La chute des Etats-Unis

La chute des Etats-Unis

Emmanuel Todd qu’il est inutile de présenter sur ce blog a prédit, sur la base de données démographiques, la chute prochaine de l’empire américain. Les prémices de cette chute sont fort bien résumés dans un article de Paul Craig Roberts paru sur son blog le 3 août dernier et que j’ai traduit pour mes aimables lecteurs. J’ajouterai qu’il ne reste plus d’autre alternative pour ce pays que de fomenter encore une fois une guerre pour occuper le seul secteur qui fonctionne encore correctement le complexe sécuritaire militaro-industriel, un véritable état dans l’Etat qui dicte ses lois à la Maison-Blanche.

Les Américains vivent dans un monde de mensonges

Le gouvernement US et les « presstitutes » qui le servent continuent à nous mentire sur pratiquement tout. Aujourd’hui le bureau des statistiques du travail (BLS) a déclaré que le taux de chômage était de 3,9 %. Comment peut-il en être ainsi alors que ce même BLS rapporte que le taux de participation au travail a décru constamment depuis dix ans, période supposée de redressement économique (depuis la crise des subprimes), et qu’il n’y a aucune pression sur les salaires en raison de ce taux très bas de chômage. En effet, lorsqu’il y a beaucoup de créations d’emplois la tension sur les salaires augmente. Or un taux de chômage de 3,9 % signifie qu’il y a peu de demandeurs d’emploi et alors les entreprises doivent augmenter les salaires pour trouver des employés : un taux de chômage proche du plein emploi sans augmentation des salaires est donc antinomique.

Ce taux de 3,9 % ne reflète par la santé de l’emploi mais tout simplement que les demandeurs d’emploi n’en cherchent plus et ne sont donc plus comptabilisés par le BLS comme demandeurs d’emploi. Ce taux de chômage de 3,9 % est donc tout simplement un canular (hoax en anglais).

Le gouvernement nous dit qu’il n’y a essentiellement pas d’inflation en dépit du fait que les prix ont beaucoup augmenté, que ce soient les prix des denrées alimentaires, des réparations des maisons, des médicaments, de presque tous les produits. Il y a deux ans l’institut de politique publique des l’Association américaine des retraités a publié une étude indiquant que les prix de détails des médicaments avait augmenté de 10 % par an. Depuis décembre dernier seulement, les prix de 20 médicaments très utilisés a été multiplié par 4 et soixante autres médicaments ont vu leur prix doubler sur la même période. La société Turing Pharmaceuticals dirigée par Martin Shkreli constitue l’un des exemples emblématiques de cette dérive des prix. Cette société a racheté la licence d’un anticancéreux pour seulement faire passer son prix de 13,50 dollars à 750 dollars le comprimé.

Naturellement les salaires n’ont pas doublé. En tenant compte de l’inflation ils ont diminué sur la même période (depuis la crise de 2008). Les dépenses médicales des retraités et de ceux qui bénéficient du Medicare représentent une proportion non négligeable de leurs salaires ou pensions. Selon la Kaiser Family Foundation le coût des prescriptions médicales des retraités représente aujourd’hui les trois quarts de leur pension de sécurité sociale et la moitié des allocations moyennes que recoivent les personnes bénéficiant du Medicare.

Dans le même temps le nombre d’emplois réels a diminué. Les jobs dont parlent les presstitutes économiques et qui ne trouvent pas de candidats sont des emplois qui ne procurent même pas de quoi vivre. Le BLS a indiqué que durant ce mois de juillet 2018 le nombre de personnes occupant deux ou plusieurs emplois à temps partiel a augmenté de 453000 : le nombre total d’Américains travaillant à temps partiel est maintenant de 8072000. En examinant ce dernier rapport du BLS on constate une évolution du marché du travail américain vers une véritable tiers-mondialisation. Les supposés nouveaux emplois se situent dans les services domestiques à très bas salaire : aides temporaires, assistance aux personnes, serveuses et barmen. Certes il y a une maigre lueur d’amélioration de l’état de l’économie mais la dette est de partout. Cette dette augmente plus vite que les revenus ne le permettent. Le gouvernement américain va vers un déficit annuel de 1000 milliards de dollars. L’Etat fédéral, les Etats et la base des taxes locales ont été décimées par la délocalisation massive par les grandes corporations des emplois à haute valeur ajoutée et des savoir-faire. Au nom du libre-échange les impôts qui servaient à financer la sécurité sociale, le Medicare et les pensions publiques ont été transférés vers la Chine et d’autres pays d’Asie où les coûts salariaux sont dérisoires. En d’autres termes les grandes corporations américaines réalisent plus de profits en ruinant la base d’imposition américaine. Les brillants économistes défendent cette absurdité au nom du libre-échange qui profite à tous les Américains !

