Nouvelles du Japon : évolution des températures à Tokyo depuis 30 ans, rien à signaler !

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Tokyo est une mégapole de plus de 13 millions d’habitants entourée d’autres villes tant au nord et à l’ouest que tout autour de la baie de Tokyo. La conurbation comprend plus de 38 millions d’habitants et on pourrait s’attendre à une évolution des températures moyennes supérieure à celles prédites par ce réchauffement du climat qui tarde à se concrétiser depuis près de 20 ans. Dans une zone très fortement urbanisée comme Tokyo des températures supérieures à celles indiquées par des stations météo perdues dans la nature devraient être attendues et plus l’urbanisation est dense plus la température devrait augmenter. Selon Kirye, blogueuse japonaise climato-sceptique qui décortique soigneusement les données de la Japan Meterological Administration (JMA), il n’en est rien. Pour six mois de l’année les données officielles indiquent sinon une stagnation de l’évolution des températures mais plutôt une tendance vers un refroidissement et pour six autres mois – dont les mois de mai, juin, juillet août et septembre une légère augmentation de cette température moyenne.

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Si la notion de température moyenne annuelle est contestable, Kirye s’est pourtant livrée avec les données à ce genre d’exercice depuis 1994 et il apparaît que la tendance générale est plutôt au refroidissement bien que ce ne soit pas vraiment apparent, je laisse mes lecteurs juges :

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Conclusion, il ne faut croire que ce que nous voyons ou pouvons trouver sur des sources fiables comme celles citées par Kirye et surtout pas la propagande organisée mondialement par l’IPCC qui vient de publier un rapport de 400 pages qui ignore systématiquement toutes les données et études allant à l’encontre du dogme du réchauffement du climat d’origine humaine.

Source et illustrations via le blog de Pierre Gosselin notrickzone.com et une vue du centre de Tokyo depuis le sommet du Mont Ome à environ 60 km à l’ouest de l’agglomération (cliché personnel).

Cent-mille milliards de dollars !

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Il s’agit de la somme d’argent à investir pour sauver le climat de la planète Terre selon de sérieux analystes financiers. Réunis à Incheon au sud de Séoul, les experts auto-proclamés de l’IPCC ont présenté leur dernier rapport encore plus alarmant que les précédents au sujet de l’évolution du climat de la planète bleue. Et c’est du lourd ! Plus de 6000 articles scientifiques sérieux (selon ces experts en la matière) ont été méticuleusement passés en revue et la conclusion est sans appel : si les gouvernements ne font rien ce sera la catastrophe … Il y a plusieurs points troublants à relever dans cette forme de communication qu’a adopté l’IPCC. Le résumé du rapport final de leur étude n’est accessible qu’aux décideurs politiques (voir l’illustration) et on peut se demander à juste titre pour quelle raison. Le deuxième point tout aussi troublant est que le « pavé » de plus de 400 pages pondu par cet organisme opaque fait référence à plus de 6000 articles. Faut-il que ce document soit vraiment étriqué dans la mesure où par honnêteté basique si toutes ces références étaient citées il faudrait au minimum 250 pages pour le faire ! Combien de ces articles dits scientifiques ont une réelle valeur ?

Réponse. En 2005 un fameux papier paru dans la revue scientifique en ligne PlosOne intitulé « Why Most Published Research Findings Are False » alerta sur le fait que plus de la moitié des publications dites scientifiques relatent des résultats impossibles à reproduire ! Par définition un article scientifique doit être suffisamment documenté pour que les expérimentations puissent être reproduites par n’importe quel expérimentateur spécialisé dans le même domaine de recherche. Or ce n’était déjà pas le cas en 2005 et en 2015 l’éditeur en chef de la prestigieuse revue médicale The Lancet abonda dans ce sens. Pour lui plus de la moitié des articles relatifs à la recherche bio-médicale relèvent de l’escroquerie. Les choses ont-elles changé ? Pas vraiment. Pourquoi l’IPCC considère que ces 6000 articles relatifs aux causes et aux effets du réchauffement du climat sont tous d’une qualité irréprochable. Les « recherches » sur le climat seraient-elles toutes irréprochables ? Ce nouveau tour de force de l’IPCC suggère beaucoup d’interrogations. Ont-ils pris en compte 3000 articles sans aucune valeur ?

