Pot-au-noir, dark-doldrum … dunkeflaute électrique en Allemagne !

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Dans le petit village de Taïohae au fond de la majestueuse rade en eaux profondes de Nuku Hiva (illustration Wikipedia, à droite le seul petit hôtel du village), je me souviens avoir rencontré un chirurgien opthalmologiste de Boston qui naviguait une année sur trois pour payer moins d’impôts. Il me fit un récit sinistre de la traversée du « pot-au-noir », c’est-à-dire de cette zone correspondant à l’Equateur météorologique où il n’y a pas de vent, seulement des gros nuages d’orage. Nuku Hiva (Iles Marquises) se trouve à la limite sud de ce pot-au-noir tant redouté des navigateurs qui changent d’hémisphère comme cet Américain qui avait traversé le canal de Panama et avait ensuite fait escale à Puerto Vallarta pour faire le plein d’eau et de nourriture avant de se lancer dans la traversé de la moitié de l’immense Océan Pacifique pour atteindre les Marquises. La première « terre » à l’ouest est justement Nuku Hiva après plus de 4500 miles de navigation. En anglais pot-au-noir se traduit approximativement par dark-doldrum et en allemand dunkeflaute. Il existe peut-être des mots propres aux navigateurs mais le mot allemand « dunkeflaute » signifie marasme barométrique en termes météorologiques.

Et l’ensemble de l’économie allemande redoute un dunkeflaute durable l’hiver prochain bien que ce pays ne se trouve en aucun cas près de l’Equateur. Et pourquoi ? Parce que l’Allemagne est le champion du monde de l’énergie éolienne installée par tête d’habitant. Et dans une situation de marasme barométrique comme par exemple un anticyclone persistant sur l’Europe centrale le ciel est couvert et plombé et il n’y a pas un souffle d’air. De plus les températures peuvent devenir très rudement basses. Toutes ces conditions ont été presque réunies à deux reprises durant l’hiver 2016-2017 et l’Allemagne a frôlé le back-out électrique. Seules les sources d’électricité conventionnelles telles que le nucléaire, le charbon et le gaz ont pu éviter in extremis cet incident qui se serait propagé à toute l’Europe car tous les pays sont inter-connectés. D’ailleurs la solidarité trans-nationale a joué également son rôle car aucun pays n’a intérêt pour son économie à se trouver plongé dans le noir absolu.

Un black-out ne se « répare » pas en quelques heures. Le réseau électrique étant devenu défaillant toutes les usines de production sont automatiquement déconnectées, en particulier les centrales nucléaires dont la puissance est automatiquement amoindrie avec la chute de toutes les barres de contrôle du flux neutronique, et il faut plusieurs heures voire plusieurs jours pour rétablir ce réseau étape par étape, un processus, certes, très automatisé, mais qui requiert une intervention humaine délicate dans tous les centres de dispatching importants.

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Malgré le foisonnement des moulins à vent et des panneaux solaires en Allemagne mais également dans d’autres pays d’Europe, la nouvelle marotte des écologistes qui prétendent qu’il y a toujours un peu de vent quelque part, il n’existe aucun moyen fiable de lisser, pour employer un terme de professionnel, les énergies renouvelables dans l’état actuel des technologies, ni en Allemagne ni dans aucun autre pays européen y compris le Danemark, champion dans le genre moulins à vent, qui doit faire face à une obligation quasi quotidienne de vendre à perte l’électricité d’origine éolienne et d’en acheter au prix fort quand le vent « tombe » comme chaque soir précisément aux heures de pointe de consommation, c’est tout de même de la malchance … Du coup, le prix du kWh est devenu délirant tant au Danemark qu’en Allemagne. Avec l’obligation de Madame Merkel de probablement gouverner avec les Verts dans le cadre d’une prochaine coalition gouvernementale, la situation risque de s’aggraver car il n’y a aucune possibilité d’amélioration du problème du lissage. En effet, comme en France et en Suisse il n’existe pratiquement plus de sites susceptibles d’être aménagés pour créer des retenues d’eau, seule approche de stockage fiable et économique de l’électricité par pompage puis turbinage. D’ailleurs inutile de l’envisager les Verts s’opposeraient catégoriquement à tout nouveau projet de barrage hydroélectrique.

L’agence fédérale de réseau allemande, compte tenu de l’imminence d’un incident durant l’hiver dernier, a donc mis en place des contrats avec les pays voisins dont la France à hauteur de 10,4 GW alors que la capacité nominale d’énergies renouvelables installées en Allemagne est de 90 GW ! Est-ce que cette « réserve » suffira, nul ne le sait. Selon une étude de VGB PowerTech (lien en fin de billet) il faudrait que l’Allemagne dispose d’une capacité de stockage de 21 TWh pour assurer son approvisionnement en cas de conditions anticycloniques persistant plus de 10 jours. Or l’Allemagne ne dispose que d’une capacité de stockage (pompage-turbinage) de 0,05 TWh (vous avez bien lu) et la plus grande retenue située en Thuringe d’une puissance de 1060 MW ne peut fournir en cas d’urgence de l’électricité que pendant 8 heures. Pour être totalement à l’abri d’un black-out il faudrait que l’Allemagne dispose de 2300 stations de pompage-turbinage avec retenues d’eau associées équivalentes à celle de Thuringe, cela relève de la plus pure utopie !

