Bill Gates, Henry Kissinger et notre avenir dystopique

« Plus une société s’éloignera de la vérité, plus elle haïra ceux qui parlent de vérité ». George Orwell

Pouvons-nous convenir qu’il existe deux types de Covid-19 ? Article de Mike Whitney paru le 26 septembre sur le site UNZ Review (unz.com)

Le premier type est le Covid-19, «Le Virus», qui est une infection assez bénigne et la plupart des gens ne réalisent même pas qu’ils l’ont contractée. Ils restent asymptomatiques ou présentent de légers symptômes pseudo-grippaux qui disparaissent après environ une semaine. Une infime partie de la population – principalement des personnes âgées et vulnérables souffrant de problèmes de santé sous-jacents – peut développer des complications, tomber gravement malade et mourir. Mais, selon la plupart des analyses, les chances de mourir de Covid sont d’environ 1 personne sur 200 à 1 personne sur 1000. (CDC-IFR- 0,26 %) En d’autres termes, le Covid n’est pas la grippe asiatique de 1958, ni la grippe espagnole, ni la peste noire, ni le virus légendaire tueur planétaire que l’on a prétendu être. Il tue plus de personnes que la grippe saisonnière habituelle, mais pas beaucoup plus.

Le deuxième type de Covid-19 est le Covid-stratagème-politique ou, plutôt, Codename : Operation Virus Identification 20 19. Cette deuxième interprétation du phénomène Covid a trait à la manière dont un pathogène respiratoire légèrement létal a été gonflé en un crise de santé publique globale et permanente afin de mettre en œuvre des changements économiques et sociétaux qui seraient autrement impossibles à envisager. C’est le côté politique de Covid, qui est beaucoup plus difficile à définir car il se rapporte à l’agenda ambigu des élites puissantes qui utilisent l’infection pour dissimuler leurs véritables intentions. De nombreux critiques pensent que le Covid est un prétexte que les hommes de Davos utilisent pour lancer son nouvel ordre mondial autoritaire. D’autres pensent que cela a plus à voir avec le changement climatique, c’est-à-dire qu’au lieu de parvenir à un consensus parmi les dirigeants mondiaux pour des réductions obligatoires de carbone, les mandarins mondiaux ont simplement imposé des verrouillages qui réduisent fortement l’activité économique à tous les niveaux. En fait, cela a considérablement réduit les émissions, mais à un coût élevé pour la plupart de l’humanité. Les restrictions de Covid ont déclenché une forte hausse des suicides, de la dépression clinique, de la maltraitance des enfants, de la violence domestique, de l’alcoolisme et de la toxicomanie. La liste se rallonge de plus en plus. En outre, il a laissé les économies du monde entier en ruines, augmentant le chômage et le nombre de sans-abri de manière exponentielle, tout en ouvrant la voie à des famines massives dans les pays sous-développés du monde entier. Même ainsi, les principaux acteurs de la crise Covid – comme le maître Bill Gates – continuent de s’émerveiller de l’impact que ces restrictions onéreuses ont eu sur les émissions. Jetez un coup d’œil à cet extrait d’un article récent paru sur le blog du fondateur de Microsoft:

« Vous avez peut-être vu des projections selon lesquelles, étant donné que l’activité économique a tellement ralenti, le monde émettra moins de gaz à effet de serre cette année que l’an dernier. Bien que ces projections soient certainement vraies, leur importance pour la lutte contre le changement climatique a été surestimée. Les analystes ne s’entendent pas sur la réduction des émissions cette année, mais l’Agence internationale de l’énergie estime la réduction à environ 8%. En termes réels, cela signifie que nous libérerons l’équivalent d’environ 47 milliards de tonnes de carbone, au lieu de 51 milliards. C’est une réduction significative (voir note ci-après de votre serviteur), et nous serions en pleine forme si nous pouvions maintenir ce taux de diminution chaque année. Malheureusement, nous ne pouvons pas. Pensez à ce qu’il faut pour atteindre cette réduction de 8%. Plus de 600 000 personnes sont mortes et des dizaines de millions sont sans travail. En avril, le trafic automobile était la moitié de ce qu’il était en avril 2019. Pendant des mois, le trafic aérien s’est pratiquement arrêté.

