Europe occidentale et dérèglement climatique, ça va chauffer selon l’IPCC

Après la « goutte froide » va bientôt arriver la « goutte chaude » aussi appelée « dôme de chaleur » qui à n’en pas douter occupera les esprits. J’imagine déjà les gros titres de la presse main-stream en fin de semaine : « réchauffement climatique, 38 degrés sous abri enregistrés à Toulouse, le GIEC avait raison ». Les journalistes ont mentionné que le printemps et le début de l’été particulièrement pourris étaient la conséquence directe du dérèglement du climat. Ou bien ces journalistes sont idiots ou alors ils ont une mémoire de poisson rouge.

On ne parle plus de climat mais de météorologie et pourtant le dérèglement du climat (d’origine humaine) est sans cesse incriminé. Il y a ici une confusion contre tout principe scientifique. La météorologie relève du court terme, à peine dix jours, le climat est une affaire de long terme, des dizaines voire des centaines ou des milliers d’années. Si tous les modèles « scientifiques » publiés par l’IPCC tendent à prévoir des réchauffements jamais vus depuis le Crétacé, durant ces derniers 500000 ans il n’y a jamais eu d’écarts soudains de températures de plus de 4 à 5 degrés et ces périodes de réchauffement étaient toutes consécutives à une conjoncture astrale provoquant la fin brutale des épisodes glaciaires, les cycles dits de Milankovich.

Les feux de forêts, les inondations, les périodes de sécheresse, les froids intenses en hiver ont toujours existé : ce sont des aléas météorologiques. Quand nos ancêtres ont peint les parois de la grotte de Lascaux ils se nourrissaient de rennes et d’animaux qu’on ne trouve plus aujourd’hui que dans les régions arctiques. Il y avait des glaciers un peu partout en plaine en Europe. Tous ceux qui ont été pourris par la propagande diront qu’il n’y avait pas assez d’êtres humains sur la Terre et que par conséquent les émissions de CO2 étaient trop faibles pour réchauffer le climat. Je n’ai encore pas lu ce genre d’énormité dans les documents publiés par l’IPCC mais en toute logique si le climat venait à refroidir alors cet organisme encouragera-y-il les émissions de CO2 ?

Je suis trop vieux pour ressentir un refroidissement du climat au cours des années à venir. Ce sont mes petits-enfants qui commenceront à s’en apercevoir. Ils seront « QR-codés » pour avoir accès à un peu de nourriture pour survivre, pour se déplacer, pour avoir des enfants (ce sera presque impossible), pour étudier (mais dans quel but), l’enfer de Soylent Green, deux sortes de citoyens et nous sommes au seuil de ce changement de civilisation avec le Pass sanitaire. Le coronavirus est la répétition du changement fondamental qui va être imposé à tous : le changement du climat avec un pass climatique. Et ce refroidissement du climat est inexorable, inévitable, mais il sera progressif en raison de la formidable inertie thermique des océans. Il ne faut pas se bercer dans des illusions stupides, les période interglaciaires ont une durée de 90000 à 120000 ans et comme nous sommes déjà entré dans une période néo-glaciaire depuis 20000 ans autant dire tout de suite que les conditions climatiques ne pourront que s’aggraver quelle que soit l’intensité de l’activité humaine puisqu’on a déjà parcouru le quart du chemin vers la nouvelle glaciation. Les climatologues de salon commenceront alors à parler de gouttes froides de plus en plus fréquentes agrémentées de courts épisodes de dômes de chaleur toute relative qui seront immédiatement qualifiées de canicules.

Le pire est donc à venir et quels que soient les choix politiques ou énergétiques les êtres humains seront impuissants. Ils devront s’adapter. C’était possible quand nos ancêtres décoraient les grottes de Lascaux ou de Chauvet car ils étaient très peu nombreux mais organiser l’adaptation à des conditions climatiques dégradées des milliards d’individus risque d’être problématique pour ne pas dire impossible. Il y aura donc des laissés-pour-compte et ceux-là seront promis à une mort certaine en raison d’une dégradation progressive des rendements agricoles. Comme les politiciens sont incapables de raisonner au delà de leur prochaine réélection alors ce changement du climat dont personne ne veut parler clairement sera d’autant plus catastrophique qu’aucun pays ne se sera préparé pour affronter ces nouvelles conditions. Dans 70000 ans, peut-être beaucoup plus tôt et quoiqu’en dise l’IPCC, il y aura un nouvel « Out of Africa » …