Autant dire qu’il est facile de comprendre devant une telle situation que l’abandon de l’énergie nucléaire exigée par les écologistes et la multiplication des moulins à vent ne feront qu’aggraver la situation mais aussi et surtout cette situation révèle au grand jour l’ineptie totale des énergies renouvelables qui ne sont pas économiquement viables.

Les estimations de Greenpeace pour pallier à ce problème de risque bien réel de black-out sont tout aussi délirantes. Il faudrait, selon cette organisation, disposer de 67 GW de centrales électriques à gaz et de 42 GW d’électrolyseurs pour stocker l’électricité sous forme d’hydrogène, une vraie usine à gaz monstrueuse totalement irréalisable de 114 GW pour lisser les heures de pointe sans vent ni soleil, ces besoins de lissage atteignant 84 GW. L’Allemagne n’est pas sortie de ses difficultés électriques et elle ne feront que s’aggraver dans le futur avec l’abandon total du nucléaire (ce que les Suisses ont aussi décidé, comme quoi la bêtise ne connait pas de frontières) et un refroidissement général du climat, synonyme de conditions anticycloniques hivernales durables comme par exemple en février 1956 : trois semaines sans vent et sans soleil et une température avoisinant les moins 25 degrés de nuit comme de jour, qui s’en souvient ? Il est illusoire d’imaginer un instant que l’exemple de l’Allemagne soit pris en compte par le frétillant ministre français de l’énergie solidaire et éolienne, énergie qui parfois n’est plus du tout renouvelable et se moque de la solidarité …

Source et illustration : sfen.org

https://www.vgb.org/studie_windenergie_deutschland_europa_teil1.html

13 réflexions au sujet de « Pot-au-noir, dark-doldrum … dunkeflaute électrique en Allemagne ! »

  1. Excellente opportunité commerciale pour le nucléaire français pour augmenter ses exportations, à la condition qu’on arrête d’envisager la fermeture de nouvelles centrales.
    Ca fait des années que Jean-Marc JANCOVICI alerte nos élites politiques sur le miroir aux alouettes que représente l’éolien…à titre d’exemple, voir cette intervention à la commission énergie de l’assemblée nationale en 2013 : https://www.youtube.com/watch?v=1aCHN6dytVY

  2. Herr professor peut peut-être expliciter la quasi impossibilité de passer par l’électrolyse pour pouvoir stocker de l’hydrogène. J’avoue mon incompétence mais j’ai toujours en mémoire les cours de chimie de cinquième ou de quatrième. Les japonais semble t’il sont bien partis pour des véhicules à hydrogène ?
    Pour un béotien cela paraît idéal, bien sûr si cela n’est pas en service on peut imaginer qu’il y a problème. Quel est-il donc ? Rien ne paraît devoir imposer d’immenses usines à hydrogène…

    • J’ignore combien de véhicules à pile à hydrogène Toyota a vendu à ce jour. Il y a deux problèmes avec l’hydrogène qui ne sont pas encore économiquement résolus, la production par électrolyse (rendement catastrophique) ou à l’aide de réacteurs nucléaires à très haute température (plus de 1000 degrés) et le stockage de ce gaz hautement inflammable. Pour un véhicule automobile, inutile d’imaginer un instant l’hydrogène liquide, son usage est réservé pour l’aérospatiale en raison de son prix prohibitif. Il reste donc des alliages sous forme de mousses qui sont également coûteux et il est nécessaire de manipuler l’hydrogène sous pression alors le moindre incident et c’est l’explosion assurée (cf l’explosion du Zeppelin Hindenburg). Si les gouvernement veulent s’affranchir du carbone la seule solution est la voiture, le scooter ou le vélo électriques. Il faudra recharger tous ces gentils véhicules qui ne polluent plus et là encore la seule solution fiable et économiquement acceptable est l’énergie nucléaire : les deux réacteurs de Fessenheim = 400000 recharges par jour, soit à peine 1 % du parc automobile français ! Et ce con de Hulot qui veut fermer toutes les « vieilles » centrales qui pourraient fonctionner encore pendant 40 ans et peut-être plus. Mais non il faudra des moulins à vent !!!

