La grippe « coronavirale » : du pain béni pour les écolos !

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Cette grippe à coronavirale, pour l’instant, est loin d’atteindre les records de mortalité enregistrés lors des grippe asiatique et de Hong-Kong puisque les statistiques mondiales indiquent un nombre global de morts dix fois inférieur à celui de la grippe asiatique et 5 fois inférieur à celui de la grippe de Hong-Kong, les deux dernières pandémies grippales des 60 dernières années que la mémoire humaine semble avoir totalement occulté. On insiste sur toutes les chaines de télévision en Europe et naturellement aux Etats-Unis en rappelant que ce virus vient de tuer plus d’Américains que la guerre du Viet-Nam mais ces journalistes à la solde de la CIA oublient de mentionner que la grippe de Hong-Kong tua 100000 Américains de 1968 à 1970, alors cette désinformations soigneusement organisée prouve que le monde politique a fait jouer la peur pour soigneusement détruire les économies avec ces mesures de confinement, mais dans quel but ? Cette une question à laquelle je ne trouve toujours pas de réponse claire.

Le confinement aveugle, autoritaire, adopté par de nombreux pays occidentaux, bafouant les libertés fondamentales et sans effet sur l’évolution de l’épidémie qui aurait, confinement ou non, suivi son cours normal, ce confinement a eu pour effet de stopper totalement l’économie, un événement qui n’avait même pas eu lieu au plus fort de la seconde guerre mondiale ni jamais auparavant dans l’histoire humaine. La Chine a à peine confiné 5 % de sa population et dans son ensemble son économie n’a chuté que de quelques points de pourcentage mais les principaux pays européens ayant adopté la stratégie du confinement de la presque totalité de leur population, Italie, Espagne, France, Belgique et Grande-Bretagne, vont avoir la désagréable surprise de constater que leurs économies vont chuter d’au moins 30 % quoiqu’en pensent les politiciens, du jamais vu depuis la révolution industrielle, même en 1929-1930, et il en sera de même pour les USA.

Les seuls à se réjouir dès à présent et à voix haute qui plus est – ils osent tout et c’est à ça qu’on les reconnait – sont les écologistes. En effet l’Agence Internationale de l’Énergie prévoit une chute spectaculaire des émissions de CO2 dans l’atmosphère prévue pour être 7 fois plus profonde que la baisse des émissions observée correspondant à la crise de 2008-2009. Or les émissions de CO2 sont une bonne mesure de la consommation d’énergies fossiles, donc une bonne mesure de l’activité économique puisque cette activité économique, pour perdurer, consomme de l’énergie fossile, les usines électriques nucléaires ne produisant pas de CO2. Cette seule estimation permet donc d’évaluer que la récession à venir sera 7 fois plus violente que celle qui suivit la crise des sub-primes et affecta le monde entier, telle une pandémie. Donc la grippe « coronavirale » avec sa gestion grotesque par de nombreux pays occidentaux est arrivée à point nommé pour ne satisfaire que les écologistes qui ressassent depuis des dizaines d’années que le CO2 et donc l’activité humaine sont mauvais pour le climat alors que rien n’a encore été scientifiquement prouvé.

Source et illustration : dernier rapport de l’IEA paru le 30 Avril 2020, toutes les données numériques relatives aux précédentes pandémies sont disponibles sur Wikipedia.

https://www.iea.org/reports/global-energy-review-2020

Fermeture de 14 réacteurs nucléaires français, un gâchis financier, humain et climatique.

L’article ci-dessous (voir le lien pour la source en fin de billet) provient du blog de Philippe Murer, auteur de ce texte. J’ajouterai que la Ministre de la transition écologique et solidaire, précédemment ministre des transports est X-Ponts de formation (Polytechnique + Ponts & Chaussées). Elle n’a jamais mis les doigts dans le cambouis car dès la fin de ses études elle a plongé à pleines mains dans la confiture administrative et politicienne. Sympathisante du parti écolo, pour ne pas dire écolo elle-même, elle représente l’archétype de ces hauts fonctionnaires qui ont décidé d’appauvrir irrémédiablement la France et de la faire entrer dans le club des pays sous-développés à coup de décrets passés en catimini alors que l’économie française est déjà gravement atteinte par l’incurie totale de ces mêmes politiciens dont elle fait partie dans la gestion tout simplement stupide de l’épidémie coronavirale, économie qui retrouvera une petite vitesse de croisière au mieux après 2025 avec 5 réacteurs nucléaires de plus arrêtés à tout jamais et des contribuables terrassés par des taxes variées pour mettre en place des énergies dites renouvelables dont on sait – et cette ministre le sait aussi – qu’elles sont totalement inefficaces. Quand on rapproche cette totale irresponsabilité du gouvernement français relative à l’énergie nucléaire de sa politique d’incitation à acheter des voitures électriques Renault ZOÉ on ne peut qu’en conclure que la France est gouvernée par des incapables dont il faut se débarrasser au plus vite pour ne pas laisser la France sombrer dans le chaos total. Bonne lecture.

Un décret du gouvernement du 23 avril, passé inaperçu dans cette période d’épidémie, grave dans le marbre la fermeture de 14 réacteurs nucléaires pour les 15 années à venir[1].

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Un terrible gâchis climatique, financier et humain.

Ces 14 réacteurs représentent le quart du parc nucléaire français. Les centrales nucléaires, décriées par les écologistes, ont pourtant rendu un sacré service au climat en économisant depuis 40 ans de gigantesques quantités d’émission de CO2. Elles rendent aussi un service important à l’emploi et à l’économie française puisque la filière nucléaire emploie 250.000 personnes. Le gâchis financier qui résulterait de leur mise à la casse est lui aussi énorme, la construction des centrales françaises ayant coûté 96 milliards d’euros selon la Cour des Comptes.

