Les petits pays insulaires envisagent de poursuivre en justice les émetteurs de carbone !

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Si on exclut les riches expatriés et les fonctionnaires anglais, australiens et français le Vanuatu, ancien condominium franco-anglais des Nouvelles-Hébrides, est classé parmi les pays les plus pauvres du monde. À Port-Vila, la capitale, il y a un parlement, le palais du Président de la République et des ministères disséminés dans la ville. Autour de celle-ci, encore une fois en excluant les quartiers résidentiels de luxe peuplés d’expatriés, il y a dissimulés dans la forêt des quartiers peuplés de « Ni-vans » venus de toutes les îles de l’archipel, attirés par les opportunités d’emploi dans les restaurants, les hôtels ou simplement comme domestiques chez un riche expatrié installé dans ce pays car c’est un des paradis fiscaux les plus opaques du monde. Quand il y a un cyclone ces accumulations de cases construites avec toutes sortes de matériaux récupérés ici ou là sont alors exposées au regard et on se demande comment toutes ces familles peuvent vivre ainsi. Surtout à Port-Vila et après un cyclone ce contraste entre les riches et les pauvres est presque insupportable.

L’archipel se trouve exactement dans la trajectoire des cyclones souvent dévastateurs sans oublier les tremblements de terre, les tsunamis et les volcans dont certains sont particulièrement dangereux. Bref, compte tenu de cette pauvreté de la population indigène, le gouvernement du Vanuatu, pays vivant de revenus inavouables et de confortables subventions de la Grande-Bretagne, de la France, les anciens pays colonisateurs, et aussi de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la Chine et des USA, a toujours besoin d’argent et il vient d’émettre l’hypothèse d’un dépôt de plainte à l’encontre des grandes compagnies pétrolières et des plus importants pays émetteurs de carbone car l’archipel est menacé par le réchauffement climatique d’origine humaine. Rien que ça !

Le Ministre des Affaires étrangères du Vanuatu, un certain Ralph Regenvanu, a déclaré qu’il allait mettre sa menace à exécution. Le souci est que son voisin, l’Australie, l’un des pays les plus émetteurs de carbone par habitant et très important exportateurs de charbon, a immédiatement déclaré qu’il refuserait de payer un quelconque dollar (australien) s’il comptait parmi les pays poursuivis. Greenpeace qui est partie prenante dans ce genre de combat contre les producteurs de pétrole, de gaz et de charbon a immédiatement assuré de son soutien le gouvernement du Vanuatu, selon Jennifer Morgan, Directrice exécutive de Greenpeace International. Attendons d’assister au déroulement de cette future « class-action » car le Vanuatu cherche déjà d’autres petits pays qui « risquent » leur survie en raison du réchauffement du climat qui, pourtant, ne cesse de jouer au chat et à la souris depuis près de 20 ans …

Source et illustration : The Guardian. Selon toute vraisemblance il s’agit de la plage de Mélé avec en arrière plan les faubourgs ouest de Port-Vila lors du cyclone dévastateur Pam (2015, catégorie 5) mais que mes lecteurs se rassurent car lors d’un cyclone de catégorie 5 personne ne sort à découvert et la photo a été probablement prise alors que la dépression était déjà partie vers le sud. J’écris ceci car j’ai vécu trois cyclones dans ce pays dont deux de catégorie 5 …

Note. Le Vanuatu compte 275000 habitants autochtones d’origine mélanésienne répartis dans 82 îles et îlots volcaniques, dont 65 d’entre eux sont inhabités, disséminés sur un axe nord-sud de 1285 km entre les Îles Fiji et la Nouvelle-Calédonie. Il y a 22 volcans pour la plupart actifs dont 4 sous-marins dans l’archipel du Vanuatu. Pour l’anecdote il existe dans ce pays environ 150 dialectes différents hors le bislama, langue vernaculaire, l’anglais et le français, les trois langues officielles. Une partie de la population indigène vit encore isolée dans la forêt bien qu’alphabétisée. Les cultes catholiques et anglicans, réminiscences de l’occupation franco-anglaise, sont menacés par le prosélytisme évangéliste très actif. Enfin, mises à part les villes de Port-Vila et Luganville dans l’île de Santo, peu d’autres agglomérations disposent de l’électricité. L’action du gouvernement du Vanuatu est de profiter d’une opportunité « climatique » pour donner un peu d’oxygène aux finances du pays.

