Préserver la biodiversité ? Eliminer les hommes !

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Le nouveau dada des écolos bobos des pays développés est la protection de la biodiversité. Celle biodiversité est déjà menacée par le climat dont on nous dit qu’il se réchauffera inexorablement si l’homme ne fait pas tout ce qu’il peut – surtout financièrement – pour le sauver mais cette biodiversité est surtout menacée encore une fois par l’homme lui-même. Nous sommes donc – nous humains – tous concernés par ce problème d’équilibre des espèces animales, végétales et microbiennes parce que nous sommes trop nombreux sur la Terre, bien que ne représentant qu’une infime partie de la biosphère terrestre : 0,011 % (voir le lien sur ce blog). Et comme le monde politique a décidé haut et fort que le sauvetage de la biodiversité, comme celui du climat, constituait une urgence absolue il ne reste qu’une solution efficace : réduire la population humaine.

Va-t-on ressortir les vieilles idéologies malthusiennes reprises par le Club de Rome pour que nous nous donnions bonne conscience ? Va-t-on interdire l’agriculture intensive pour redonner à la nature ses droits ? Va-t-on interdire aux être humains le droit de faire des enfants afin de libérer des espaces pris sur la nature ? C’est selon les résultats d’une étude coordonnée par le TREE Project ce qui apparaît clairement : nous sommes trop nombreux sur la planète, il faut donc réduire la population humaine et créer des « parcs mondiaux » de préservation de la biodiversité en éliminant toute population humaine d’espaces réservés à la biodiversité. Il n’y a aucun autre moyen !

Le TREE (acronyme de Transfer-Exposure-Effects, http://tre.ceh.ac.uk ) est un organisme dépendant du Centre d’Écologie et d’Hydrologie britannique qui a collecté toutes les données disponibles au sujet des zones interdites mises autour de la centrale nucléaire de Tchernobyl qui a lourdement contaminé une zone située incluant la ville de Prypiat. La « création » de cette zone a nécessité l’évacuation sans retour possible de 350000 personnes car plus de 400 fois la quantité de radioactivité correspondant à celle de la bombe d’Hiroshima s’y dissémina. Ces études ont clairement montré que si la présence de l’homme est autoritairement éliminée la nature reprend ses droits rapidement et très efficacement.

L’accident de Tchernobyl révèle au moins un point important : la radioactivité tant décriée par les écolos bobos des pays occidentaux n’est pas aussi dangereuse qu’il n’y paraît. Il ressort que des doses massives de radiation tuent tout, les animaux, les arbres, les lichens et les mousses mais ces doses massives n’ont été observées et mesurées que lors de l’accident lui-même et des quelques jours suivants. Nul ne connaît précisément le nombre de décès d’êtres humains, les rumeurs mentionnent que 500000 personnes seraient mortes des suites de l’accident, directement ou à la suite de séquelles provoquées par les radiations. Quant à la population animale et la végétation elles semblent se comporter parfaitement bien dans les zones encore interdites. Comme on pouvait s’y attendre les mouvements opposés à l’usage de l’énergie nucléaire ont exigé que les statistiques concernant les décès soient « gonflées » pour bien faire passer leur message mais force est de constater que les animaux ont prospéré d’une manière inattendue dans des endroits pourtant déclarées après l’explosion « déserts pour la vie et pour des siècles ». Ce n’est évidemment pas le cas comme le montrent quelques illustrations :

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Le bison d’Europe semble tout à fait heureux, vivant en harmonie avec les lynx, les ours bruns, les élans et les chevaux de Przewalski, tous considérés comme des espèces hautement menacées avant l’accident nucléaire. Même certains amphibiens comme la grenouille arboricole se sont accommodés des fortes doses de radiations. Les enquêteurs scientifiques objectifs ont noté des cas d’albinisme chez certains oiseaux mais jamais ils n’ont pu observer des malformations comme celles qui circulèrent sur les réseaux sociaux quelques années après l’accident.

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Pour conclure ce billet la décision du gouvernement ukrainien de déclarer la zone interdite de Tchernobyl « réserve radiologique et environnementale de la biosphère » paraît être un geste hautement politique dans le contexte mondiale de préservation des écosystèmes, zone devenue en effet au cours des années du plus grand intérêt pour l’étude de la la conservation de la biodiversité dans un environnement radioactif déclaré hostile pour l’homme … à l’exception de toute autre forme de vie.