Pour le dire légèrement, ce n’est pas une situation que quiconque voudrait continuer. Et pourtant, nous sommes toujours sur la bonne voie pour émettre 92% de carbone de plus que l’an dernier. Ce qui est remarquable, ce n’est pas la quantité d’émissions qui diminuera à cause de la pandémie, mais la quantité limitée. De plus, ces réductions sont réalisées au coût le plus élevé possible. Pour comprendre pourquoi, voyons ce qu’il en coûte pour éviter une seule tonne de gaz à effet de serre. Ce chiffre – le coût par tonne de carbone évitée – est un outil que les économistes utilisent pour comparer les dépenses de différentes stratégies de réduction de carbone. Par exemple, si vous avez une technologie qui coûte 1 million de dollars et que son utilisation vous permet d’éviter le rejet de 10 000 tonnes de gaz, vous payez 100 dollars par tonne de carbone évitée. En réalité, 100 dollars la tonne coûteraient encore assez cher. Mais de nombreux économistes pensent que ce prix reflète le coût réel des gaz à effet de serre pour la société, et il se trouve également qu’il s’agit d’un nombre rond mémorable qui constitue une bonne référence pour les discussions.

Traitons maintenant l’arrêt causé par le COVID-19 comme s’il s’agissait d’une stratégie de réduction des émissions de carbone. La fermeture de parties importantes de l’économie a-t-elle évité des émissions à près de 100 $ la tonne ? Non. Aux États-Unis, selon les données du Groupe Rhodium, il se situe entre 3 200 et 5 400 dollars la tonne. Dans l’Union européenne, c’est à peu près le même montant. En d’autres termes, l’arrêt réduit les émissions à un coût compris entre 32 et 54 fois les 100 dollars la tonne que les économistes considèrent comme un prix raisonnable. Si vous voulez comprendre le type de dommages que le changement climatique va infliger, regardez le COVID-19 et répartissez la douleur sur une période beaucoup plus longue. Les pertes en vies humaines et la misère économique causées par cette pandémie sont au même niveau que ce qui se produira régulièrement si nous n’éliminons pas les émissions de carbone du monde ». ( https://www.gatesnotes.com/Energy/Climate-and-COVID-19 )

N’est-il pas curieux que Gates ait passé autant de temps à calculer l’impact des verrouillages sur les émissions de carbone ? Et regardez à quel point ses calculs sont précis. Ce ne sont pas des calculs de type « sur un coin de nappe en papier », mais un peu de calcul sérieux. Il prend même le nombre de personnes décédées de Covid dans le monde : 600 000 (aujourd’hui un million) et le compare minutieusement aux « taux de mortalité mondiaux » projetés « sur une base annualisée » des personnes qui mourront des « augmentations des températures mondiales ». Vous semble-t-il que Gates pourrait avoir plus qu’un intérêt passager pour ces estimations ? Semble-t-il qu’il pourrait être plus qu’un simple observateur neutre parcourant les données de manière impartiale ?

Permettez-moi de présenter ici une théorie : à mon avis, l’intérêt de Gates pour ces questions n’est pas simplement une curiosité spéculative. Lui et ses camarades de l’ « élite » mènent une expérience scientifique élaborée dans laquelle nous – simples mortels – sommes les rats de laboratoire. Ils utilisent délibérément la peur de Covid pour dissimuler leur véritable objectif qui est de prouver hors de tout doute que la réduction des émissions en fermant de vastes pans de l’économie mondiale n’empêchera PAS un changement climatique catastrophique. Alors, supposons simplement pour les besoins de l’argumentation que j’aie raison. Supposons que d’autres élites lisent le rapport Gates et acceptent ses conclusions. Alors quoi ?