21 réflexions au sujet de « Europe occidentale et dérèglement climatique, ça va chauffer selon l’IPCC »

  1. Ping : Europe occidentale et dérèglement climatique, ça va chauffer selon l’IPCC – Qui m'aime me suive…

  2. Bon! Vous vous êtes bien rattrappé par rapport à votre bourde sur le Dryas récent dans un article précédent ; mais vous en faites une nouvelle en affirmant que
    «  » » » » » » » » »Ou bien ces journalistes sont idiots ou alors ils ont une mémoire de poisson rouge. » » » » » » » » » » » » »
    Ces journalistes ne sont ni idiots , et possèdent une bonne mémoire ; ils ne sont simplement pas à la hauteur de la science climatologique et sont malhonnêtes comme d’ailleurs pas mal de scientifiques qui cautionnent les prédictions du GIEC comme notre spécialistes des glaces J Jouzel; leur seul désir c’est d’être promu directeur à la place du directeur, comme cela se passe d’ailleurs dans le monde politique
    Je me demande d’ailleurs dans quelle catégorie sociale on peut encore rester honnête; personnellement , vu mon climato scepticisme et mon attitude complotiste concernant la crise sanitaire (je suis pourtant vacciné et possède mon pass) , je perds de plus en plus de contacts dans mon entourage, ex collègues, amis , voire famille

  3. Vous écrivez : «Ou bien ces journalistes sont idiots ou alors ils ont une mémoire de poisson rouge».
    Les journalistes ont le dos large. Mettons…
    D’expérience, je dirai qu’ils sont le reflet de leur société. C’est l’opinion publique occidentale dans son ensemble qui a une mémoire de poisson rouge. Et qui gobe n’importe quelle stupidité. Quelle est la nouvelle qui, aujourd’hui, alimente toutes les conversations en France ? La mise sous contrat d’un mercenaire sud-américain du soccer par un club parisien.
    Une fois Rome conquise par Genséric et le dernier empereur déposé par Odoacre, en 476, les courses de chars ont continué pendant des années d’opposer les Verts et les Bleus comme si de rien n’était.

    • @ Didier Fessou
      qui a écrit
      «  » » » » » C’est l’opinion publique occidentale dans son ensemble qui a une mémoire de poisson rouge » » » » » »
      Il n’y a plus grand monde qui a vécu le hitlérisme , mais ceux qui s’intéressent un peu à l’histoire , de la société en général entre autre, peuvent se renseigner ; ce qui m’inquiète le plus, c’est que tout le monde , pas seulement la France et l’Europe, gobe sans rechigner les informations de l’OMS et du GIEC concernant la « crise sanitaire » et le « réchauffement climatique »; et je pense que les journalistes ont une large responsabilité dans cette politique

  4. Les journalistes météo sont des cancres en sciences du climat et passent leur temps à débiter des âneries dès qu’il y a une perturbation qui vient casser l’indice de confiance des prévisions de l’agence météo qui leurs fournit le script de leur bafouille. C’est clair.
    Je ne sais pas pour vous, mais des fois, moi, je n’y fais pas vraiment attention…c’est bizarre hein ? : https://www.youtube.com/watch?v=ePG6zUYvUZg

    • Je ne sais pas ce qu’il en est en Europe, mais il n’existe pas de journalistes météo en Amérique. En lieu et place des «miss météo», blondes de préférence, choisies pour leur joli minois et leur silhouette à l’avenant. On ne leur demande pas autre chose que de présenter avec des simagrées un bulletin fourni par une agence de presse. De rares réseaux de télévision embauchent d’authentiques météorologues. Qui ânonnent avec sérieux les mêmes prévisions que les sympathiques miss météo.

