L’IPBES, clone de l’IPCC, prédit l’apocalypse

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À nouveau les plus éminents scientifiques du monde entier couvrent les machinations onusiennes.

Voilà que ça recommence ! Le groupe intergouvernemental d’ « experts » sur l’évolution du climat (GIEC ou IPCC en anglais) est un modèle qui a bien fonctionné jusqu’à présent dans sa mission de semer la terreur climatique dans le monde entier et l’Organisation des Nations-Unies adapte maintenant ce même modèle, avec les mêmes astuces pseudo-scientifiques, pour alerter le monde entier sur les menaces pesant sur la biodiversité. Un rapport de 1800 pages a été présenté à Paris ce 6 mai 2019. L’IPBES, ça sonne bien, est l’acronyme de Intergouvernemental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystems Services sise à Bonn en Allemagne. Jonathan Watts, éditeur au Guardian (journal anglais étiquetté à gauche) de tout de qui concerne l’environnement à l’échelle mondiale a déja dit dans ses colonnes tout ce qu’il fallait savoir sur ce « GIEC pour la nature« . Les « scientifiques » des Nations-Unies ont averti qu’ils étaient convaincus que ce rapport avait été rédigé par « les plus grands scientifiques du monde« . Il est trop drôle de s’apercevoir à quel point les journalistes sont crédules. Ils ont décrit docilement le personnel constituant l’IPCC pendant des années et des années jusqu’à ce que quelques curieux commencent à s’apercevoir que certaines personnes impliquées directement dans cet organisme étaient des étudiants d’une vingtaine d’années !

Watts dit, droit dans ses bottes que :

« Le texte final du résumé destiné aux décideurs politiques était en cours de finalisation à Paris par un groupe d’experts et de représentants des gouvernements, mais le message général est clair. »

En d’autres termes, comme pour l’IPCC, des scientifiques sont recrutés pour rédiger un rapport. On ne connaît pas les critères de choix de ces personnes. Ensuite ces scientifiques rédigent un résumé pour les décideurs (SPM, Summary for Policy Makers). Les politiciens et les bureaucrates représentant les gouvernements nationaux assistent ensuite à une réunion plénière durant laquelle le résumé est examiné ligne par ligne et réécrit.

Les contes de fées parlent de la transformation de la paille en or. Les Nations-Unies prennent des résumés scientifiques et les transforment en une paille politiquement consommable. Le document qui en résulte et qui a donc été solennellement publié ce 6 mai représente ce qu’une salle remplie d’agents politiques a accepté de dire à haute voix.

Pire encore, au cours des prochaines semaines, le texte en cours de synthèse, c’est-à-dire le texte sous-jacent supposé être de haute teneur scientifique, sera également modifié. Il est évident que ce n’est pas ainsi que les choses devraient se passer. Les résumés sont censés être des réflexions précises basées sur des documents plus longs, solides et définitifs. Or apparemment ce n’est pas ainsi que les Nations-Unies opèrent puisqu’il s’agit d’aligner les documents dits scientifiques sur le résumé destiné aux décideurs politiques. Il est inutile de prétendre le contraire, ce sont les procédures standard de l’IPCC et elles sont ouvertement exposées dans un guide de 56 pages expliquant comment l’IPBES fonctionne (lien en fin de billet, en anglais).

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Imaginons un instant des cadres d’une chaine de télévision examinant à la loupe le scénario d’une émission d’information d’enquête (du genre Cash-Investigation d’Elise Lucet, ajout de votre serviteur). Imaginez qu’ils réécrivent ce texte à la demande de grands annonceurs et en tenant compte de diverses sensibilités politiques. Est-ce que le résultat final serait digne de confiance ? Robert Watson, Diecteur de l’IPCC de 1997 à 2002, dirige maintenant l’IPBES. Sa biographie en ligne sur le site de l’Université d’East Anglia précise qu’il est « champion du monde des Nations-Unies pour la science et l’innovation« . Et lors de la création de l’IPBES en 2010 il a parfaitement précisé que son objectif était de « mener la bataille contre la destruction du monde naturel« . En d’autres termes il y a ici toutes sortes de tromperies grossières. L’IPBES n’est pas un corps scientifique honnête qui devrait examiner de multiples perspectives et considérer, comme tout corps scientifique, des hypothèses alternatives. La mission de cet organisme onusien consiste à rassembler un seul type de preuve, comme l’IPCC l’a fait avec le gaz carbonique, une preuve qui est favorable aux traités environnementaux de l’ONU.