C’est là que ça devient intéressant, car Gates ne répond pas vraiment à cette question, mais son silence le trahit. Permettez-moi d’expliquer : Gates dit : « La baisse relativement faible des émissions cette année montre une chose claire : nous ne pouvons pas arriver à zéro émission simplement – ou même surtout – en volant et en conduisant moins. D’accord, nous ne pouvons donc pas arrêter le changement climatique en faisant ce que nous faisons actuellement. Puis Gates dit : « Laissez la science et l’innovation montrer la voie… Toute réponse globale au changement climatique devra puiser dans de nombreuses disciplines différentes… nous aurons besoin de biologie, de chimie, de physique, de science politique, d’économie, d’ingénierie et d’autres sciences ». Encore une fois, nous suivrons la science. Gates déclare ensuite : « Il faudra des décennies pour développer et déployer toutes les inventions d’énergie propre dont nous avons besoin ».

D’accord, nous devons donc agir rapidement pour éviter la tragédie. Enfin, Gates déclare : « Les défenseurs de la santé ont déclaré pendant des années qu’une pandémie était pratiquement inévitable. Le monde n’a pas fait assez pour se préparer et nous essayons maintenant de rattraper le temps perdu. C’est un récit édifiant pour le changement climatique, et il nous oriente vers une meilleure approche ». C’est compris ? Donc, d’une part, Gates dit : « Nous devons agir vite et suivre la science », et d’autre part il dit: « Arrêter l’économie seule ne fonctionnera pas ».

Si ça ne marche pas, pourquoi s’en faire ? Pourquoi Gates envoie-t-il un message contradictoire ?

Ah ! mais il y a un hic. Ce n’est pas un message mitigé et ce n’est pas une contradiction. Ce que fait Gates amène le lecteur à tirer la même conclusion que lui, (clin d’œil, clin d’œil) à savoir que si la réduction de l’activité économique ne fonctionne pas, alors nous devons trouver une solution entièrement différente, comme réduire la taille de la population. N’est-ce pas la seule conclusion logique ? Oui, c’est la seule solution. Ainsi, la grande expérience de laboratoire de 2020 (Covid) a beaucoup à voir avec le contrôle de la population : éclaircir le troupeau afin que nos grands seigneurs de Davos puissent s’assurer que leur progéniture à sang bleu aura des températures douces lors de l’hiver sur leurs îles privées des Caraïbes. Mais le contrôle de la population n’est qu’une petite partie d’un plan beaucoup plus ambitieux pour restructurer l’économie mondiale, vacciner tout le monde sur la planète et se débarrasser de ces libertés civiles individuelles insignifiantes auxquelles les Américains sont devenus si attachés.

La stratégie élitiste a été surnommée la « grande réinitialisation » qui fait référence à la plate-forme d’action Covid du Forum économique mondial, un programme qui vise à restructurer les « fondations économiques et sociales » de la manière qui convient le mieux aux intérêts des capitalistes « parties prenantes ». Voici un extrait de leur communiqué de presse: « Les verrouillages du COVID-19 s’estompent progressivement, mais l’inquiétude concernant les perspectives sociales et économiques du monde ne fait que s’intensifier. Il y a de bonnes raisons de s’inquiéter : une forte récession économique a déjà commencé et nous pourrions être confrontés à la pire dépression depuis les années 1930. Mais, bien que ce résultat soit probable, il n’est pas inévitable.

Pour parvenir à un meilleur résultat, le monde doit agir conjointement et rapidement pour réorganiser tous les aspects de nos sociétés et de nos économies, de l’éducation aux contrats sociaux et aux conditions de travail. Chaque pays, des États-Unis à la Chine, doit participer, et chaque industrie, du pétrole et du gaz à la technologie, doit être transformée. En bref, nous avons besoin d’une « grande réinitialisation » du capitalisme… Le niveau de coopération et d’ambition que cela implique est sans précédent. Mais ce n’est pas un rêve impossible. En fait, l’un des aspects positifs de la pandémie est qu’elle a montré à quelle vitesse nous pouvons apporter des changements radicaux à nos modes de vie. Presque instantanément, la crise a contraint les entreprises et les particuliers à abandonner des pratiques longtemps revendiquées comme essentielles, des voyages en avion fréquents au travail dans un bureau… De toute évidence, la volonté de construire une société meilleure existe. Nous devons l’utiliser pour sécuriser la grande réinitialisation dont nous avons tant besoin. Cela exigera des gouvernements plus forts et plus efficaces, bien que cela n’implique pas une poussée idéologique en faveur de gouvernements plus grands. Et cela exigera l’engagement du secteur privé à chaque étape du processus ». (https://www.weforum.org/agenda/2020/06/now-is-the-time-for-a-great-reset/ )

