Quelques mémoires de ma carrière de chercheur en biologie (4)

Le cas d’un fongicide (deuxième partie de cette rubrique, relire le billet du 3 novembre 2018)

articles-botrytiscinerea_text_2.jpg

Durant plus d’un mois je passais donc mes journées à lire cette énorme bibliographie relative à l’Iprodione et il me restait enfin une dizaine d’articles, tous émanant de laboratoires universitaires sans aucun lien avec la société propriétaire de la molécule et n’ayant bénéficié d’aucun aide financiaire de cette dite société au sein de laquelle je poursuivais mes travaux, il faut le préciser. j’avais noté les observations relatant l’éclatement des cellules du champignon au cours de sa croissance mais le fongicide n’avait pas d’effet sur les spores. Le mécanisme d’action de la molécule se mettait donc en jeu quand il y avait une activité métabolique puisque les spores sont des cellules dormantes. Les membranes cellulaires des champignons phytopathogènes sont, comme pour la plupart de celles des êtres vivants, constituées de polymères de sucres, essentiellement du glucose, entrelacés d’acides gras et de stérols, ces polymères de sucres, des polysaccharides, servant d’architecture pour le maintien de l’intégrité de cet ensemble complexe. Au cours de la croissance du champignon ces membranes éclataient. La molécule fongicide devait donc interférer avec la synthèse de l’un ou l’autre des composants membranaires et très probablement les polysaccharides puisque aucun article n’avait fait mention d’une perturbation ni des acides gras, en particulier les phospholipides ni des stérols.

Un seul court article mentionnait enfin un déficit significatif de la teneur en acide ascorbique intracellulaire. Cette observation n’avait apparamment jamais attiré l’attention de qui que ce soit mais elle était pourtant la preuve que l’Iprodione agissait sur le métabolisme des sucres puisque l’acide ascorbique, plus connu sous le nom de vitamine C, est synthétisé à partir d’une forme phosphorylée du glucose particulière, le glucose-1-phosphate, nous allons y revenir. Toutes les voies de biosynthèse conduisant à des polymères du glucose comme par exemple le glycogène chez les animaux et y compris chez l’homme ou encore les polysaccharides membranaires comme chez le champignon sont issues de ce glucose-1-phosphate. Or tous les organismes vivants sont incapables d’ajouter directement un groupe phosphate en position 1 du glucose. Ce que la cellule sait faire c’est produire du glucose phosphorylé en position 6 puis à l’aide d’un enzyme particulier transférer ce phosphate de la position 6 à la position 1 car c’est thermodynamiquement moins dispendieux.

Capture d’écran 2018-11-25 à 21.46.19.png

J’avais donc intuitivement identifié la cible primaire de l’Iprodione mais encore fallait-il prouver que cette intuition était exacte. Et pour ce faire il fallait donc purifier l’enzyme en question, tâche à laquelle je me livrais en partant de cultures in vitro du champignon qui était heureusement coopératif puisqu’il était très aisé d’en obtenir des quantités suffisantes en quelques jours. En quelques 6 mois je réussis à isoler l’enzyme et en caractériser les paramètres cinétiques. Restait l’étape critique : essayer de voir quel effet l’Iprodione avait sur l’activité de cet enzyme appelé phosphoglucomutase. Hélas les premiers essais furent totalement négatifs. Peut-être que l’enzyme purifié ne se comportait pas à l’identique dans un milieu aqueux très simplifié en regard de la soupe complexe du cytoplasme d’une cellule ou qu’il devait être associé à d’autres éléments pour devenir sensible à l’Iprodione, bref, rédiger une publication au sujet de cette purification me paraissait trivial car je n’avais pas apporté de modifications innovantes dans les protocoles de purification du même enzyme à partir d’autres êtres vivants décrits dans la littérature.

Ma conviction était trop fortement ancrée dans mon cerveau pour abandonner et cet échec apparent eut lieu peu avant les vacances de fin d’année et je partis, je m’en souviens très bien, au sud du Sénégal avec mon dernier fils dans un petit hôtel situé dans le delta du Saloun. De retour au laboratoire je repris la solution d’Iprodione qui était restée sur la paillasse à la température ambiante et recommençais mon travail d’investigation et, Oh surprise ! « ma » phosphoglucomutase était cette fois totalement inhibée par des ajouts infimes de cette « vieille » solution d’Iprodione. Il n’y avait plus de doute, l’Iprodione inhibait donc bien cet enzyme et ce dernier pouvait être considéré comme la cible primaire du fongicide. Encore fallait-il le prouver.

