concernent maintenant la population de l’ouest qui est déçue par les promesses mensongères du gouvernement qui lui faisait miroiter une adhésion à l’Europe et ce sont des milices nazies qui font régner un semblant d’ordre.

Les Américains ne veulent pas perdre la face ni leur fierté et ils n’hésiteront pas à inonder leurs alliés de propagande mensongère, empêtrés dans un bourbier qu’ils ont eux-mêmes créé avec les événements de Maiden. Afin de ne pas avouer leurs projets d’intégration de ce pays à l’OTAN, n’ayant jamais digéré l’intégration de la Crimée à la Russie qui, je le répète fut le résultat d’une décision démocratique des habitants de cette péninsule, les Américains imaginent que la Russie va envahir la partie orientale de ce pays ruiné. Les Russes s’en moquent, ils n’ont rien à faire de ce pays dévasté. Le seul souci de Moscou est de constater que ces fanatiques de l’ouest de l’Ukraine aient des velléités d’invasion soit de la péninsule de Crimée soit du sol russe à l’est des frontières de ce pays. Il est donc parfaitement compréhensible que le gouvernement du Kremlin amasse quelques troupes pour surveiller cette frontière ainsi que celle de la péninsule de Crimée. Les évènements récents datant de quelques jours ou heures montrent l’énervement de l’Ukraine et du pacte de l’OTAN tant dans l’espace aérien que l’espace maritime. Il faut préciser que l’accès à la Mer d’Azov est maintenant soumis au contrôle de la Russie et le gouvernement de Kiev est particulièrement nerveux à ce sujet car le seul port de cette mer, Mariupol, bien que pratiquement inutilisable depuis la guerre civile, représente néanmoins un objectif stratégique. Il faut à ce sujet préciser que cette ville est pratiquement vide de ses habitants.

En conclusion les Européens, les médias et les politiciens européens n’ont rien compris et ils succombent encore une fois aux mensonges éhontés de la Maison-Blanche.

Je voudrais enfin rappeler à ceux qui auraient oublié l’histoire que ces vrais nazis ukrainiens se nourrissent encore de l’idéologie hitlérienne comme le firent leurs frères polonais lors de la seconde guerre mondiale et qui furent les meilleurs exécutants de l’idéologie d’épuration ethnique et religieuse du troisième Reich sur leur sol. La Pologne se distingua par son zèle exterminateur de toutes les minorités qui vivaient dans son pays. L’ouest de l’Ukraine peuplé en réalité de Polonais suit le même chemin, nourrissant comme les Polonais d’aujourd’hui, une haine viscérale des Russes. Il faudrait que les Polonais réexaminent leur histoire. Oh, je sais que je ne vais pas me faire d’amis avec ce billet mais il me paraît nécessaire de remettre les choses à leur place. Et pour terminer l’armée ukrainienne devra bien régler les tirs d’artillerie destinés à en finir avec la rébellion du Donbas maintenant que les routes non entretenues sont praticables en raison des températures inférieures à zéro degré car si quelque obus venait à tomber en territoire russe ce serait alors une toute autre histoire. 

Afghanistan : point final.

La reprise de l’ensemble du pays occupé depuis 20 ans par les Américains et leurs alliés de l’OTAN (je ne savais pas que ce pays était riverain de l’Atlantique Nord) a tout simplement ridiculisé non seulement les Américains mais également leurs alliés Européens. Même cas de figure pour la Syrie (je ne savais pas que Tartouss se trouvait au bord de l’Atlantique) et également pour la Libye riveraine de la Méditerranée. Les dirigeants européens sont devenus de véritables zombies, plutôt esclavagisés par les Américains qui étaient coutumiers du fait autrefois au sujet de l’esclavage évidemment, et ça va continuer jusqu’à quand ? Puisque la France et les Français entrent dans une période électorale il serait opportun que pas seulement Asselineau mais beaucoup d’autres candidats en lice déclarent s’engager à faire en sorte que la France quitte l’OTAN définitivement en proposant cette décision à un référendum populaire. L’humiliation afghane a été telle que ce référendum remporterait plus de 70 % de popularité. Qu’il y ait eu près de 100 soldats français morts c’est un fait mais combien de morts sont sur la conscience de ces Français qui collaboraient avec les Américains dans leur œuvre destructrice, massacrant des civils avec des drones téléguidés depuis le Montana, et soutenant les opérations locales d’assassinats ciblés.