C’est ainsi que les Nations-Unies fonctionnent, avec des machinations dans l’ombre camouflant ses aspirations politiques en les habillant de vêtements pseudo-scientifiques.

Traduction aussi fidèle que possible d’un billet de Donna Laframboise mis en ligne sur son site le 6 mai 2019

https://www.ipbes.net/system/tdf/180719_ipbes_assessment_guide_report_hi-res.pdf?file=1&type=node&id=28500

Clitoridienne ou vaginale ? Telle est là la question …

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L’idée m’est venue d’écrire ce billet assez décapant pour les âmes sensibles en conversant par courrier électronique interposé avec une amie vivant en France alors que je réside dans une contrée ensoleillée à près de 3500 kilomètres de celle où se trouve celle-ci. J’ai écrit ce billet avant de partir pour Tokyo et j’hésitais beaucoup à le mettre en ligne. Je me suis enfin décidé …

Nous conversions donc très librement de sexualité, de plaisir sexuel tant masculin que féminin, rien de plus naturel puisque le sexe, il faut le reconnaître, se trouve au centre des préoccupations presque quotidiennes de tout un chacun. Tous ceux qui nient cet état de fait de l’homme (et de la femme) d’aujourd’hui sont tout simplement des « faux-culs » comme disaient Brassens, Gainsbourg ou encore Desproges et aussi, il ne faut pas l’oublier l’inoubliable Pierre Perret, des personnages qui ont malheureusement disparu du paysage médiatique contemporain bien-pensant et qui parlaient de sexe sans trop de retenue.

Aujourd’hui être conforme aux usages consiste à parler de mouvements féministes, de LGBT, d’égalité des genres, mais l’aspect fondamental de la sexualité qui diffère entre femmes et hommes en raison de leurs natures génétiques et biologiques différentes est tout simplement ignoré car pour ces idéologues reconnaître cette différence introduirait une sorte de discrimination « genrée ». Donc après plusieurs semaines de réflexions au sujet de l’opportunité de mettre ce billet en ligne j’ai fini par me décider, tant pis pour les âmes sensibles, et je m’excuse auprès d’elles (les âmes sensibles) par avance puisque ma démonstration a voulu que je me trouve acteur dans cette histoire comme vous allez le découvrir.

Cette amie entra dans le vif du sujet en entamant, donc, une conversation relative au plaisir sexuel de la femme. Vaste sujet abordé plutôt par des hommes que par des femmes, ce qui est d’ailleurs surprenant : comme si les hommes s’étaient arrogé le privilège ou le droit d’avoir mis au grand jour le mystère de l’orgasme féminin à la suite de doctes conclusions. Je ne parlerai même pas de Sigmund Freud qui était fondamentalement un pervers sexuel refoulé méprisant profondément les femmes. Pour lui une femme libertine était une hystérique qu’il fallait traiter dans un établissement spécialisé. J’ai toujours adoré les femmes libertines qui aiment le plaisir, pour moi ce sont des femmes normales qui se sont affranchies de la pression moralisatrice issue essentiellement des préceptes religieux qui ont muselé générations après générations l’ensemble de nos sociétés occidentales.

L’évolution moderne dans la perception de la sexualité est devenue une caricature que pour ma part je considère comme une déviance insupportable. Pour ne citer qu’un exemple, si la disponibilité en hormones sexuelles de synthèse n’existait pas il n’y aurait pas de transsexuels. Par ailleurs l’homosexualité masculine ou féminine a toujours existé ainsi que le contrôle des naissances. Je n’éprouve rien contre la pilule ou les homosexuels et les homosexuelles, à un tout petit détail près : quand deux jolies filles me disent d’aller voir ailleurs, maintenant plus beaucoup parce que je ne suis plus – et de très loin – un jeune premier comme Macron, je trouve (je trouvais) que c’était à pleurer de douleur. Quant à avoir une relation avec un homme cela contreviendrait à ma nature fondamentalement hétérosexuelle.