Mettre à la casse de telles unités de production d’électricité, avant leur fin programmée, est un gâchis : gâchis d’argent par dizaines de milliards d’euros, gâchis d’emplois bien rémunérés, gâchis dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Nous n’avons pourtant aucun chemin pour produire de l’électricité en émettant moins de CO2. En effet, stocker les énergies éoliennes et solaires, intermittentes par nature, avec des batteries est irréaliste. L’académie des Sciences a publié en 2017 une étude rappelant que pour stocker 2 jours de besoins électriques d’hiver pour la France, il faut 15 millions de tonnes de batterie contenant 300.000 tonnes de lithium soit 7 fois la production mondiale actuelle de lithium[2]. La façon la plus propre pour remplacer l’électricité des 14 réacteurs est donc de produire de l’électricité avec des énergies renouvelables éoliennes et solaires complétées par des centrales au gaz lorsqu’il n’y a pas assez de vent ou de soleil, la nuit par exemple. Dans le meilleur des cas, à cause des périodes sans vent ou sans luminosité, les éoliennes et les panneaux solaires produiraient 35% de la production d’électricité avec peu d’émission de CO2 et des centrales au gaz complémentaires 65% avec beaucoup d’émission de CO2[3]. Le calcul, simple, montre que ces 14 réacteurs émettent 30 fois moins de CO2 que le couple énergies renouvelables et gaz[4] nécessaire pour les remplacer.

Si on réalise le programme d’Europe Ecologie les Verts, le remplacement de toutes les centrales nucléaires par des énergies renouvelables et des centrales au gaz, les émissions de CO2 de la France augmenteraient de 121 millions de tonnes de CO2. Ces calculs montrent toute l’absurdité d’un tel projet : chaque année, la France rejetterait 40% de CO2 en plus dans l’atmosphère qu’elle n’en rejette aujourd’hui !

Le nucléaire a économisé l’équivalent de 22 ans de rejets de CO2 d’un pays comme la France.

Le nucléaire a beau être brocardé par les « verts », il émet nettement moins de CO2 que l’électricité renouvelable intermittente, obligatoirement complétée par des centrales fossiles. Ce n’est pas pour rien que le champion des énergies renouvelables, l’Allemagne, a ouvert nombre de centrales au gaz (et même au charbon) ces dernières années. Ce pays démarrera d’ailleurs en 2020 une énième centrale… au charbon[5] !

De 1977 à aujourd’hui, les centrales nucléaires françaises ont économisé 22 ans de rejets de CO2 d’un pays comme la France d’aujourd’hui ou 9 ans de rejets de CO2 d’un pays comme l’Allemagne [6].

Le nucléaire permet à la France d’être le grand pays industrialisé le plus économe en CO2 : le français moyen émet selon la Banque Mondiale 4,6 tonnes de CO2 par an quand le terrien moyen en émet 5 tonnes par an, l’Allemand 8,9 tonnes par an.

Produire massivement de l’hydrogène, l’essence de demain.

Le nucléaire est donc nécessaire à une production d’électricité avec le minimum d’émission de CO2. Faut il en déduire que les éoliennes et les panneaux solaires ne peuvent servir à rien ? Assurément non.

Un pays comme la France, ayant une électricité rejetant très peu de CO2, peut installer des éoliennes et des panneaux solaires en nombre. L’électricité produite sera utilisée pour produire sans émission de CO2 de l’hydrogène dans des électrolyseurs[7]. Cerise sur le gâteau pour la France, les centrales nucléaires ne produisent pas toujours à plein régime. Il est possible et très rentable de se servir de cette production d’électricité supplémentaire à coût quasi nul pour produire encore plus d’hydrogène propre.

Cet hydrogène propre est produit à un coût acceptable et coute moins cher que l’essence si on ne lui met pas sur le dos les taxes excessives sur le carburant. L’hydrogène est bien l’essence de demain.

Il existe déjà des trains à hydrogène Alstom permettant de remplacer les trains au Diesel. Bizarrement, ce train roule en Allemagne. La SNCF va cependant commander 17 trains Alstom à hydrogène[8]. En utilisant cette technologie, nous pourrons remplacer les bus diesel par des bus à hydrogène en ville, allégeant du coût l’émission de particules fines. Les infrastructures hydrogène se développant, nous pourrons, dans une dizaine d’années, passer aux camions à hydrogène, aux voitures à hydrogène (3 voitures de série existent déjà et Paris compte 100 taxis à hydrogène et bientôt 600[9]). Dans un jour lointain, l’avion à hydrogène et le bateau à hydrogène sont un développement tout à fait réaliste.

Le système de transport peut donc à terme se passer d’énergie fossile.

Voilà pourquoi, la fermeture de Fessenheim et la fermeture programmée de nombre de centrales nucléaires françaises est une erreur fatale dans la transition énergétique : c’est un gâchis terrible dans la lutte contre le réchauffement climatique, un gâchis financier et un gâchis humain. Une très mauvaise décision de nos gouvernements qui n’ont malheureusement pas de stratégie réaliste et pragmatique pour que la France se passe à terme des énergies fossiles.

Le sujet de la transition énergétique et tous les autres sujets de la transition écologique sont développés dans un livre à paraître en mai : « Comment réaliser la transition écologique, un défi passionnant »[10].

[1] « La France adopte finalement sa feuille de route énergétique » https://www.latribune.fr/entreprises-finance/transitions-ecologiques/nucleaire-photovoltaique-la-france-adopte-finalement-sa-feuille-de-route-energetique-845962.html

 

[2] « La question de la transition énergétique est elle bien posée dans les débats actuels ? » https://www.academie-sciences.fr/pdf/rapport/lpdv_190417.pdf

[3] En France, une éolienne produit à plein régime l’équivalent de 2000 heures par an, un panneau photovoltaïque produit à plein régime l’équivalent de 1100 heures par an. En additionnant les deux, ce qui est simpliste mais donne le résultat le plus favorable pour les énergies renouvelables, nous arrivons à 3100 heures par an soit 35% du temps. Le calcul réel est complexe, tient compte de la courbe réelle de consommation nationale d’électricité et de production heure par heure des énergies renouvelables, de la présence de vents et de soleil au niveau local quand il ne l’est pas au niveau national mais les ordres de grandeur sont acceptables.