J’étais confronté à un nouveau problème : identifier ce qui s’était passé en deux semaines au sein de cette solution dans du diméthylsulfoxyde abandonnée dans un coin de paillasse à la température ambiante et à la lumière. La démarche pouvait alors être d’identifier toutes les molécules issues de l’Iprodione qui avaient pu apparaître dans cette solution lors de processus complexes d’oxydation ou de dégradation spontanée ou bien de tester les unes après les autres toutes celles qui avaient été décrites dans la littérature relatives à la dégradation de la molécule initiale. Un tel processus dégradatif pouvait aussi exister dans des conditions réelles d’utilisation du fongicide soit à l’extérieur du champignon, soit à l’intérieur des cellules de ce dernier. Pour avoir une petite idée de ce qui avait pu se passer dans cette solution « vieillie » je fis une petite vérification en soumettant un échantillon à une analyse chromatographique dont le résultat pouvait être hasardeux dans la mesure où il était alors nécessaire de détecter d’éventuels produits secondaires dans l’ultra-violet lointain, technique qui pouvait prêter à confusion. Le résultat fut décevant car en dehors du pic de l’authentique fongicide il existait des dizaines d’autres entités en quantités infimes, autant dire chercher une aiguille dans une meule de foin.

Suite et fin (peut-être) dans le prochain épisode. Illustrations Wikipedia.

Marianne et Macron, même pathologie, lobotomisés !

Les sites alternatifs américains, en l’occurence le site de Mish Shedlock, sont très circonspects au sujet de la révolte populaire des « gilets jaunes » en France. Les Français sont assimilés à des frondeurs gaulois jamais contents qui sont toujours fâchés avec l’autorité. Mais la révolte présente n’a pu que prendre de l’ampleur puisqu’elle touche au porte-monnaie des classes moyennes et pauvres ou du moins qui vivent chroniquement des fins de mois difficiles. Quoiqu’en pensent les politiciens qui vivent confortablement sous les lambris dorés de la république c’est la grande majorité de la population française qui souffre étripée par le fisc. J’ai trouvé ces deux illustrations sur le site de Mish et elles sont significatives. Le bas-relief décorant l’arc de triomphe – un monument pas vraiment beau édifié à la gloire des massacres perpétrés dans toute l’Europe par Napoléon, il fallait avoir l’audace d’édifier un tel monument en plein centre de Paris – bas-relief représentant Marianne, tout un symbole, a été saccagé par les manifestants. Était-ce intentionnel ?

Capture d’écran 2018-12-03 à 23.56.25.png

Toujours est-il qu’on peut découvrir que cette sculpture est artificielle : la tête de Marianne est vide ! C’est donc un double symbole qui peut être interprété comme la vacuité cérébrale des dirigeants français, cette caste de fonctionnaires et d’énarques complices des puissances financières, que le peuple ne peut plus supporter.

Sous le fallacieux prétexte qu’il faut « décarboner » la France (pour sauver le climat) l’augmentation des taxes sur les produits pétroliers ne passe pas dans l’opinion et d’autant plus mal que la France est le leader européen toutes catégories des taxations en tous genres et des redistributions également en tous genres dignes de la plus pure idéologie appelée en d’autres temps communisme qui ne veut pas dire son nom. La tête de Marianne est vide : le gouvernement français fait n’importe quoi puisqu’il ne réfléchit même pas aux conséquences stupides et de surcroît inutiles de ses décisions. La transition énergétique écologique, solidaire et festive se terminera dans le sang puisque la majorité des Français, à l’évidence, n’en veulent pas.

Capture d’écran 2018-12-03 à 23.59.28.png

Le Président Macron dont la compétence est proportionnelle à son impopularité devrait songer à revoir sa copie s’il en est encore temps. Il voulait une révolution, il l’a eue !

Source des illustrations : https://moneymaven.io/mishtalk/

Le sucre : une vraie drogue !

Comme presque toujours mes sources ne sont pas personnelles et je reprends ici un article paru sur le quotidien suisse 24 Heures il y a quelques jours dont le titre « La face cachée de vos aliments préférés » a attiré mon attention. Sans vouloir faire de commentaires, voici donc 5 « best-sellers » de la junk-food du moins dans la Confédération. Les petits cubes dans chaque illustration représentent des morceaux de sucre de 3 grammes. D’abord le Nutella tant décrié par les politiciens bien-pensants qui veulent préserver la planète parce qu’il contient de l’huile de palme. Voici la composition d’un pot de 630 grammes :

Capture d’écran 2018-11-28 à 16.38.25.png

La « fusée », je ne connaissais pas, c’est pour 50 ml surtout de l’eau et du sucre :

Capture d’écran 2018-11-28 à 16.40.03.png

Le Ketchup (342 grammes) contient également du sucre, j’ignorais que ce produit était sucré (22,8 % du poids total) puisque je n’en ai jamais consommé :