Les sombres agissements des organisations écologistes : cas du Sierra Club

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Il existe aujourd’hui une multitude d’organisations de par le monde qui se préoccupent, selon le message qu’elles ont répandu dans le public, du sauvetage de la planète qui est menacée par la pollution, le changement climatique et la surpopulation. En réalité ces organisations se préoccupent infiniment plus de leur propres finances que de l’état de la Terre. Parmi ces organisations il faut considérer le cas emblématique du Sierra Club, initialement une sorte de petite association de randonneurs californiens qui procurait à ses adhérents des brochures décrivant les sentiers de la chaine de montagne de moyenne altitude proche de l’Océan depuis l’Oregon jusqu’à la frontière mexicaine. Je me suis prêté à quelques randonnées dans les magnifiques montagnes de l’arrière-pays dans la région de San Diego avec des membres du Sierra Club qui était à l’époque (il y a plus de 35 ans) une petite organisation issues des mouvements hippies alternatifs des années 1970.

Aujourd’hui le Sierra Club est une organisation tentaculaire qui veut établir sa propre loi. Hormis les cotisations annuelles de ses membres, cet organisme s’est résolument orienté vers des actions judiciaires tous azimuts contre l’Etat de Californie, les municipalités les comtés et encore plus inquiétant les agences fédérales américaines pour « se faire de l’argent ».

L’exemple de la municipalité de Stockton est presque caricatural. En 2008 le Sierra Club considéra que cette ville n’avait pas pris de mesures suffisantes pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Devant les menaces juridiques du Sierra Club auprès de la Cour de Justice de San Francisco la ville céda et s’engagea à comptabiliser toutes les émissions de gaz à effet de serre d’origine publique mais aussi privée. Les normes de construction des nouveaux édifices furent donc modifiées pour satisfaire les exigences du Sierra Club. Ces nouvelles normes englobaient également les travaux de « rénovation énergétique » des édifices d’habitation privés en partie subventionnés par la ville. Le Sierra Club mit en place un comité de conseil d’urbanisme dans la ville pour infléchir les décisions de la municipalité. En quelque sorte le Sierra Club s’appropria les décisions des élus de la ville et établit ses propres lois. En 2013 la ville se trouva en faillite : elle s’était endettée outre mesure pour satisfaire les exigences du Sierra Club, en particulier dans un coûteux système de transports en commun qui était supposé réduire les émissions de gaz à effet de serre. Quand on sait que dans cette ville de plus de 300000 habitants très étendue située dans la San Joaquin Valley à l’est de San Francisco si on n’a pas de voiture il est impossible d’aller faire ses courses ou seulement d’aller travailler alors il est facile de comprendre que le Sierra Club a agi de manière totalement inconsidérée.

Après la ville de Stockton, le Sierra Club a engagé pas moins de 19 actions en justice tant à l’échelle locale que fédérale : quand les membres du Sierra Club paient leur cotisation ils enrichissent les avocats qui travaillent pour cette organisation qui par ses actions se substitue progressivement aux institutions.

Il en est exactement de même pour Greenpeace en Europe qui s’autorise d’entrer autoritairement dans le débat relatif au glyphosate provoqué par la décision de l’EFSA de prolonger l’homologation de cet herbicide. Le grand dessein de Greenpeace est, de par son lobbying incessant auprès de la Commission Européenne, d’infléchir les décisions juridiques de la Commission voire d’imposer ses propres vues. Et il ne s’agit pas seulement du glyphosate et des autres produits phytosanitaires mais également des plantes génétiquement modifiées, des additifs alimentaires, des matériaux en contact avec la nourriture ainsi que des nouveaux aliments issus de la biotechnologie sans oublier l’énergie nucléaire. Pour ces organisations écologistes la notion de démocratie n’existe même plus ! Et c’est très inquiétant.

Source : nofrackingconsensus.com, AFP, illustration CNBC.

Transition énergétique (écologique) à la française : un fiasco annoncé !

Le ministricule d’Etat Hulot doit se sentir très mal dans ses snikers depuis la publication du rapport prévisionnel de RTE (réseau de transport d’Électricité de France) sur l’avenir à moyen terme de la production d’éléctricité sur le sol français qui précise, je cite : « l’atteinte de l’objectif des 50 % de nucléaire dans la production d’électricité en 2025 conduit systématiquement à une augmentation des émissions de CO2 du système électrique français« . Les ingénieurs de RTE ont les pieds sur terre et leur mission est d’assurer un transport sécurisé de l’électricité sur tout le territoire de France et également d’assurer les exportations d’énergie électrique, un des rares secteurs industriels français qui rapporte des devises au pays.