Enfin, qualifier un document final de « document scientifique » est en lui-même une escroquerie. Le résumé à l’usage des politiciens a été rédigé non pas par des scientifiques auxquels on pourrait accorder un minimum de confiance mais par un aréopage de politiciens, de diplomates et de bureaucrates représentant l’élite politique d’un certain nombre de pays auquel il faut ajouter les incontournables lobbyistes de la croissance verte et de la protection des écosystèmes, en somme aucun scientifique digne de ce nom ! Les curieux peuvent lire ce résumé s’ils ont du temps à perdre (voir le troisième lien).

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Note. le premier graphique (ci-dessus) figurant dans ce rapport « explosif » de l’IPCC est à rapprocher avec celui que j’ai cru devoir mettre en ligne sur ce blog il y a seulement quelques jours et le voici :

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À l’évidence l’IPCC se permet de « caviarder » des résultats d’observations pourtant admise par la majorité de la communauté scientifique qui est concernée par la météorologie et le climat. Rien à ajouter …

 Via le blog de Donna Laframboise. Liens. https://doi.org/10.1371/journal.pmed.0020124

doi : 10.1016/S0140-6736(15)60696-1

https://nofrakkingconsensus.com/wp-content/uploads/2018/10/sr15_spm_final.pdf https://jacqueshenry.wordpress.com/2018/09/28/il-ny-a-pas-devidences-dun-role-de-lactivite-humaine-sur-le-changement-du-climat/

Zuckerberg s’enrichit avec la naïveté des fans de Facebook

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Quand on ouvre un compte sur Facebook il est demandé de communiquer son numéro de téléphone portable pour établir une identification à deux niveaux pour le compte. Le premier niveau d’identification est l’adresse électronique qui doit être accessible « de l’intérieur », c’est-à-dire par l’utilisateur lui-même à l’aide d’un mot de passe d’autant plus difficile à pirater qu’il est long et complexe. Il est vivement conseillé de l’archiver sur un document papier. Le second niveau est donc le numéro de téléphone portable. C’est ce que conseillent vivement Amazon, Dropbox, Facebook, Gmail et Google, LinkedIn, Outlook.com, Paypal, Twitter et Yahoo entre autres sites. Quant à l’adresse mail elle est naturellement communiquée puisque tous ces services fonctionnent que s’il existe une adresse mail.

Que font ces organismes des numéros de téléphone ?

Un groupe d’universitaires des universités Northeastern et Princeton s’est focalisé sur l’utilisation des identifiants personnels divulgués en particulier à Facebook. Pour tester l’utilisation que fait Facebook des données personnelles d’identification ces chercheurs ont créé 1000 faux numéros de téléphone et 1000 fausses adresses électroniques afin d’étudier pour ce groupe d’utilisateurs les tendances du niveau d’audience communiqué par Facebook. Puis ils ont simulé des connexions entre ces 1000 « faux » utilisateurs. Ce qu’ils ont découvert est l’introduction délibérée par Facebook d’un « bruit » sur ce réseau d’utilisateurs pour perturber l’estimation de l’interaction entre ceux-ci, perturbation ayant pour but d’augmenter artificiellement le nombre de connexions entre utilisateurs.

