USA-Syrie : une longue histoire de coups tordus de la CIA

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Pour les impérialistes américains l’importance stratégique de la Syrie a été prise en compte dès la fin de la deuxième guerre mondiale. En 1949 un coup d’Etat renversa le premier gouvernement et le premier président syriens démocratiquement élus depuis l’indépendance de ce pays (depuis 1918 la Syrie était un protectorat franco-anglais après la chute de l’Empire Ottaman). Selon de nombreux analystes ce coup fut fomenté par la CIA avec l’appui des Britanniques en place à Damas pour éliminer le président élu Shukri al-Quwatli (illustration) accusé de sympathies communistes. Celui-ci fut brièvement emprisonné puis déporté en Egypte. Ces premières élections avaient été considérées par les Anglais et les Américains comme entachées de fraude téléguidée par l’Iraq et la Transjordanie et des luttes internes sectaires. Bref, ce fut la première intervention de la CIA en Syrie.

Alors que le Maccarthysme était devenu une sorte de religion aux USA, le nouveau Président syrien, Husni al-Za’im, qui fut donc mis en place par la CIA, fut accusé par cette dernière de ne pas coopérer avec l’Occident pour contrer le communisme. Le Secrétaire d’Etat de l’époque, John Foster Dulles, frère du Directeur de la CIA, laissa se terminer la Guerre des Six Jours (1956), entièrement financée par les USA, pour organiser un autre « coup » en Syrie répandant la fausse information que l’armée syrienne disposait de 123 Migs offerts par l’URSS.

Les fausses informations étaient depuis longtemps déjà la manière de faire des Américains. Il faut remonter à 1898 et la mise en scène du faux attentat perpétré contre le navire USS Maine dans le port de La Havane en pleine rébellion des habitants de Cuba contre les Espagnols pour que les Etats-Unis déclenchent une guerre contre l’Espagne. Il faut souligner que la presse américaine de l’époque se fit un devoir de relayer cette fausse information – en réalité l’USS Maine avait été sciemment sabordé par les Américains eux-mêmes – afin de préparer l’opinion à une guerre inévitable avec l’Espagne, guerre qui se propagea sur tous les continents en particulier dans l’Océan Pacifique où la marine américaine prit possession des Philippines et des Marianes. Déjà à l’époque l’agenda américain ne se résumait qu’en une phrase : l’hégémonie impérialiste.

Revenons à la Syrie. Les USA firent appel à la Turquie et aux Frères Musulmans (on était en 1955 et les frères musulmans, création de la CIA existaient déjà)  et préparèrent un coup d’Etat avec l’aide des services secrets anglais (MI6). Après la guerre des 6 jours, les interventions diplomatique de l’Irak, de l’Arabie Saoudite et de l’Egypte dissuadèrent les Américains d’aller plus avant dans leur projet. En effet ces pays voyaient d’un très mauvais oeil que les USA établissent une tête de pont territoriale en Syrie sachant qu’ils étaient les alliés indéfectibles d’Israël et ce d’autant plus que tous les pays arabes détestaient (et détestent toujours) Israël. Néanmoins la CIA avait bien rodé durant deux années sa stratégie de déstabilisation et celle-ci fut mise en application l’année suivante en Indonésie après avoir été testée au Guatemala en 1954. Dans les deux cas les interventions américaines avaient été motivées par de fausses nouvelles également reprises par la presse.

Durant la première guerre d’Irak les Américains utilisèrent le territoire syrien pour détenir en tout illégalité des prisonniers irakiens qui subirent les tortures les plus iniques qu’on puisse imaginer que même les SS du régime nazi n’auraient pas envisagé. Ces évènements se déroulèrent à l’insu de toutes les chancelleries représentées à Damas entre 2001 et 2007. Le gouvernement syrien était-il au courant des atrocités commises par la CIA sur son sol ? Nul ne le sait, toujours est-il qu’en octobre 2008 la CIA organisa une opération commando sur la ville de Sukkariyeh dans l’est de la Syrie, intervention qui fut cette fois dénoncée aux Nations-Unies par Damas sans aucune suite d’ailleurs. Par la suite il fut admis que les USA avaient organisé des infiltrations d’opposants au régime de Damas dès 2004 ! Les évènements actuels ne sont donc pas nouveaux !