Capture d’écran 2018-11-28 à 16.46.52.png

La « boisson des sportifs » Rivella (500 ml) qui n’existe peut-être qu’en Suisse et dont j’ignorais également l’existence est presque aussi sucrée que le Coca-Cola :

Capture d’écran 2018-11-28 à 17.03.55.png

Les Chips au paprika (90 g), je ne mange jamais de chips quelles qu’elles soient car elles baignent dans l’huile de colza. Outre la fécule qui est un polymère de glucose il y a aussi du sucre rajouté :

Capture d’écran 2018-11-28 à 16.55.12.png

Bon appétit et bon diabète …

Note. J’ai chez moi du sucre de canne non raffiné que je n’utilise que dans deux occasions : quand une personne vient chez moi boire un café ou quand je veux me préparer un « ti-punch » avec du rhum de Marie-Galante Bielle et du jus de citron vert. À noter que le rhum blanc dit « agricole » des Antilles françaises contient un peu de sucre provenant de l’ajout de jus de canne filtré et dilué avec de l’eau au distillat qui sort à 78 degrés (alcoolique ou 78 % et non Baumé) pour ramener le degré du rhum à 59 %. Ce qui donne son goût particulier au rhum blanc est la provenance de la canne.

Source : interactif.24heures.ch

Politique : Brexit or not Brexit, that is the question !

Capture d’écran 2018-12-05 à 09.12.47.png

Le projet d’accord entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne relatif au Brexit sera vraisemblablement rejeté par la Chambre des Communes à Londres cette semaine car il comporte trop d’incertitudes et de zones d’ombre en particulier les points précis de la frontière entre l’Ulster et la République d’Irlande et le statut de Gibraltar. La non divulgation par le gouvernement britannique de l’ensemble des articles du pré-accord a d’ailleurs ému les membres du Parlement. Si la Chambre des Communes rejète ce projet d’accord alors la Première Ministre britannique n’aura pas d’autre choix que de proposer un nouveau référendum à la population. Cependant les délais impartis pour préparer une telle consultation populaire avant la date butoir du 29 mars prochain sont insuffisants. Cette incertitude grandissante a conduit la Cour européenne de justice à préciser que la Grande-Bretagne pouvait avant cette date fatidique ou à la limite le 29 mars 2019 présenter à la Commission européenne qu’elle renonçait finalement et unilatéralement au Brexit.

C’est ce qu’a déclaré ce lundi 3 décembre l’avocat général de la CJU Manuel Campos Sanchez-Bordona. Depuis le référendum qui décida de la procédure du Brexit la Grande-Bretagne, conformément aux traités, a manifesté son « intention » mais pas sa « décision » de quitter l’Union. Cette nuance sémantique toute diplomatique est lourde de sens car les gesticulations stupides et insensées de Michel Barnier effraient les milieux financiers européens. Barnier, tout commissaire qu’il est, n’a pas la stature d’un diplomate. Il croit toujours que l’Europe peut être dirigée comme il le fit lors des jeux olympiques d’hiver de Grenoble ! Ce triste individu n’a pas l’air de comprendre quels sont les enjeux tant européens qu’internationaux d’un Brexit effectif.

Par exemple Washington voit d’un très mauvais oeil une désintégration même partielle de l’Union européenne car le Brexit pourrait ouvrir la boite de Pandore d’une dissolution de cette Union et la disparition à terme de la monnaie unique. La construction de l’Union européenne était initialement un projet suggéré et soutenu par les services secrets américains, c’est une vieille histoire qui remonte à Jean Monnet, agent de la CIA, pour que les USA contrôlent plus aisément le continent face à l’Union soviétique, en quelque sorte un protectorat chapeauté par l’OTAN. On en est fondamentalement toujours là alors que l’URSS a disparu. Le Brexit, vu de Washington, pourrait encourager des pays comme l’Italie, l’un des piliers de l’OTAN, à quitter l’Union et après il pourrait se développer un mouvement touchant l’Espagne, la France ou encore la Grèce qui a ouvert ses facilités portuaires à la Chine mais aussi et surtout l’Allemagne dont l’industrie souffre particulièrement des sanctions unilatéralement décidées par les USA à l’encontre de la Russie. Pour les Américains l’espace européen deviendra alors ingérable. En conclusion ce sont les USA qui ont dicté et dicteront encore la politique de l’Union européenne ainsi que le processus du Brexit dont les jours me semble-t-il sont comptés, mais je peux me tromper …

Source partielle et illustration : Reuters

Billet d’humeur politique : la Crimée vs Mayotte

Capture d’écran 2018-12-01 à 16.15.58.png

Il y a quelques jours des navires de l’armée ukrainienne ont pénétré dans la mer d’Azov et ont été arraisonnés par la marine russe. Un certain nombre de marins ukrainiens ont été mis sous les verrous. La Russie a revendiqué une violation des eaux territoriales de la Crimée, donc de la Russie. L’affaire a terriblement préoccupé les chancelleries occidentales dans la mesure où, dans la foulée le Président ukrainien, marionnette notoirement fasciste mise en place par les USA à la suite des évènements de la Place Maiden, a immédiatement déclaré la loi martiale et un couvre-feu dans toutes les provinces de l’est du pays.