Le seul fait que Facebook fournit à ses utilisateurs une sorte de baromètre de la fréquentation de leur profil signifie que chacun de ces derniers est mis à la disposition de sociétés annonceuses désireuses de cibler par des publicités judicieusement orientées selon ces profils des utilisateurs de Facebook auxquels il faut ajouter le nombre incroyable d’utilisateurs de Whatsapp, une filiale de Facebook. Je ne suis pas un spécialiste des techniques utilisées par ces réseaux dits « sociaux » mais il s’avère que contrairement à ce qu’avait promis Zuckerberg après le scandale de Cambridge Analytica cet organisme tentaculaire et mondialisé continue à réaliser des profits substantiels en vendant aux annonceurs des millions de données personnelles dans le monde entier et ces numéros de téléphone se vendent d’autant plus cher que les utilisateurs se connectent plus souvent sur Facebook. Business is business, as usual …

Source : https://mislove.org/publications/PII-PETS.pdf

La NASA reconnaît finalement que le climat s’achemine vers une période froide !

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L’équipe de Docteur Mlynczak du Langley Research Center de la NASA a analysé les résultats du satellite TIMED comportant l’instrument de mesure infra-rouge SABER en orbite autour de la Terre depuis 2002. Cet instrument mesure le flux infra-rouge provenant de la thermosphère qui se dissipe vers l’espace pour trois espèces chimiques, le CO2 à la longueur d’onde de 15 microns, l’oxyde d’azote NO à 5,3 microns et l’oxygène atomique O à 63 microns. Compte tenu de la grande longueur d’onde (faible énergie) du rayonnement IR de cette dernière espèce chimique l’intervention de ce gaz est négligeable. L’analyse des résultats des observations accumulées sur plus de 4500 jours a permis de corréler cette dissipation d’énergie sous forme de rayonnement infra-rouge avec les paramètres géomagnétiques propres à la Terre et avec l’irradiance solaire. À l’aide des données acquises au sol concernant l’irradiance solaire et les variations du champ magnétique terrestre il a pu être possible de remonter jusqu’à la fin des années 1950 pour calculer l’indice du climat de la thermosphère terrestre.

L’illustration ci-dessus (source NASA) représente l’atmosphère terrestre jusqu’à 600 km d’altitude avec d’un côté les températures et de l’autre les teneurs en différentes espèces gazeuses. Et l’illustration ci-dessous représente la visualisation de l’indice climatique de la thermosphère (TCI) qui peut être décrite simplement avec 5 qualificatifs : froid, frais, normal, chaud et très chaud (cf. la note explicative en fin de billet). Pour donner une idée de la rareté moléculaire de la thermosphère au niveau de la mer l’atmosphère contient 2,6.1019 molécules par cm3 et l’échelle sur ce schéma est logarithmique. C’est un peu par hasard que ces résultats ont pu être rassemblés puisque la durée de vie du satellite était prévue pour trois ans alors que les données ont pu être accumulées pendant 13 années supplémentaires.

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Alors que se passe-t-il dans les très hautes couches de l’atmosphère ? La température a chuté et pourrait atteindre une valeur basse jamais observée depuis qu’il existe des satellites d’observation et selon le Docteur Mlynczak un « grand minimum » pourrait être atteint dans seulement quelques mois. Les conséquences sont inattendues car la contraction de la thermosphère en raison de son refroidissement accéléré réduit les frottements des satellites en orbite basse (moins de 300 kilomètres) ce qui prolonge leur durée de vie. Mais aussi et surtout, la diminution de l’irradiance solaire coïncidant avec la fin du cycle solaire 24 augmente la dissipation infra-rouge d’énergie exprimée en Watts vers l’espace. Les spécialistes de la NASA ne peuvent que constater un processus de refroidissement qui s’auto-accélère.

Mais ce n’est pas tout ! En vertu du deuxième principe de la thermodynamique qui stipule qu’il ne peut pas y avoir de transfert d’énergie sous quelque forme que ce soit d’un corps froid vers un corps plus chaud, ici les différentes couches de l’atmosphère, il est évident que le refroidissement de la thermosphère va entrainer également une accélération du refroidissement des couches inférieures du manteau gazeux qui nous entoure. Et si, comme l’ont prédit divers astrophysiciens, le prochain cycle solaire est particulièrement déprimé alors il nous faut dès à présent prévoir de rudes hivers, des printemps et des automnes pourris, un désastre que les adeptes du réchauffement climatique d’origine humaine ne pourront plus ignorer.