Tous les Américains dont les emplois ont été perdus au profit de ces pays avec des salaires très bas savent très bien qu’il n’ont pas bénéficié de ce libre-échange. Ils savent aussi très bien que les économistes néo-libéraux et la presstitute financière leur ment. Bien sûr tous ces mensonges vont bien plus loin que le seul secteur économique. Le « Russiagate » qui a dominé la presse, la télévision et la NPR (National Public Radio) depuis la dernière élection présidentielle est un mensonge massif qui est encore entretenu jour après jour. Ce 3 août les journalistes de la NPR en bavaient d’apprendre que Paul Manafort allait peut-être faire des révélations au procureur spécial « Russiagate » Mueller qui pourrait aboutir à une procédure d’empêchement de Trump. Ces journalistes presstitutes spéculaient sur le fait que si Manafort faisait des révélations accablantes pour Trump sa peine serait allégée. Ils ont oublié de mentionner que Manafort n’étais pas devant la justice au sujet de quoi que ce soit lié de près ou de loin à l’affaire du Russiagate. Cet homme est poursuivi pour des faits d’évasion fiscale datant de dix ans lorsqu’il était consultant auprès du gouvernement ukrainien. Ces mensonges de la presstitute n’ont d’autre but que de pousser Manafort à faire de fausses déclarations pouvant porter préjudice à Trump. S’il est condamné ce sera sur la base d’aucune évidence sinon d’être « un de ces riches qui ne paient pas de taxes ».

Que le Président Trump permette que cette chasse aux sorcières de se poursuivre, une chasse aux sorcières qui dépasse de loin le mandat de Mueller dans son projet Russiagate pour lequel aucune preuve n’a été trouvée, montre à quel point les presstitutes travaillant avec le complexe sécuritaire militaro-industriel et le DNC (Democratic National Commitee) sont démunis de tout sens de jugement. Et pendant que les Américains restent assis en se suçant les pouces, ils voient sous leurs yeux le coup d’Etat qui se prépare contre leur Président.

Source : https://www.paulcraigroberts.org/2018/08/03/americans-live-in-a-world-of-lies/

Note. Les grands groupes de la Silicon Valley s’en prennent maintenant à ceux qui dérangent à l’approche des élections US de mi-mandat. Il s’agit par exemple d’Alex Jones, un journaliste polémiste qui s’en prend dans une réthorique ultra-conservatrice et violente à tous ceux qui dérangent. Ce journaliste est dorénavant interdit de séjour sur Facebook et iTunes. Inutile d’insister sur la collusion entre le DNC et ces deux géants des technologies de communication dans le but de fragiliser Donald Trump. À suivre. (Source ZeroHedge)

16 réflexions au sujet de « La chute des Etats-Unis »

  1. Le tigre de papier est quand même très bien armé… Et ce pays ne s’est enrichi qu’en faisant guerres. Il a hérité de la mentalité protestante qui n’a des comptes à rendre qu’à Dieu et qui s’appuie sur l’ancien testament qui lui donne le pouvoir du peuple élu…
    L’empire est en perte de vitesse ? Oui à terme, mais pour le moment il vaut mieux faire attention, il est capable de tout.
    Pour les statistiques, plus personne n’y croit tellement elles sont « bidonnées ».

