La chute des Etats-Unis

La chute des Etats-Unis

Emmanuel Todd qu’il est inutile de présenter sur ce blog a prédit, sur la base de données démographiques, la chute prochaine de l’empire américain. Les prémices de cette chute sont fort bien résumés dans un article de Paul Craig Roberts paru sur son blog le 3 août dernier et que j’ai traduit pour mes aimables lecteurs. J’ajouterai qu’il ne reste plus d’autre alternative pour ce pays que de fomenter encore une fois une guerre pour occuper le seul secteur qui fonctionne encore correctement le complexe sécuritaire militaro-industriel, un véritable état dans l’Etat qui dicte ses lois à la Maison-Blanche.

Les Américains vivent dans un monde de mensonges

Le gouvernement US et les « presstitutes » qui le servent continuent à nous mentire sur pratiquement tout. Aujourd’hui le bureau des statistiques du travail (BLS) a déclaré que le taux de chômage était de 3,9 %. Comment peut-il en être ainsi alors que ce même BLS rapporte que le taux de participation au travail a décru constamment depuis dix ans, période supposée de redressement économique (depuis la crise des subprimes), et qu’il n’y a aucune pression sur les salaires en raison de ce taux très bas de chômage. En effet, lorsqu’il y a beaucoup de créations d’emplois la tension sur les salaires augmente. Or un taux de chômage de 3,9 % signifie qu’il y a peu de demandeurs d’emploi et alors les entreprises doivent augmenter les salaires pour trouver des employés : un taux de chômage proche du plein emploi sans augmentation des salaires est donc antinomique.

Ce taux de 3,9 % ne reflète par la santé de l’emploi mais tout simplement que les demandeurs d’emploi n’en cherchent plus et ne sont donc plus comptabilisés par le BLS comme demandeurs d’emploi. Ce taux de chômage de 3,9 % est donc tout simplement un canular (hoax en anglais).

Le gouvernement nous dit qu’il n’y a essentiellement pas d’inflation en dépit du fait que les prix ont beaucoup augmenté, que ce soient les prix des denrées alimentaires, des réparations des maisons, des médicaments, de presque tous les produits. Il y a deux ans l’institut de politique publique des l’Association américaine des retraités a publié une étude indiquant que les prix de détails des médicaments avait augmenté de 10 % par an. Depuis décembre dernier seulement, les prix de 20 médicaments très utilisés a été multiplié par 4 et soixante autres médicaments ont vu leur prix doubler sur la même période. La société Turing Pharmaceuticals dirigée par Martin Shkreli constitue l’un des exemples emblématiques de cette dérive des prix. Cette société a racheté la licence d’un anticancéreux pour seulement faire passer son prix de 13,50 dollars à 750 dollars le comprimé.

Naturellement les salaires n’ont pas doublé. En tenant compte de l’inflation ils ont diminué sur la même période (depuis la crise de 2008). Les dépenses médicales des retraités et de ceux qui bénéficient du Medicare représentent une proportion non négligeable de leurs salaires ou pensions. Selon la Kaiser Family Foundation le coût des prescriptions médicales des retraités représente aujourd’hui les trois quarts de leur pension de sécurité sociale et la moitié des allocations moyennes que recoivent les personnes bénéficiant du Medicare.

Dans le même temps le nombre d’emplois réels a diminué. Les jobs dont parlent les presstitutes économiques et qui ne trouvent pas de candidats sont des emplois qui ne procurent même pas de quoi vivre. Le BLS a indiqué que durant ce mois de juillet 2018 le nombre de personnes occupant deux ou plusieurs emplois à temps partiel a augmenté de 453000 : le nombre total d’Américains travaillant à temps partiel est maintenant de 8072000. En examinant ce dernier rapport du BLS on constate une évolution du marché du travail américain vers une véritable tiers-mondialisation. Les supposés nouveaux emplois se situent dans les services domestiques à très bas salaire : aides temporaires, assistance aux personnes, serveuses et barmen. Certes il y a une maigre lueur d’amélioration de l’état de l’économie mais la dette est de partout. Cette dette augmente plus vite que les revenus ne le permettent. Le gouvernement américain va vers un déficit annuel de 1000 milliards de dollars. L’Etat fédéral, les Etats et la base des taxes locales ont été décimées par la délocalisation massive par les grandes corporations des emplois à haute valeur ajoutée et des savoir-faire. Au nom du libre-échange les impôts qui servaient à financer la sécurité sociale, le Medicare et les pensions publiques ont été transférés vers la Chine et d’autres pays d’Asie où les coûts salariaux sont dérisoires. En d’autres termes les grandes corporations américaines réalisent plus de profits en ruinant la base d’imposition américaine. Les brillants économistes défendent cette absurdité au nom du libre-échange qui profite à tous les Américains !