[4] La production des 14 réacteurs est de 95 milliards de kilowatts-heure d’électricité par an. Chaque réacteur émet 12 grammes de CO2 par kilowatt-heure produit. Ces 14 réacteurs émettent donc chaque année 4,56 millions de tonnes de CO2 (Calcul : 95*109*12/1012=1,14).

Une centrale au gaz émet 490 grammes de CO2 par kilowatt-heure produit quand le couple éolienne et solaire émet en moyenne 30 grammes de CO2 par kilowatt-heure produit. Le couple énergie renouvelable centrale au gaz émettra donc chaque année 31,25 millions de tonnes de CO2 (Calcul : 65%*(380*109*490/1012)+35%*(380*109*30/1012)=31,25). Pour remplacer l’ensemble du parc nucléaire français, le même calcul aboutit à un surplus de 125 millions de tonnes de CO2 émis.

[5] « L’Allemagne va mettre en service une toute nouvelle centrale à charbon en 2020 » https://www.bfmtv.com/economie/l-allemagne-va-mettre-en-service-une-toute-nouvelle-centrale-a-charbon-en-2020-1799343.html

[6] La production nucléaire de la France depuis 1977 est de 14 000 milliards de kilowatts heure. En les remplaçant par des centrales au gaz, puisque les énergies renouvelables n’existent que récemment, l’économie est environ de 6700 millions de tonnes de CO2 (Calcul : 14000*109*(490-12)/ 1012=6692). La France a émis environ 300 millions de tonnes de CO2 en 2019 (source Banque Mondiale). L’Allemagne a émis environ 700 millions de tonnes de CO2 en 2019 (source Banque Mondiale).

[7] Lire par exemple « H2V prêt à déployer ses deux usines d’hydrogène vert » https://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/h2v-pret-a-deployer-ses-deux-usines-dhydrogene-vert-993002

[8] A qui va profiter la future commande de 15 trains à hydrogène par la SNCF https://www.usinenouvelle.com/article/a-qui-va-profiter-la-future-commande-de-quinze-trains-a-hydrogene-par-la-sncf.N878830

[9] Et maintenant, les taxis à l’hydrogène http://www.leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/transports/et-maintenant-les-taxis-a-l-hydrogene-24-02-2019-8019378.php

[10] Edition Jean-Cyrille Godefroy

source : http://leblogdephilippemurer.com/index.php/2020/04/26/fermeture-de-14-reacteurs-nucleaires-francais-un-gachis-financier-humain-et-climatique/

Brève. Si c’était la NRC qui décidait pour l’ASN elle dirait que les réacteurs de Fessenheim sont bons pour le service jusqu’en 2059 !

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Les USA viennent de franchir une étape dans la lutte contre le réchauffement climatique dans le cas de la centrale électro-nucléaire de Turkey Point. Alors que la France s’apprête à initier le démantèlement de ses plus « vieilles » centrales nucléaires en commençant par la doyenne, la centrale de Fessenheim, les Etats-Unis appréhendent le changement climatique de manière diamétralement opposée, objective et pragmatique. Les deux unités nucléaires du complexe de production d’électricité de Turkey Point situé à une trentaine de kilomètres au sud de Miami comprenant deux unités thermiques classiques et une unité à gaz (illustration) ont été raccordées au réseau en 1972 et 1973. Il s’agit de réacteurs à eau pressurisée (PWR) de technologie Westinghouse strictement identique à celles de la centrale française de Fessenheim avec ses deux réacteurs, raccordés au réseau en 1978, dont une partie alimente l’Allemagne et la Suisse voisines, ce qui rapporte, c’est bon de le noter au passage, quelque 1,2 milliard d’euros à la France (voir à ce sujet l’article de Sébastien Richet sur le site Contrepoint, lien en fin de billet).

La NRC (Nuclear Regulation Commission) est l’équivalent de l’ASN française (autorité de sureté nucléaire) et elle a tout pouvoir, indépendamment du pouvoir politique, pour décider si oui ou non une installation nucléaire civile peut voir son exploitation prolongée. Cet organisme, contrairement aux politiciens, détient l’expertise dans ce domaine et c’est à lui et non au pouvoir politique, pour quelque raison que ce soit, de décider de la prolongation de l’exploitation d’une installation électro-nucléaire. La différence entre la France et les USA est claire : le pouvoir politique américain ne peut pas intervenir dans les décisions de la NRC alors que les écologistes se sont arrogé le droit de décider de la politique énergétique de la France. Pour les écologistes qui pourrissent la tête de l’Etat français la compagnie Electricité de France n’est qu’une entreprise parmi d’autres qui doit se plier à leurs volontés.

La NRC a décidé de prolonger la « durée de vie » des deux réacteurs de Turkey Point jusqu’à 80 ans. C’est-à-dire jusqu’en 2054, après on verra. Comme ceux de Fessenheim ces deux réacteurs sont en parfait état de marche et il n’y a aucune raison d’en arrêter l’exploitation. Les Etats américains comptent leurs sous, en France c’est le contribuable qui paie la facture : il faudra bien un jour éponger le déficit commercial de la France (cf. le TARGET2). Faut-il que Hollande ait succombé aux charmes des représentantes des partis écologistes pour prendre cette décision insensée de fermer la centrale de Fessenheim, que ce soit Corinne Lepage, l’indicible représentante des écolos suisses et allemands, ou encore la Miss Duflot, l’opportuniste numéro 1 du monde politique français qui s’est fait embaucher par Oxfam.

Il est tout à fait incompréhensible que Macron, fin connaisseur des chiffres et des bilans des entreprises, savoir-faire qu’il a acquis chez le banquier d’affaires le plus prestigieux du monde, ne comprenne pas que le pacte électoraliste de Hollande avec les partis écolos devrait tout simplement être dénoncé ainsi que cette transition énergétique écologique et solidaire qui ne veut rien dire pour préserver la santé énergétique de la France, son économie, son industrie et le bien-être de ses citoyens … s’il en est encore temps.