Un point mérite d’être noté au sujet de cette étude : le CO2 participe à la dissipation de l’énergie thermique. Alors où est l’ « effet de serre » ?

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Note. L’illustration ci-dessus est à l’origine des travaux de Mlynczak. Il s’agit de la représentation des variations de l’indice climatique de la thermosphère en fonction du cycle d’activité solaire (en grisé dans le graphique). D’une part l’irradiance solaire dans l’ultra-violet (en rouge) coïncide avec l’activité magnétique du Soleil, ce n’est pas un fait nouveau, mais cette variation de l’activité solaire a un effet de découplage sur le champ magnétique terrestre, en d’autres termes et si j’ai bien compris le sens de l’article quand l’activité magnétique solaire s’affaisse alors le champ magnétique terrestre qui baigne dans celui du Soleil semble se renforcer et suivre l’évolution inverse de celle du cycle solaire. Concrêtement ce phénomène découvert fortuitement explique que les phénomènes météorologiques violents seront plus fréquents si le climat de la Terre se refroidit. Et cette dernière observation est en complête contradiction avec les affirmations répétées de l’IPCC qui prétendent que si le climat se réchauffe il y aura encore plus d’évènements comme de puissants ouragans. C’est en effet exactement le contraire qui se produira car le gradient de températures entre les zones inter-tropicales et les régions tempérées sera considérablement accentué. Tout se passe donc bien au dessus de nos têtes et personne à la surface de la Terre ne pourra influencer le cours naturel du climat.

Sources et illustrations : https://doi.org/10.1016/j.jaspt.2018.04.004 et https://doi.org/10.1002/2015GL064038 et https://doi.org/10.1002/2016GL070965 et NASA

La Vie en Rose …

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Lorsque j’écris un article sur ce blog je me réfère dans la très grande majorité des cas à une étude scientifique ou éventuellement à un autre billet paru sur un site que je considère comme étant sérieux. Mes lecteurs se sont rendus compte que j’aborde souvent des sujets concernant divers aspects de la sexualité et ces billets ne provoquent que très peu la verve de mes lecteurs commentateurs alors que la moindre note relative à la « crise » climatique est l’occasion d’un véritable forum d’opinion. Et pourtant la sexualité, comme l’argent, est au centre de la vie, personne ne peut le nier …

C’est en lisant un article paru sur Le Temps de Genève, quotidien qui n’a rien d’un tabloïd de caniveau, intitulé Peut-on manipuler les hormones de l’amour que m’est venue l’idée de disserter sur le lien entre amour et sexe que ce soit du point de vue de la femme ou de celui de l’homme. Comme tous les animaux nous nous reproduisons pour perpétuer notre espèce, c’est un comportement instinctif indéniable. Cet instinct existe aussi chez tous les animaux mais ce qui nous différencie des animaux, disons les mammifères dont nous faisons partie bien que cet instinct existe aussi chez les oursins ou les nématodes, c’est notre capacité à construire des raisonnements déductifs, c’est une différence qui est une conséquence de la complexité de notre cerveau. Nous savons que nous sommes mortels et les autres animaux, y compris les grands singes l’ignorent. Nous avons donné un sens à l’amour, les chimpanzés et les bonobos, leurs cousins, ne connaissent que le sexe.

Cette capacité de raisonnement, le propre de l’homme comme le disait je crois Descartes, a malheureusement été mal appliquée en ce qui concerne l’amour et le sexe, du moins sur le plan strictement sémantique. Dire qu’on « fait l’amour » parce qu’on aime est une désolante confusion de mots. L’acte sexuel dont la finalité est la reproduction n’a rien à voir avec l’amour. L’amour, allez je vais mettre un grand A, l’Amour, c’est un sentiment et le sexe est un processus très prosaïquement chimique. L’article de Camille Destraz, journaliste du Temps, publié en 2017 commence ainsi :

« Edith Piaf n’en avait peut-être pas conscience, mais ce qui lui faisait voir la vie en rose quand « il » la prenait dans ses bras et qu’il lui parlait tout bas, c’était un shoot de phényléthylamine ou une libération massive d’ocytocine ».