  2. En effet, les statistiques américaines paraissent trop belles pour être vraies.
    Du coup, j’ai fait le calcul moi-même dans les grandes masses, histoire d’avoir une idée de la chose :
    – Taux de chômage officiel : 3.9 % de la population active, ce qui est supposé correspondre à 6.3 millions de personne, d’où on en tire la population active qui est égale à 6.3/.039 = 161 millions.
    – Comme la population totale des USA est de 326 millions d’habitants, on en déduit une population active de 326 -161 = 165 millions de personnes.
    – Or, la population inactive (« not in labour force ») est égale à 96 millions à juillet 2018 (catégories qui comprend les « 16 years and older, ill or disabled, retired, taking care of home or family, going to school, could not find work and other », à savoir la catégorie des gens de 16 ans et plus qui sont malades ou handicapés, retraités, mères ou pères au foyer, les étudiants, et enfin les personnes qui n’arrivent pas à trouver un emploi (en étant inscrites au chômage) » (Voir le lien https://fred.stlouisfed.org/series/LNS15000000).
    – On en déduit que le gouvernement américain a « radié » (sorti des statistiques du chômage) : 165 -96 = 69 millions de personnes sans emploi.
    – Si on réintégre ces 69 millions de chômeurs radiés, on arrive à 65 + 6.3, soit environ 72 millions de chômeurs, ce qui donne un taux de chômage véritable 11 fois plus élevé que le taux de chômage officiel.

    On voit mal comment un pays comme les USA pourrait prétendre à être en super forme économique avec des chiffres pareils.
    C’est clair, on se fait totalement enfumer par une élite gouvernementale (officielle pour la façade + le « deep state ») depuis des décennies (peut-être depuis Nixon qui a en désindexant le dollar de l’or a remis en cause les accord de Bretton Woods et a favorisé la planche à billets, les grandes corporations américaines ayant en effet fini ce travail de sape en délocalisant à tout va).
    Les gesticulations de Trump -qui gère son pays comme on gère une grosse PME- n’auront que peu d’effets sur une économie qui va dans le mur et qui risque d’emporter beaucoup d’états avec elle (« too big to fail ? »).
    Voir cette analyse d’un économiste français (Jean-Luc Basle) qui connait bien les USA pour y avoir travaillé (à des postes de management élevés dans la finance) : http://www.magistro.fr/index.php/template-2/lorem-ipsum-9/jean-luc-basle

  3. PS : j’ai oublié dans mes calculs la part des jeunes de moins de 16 ans, ce qui diminue fortement mes évaluations…désolé. Mais cela ne change pas fondamentalement la donne.

    • Je raffine mes chiffres sur la population inactive de plus de 16 ans aux US capable de travailler car les chiffres précédents ne comptabilisaient pas certaines catégories de gens ne pouvant pas travailler :
      – population de plus de 16 ans sans travail : 96 millions
      – retraités : 46 millions
      – handicapés : 3 millions dont 2 qui ne travaillent pas
      – prisonniers (prison locales + prisons fédérales) : 2 millions environ
      – étudiants de plus de 16 ans « college and university » : 20 millions
      Total des inactifs physiquement incapables de travailler pour causes de retraites, d’handicap, prison, études : 70 millions
      – aucun chiffre précis sur les maladies « longue durée » (moins de 1 million)
      Restant des inactifs aptes à travailler mais non comptés dans le statistiques du chômage : 96 -70 = 26 millions de personnes qui ne travaillent pas en étant capable de travailler.

      Soit un chômage véritable de 6.3 +26 égal environ 30 millions de chômeurs aux USA (calcul approximatif).

      • vous voulez dire 90 millions ? C’est sur ce chiffre qu’était arrivé Olivier Delamarche lorsqu’il avait encore le droit de s’exprimer librement … Il a disparu des médias : comme quoi la censure est aussi très active en France !

  4. La chute des USA ce n’est pas pour demain :
    Première puissance économique
    Première puissance technologique
    Première puissance culturelle
    Première puissance politique
    Première puissance militaire.
    Première puissance spatiale

    Evidemment ils risquent de perdre une place sur un podium, économique, par la Chine, mais plus relève du fantasme…

