L’homme a pris « un coup de vieux » de 150000 ans !

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Depuis le début du XXe siècle il est admis que l’homme moderne, Homo sapiens, est issu de l’Ethiopie actuelle depuis la découverte de fossiles datant de 195 000 ans à Omo Kibish. Tous les autres restes que les paléoanthropologues ont examiné et analysé depuis corroborent cette hypothèse. Il y aurait environ 100 000 ans cet homme moderne débuta une étonnante migration hors d’Afrique qui le conduisit dans tout le continent eurasiatique, toutes les îles du Pacifique et jusqu’à l’extrême sud de l’Amérique du Sud. On sait d’autre part que notre ancêtre direct cohabita avec d’autres hommes plus primitifs ou du moins les rencontra au cours de ses migrations, que ce soient les hommes de néandertal en Europe et en proche-Asie ou les hommes de Denisovan quelque part dans le sud de la Sibérie. Ils cohabitèrent et selon les études génétiques disponibles se croisèrent puisqu’on retrouve quelques pour-cents de gènes de néandertaliens chez l’homme moderne.

En Afrique l’Homo sapiens se dispersa depuis l’Ethiopie vers l’Afrique du Sud il y aurait 150 000 ans avant même l’ « Out of Africa » mais sur ce dernier point les fossiles retrouvés sont trop peu nombreux pour qu’il soit possible de se faire une idée précise de ces fluctuations de population et leur exploitation à des fins d’identification de leur ADN est parfois impossible.

Une découverte récente vient de bousculer cette chronologie. Des restes humains en relativement bon état de conservation ont été retrouvés dans le Djebel Irhoud, un massif montagneux situé à une centaine de kilomètres à l’ouest de Marrakesh. Ce site constitué de quelques petites grottes se trouve au milieu d’une carrière de minerai de baryte et des ossements avaient déjà été prélevés dans les années 1960 et datés à l’époque de 40 000 ans. Une nouvelle investigation réalisée par une équipe internationale de paléoanthropologues dirigés par le Docteur Philipp Gunz du Max Plank Institute de Leipzig vient de jeter un gros pavé dans la mare des certitudes relatives à la chronologie de l’apparition de l’homme moderne. Les restes identifiés et datés avec précision du Djebel Irhoud datent de 315 000 ans. Cette datation a été réalisée par thermoluminescence et ne peut être remise en cause. Les caractéristiques faciales et dentaires de l’homme d’Irhoud sont en tous points similaires à celles de l’homme moderne et diffèrent notablement de celles de l’homme de néandertal.

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Ces hommes étaient déjà experts dans la technique de la taille des bifaces de silex, art dit de Levallois, et ils maîtrisaient le feu. Ils se nourrissaient de gazelles et d’autres animaux locaux. Les spécialistes considéraient que l’homme moderne était apparu en Ethiopie, il semble qu’en réalité tout le continent africain favorisa l’apparition de l’Homo sapiens, un jardin d’Eden à l’échelle du continent où cohabitèrent également d’autres hommes plus primitifs puisqu’au Kenya des bifaces du même type datant de plus de 500 000 ans ont été retrouvés. Il reste maintenant à tenter des études de l’ADN de ces spécimens pour reconstruire l’arbre phylogénétique de nos lointains ancêtres, arbre qui risque d’être beaucoup plus complexe qu’on l’imaginait jusqu’à cette découverte … Toujours est-il que nous avons pris « un coup de vieux » de 150 000 ans, ce n’est pas négligeable.