Au final il faut nuancer la culpabilité humaine tant en ce qui concerne le climat que la biosphère et encore et surtout tenir compte de l’immense capacité de résilience de la planète qui a vécu par le passé des situations climatiques beaucoup plus froides ou chaudes qu’aujourd’hui et la disparition d’espèces vivantes comme l’apparition d’autres espèces, ce que le monde politique refuse de prendre en considération. L’homme a l’outrecuidance d’avoir le pouvoir de modifier l’évolution de ce système planétaire complexe. Alors qu’il a abandonné toute croyance religieuse il s’est arrogé celui, divin, de vouloir influencer la nature en confondant politique et science ou plutôt en utilisant la science à des fins politiques.

Inspiré d’un article paru sur le site The Conversation. Prochain billet mardi 21 mai.

https://jacqueshenry.wordpress.com/2018/06/05/biodiversite-biosphere-et-biomasse-cest-tendance-et-cest-trompeur/

23 réflexions au sujet de « Préserver la biodiversité ? Eliminer les hommes ! »

  1. L’organisme humain comporte un microbiote (ensemble de germes vivant en symbiose avec son hôte) composé de 15 à 30,000 espèces bactériennes et dont le nombre a été estimé entre 1 et 10 fois le nombre de cellules humaines selon les études : le microbiote comporte ainsi entre 400,000 milliards et 4 millions de milliards de cellules.
    Chaque humain doit ainsi être considéré comme un écosystème complexe abritant une énorme biodiversité. Réduire le nombre d’humain n’est-il alors pas une façon de réduire cette biodiversité ?

    • De même que l’épilation ou le rasage des poils pubiens a eu pour conséquence de faire disparaître les morpions ?
      La biodiversité ne sera sauvée que si on parque les êtres humains dans des réserves jusqu’à ce que mort s’en suive et que l’on rende aux animaux leur liberté, en quelque sorte l’inverse de la raison d’être des grandes réserves naturelles et autres parcs nationaux … Ça me laisse rêveur.

      • Je viens d’apprendre qu’il a été crée une Agence Nationale pour la Biodiversité, opérationnelle depuis 2017 et dotée d’un budget de 225 millions d’euros.
        Source : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2016/12/26/DEVL1629480D/jo/texte
        Elle aurait 8 missions principales :
        – Organiser et développer les connaissances et les savoirs
        – Appuyer la mise en œuvre des politiques publiques liées à la biodiversité
        – Apporter des soutiens financiers à des actions partenariales
        – Mobiliser et sensibiliser la société
        – Former et structurer les métiers de la biodiversité
        – Gérer des espaces protégés et appuyer les autres gestionnaires
        – Vérifier le respect de la réglementation relative à la protection de la biodiversité
        – Apporter conseil et expertise aux acteurs socio-professionnels.
        Est-ce encore un machin bureaucratique additionnel qui va coûter de l’argent et dont il se sortira pas grand chose (1) ?
        (1) : à l’image par eemple des chambres d’agriculture et des chambres de commerce et d’industrie : quand on voit l’état de l’agriculture, du petit commerce et de l’industrie françaises, on se demande quelle est l’efficacité globale de ces structures (même si elle emploient des gens compétents dans leur domaine).

  2. Les climatosceptiques sont des rigolos et il faut les ignorer. Il ne faut plus tuer les animaux au prétexte de la biodiversité, il serait souhaitable que nous devenions végétariens,il nous lmaisse quand même le choix d’avoir des enfants mais après réflexion. C’est ce que nous dit Aurélien Barrau https://www.youtube.com/watch?v=dfZT898ZClA C’est pourtant un « brillant » astrophysicien qui pense que le CO2 est responsable du changement de climat. Qu’en pensez-vous ?