Revenons donc à la distinction entre les vaginales et les clitoridiennes, objet de cette conversation électronique avec cette amie française qui se qualifie elle-même de libertine. Quand je lui écrivis qu’à mon humble avis il n’y avait pas de femmes dites « vaginales » elle fut à moitié surprise et je lui demandais de me décrire ses propres arguments. Elle reconnut que finalement son vagin ne jouait qu’un rôle insignifiant dans son plaisir et qu’à ses copines qui lui demandaient pourquoi elle leur répondait que pour elle c’était son clitoris et « tout son clitoris » qui était important. Excellente remarque qui ne passa pas inaperçue pour moi, vieux briscard trousseur de jupons compulsif durant les décennies passées. Elle mentionna donc « tout son clitoris » et me fit remarquer que l’éducation sexuelle que les enseignants des écoles dispensent (comme si les parents ne pouvaient pas prendre en charge l’éducation sexuelle de leurs enfants, c’est à pleurer aussi) ne mentionnaient pas que la partie visible de cet organe du plaisir de la femme ne représente qu’à peine 5 % de ce dernier. Cette amie libertine avait découvert qu’elle pouvait avoir du plaisir avec la partie cachée de son clitoris et qu’elle en avait pris conscience, par conséquent elle entretenait à dessein auprès de ses copines cette ambiguïté.

Alors pourquoi, à mon humble avis, les femmes dites « vaginales » n’existent pas. Je pourrais dire que le récit très personnel et vécu qui va suivre est « une étude de cas » comme se plaisent à le dire les médecins et là j’entre dans le vif du sujet de ce billet qui risque de choquer mes lectrices et mes lecteurs puritains mais je m’en moque.

Je fis la connaissance il y a bien des années d’une riche veuve esseulée d’à peu près mon âge et elle s’était persuadée que je serais l’homme qui lui procurerait enfin le plaisir (sexuel) tant attendu depuis son enfance. Il est vrai qu’elle s’était empressée, une fois devenue veuve, de trouver l’amant idéal quoi qu’il puisse arriver. Je fis donc ce qu’il fallait faire comme « préliminaires » et ce que les lesbiennes connaissent parfaitement. Le mot préliminaire me rappelle le magnifique film de Robert Mulligan « A Summer 42 » avec l’irrésistible Jennifer O’Neill (illustration) … Je découvris que cette belle femme n’avait pas de clitoris. La toute petite partie externe de cet organe spcifique du plaisir féminin était dans son cas totalement dissimulée par la convergence de ses petites lèvres. Il était invisible, insensible et inaccessible, tout simplement.

Ma tâche se révélait maintenant ardue. J’introduisis alors le brûleur dans la chaudière, une expression qui n’est pas de mon fait mais dont j’aimerais retrouver l’origine – je crois que je l’ai entendue dans un film – et rien, aucune réaction. Mon expérience relativement bien documentée des relations sexuelles réussies me fit comprendre qu’il fallait stimuler la partie interne et invisible du clitoris de cette femme franchement handicapée par la nature, la pauvre … Je me livrais donc à un exercice particulier que m’avait enseigné une de mes anciennes conquêtes consistant à rester totalement immobile et à contracter mon attribut viril toutes les cinq à dix secondes, en quelque sorte en guise de préliminaires … C’est carrément épuisant surtout quand il faut tenir le choc pendant un quart d’heure et … Oh miracle ! pourraient dire certains ou certaines, ma nouvelle partenaire vécut d’un seul coup et sans prévenir un gigantesque orgasme, le premier de sa vie, tellement intense que j’eus peur qu’elle ait une syncope, orgasme qui dura, je n’avais pas de chronomètre à mon poignet, au bas mot deux minutes, un raz de marée de plaisir.

Ceci prouve que la supposée sensibilité de l’entrée du vagin s’explique par la présence de la partie interne du clitoris qui entoure cette dernière et qu’une femme peut atteindre son plaisir par ce subterfuge. Je pense tout particulièrement à toutes ces malheureuses qui ont subi de par le monde une excision rituelle. Cette histoire est entièrement vraie et je souhaite à mes lectrices d’en prendre bien note. Pour moi qui ne suis pas écolo(giste) j’ai été interpellé par ce site : https://www.neonmag.fr/eco-orgasme-peut-on-baiser-bio-469736.html : c’est un peu n’importe quoi …

Sous le feu de Notre-Dame couve le feu en France

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OPINION (article paru sur le quotidien en ligne Le Temps). Il y a en fait deux incendies chez nos voisins. Le plus grave est qu’on s’y déteste. On déteste tout le monde. Et c’est parfaitement détestable, selon le chroniqueur Alexis Favre du quotidien genevois Le Temps et producteur de l’émission Infrarouge sur RTS.