    • Le couplage éolien/production d’hydrogène/pile à combustible est en phase recherche depuis de nombreuses années.
      Le seul résultat tangible de ce couplage aujourd’hui est le catamaran Energy Observer du C.E.A : http://www.cea.fr/Pages/domaines-recherche/energies/energies-renouvelables/recherches-CEA-energy-observer.aspx
      Avant que cette technologie ne puisse être utilisée, il faudra en démontrer la faisabilité technique et économique, et ensuite voir si elle est « industrialisable ».
      D’ici là, il faut bien alimenter les habitations en électricité bon marché à tout moment.
      Vous proposez quoi concrètement avec vos éoliennes Herr Schüler ?

      • Dans l’article sur le catamaran je n’ai pas trouvé ce que je cherche sur l’électrolyse de l’eau, sinon qu’il faut la purifier… Par ailleurs j’ai lu que Siemens va mettre la main sur les travaux d’Alstom sur le train à hydrogène. Certains semblent donc moins pessimistes que notre professor sur l’utilisation de l’hydrogène.

    • Je me souviens très bien de cet hiver, j’étais pensionnaire à Cannes à Stanislas pour passer le bac. Dans les dortoirs nous n’avions pas chaud malgré le chauffage à fond. Sur la croisette il y avait au moins 15 cm de neige.
      Le 10/11 février voici les relevés des chutes de neige de la Région
      Ainsi, dans la zone littorale des Alpes-Maritimes a-t-on observé les hau-
      teurs cumulées suivantes: à Menton: 16 cm, à Monaco: 31 cm, au Cap Ferrat et à la Turbie : 40 cm, à Nice : 21 cm, à Antibes : 24 cm, à Cannes : 14 cm, à l’Ile Ste-Marguerite : 19 cm, etc.. Dans les zones de moyenne et haute altitude, l’épaisseur totale mesurée au cours de la même période en quelques stations citées à titre d’exemple a été de 14 cm à Breil-sur-Roya, de 76 cm à Peira-Cava, de 15 cm à St-Vallier et à St-Martin-Vésubie, de 25 cm à Coursegoules, de 18 cm à Valdeblore, de 45 cm à Sospel, de 40 cm etc…
      Si nous avons un tel hiver actuellement ce ne sont pas les panneaux solaires et les éoliennes qui nous réchaufferont !

  3. La ville de Pau vient de mettre en service des bus à hydrogène et effectivement un bateau expérimental navigue partiellement à l’hydrogène. Je ne sais pas s’ils utilisent des piles à combustible ? Qui sait comment ils fonctionnent ?

  4. Comme toujours un article très intéressant et bien écrit. Beaucoup d’arguments auquels j’adhère sur les problèmes techniques qui se posent pour assurer les besoins énergétiques de tout le pays, avec des pointes sur le réseau électrique en cas de froid intense. Le côté encore aléatoire de la production éolienne, un peu moins pour le solaire. Mais il faut être humble et assez pragmatique , et se dire que les progrès techniques finiront par trouver des solutions, quitte à faire quelques erreurs. Le stockage de l’énergie naturelle (vent, soleil, eau), va progresser. Il faut pour ça lui laisser le temps mais travailler dans ce sens. Par contre éviter de prendre des décisions trop hâtives et risquées comme la fermeture des centrales nucléaires avant d’avoir assure à coup sûr leur remplacement. Mais à terme il faudra les fermer, elle deviendront obsolètes et dangereuses. Et bonjour le coût du démantèlement très largement sous estimé! On en reparlera !
    Quand aux déchets, qui en veut près de sa commune ? Combien cela coutera t-il ? Vous verrez que le prix reel du kwh ne sera plus de 0.15euro. Je ne parle pas du risque d’accident, on me répondra qu’il est impossible.