La montée en puissance annoncée et souhaitée par les écologistes des énergies renouvelables afin de pouvoir diminuer la part du nucléaire dans la production électrique – source d’électricité qui ne produit pas de CO2, faut-il le rappeler – nécessite la mise en place de centrales électriques brûlant du gaz naturel, donc produisant du CO2, pour pallier aux instabilités incontournables de ces énergies renouvelables, éolien et solaire. Hulot ne connait donc visiblement pas son dossier et il n’agit qu’en écologiste politisé : la France est le pays développé le « plus propre » du monde en terme de production électrique après la Finlande. Mais non, Hulot feint d’ignorer cet état de fait puisqu’il veut remplacer les centrales nucléaires dites « vieillissantes » par des moulins à vent. J’ai écrit « vieillissantes » car tous les réacteurs du type 900 MWe ont été ou seront certifiés par l’ASN pour fonctionner encore 10, 20 voire trente années supplémentaires et plus encore. La plupart des équipements essentiels pour le bon fonctionnement de ces usines ont été changés ou en voie de l’être comme en particulier les générateurs de vapeurs ainsi que les dispositifs de sécurité et les systèmes de pilotage qui ont été améliorés ces dernières années à la suite de l’accident de Fukushima-Daiichi.

Pour preuve qu’Hulot ne connaît pas son dossier, voici ce qu’il a déclaré à la suite du Conseil des Ministres de ce mardi 7 novembre 2017 (illustration, source Agence Française de Propagande), je cite : « Si l’on veut maintenir la date de 2025 pour ramener dans le mix énergétique le nucléaire à 50 %, ça se fera au détriment de nos objectifs climatiques. Et ça se fera au détriment de la fermeture des centrales à charbon et probablement que si l’on voulait s’acharner sur cette date, il faudrait rouvrir d’autres centrales thermiques« . À la suite de cette déclaration de Hulot, Greenpeace a déclaré, je cite toujours l’AFP : « Nicolas Hulot, ne vous trompez pas de combat ! Ce n’est pas en reculant sur le nucléaire que la lutte contre les dérèglements climatiques s’accélèrera. La France doit enclencher sa transition énergétique en propulsant le développement des énergies renouvelables. Or ces dernières ne peuvent se développer qui si la part du nucléaire est réduite dans le mix électrique français« . L’argumentation de Greenpeace ne tient pas la route non plus : cette organisation semble aussi ignorer que l’énergie nucléaire ne produit pas de CO2 et la peur viscérale de Greenpeace pour l’uranium est remise au goût du jour dans une perspective totalement fallacieuse.

Il suffit de constater dans quel bourbier carboné l’Allemagne s’enfonce avec sa décision d’abandonner le nucléaire. Ce pays est le troisième émetteur de CO2 après les USA et la Chine dans le monde malgré les dizaines de milliers d’éoliennes qui recouvrent le nord du pays. Pas de quoi pavoiser ! Un récent rapport du cabinet McKinsey souligne le fiasco de la transition énergétique en Allemagne. Le réseau électrique est instable, la réduction des émissions de CO2 est infime voire nulle, le prix du MWh (308 euros) y est de 103 euros supérieur à la moyenne européenne et il inclut la subvention aux énergies renouvelables de 69 euros par MWh. Ce sont essentiellement les consommateurs particuliers qui paient pour mener à bien cette transition vers la catastrophe. Le gouvernement allemand, sous la pression des « Verts », avait été pourtant averti par la Cour des Comptes allemande dès 2014 qui considérait que la transition énergétique était onéreuse, désorganisée et incohérente. Mais non, vérité en deçà du Rhin, erreur au delà doit se dire Hulot. Un immense fiasco à venir que tous les consommateurs français paieront au prix fort avec une mise à genoux de l’ensemble de l’économie. Merci messieurs les écolos !

Sources : AFP et SFEN, illustrations AFP et SFEN

Pot-au-noir, dark-doldrum … dunkeflaute électrique en Allemagne !