Alors que le scénario d’occupation totale du pays par les talibans était connu il y a plusieurs semaines aucun des partenaires otaniens des Etats-Unis n’a cru opportun de préparer l’évacuation de leurs employés qu’il s’agisse dans les chancelleries ou avec les unités des armées, tels que des téléphonistes, des traducteurs ou interprètes, des informateurs royalement payés, des chauffeurs, que sais-je encore. Non, rien aucune anticipation. Ceci signifie tout simplement que les pays occidentaux n’accordaient aucune importance au fonctionnement du pays puisqu’ils ont compromis le futur de dizaines de milliers de personnes sous prétexte d’installer la démocratie dans un pays aux mœurs médiévales constitué d’une multitude d’ethnies qui se détestent les unes les autres. Inutile d’écrire des milliers de caractères pour constater que les pays occidentaux se moquent des pays où ils tentent en vain d’imposer leurs lois démocratiques. C’est inique ! En ce qui concerne la France ce sont Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron qui sont de fait compromis dans ce fiasco incroyable.

J’ai cru comprendre que les talibans maintiendraient la production de résine de pavot sous la surveillance de brigades lourdement armées originaires de compagnies américaines privées employées par la CIA. J’avais laissé sur ce blog un billet au sujet de cette culture du pavot organisée et surveillée par des compagnies américaines privées. J’avoue que je deviens fainéant et je n’ai pas eu le courage de rechercher ce billet. Tout y était dit : l’Afghanistan a besoin des revenus de la production domestique de résine de pavot qui est revendu à prix d’or pour la production de morphine, de codéine et pour satisfaire des canaux souterrains de production d’héroïne. Les agriculteurs afghans en tirent quelques centaines de dollars par arpent mais la CIA, qui contrôle ce marché très lucratif, n’a pas l’intention de lâcher le morceau.

Or il semble que ces idiots d’Américains ont oublié qu’il y a 25 ans les talibans ont commencé à éradiquer la culture du pavot en contraignant les agriculteurs à se reconvertir à la production de cultures vivrières. Ces idiots d’Américains n’ont pas compris que la drogue n’est pas conforme à la charia. Il va se passer des choses intéressantes dans les prochains mois dans ce pays. Les Chinois sont déjà implantés dans le pays et pour eux l’opium est synonyme des traités illégaux arrachés par les Britanniques, et … les Français, à la fin du XIXe siècle à l’issue de ce qu’on appelle communément les « guerres de l’opium ». Il est évident que la Chine encouragera la destruction de toutes les exploitations agricoles soudoyées par la CIA. Et ça va mal se passer mais les médias occidentaux pourris n’en parleront jamais. J’adore les analyses de ces médias qui soignent le côté émotionnel des évènements actuels pour dissimuler la ruine totale de ces pays membres de l’OTAN, devenus complices du pourrissement généralisé de la société américaine avec ces dérivés de l’opium afghan qui tuent chaque jour des milliers de personnes. Merci aux Américains et merci à l’OTAN : le lithium afghan vous échappera et il ira directement en Chine mais certainement pas l’opium dont la source va disparaître rapidement.

L’ombre fasciste de la nuit la plus longue de l’opération Barbarossa hante toujours l’Europe. C’est incroyablement préoccupant

Article de Finian Cunningham paru le 22 juin sur le site strategic-culture.org. « Pour comprendre le présent il faut connaître le passé »*.