  5. Soyons raisonnables, car on a plusieurs échelles de temps comme d’habitude.
    On a le temps de la production industrielle, temps pendant lequel il faut assurer un service au meilleur coût et avec comme on dit en informatique une « très haute disponibilité » (terme marketing bidon signifiant qu’il faut livrer au client un service sans faille dans la durée).
    On a le temps de la recherche, temps pendant lequel il faut chercher des embryons de solutions pour améliorer le service rendu (temps impossible à évaluer et qui coûte ainsi de l’argent mais qui peut en rapporter beaucoup comme il peut en coûter également beaucoup).
    On a aussi le temps du développement (temps pendant lequel il faut améliorer une excellente idée de recherche qui a fait ses preuves aux niveaux technique et économique) qui doit préparer le futur.
    Demain, c’est clair, les énergies fossiles auront disparu de la planète Terre car il sera plus intéressant de tirer l’énergie dont les terriens en pleine expansion démographique auront besoin (énergie moins chère et plus inerte sur le plan des équilibres écologiques planétaires).
    Il faut se méfier des « fausses bonnes solutions » comme l’éolien actuel (le vent est une source d’énergie mais les technologies qui l’utilisent actuellement sont techniquement et économiquement non viables sur le plan de la production industrielle qui a besoin de sources énergétiques continues et peu fluctuantes).
    Si demain, on arrive à mettre au point des technologies qui stockent l’énergie électrique à bas coût et de façon fiable à grande échelle, alors ce sera la fin des énergies fossiles et le début de l’utilisation combinée de tout type d’énergies naturelles (hydraulique, solaire, éolien, fissile, radiations cosmiques, etc..).
    D’ici là, donnons le temps et les moyens aux chercheurs de faire leur travail, et évitons de faire croire au public que nous sommes actuellement en mesure de tirer de l’énergie au meilleur prix grâce à l’éolien, sous prétexte que le vent est gratuit.
    Ceci est totalement faux, l’éolien aujourd’hui coûte les yeux de la tête et il est financé par les clients. Le système industriel actuel (le nucléaire) est de loin le meilleur, même s’il produit des déchets (comme toute exploitation énergétique d’ailleurs).
    A titre d’exemple, ma facture EDF est simple : je consomme 10 % du prix total de ce qui m’est facturé, le reste est constitué de taxes diverses dont un pourcentage significatif pour financer les énergies dites « renouvelables » (ENR).
    Je suis donc un actionnaire ENR à qui on n’a pas demandé son avis.
    A titre personnel, je veux bien investir dans les ENR, à la condition que cela soit rentable.
    J’aimerais pouvoir donner mon avis comme actionnaire forcé sur cette stratégie énergétique…et cela n’est évidemment pas possible.
    Conclusion : « Pour tondre un mouton, il faut l’empêcher de bouger ».

  6. Bon, moi, mon bagage, je me le suis bricolé à l’huile de coude, plus de l’intuition et de la logique.
    C’est pourquoi je m’intéresse à la politique, la pâte humaine, tout le monde connaît, il suffit juste d’y rajouter quelques truc du style Machiavel et écarter les idées paranoïaques ainsi que la naïveté et les choses se comprennent assez facilement.
    Et puis c’est plutôt amusant parce que complexe.
    L’économie, elle, une fois qu’on a comprit le truc et écarté les blablablas des professionnels, ma foi, c’est vraiment facile à comprendre.
    Mais ce qui m’amuse le plus c’est le remue-méninge.
    Par exemple, mettez un alternateur sur un moulin à vent, et vous avez une éolienne, comme quoi ce truc n’est pas vraiment moderne.
    Les barrages hydro-électrique, là encore, ce fut juste de faire en plus grand ce que nos anciens faisaient en tout petit, les turbines en plus.
    Une centrale nucléaire, bof, tout juste une machine à vapeur, comme les trains des années trente, en un peu plus complexe et dangereux, c’est tout.
    Les cellules photovoltaïque, bof là encore, le principe en avait été formulé dès l’entrée du XX° siècle, ou un peu avant ou après, tout comme il en fut de l’ordinateur dont le premier fut mis en fonctionnement vers le milieu des années 40 il me semble, un outil comme un autre d’ailleurs, un marteau amélioré en quelque sorte (bon, bon, je sais, c’est de la provoc, j’aurais dû parler du boulier).
    Tout ça pour quoi dire?
    Juste que ce qu’il nous manque ce serait une avancée en terme de science fondamentale, contrairement à ce qu’il s’était passé entre la fin du XIX° siècle et le suivant, ce qui avait, ensuite, structuré tout le XX° siècle jusqu’à aujourd’hui.
    Prenez la fusée par exemple, ben c’est pas pour dire mais pour grignoter un petit peu de poussée en plus, il en faut de l’énergie supplémentaire, au moins en recherche, sinon même en carburant, et pour aller jusqu’où?
    Juste pour tourner comme des cons autour de notre planète, quand à Mars en fusée, ah, ah, ah, pourquoi pas en patins à roulettes.
    Bref, notre société est mentalement bloquée, là se situe le problème, le reste n’étant plus qu’une question d’intendance et d’ingénierie, une fois qu’auront été formulés une foultitude de questions qui restent en panne, il en semble ainsi de la théorie des cordes qui paraît plus ressembler à une vague hypothèse qu’à une théorie.
    En tout cas personne ne semble en avoir tiré quelque chose de tangible.
    Alors, que nos charlots d’écolos, qui ne cessent de tuer l’écologie politique en mettant à mal l’écologie scientifique et qui pourraient se révéler à terme plus dangereux que Pol Pot, délirent à qui mieux mieux, cela n’est pas pour me surprendre.
    L’époque est à l’obscurantisme, comme un moyen-âge en quelque sorte.
    Tiens, au fait, moi en 56 je n’étais même pas né, deux ans qu’il m’avait fallu attendre, je m’impatientais, il est vrai que l’hiver 58 aussi fut glacial en région parisienne, je m’en souviens, j’y étais,

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