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Dans le petit village de Taïohae au fond de la majestueuse rade en eaux profondes de Nuku Hiva (illustration Wikipedia, à droite le seul petit hôtel du village), je me souviens avoir rencontré un chirurgien opthalmologiste de Boston qui naviguait une année sur trois pour payer moins d’impôts. Il me fit un récit sinistre de la traversée du « pot-au-noir », c’est-à-dire de cette zone correspondant à l’Equateur météorologique où il n’y a pas de vent, seulement des gros nuages d’orage. Nuku Hiva (Iles Marquises) se trouve à la limite sud de ce pot-au-noir tant redouté des navigateurs qui changent d’hémisphère comme cet Américain qui avait traversé le canal de Panama et avait ensuite fait escale à Puerto Vallarta pour faire le plein d’eau et de nourriture avant de se lancer dans la traversé de la moitié de l’immense Océan Pacifique pour atteindre les Marquises. La première « terre » à l’ouest est justement Nuku Hiva après plus de 4500 miles de navigation. En anglais pot-au-noir se traduit approximativement par dark-doldrum et en allemand dunkeflaute. Il existe peut-être des mots propres aux navigateurs mais le mot allemand « dunkeflaute » signifie marasme barométrique en termes météorologiques.

Et l’ensemble de l’économie allemande redoute un dunkeflaute durable l’hiver prochain bien que ce pays ne se trouve en aucun cas près de l’Equateur. Et pourquoi ? Parce que l’Allemagne est le champion du monde de l’énergie éolienne installée par tête d’habitant. Et dans une situation de marasme barométrique comme par exemple un anticyclone persistant sur l’Europe centrale le ciel est couvert et plombé et il n’y a pas un souffle d’air. De plus les températures peuvent devenir très rudement basses. Toutes ces conditions ont été presque réunies à deux reprises durant l’hiver 2016-2017 et l’Allemagne a frôlé le back-out électrique. Seules les sources d’électricité conventionnelles telles que le nucléaire, le charbon et le gaz ont pu éviter in extremis cet incident qui se serait propagé à toute l’Europe car tous les pays sont inter-connectés. D’ailleurs la solidarité trans-nationale a joué également son rôle car aucun pays n’a intérêt pour son économie à se trouver plongé dans le noir absolu.

Un black-out ne se « répare » pas en quelques heures. Le réseau électrique étant devenu défaillant toutes les usines de production sont automatiquement déconnectées, en particulier les centrales nucléaires dont la puissance est automatiquement amoindrie avec la chute de toutes les barres de contrôle du flux neutronique, et il faut plusieurs heures voire plusieurs jours pour rétablir ce réseau étape par étape, un processus, certes, très automatisé, mais qui requiert une intervention humaine délicate dans tous les centres de dispatching importants.

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Malgré le foisonnement des moulins à vent et des panneaux solaires en Allemagne mais également dans d’autres pays d’Europe, la nouvelle marotte des écologistes qui prétendent qu’il y a toujours un peu de vent quelque part, il n’existe aucun moyen fiable de lisser, pour employer un terme de professionnel, les énergies renouvelables dans l’état actuel des technologies, ni en Allemagne ni dans aucun autre pays européen y compris le Danemark, champion dans le genre moulins à vent, qui doit faire face à une obligation quasi quotidienne de vendre à perte l’électricité d’origine éolienne et d’en acheter au prix fort quand le vent « tombe » comme chaque soir précisément aux heures de pointe de consommation, c’est tout de même de la malchance … Du coup, le prix du kWh est devenu délirant tant au Danemark qu’en Allemagne. Avec l’obligation de Madame Merkel de probablement gouverner avec les Verts dans le cadre d’une prochaine coalition gouvernementale, la situation risque de s’aggraver car il n’y a aucune possibilité d’amélioration du problème du lissage. En effet, comme en France et en Suisse il n’existe pratiquement plus de sites susceptibles d’être aménagés pour créer des retenues d’eau, seule approche de stockage fiable et économique de l’électricité par pompage puis turbinage. D’ailleurs inutile de l’envisager les Verts s’opposeraient catégoriquement à tout nouveau projet de barrage hydroélectrique.