Cette semaine marque le quatre-vingtième anniversaire de l’invasion nazie de l’Union soviétique. Il s’en est suivi une longue nuit d’horreur au cours de laquelle la Seconde Guerre mondiale s’est intensifiée pour anéantir des dizaines de millions de vies. L’opération Barbarossa a été lancée le 22 juin 1944, à quelques heures du solstice d’été, le jour le plus long de l’année dans l’hémisphère nord. L’invasion comprenait 3,3 millions de soldats du Reich nazi déployés sur une ligne de front de près de 3 000 kilomètres. Elle est considérée comme la plus grande force d’invasion de l’histoire militaire. L’Allemagne nazie était déjà en guerre avec la Grande-Bretagne et la France après avoir conquis la Pologne en septembre 1939. Mais ce qui a suivi dans l’offensive contre l’Union soviétique était la solution finale du génocide nazi à plein régime.

Parmi les troupes régulières de la Wehrmacht se trouvaient des escadrons de la mort SS dont la tâche infernale assignée par les dirigeants nazis était l’extermination des Juifs, des Slaves et des Bolcheviks. Au cours des deux années et demie qui ont suivi avant que l’Armée rouge ne repousse et finalement anéantisse l’Allemagne nazie, jusqu’à 27 millions de citoyens soviétiques mourraient de violence et de privation.

De nombreuses victimes ont été tuées dans des massacres à grande échelle ou après avoir été parquées dans des camps d’extermination, dont la plupart ont été créés sur le territoire polonais. Les plus connus étaient Auschwitz, Treblinka, Belzec, Chelmno, Sobibor et Majdanek, où les chambres à gaz et les crématoires ont fait des millions de morts.

Lors d’une cérémonie de commémoration à Berlin, le président allemand Frank-Walter Steinmeier a parlé solennellement de la guerre nazie lancée contre l’Union soviétique, qualifiant son horreur de « barbarie meurtrière ».

« Dès le premier jour, la campagne allemande a été motivée par la haine, l’antisémitisme et l’anti-bolchevisme, par la folie raciste contre les peuples slaves et asiatiques de l’Union soviétique », a déclaré Steinmeier. « Ceux qui ont mené cette guerre ont tué de toutes les manières possibles, avec une brutalité et une cruauté sans précédent », a-t-il ajouté. « C’était la barbarie allemande, elle a coûté des millions de vies et a dévasté le continent ».

Une correction importante à ces remarques est qu’il ne s’agissait pas uniquement de « barbarie allemande ». La machine à tuer nazie a été aidée et encouragée par d’autres forces européennes, y compris des rangs de collaborateurs d’Ukraine, de Pologne, de Roumanie, de Hongrie, entre autres, ainsi que des États baltes d’Estonie, de Lettonie et de Lituanie. C’était la barbarie fasciste.

L’Allemand Steinmeier a poursuivi en déclarant : « Seuls ceux qui apprennent à lire les traces du passé dans le présent pourront contribuer à un avenir qui évite les guerres, rejette la tyrannie et permet une coexistence pacifique en toute liberté ».

Et c’est ce qui est déconcertant. De nombreux hommes politiques à travers l’Europe et aux États-Unis semblent incapables de lire « les traces du passé dans le présent » pour éviter les guerres et permettre une coexistence pacifique. L’expansion incessante des forces de l’OTAN autour des frontières de la Russie se poursuit sans relâche et avec une rationalisation inquiétante. Comme l’a souligné le président russe Vladimir Poutine dans un article publié dans les médias allemands cette semaine pour commémorer le 80e anniversaire de l’opération Barbarossa, l’expansion imprudente de l’OTAN menace directement la sécurité de l’Europe.

Lors de son sommet annuel qui s’est tenu la semaine dernière à Bruxelles, l’alliance de l’OTAN dirigée par les États-Unis a vilipendé à plusieurs reprises la Russie pour avoir « menacé la sécurité de l’Europe ». Ces accusations déforment la réalité. C’est la posture offensive de l’OTAN envers la Russie qui met en péril la stabilité stratégique.