Source et illustrations : Nature, doi : 10.1038/nature22336 et Max Plank Institute Leipzig

Crise climatique : le hiatus vraiment embarrassant

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Incroyable mais vrai des climatologues inféodés à l’IPCC – car il leur faut justifier des demandes de crédits de recherche et donc être en accord avec la théorie de l’effet de serre – viennent de reconnaître que les lois de Stefan-Boltzmann étaient trop complexes pour être appliquées à l’effet de serre, rien que ça !!! Ce sont trois spécialistes du climat de l’Université de Nanjing en Chine qui l’affirment tout en constatant que la température moyenne globale de la Terre ferme n’a pas significativement augmenté depuis 1992 ! Il suffit de l’illustration ci-dessus pour être maintenant persuadé que toute cette histoire de réchauffement est une vaste fumisterie organisée par les puissances financières de l’ombre pour organiser une mise à sac des pays riches – les contribuables et les consommateurs – en mettant en place le plus légalement possible toutes sortes de taxes pour expier nos fautes de bipèdes trop peu vertueux.

En examinant les trois graphiques représentant l’évolution de l’anomalie de l’effet de serre, il faut y croire pour comprendre que les paramètre Gsa et Gaa décrivent l’anomalie de l’effet de serre et quand ce n’est pas conforme aux modèles de l’IPCC, c’est alors une anomalie, trop simple … Il est facile de remarquer que les océans, compte tenu de l’inertie thermique de l’eau, ont continué à se réchauffer depuis 1992. Quant à la surface terrestre le graphique présenté a tendance à brouiller les esprits puisque la référence est différente des deux premières représentations. La résultante globale (graphique du haut) est un très léger réchauffement se traduisant par un dissipation de 0,2 watt/m2 en 22 ans soit 9 milliwatts/m2 d’augmentation par an … Malgré toutes ces évidences les tenants du réchauffement climatique vous affirmeront qu’à brève échéance on va tous griller comme des toasts.

Mais au fait, où se trouve dans ces graphiques l’effet de serre si on met en parallèle cette évolution et l’énergie provenant du Soleil qui est en moyenne d’environ 1350 W/m2 dans l’espace intertropical ? Une différence aussi infime justifie-t-elle l’alarmisme international depuis que le Président américain a dénonçé l’accord de Paris sur le climat ? Encore une fois il s’agit d’une histoire de gros sous montée en épingle par des scientifiques, dont je mets en doute l’intégrité, pour préserver leur gagne-pain suivant en celà des milliers d’organisations parasites et d’entreprises trop promptes à réaliser des bénéfices éhontés avec des fonds publics généreusement distribués par des copains politiciens piégés par l’idéologie anti-scientifique de l’IPCC.

Source et illustration : Nature scientific reports, doi : 10.1038/srep33315

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Selon les dernières nouvelles une expédition internationale au nord de la Baie d’Hudson, BaySys, d’un coût annuel de 4 millions de dollars est immobilisée dans une banquise de 5 mètres d’épaisseur, invraisemblable au milieu du mois de juin puisque le climat est censé se réchauffer ! Les brise-glace canadiens ont eu fort à faire en secourant dans la région des pêcheurs car cette expédition ne fait pas partie de leur priorité. En attendant, ces activistes restent bloqués au milieu des glaces. Sans blague de ma part l’embarcation s’appelle « The Ship of Fools III », littéralement le bateau des fous. Espérons qu’ils finiront par se poser quelques questions pertinentes en attendant que la banquise fonde, il serait temps … (source et illustration : breitbart.com le 17 juin 2017)

Le campagnol des prairies : un modèle de fidélité (conjugale) amoureuse ?

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Ce petit rongeur natif des grandes prairies d’Amérique du Nord est un modèle d’étude de la fidélité du couple et il a été étudié en détail au Centre de Neurosciences sociales à l’Emory University d’Atlanta pour tenter de décrypter les mécanismes neuronaux qui établissent la fidélité conjugale. Le campagnol des prairies est en effet strictement monogame durant sa courte existence, pas beaucoup plus de deux années. Pour comprendre le protocole expérimental utilisé il faut rappeler que ce campagnol (Microtus ochrogaster) est plus actif le jour durant l’hiver et plutôt nocturne durant l’été et les couples se forment à la fin de l’hiver. Le mâle et la femelle s’occupent conjointement des petits qui sont capables de se nourrir dès l’âge de deux semaines. Une stimulation lumineuse directe de certaines zones du cerveau a permis d’élucider le mécanisme de fidélité de ces couples de petits rongeurs car les couples se forment au printemps quand les jours commencent à augmenter.