S’il semble que nos illustres dirigeants veulent refaire la société à partir de zéro, c’est parce que c’est exactement ce qu’ils ont à l’esprit. Et ils n’essaient même pas de cacher leurs véritables intentions. Ils disent sans ambages: « le monde doit agir conjointement et rapidement pour réorganiser tous les aspects de nos sociétés et économies, de l’éducation aux contrats sociaux et aux conditions de travail ». Cela me ressemble beaucoup à des ordres de marche et, en fait, c’est exactement ce qu’ils sont : des ordres.

Mais comment entendent-ils influer sur ces changements dramatiques et révolutionnaires ?. Alors pourquoi le Covid ? Ils vont utiliser Covid pour apporter des changements fondamentaux au système existant, notamment accélérer les privatisations (« capitalisme des parties prenantes »), fusionner les gouvernements en un régime mondial unifié, intensifier les éléments de contrôle social (via une surveillance électronique de masse, une recherche intrusive des contacts, les points de contrôle de sécurité, les verrouillages, les passeports internes, les identifiants biométriques, etc.) et prendre toutes les mesures nécessaires pour introduire un Brave New World tyrannique.

Tout est là noir sur blanc, ils n’essaient même pas de le cacher. Dans leurs propres mots, la « grande réinitialisation » dépend de la plate-forme d’action Covid, n’est-ce pas ? Afin de « bâtir une société meilleure », nous devons « apporter des changements radicaux à nos modes de vie », y compris des réductions des « voyages en avion fréquents et du travail dans un bureau ». Alors oubliez ce voyage en Italie l’année prochaine, M. et Mme WorkerBee (abeille ouvrière). Ça n’arrivera pas. Bill Gates dit: « Non ». Et habituez-vous également au travail à domicile, car nous ne voulons pas que votre minable petite Ford Capri crache du carbone dans notre ciel bleu immaculé. La déclaration indique également clairement que l’effacement de millions d’emplois et de petites entreprises n’était pas une victime accidentelle des confinements provoqués par le Covid mais parce qu’ils les considèrent comme « non essentiels ». Et en ce qui concerne ceux qui participeront à ce nouveau modèle de Valhalla capitaliste ? Eh bien, tout le monde bien sûr. Selon les auteurs : « Chaque pays, des États-Unis à la Chine, doit participer, et chaque industrie, du pétrole et du gaz à la technologie, doit être transformée ». Le glorieux État esclave de la biosécurité émerge juste sous nos yeux et nous pensions juste que nous étions dans une autre Grande Dépression qui clôturait une banale pandémie.

Ainsi, lorsque nous parlons de « Covid-stratagème-politique », nous nous référons en fait au véhicule sur lequel les élites se sont installées pour faire passer les pays de leur état actuel à un état policier global de contrôle total. Le Covid est l’écran de fumée utilisé pour dissimuler les manœuvres des intermédiaires du pouvoir des élites riches qui veulent mettre en œuvre leur Grand Plan pour l’humanité. Donc, si tout semble chaotique et à l’envers à l’heure actuelle, ne vous inquiétez pas : tout est prémédité. Plus le monde devient confus et turbulent, plus il est facile d’amener chaque individu à se soumettre à des activités idiotes comme porter une couche sur la bouche chaque fois que vous quittez la maison ou vous tenir à 2 mètres de distance à l’épicerie pour que les agents pathogènes invisibles ne grimpent pas le long de votre pantalon pour vous mordre. Les psychologues savent que – dans un monde à l’envers où l’incertitude prévaut – les gens sont plus enclins à suivre les directives de crétins affables, comme Tony Fauci, même s’ils abandonnent peut-être leur dernière revendication de liberté personnelle dans le processus.