Comme Poutine l’a noté, lorsque la guerre froide entre l’Occident et l’Union soviétique a pris fin il y a trois décennies, l’Europe a manqué une occasion de faire évoluer les structures de sécurité dans le cadre d’un partenariat avec la Russie. Sous la direction des États-Unis, l’OTAN est devenue une agence de recrutement contre Moscou. Confrontation au lieu de coopération. Malheureusement, il y a peu de signes de ce changement dynamique, malgré les appels de la Russie pour des relations plus raisonnées.

L’alliance de 30 membres comprend désormais des États européens dont les politiciens expriment une russophobie ouvertement déclarée. Sous l’influence malsaine des partis ultranationalistes polonais et baltes, s’est développé un révisionnisme inquiétant concernant la Seconde Guerre mondiale, ou la Grande Guerre patriotique comme on l’appelle en Russie, où les crimes de l’Allemagne nazie sont assimilés, de manière méprisable, aux crimes de l’ère soviétique.

La polarisation de l’Europe a été une politique délibérée sous l’OTAN qui a entraîné des tensions extrêmes entre les États-Unis et leurs alliés, d’une part, et la Russie de l’autre. La désignation de l’Ukraine et de la Géorgie, deux anciennes républiques soviétiques, pour devenir membres de l’OTAN est une provocation calculée contre la Russie. Cette décision pourrait potentiellement voir des missiles balistiques américains installés à la frontière de la Russie par une alliance militaire qui définit la Russie comme une menace pour l’Europe.

Lors de la récente cérémonie commémorative présidée par le président allemand Steinmeier pour rappeler au monde la pire horreur de l’histoire moderne, il faut déplorer que l’ambassadeur d’Ukraine ait refusé d’y assister. L’événement a eu lieu au Musée germano-russe de Berlin. C’était le site où l’Allemagne nazie a signé une capitulation inconditionnelle le 8 mai 1945, devant des représentants de l’Union soviétique, des États-Unis et de la Grande-Bretagne. (La date était le 9 mai à l’heure de Moscou.)

L’ambassadeur ukrainien Andrij Melnyk a rejeté l’invitation car il a déclaré que le lieu était « un affront » car trop axé sur les souffrances de la Russie.

C’est alors que les forces ukrainiennes soutenues par l’OTAN sous le contrôle d’un régime de Kiev qui glorifie les collaborateurs nazis bombardent le peuple russe de l’est de l’Ukraine dans une guerre qui dure depuis plus de sept ans. Le régime de Kiev a été porté au pouvoir par un coup d’État soutenu par les États-Unis et l’Europe contre un président élu en février 2014. Le régime est enhardi dans son agression anti-russe par le soutien financier et militaire de Washington et de Bruxelles.

Il est en effet troublant de constater que même lorsque des dirigeants comme le président allemand Frank-Walter Steinmeier semblent parler solennellement et sagement de l’horreur de la guerre, il y a toujours un manque étonnant de conscience du danger de guerre comme en témoignent les politiques de Washington et de ses alliés. Est-ce vraiment un manque de conscience ou quelque chose de plus cynique ?

L’ombre fasciste de la nuit la plus longue de l’opération Barbarossa hante toujours l’Europe. C’est incroyablement désolant. *Citation ajoutée par votre serviteur et dont j’ai oublié l’auteur.

Réflexions géopolitiques à la suite de Fritz Vahrenholt

Le Professeur Vahrenholt a été très clair dans ses propos : les dispositions prises par la Présidente Ursula van der Layen sur une transition « post-covid » résolument écologiste, soutenable et solidaire devant conduire à une réduction drastique des émissions de carbone conduira fatalement à la ruine de l’Europe. Sur ce point il n’est même pas utile de discuter, c’est une évidence. Les énergies renouvelables relèvent d’un doux rêve, l’hydrogène également et les voitures électriques aussi. Cette volonté de la Présidente de l’Union européenne de tout vouloir changer tout de suite ne pourra que précipiter la catastrophe, je veux parler de la destruction totale de l’économie européenne. L’Union européenne en la personne de sa Présidente ne cache même plus ses intentions puisque c’est la société française EDF, le géant européen de la production d’électricité totalement décarbonée, qui est la cible de la Commission. Le nucléaire ça ne plait pas aux Allemands : ils vont terminer le nettoyage de leur pays de toute trace d’uranium, ils ont finalement obtenu la fermeture de la centrale de Fessenheim grâce à l’appui du parti vert allemand représenté en France par Corinne Lepage et maintenant ils décident de s’attaquer de front au seul dernier fleuron industriel français qui reste.