Il est apparu évident que deux zones du cerveau sont particulièrement impliquées dans la fidélité, le cortex préfrontal médian et le nucleus accumbens et ces deux zones cérébrales sont connectées par des neurones spécifiques. le nucleus accumbens est sensible à la lumière via le nerf optique et se trouve être également le centre nerveux traitant les mécanismes de récompense, de l’accoutumance et du plaisir.

Lorsque une femelle est mise en présence d’un mâle inconnu l’activité des neurones du nucleus accumbens est d’autant plus élevée que le couple va se former rapidement après la période qu’on appellerait anthropomorphiquement « le flirt ». En stimulant ce noyau accumbens à l’aide d’éclairs lumineux produits par une micro-fibre optique implantée dans le cerveau l’équipe de neurobiologistes a pu ainsi montrer que des femelles ayant déjà formé auparavant un couple avec un mâle, mises alors en présence d’un autre mâle inconnu, dédaignaient ce dernier malgré ces stimuli lumineux censés au contraire provoquer ce que l’on pourrait appeler l’approche amoureuse. Les circuits neuronaux semblent avoir été figés afin de permettre cette fidélité de couple. Si au contraire une femelle n’ayant pas encore formé de couple et également stimulée par des éclairs lumineux (directement dans le cerveau) est mise en présence d’un mâle alors la formation du couple – la période de « flirt » – est beaucoup plus rapide.

Toute la question est de savoir si on peut influer d’une manière ou d’une autre, à l’aide de drogues par exemple, sur la naissance de l’amour et des sentiments et leur solidité dans le temps. Le campagnol des prairies ne reste tout de même qu’un modèle d’étude et ces expériences très démonstratrices ne peuvent pas être extrapolées à l’homme, du moins en ce qui concerne les comportements amoureux.

Source et illustration : Emory University

Les gigantesques responsabilités de la Commission Européenne

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Il y a quelques jours je me suis trouvé surpris devant le rayon fromages de mon petit-supermarché. Il y avait en vente sur le rayon du « Gruyère français » à côté du Roquefort et du Camembert. J’ai bien mis un G majuscule puisqu’il s’agit du nom du charmant village de Gruyères qui se trouve en Suisse dans le canton de Fribourg et non pas en France. J’en étais resté à l’emmenthal, au comté et autres fromages de Savoie en ce qui concerne ce type de fromage et pour moi le Gruyère provenait exclusivement de Suisse. Hélas, j’ai constaté que j’étais dans l’erreur car j’ignorais que la Commission Européenne avait légiféré – à la demande conjointe de la France et de la Suisse – au sujet des appellations d’origine contrôlée (AOC), des appellations d’origine protégée (AOP) et des indications géographiques protégées (IGP) – il faut apprécier la subtilité de ces nuances considérables … Les Suisses, on les comprend aisément, voyaient d’un très mauvais oeil que les Français usurpent l’origine de leur fromage provenant presque exclusivement de la vallée de la Saane.

Puisqu’il était nullement question de se faire la guerre pour des morceaux de fromages (la France et la Suisse sont en paix depuis la célèbre bataille de Marignan-1515) les deux pays se sont mis d’accord après moult discussions autour d’une table largement approvisionnée en gruyères et vins blancs secs du Valais tout proche pour qu’il existe une distinction visuelle entre les deux fromages : le gruyère suisse n’a pas de trous, comme le Comté, et le « gruyère français » doit avoir des petits trous, moins gros que ceux de l’emmenthal, appréciez encore la nuance. Tout est donc rentré dans l’ordre fin 2013 et depuis lors l’emballage doit préciser l’origine géographique (IGP) du gruyère français (AOP), l’appellation d’origine contrôlée (AOC) étant exclusivement réservée au fromage suisse.