    • Barrau est un gars qui vient de Neuilly, a fait un lycée préparatoire, une école d’ingénieur, a passé un premier doctorat en physique à Grenoble puis récemment un second doctorat en philo à Paris. Il a été également invité à travailler dans des instituts de recherche prestigieux aux USA.
      Il est chercheur, maître de conférence, a passé une HDR (habilitation à diriger des recherches) et a maintenant le statut de professeur. Voila un très gros cursus qui impose le respect, c’est un fait indéniable.
      Malgré tout ça, il n’a aucune connaissance en écologie puisqu’il n’est ni biologiste, ni biochimiste, ni chimiste, ni géologue. Bien qu’ayant certainement des connaissances en thermodynamique et en mécanique des fluides (les deux sciences fondamentales pour appréhender le climat), il n’a pas travaillé ce sujet comme c’est le cas de François Gervais. C’est juste un activiste de l’écologisme qui a pris position en faveur d’une thèse non démontrée (l’impact du CO2 dans un réchauffement qui vire au refroidissement en ce moment). Son point de vue est respectable mais pas plus que celui qui n’a pas autant de diplômes à faire valoir.
      Ce qui nous indique qu’on peut être scientifique et en même temps dogmatique (par exemple les scientifiques chrétiens, musulmans ou bouddhistes).
      Pour résumer, ses diplômes et son expérience professionnelle ne prouvent rien quant à la thèse écologiste qu’il défend.

      • Aurélien BARRAU n’a pas besoin de défendre les causes environnementalistes pour avoir des crédits dans la mesure où il ne fait pas de biologie; il est dans un domaine de la physique théorique qui relie l’infiniment grand et l’infiniment petit (astrophysique et mécanique quantique).
        C’est un activiste qui est convaincu par les thèses écologistes qu’il défend; il est végan et sert de caution scientifique aux divers mouvements écolos en participant à des émissions sur le web, à la télé et à la radio.
        Son look très étudié de gourou de secte façon hippie de la fin des années 60 est très télégénique. Il ne lui manque que la barbe pour ressembler aux Beatles de cette époque et être le nouveau Jésus Super Star.
        Espérons qu’il ne finira pas comme John Lennon.

      • Comme tant d’autres , j’ai lu le rapport d’un »scientifique  » ayant reçu 100000€ de subventions afin d’étudier l’influence du RCA sur la reproduction des écureuils en Ecosse …vous aurez deviné le sens de ses conclusions ..!!