La situation de l’industrie automobile tant en France qu’en Italie, en Espagne et, il ne faut pas l’oublier, en Allemagne est alarmante. Les voitures électriques ne seront certainement pas la panacée car il faudra en cas d’incitation massive d’achat par les particuliers de véhicules électriques non seulement fabriquer sur le sol européen ces véhicules, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui, mais également de produire de l’électricité disponible 24/24 heures et à un coût abordable. Ce n’est donc certainement pas en tentant de saborder l’énergie nucléaire que cet objectif pourra être atteint.

L’Europe a également interdit les plantes génétiquement modifiées et l’usage de nombreux produits phytosanitaires. La conséquence, sur une durée qui peut se compter en quelques années, va être la disparition de toute une série de productions agricoles, depuis des fruits comme les pommes ou les poires jusqu’au sucre, on l’a vu récemment avec cette interdiction stupide des néonicotinoïdes sur les plantations de betteraves alors que les racines de cette plante sont récoltées avant que la plante ne fleurisse la deuxième année. La liste des industries et des productions agricoles attaquées par les décisions bruxelloises est longue mais il est certain que l’Europe va devenir le fantôme d’elle-même.

Comme la nature a horreur du vide qui va occuper cet espace admirablement pourvu d’infrastructures, de villes magnifiques, de terroirs uniques au monde ? Les migrants vont arriver massivement par pleins bateaux ou tout simplement à pied comme au Ve siècle car ils ne reculeront devant rien pour vivre et manger à leur faim. Il existe pourtant une solution. Il faut que les technocrates qui gouvernent l’Europe, ces technocrates non élus qui ne connaissent rien aux réalités quotidiennes des peuples qui forment l’Union européenne, se rendent à l’évidence. Ils doivent oeuvrer, et c’est urgent, pour un rapprochement entre la Russie et l’Europe …

Cette proposition (que je ne partage qu’avec moi-même) nécessitera un long travail diplomatique, certes, mais il faut se rendre à l’évidence : l’Europe aurait pu devenir la plus grande puissance économique et industrielle du monde, loin devant la Chine, mais les Etats-Unis ne veulent pas de cette puissance alors ils ont par tous les moyens fait en sorte que l’Europe s’embrouille dans de faux problèmes d’environnement, de carbone et d’interdictions stupides d’OGMs, entre parenthèses « made in USA » afin d’inhiber toute montée en puissance de l’Union européenne. Les Américains ont tout fait pour torpiller le projet NordStream-2. Ils réussissent à affaiblir l’Europe mais dans le même temps ils favorisent la montée en puissance de la Chine. Je ne sais pas si mon analyse est exacte mais le résultat est là.

Alors se posera (et se pose déjà) la légitimité de l’OTAN. Trump a déploré que l’OTAN était une charge financière insupportable pour son pays, oui peut-être, mais comment demander aux Européens de mettre un « pognon de dingue » au pot alors que tous les pays européens de débattent dans une crise économique qui ne date pas du SARS-CoV-2. Cependant un rapprochement entre l’Europe et la Russie pourrait également réussir sans l’appui des Américains si seulement les gouvernements des différents Etats européens ainsi que la Commission elle-même cessaient de suivre aveuglément la politique anti-russe de la Maison-Blanche. Je ne suis pas un spécialiste de la géopolitique mais je laisse à mes lecteurs ce billet pour alimenter leur réflexion sur l’avenir de l’Europe, avenir qui me paraît incertain sinon périlleux …

Brève. Origine du coronavirus version 2019

Selon un article paru dans Newsweek le SRAS-Covid-19 aurait fait de septembre à décembre 2019 plus de 30000 morts aux Etats-Unis. Des analyses effectuées sur des cadavres de personnes mortes à la suite de cette grippe saisonnière précoce auraient révélé la présence de ce virus. L’origine du coronavirus ne serait donc pas la Chine mais bien les USA comme le fut d’ailleurs la grippe dite « espagnole » de 1919 dont les premiers cas furent observés dans l’Etat du Kansas dès les premières semaines de 1918 puis transportée par le corps expéditionnaire américain en Europe pour prendre part au conflit européen.