L’agence fédérale de réseau allemande, compte tenu de l’imminence d’un incident durant l’hiver dernier, a donc mis en place des contrats avec les pays voisins dont la France à hauteur de 10,4 GW alors que la capacité nominale d’énergies renouvelables installées en Allemagne est de 90 GW ! Est-ce que cette « réserve » suffira, nul ne le sait. Selon une étude de VGB PowerTech (lien en fin de billet) il faudrait que l’Allemagne dispose d’une capacité de stockage de 21 TWh pour assurer son approvisionnement en cas de conditions anticycloniques persistant plus de 10 jours. Or l’Allemagne ne dispose que d’une capacité de stockage (pompage-turbinage) de 0,05 TWh (vous avez bien lu) et la plus grande retenue située en Thuringe d’une puissance de 1060 MW ne peut fournir en cas d’urgence de l’électricité que pendant 8 heures. Pour être totalement à l’abri d’un black-out il faudrait que l’Allemagne dispose de 2300 stations de pompage-turbinage avec retenues d’eau associées équivalentes à celle de Thuringe, cela relève de la plus pure utopie !

Autant dire qu’il est facile de comprendre devant une telle situation que l’abandon de l’énergie nucléaire exigée par les écologistes et la multiplication des moulins à vent ne feront qu’aggraver la situation mais aussi et surtout cette situation révèle au grand jour l’ineptie totale des énergies renouvelables qui ne sont pas économiquement viables.

Les estimations de Greenpeace pour pallier à ce problème de risque bien réel de black-out sont tout aussi délirantes. Il faudrait, selon cette organisation, disposer de 67 GW de centrales électriques à gaz et de 42 GW d’électrolyseurs pour stocker l’électricité sous forme d’hydrogène, une vraie usine à gaz monstrueuse totalement irréalisable de 114 GW pour lisser les heures de pointe sans vent ni soleil, ces besoins de lissage atteignant 84 GW. L’Allemagne n’est pas sortie de ses difficultés électriques et elle ne feront que s’aggraver dans le futur avec l’abandon total du nucléaire (ce que les Suisses ont aussi décidé, comme quoi la bêtise ne connait pas de frontières) et un refroidissement général du climat, synonyme de conditions anticycloniques hivernales durables comme par exemple en février 1956 : trois semaines sans vent et sans soleil et une température avoisinant les moins 25 degrés de nuit comme de jour, qui s’en souvient ? Il est illusoire d’imaginer un instant que l’exemple de l’Allemagne soit pris en compte par le frétillant ministre français de l’énergie solidaire et éolienne, énergie qui parfois n’est plus du tout renouvelable et se moque de la solidarité …

Source et illustration : sfen.org

https://www.vgb.org/studie_windenergie_deutschland_europa_teil1.html

Crise climatique : Greenpeace devant les tribunaux fédéraux américains

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C’est une note émanant du siège social de la société pétrolière et gazière Energy Transfer Equity, basée à Dallas, Texas, qui a informé le monde entier que l’organisation Greenpeace – Greenpeace International, Greenpeace Inc, Greenpeace Fund Inc, BankTrack et EarthFirst ! – était poursuivie pour violation de l’acte dit RICO en termes juridiques, acronyme de « Racketeer Influenced and Corrupt Organizations ». Greenpeace fait campagne depuis plusieurs années contre l’installation du pipe-line XXL qui est en construction depuis le Dakota du Nord vers le Texas avec un prolongement prévu vers le Canada. Cette organisation, donc classée comme un groupement pratiquant le rackett et se complaisant dans la corruption active, une excellente définition juridique de son image, est accusée d’utiliser des moyens illégaux et mensongers pour dissuader les partenaires du projet XXL dont Energy Transfer Equity.

Les arguments de Greenpeace sont les suivants selon le site d’Energy Transfer Equity :

– violation des traités définissant les territoires accordées aux tribus indiennes,

– profanation des sites sacrés de la tribu Sioux de la Roche Dressée,

– construction de l’oléoduc sans avoir consulté cette tribu,

– utilisation illégale de la force publique contre les manifestants opposés à la construction de l’oléoduc sur le site du Lac Oahe.

Greenpeace n’a plus qu’une petite représentation aux USA et est aujourd’hui immatriculée aux Pays-Bas à la suite de démelés avec les services fiscaux américains. Il est probable que les lourdes compensations financières demandées par Energy Transfer signeront l’arrêt de mort de toute activité de cette organisation terroriste et mafieuse aux USA, et après la Chine, l’Inde et la Russie, ça fait très désordre.