Je ne suis pas fâché que le hasard du calendrier et la trêve pascale m’aient offert quelques jours supplémentaires pour réfléchir à l’incendie de Notre-Dame avant de m’aventurer sur ce terrain fumeux.

Parce qu’entre Donald Trump et ses conseils de génie ignifugé (y avait qu’à envoyer des Canadair !), les 66 millions d’experts pompiers (moi je vous aurais montré comme l’éteindre, ce feu !), les complotistes de tous bords (encore un coup des islamistes, de Macron, de Nosferatu ou de George Soros), la France insoumise et sa haine de tout ce qui dépasse le smic (salauds de riches, ils feraient mieux de financer nos RTT avec leurs millions !), l’immédiateté des réactions a démontré une nouvelle fois sa fascinante faculté à produire du vide et de la bêtise à l’échelle industrielle.

365 jours sur 365

Je sais (d’ailleurs je viens de vous le dire), vous avez déjà tout lu sur l’incendie. Mais rassurez-vous, ce n’est pas de la charpente en flammes dont je vais vous parler. Ni de la flèche qui s’est écroulée devant nos yeux incrédules. Ni même du ciment de l’âme française parti en fumée (ça aussi vous l’avez entendu ad nauseam). Non, c’est l’autre incendie qui m’interpelle. Ce feu qui couve désormais sous le feu chez notre grand voisin français, 365 jours par an et 24 heures sur 24.

La France a tout inventé. En tout cas beaucoup de choses. Les Lumières, les droits de l’homme, Victor Hugo, l’époisses, l’étang de Vaccarès, la Romanée-Conti, le débat, les intellectuels, Eric Cantona, Albert Camus ou encore l’andouillette à la moutarde. Reconnaissez que ce n’est pas rien. Elle a de quoi être assez fière d’elle, la France.

Promenez-vous en France, discutez à gauche à droite, vous serez d’ailleurs surpris de l’aspiration apparente à la vie douce. A priori, tout est fait pour rentrer dans l’ordre à l’heure de l’apéro, de Marseille au Havre, en terrasse ou sur le coin du zinc.

La polémique a changé de braquet

Et pourtant. La petite polémique sympathique qui accompagnait très bien le pastis a changé de braquet. L’engueulade était un art de vivre, elle est devenue gangrène. En 2019, la France se déteste. On déteste indifféremment le président, ses ministres, les «gilets jaunes», les CRS, les étrangers, les Noirs, les Arabes, les petits Blancs trop catholiques. On déteste tout le monde. Et c’est parfaitement détestable.

Amis Français, de grâce, calmez-vous. Allez vous promener en Camargue ou sur une plage bretonne et dites-vous que l’incendie de Notre-Dame n’était peut-être rien d’autre qu’un bâtiment historique qui a pris feu et qu’il s’agit simplement de reconstruire, en mobilisant quelques énergies. Je vous promets, c’est possible. Et ça fait du bien.

Note à l’intention de mes fidèles lecteurs. Nous partons en famille à Ito (préfecture de Shizuoka) pour 48 heures, pas de billet dimanche et lundi.

Nouvelles du Japon : la PTA

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Dans tous les collèges du Japon il existe une association – non politisée comme ce n’est pas le cas en France – rapprochant les parents et les enseignants. Cette association parents-enseignants, PTA est l’acronyme de Parents-Teachers-Association, comprend un conseil de volontaires qui gère une dizaine de comités tous dédiés à certains thèmes comme la culture générale, les évènements festifs ou encore la sécurité des élèves. L’association est financée par des cotisations mensuelles des parents. Le bureau des directeurs comprend pour chaque classe une dizaine de personnes élues par les parents et les professeurs qui sont chargées pour certains programmes gérés par les comités ad hoc d’impulser des décisions d’un caractère particulier.

Par exemple la fourniture de tablettes électroniques pour les enfants en difficulté ou handicapés a été chargée dans l’école de mes petits-enfants à un comité spécial pour trouver un appui financier extérieur comme Docomo, l’une des compagnies de téléphonie japonaises. Un autre comité organise des stages d’une journée pour les élèves qui le désirent dans une boutique commerciale du quartier. Une autre activité gérée par le PTA est le bain public. Il en existe partout dans les villes japonaises quelle que soit leur taille. Les bains publics font partie de la tradition immémoriale du pays. Il y a la partie réservée aux filles et l’autre aux garçons. Après s’être longuement savonné et douché tout ce petit monde se retrouve nu dans un bassin d’eau à une température agréable. L’association organise aussi des dîners parents-enfants au cours desquels la bière coule à gros flot, j’ai assisté à plusieurs reprises à ce type de réjouissance.