Si c’était la NRC qui décidait pour l’ASN elle dirait que les réacteurs de Fessenheim sont bons pour le service jusqu’en 2059 ( ! ) laissant largement le temps au gouvernement d’aiguiser ses couteaux pour « sauver le climat » puisque le nucléaire est la seule source d’électricité « zéro carbone ». Bien entendu les langues de vipère, et il y en a des charrettées dans le gouvernement français, toutes aussi incompétentes les unes que les autres, diront que c’est sous la pression de Donald Trump, propriétaire de toutes sortes de domaines luxueux en Floride, que l’exploitation de ces deux réacteurs a été prolongée. Pas de chance ! la NRC est, de par son statut, totalement impérméable aux injonctions des politiciens.

La France pourrit par la tête avecc les écolos, ce pays est définitivement foutu pour reprendre les mots d’H16.

Illustration : Florida Power & Light, exploitant de Turkey Point.

https://www.contrepoints.org/2019/10/16/355837-la-fermeture-de-fessenheim-nest-ni-economique-ni-ecologique-mais-politique

Actualité : en France les « Gilets jaunes » décrochent le portrait du Président dans les mairies

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Je ne comprends plus l’attitude des « Gilets jaunes » pour lesquels j’avais éprouvé quelque sympathie au tout début de leur mouvement de protestation contre l’augmentation des taxes sur les carburants dont en particulier le diesel. Beaucoup d’entre eux vivant dans la France périphérique sont contraints de par leur localisation d’utiliser un véhicule, souvent ancien donc polluant et ne répondant plus aux normes actuelles, souvent aussi avec un moteur diesel, doublement polluant. Cette taxe fut l’étincelle qui initia le mouvement. Il s’agissait d’une taxe permettant de contribuer au « sauvetage du climat », c’est du moins ce que j’ai retenu des quelques informations glanées ici ou là.

Or par un curieux revirement de situation ces même gilets jaunes s’en prennent maintenant au portrait du Président se trouvant dans les mairies parce que le gouvernement ne « fait pas assez pour le climat » ! Je rêve ! L’un de ces protestataires a déclaré (je cite le journaliste du Guardian) :  » l’espace qui reste sur le mur après avoir ôté le portrait symbolise le vide de la politique gouvernementale en ce qui concerne l’urgence climatique « . Ou bien les gilets jaunes n’ont rien compris à ce qui se prépare au sujet de cette affaire de climat (lire le prochain billet très documenté sur ce blog) ou alors ils sont parasités par des écologistes qui n’ont pas d’autre projet que de collaborer avec le gouvernement afin que celui-ci puisse augmenter les taxes en tous genres pour sauver le climat.

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Constatant une attitude aussi paradoxale de la part de ce mouvement je pense qu’il se ridiculise et son avenir est de plus en plus incertain. Les gilets jaunes devraient au contraire mettre en avant l’argument consistant à souligner que la France est le pays développé le moins polluant en terme de carbone pour sa production d’électricité, mais ils sont peut-être aussi opposés à l’énergie nucléaire, déjà pollués par la propagande écologiste, qui sait ?

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Source et illustrations : The Guardian

Note à l’intention de mes fidèles lecteurs. L’une des illustrations est l’entrée de la maire du deuxième arrondissement de Lyon. C’est dans cet endroit que j’ai épousé la mère de mes enfants il y a un demi-siècle à quelques semaines près. Durant ce demi-siècle je n’ai jamais noté un quelconque changement significatif du climat qui a toujours fluctué, je veux dire les températures, et contrairement à ce qu’une majorité de personnes prétendent la vie est beaucoup plus agréable aujourd’hui qu’il y a 50 ans … Que deviendrions-nous sans téléphone portable et sans ordinateur, comment ferions-nous s’il n’y avait pas d’immenses centres commerciaux où on trouve tout ce que l’on veut ? Tous ces progrès n’ont pu se réaliser que grâce à une énergie bon marché, surtout en France (je parle ici de l’électricité), disponible 24 heure sur 24, une garantie qui permit à la France d’assister à un développement de son industrie que beaucoup d’autres pays lui enviaient à l’époque. Aujourd’hui les écologistes, qui ont à l’évidence noyauté le mouvement des gilets jaunes, un petit espoir pour la démocratie « made in France », veulent que l’on retourne vers les standards de vie du XVIIIe siècle. Je suis attristé par ce revirement inattendu du mouvement des gilets jaunes qui ne laisse plus aucun espoir aux générations à venir …

Lettre ouverte à Monsieur François Asselineau

Cher Monsieur,

Au cours de vos interventions sur le plateau de studios alternatifs diffusées sur internet, quand vous mentionnez les régulations et décisions de la Commission de Bruxelles, abstenez-vous de mentionner celles concernant le glyphosate. Pour une fois les instances bruxelloises ont repoussé l’interdiction d’utilisation de ce produit en se fiant à des études indépendantes et d’une haute valeur scientifique qui ont montré que ce produit n’était pas cancérigène. La France a décidé de n’interdire ce produit que dans trois ans attendant de plus amples informations. Elles sont pourtant disponibles et accessibles au public. Gangrénée par le cancer de l’écologie politique outrancière l’administration de Macron et de Hollande avant lui ont été aveuglés par les décisions approximatives du Centre International de Recherche sur le Cancer, un organisme onusien parmi tant d’autres.

Au cours des années passées le glyphosate a évolué du statut de cancérigène possible, statut assigné à tous les composés chimiques de synthèse quels qu’ils soient, puis au statut de cancérigène probable et les médias ont transformé ce dernier statut de cancérigène probable à simplement cancérigène. Je voudrais ici vous rappeler la définition de « cancérigène ». Il s’agit d’une molécule chimique qui interagit directement avec l’ADN, support de l’hérédité. Or le glyphosate ne peut pas interagir avec l’ADN de par sa structure chimique.