Il s’est avéré après enquête de la Russie que ces vedettes rapides étaient remarquablement équipées en électronique de surveillance et qu’elles n’étaient là que pour tester les réactions de l’armée russe qui a installé des équipements sécuritaires de surveillance du nouveau pont enjambant le détroit de Kerch, passage obligé des navires du port ukrainien de Marioupol.

L’argument toujours resservi par les « démocraties » occidentales est que la Russie a annexé la Crimée à la suite d’un référendum qu’elle avait organisé à cet effet. Voici une capture d’écran du site officiel France Diplomatie :

Capture d’écran 2018-12-04 à 09.29.44.png

Il est clairement indiqué que la Russie a annexé illégalement la Crimée. Or ces « démocraties » occidentales appuient leur jugement sur la légalité de ce référendum qui a été organisé par les Ukrainiens eux-mêmes sans intervention de Moscou, ce qui a été confirmé par des observateurs du Parlement européen venus sur place, en vertu du droit fondamental figurant dans la Charte des Nations-Unies stipulant que les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes. Pour ce qui concerne cette légalité quand un Etat – l’Ukraine – supprime la cour constitutionnelle (à la suite des évènements de Maiden) et détruit en réalité la continuité de ses institutions il n’y a plus lieu d’invoquer le fait que ce référendum était légal ou non.

Je pose alors une question au Président français qui s’agite à l’encontre de la Russie en se pliant servilement aux décisions de Washington au sujet des sanctions économiques imposées à la Russie : quid de l’annexion de Mayotte, île faisant partie de l’archipel des Comores, un pays à qui la France avait récemment rendu sa souveraineté quand elle s’est retirée de Madagascar à la suite d’un référendum organisé par Paris en 1974 ? Seule l’île de Mayotte avait opté pour rester française et ce référendum d’auto-détermination avait été jugé illégal par le Conseil de sécurité de l’ONU. Pour y faire face la France avait pour la première fois usé de son droit de veto.

Aujourd’hui, dans cette île, nouveau département français, les Maorais sont submergés par des immigrants à tel point que plus de 60 % de la population est constituée d’Anjouanais, immigrés illégaux. Il en est de même pour la Crimée qui sert de tête de pont à tous les russophones d’Ukraine pour fuir l’état fasciste de Kiev. Un référendum a été librement organisé dans la péninsule de Crimée, faut-t-il le répéter, au plus fort du conflit opposant les Ukrainiens non russophones et majoritairement catholiques aux populations de l’est du pays et de la Crimée, chrétiens orthodoxes et russophones. Or la Crimée, craignant une invasion des bandes fascistes lourdement armées par Kiev (cf. le missile ayant abattu le vol MH17) n’a eu d’autres choix que d’organiser ce référendum d’auto-détermination pour se réfugier sous l’aile de Moscou.

Je réitère ma question : pourquoi deux poids, deux mesures entre Mayotte, île que je connais bien pour y être allé acheter des fleurs d’ylang-ylang, et la Crimée ? Avant de faire la leçon au Président Poutine il faudrait que les démocraties occidentales, dont en particulier la France, balaient d’abord devant leur porte. Et ce d’autant plus qu’il est écrit dans la Charte des Nations-Unies que les peuples ont le droit de disposer de leur liberté et d’éventuellement revendiquer leur indépendance, je le répète encore car il s’agit du fond du problème. C’est ce qui pourrait arriver par exemple dans le cas du Brexit si l’Irlande du Nord organise un référendum pour quitter le Royaume-Uni et se rapprocher de la République d’Irlande : elle aurait tout à y gagner … À l’instar de la France la Grande-Bretagne utilisera-t-elle alors son droit de veto pour s’opposer à ce référendum ? Ce serait une première qui remettrait les esprits en place au sujet de la Crimée …