  3. Si je puis le dire ainsi: vous avez aimé le communisme stalinien, mieux encore le nazisme, vous adorerez l’écologisme dogmatique.
    Si cela peut les rassurer, si tant est qu’ils puissent l’être, l’effondrement économique qui vient pourrait bien faire baisser la population mondiale et, ce, pour deux raisons intimement liées à l’arrêt du commerce international.
    Effondrement et cessation de fonctionnement que les mêmes écolos récusent de toutes forces, j’avais discuté deux fois avec de leurs jeunes représentants, la seconde rencontre, de guerre las, je leur avais demandé de me citer le nom de 5 oiseaux, puis, comme ce charmant couple affilié au W.W.F. ne savait pas répondre, je leur avais posé la même question pour 5 arbres, suivit du même silence gêné (quand bien même ils furent tous deux engagé par cette association juste pour un coup de pub, le résultat est là, ces deux jeunots ne connaissaient rien au monde vivant).
    Mais revenons à nos moutons, bêêêêeê.
    Donc, cet arrêt du commerce international, provenant de l’effondrement des monnaies, fera que les médicaments et la nourriture, ainsi que l’énergie, pétrole et uranium, ne seront pas transportés et, dès lors, chaque pays devra se débrouillé avec ce qu’il a chez-lui.
    Mais vous verrez, ces cornichons délirants expliqueront « que ce n’est pas la même chose ».
    Ce que cette écologisme de bazar ne peut pas prendre en compte c’est le fait que dame nature n’a que faire d’une baisse du nombre d’espèce due à la présence de la surpopulation des Êtres humain et à notre technologie.
    A la limite nous pouvons dire que nos pollutions, dont les plus dangereuses à mon sens sont les matières plastiques et certaines chimies, nous posent plus de problème qu’au reste de la nature, elle a le temps, nous ne l’avons pas, le temps des sociétés, compté en siècle et en millénaires, n’est pas le même que celui de l’évolution qui, elle, se décompte en ères de centaines de milliers à des millions d’années.
    Il en est aussi de la surpopulation qui, de ses 7, 6 milliards d’habitants sur terre, mène à un stress anthropologique d’une violence inouïe, bien que fortement discrète, qui conduit, entre-autre, à des hypothèses délirantes qui allient, dans un même ensemble et en même temps un tas d’idéologies écologiste et un fonctionnement économique international, tous deux totalement contradictoires, souvent portés par les mêmes personnes, un perssonage comme Cohn-Bendit en en étant un exemple des plus caricatural.
    C’est, je le pense, cet ensemble de phénomènes dû à notre modernité dont le développement était, quoi qu’il en soit, inévitable et qui n’a pas apporté que de mauvaises choses, loin de là, qui est, presque paradoxalement, à l’origine des difficultés et égarements idéologiques auquel nous devons faire face aujourd’hui.
    Le semblant de paradoxe de cet ensemble de phénomènes étant dû à ce que cette modernité s’est développé à une vitesse foudroyante, en quelques siècles à peine, cette vitesse s’étant accrue dans les 70 à 90 dernières années, sans que par ailleurs les sociétés humaines n’aient eu le temps de s’y adapter.
    Nous, du nous collectif, sommes entrain de poser les jalons d’un début de réponse à ces problèmes qui se posent, en réalité, autant à la science, au médiats, à la politique, à l’économie, certes, mais vous remarquerez, aussi, que la même gnangnanserie délirante touche aussi entre-autre les arts et la philosophie comme de cette dimension de notre esprit à peine reconnue aujourd’hui qu’est la métaphysique.
    Ce début de réponse, que j’avais intuitivement perçu il y a des années (bien qu’en réalité j’en venais à douter de sa réalité), je l’avais dénommé une « rétrogression historique », soit un retour en arrière anthropologique partiel d’une société à l’évolution bloquée, à une époque considérée par son inconscient social comme représentant un socle solide sur laquelle la-dite société peut s’appuyer pour pouvoir reprendre son évolution
    Ce que je situerais aux alentour du troisième tiers du XIX° siècle, Mr. Macron me faisant penser à un Napoléon III qui, si mes hypothèses sont exactes, devrait être renverser en raison de menées germanique et d’une défaite française, le traité d’Aix-La-Chapelle en étant peut-être la cause future.
    Étant entendu que ce socle structurant passé peut, suivant les peuples, être d’une autre période.
    Ce qui est le plus étonnant en France, ne sachant ce qu’il se passe dans les autres nations, c’est que ce processus soit accompagné par une renaissance qui commence à être reconnue comme telle.
    Je ne sais pas si l’écologisme politique survivra aux chocs violents que nous rencontrerons bientôt, du-moins tend-elle à être adopter par les nouveaux partis émergents, ce qui, si elle est correctement pensée, ne peut qu’être qu’une bonne chose, encore faut-il qu’elle le soit.
    Notre époque est complexe en raison, entre-autre, des nombreuses interférences avec notre passé, ceci dû au fait que, justement, ce passé, l’histoire, n’est que peu, voire pas du tout, enseigné d’une manière structurée et structurante, que ce soit dans les familles et à l’école, nous avons donc égaré notre passé, surtout pour les plus jeunes, ce qui fait que, comme à chaque fois qu’un mécanisme psychologique important entre dans le champ purement inconscient, ici cela concerne l’histoire du pays, il agit à l’insu de de la personne et/ou de la population, c’est cela que je lis dans la mode actuelle de la barbe.
    Ce qui m’amuse le plus c’est que je prévois plein d’horreurs mais, en même temps, je ne suis en rien pessimiste ni pour notre espèce, ni pour notre pays, contrairement à beaucoup d’autres gens qui s’emploieront à me prouver que je dis des âneries tout en affirmant que le système économique globalisé durera éternellement, qu’Homo Sapiens Sapiens disparaîtra tout en affirmant qu’Être Humain est un parasite de la nature (en oubliant que les parasites sont des êtres qui réussissent fort bien) et un méchant pas beau (en oubliant que lui-même est un Être-Humain), tout en proférant que le présupposé réchauffement climatique sera dévastateur, ceci en ne voulant pas entendre qu’à la monté de l’empire romain la température était infiniment plus élevé qu’aujourd’hui et qu’un refroidissement climatique serait en tous point bien beaucoup plus pire (là encore, c’est une expérience vécue).

    • Vous parlez de «rétrogression historique» que vous définissez comme un retour en arrière anthropologique partiel. Je crois plutôt que, dans les pays occidentaux, nous vivons une rupture anthropologique. Quelle chance, pour les esprits scientifiques qui fréquentent ce site, de pouvoir observer un tel phénomène !