Après, dès 2011, ce fut la guerre civile sur le sol syrien largement organisée par l’Administration Obama avec l’aide des services secrets anglais et l’appui financier de l’Arabie Saoudite et du Qatar, l’Arabie Saoudite étant devenue au fil des années un pays totalement vassalisé par les Etats-Unis, et elle l’est toujours aujourd’hui quoiqu’en pense MBS.

Il est intéressant de relire l’histoire car elle se répète souvent de manière étrangement similaire. En réalité, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, la CIA n’a jamais modifié ses méthodes d’intervention dignes du pire Etat totalitaire dans des pays qui n’ont pourtant jamais menacé la sécurité domestique des Etats-Unis excepté peut-être l’Arabie Saoudite avec les attentats du 11 septembre mais curieusement les USA n’ont jamais tenté quoi que ce soit contre ce pays car Wall Street s’y serait opposé.

Note. Toutes les informations citées dans ce billet sont tirées d’articles de Wikipedia version anglaise et citées dans un article paru sur le site consortiumnews.com, illustration : Shukri al-Quwatli (Wikipedia)

Benedikt Weibel : «La France, c’est la monarchie et les barricades»

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L’ancien patron des CFF, très populaire auprès des cheminots suisses, avoue mal comprendre la grève du personnel de la SNCF

Benedikt Weibel a été le patron des CFF durant quatorze ans, membre du conseil d’administration de la SNCF – mandat non rémunéré pour lequel il a été décoré de la Légion d’honneur – de 2003 à 2007 et président de l’Union internationale des chemins de fer : bien qu’âgé aujourd’hui de 72 ans, l’ancien pape européen du rail est resté très actif, puisqu’il dirige encore le conseil de surveillance d’un chemin de fer privé autrichien, WESTbahn. Membre du Parti socialiste, le patron rouge des CFF n’a jamais dû affronter une grève en Suisse, même s’il a supprimé près de 10 000 emplois durant son mandat. Quel regard porte-t-il aujourd’hui sur la grève du personnel de la SNCF?

Le Temps: On critique beaucoup le statut des cheminots, mais le grand problème de la SNCF est celui de la dette, qui atteint désormais 47 milliards d’euros. Le conseil d’administration n’a-t-il pas une grosse responsabilité à cet égard?

Benedikt Weibel: Je ne le pense pas. Un jour, j’ai demandé à Louis Gallois, alors président du conseil d’administration de la SNCF, quelle était la rentabilité du TGV Rhin-Rhône. Il m’a répondu qu’en France, le développement du réseau était d’abord une question politique. Ce sont les politiques qui exigent sans cesse de nouveaux tronçons. En 1997, le gouvernement a créé le Réseau ferré de France (RFF) pour répondre à une directive européenne demandant de séparer le transport du réseau. Mais en fait, cette opération a surtout servi à libérer la SNCF du poids de la dette liée à l’infrastructure ferroviaire. Les Français ont toujours tenté d’échapper aux critères de Maastricht.

La réforme du gouvernement français veut aussi ouvrir le marché ferroviaire à la concurrence. Peut-on concilier cet objectif avec le maintien du service public?

Oui, bien sûr! Je suis bien placé pour vous le dire en tant que président du conseil de surveillance du chemin de fer autrichien privé WESTbahn, une entreprise dont la SNCF est d’ailleurs actionnaire à 18%. Nous travaillons depuis 2011 sur la ligne Vienne-Salzbourg, sur laquelle nous offrons désormais une cadence à la demi-heure. L’apparition de cette concurrence a eu des effets très positifs. Bien que nous ne touchions aucune subvention, nos prix sont toujours les meilleur marché. Quant à l’entreprise assurant le service public, ÖBB, elle offre aujourd’hui davantage de trains, a modernisé son matériel roulant et aussi réduit ses prix.