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Le morceau de « gruyère français » que j’ai donc acheté, fort bon par ailleurs mais que je qualifierais de comté plutôt que de « Gruyère » de par sa fermeté moindre et sa saveur plutôt plus douce que son homologue suisse, est commercialisé par la Société Entremont basée à Annecy en France et fabriqué dans le Jura (FR 39.555.0 CE) et il est bien spécifié qu’il s’agit d’une dénomination géographique protégée (denominacion geografica protegida) conformément aux directives de la Commission Européenne. Il s’agit donc bien de comté (fabriqué dans le Jura, 39) puisqu’il n’a pas de trous, ce qu’exigent les Suisses, et non de « gruyère français » si on veut couper le morceau en quatre, mais la seule explication que j’aie pu trouver à cette ambigüité est le fait que les Espagnols connaissent le nom de « Gruyère » et ignorent qu’il existe un fromage français en tous points identique, ou presque, appelé comté. Il reste que cette histoire rocambolesque de fromages a bien fait chauffer les neurones des fonctionnaires de la Commission Européenne.

Illustration village de Gruyères avec en arrière plan le Moléson. Prochain article sur les fromages, le Camembert

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2013:036:0001:0002:fr:PDF

Billet d’humeur politique : financement de campagne(s) électorale(s) en France

Billet d’humeur politique : financement de campagne(s) électorale(s) en France

Le fils de Khadaffi, Saïf Al-Islam est recherché par toutes les polices du monde. Fils du défunt mangeur d’enfants lâchement assassiné par une coalition aérienne franco-américaine qui a ruiné la Libye, jadis le pays le plus prospère d’Afrique, Saïf aurait-il des révélations sulfureuses à livrer sur le financement de la campagne présidentielle de Sarkozy par son père Muhamar ? D’ailleurs cette action judiciaire savamment orchestrée par la justice française vendue au pouvoir en place (Hollande) va-t-elle faire long feu ? On peut se poser la question, en tous les cas je me la pose ici le long des lignes de ce billet.

Est-ce qu’une enquête sur les sources de financement de la campagne électorale de Macron sera ouverte ? Une campagne ultra-médiatisée et judicieusement truquée par les médias et les instituts de sondage pour infléchir l’opinion des électeurs français toujours indécrottablement bovins (cf. le Général De Gaulle qui considérait les Français comme des veaux), je dirais plutôt ovins de Panurge, mais bref, le sage du Béarn a qui a été confiée l’écurie de la magistrature française minée de l’intérieur par un syndicat gauchiste va-t-il pose la question ouvertement ?

Il y a tout de même des zones de mystère quant à ce financement. Je veux bien que Rothschild et Drahi aient mis quelques paquets de millions d’euros dans le pot, mais selon les lois françaises votées par des politiciens tous aussi corrompus les uns que les autres, est-ce légal ? Et comment est financée la campagne des élections législatives ? Avec les impôts des contribuables rétro-activement après les résultats des élections ?

Voilà beaucoup de points d’interrogations qu’il me paraissait important de mettre le long des lignes de ce court billet quelques heures avant le deuxième tour de mascarade des législatives françaises.

Alimentation et santé : rumeurs et mensonges (4)

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Les mensonges et les fausses informations parfois émises par des scientifiques peuvent conduire à des désastres sociétaux comme vous allez le découvrir en particulier quand il s’agit d’informations mensongères au sujet de la santé.