En regardant en arrière en avril 2020, nous aurions probablement dû prévoir où tout cela allait, après tout. Mr. NWO (New World Order) lui-même, Henry Kissinger, a annoncé à quoi s’attendre dans un éditorial qu’il a publié dans le Wall Street Journal. Voici ce qu’il a dit: « La réalité est que le monde ne sera plus jamais le même après le coronavirus. Argumenter maintenant sur le passé ne fait que rendre plus difficile ce qui doit être fait… » (NOTE de l’auteur : Kissinger est-il clairvoyant ? Comment savait-il que « le monde ne serait plus jamais le même »?). « Les penseurs du siècle des Lumières (ont soutenu) que le but de l’État légitime est de pourvoir aux besoins fondamentaux du peuple… Les individus ne peuvent pas garantir ces choses par eux-mêmes. La pandémie a provoqué un anachronisme, une renaissance de la ville fortifiée à une époque où la prospérité dépend du commerce mondial et du mouvement des personnes. (NOTE. En d’autres termes : le mondialisme est bon, le nationalisme est mauvais, le même refrain que nous avons entendu au cours des 30 dernières années). « Alors que l’attaque contre la santé humaine (par le Covid) sera – espérons-le – temporaire, le bouleversement politique et économique qu’elle a déclenché pourrait durer des générations. (NOTE. Un autre aperçu de la boule de cristal d’Henry ?) Aucun pays, pas même les États-Unis, ne peut dans un effort purement national vaincre le virus. Répondre aux nécessités du moment doit en fin de compte être associé à une vision et un programme collaboratifs mondiaux ». https://www.wsj.com/articles/the-coronavirus-pandemic-will-forever-alter-the-world-order-11585953005?mod=opinion_lead_pos5

Comme Kissinger l’a déclaré clairement le 3 avril 2020, la mondialisation est toujours bien vivante parmi les poids lourds de Davos qui voient maintenant une occasion unique de mettre leur plan en action. Certaines parties de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande sont déjà soumises à la loi martiale de facto, tandis que le Premier ministre Boris Johnson ajoute 2000 policiers supplémentaires à Londres pour faire appliquer ses mesures loufoques anti-Covid. Partout dans le monde occidental, la liberté s’effondre plus vite qu’un appentis en carton ondulé dans une tornade du Kansas. Pendant ce temps, dans une Amérique paniquée, des prolétaires pâles continuent de se cacher derrière leurs canapés en attendant que la fausse peste passe. Est-ce qu’ils voient même l’épave du train juste devant ? Selon le chroniqueur Gary D.Barnett : « En ce moment, nous nous trouvons au bord un précipice avec l’État qui tente de nous pousser dans le vide. Il n’y aura pas de retour possible. C’est pourquoi si le peuple riposte en masse et refuse tout soutien aux démons nous gouvernant, nous pouvons nous réveiller de ce cauchemar et retrouver la normalité.

Note de votre serviteur.Le Valhalla était, dans la mythologie scandinave, le lieu inaccessible où se retrouvaient les valeureux guerriers. Ils se livraient à des orgies éternelles encouragés par les Walkyries. Demain mercredi 7 octobre quelques commentaires au sujet de cet article.

Histoire de tomates

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La Chine est le premier producteur de tomates du monde avec 52 millions de tonnes sur un total mondial de 170 millions suivie de loin par l’Inde (19 Mt), les USA (15 Mt) puis la Turquie (12 Mt). Certes il y a beaucoup d’habitants en Chine mais consomment-ils tous quotidiennement des tomates ? Pas si sûr selon le journaliste Jean-Baptiste Malet qui a enquêté sur la tomate chinoise. Et ce qu’il décrit dans son livre à paraître prochainement « L’empire de l’Or Rouge » est assez effrayant.