La phényléthylamine est un neuro-transmetteur qui est produit dans le cerveau à partir de l’acide aminé phénylalanine et elle provoque une sensation de besoin de récompense accompagnée d’une hyperactivité, pour faire court. La durée de vie de la phényléthylamine est très courte, quelques dizaines de seconde mais elle provoque la production de dopamine, un autre neuro-transmetteur puissant et structuralement très proche. L’une des conséquences de la production massive de dopamine est la somatisation dans le cortex frontal de ce besoin de récompense qui ne va pouvoir être satisfait que par le plaisir que procure l’acte sexuel, d’où l’amplification de ce désir de récompense qui conduit les partenaires à ce que les sexologues appellent les préliminaires comme par exemple un échange de baisers. D’ailleurs le baiser « amoureux » est aussi le propre de l’homme car aucun primate ne connaît ce comportement. Et alors la libération de l’ocytocine stockée dans des terminaisons neuronales de l’hypophyse provenant de l’hypothalamus provoque ce que l’on a coûtume d’appeler l’amour, en réalité la conséquence d’un processus chimique complexe dont le contrôle nous échappe totalement, et ce dès le début.

Etant ancien biologiste et ayant acquis dans le passé une solide expérience des femmes, je me suis toujours demandé si c’est la poule qui a fait l’oeuf ou l’oeuf qui a fait la poule, traduit dans le contexte du présent billet : si c’est du sexe que naît le sentiment amoureux ou si c’est le contraire. Cette réflexion fait donc ressortir deux aspects de la confusion entre amour et sexe, un acte que l’on appelle stupidement « faire l’amour ». Cette incertitude est exacerbée par le fait que l’amour-sentiment sans sexe c’est réservé aux curés, il n’y qu’à constater les dégats sociétaux des scandales de pédophilie qui n’ont eu de cesse de dégrader l’image de l’Eglise catholique dans le monde entier. D’ailleurs ceci prouve bien que l’homme est soumis à la chimie de son cerveau y compris les curés catholiques. Cet aparté mis à part il me paraît difficile d’imaginer qu’un couple hétéro- ou homo-sexuel puisse vivre une véritable histoire d’amour sans sexe. A contrario, le sexe sans amour ni émotion est réservé aux prostituées qui non seulement n’ « aiment » pas leur client mais n’éprouvent aucun plaisir lorsqu’elles exercent leur métier, par ailleurs très respectable. Que mes lecteurs ne se méprennent pas je n’ai jamais fait appel aux services de cette corporation « méprisée par les flics » (dixit Brassens).

Donc le sexe c’est de la chimie et l’amour-sentiment résulte au contraire d’un exercice cérébral avec une conotation inévitablement sexuelle qui permet au sentiment amoureux de perdurer. Est-ce la poule qui a fait l’oeuf ou le contraire, difficile de conclure puisque ces neuro-transmetteurs et l’ocytocine ont eux-mêmes un effet sur le cortex frontal, siège de toute réflexion chez l’être humain. Alors est-il possible comme le questionnait cet article de Temps de manipuler la chimie du cerveau ? Selon une sexologue et thérapeute de couple suisse (Anouk Truchot) « au fil des années l’hormone d’attachement (l’ocytocine) se renforce. On se sent bien quand le système limbique est calme, quand l’autre fait que la relation est nourrie. Le sentiment de sécurité libère l’ocytocine. Notre petit jardin relationnel doit être jardiné !  » Et elle ajoute :  » les petits riens qui font que l’on se sent aimé et en sécurité, le contact physique, les paroles valorisantes, le temps de qualité passé avec l’autre, les cadeaux, si si !, et les services rendus, oui ! changer les pneus de la voiture de son amoureux est une preuve d’amour. Un homme m’a dit un jour : si j’avais su pendant toutes ces années qu’il suffisait de passer l’aspirateur pour faire l’amour à ma femme … Tout est chimie et quand c’est le bon cocktail c’est bien« .