Force est de constater que le monde politique a la mémoire courte. La Crimée fut cédée à l’Ukraine par l’URSS pour des raisons administratives plus que linguistiques ou religieuses. Les évènements de la Place Maïden, fomentés par les services secrets anglais et américains, ont eu pour résultat un conflit armé entre les communautés russophones et le reste du pays. Aujourd’hui l’Ukraine est au bord de la faillite et ne survit qu’avec le droit de passage du gaz russe sur son territoire en direction de l’Europe occidentale et les aides substantielles de l’Union européenne et des USA. L’industrie du pays est au point mort, la population ne peut plus se chauffer et les denrées de première nécessité se font rares. Plus de 3 millions d’Ukrainiens ont fui vers la Russie. La dérive fasciste que connait ce pays devrait logiquement conduire les pays de l’Union européenne à plus de fermeté et de retenue. Il n’en est rien car il faudrait alors que ces pays, dont en particulier la Grande-Bretagne et la France, reconnaissent leurs erreurs de jugement au sujet du Président Valdimir Poutine. Allons-nous nous battre encore une fois pour la Crimée ?

Si je dis « encore une fois » c’est tout simplement parce que mon arrière-grand-père paternel est allé se battre en Crimée en 1853, guerre expéditionnaire des Anglais et des Français, alliés de l’Empire Ottoman, pour repousser la Russie de cette péninsule. Si cette guerre occasionna la mort de près de 700000 combattants plus de la moitié d’entre eux moururent de choléra. Il faut noter qu’à l’époque l’Ukraine n’existait pas.

Les faits expérimentaux montrent que le climat va indubitablement se refroidir : il faut donc changer à 180 degrés de paradigme

Capture d’écran 2018-12-02 à 11.35.38.png

Capture d’écran 2018-12-02 à 11.38.53.png

Capture d’écran 2018-12-02 à 11.37.25.png

Puisque les fonctionnaires onusiens de l’IPCC se rencontrent en ce moment en Pologne il était donc du devoir des agences de presse d’inonder les salles de rédaction des grands quotidiens d’informations alarmantes. Il faut en effet alimenter la peur du public en ce qui concerne le réchauffement climatique global d’origine humaine afin d’asseoir la culpabilité du public et le préparer à être systématiquement rançonné pour le dissuader d’utiliser des combustibles fossiles et pour financer les énergies renouvelables. C’est le but ultime de cette agence onusienne pour le plus grand profit de grands groupes industriels complices du monde politique.

Or les prévisions de l’IPCC sont basées sur des modélisations fantaisistes qui ne résistent pas à l’analyse et encore moins aux données expérimentales récentes sur ce qu’il convient d’appeler la « météorologie spatiale », en d’autres termes l’évolution de l’activité solaire. Avant l’avènement de l’ère spatiale, donc avant l’utilisation de satellites d’observation de plus en plus sophistiqués, ce que l’homme savait de l’activité solaire était le nombre de taches se trouvant à la surface du Soleil directement observables avec des télescopes. Aujourd’hui l’astrophysicien dispose de toute une série d’observations directes, satellitaires ou terrestres, et de proxys lui permettant éventuellement de remonter dans le temps. Les appareillages sont devenus au fil des années de plus en plus sensibles et spécialisés. Nous allons donc au cours de ce billet recenser l’ensemble des données qui permettent de se faire une petite idée de ce qui va arriver dans les prochaines années : réchauffement ou refroidissement ?

Il ne faut pas se leurrer, le seul facteur pouvant significativement influer sur le climat terrestre est le Soleil et uniquement lui, tout autre facteur d’origine terrestre quel qu’il soit est totalement négligeable y compris les volcans qui n’ont qu’un effet passager sur le climat. Ce billet est inspiré d’un article de David Archibald et n’est pas de mon fait, encore une fois je n’invente rien car je ne suis ni astrophysicien ni climatologue.

Le premier paramètre expérimental permettant d’obtenir une mesure très précise de l’activité solaire est le flux d’émissions radio dans la bande de 10,7 cm de longueur d’onde qui procure une indication très précise de l’état des couches supérieures de l’atmosphère solaire, la chromosphère. Ces observations ont débuté en 1948 et le dernier cycle solaire #24 a atteint, en termes d’émission radio un plancher jamais atteint depuis cette date.

Capture d’écran 2018-12-02 à 12.03.35.png

Un autre paramètre important et mesurable à l’aide de satellites spécialisés depuis le milieu des années 1960 est le champ magnétique interplanétaire alimenté par la dynamo solaire. Il est exprimé en nanoTeslas et après l’épisode de refroidissement relatif des années 1965-1975 les minima inter-cycle solaire n’ont jamais cessé de diminuer. Dans trois ans, c’est-à-dire en 2021 au minimum d’activité solaire entre les cycles 24 et 25, la valeur du champ magnétique interplanétaire atteindra au mieux la valeur de 2,8.