    • C’est vrai , quand on regarde cela , la météo passe au second degré et le climat , n’en parlons pas ; l’essentiel , c’st qu’il soit chaud

  5. On peut noter que le jargon météorologique emprunté et/ou crée par nos présentateurs météo est riche et fleuri….pardon qu’il est vague et n’obéit à aucune définition normalisée précise.
    Par exemple, « on parle de vague de chaleur lorsqu’on observe des températures anormalement élevées pendant plusieurs jours consécutifs » selon Météo-France (MF)…OK mais alors combien de jours et à partir de quel écart de températures ? Mystère.
    De même, toujours selon MF, « une canicule, c’est un épisode de températures élevées, de jour comme de nuit, sur une période prolongée ». OK, mais combien pour les températures et quelle est la durée minimale exacte de la période prolongée ? Re-mystère et boules de gomme.
    Il suffira donc de quelques jours de chaleur en cette fin de semaine pour que tous les présentateurs météo se mettent à nous seriner en choeur qu’un « dôme de chaleur » est responsable d’une « canicule »…après 2 mois de froid humide en plein été.
    L’avantage, c’est que ça nous permet à nous « Gaulois réfractaires » d’animer nos conversations de bistrot, entre deux cervoises pression :
    – « Alors Marcel, elle a bon dos ta canicule, on a essayé toutes les positions du kama-sutra avec Josselyne cette nuit ! »
    « Ohh Fernand, arrête de te vanter, avec Florence, nous, on n’a pas la clim’ chez nous, alors on a passé la nuit à prendre des douches, j’ai dû perdre 10 litres d’eau tellement je transpirais ! »
    – « T’as transpiré toute l’eau des Ricard que tu t’es enfilé hier, mon cochon ! » (…).
    A propos de Ricard, et donc de glaçons, le vocabulaire du froid n’est pas mal non plus…en France, nos journalistes du temps qu’il fait nous ont inventé des expressions imagées et après les fameuses « gouttes froides » (les Britanniques parlent de « vortex polaire », chacun son truc) qui parfois concernent un continent entier (pas mal comme taille pour une goutte !), on a le fameux « Moscou-Paris » qui désigne simplement une descente d’air glacial venue du Nord-Est continental…la descente se ferait paraît-il en ligne droite, oui, oui, il y aurait un rail de 2500 km que le froid emprunterait entre Moscou et Paris ! Le nuage de Tchernobyl est plus discipliné, il est arrivé à la frontière française et a décidé sagement de faire le tour de l’hexagone avant de cracher ses gouttes de pluie radioactives plus au sud de l’Europe.
    Les mystères de l’atmosphère sont décidément impénétrables.
    Le clou du jargon météo est la différence entre « température réelle » et la « température ressentie »….que personne ne définit. Qui sert d’étalon pour « ressentir » la température ? Mystère encore et toujours.
    Par contre, ce distinguo entre ces deux types de températures nous indique la différence entre la météo à grand papa (je prends des températures, j’en fais plein de moyennes qui ne veulent rien dire la plupart du temps) et la thermodynamique (mesure de l’énergie et du transfert de chaleur…ce que nos amis journalistes météo appellent pudiquement la « température ressentie »…on conçoit bien en effet que si on reste 30 secondes dans une chambre froide à -4 °C, on ne sera pas dans le même état que si on y reste 24 heures….on n’aura pas le même « ressenti »…c’est sûr !). 🙂

    • Pour les températures froides ressenties les anglo-saxons utilisent le « chilling factor », plus correctement le wind chill factor. Ce facteur est très précisément défini ( https://en.wikipedia.org/wiki/Wind_chill ) et est une mesure de la perte de calories par heure et par m2 de surface cutanée. Apparemment c’est trop compliqué pour les présentateurs météo des plateaux télé …

    • «  » » » Il suffira donc de quelques jours de chaleur en cette fin de semaine pour que tous les présentateurs météo se mettent à nous seriner en choeur qu’un « dôme de chaleur » est responsable d’une « canicule »…après 2 mois de froid humide en plein été «  » » » » »
      Le mois de juillet cette année a connu des températures moyennes qui étaient tout à fait habituelles jusqu’au début des années 80. Par exemple chez moi 20°C. Ce qui a changé c’est que depuis 20 ans, quasiment tous les mois d’été sont supérieurs de 2 ou 3°C (mêmeen juin 2021 déjà oublié), et les gens trouvent anormal quand on a (rarement), des valeurs plus faibles (y peuvent plus profiter de leur nouvelle piscine). Tant pis pour les turcs, les grecs, et tant d’autres … allez un peu de patience, ça viendra ….