La SNCF s’est-elle trompée de stratégie en tablant trop sur le «tout TGV»?

On ne peut pas affirmer cela, car le TGV a joué un rôle de pionnier en Europe et offre une excellente qualité de prestations. Mais il est vrai qu’entre le TGV et le RER, il n’y a quasiment rien en France. Voici quelques années, je me suis livré à une comparaison entre deux villes de grandeur semblable, soit Soleure où j’ai grandi et Lons-le-Saulnier, chef-lieu du département du Jura. J’ai constaté qu’entre 6h du matin et midi, il y a 10 départs à la gare de cette ville de 17 000 habitants, contre plus de 100 à Soleure !

Le statut des cheminots français, qui offre la retraite dès 52 ans au personnel roulant et dès 57 ans au personnel non roulant, n’est-il pas anachronique?

Oui, bien sûr ! C’est un régime qu’aucun pays au monde ne peut se payer. Partout en Europe, on se demande s’il ne faut pas fixer un âge de la retraite à plus de 65 ans en raison de l’espérance de vie qui s’allonge. Personnellement, j’ai 72 ans et j’enseigne encore dans plusieurs hautes écoles. Lorsque je demande à mes étudiants jusqu’à quel âge ils pensent devoir travailler, ils se déclarent tous conscients que ce sera jusqu’à environ 70 ans. Ils ne se font aucune illusion à ce sujet !

Que révèle cette grève sur la France d’aujourd’hui ?

Que rien n’a changé ! L’homme qui m’a contacté pour siéger au conseil d’administration de la SNCF est l’ancien sénateur alsacien Hubert Haenel (RPR, puis UMP). Un jour, il m’a confié : «La France, c’est la monarchie et les barricades.» C’est toujours le cas aujourd’hui. Alors que les premiers sondages montraient un soutien à la réforme d’Emmanuel Macron, aujourd’hui je constate que de plus en plus de Français témoignent leur sympathie pour cette grève (46 % selon les derniers sondages).

Article paru dans le quotidien suisse Le Temps. Pour se faire une petite idée de ce qui se passe en France il est approprié de consulter la presse étrangère.

Notes. Il n’existe à ce jour dans le monde que deux lignes ferroviaires à grande vitesse rentables : le tronçon de TGV français Paris-Lyon et le Shinkansen Tokyo-Osaka. Les données de rentabilité des trains à grande vitesse chinois ne sont pas disponibles.

Syrie et changement climatique même combat ?

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Depuis 48 heures une intense vague de froid travers toute la moitié est des USA et personne n’en parle dans les médias européens : et pour cause c’est dérangeant car le climat est sensé se réchauffer jusqu’à devenir aussi dangereux qu’un conflit nucléaire généralisé. Ce samedi 14 avril 2018 de triste mémoire en raison de l’attaque irraisonnée des USA alliés avec la France et la Grande-Bretagne sur la Syrie 38 centimètres de neige sont tombé sur les villes Minneapolis et St-Paul, dans le centre du Wisconsin près de 50 centimètres de neige ont recouvert les cultures à peine émergeantes de la terre. Le Dakota du Sud et l’Idaho n’ont pas été épargnés par le blizzard. Cette vague de froid exceptionnelle pour la saison a atteint le Texas sous forme d’orages de grêle dévastateurs.

Naturellemt l’opinion internationale se focalisait sur l’attaque criminelle de l’alliance franco-anglo-américaine contre de simples laboratoires d’analyse et de contrôle alimentaire qui n’ont fait heureusement aucune victime en Syrie. Ces attaques condamnables par la communauté internationale auraient-elles eu pour but d’occulter le changement climatique qui s’oriente définitivement vers le froid contrairement aux affirmations mensongères de l’IPCC comme celles tout aussi mensongères de Washington au sujet de l’utilisation d’armes chimiques par le régime de Damas contre ses citoyens ?