Illustration captée sur le journal Le Temps et https://www.youtube.com/watch?v=rzeLynj1GYM.

Nouvelles du Ciel

Dans les profondeurs de la glace antarctique se trouve un détecteur impressionnant qui occupe un volume de 1 km3 de glace. Il est constitué de 5000 détecteurs optiques répartis le long de 86 câbles de 1000 mètres distants de 125 mètres les uns des autres à une profondeur de 1450 à 2450 mètres. Chaque détecteur de forme sphérique est équipé de 60 modules optiques sensibles à de très faibles éclats lumineux. Tout évènement cosmique provoquant une gerbe de particules sub-atomiques dans l’atmosphère terrestre ou éventuellement à l’intérieur du détecteur après une collision de haute énergie peut être détecté gràce aux photons émis par les molécules d’eau après collision secondaire avec l’une ou l’autre de ces particules sub-atomiques. Ces photons sont appelés radiations Cherenkov. Le Laboratoire appelé « Ice Cube » dispose en surface d’installations permettant une acquisition automatique de tout évènement renvoyé par les 300000 modules optiques.

Le 22 septembre 2017 à 20h54:30 secondes et 43 centièmes (UTC) un évènement particulièrement intense a été détecté. Il s’agissait de la collision d’un neutrino de très haute énergie dont la direction d’incidence a été automatiquement calculée (illustration) et l’alerte a été envoyée dans le monde entier 43 secondes plus tard. Divers observatoires répartis sur la surface de la Terre ont pointé leurs téléscope dans la direction indiquée par le « Ice Cube » et la source de ce neutrino a pu être rapidement identifiée dans la constellation d’Orion comme étant un « blazar », c’est-à-dire un trou noir gigantesque situé au centre d’une galaxie et émettant des photons, des particules ionisées et des neutrinos à une vitesse très proche de celle de la lumière. La source ayant provoqué cet évènement a été identifiée sans équivoque 4 heures plus tard comme étant le blazar TXS 0506+056, un objet se trouvant au coeur d’une galaxie située à 4 milliards d’années-lumière comme étant une source connue de rayons gamma de haute énergie.

L’énergie du neutrino provenant de ce blazar et ayant donné naissance à un muon après la première collision près ou dans le « Ice Cube » lui-même a été évaluée à 290 teraélectronsvolts (TeV) ou 290000 milliards d’électronsvolt ou encore 46 microJoules. On ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une quantité d’énergie énorme mais elle a été largement suffisante pour provoquer une gerbe impressionnante de particules sub-atomiques diverses telles qu’elles ont été identifiées par le « Ice Cube » à l’aide des sources de radiation Cherenkov :

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Ce qui laisse rêveur un béotien comme moi est qu’un neutrino ait pu parcourir un espace presque infini sans perdre son énergie et provoquer un tel évènement de désintégration du noyau d’un atome qu’il a rencontré par le plus pur effet du hasard, évènement qui a duré seulement quelques microsecondes sachant également qu’on est traversé en permanence, chaque seconde, par des milliards de neutrinos provenant par exemple des centrales nucléaires, du Soleil mais aussi de notre galaxie et de tout l’espace. Les neutrinos d’origine extra-terrestre, donc, font partie des rayonnements cosmiques mais ils possèdent une très faible énergie bien que se déplaçant à des vitesses proches de la lumière. Les autres rayonnements cosmiques potentiellement dangereux sont des particules beaucoup plus massives (électrons et protons en majorité) se déplaçant dans l’espace à des vitesses relativistes, en d’autres termes proches de celle de la lumière. La masse d’un neutrino est en effet estimée à un millionième de celle d’un électron. Enfin le réseau scientifique international a remarquablement bien fonctionné y compris l’équipement MAGIC (Major Atmospheric Gamma Imaging Cherenkov, un tandem de deux télescopes de 17 mètres de diamètre localisés dans le périmètre de l’observatoire du Roque de los Muchachos au sommet de l’île de La Palma dans l’archipel des Canaries.