Ce qui est troublant aujourd’hui est le maintien des manœuvres de l’OTAN en Europe et la pression exercée par Mike Pompeo, à la tête du Département d’Etat américain, pour que les pays européens augmentent leurs dépenses militaires pour contrer l’ « ennemi » que constitue la Russie … Encore une fausse nouvelle disséminée par la propagande impérialiste des USA. Dans le même temps Washington accuse ouvertement la Chine d’avoir disséminé à dessein le virus en affirmant qu’il est bien originaire de la province de Hubei en Chine. Il s’agirait donc d’une autre « fake-news » reprise par tous les médias américains.

La théorie du complot relatif au coronavirus prend donc forme et le confinement imposé par les autorités sanitaires de divers pays européens dans le but de littéralement terrasser l’économie de l’union européenne a été mis en place en appliquant les directives émanant de Washington. Selon les dispositions d’urgence américaine l’armée devrait prendre le pouvoir aux USA et soumettre alors tous les pays de l’OTAN à son pouvoir. Ce que les dirigeants de l’armée américaine n’ont pas prévu dans leur scénario est l’épidémie qui sévit maintenant aux Etats-Unis n’ayant pas pris soin comme pour toute autre arme chimique de préparer l’antidote afin de protéger son pays. On va assister à un grand fiasco des délires hégémoniques d’un empire américain au bord de l’effondrement généralisé et brutal … Celui qui sème l’orage récolte la tempête !

Liens : https://www.voltairenet.org/article209583.html https://www.newsweek.com/exclusive-inside-militarys-top-secret-plans-if-coronavirus-cripples-government-1492878

Allemagne-USA : Ça va devenir de pire en pire

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L’Allemagne s’oppose ouvertement aux exigences du Président Trump de dépenser plus pour sa participation au budget de l’OTAN. L’Ambassadeur américain à Berlin criant au scandale a provoqué des appels de plusieurs partis politiques à son expulsion.

De tous les pays européens c’est l’Allemagne qui a le plus souffert de la colère de Trump depuis son arrivée à la Maison-Blanche. En deux ans les relations bilatérales entre Washington et Berlin se sont effondrées sous le poids des attaques verbales de Trump.

Trump a reproché à l’Allemagne ses pratiques commerciales déloyales dans le cas de ses exportations lucratives d’automobiles. Trump a carrément accusé l’Allemagne de trahison dans ses relations avec la Russie en matière d’approvisionnement en gaz naturel allant jusqu’à menacer de sanctions économiques les entreprises impliquées dans le projet de gazoduc NordStream 2 sous la Mer Baltique.

L’Allemagne a vigoureusement rejeté les accusations de Trump, affirmant que son industrie automobile était un investisseur important dans la création d’emplois aux USA et que sa politique énergétique relevait de sa souveraineté dans le cadre des principes objectifs du marché.

Trump n’a cessé de reprocher à l’Allemagne de ne pas assez dépenser pour ses engagements pris avec l’OTAN estimant que la protection américaine lui était suffisante. Lors du dernier sommet de l’OTAN en 2018 Trump a demandé à la Chancelière d’augmenter le budget militaire de son pays pour atteindre l’objectif de 2 % du PIB. Pendant de nombreuses années après la fin de la guerre froide les dépenses militaires allemandes ont accusé un retard de 1 % du PIB et Trump considère que l’Allemagne, la plus grande puissance économique de l’Europe, devrait doubler son budget de la défense alors qu’il a tendance à diminuer. L’Ambassadeur US Richard Grenell a ainsi dénoncé le « refus » de l’Allemagne à respecter ses engagements vis-à-vis de l’OTAN.