      • Cher Didier Fessou,
        J’aurais du rajouter rétrogression historique momentanée, bien qu’un tel phénomène ne peut qu’être momentané.
        Je pense que vous avez également raison, bien que je conçoive cette rupture anthropologique comme n’étant pas seulement occidentale mais international.
        En fait ces trois mouvements se font de concert, c’est pourquoi ils sont peu visibles..
        Si vous regardez bien, l’effondrement idéologique du pays et des partis politiques ad oc est accompagné par la réémergence d’un bouillonnement politique dont nous pouvons repérer les trois composantes anciennes, anarchiste, républicaine, démocrate et nationaliste, plus une mouvance socialiste révolutionnaire bien moins structurée.
        Là encore ce phénomène est en cours, ce qui fait que ne se définissent par encore vraiment les contours de ces composantes, ceci d’autant plus que l’horizon fermé que représente l’Union-Européenne, dont veut se débarrasser la majorité de la population, tend à ce que ces mouvances ne se cristallisent pas encore sous formes partisanes.
        Cette nouvelle renaissance, dont, de par son titre, je fais appel dans mon blog, appel à une nouvelle renaissance, n’en est, là encore, qu’en ses début, mais hier, tard le soir, à la télé, j’ai eu le plaisir de voir un reportage sur des musiciens et des acteurs reprenant des œuvres baroques, avec, entre-autre, la reprise des pièces de Molière telles qu’elles étaient jouées à l’époque.
        Autres exemples est le philosophe Michel Onfray qui est en même temps analyste, commentateur et critique des philosophes passés, ou l’économiste Frédéric Lordon basant ses réflexions politiques sur les écrits de Nietzsche.
        Une renaissance ne veut ni dire un rejet du présent ni une approbation absolue du passé, mais plutôt la réinterprétation des auteurs et créations antérieurs à l’aune des connaissances acquises depuis.
        Si c’est l’Occident, terme qui, à l’origine désignait l’ouest-eurasiatique, donc l’Europe, qui se retrouve ainsi en pointe quand à l’évolution technologique et sociale d’Homo Sapiens Sapiens, bien que, toujours ce phénomène reste discret puisqu’à ce bouleversement politique décrit plus haut et à notre corsetage totalitaire de l’U.E., vient s’y surajouter un puissant courant néo-primitif, appelé aussi bien écologisme, végan (on dirait le nom d’une voiture, ça sent bon la manipulation propagandiste) et parti animaliste, ressemblant à s’y méprendre au naturalisme allemand juste avant la monté du national-socialisme.
        Cette triple dynamique, à laquelle je n’ai songé que depuis très peu de temps, ne peut que se développer sur un grand arc atlantique et méditerranéen, des pays nordiques jusqu’à la Grèce, en s’étendant de proche en proche sur tout le pourtour méditerranéen en remontant jusqu’à la Russie, Russie aujourd’hui en pointe dans ce mouvement.
        Le centre européen, quand à lui, il tend à son reflux naturel, soit à son morcellement que l’arc atlantico-méditerranéen tendra, dans le futur, à accentuer, en raison d’un retour à ce réflexe géostratégique ancien.
        Quand au déclin de l’Occident, il ne s’agit, en réalité, que de l’effondrement progressif de l’empire U.S., ce qui déstabilise une partie de notre intelligentsia et de l’oligarchie, d’où leur scission actuelle en trois partie, patriotique, pro-américaine et pro-germanique.
        Tout cela est complexe, ceci d’autant plus que nous sommes dedans, nous y participons dans un camp ou dans un autre, que nous le vivons, c’est pourquoi il nous est ardu de le conceptualiser.

  4. A mon sens, la « lutte » pour la biodiversité n’a pas beaucoup de sens en France vu que la majorité des terres sont cultivables et que le climat est tempéré, mais prend tout son sens quand on doit lutter contre la désertification (concerne certaines régions d’Europe comme l’Espagne, l’Afrique; l’Asie et l’Amérique du nord et du sud, et représente environ 40 % des terres émergées) :

    • Celle ci est infiniment plus interpellante ; et un écologue qui avoue s’être trompé , ce n’est pas tous les jours :

      • @PHILIPPE DECOENE : Très intéressant 🙂 . Merci !
        Ce biologiste après avoir causé indirectement la mort de 40,000 éléphants a redécouvert deux disciplines que n’importe quel ingénieur agronome connaît bien : la pédologie (science des sols) et la gestion des prairies par les troupeaux brouteurs (défrichement, tassement, déjections).
        Il reconnaît les limites de son savoir, ce qui est rare.
        Son honnêteté l’honore et sa conférence permettra à beaucoup d’éviter de répéter son erreur. Elle permet de comprendre que la biodiversité, c’est bien entendu les banques génétiques (de semences et de spermes animaux), les parcs naturels et les zones maritimes protégées, mais aussi et surtout la lutte contre la désertification qui provient d’abord d’une mauvaise gestion des sols.
        La désertification est aggravée ensuite par l’absence de précipitations et secondairement par la hausse des températures.
        Biodiversité et croissance de la population humaine ne sont pas incompatibles, si tant est que les sciences appliquées soient utilisées à bon escient : les déserts recouvrent presque la moitié les terres émergées, on a donc encore de belles marges de progression à l’échelle du globe.