Le comité en charge de la sécurité collabore avec la police locale, les koban, et les parents d’élèves sont sollicités pour apposer sur la porte d’entrée de leur maison le logo du PTA de l’école (illustration : pipokun). Côté parents la plupart des membres actifs de l’association sont soit des mères au foyer qui n’ont donc pas d’obligations professionnelles ou des « anciens », des grand-parents d’élèves, qui se proposent volontairement pour collaborer sans en être membres, par exemple surveiller le trajet des enfants de et vers l’école. Pour les élections, puisque être membre de la direction ou de comités n’est pas obligatoire, le jour des élections tous les parents d’élèves se réunissent dans une pièce et n’en sortiront que quand ils auront réussi à élire les membres des comités nécessaires.

Il est enfin important de préciser que un samedi par mois il y a une journée porte-ouverte à l’école, évènement qui favorise la convivialité et les contacts informels entre parents entre eux, et parents-enseignants. Il est également important de préciser à nouveau que cette organisation est strictement apolitique.

Encore une entourloupe* des protecteurs de l’environnement : les sacs en plastique « biodégradable ».

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Quand c’est bio c’est bon pour Gaïa et les sacs plastique bio-dégradables font partie de la panoplie idéologique des écologistes. Dans le petit supermarché de mon quartier à Santa Cruz de Tenerife on a le choix entre des sacs en plastique non biodégradable facturés 10 centimes d’euro et des sacs dits bio-dégradables facturés, eux, pour la modique somme de 8 centimes d’euros et si on n’est pas venu faire ses petites courses avec un éco-bag, un sac qui protège l’environnement, on ne peut pas échapper à cette rançon « gentille » pour l’environnement (« eco »-friendly comme disent les British). Justement à propos d’Anglais, même s’ils ne sont pas Écossais, ils sont tout de même près de leurs sous et deux scientifiques de l’école de biologie marine de l’Université de Plymouth ont voulu en avoir le coeur net avec ces sacs en plastique bio-dégradable fournis pour alléger leur conscience.

Il y a 3 ans ils ont enfoui avec d’autres équevilles* variées des sacs en plastique normal et des sacs en plastique dits « bio-dégradables » et quelle ne fut pas leurs surprise de constater que ces derniers, supposés disparaître rapidement dans un environnement humide à proximité du bord de mer, étaient toujours intacts. Aucune faiblesse de résistance, alors chargés d’une dizaine de kg de denrées variés, n’a pu être constatée. En d’autres termes ces sacs, payant du moins en Espagne, ont parfaitement survécu sans être dégradés comme cela était promis aux consommateurs pour qu’ils aient bonne conscience et ce d’autant plus qu’ils avaient payé pour ce beau geste protecteur de l’environnement.

Encore une fois les entreprises impliquées dans ce commerce juteux et supposé respectueux de l’environnement réalisent une fortune avec l’appui de politiciens crédules qui reprennent les yeux fermés les directives de ces écologistes à la petite semaine roulant carrosse et voyageant en avion au moins en classe business qui fondamentalement se moquent de l’environnement. J’ai plusieurs éco-bags et je refuse de payer pour un sac en plastique quel qu’il soit.

Conclusion : les écologistes nous prennent tous pour des idiots !

Source et illustration : 10.1021/acsCest.8b06984

Notes. Équeville : terme d’origine lyonnaise signifiant ordure, rebut, chose sale. Entourloupe : mot argot apparu entre les deux guerres signifiant tromperie, duperie, mensonge (Wikitionnaire).

Les requins « grands blancs » ont aussi un ennemi mortel

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Les requins « grand blanc » (Carcharodon Carcharias) font un peu partie de la légende des mers. Ce sont des grosses bêtes avides de chair qui peuvent atteindre une longueur de plus de 5 mètres. Je me souviens d’une petite virée sur la côte ouest de l’île de Hua Uka (prononcez oua ouka) dans l’archipel des Marquises avec des touristes de passage. Une petite baie protégée de la houle avait été choisie pour se restaurer puis se baigner. Nous avions jeté les os de cabris à la mer et nous allions tous prendre un bain lorsque quelqu’un cria « grands blancs ». Il me semble que pour sortir de l’eau j’ai marché sur la mer tant il fallait vite se mettre à l’abri. Deux grand ailerons dorsaux gris très clair se trouvaient à quelques dizaines de mètres. Nous sommes tous sortis sains et sauf de l’eau mais je crois avoir vécu la plus grande peur de ma vie.