      • Vous en parlerez au agriculteurs qui essaient tant bien que mal dans la moitié nord de la France de moissonner avec des sols boueux, des tiges qui tombent, et une qualité de grain plutôt mauvaise. Vous ne lisez pas La France Agricole ? 🙂

      • Pour abonder dans votre sens, Hollandais Volant fidèle au poste,
        Ici aux Canaries, archipel quasi tropical, un 11 août, en promenade pédestre dans le massif de l’Anaga vers 900 m d’altitude, j’ai constaté à trois heures de l’après midi 17º C, les chemins étaient boueux et pleins de flaques, et j’ai récolté un sac de rosés des prés, plus trois cèpes, dont deux très gros.
        Autrement dit, c’est déjà l’automne. Du jamais vu en 25 ans.
        Que je sois pendu si ce n’est pas du réchauffement rapide.

      • @Flying Dutchman, non il ne lit pas cela.
        Il répète les consignes, à la lettre.
        Dans le nord, dans les années 80, on avait jusqu’à 25-26 degrés au bord de la mer, mais pas tout le temps, puisqu’il pleuvait aussi.

      • @ FD
        C’est ce que j’ai dit, eux aussi ont oublié les étés d’il y a 30 ou 40 ans, et la variabilité de l’époque. En Californie, l’état a restreint drastiquement les irrigations, les lacs et rivières sont presque à sec, ils doivent arracher des milliers d’amandiers. En France, les pluies et les températures clémentes ont été presque miraculeuses jusqu’à début Août. Tout autour de la Méditerranée, c’est canicules, sécheresse et incendies. Je crois que beaucoup de gens n’ont pas encore bien compris ce qu’une élévation de 2°C globale sur une année signifie. Si ce n’est pas gravissime en Irlande ou en Norvège, ce n’est pas la même chose en Europe du sud, au nord de l’Afrique et au moyen-Orient.

      • Pff
        ici dans le 06 on a eu la tempête Alex, la faute au RCA bien sûr …
        Voici une liste d’évènement pluvieux intenses qui ont provoqué la montée des eaux du Var ou du Paillon depuis le XV eme siècle.
        En 1530 les deux fleuves se sont même rejoints et tout le bas de la ville était inondé, je vous laisse regarder ce que cela signifie sur une carte: les deux embouchures sont distantes de 6 km environ.
        Bonne lecture 🙂

        Cliquer pour accéder à 3HistoriquePartie1Avril2011.pdf

  6. { De même, toujours selon MF, « une canicule, c’est un épisode de températures élevées, de jour comme de nuit, sur une période prolongée ». OK, mais combien pour les températures et quelle est la durée minimale exacte de la période prolongée ? Re-mystère et boules de gomme.}
    La canicule se définit de la façon suivante :
    Il faut — au minimum — 3 jours de suite où la température maximale dépasse les 35°C le jour, et ne pas descendre en dessous de 20°C la nuit.
    ……. De rien, c’est juste pour info !
    Respectueusement vôtre. JEAN

    • Merci pour cette précision.
      Cela dit il faut préciser encore un peu: en ville, en pleine, au bord de l’océan, en méditerranée ??
      Chez moi par exemple la température nocturne ne descend pratiquement jamais sous les 20°C en été (en ville près de Nice).
      Mais il suffit de parcourir quelques kilomètres pour avoir des nuits bien plus fraîches …
      Ok vous me direz que j’enfonce des portes ouvertes ! ce que voudrais signifier ici est que ce qui différencie météo et climat ,n’est pas seulement la temporalité mais aussi l’espace et en l’espace de quelques kilomètres on peut avoir une situation très différente.
      Les journalistes adorent transformer un épiphénomène en catastrophe planétaire pour chaque épisode un peu plus chaud ou froid.
      Et j’ajouterais que les cycles de Milankovitch font pour eux partie d’une théorie du complot, au même titre que les reptiliens ou la terre plate 🙂

  7. Un peu de sympathie pour laurent Cabrol, M météo sur Europe1, pas vraiment une blonde décolorée.
    Sans être son métier, il s’est très bien formé sur le tas, et au peu de mes connaissances météo ne débite pas (trop) de sottises, par exemple il fait la distinction entre « chaud » et « canicule »,ou en rappellant que de telles temp° ou précipitations, on a déjà connu ça etc;

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