Capture d’écran 2018-12-02 à 13.42.36.png

Un troisième paramètre pour lequel il existe des mesures précises depuis 1867 est la mesure des variations du champ magnétique terrestre qui lui-même « baigne » dans le champ magnétique interplanétaire (ou solaire). Ce paramètre s’appelle aa index, acronyme d’ « activité (magnétique) antipodale ». En effet au tout début des mesures de cet indice magnétique il existait deux observatoires, l’un situé dans la banlieue de Londres (Greenwich) et l’autre situé à Melbourne en Australie. Aujourd’hui ce sont les observatoires de Hartland en Grande-Bretagne et de Canberra en Australie qui sont en charge des mesures quotidiennes de ce paramètre. Cet index exprimé en nanoTeslas donne une mesure du couplage entre le champ magnétique terrestre et le champ magnétique solaire ( voir par exemple pour plus de détails Adv. in Space Research, doi : 10.1016/j.asr.2017.09.008). On ne peut que constater que l’optimum climatique moderne qui a débuté au début des années 1930 et explicité par l’augmentation de cet index est arrivé à sa fin après 2006. Le climat, selon les mesures de cet index, devrait revenir aux conditions qui prévalaient au XIXe siècle et au début du XXe siècle après la chute spectaculaire de cet index en 2006-2007.

Capture d’écran 2018-12-02 à 12.34.19.png

Venons-en aux températures océaniques relevées par des sondes Argo au milieu de l’Atlantique Nord (59°Nord, 30°Ouest) entre 0 et 800 mètres de profondeur depuis 2004. Les observations sont des données brutes avec en pointillés les moyennes sur 12 mois. L’Océan Atlantique-Nord ne cesse de se refroidir depuis 2006, quand ce refroidissement s’arrêtera-t-il ? Nul ne le sait mais ce qui est prévisible est la conséquence de ce refroidissement des eaux océaniques de l’Atlantique-Nord sur le climat de l’Europe occidentale.

Capture d’écran 2018-12-02 à 13.42.57.png

Un autre indicateur de l’activité solaire et de ses répercutions directes sur l’atmosphère terrestre est le vent solaire c’est-à-dire le flux de particules chargées électriquement et atteignant les hautes couches de l’atmosphère. L’un des paramètres pour suivre l’évolution du vent solaire est de rapport entre les particules alpha (noyaux d’hélium He++ ) et les électrons e provenant du Soleil. Après avoir culminé en 1991, ce rapport, au plus fort des cycles solaires comme des « creux » inter-cycles, n’a cessé de décliner et il devrait atteindre la valeur de 0,01 dans 2 années quand le cycle solaire #24 touchera à sa fin. Ce rapport indique que l’activité solaire s’assoupit depuis le début des années 1990.

Capture d’écran 2018-12-02 à 13.44.49.png

Directement lié au flux des électrons et des particules alpha provenant du Soleil est la « pression » du vent solaire qui, comme le comptage des constituants principaux du vent solaire, est mesurée à l’aide de satellites équipés d’instruments dédiés à ce type de mesures. Cette pression exprimée en nanoPascals dépend de la nature des particules, protons et électrons, qui constituent le plasma solaire, et de leur vitesse de propagation dans l’espace depuis les couches supérieures de l’atmosphère solaire. Depuis 1992 cette pression diminue et a déjà atteint une valeur basse que ne fait pas apparaître explicitement le comptage direct des taches solaires. Le vent solaire est un constituant du champ magnétique solaire et un affaiblissement de l’intensité de ce dernier est donc évident.

Capture d’écran 2018-12-03 à 09.18.36.png

L’intensité du champ magnétique solaire a un effet sur l’intensité de l’incidence des rayons cosmiques vers la Terre. Les rayons cosmiques sont constitués de particules de haute énergie et quand elles entrent en collision avec un atome d’azote ou d’oxygène il apparait des neutrons parmi d’autres particules subatomiques ou encore les radioisotopes cosmogéniques C-14 et Be-10. Le comptage des neutrons d’origine cosmique « secondaire » donne une image de l’efficacité avec laquelle les rayons cosmiques sont déviés par le champ magnétique solaire. Ce comptage est principalement effectué en routine à l’observatoire d’Oulu en Finlande et effectivement le nombre de neutrons diminue lorsque le Soleil est au maximum de son cycle et à chaque minimum inter-cycle le nombre de neutrons augmente. Comme on peut le constater les minimas de neutrons atteignant les basses couches de l’atmosphère terrestres augmentent depuis 1990, une autre signature de la décroissance de l’activité magnétique du Soleil.