Comment les Chinois se sont lancé massivement dans la production de tomates, tout simplement parce que l’Italie avait mis au point des machines pour produire industriellement du concentré de tomates alors qu’il y a une trentaine d’années les consommateurs chinois ne connaissaient même pas la sauce tomate et encore moins le ketchup. Les industriels italiens sont allé rencontrer des hauts responsables à Pékin et leur ont vanté leur maîtrise de la production de sauce tomate. Le pouvoir central a donc décidé de lancer dans la culture industrielle les provinces reculées du Xinjiang pour occuper les paysans miséreux. Résultat la Chine contrôle aujourd’hui le marché mondial du concentré de tomate.

Ironie de la situation actuelle l’Italie importe aujourd’hui massivement ce concentré en provenance de Chine dont la qualité n’est pas toujours satisfaisante ni de surcroit contrôlée, pire encore certains pays d’Afrique délaissent leur production locale de tomates pour acheter des briques de concentré de tomate de médiocre qualité et à bas prix made in PRC. Voilà un résultat inattendu de la mondialisation de l’agriculture car il n’y a pas que l’industrie textile et l’électronique qui exploitent des travailleurs à bas prix dans les pays d’Asie. Pire encore puisque Malet cite le Ghana dans on ouvrage, les paysans appauvris de ce pays s’expatrient en Italie pour assurer la récolte de tomates car en pleine saison de production il faut cueillir ce fruit 24h sur 24 et 7 jours sur 7 ! Quand vous consommerez du jus de tomate, de la sauce ou du ketchup il y a de fortes chances que vous ingurgitiez un produit fabriqué avec du concentré de tomates made in PRC puisqu’il n’existe aucune régulation sur la provenance des tomates ou de leurs dérivés …

Source : RTS info

Dans les pays de l’OCDE les emplois qualifiés s’évaporent

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C’est le plus gros hedge-fund du monde, Bridgewater Associates, qui l’affirme : dans les pays de l’OCDE il y a de moins en moins de personnes qualifiées ayant un travail car il n’y a plus d’emplois pour elles. Par emploi qualifié, selon le MIT, il faut considérer les personnes ayant reçu au moins trois années de formation professionnelle, toutes disciplines confondues, après le diplôme sanctionnant leurs études secondaires, c’est-à-dire des ingénieurs, des techniciens supérieurs et des spécialistes. Ces emplois touchent principalement les classes moyennes qui ont vu ces emplois franchir les frontières au cours de ce que les politiciens ont l’air de découvrir aujourd’hui au profit des nouvelles classes moyennes d’Asie, en un mot, la mondialisation.

Il ne faut pas se leurrer, quoiqu’en pensent certains stratèges économiques, cette fuite des emplois qualifiés vers des pays comme la Chine, l’Inde, la péninsule indochinoise ou encore la Malaise est irréversible pour une raison très simple, les usines ont tout simplement fermé car le marché des pays occidentaux est inondé de produits parfois très sophistiqués manufacturés dans les pays mentionnés ci-dessus à bas prix et revendus de deux à dix fois leur prix de revient dans ces mêmes pays occidentaux. Les savoir-faire ont été transférés et comme les techniques évoluent chaque jour il est inutile de prétendre qu’un jour, dans le Michigan, l’Ile de France ou la Rhénanie des usines verront le jour pour concurrencer les pays d’Asie.

Le graphique ci-dessus est parlant. Les emplois hautement qualifiés ont progressé dans des pays comme l’Espagne, la Suède, la Belgique ou l’Irlande car il s’agit le plus souvent de technologies de pointe ou que ces pays souffraient d’un déficit dans le domaine des high-techs. Cumulés aux emplois peu qualifiés, les gains ne compensent pas cette raréfaction d’emplois qualifiés. On ne robotisera jamais le travail d’un barman, d’un promeneur de chiens ou d’une serveuse de restaurant mais dans un avenir proche ce seront les camionneurs, les chauffeurs de taxi et peut-être à terme les pilotes de ligne qui ne trouveront plus de travail … Mais c’est une autre histoire.