Je ne suis pas complotiste mais quand je constate que Hulot déclare droit dans ses bottes qu’il faut moins polluer, moins brûler de gaz et moins rouler en voiture (surtout quand il n’y a même pas de trains) alors que le climat va inéluctablement se refroidir, j’ai carrément froid dans le dos …

Source et illustration pour les infos météo nord-américaines AP, 21h30 UTS samedi 14 avril 2018

Pour satisfaire votre humeur une chanson de Manu Chao :

https://www.youtube.com/watch?v=myq3vGhwh-4 , écoutez bien les paroles elles sont d’actualité !

Brève : intervention franco-anglo-américaine en Syrie

Brève : intervention franco-anglo-américaine en Syrie

J’ai dit cet après-midi à ma compagne que j’avais tout simplement honte d’être Français et je pense que les Anglais, retraités comme moi et ayant choisi de vivre à Tenerife, doivent également avoir honte d’être Anglais.

Macron et May sont de la merde, trois M, des petits chiens abattardis tenus en laisse par Washington. Ils devraient être mis en prison pour crimes contre l’humanité en agressant sans mandat des Nations-Unies un autre pays qui ne leur a jamais rien fait.

Un autre geste agressif et la France et la Grande-Bretagne seront vitrifiées par les bombes nucléaires russes ! Car une autre agression – celle de cette nuit était destinée à empêcher la commission d’enquête de faire son travail à Damas pour établir les cause de l’attaque chimique – sera le signal d’une troisième guerre mondiale qui sera fatale pour l’ensemble de l’humanité. En Espagne aujourd’hui, dans de nombreuses villes, des mouvements spontanés ont rassemblé des dizaines de personnes en silence pour manifester leur réprobation devant l’attitude des deux esclaves de Washington ci-dessus désignés.

Encore une fois j’ai honte d’être Français !

La Suisse (et les autres pays) et la taxe carbone

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La taxe dite « carbone » se met en place conformément aux exigences de la Commission européenne et comme la Suisse doit se conformer aux directives de cet organisme il est de bon ton de faire en sorte que le montant de cette taxe soit la plus faible possible. Or la Suisse ne veut comptabiliser dans ses émissions de carbone que celle provenant du pays. La consommation d’énergies fossiles se limite en Suisse au transport automobile et à certains secteurs industriels mais quid de ce que les experts en carbone appellent l’externalisation de ce carbone ? Les émissions territoriales sont en effet faciles à contrôler et à quantifier et c’est d’ailleurs sur la base des statistiques nationales, considérées comme sincères, que chaque pays devra s’acquitter d’une telle taxe. Si on prend donc en compte les statistiques fédérales la Suisse est plutôt un bon élève climatique puisqu’elle se situe à la 80e place mondiale par habitant avec seulement 4,8 tonnes de carbone émises par habitant et par an.

L’image de bon élève de la Suisse est carrément ternie si les importations sont prises en considération. Il est surprenant alors de découvrir que ce pays émet alors plus de 14 tonnes de carbone par an et par habitant. La Suisse, qui se targuait d’être climatiquement propre se retrouve à la quatorzième place mondiale après les pays du Golfe, le Luxembourg et les USA, toujours par habitant. En d’autres termes la Suisse a délégué 73 % de ses émissions de carbone à l’étranger.

Ce simple exemple illustre la totale opacité de cette taxe carbone qui en aucun cas ne peut être honnêtement appliquée pays par pays et certainement en ce qui concerne les pays les plus développés pour ne pas dire les plus riches. Cette taxe est devenue une exigence incontournable des environnementalistes mais dans la réalité comment pourra-t-elle être équitablement appliquée, là est toute la question. Il s’agit d’un concept qui tient plus du rêve idéologique que de la réalité tangible et qui ne pourra jamais être appliqué équitablement dans quelque pays que ce soit. L’idéologie des écologistes a plutôt de mauvais jours devant elle comme l’illustre cet exemple.