Ce n’est pas parce que le Vietnam a interdit le glyphosate pour une raison qui m’est étrangère qu’il faudrait aussi exiger de la Commission Européenne qu’elle prenne la même décision. Il existe en France comme dans de nombreux pays de par le monde l’odieux « principe de précaution » mis en place en France par Michel Barnier et Simone Veil. Ce principe détestable paralyse toute recherche en biologie comme en pharmacologie. C’est sur la base de ce principe aussi inique que stupide que les écologistes politiques ont exigé le retrait du glyphosate sans jamais en mesurer les conséquences économiques. Le nettoyage des bordures des voies de chemin de fer est un aspect de l’utilisation de ce produit, anecdotique certes, mais l’utilisation de cette molécule dans l’agriculture n’a pas d’alternative fiable et économique. Si les agriculteurs se voient privés de ce produit ils se retrouveront tout simplement en danger de mort, non pas à cause de celui-ci mais parce qu’ils seront immédiatement en faillite.

Vous avez suivi le mouvement général de la propagande écologique en reprenant sans les étudier certains de leurs arguments et c’est bien regrettable. Je souhaite un bel avenir à votre mouvement aux idées duquel j’adhère à quelques détails près.

Veuillez agréer Cher Monsieur en l’assurance de mes respectueuses salutations.

La bataille du sable : surréaliste, tout simplement …

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Après le lithium, le nickel et le cobalt il est intéressant de se pencher sur la « pénurie de sable ». Vous avez bien lu ! En Asie les entreprises du bâtiment manquent de sable et pour les écologistes qui se sont naturellement emparés de ce problème c’est – pour eux – alarmant pour ne pas dire terrifiant. Il existe trois sortes de sable et ce n’est pas à première vue une denrée rare. Les déserts sont constitués de quantités colossales de sable mais il ne convient pas pour la construction car il est trop fin : les particules de sable ont été érodées par l’action du vent. Celui des plages conviendrait à peu près malgré le fait que le ressac ait également diminué la granulométrie. Il existe néanmoins des plages, des deltas et des estuaires exploités dans le but d’extraire ce sable qui sera ensuite lavé pour éliminer le sel. Reste le meilleur sable, celui des rivières, le sable que les maçons aiment bien travailler.

Dans le lit des rivières et les dépôts sédimentaires des vallées et des plaines on trouve le meilleur sable propre à la construction. Dans toute l’Asie du Sud-Est, depuis l’Inde jusqu’à la Chine, il y a comme une pénurie de sable de bonne qualité et les entreprises de construction font appel à des fournisseurs qui aux yeux des protecteurs de la nature détruisent l’environnement. Dans la région de Mumbay en Inde les berges et le lit du moindre cours d’eau sont inlassablement fouillés par des castes d’intouchables (ça existe encore, il s’agit de sous-castes plus élevées que celles qui remuent la merde) pour extraire le sable qui sera vendu à bas prix pour assurer la subsistance de la famille. Comme pour le cobalt au Zaïre les enfants participent à cette occupation qui est effectuée le plus souvent la nuit car cette activité est illégale. Dans le delta du Mékong, c’est pire encore selon des organisations écologistes allemandes affiliées à l’Université de Leipzig. La survie de l’ensemble de l’écosystème fragile de ce delta est menacée comme celle du delta du Gange au Bengladesh.

Le lac Poyang en Chine orientale, la plus grande réserve naturelle d’eau du pays, est carrément soumis jour et nuit à des suçeuses gigantesques qui extraient plusieurs dizaines de millions de tonnes de sable chaque année. Les « protecteurs de la nature » sont sur le pied de guerre objectant que ce lac est une importante étape pour les oiseaux migrateurs. Comment va-t-on construire des logements pour faire face à l’afflux continu de migrants en provenance des campagnes depuis qu’un large programme de mécanisation de l’agriculture a été mis en place par le Parti communiste chinois s’il n’y a pas de sable ?

Regardez un building dans une ville où les rues et les autoroutes urbaines ont nécessité du sable, comme les pistes des aéroports. L’édifice a été construit avec du sable, les vitres des grandes baies ont été fabriquées avec du sable et s’il y a des panneaux solaires sur les toits il a fallu aussi utiliser du sable. Le sable est partout et il n’en manque pas sur la planète, il n’en manquera jamais. Sauf que c’est un produit sans valeur et le transporter sur de longues distances est économiquement insupportable. Seules des villes comme Singapour ou Hong-Kong peuvent se permettre d’importer du sable pour accroître la superficie habitable de ces « ville-Etat ». Le sable est devenu un autre domaine de combat pour les écologistes qui se moquent totalement des conditions de vie de centaines de millions de personnes dans la région la plus peuplée du monde et c’est aussi ça qui les dérange, il y a trop d’êtres humains sur la planète. L’horreur.

Illustration : conquête de la mer à Singapour, le sable arrive d’Indonésie. Source Sciencemag

Et maintenant des avions électriques !

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Il y avait les voitures électriques qui ne datent pas d’aujourd’hui, j’ai d’ailleurs écrit plusieurs billets à ce sujet. Il y a aussi les scooters électriques et le ministre de l’énergie à pédale douce en possède un. Un modèle correct de ce genre de gadget coûte au moins 4500 euros pour ceux qui seraient tentés. Enfin il y a les vélos électriques de plus en plus populaires dont le modèle de base muni d’une batterie permettant une autonomie de 20 kilomètres environ sur terrain plat revient à environ 1000 euros. Ce prix comprend pour moitié celui de la batteries Li-ion. Puisque la centrale électrique de Fessenheim va être fermée alors qu’elle aurait pu permettre la charge de 400000 véhicules automobiles bas de gamme par jour, c’est théorique je sais, mais quand il n’y a pas de vent il faut bien trouver une autre source d’énergie fiable et en France, le pays qui veut montrer l’exemple en matière d’énergie verte, il n’y a pas vraiment d’autre choix que l’énergie nucléaire pour faire face à la demande croissante en électricité de tous ces véhicules à empreinte carbone nulle à condition naturellement que l’on ne brûle ni charbon ni gaz pour les recharger.