Source et illustration : arXiv:1807.08816v1

Les sanctions économiques contre l’Iran pourraient affaiblir le dollar.

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Article de Nick Cunningham paru sur le site Oilprice.com

Entre parenthèses et en italique figurent des notes ajoutées par votre serviteur.

Les douloureuses sanctions infligées à l’Iran constituent à l’évidence la démonstration du but final du Trésor américain : mettre à genoux les autres Etats du monde en suivant la ligne de la politique américaine de ne plus importer de pétrole depuis l’Iran en dépit d’une désapprobation largement répandue. Nous n’en sommes qu’au début du premier chapitre d’une longue histoire qui pourrait aboutir à la fin de la suprématie du dollar US. Le rôle international prépondérant du billet vert dans le système financier international est la seule raison permettant aux USA d’empêcher la plupart des pays du monde d’acheter du pétrole à l’Iran. Le marché international du pétrole s’effectue en dollars ainsi que beaucoup d’autres marchés internationaux. Plus de 88 % des échanges internationaux sont libellés en dollars !

De plus la plupart des grandes multinationales ont inévitablement des liens avec l’économie américaine et ainsi, en face du choix de commercer avec l’Iran ou de se voir coupées du système financier américain et du marché américain, le choix est évident. Ceci signifie que même si les gouvernements des pays européens, par exemple, choisissaient d’opter pour une politique d’importation du pétrole iranien, la domination américaine sur le système financier international leur laisserait en réalité peu de latitude pour en faire ainsi. Les politiciens européens ont tenté de trouver un moyen de maintenir des relations commerciales avec l’Iran dans le cadre des accords sur la question nucléaire de 2015 que l’Iran respecte toujours (selon les inspections inopinées de l’Agence internationale de l’énergie atomique) mais cela ne vaut pas du tout dire que les raffineurs européens qui sont des entreprises privées courront le risque d’être sanctionnés par les USA en continuant à importer du pétrole d’Iran. Dans les faits ils ont déjà drastiquement diminué depuis plus d’un mois leurs importations.

Il semble que la suprématie du dollar est incontournable.

Mais ce n’est pas encore la fin de l’histoire. Pour différentes raisons l’administration Trump est en train de menacer le dollar même si cela ne paraît pas encore évident. Après tout le dollar s’est renchéri par rapport à bien d’autres devises ces derniers mois (essentiellement par rapport aux devises nationales de pays émergents, depuis l’Argentine à la Malaisie en passant par la Turquie et l’Afrique du Sud ou encore l’Algérie et la Tunisie, une bonne vingtaine de pays), la croissance du produit intérieur brut américain a été supérieure à celle de bien d’autres pays (selon les statistiques US officielles à considérer avec précaution) et nombre de pays et d’organisations se sont ralliés aux décisions de sanctions américaines notoirement dirigées à l’encontre de la Russie, du Vénézuela et de l’Iran. Pourtant la politique extérieure « America First » avec sa guerre commerciale et ses tarifs douaniers arbitraires, les tensions trans-atlantiques et d’autres rivalités géopolitiques sont des facteurs qui pourraient bien déchoir le dollar de son perchoir dominateur.

Selon certains analystes c’est pourtant l’usage généralisé de sanctions qui apparait comme étant le facteur le plus dommageable finalement à la suprématie mondiale du dollar. Et c’est justement et en particulier le cas en ce qui concerne l’Iran. Dans le cas de l’Iran les Etats-Unis portent un préjudice à ces sanctions en tant qu’argument de politique intérieure américaine comme l’a écrit Kelsey Davenport, un analyste de l’association du contrôle des armes, dans les lignes du Washington Post au mois d’août dernier : « les USA ont placé trop d’Etats entre l’enclume et le marteau ».