13. Si vous faites tomber de la nourriture au sol, vous avez 5 secondes …

Il paraîtrait que si on fait tomber un morceau de gâteau par terre en le ramassant pour le manger pas plus de 5 secondes après, on ne risque pas de contamination. Encore une idée préconçue erronée car il suffit de quelques millisecondes aux bactéries présentes partout pour contaminer ce morceau de gâteau et vous devrez vous résigner à le jeter plutôt que de le manger. Les règles d’hygiène élémentaire ont disparu depuis l’avènement des produits d’entretien de toutes les couleurs et parfumés à la jonquille ou à la résine de pin. Ces produits sont totalement inefficaces et ils ne donnent qu’une impression de propreté : « Ça sent le propre », « Monsieur Propre » … Depuis que les hôpitaux ont abandonné l’usage de l’eau de Javel (hypochlorite de sodium) on ne compte plus le nombre de morts par infections appelées du nom savant d’infections nosocomiales. Pourquoi ? Tout simplement parce que les hôpitaux sont devenus des endroits insalubres et c’est la même chose chez soi. Pour ma part le fais le grand ménage une fois par semaine dans mon modeste logement et je suis à peu près certain qu’il est ensuite propre. J’utilise comme mes grand-mères de l’eau de Javel diluée quatre fois pour laver le sol. De plus, comme dans beaucoup de pays dont en particulier le Japon, je quitte mes chaussures dès que je rentre à la maison. Pourquoi a-t-on interdit l’eau de Javel dans les hôpitaux, pourtant le seul antiseptique efficace à 100 % ? Il n’y a pas de mystère, ça ne coûte rien et les grandes multinationales de la propreté n’en tireraient aucun profit. Ceci explique cela.

14. Les vaccins peuvent être dangereux

Je ne reviendrai pas ici sur la nouvelle phobie des vaccins qui s’est propagée à la suite de la publication par Wakefield d’un article falsifié relatif au lien entre l’autisme et les vaccins en 1998 dans la revue The Lancet. Cet individu a avoué ses turpitudes, s’est rétracté et a été mis au ban de la société par l’Ordre britannique des Médecins. La rumeur s’est pourtant propagée et amplifiée malgré toutes les études scientifiques rigoureuses qui n’ont jamais pu prouver par la suite qu’il y avait un quelconque lien entre vaccins et autisme. À ce sujet le lien suivant est tout à fait instructif (www.pbs.org/wgbh/nova/body/autism-vaccine-myth.html).

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La France, patrie de Pasteur, se distingue par son attitude irraisonnée puisque près de la moitié de la population considère que les vaccins sont dangereux. Il faut dire que la justice française s’est distinguée par son imbécillité en admettant que les téléphones portables étaient dangereux pour la santé, or comme ce sont les mêmes groupes d’activistes qui colportent les même rumeurs, suivez mon regard … L’italie pour sa part vient de rendre la vaccination des enfants des écoles obligatoire, 15 % des parents refusant de faire vacciner leurs enfants.

Aux USA, pays où la rougeole avait été virtuellement éradiquée, passant de 500 000 cas annuels en 1960 à une centaine en 2000, le CDC a constaté ces derniers mois une recrudescence de la maladie. Tous les cas de rougeole déclarés proviennent d’immigrés non vaccinés, en particulier en provenance de Somalie.

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15. Les yaourts remettent de l’ordre dans les intestins

Bien que les yaourts – non sucrés et non aromatisés – ne soient pas mauvais en soi pour la santé il ne faut pas croire que les bactéries lactiques qu’ils contiennent ont le pouvoir de modifier la flore intestinale. C’est un mythe savamment vendu à grands coups de publicité par les fabricants de yaourts. À l’heure actuelle, aucun biologiste digne de ce nom ne sait comment modifier la flore intestinale en raison de sa complexité – plus de 250 bactéries intestinales sont encore inconnues et n’ont jamais été étudiées en détail ! Le marché des « probiotiques » se porte bien, merci, il atteint plus de 25 milliards de dollars par an. Quant aux yaourts sucrés ils sont plutôt dangereux pour la santé puisqu’ils apportent un supplément de sucres dont l’organisme se passerait volontiers. Le seul avantage du yaourt par rapport au lait est qu’il ne contient pratiquement plus de lactose, une caractéristique le rendant assimilable par les personnes souffrant d’intolérance au lactose.