La Suisse qui a décidé d’abandonner le nucléaire à la suite d’une votation il y a près d’une année se lance dans l’avion électrique. Le monde entier connait le Solar Impulse qui a fait l’objet d’un battage médiatique insensé mais il ne s’agit pas d’un avion se rapprochant du Soleil pour voler et qui, comme Icare, a subi des avaries notoires lors de son tour du monde peu reluisant. Il s’agit bel et bien d’un avion de tourisme électrique embarquant son énergie sous forme de batteries, un projet développé par la société suisse H55 (www.h55.ch/) avec la collaboration de Siemens et de l’école polytechnique fédérale de Lausanne. H55 située à Sion est le développeur du Solar Impulse et avec une profusion d’aides fédérales et cantonales (canton du Valais) dans la droite ligne de la bien-pensance écologique le petit avion de tourisme (illustration) va faire de nombreux adeptes y compris le laryngophonique Nicolas qui veut pourtant quoiqu’il en coûte fermer toutes les plus vieilles centrales nucléaires françaises. J’ai beau me gratter le cuir chevelu je ne comprend plus rien aux tergiversations des écologistes car ce ne sont pas des moulins à vent qui pourront recharger tous ces gadgets réservés aux riches en dehors des vélos.

Source et illustration : Le Nouvelliste

Pot-au-noir, dark-doldrum … dunkeflaute électrique en Allemagne !

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Dans le petit village de Taïohae au fond de la majestueuse rade en eaux profondes de Nuku Hiva (illustration Wikipedia, à droite le seul petit hôtel du village), je me souviens avoir rencontré un chirurgien opthalmologiste de Boston qui naviguait une année sur trois pour payer moins d’impôts. Il me fit un récit sinistre de la traversée du « pot-au-noir », c’est-à-dire de cette zone correspondant à l’Equateur météorologique où il n’y a pas de vent, seulement des gros nuages d’orage. Nuku Hiva (Iles Marquises) se trouve à la limite sud de ce pot-au-noir tant redouté des navigateurs qui changent d’hémisphère comme cet Américain qui avait traversé le canal de Panama et avait ensuite fait escale à Puerto Vallarta pour faire le plein d’eau et de nourriture avant de se lancer dans la traversé de la moitié de l’immense Océan Pacifique pour atteindre les Marquises. La première « terre » à l’ouest est justement Nuku Hiva après plus de 4500 miles de navigation. En anglais pot-au-noir se traduit approximativement par dark-doldrum et en allemand dunkeflaute. Il existe peut-être des mots propres aux navigateurs mais le mot allemand « dunkeflaute » signifie marasme barométrique en termes météorologiques.

Et l’ensemble de l’économie allemande redoute un dunkeflaute durable l’hiver prochain bien que ce pays ne se trouve en aucun cas près de l’Equateur. Et pourquoi ? Parce que l’Allemagne est le champion du monde de l’énergie éolienne installée par tête d’habitant. Et dans une situation de marasme barométrique comme par exemple un anticyclone persistant sur l’Europe centrale le ciel est couvert et plombé et il n’y a pas un souffle d’air. De plus les températures peuvent devenir très rudement basses. Toutes ces conditions ont été presque réunies à deux reprises durant l’hiver 2016-2017 et l’Allemagne a frôlé le back-out électrique. Seules les sources d’électricité conventionnelles telles que le nucléaire, le charbon et le gaz ont pu éviter in extremis cet incident qui se serait propagé à toute l’Europe car tous les pays sont inter-connectés. D’ailleurs la solidarité trans-nationale a joué également son rôle car aucun pays n’a intérêt pour son économie à se trouver plongé dans le noir absolu.

Un black-out ne se « répare » pas en quelques heures. Le réseau électrique étant devenu défaillant toutes les usines de production sont automatiquement déconnectées, en particulier les centrales nucléaires dont la puissance est automatiquement amoindrie avec la chute de toutes les barres de contrôle du flux neutronique, et il faut plusieurs heures voire plusieurs jours pour rétablir ce réseau étape par étape, un processus, certes, très automatisé, mais qui requiert une intervention humaine délicate dans tous les centres de dispatching importants.

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Malgré le foisonnement des moulins à vent et des panneaux solaires en Allemagne mais également dans d’autres pays d’Europe, la nouvelle marotte des écologistes qui prétendent qu’il y a toujours un peu de vent quelque part, il n’existe aucun moyen fiable de lisser, pour employer un terme de professionnel, les énergies renouvelables dans l’état actuel des technologies, ni en Allemagne ni dans aucun autre pays européen y compris le Danemark, champion dans le genre moulins à vent, qui doit faire face à une obligation quasi quotidienne de vendre à perte l’électricité d’origine éolienne et d’en acheter au prix fort quand le vent « tombe » comme chaque soir précisément aux heures de pointe de consommation, c’est tout de même de la malchance … Du coup, le prix du kWh est devenu délirant tant au Danemark qu’en Allemagne. Avec l’obligation de Madame Merkel de probablement gouverner avec les Verts dans le cadre d’une prochaine coalition gouvernementale, la situation risque de s’aggraver car il n’y a aucune possibilité d’amélioration du problème du lissage. En effet, comme en France et en Suisse il n’existe pratiquement plus de sites susceptibles d’être aménagés pour créer des retenues d’eau, seule approche de stockage fiable et économique de l’électricité par pompage puis turbinage. D’ailleurs inutile de l’envisager les Verts s’opposeraient catégoriquement à tout nouveau projet de barrage hydroélectrique.