Grenell est en quelque sorte le torchon rouge de Trump et ce n’est pas la première fois qu’il invective l’Allemagne en des termes qu’aurait bien pu lui dicter Trump. Grenell ne cesse de critiquer le projet NordStream 2 et les relations entre l’Allemagne et le géant chinois Huawei. Ses dernières accusations au sujet de l’OTAN ont suscité la fureur des politiciens et des médias allemands. Wolfgang Kubicki, leader adjoint du Parti Démocrate Libre, a même déclaré que « un ambassadeur n’est pas censé agir comme le porte-parole d’une puissance occupante« . Le New-York Times a relevé que cette situation était la pire que l’on puisse imaginer à moins d’un mois du 70e anniversaire de la fondation de l’Alliance atlantique, une grande fête qui aura lieu à Washington mais qui pourrait être sévèrement refroidie par l’attitude négative de l’Allemagne. Sur la trentaine de pays membres de l’OTAN seuls sept d’entre eux ont augmenté leur budget militaire pour se rapprocher de l’objectif des 2 % décidé avant l’élection de Trump et celui-ci a même menacé de retirer les États-Unis de cette organisation si les membres européens ne se pliaient pas à ses exigences financières.

L’Allemagne et les autres pays européens devraient prendre au mot le coup de bluff de Trump et lui répondre : « vas-y ! ». Car en effet la présence de troupes, de missiles (y compris nucléaires) et d’avions américains sur le sol européen ne l’est pas pour protéger les pays européens mais pour projeter l’hégémonie américaine sur ses vassaux en particulier pour qu’ils ne rétablissent pas de relations normales et naturelles avec la Russie. Les pays européens doivent protester vigoureusement contre l’augmentation des dépenses militaires qu’exige Washington de leur part car à quoi sert cette dépendance pathologique aux dépenses militaires ? À l’évidence il s’agit pour les USA de tirer parti de l’économie des pays européens pour grossir les profits des géants de l’armement américain. C’est un véritable racket adossé à l’empoisonnement des relations internationales avec la Russie et la Chine organisé dans ce seul but, afin de justifier le siphonnage de l’argent public des Européens vers les grands groupes de défense américains.

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La plus grande menace sécuritaire des pays européens est la croissance massive de la pauvreté, des inégalités et des privations selon le dernier rapport de l’OCDE. Le discours alarmiste des Américains à propos de la Russie et des autres « ennemis étrangers » est une ruse grossière pour l’utilisation abusive et obscène de l’argent public des pays européens pour engraisser le colossal complexe militaro-industriel américain qui parasite totalement la société américaine elle-même. Une contradiction hautement risible est que Trump est censé être une « marionnette russe » selon ses ennemis politiques nationaux et pourtant il fait valoir le prétexte anti-russe au nom du complexe militaro-industriel encore plus que n’importe quel autre président auparavant (voir note en fin de billet).

L’Allemagne et d’autres pays européens ont bien raison d’ignorer le diktat de Trump au sujet des dépenses de défense douteuses. L’argent serait bien mieux investi nationalement dans un développement social productif et véritablement bénéfique. On sent venir une confrontation entre l’Allemagne et les USA. L’Allemagne s’est trop longtemps laissée malmener par la « puissance occupante » américaine. Avec les humiliations insultantes de Trump cette situation n’a fait que s’aggraver. Jusqu’à quel point les Allemands peuvent-ils tolérer cet abus de pouvoir des Américains ? Et ce d’autant plus que l’opposition aux diktats américains ne fait que croître dans l’opinion publique et pas seulement en Allemagne.

Traduction d’un article de Finian Cunningham, journaliste anglais, paru sur le site informationclearinghouse.info

Illustration trouvée sur le site de Mish Shedlock : petit coup d’oeil sur le complexe militaro-industriel américain en milliards de dollars.

Note. Le rapport du procureur Mueller fait clairement mention d’aucune interférence de la part de la Russie au cours du processus des élections présidentielles américaines. L’affaire est donc close, du moins pour l’instant.