Source : enregytransfer.com via WUWT

Un riz doré amélioré pour sauver des vies

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Dans les pays où l’essentiel de la nourriture quotidienne est le riz il existe des carences alimentaires « cachées » car le riz est naturellement pauvre en zinc, en fer et en carotène. Dans le monde parmi les quelques 4 milliards de personnes se nourrissant presque exclusivement de riz près de 2 milliards d’entre elles – pas seulement dans les pays en voie de développement – souffrent de ces carences alimentaires qui contribuent largement à la mortalité néonatale en particulier. Plus de 40 % des enfants souffrent de ces carences. La carence en fer est responsable de retards du développement du cerveau et d’un système immunitaire déficient. La carence en zinc conduit à un hypogonadisme chez les enfants mâles et un retard prononcé de la croissance accompagné de troubles neuromoteurs. Quant à la carence en carotène, précurseur de la vitamine A, elle affecte plus de 250 millions d’enfants dont une grande partie sont condamnés à devenir rapidement aveugles et mourir de rougeole, de diarrhée ou de malaria en raison d’une réponse dégradée de leur système immunitaire.

Voilà un bien sombre tableau devant lequel se trouvent les spécialistes de la génétique des plantes et en particulier du riz. Or toute modification génétique du riz est considérée comme un tabou par les organisations non gouvernementales en dépit de l’évidence de ces carences alimentaires prononcées dans de nombreux pays, que ce soit en Inde, en Indonésie ou dans les pays d’Afrique (voir un lien sur ce blog). Par exemple le riz doré est toujours interdit dans la plupart des pays alors que ce riz est disponible gratuitement car il résulte de travaux universitaires dont en particulier ceux de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich (EPFZ). Néanmoins une équipe de biologistes de l’EPFZ a mis au point un riz « doré » de deuxième génération qui produit du beta-carotène et est enrichi en fer et en zinc – six fois plus riche que le riz poli normal de variété japonica – en introduisant divers gènes codant pour les enzymes requis pour la synthèse du carotène et des protéines fixant le zinc et le fer. Tous ces gènes sont d’origine végétale et leur expression est régulée par un promoteur également d’origine végétale.

La construction génique mise au point est considérée comme propre car elle n’inclue aucun gène jugé indésirable par les ONGs opposées au plantes transgéniques comme la résistance à certains antibiotiques, un argument sans aucune valeur scientifique, faut-il le rappeler encore ici. Plusieurs lignées de riz modifié permettent de pallier aux déficiences mentionnées plus haut à raison de deux bols de riz par jour. Malgré ces résultats extrêmement encourageants il faudra encore attendre plus de 5 ans pour pouvoir prouver qu’il n’y a pas dissémination des gènes ni un quelconque effet sur l’environnement ou encore aucun effet délétère sur les animaux de laboratoire, des procédures absurdes requise par la loi, souvent écrite sous la pression des ONGs dont en particulier Greenpeace que je considère personnellement comme une organisation criminelle.

Source : EPFZ et doi : 10.1038/s41598-017-07198-5

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/08/20/ogms-3-le-cas-du-riz-dore-greenpeace-une-organisation-criminelle/

Le Roundup revient sur le devant de la scène européenne

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Depuis 1974, année mémorable pour la firme Monsanto qui commercialisa pour la première fois le glyphosate sous le nom de Roundup, combien y a-t-il eu de morts prouvées comme étant la conséquence directe de cet herbicide alors que des centaines de millions de personnes ont utilisé ce produit ?

Au début des années 1990 une Australienne s’est suicidée en avalant une bonne louche de cet herbicide, c’est tout ! Après autopsie réalisée à la demande de Monsanto (bien que ce fait n’ait jamais été officiellement reconnu) il fut prouvé sans contestation possible qu’elle était morte en raison d’un oedème pulmonaire fulgurant dont la cause était la formulation contenant des tensioactifs puissants et non pas la matière active elle-même du Roundup. Avalez une louche de liquide pour vaisselle les conséquences seront identiques : vous mourrez d’un oedème pulmonaire. Toutes les études consistant à rechercher la toxicité ou la carcinogénicité du glyphosate ont été réalisées avec la matière active et non la formulation de ce produit : elles sont donc toutes sans valeur. Pour un chimiste ou un biochimiste qui connait son métier il est impossible que la molécule de glyphosate puisse interférer avec l’ADN d’une quelconque manière que ce soit et provoquer l’apparition de cancers. C’est pourtant ce que l’organisme onusien IARC (Centre International de Recherche sur le Cancer) a déclaré il y a maintenant deux années en classant le glyphosate parmi les carcinogènes potentiels, un qualificatif obscur qui a relancé la controverse sur cet herbicide utilisé dans le monde entier en raison de son efficacité et de son coût modéré depuis plus de 40 ans.