L’agence fédérale de réseau allemande, compte tenu de l’imminence d’un incident durant l’hiver dernier, a donc mis en place des contrats avec les pays voisins dont la France à hauteur de 10,4 GW alors que la capacité nominale d’énergies renouvelables installées en Allemagne est de 90 GW ! Est-ce que cette « réserve » suffira, nul ne le sait. Selon une étude de VGB PowerTech (lien en fin de billet) il faudrait que l’Allemagne dispose d’une capacité de stockage de 21 TWh pour assurer son approvisionnement en cas de conditions anticycloniques persistant plus de 10 jours. Or l’Allemagne ne dispose que d’une capacité de stockage (pompage-turbinage) de 0,05 TWh (vous avez bien lu) et la plus grande retenue située en Thuringe d’une puissance de 1060 MW ne peut fournir en cas d’urgence de l’électricité que pendant 8 heures. Pour être totalement à l’abri d’un black-out il faudrait que l’Allemagne dispose de 2300 stations de pompage-turbinage avec retenues d’eau associées équivalentes à celle de Thuringe, cela relève de la plus pure utopie !

Autant dire qu’il est facile de comprendre devant une telle situation que l’abandon de l’énergie nucléaire exigée par les écologistes et la multiplication des moulins à vent ne feront qu’aggraver la situation mais aussi et surtout cette situation révèle au grand jour l’ineptie totale des énergies renouvelables qui ne sont pas économiquement viables.

Les estimations de Greenpeace pour pallier à ce problème de risque bien réel de black-out sont tout aussi délirantes. Il faudrait, selon cette organisation, disposer de 67 GW de centrales électriques à gaz et de 42 GW d’électrolyseurs pour stocker l’électricité sous forme d’hydrogène, une vraie usine à gaz monstrueuse totalement irréalisable de 114 GW pour lisser les heures de pointe sans vent ni soleil, ces besoins de lissage atteignant 84 GW. L’Allemagne n’est pas sortie de ses difficultés électriques et elle ne feront que s’aggraver dans le futur avec l’abandon total du nucléaire (ce que les Suisses ont aussi décidé, comme quoi la bêtise ne connait pas de frontières) et un refroidissement général du climat, synonyme de conditions anticycloniques hivernales durables comme par exemple en février 1956 : trois semaines sans vent et sans soleil et une température avoisinant les moins 25 degrés de nuit comme de jour, qui s’en souvient ? Il est illusoire d’imaginer un instant que l’exemple de l’Allemagne soit pris en compte par le frétillant ministre français de l’énergie solidaire et éolienne, énergie qui parfois n’est plus du tout renouvelable et se moque de la solidarité …

Source et illustration : sfen.org

https://www.vgb.org/studie_windenergie_deutschland_europa_teil1.html

Suite de la controverse sur le glyphosate : affligeant !

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Glyphosate : pourquoi les agriculteurs sont-ils si attachés à ce produit toxique

C’est le titre en rouge d’une dépêche de l’Agence France Propagande (voir le texte ci-dessous) : le glyphosate est passé au fil des jours de « cancérigène probable » à toxique ! Je rappelle à mes lecteurs que j’ai souvent dans ce blog disserté au sujet de cet herbicide qui excite les folliculaires des écologistes car ils associent ce produit à leur bête noire Monsanto et aux plantes génétiquement modifiées résistantes à cet inhibiteur d’un enzyme qui n’existe que chez les plantes, certains champignons et bactéries. Le glyphosate est une molécule très simple, un dérivé substitué sur l’azote de l’acide aminé glycine qui a la particularité de comporter un groupement phosphonate, c’est-à-dire une liaison carbone-phosphate qui n’existe pas dans la nature. Pour ce qui est des effets cancérigènes « probables » de ce produit, selon le Centre International de Recherche sur le Cancer, c’est tout simplement une vue de l’esprit car cette molécule, de par sa structure et ses propriétés ioniques, ne peut pas interagir avec l’ADN et par conséquent ne peut pas être cancérigène. Maintenant, en toute honnêteté, les détracteurs de cet herbicide devraient par la même occasion demander l’interdiction de tous les détergents couramment utilisés dans l’industrie et à la maison comportant un groupement phosphonate … et il y en a des multitudes.

Je rappelle également à mes lecteurs qu’une seule personne est décédée à cause du glyphosate : une Australienne qui, voulant mettre fin à ses jours dans les années 1990, a pris un bidon de RoundUp et a avalé plusieurs grosses gorgées de ce produit « formulé ». Elle a succombé à un grave oedème pulmonaire provoqué par les détergents et tensioactifs présents dans la formulation, diagnostic confirmé par le corps médical. D’autre part, aucune étude sérieuse sur des cultures de cellules humaines n’a pu démontrer une quelconque toxicité (cytotoxicité) de ce produit. Par contre le produit « formulé » est létal pour ces mêmes cellules. Le problème nouveau du glyphosate est apparu à la suite de la publication mensongère de l’IARC (Centre International de Recherche sur le Cancer), un ramassis onusien (encore un !) de personnages totalement incompétents et j’écris cela parce que je connais bien cet endroit sinistre infiltré de fonctionnaires internationaux écolos bien-pensants ! (Voir addendum et illustration en fin de billet).

Comme pour le fipronil dans les oeufs, cette histoire de glyphosate est un non-évènement organisé par des ONGs qui sèment la terreur dans les esprits sans aucune espèce de commencement de preuve scientifique. Il en est exactement de même pour le climat et bien d’autres sujets de société. Ci-après la dépêche de l’AFP. Voir l’addendum en fin de billet.