    • Je me pose des questions sur ces affirmations non étayées.
      – Economie : depuis 2014, selon la Banque Mondiale, la RPC (Chine) est devenue la première nation ayant le plus haut PIB à parité de pouvoir d’achat devant les USA (en clair, le niveau moyen de vie des chinois est supérieur à celui des américains). Ca ne me surprend pas quand je vois la Louisiane ou encore le Michigan, bref des états constitués des anciennes friches industrielles laissées à l’abandon depuis des décennies avec ses cortèges de SDF.
      – Technologie : la majeure partie des produits Hi-Tech est conçue et fabriquée en Chine qui détient le record mondial de dépôt de brevets; en matière de défense, la Fédération de Russie tient en ce moment le haut du pavé technologique avec des armes hypersoniques, et des radars de brouillage très sophistiqués ; en matière d’énergie, les russes sont également les premiers à avoir fabriqué et testé des centrales nucléaires à neutrons rapides, et des centrales autonomes non rechargeables; l’accès à l’espace est en ce moment permis par les moteurs à fusée russes (les RD-180), etc…donc, les USA champions du monde de la technologie, je demande à voir.
      – Défense : pas de soucis, les américains sont les champions du monde en la matière avec un peu moins de 1000 milliards USD dépensés par an (notons que Donald Rumsfeld a donné une conférence de presse le 10 septembre 2001 pour expliquer que 23,000 milliards USD avaient été dépensés par le Pentagone sans qu’il en ait trace…le 11 septembre, les bureaux de la comptabilité du Pentagone ont été détruits).
      – Culture : si on parle des films et des séries TV américaines, pas de problème, ce sont les champions (dans la catégorie violence bien entendu, dans les autres catégories, il y a beaucoup mieux).
      – Politique : je crois qu’en ce moment, l’affligeant spectacle que donne la classe politique américaine avec notamment l’affaire de la supposée ingérence russe dans leur élection passée, et l’extra-territorialisation de leur droit national nous indique que les politiques américains les plus influents sont stupides (la NSA espionne tout le monde), manichéens (les bons américains, les vilains russes), paranoïaques et mégalomanes (je suis tellement convaincu d’être le meilleur que le reste du monde est forcément constitué de crétins envieux et mal intentionnés).
      A tout prendre, je préfère encore la classe politique française qui est tout sauf un modèle du genre.
      – Commerce, Marketing et Finance : je donne aux américains la note de 20/20 en la matière et les déclare champions du monde (à supposer que l’argent ait une nationalité).

    • J’ignore si vous êtes allé à Baltimore il y a 30 ans. C’était une ville riche avec pratiquement pas de chômage où il faisait bon se promener le soir. J’y suis allé à cette époque, en voiture c’est très près de Washington, ville où je me rendais régulièrement pour affaires. Aujourd’hui Baltimore est la ville américaine où le taux d’homicides est le plus élevé et la criminalité y a atteint des sommets aux USA. Après, quand on raconte que les USA sont le pays le plus avancé du monde, laissez-moi émettre de sérieux doutes. La réputation mondiale des Etats-Unis n’est préservée que par une propagande organisée de manière très sophistiquée pour tromper le monde entier …

    • Votre lien indique bien que « Les taux de change PPA sont utilisés avant tout dans les comparaisons internationales de niveau de vie »…la parité de pouvoir d’achat consiste par définition à permettre de comparer la richesse produite par un pays en une année (PIB ou somme des valeurs ajoutées crées par les différents acteurs économiques) avec celle d’un autre pays en se focalisant sur le pouvoir d’achat, donc le niveau de vie ; cette démarche est plus pertinente que l’utilisation de simples taux de change qui n’incluent pas certains facteurs impactant le niveau de vie comme par exemple les réglementations, les droits de douane, les salaires, etc… Un habitant d’un pays A peut avoir un PIB par habitant supérieur à celui d’un habitant d’un pays B, et pourtant quand on intègre les réglementations, impôts, taxes, prix, avantages divers, etc.., on peut se rendre compte que les gens du pays B ont un pouvoir d’achat beaucoup plus grand que ceux du pays A.
      D’où l’intérêt de prendre des PIB en PPA pour les comparaisons internationales.

      Allez, petit cadeau en retour : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_(PPA)
      Donc, que ce soit selon le Fonds Monétaire International, le CIA World Factbook ou encore la Banque Mondiale, le classement reste invariable :
      Chine : n°1
      Union Européenne : n°2
      Etats-Unis : n°3
      Le niveau de vie des chinois est donc supérieur à celui des européens de l’UE qui lui-même est supérieur à celui des américains.