16. Manger une pomme chaque jour, c’est bon pour la santé

Comparée à beaucoup d’autres fruits la pomme est plutôt pauvre en vitamines et en fibres contrairement à la croyance populaire. Par conséquent manger une pomme chaque jour pour rester en bonne santé est une vue de l’esprit. L’argument serait que la pomme est riche en vitamine C. C’est faux : une pomme n’apporte que 6 % du besoin quotidien ce cette vitamine. De là à prétendre que manger des pommes est bon pour soigner la grippe (illustration Red delicious, qui n’a de délicieux que le nom)…

Source : Business Insider, suite dans un prochain billet. Illustrations : World Economic forum, CDC et Wikipedia

Pourquoi il n’y a pas d’inflation au Japon ?

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Quand on se trouve au Japon, il est impossible de ne pas remarquer le drôle de logo de la société Yamato Transports : une chatte transportant son petit bien que le chat ne soit pas à proprement parler un animal de compagnie dans ce pays puisqu’il pourrait se « faire les griffes » sur les tatamis en paille de riz à la maison ce qui serait un désastre. Yamato est peut-être l’un des plus grosses entreprises japonaises de livraison et de groupage et elle met son point d’honneur à livrer quoi qu’il arrive les colis et autres items en tous genres dans les meilleurs délais. Amazon a donc tout naturellement fait appel à ses services – Amazon ne livre pas à domicile – et le surcroit de travail des employés de Yamato et de ses sous-contractants est devenu insupportable. Outre le fait de conduire des petits camions dans des ruelles parfois inextricables, les chauffeurs doivent aussi faire des kilomètres à pied chaque jour au pas de course avec un chariot et travailler parfois 15 heures de suite pour un salaire médiocre de 4 millions de yens par an.

Et c’est une véritable fronde qui couve au sein de la société Yamato. Les chauffeurs refusent tout simplement de continuer à livrer les colis chez les particuliers sans augmentation substantielle de leur salaire. Il faut dire que c’est une révolution puisque la société Yamato n’a pas augmenté les salaires de ses employés depuis 27 ans ! Inutile de réfléchir au sujet des causes profondes de l’absence désespérante d’inflation au Japon …

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Durant l’année fiscale 2016-2017 Yamato a livré plus de 1,8 milliard de colis, soit environ 43 % de ce marché au Japon et toujours avec une ponctualité qui rivalise avec celle des horaires des trains. Laisser un colis sur le pas de la porte quand le destinataire est absent n’est pas correct au Japon bien que la criminalité soit pratiquement inexistante. Il faut que la personne à qui est destiné le colis appose sa signature à l’aide de son inkan, un petit tampon enregistré auprès de l’administration, sinon pas de livraison possible, ce qui complique lourdement la tâche des employés des sociétés de livraison.

Les chauffeurs de Yamato bénéficient d’un salaire de près de 20 % inférieur à celui d’un chauffeur dans n’importe quelle autre branche industrielle et ils travaillent 460 heures de plus que leurs homologues par an. Augmenter les salaires risque de mettre Yamato en difficulté et de là à pointer du doigt l’accord passé avec Amazon, il y a un pas qui a été vite franchi par les employés. Pour ces raisons Amazon a fait appel à Japan Post mais la fronde invraisemblable (pour le Japon) des employés de Yamato pourrait bien se répandre et atteindre Japan Post et obliger Amazon a revoir sa politique de prix en incluant le coût de la livraison dans son catalogue. On peut toujours rêver en imaginant qu’une petite entreprise comme Yamato arrivera à vaincre ce colosse mondial.

Inspiré d’un article paru dans Bloomberg. Illustrations : Bloomberg

À ce sujet aussi : https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/05/29/nouvelles-du-japon-les-livraisons-a-domicile-il-faut-etre-chez-soi/