L’Echa – agence européenne des produits chimiques – vient de conclure (15 mars 2017) que le glyphosate ne présentait aucun effet carcinogène dans la foulée des recommandations de l’EFSA (Agence Européenne pour la Sécurité Alimentaire) qui allaient dans le même sens. Comme on pouvait s’y attendre l’ONG multinationale et tentaculaire Greenpeace n’a pas attendu pour monter au créneau et bombarder du haut de sa superbe les experts tant de l’Echa que de l’EFSA en considérant que les conclusions de ces organismes étaient sans valeur, arguant du fait que ces experts travaillaient pour le compte de Monsanto ou avait été payés au moins quelques mois durant leur carrière par cette firme.

Il faut dire que Greenpeace excelle dans la stratégie du mélange des genres pour mieux entretenir la confusion. Le raisonnement de cet organisme qui oeuvre pour semer la terreur est le suivant : puisque Monsanto a mis au point des plantes génétiquement modifiées pour résister au glyphosate, le glyphosate est donc dangereux comme les plantes transgéniques le sont ou sont supposées l’être. En effet, la bête noire de Greenpeace est la firme Monsanto et tous les moyens – y compris les plus fallacieux – sont bons pour ternir la réputation de cette firme. À la suite des conclusions de l’Echa l’Agence Européenne pour la Protection des Cultures (ECPA) a déclaré qu’enfin la science prévalait sur les décisions politiques largement inspirées des conclusions erronées de Greenpeace et des fonctionnaires de l’IARC.

Puisque ce billet mentionne Monsanto, le leader mondial des plantes vivrières de grande culture génétiquement modifiées, la situation est identique à celle du Roundup. Depuis maintenant 40 ans que les êtres humains et les animaux consomment ou utilisent des plantes transgéniques et leurs produits dérivés, je pense au soja, au maïs et au coton, combien de personnes (ou d’animaux) se sont retrouvés indisposés ou malades après avoir consommé ces produits ? Combien de cas de relation directe de cause à effet ont été dûment répertoriés et étudiés ? Si j’ai mentionné le coton il ne faut pas oublier que la plupart des huiles végétales utilisées en cuisine contiennent des quantités non négligeables d’huile de graines de coton. Quant à la lécithine de soja transgénique elle se retrouve dans toutes les sauces et mayonnaises industrielles dans le monde entier …

Mais revenons au glyphosate. Pour l’anecdote, je me souviens avoir eu une discussion haletante avec des « formulateurs », ces spécialistes de la mise au point de formules permettant à une molécule chimique de pénétrer dans une plante, un insecte ou un champignon phytopathogène. Les formules mises au point par les firmes agrochimiques sont tenues secrètes. Elle ne sont protégées par aucun brevet car il s’agit d’un savoir-faire industriel. Personne ne connait la composition exacte des formulations qui contiennent parfois jusqu’à dix produits différents ! J’avais demandé à un formulateur si telle molécule dont j’avais mis en évidence la présence dans un champignon phytopathogène provenant de la dégradation d’un fongicide pouvait elle-même être considérée comme un fongicide potentiel. À la simple vue de la molécule il me répondit tout simplement « certainement pas, il faut la formuler « . Je découvris ainsi l’aspect parfois empirique de cette discipline particulière de l’agrochimie.

Greenpeace ne veut pas en rester là et a organisé une pétition citoyenne à l’échelle européenne pour que, forte d’un million de signatures, cette ONG puisse officiellement infléchir la Commission Européenne afin qu’elle ne revienne pas sur l’interdiction de l’utilisation du glyphosate et qu’elle entérine une autre décision beaucoup plus inquiétante pour le monde agricole, la réduction de l’usage des pesticides quels qu’ils soient à l’échelle européenne et à terme l’interdiction totale de leur utilisation. Autant dire que les agriculteurs qui se trouvent tous dans une situation économique précaire apprécieront les errements idéologiques infondés de cette ONG dont le rôle consiste uniquement à répandre la terreur, une terreur totalement infondée …

Source partielle : The Guardian