Capture d’écran 2018-12-02 à 14.42.25.png

Une autre représentation du nombre de neutrons d’origine cosmique secondaire encore plus parlante consiste à aligner les comptages à partir du premier mois de chaque cycle quand de nouvelles taches solaires apparaissent depuis les pôles du Soleil et qu’il n’existe plus de taches au niveau de l’équateur solaire constituant la fin du cycle précédent. On ne peut que constater que le nombre de protons comptés au cours du cycle #24 qui se termine a été toujours supérieur à ceux des 4 cycles solaires précédents et pourrait atteindre la valeur de 7000 en fin de cycle. Ceci signifie que la probabilité que des particules chargées et de haute énergie provenant de l’espace atteignent les basses couches de l’atmosphère terrestre augmente et qu’ainsi des noyaux dits de nucléation des molécules d’eau apparaissent avec la formation de nuages d’altitude jouant alors le rôle de miroir pour réfléchir le rayonnement solaire arrivant vers la Terre. Ce phénomène aura pour résultat d’accélérer le refroidissement du climat.

Capture d’écran 2018-12-02 à 14.43.32.png

Pour terminer cet exposé le comptage des neutrons d’origine cosmique secondaire peut être représenté avec une échelle inversée en regard de l’activité solaire telle qu’elle peut être mesurée par les ondes radio dans la bande des 10,7 centimètres et il devient alors plus évident encore qu’une période de refroidissement du climat est bien en cours d’établissement depuis près de 20 ans.

Capture d’écran 2018-12-02 à 15.00.55.png

Le cycle solaire #24 et le suivant cycle dont l’amplitude est prévue pour être encore plus faible contribuent à en quelque sorte normaliser le climat qui va rapidement ressembler à celui que connurent le XIXe siècle et le début du XXe siècle. Il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir …

Fidèlement inspiré d’un article de compilation de David Archibald paru sur le site SOTT (sott.net) intitulé « Grand solar minimum : Data shows this is the lowest cycle since records began« . Les captures d’écran des dépêches de l’AFP datent du 2 décembre 2018.

Je me permets de faire quelques remarques. Je vais très souvent errer sur Youtube pour visionner des conférences et ce 2 décembre 2018 j’ai eu la surprise de constater que presque tout ce qui était proposé avait trait au réchauffement climatique et à l’effondrement des écosystèmes. Voici deux captures d’écran qui le prouvent. Comme quoi la propagande onusienne est très bien organisée.

Capture d’écran 2018-12-02 à 15.45.19.png

Capture d’écran 2018-12-02 à 15.45.50.png

Mais au juste que va-t-il se passer quand le climat va se refroidir dans quelques années seulement et les astrophysiciens sont formels cela va être inexorablement le cas quoique les populations puissent faire ? On parle de « migrants climatiques » aujourd’hui mais que se passera-t-il quand en Pologne il sera devenu impossible de faire pousser du blé comme ce fut le cas au XIXe siècle en Irlande avec des printemps pourris qui interdisaient toute récolte de pommes de terre ? Que feront les viticulteurs de Champagne quand ils ne pourront plus produire de vin ? Ce n’est pas anecdotique car à côté de la Champagne il y a la Beauce, le grenier à grain de la France, et si également il est devenu impossible d’y cultiver du blé d’hiver, il y aura vraiment un gros problème. Les habitants des pays du nord de l’Europe ou de la Chine, ce qui sera dans ce cas un phénomène d’une ampleur immense, iront-ils tous migrer vers des pays au climat plus clément ? Et on peut faire ce genre de prospective à l’infini mais dans tous les cas la situation sera tout simplement terrifiante avec des conflits tellement immenses que n’importe quel conflit armé du passé récent passera pour anecdotique. Il est urgent d’effectuer un virage à 180 degrés pour une simple question de survie. Je laisse aux spécialistes le soin d’imaginer comment se prémunir contre un refroidissement du climat qui arrivera demain – 5 ou 10 ans c’est demain – mais pour ma part je suis très pessimiste en particulier pour mes petits-enfants.

Petite histoire vécue très personnelle : l’effet de la télévision sur le comportement.

Il y a quelques jours je suis allé dans la province d’Alicante aider à la mesure de mes moyens une de mes nièces à déménager. Constatant selon mes dires que j’étais esseulé sentimentalement parlant, ce qui est exact, celle-ci entreprit, parce qu’elle aime bien son vieil oncle et je l’en remercie si elle lit mon blog, d’organiser une rencontre avec une de ses amies, Colombienne d’origine et fort belle femme au demeurant, pour que, affinités aidant, je l’invite éventuellement à Tenerife. Un soir je me retrouvais dans un petit restaurant avec cette charmante femme, un rendez-vous organisé par ma nièce, et après avoir dégusté quelques tapas elle m’invita à aller boire un café chez elle. Il était un peu plus de 21h et quand une femme assez attirante, célibataire de surcroit, invite un homme chez elle à un tel moment de la soirée, ce dernier peut s’imaginer que cette tasse de café ne sera en fait qu’un début.