Les grands requins blancs ont une mauvaise réputation : celle d’être les pires prédateurs des mers … et pourtant ils ont un concurrent sérieux qui n’hésite pas à les attaquer pour proprement leur manger le foie, ce sont les orques aussi appelés épaulards, ces cétacés noirs et blancs (Orcinus orca) que beaucoup de vacanciers connaissent pour avoir admiré leurs exercices dans les bassins des « marineland » pour reprendre une appellation typiquement américaine. L’orque possède un avantage considérable par rapport au grand blanc. C’est un mammifère à sang chaud beaucoup plus intelligent que le requin. Sa stratégie d’attaque est différente de celle de son adversaire. Le requin chasse tout ce qui se trouve devant lui alors que l’orque évolue en groupes et l’un des membres de ce groupe peut agresser le requin latéralement ou par dessous. C’est ce qui est arrivé au grand blanc échoué après une mort soudaine sur une plage du côté de Monterey en Californie (illustration) qui a été proprement éviscéré.

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Lorsque les grands blancs sont pris en chasse par des orques ils ne reviennent jamais dans les même eaux. Ils ont au moins un peu de mémoire à défaut d’une intelligence qui n’égale pas celle des orques. Et les grands bénéficiaires de ces campagnes de prédation des orques sont les éléphants de mer (Mirounga angustirostrous) qui constituent des proies faciles pour les requins comme les phoques, les loutres et autres otaries. Les spécialistes de la biologie marine ont constaté cette sorte de collaboration entre mammifères tant le long des côtes de Californie que de l’Oregon. Normalement l’orque se nourrit de poissons mais il lui arrive également de s’offrir quelques petites friandises comme par exemple le foie d’un éléphant de mer mais ce genre d’évènement est plutôt rare. Dans toutes les mers du monde le thon rouge paie un lourd tribut aux orques, cepandant anecdotique en comparaison des ravages de la pêche sauvage en haute mer par des marins hauturiers qui déciment les mers du monde avec des lignes dérivantes.

La photo en tête de billet est une preuve que la chaine alimentaire marine est respectée : ce sont encore une fois les mammifères qui sont au sommet de cette chaine alors que l’on aurait pu croire que le requin grand blanc s’y trouvait. Pour enfin illustrer la voracité sans égal de l’orque, celui-ci n’hésite pas à s’en prendre à des baleines beaucoup plus massives que lui. Un orque mâle peut atteindre une longueur de 8 mètres avec une espérance de vie de l’ordre de 50 ans. Les femelles deviennent fertiles vers l’âge de 15 ans. Ces magnifiques cétacés vivent en groupes sous la domination d’une femelle dite alpha, une forme de structure familiale matrilinéaire que l’on retrouve chez les humains dans certaines peuplades comme en Indonésie ou plus exceptionnellement au Surinam et en Guyane française chez les Njukas dans la jungle du bassin du Maroni. Ce sont des descendants d’esclaves qui se sont enfuis des plantations et se sont réfugiés dans cette jungle épaisse. Il s’agit de la seule population exclusivement matrilinéaire de France …

Souces : https://doi.org/10.1038/s41598-019-39356-2 et science alert

Nouvelles du Japon : Notre-Dame de Shinjuku

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La mairie centrale du district de Tokyo se trouve dans le quartier de Shinjuku. Il s’agit d’une imposante construction de 50 étages. La rumeur dit que l’architecture de ce bâtiment a été inspirée de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Au sommet des deux tours se trouve un étage ouvert au public avec de grandes baies vitrées permettant d’observer la totalité de la ville, et par temps clair le Mont Fuji encore couvert de neige ainsi l’immense baie entourée de villes et d’industries. Il est enfin possible d’apercevoir le plus haut building du Japon à Yokohama mise à part le « sky-tree » d’une hauteur de 700 mètres. Ci-dessous l’épaisse forêt du parc de Yoyogi vu du dernier étage de la mairie et en arrière plan la baie de Tokyo.

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