Source : blogs.letemps.ch

Les sombres agissements des organisations écologistes : cas du Sierra Club

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Il existe aujourd’hui une multitude d’organisations de par le monde qui se préoccupent, selon le message qu’elles ont répandu dans le public, du sauvetage de la planète qui est menacée par la pollution, le changement climatique et la surpopulation. En réalité ces organisations se préoccupent infiniment plus de leur propres finances que de l’état de la Terre. Parmi ces organisations il faut considérer le cas emblématique du Sierra Club, initialement une sorte de petite association de randonneurs californiens qui procurait à ses adhérents des brochures décrivant les sentiers de la chaine de montagne de moyenne altitude proche de l’Océan depuis l’Oregon jusqu’à la frontière mexicaine. Je me suis prêté à quelques randonnées dans les magnifiques montagnes de l’arrière-pays dans la région de San Diego avec des membres du Sierra Club qui était à l’époque (il y a plus de 35 ans) une petite organisation issues des mouvements hippies alternatifs des années 1970.

Aujourd’hui le Sierra Club est une organisation tentaculaire qui veut établir sa propre loi. Hormis les cotisations annuelles de ses membres, cet organisme s’est résolument orienté vers des actions judiciaires tous azimuts contre l’Etat de Californie, les municipalités les comtés et encore plus inquiétant les agences fédérales américaines pour « se faire de l’argent ».

L’exemple de la municipalité de Stockton est presque caricatural. En 2008 le Sierra Club considéra que cette ville n’avait pas pris de mesures suffisantes pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Devant les menaces juridiques du Sierra Club auprès de la Cour de Justice de San Francisco la ville céda et s’engagea à comptabiliser toutes les émissions de gaz à effet de serre d’origine publique mais aussi privée. Les normes de construction des nouveaux édifices furent donc modifiées pour satisfaire les exigences du Sierra Club. Ces nouvelles normes englobaient également les travaux de « rénovation énergétique » des édifices d’habitation privés en partie subventionnés par la ville. Le Sierra Club mit en place un comité de conseil d’urbanisme dans la ville pour infléchir les décisions de la municipalité. En quelque sorte le Sierra Club s’appropria les décisions des élus de la ville et établit ses propres lois. En 2013 la ville se trouva en faillite : elle s’était endettée outre mesure pour satisfaire les exigences du Sierra Club, en particulier dans un coûteux système de transports en commun qui était supposé réduire les émissions de gaz à effet de serre. Quand on sait que dans cette ville de plus de 300000 habitants très étendue située dans la San Joaquin Valley à l’est de San Francisco si on n’a pas de voiture il est impossible d’aller faire ses courses ou seulement d’aller travailler alors il est facile de comprendre que le Sierra Club a agi de manière totalement inconsidérée.

Après la ville de Stockton, le Sierra Club a engagé pas moins de 19 actions en justice tant à l’échelle locale que fédérale : quand les membres du Sierra Club paient leur cotisation ils enrichissent les avocats qui travaillent pour cette organisation qui par ses actions se substitue progressivement aux institutions.

Il en est exactement de même pour Greenpeace en Europe qui s’autorise d’entrer autoritairement dans le débat relatif au glyphosate provoqué par la décision de l’EFSA de prolonger l’homologation de cet herbicide. Le grand dessein de Greenpeace est, de par son lobbying incessant auprès de la Commission Européenne, d’infléchir les décisions juridiques de la Commission voire d’imposer ses propres vues. Et il ne s’agit pas seulement du glyphosate et des autres produits phytosanitaires mais également des plantes génétiquement modifiées, des additifs alimentaires, des matériaux en contact avec la nourriture ainsi que des nouveaux aliments issus de la biotechnologie sans oublier l’énergie nucléaire. Pour ces organisations écologistes la notion de démocratie n’existe même plus ! Et c’est très inquiétant.

Source : nofrackingconsensus.com, AFP, illustration CNBC.