« Il faut soigner les plantes pour protéger les animaux et les hommes »: Christiane Lambert, patronne du premier syndicat d’agriculteurs FNSEA, défend une utilisation « raisonnée » du glyphosate, désherbant controversé, classé « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’OMS en 2015.
Question: Pourquoi beaucoup d’agriculteurs, réputés être proches de la nature, défendent-ils bec et ongle l’utilisation du glyphosate, jugé dangereux pour la santé et les nappes phréatiques par les défenseurs de l’environnement?
Réponse: « C’est l’herbicide le plus utilisé au monde, qui n’a pas d’équivalent sur le marché, et les agriculteurs ont besoin de tuer les mauvaises herbes, chardons et plantes vivaces, afin de préserver les plantes qu’ils cultivent. Sinon, les mauvaises herbes aspirent l’eau et les ressources du sol, et empêchent les céréales ou les légumes de se développer correctement.
Nous préconisons une utilisation raisonnée de ce produit, en faible quantité, avec 1,5 litre par hectare maximum, surtout pour nettoyer les couverts végétaux de l’hiver avant de planter les graines au printemps. 
Aux Etats-Unis, il est utilisé à plusieurs reprises sur une même parcelle, et notamment juste avant la moisson, pour dessécher les plants de blé. C’est ce qui explique, à mon avis, qu’on puisse retrouver des traces de glyphosate jusque dans les céréales du petit-déjeuner, heureusement pas en proportions dangereuses pour la santé, car celles-ci sont souvent des céréales non produites en France. »
Q: Les risques du glyphosate ont justement été évalués en se fondant notamment sur des études d’exposition agricole menées aux Etats-Unis et au Canada. Ne peut-on pas le remplacer ou utiliser des moyens mécaniques pour désherber, comme dans l’agriculture biologique, où, du coup, les rendements des cultures sont plus faibles ?
R: « On peut le remplacer, mais par des produits à doses plus importantes, car ils sont moins efficaces. Par exemple, pour obtenir le même effet, il faut 4 litres par hectare d’un anti-graminée et 3,5 litres d’un anti-dichotyledone. Ce qui veut dire aussi passer deux fois le tracteur dans le champ au lieu d’une, tasser les sols et brûler du carburant. Il nous faut bien enlever les mauvaises herbes, sinon nos récoltes ne sont pas acceptées par les moulins !
Pour ce qui est des outils de désherbage mécaniques, ils ne sont pas utilisables pour toutes les cultures et les robots en cours d’expérimentation, coûtent encore très cher. 
Plus largement, les produits phytosanitaires sont des médicaments pour soigner les plantes malades. Si mon blé est malade de la fusariose, et que je n’ai pas le droit de le traiter, il développe des mycotoxines naturelles, qui, une fois ingérées par l’animal, produit des avortements, notamment chez les truies. Et je ne vous parle pas des dégâts sur les hommes. »
Q: Allez-vous rencontrer Nicolas Hulot qui est soucieux des « effets cocktails » croisés des pesticides sur la santé et l’environnement afin de discuter des différends qui opposent les écologistes et une partie des agriculteurs ?
R: « Nous devons nous voir lundi, pour évoquer les Etats généraux de l’alimentation. Le rendez-vous était pris il y a une semaine.  
Les agriculteurs sont prêts à une alternative dès qu’elle sera prête sur le plan technique, mais nous ne pouvons pas accepter un arrêt brutal car il est impossible de livrer des produits agricoles qui ont des problèmes. Les utilisations de pesticides ont beaucoup baissé en France avec le plan Ecophyto lancé par Stéphane Le Foll et nous sommes prêts à relever le défi de parvenir à -25% d’ici 2020 et -50% d’ici 2025.
Propos recueillis par Isabel MALSANG
(©AFP / 22 septembre 2017 16h12)

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Addendum. La classification du glyphosate comme cancérigène « probable par l’IARC a précédé une publication émanant du National Cancer Institute (NCR) relative à la totale innocuité du glyphosate, étude conduite par l’éminent Professeur Aaron Blair (illustration), spécialiste en épidémiologie du cancer et dont les travaux ont concerné plus particulièrement les pesticides durant toute sa carrière. Questionnés par l’Agence Reuters à ce sujet, les « spécialistes » de l’IARC ont répondu laconiquement qu’ils ne prenaient pas en compte les travaux non publiés dans leurs « recommandations ». Lorsque l’IARC a publié son pamphlet mensonger, plus d’une centaine de résidents de Californie ont déposé plainte auprès des tribunaux pour empoisonnement par le glyphosate, ces personnes ayant souffert ou souffrant de cancers.

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La société Monsanto a naturellement réagi lorsqu’elle a pris connaissance des travaux du NCR. Le Docteur Blair, interrogé par Reuters, a confirmé que le glyphosate ne pouvait en aucun cas être classé parmi les substances cancérigènes y compris « probables » comme l’a fait l’IARC. Lorsqu’au mois de mars 2015 le Docteur Blair assista à une réunion à l’IARC entouré de 17 « spécialistes » du sérail il ne mentionna pas ses travaux en cours sur le glyphosate car ils n’avaient pas encore été publiés. Le Docteur Blair, interrogé au sujet de la décision de l’IARC, déclara qu’à l’évidence cet organisme (photo, source Reuters) avait délibérément ignoré systématiquement toutes les études déjà publiées qui montraient que le glyphosate n’était pas (et ne pouvait pas être) cancérigène, ce que j’ai écrit noir sur blanc au début de ce billet. Il apparaît donc clairement que cette histoire de glyphosate (RoundUp) a été montée de toute pièce, entrainant des décisions politiques européennes totalement infondées qui non seulement ternissent la réputation des dirigeants politiques, ce qui n’est pas un fait nouveau, mais mettent en péril l’agriculture dans son ensemble, ce qui est beaucoup plus préoccupant. Tout ça pour satisfaire des groupuscules écologistes politiques pour qui la science n’a aucune importance en comparaison de leur idéologie déconnectée de la réalité.

Source et dernières illustrations (Aaron Blair et IARC) : Reuters, 14 juin 2017


Histoire de daltoniens

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Fragments d’un bon mot de Raymond Devos trouvé par hasard dans ma cinémathèque personnelle :

 » Tous les écologistes sont daltoniens.

Ils voient vert partout, il voient tout vert !

Et quand ils voient pas vert … ils voient rouge ! Si bien que quand ils votent ils croient voter vert … »

Note : je n’ai pu identifier ni le lieu ni la date de la performance de Raymond Devos, un immense manipulateur de mots inoubliable pour sa faconde. La faute de syntaxe n’est pas mon cru, c’est le texte retranscrit de Devos. Illustration : capture d’écran de la performance de Raymond Devos.

Pas de billet ce vendredi 15 septembre, je serai déconnecté.