Bref, la première chose qu’elle fit en m’accueillant chez elle fut d’allumer la télévision. Je lui fit observer que si elle venait me voir à Tenerife elle serait surprise de constater qu’il n’y a pas de télévision chez moi. Fort heureusement elle n’avait pas mis le son du téléviseur à un degré trop élevé et nous pouvions ainsi bavarder dans la limite de mon espagnol un peu précaire tout en jetant un coup d’oeil à une émission totalement débile comme il y en a tant sur le « petit » écran qui est devenu de plus en plus grand au fil des années pour bien occuper l’espace et en mettre plein la vue à tous les membres de la famille y compris les visiteurs. Elle me fit comprendre qu’échanger un baiser ne serait pas nécessairement un geste engageant. En gentleman que je suis fondamentalement je me rapprochai d’elle mais elle me repoussa car pour elle je sentais trop le tabac, à son goût. Elle n’ignorait pas que j’étais fumeur puisque nous avions dégusté ces tapas en terrasse et j’avais grillé au moins 2 cigarettes au tabac brun très odorant. Je lui répondis alors que je fumais depuis 58 ans et que je n’avais pas l’intention de quitter la cigarette à mon âge. La situation devenait de plus en plus compliquée.

Pour mettre une petite touche d’humour dans une conversation sans suite je lui déclarai que j’avais fumé dans ma vie au moins 25 km de cigarettes. Elle trouva cette boutade un peu drôle et se mit à rire. J’en profitai alors pour lui glisser un baiser innocent et furtif derrière son oreille droite, un endroit assez douillet de l’anatomie d’une femme de surcroit toujours légèrement parfumé. Avec une lourde arrière-pensée je lui dis avec un aplomb qui me surprit moi-même que j’avais eu l’impression de déposer un baiser sur son sexe que j’imaginais, comme tout septuagénaire un peu libidineux (mais pas trop tout de même), être agréablement paré d’une pilosité aussi abondante que ses sourcils ou sa chevelure. Elle me répondit immédiatement qu’elle rasait son sexe !

La situation me parut alors sans issue et fort heureusement, quelques secondes plus tard, mon petit-neveu téléphona pour me prévenir qu’il m’attendait en bas de l’immeuble pour rentrer à la maison, ce qui me délivra de l’encombrante nécessité d’expliquer mon point de vue à cette charmante personne au sujet de l’utilité des poils pubiens que mes lecteurs ont découvert sur ce blog.

Je ne revis plus cette Colombienne et pour cause. Allumer la télévision quand on reçoit une personne chez soi, refuser un baiser (innocent, mais pas complètement) à cause des odeurs de tabac – je veux bien l’admettre, fumer est un vilain défaut comme ne pas pouvoir se passer de télévision chez soi – mais se raser le sexe fut l’argument final pour clore cette rencontre galante indubitablement vouée à un échec total en prenant en considération l’enchainement de ces évènements révélateurs.

Le lendemain, lors du petit-déjeuner, mon petit-neveu me demanda si j’allais revoir cette amie de sa mère et l’inviter à Tenerife. Je lui répondis qu’il n’en était pas question pour les trois raisons évoquées plus haut. Il me surprit alors en me déclarant que lui aussi se rasait les poils pubiens et que la plupart de ses petites amies en faisaient de même. Comme j’ai la réputation dans ma famille d’être un vieil obsédé habité par une lubricité que réprouve la morale judéo-chrétienne je ne pus m’empêcher de demander à ce jeune homme pour quelle raison il se pliait lui aussi à ce genre de pratique et il me déclara que dans tous les films « porno » qu’il avait vu à la télévision autant les femmes que les hommes étaient rasés et que c’était, donc, plus propre et plus esthétique. J’ai enfin trouvé de la bouche d’un jeune homme de 20 ans quelle était la vraie raison de cette mode stupide, inconfortable et de surcroît source d’infections variées.

Capture d’écran 2018-11-26 à 16.02.23.png

Le débat à ce sujet me semble donc clos, il s’agit d’une conséquence subconsciente des messages télévisuels perçus par des millions de personnes dans le monde qui, par un geste paraissant anodin, s’identifient dans leurs comportements à des acteurs de cinéma de qualité désespérément médiocre oeuvrant dans des films d’une facture tout aussi médiocre. Illustration : une photo personnelle du sexe d’une de mes « petites amies » transformée à l’aide d’un petit logiciel de traitement d’images il y a plus de 20 ans qui rappelle un peu « L’Origine du Monde » de Gustave Courbet.