  5. News intéressante qui vient de tomber ce week-end : la SNCF est le plus gros utilisateur de glyphosate pour désherber les lignes de chemin de fer en France. C’est essentiel pour la sécurité. Cela représente un budget annuel de 30 millions d’euros pour protéger les 30,000 km de voies du réseau ferroviaire hexagonal qui représente le second plus grand réseau de l’Union Européenne sur lequel 15,000 trains circulent tous les jours.
    Il n’y a pas d’alternatives disponibles au glyphosate mis-à-part quelques bricolages d’amateurs. Coût du remplacement (au petit bonheur la chance) : au moins 300 millions d’euros, sans garantie d’une efficacité analogue à celle du glyphosate.
    Source : https://www.lci.fr/sante/casse-tete-a-la-sncf-pour-se-debarrasser-du-glyphosate-2121526.html
    J’aimerais bien voir la tête du prochain ministre de l’écologie quand on lui annoncera dans 3 ans qu’il y a eu un accident terrible du type de celui de Brétigny-sur-Orge à cause de l’interdiction du glyphosate prise par ses prédécesseurs.
    C’est sûr que sur le plan de la biodiversité, on sera plutôt pas mal sans cet herbicide pas cher, efficace (et non toxique selon l’INERIS).
    Sur le plan de la sécurité des personnes, c’est une autre paire de manches.

      • Merci pour l’info 🙂
        C’est très rigolo, le rapport officiel de l’INRA de 2017 commandé par le gouvernement ignore que la SNCF est le premier client français pour le glyphosate ! LOL. Pas très pros les gars de l’INRA.
        Ce rapport explique en conclusion qu’il n’y a pas d’alternative meilleure à cet herbicide. Je parie un petit billet que la SNCF, vu son déficit abyssal, bénéficiera d’une autorisation d’emploi car 300 (source LCI) ou 500 M€ (source Atlantico) de surcoût pour un réseau qui est déjà mal entretenu, ce ne sera pas tenable.

    • j’ai adoré les petits robots sarcleurs
      bien entendu, une société qui a un tel passif ne saurait se priver de consacrer des budgets à des recherches aussi cruciales.
      Et si on supprimait les trains?
      le non problème serait résolu, allez donc voire la biodiversité le long de voies ferrées abandonnées.
      Et en plus c’est compatible avec le loaclisme

  6. En réalité, le nombre de morts qui peut être attribué à la radiation de Tchernobyl est bien moins lourd. Vingt-huit membres du personnel d’urgence sont morts du Syndrome d’Irradiation Aiguë (SIA), 15 patients sont morts d’un cancer de la thyroïde et on estime que le bilan de Tchernobyl parmi les 600 000 personnes ayant subi les plus fortes expositions pourrait atteindre approximativement 4000 morts.
    La source est ici: http://www.greenfacts.org/fr/tchernobyl/

  7. A propos de biodiversité, voici quelques chiffres de l’IGN (Institut Géographique National)
    – la moitié de la superficie de la France est occupée par l’agriculture
    – près d’un tiers sont des surfaces forestières, soit environ 17 millions d’hectares, et les forêts progressent d’environ 1 % par an
    – il reste donc moins de 20 % de la surface totale pour les villes, villages et infrastructures.
    Source : http://education.ign.fr/dossiers/foret-france-metropolitaine
    On remarquera que la stratégie des écologistes en matière de communication consiste à mettre le doigt sur un des travers français : l’autoflagellation et l’aptitude à culpabiliser en permanence pour un oui ou pour un non. Les chiffres précédents montrent qu’au contraire en France métropolitaine, on n’a franchement pas à se plaindre et qu’on fait déjà partie des meilleurs élèves de la classe, compte-tenu de notre densité de population relativement élevée (par rapport à la Russie et au Canada par exemple).

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