Le Président de la Commission européenne Jean-Claude Junker a déclaré il y a quelques jours que le statu de l’euro devrait être élevé au statut de monnaie de réserve (au niveau mondial) pour casser la suprématie du dollar sur l’Europe. Junker a insisté sur le fait que l’Europe paie 80 % de ses importations de produits pétroliers en dollars alors qu’elle n’importe même pas 2 % de ses besoins en ces produits depuis les USA :  » il n’y a aucune logique à ce que l’Europe paie ses importations de produits pétroliers en dollars et non pas en euros » a dit un diplomate reprenant les propos de Junker. En effet la plupart des importations européennes énergétiques proviennent de Russie et du Moyen-Orient. Il semble évident du point de vue du système financier international sous influence des Américains que n’importe quel raffineur européen qui veut importer du pétrole d’Iran, d’Irak ou de Russie doit payer ces importations en dollars et doit dès lors se plier aux exigences de Washington même si aucune entité financière américaine est impliquée dans ces transactions commerciales.

Naturellement tant que les intérêts européens étaient alignés sur ceux de Washington cet arrangement fonctionnait parfaitement. Mais les intérêts au sujet du financement de l’OTAN, par exemple, ou la décision américaine de se retirer des accords sur le climat de Paris mais surtout de se retirer également des accords sur le nucléaire iranien, ces intérêts divergent à l’évidence. Dans ces conditions les exigences de l’administration Trump de réduire à zéro les importations européennes de pétrole depuis l’Iran est la goutte qui a fait déborder le vase. Certains diplomates à Bruxelles prônent tout simplement une désolidarisation de l’Europe vis-à-vis des accords commerciaux avec les USA toujours en cours de négociation.

L’incapacité totale des Européens de contrer les décisions américaines et la domination du dollar a conduit certains d’entre eux à imaginer des solutions alternatives. Certains ont proposé la mise en place d’un système de paiement alternatif au système international (contrôlé par les USA), d’autres ont suggéré de payer le pétrole iranien en euros. Au mois d’août la Commission européenne a même décidé d’une aide financière de 18 millions d’euros à l’Iran. Plus récemment la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne travaillent sur la mise en place d’un véhicule financier spécial pour aider l’Iran à contourner les sanctions américaines et permettre à ce pays de continuer à exporter son pétrole vers l’Europe. Selon le quotidien allemand Der Spiegel ce « véhicule » court-circuiterait les moyens de paiement traditionnels contrôlés par les les USA.

Pour beaucoup de raisons un tel système ne verra probablement jamais le jour ou aura un impact très limité. Il faudra par exemple que les compagnies privées acceptent d’adhérer à ce système et il y a pour l’instant très peu d’évidence que les raffineurs européens soient tentés de prendre un tel risque. Par ailleurs tenter d’élever le statut de l’euro pour le rendre égal à celui du dollar est une entreprise qui se compte en années. Malgré tout, les efforts croissants pour donner à l’euro plus d’importance dans les transactions internationales et pas seulement pour le pétrole ainsi que beaucoup d’autres initiatives pour affaiblir l’influence de Washington sur la finance internationale pourraient bien un de ces jours miner la domination mondiale du billet vert. Et pendant ce temps-là, plus tôt cette année et pour des raisons qui lui sont propres, la Chine a ouvert un marché des contrats à terme sur le pétrole libellés en yuans à la bourse de Shanghaï. Cette initiative a pour but de renforcer le rôle du yuan mais aussi de réduire les risques de parité monétaire et d’une manière plus globale de renforcer le rôle de la Chine dans les échanges commerciaux internationaux aux dépens du dollar.

La toute-puissance du dollar est toujours d’actualité mais l’usage de sanctions agressives par l’administration Trump bien illustrées par tolérance zéro vis-à-vis de l’Iran pourrait bien miner cette toute-puissance à terme si de plus en plus de pays commencent à chercher des alternatives.