      Eh oui, nous ne sommes plus dans les années 60…les choses ont changé et ce n’est pas fini, surtout pour les américains.

  5. @jacqueshenry
    Pour répondre à votre question ci-dessus (« vous voulez dire 90 millions ? C’est sur ce chiffre qu’était arrivé Olivier Delamarche… »), la population inactive (« not in labour force ») est en effet égale à 96 millions à fin juillet 2018 et ce chiffre inclut les retraités, les handicapés, les prisonniers, les étudiants…et les chômeurs dont j’évalue le nombre à 30 millions, soit presque 20 % de la population active (voir mon calcul ci-dessus).
    Parlant d’Olivier Delamarche, je recommande son intervention d’août 2017
    ( https://www.boursorama.com/videos/actualites/voici-les-vrais-chiffres-du-chomage-1c7491125aa55e7fcdde2ecc634dec3f ) au cours de laquelle il indique que :
    – la proportion de chômeurs se situe autour de 20 % aux USA
    – les chiffres du BLS sont surévalués par des modèles de calculs frauduleux
    – 50 % des américains n’ont pas 400 USD devant eux pour faire face aux dépenses
    exceptionnelles
    – les emplois de barmans et serveurs sont le gros des emplois crées (alors que ces
    emplois sont rémunérés uniquement sur les pourboires et donc ne donnent donc pas droit aux
    allocations chômage, tout comme les emplois à temps partiel)
    – 47 millions d’américains mangent grâce à la distribution de tickets alimentaires.

    Bref, les USA, c’est vraiment pas le Pérou. C’est un pays qui souffre d’un gros problème de redistribution des richesses produites (ultra-libéralisme oblige).

    • Combien de temps ce pays résistera-t-il ? Il ne se passe pas un jour ou une nuits sans fusillades, homicides et vols avec violence dans les grandes villes américaines dont certaines n’ont même plus d’argent pour payer les retraites de leurs anciens employés. Comme dans les banlieues de beaucoup de villes de France il y a des zones de non-droit. Et quand vous songez que la population américaine est sur-armée, il y de quoi se faire du souci …

  6. @camembert
    Les USA me font penser à une bête blessée. J’ai participé il y a bien longtemps à une chasse au sanglier en Saône-et-Loire et les chasseurs se devaient de tuer l’animal d’un seul coup car un sanglier blessé est vraiment un danger mortel. C’est exactement dans cette situation que se trouve les USA aujourd’hui. Empêtrés dans des problèmes sociaux domestiques insolubles, que se passe-t-il ? Des sanctions économiques, des droits de douane extravagants sur l’acier et l’aluminium, et d’autres produits variés. Trump gère la politique de son pays comme s’il jouait au Casino : comme chacun sait on ne peut pas faire fortune en jouant à la roulette ou au crap. Je suis de très prêt l’évolution des évènements turcs qui pourraient aboutir à une expulsion des Américains de leurs deux bases militaires essentielles pour l’équilibre de l’OTAN. Erdogan sait que ce sera dévastateur pour les USA et ils seront obligés de payer très cher. Je suis convaincu (mais je n’écrirai pas de billet sur mon blog à ce sujet) que Trump va payer très cher le maintien de ses missiles nucléaires sur le sol de la Turquie. C’est pourquoi, à mon humble avis, Wall Street a tout fait pour affaiblir la lire turque, ainsi le coût de l’opération sera moins onéreux.
    Il faut décrypter les informations et surtout ne pas les prendre au premier degré. Maintenant au sujet de l’Iran et de la Chine : même stratégie de la Maison-Blanche. La Chine a décidé de payer ses factures pétrolières en yuans – en plus convertibles en or – ce qui déplait fondamentalement aux Américains qui voient la suprématie du dollar attaquée. Résultat : sanctions contre l’Iran qui a accepté le deal chinois et sanctions contre la Chine. C’est ridicule ! La Chine dispose d’un matelas de dollars et de T-bonds suffisant pour ruiner les USA et Trump n’est pas con au point d’ignorer ce détail. Voilà la situation. Un animal blessé peut être dangereux. Il faut seulement souhaiter que cet animal meure avant d’être destructeur au niveau planétaire …

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