Tous les Américains dont les emplois ont été perdus au profit de ces pays avec des salaires très bas savent très bien qu’il n’ont pas bénéficié de ce libre-échange. Ils savent aussi très bien que les économistes néo-libéraux et la presstitute financière leur ment. Bien sûr tous ces mensonges vont bien plus loin que le seul secteur économique. Le « Russiagate » qui a dominé la presse, la télévision et la NPR (National Public Radio) depuis la dernière élection présidentielle est un mensonge massif qui est encore entretenu jour après jour. Ce 3 août les journalistes de la NPR en bavaient d’apprendre que Paul Manafort allait peut-être faire des révélations au procureur spécial « Russiagate » Mueller qui pourrait aboutir à une procédure d’empêchement de Trump. Ces journalistes presstitutes spéculaient sur le fait que si Manafort faisait des révélations accablantes pour Trump sa peine serait allégée. Ils ont oublié de mentionner que Manafort n’étais pas devant la justice au sujet de quoi que ce soit lié de près ou de loin à l’affaire du Russiagate. Cet homme est poursuivi pour des faits d’évasion fiscale datant de dix ans lorsqu’il était consultant auprès du gouvernement ukrainien. Ces mensonges de la presstitute n’ont d’autre but que de pousser Manafort à faire de fausses déclarations pouvant porter préjudice à Trump. S’il est condamné ce sera sur la base d’aucune évidence sinon d’être « un de ces riches qui ne paient pas de taxes ».

Que le Président Trump permette que cette chasse aux sorcières de se poursuivre, une chasse aux sorcières qui dépasse de loin le mandat de Mueller dans son projet Russiagate pour lequel aucune preuve n’a été trouvée, montre à quel point les presstitutes travaillant avec le complexe sécuritaire militaro-industriel et le DNC (Democratic National Commitee) sont démunis de tout sens de jugement. Et pendant que les Américains restent assis en se suçant les pouces, ils voient sous leurs yeux le coup d’Etat qui se prépare contre leur Président.

Source : https://www.paulcraigroberts.org/2018/08/03/americans-live-in-a-world-of-lies/

Note. Les grands groupes de la Silicon Valley s’en prennent maintenant à ceux qui dérangent à l’approche des élections US de mi-mandat. Il s’agit par exemple d’Alex Jones, un journaliste polémiste qui s’en prend dans une réthorique ultra-conservatrice et violente à tous ceux qui dérangent. Ce journaliste est dorénavant interdit de séjour sur Facebook et iTunes. Inutile d’insister sur la collusion entre le DNC et ces deux géants des technologies de communication dans le but de fragiliser Donald Trump. À suivre. (Source ZeroHedge)

L’étrange cas de l’empoisonnement de l’espion russe

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En appliquant le principe « cui bono » – qui en bénéficie ? – au cas de Sergei Skripal les investigations devraient plutôt s’occuper des agences de renseignement occidentales, selon James O’Neill

Traduction pur mes lecteurs d’un article de James O’Neill paru sur le site ConsortiumNews le 13 mars 2018 et repris par plusieurs autres blogs dont celui de Paul Craig Roberts.

L’attaque avec un agent neurotoxique de l’ancien officier des renseignements russes Sergei Skripal qui a aussi affecté sa fille dans la ville de Salisbury dimanche dernier a donné lieu a beaucoup trop de spéculations, beaucoup trop d’hystérie et pas assez du tout d’analyse et d’enquête. Cet évènement a fourni des munitions pour les médias occidentales russophobes pour accuser que c’était encore un autre exemple comme quoi la Russie et Vladimir Poutine en particulier pouvaient disposer d’un supposé ennemi du Kremlin.

Comme avec l’investigation de Mueller au sujet des allégations d’interférence russe dans les élections présidentielles américaines de 2016 il y a des accusations plus ou moins sauvages mais peu ou pas du tout d’évidence réelle qui passerait auprès d’une cour de justice indépendante..

Tout d’abord, quels sont les faits connus, une partie de ces derniers seulement a été correctement mentionnée par les médias occidentaux main-stream ? La victime, en admettant qu’elle était délibérément visée, était un ancien colonel de l’agence de renseignement russe qui comme ses équivalents occidentaux a de nombreuses missions, l’espionnage étant seulement l’une d’entre elles.

Au début des années 1990 Skripal fut recruté par l’agent du MI6 Pablo Miller, les médias n’ont jamais mentionné cet individu. Miller était un agent du MI6 à Tallin la capitale de l’Estonie. La principale fonction de Miller était de contacter des Russes pour collecter des informations afin de les transmettre au Royaume-Uni. Il est intéressant de noter, mais ce n’est peut-être qu’une pure coïncidence, qu’à cette époque l’agent du MI6 en charge de couvrir la Russie à Moscou était Christopher Steele. Steele est devenu il y a peu très connu pour avoir été le principal acteur et auteur de l’infamant « dossier Trump ».

Quand Steele retourna à Londres il fut en charge au MI6 entre 2006 et 2009 du dossier « Russie ». Les informations de Skripal étaient transmises à Steele, d’abord à Moscou puis à Londres.

Skripal fut arrêté en 2004. En 2006 il fut condamné pour trahison à Moscou à 18 ans d’emprisonnement. En 2010 il fut relâché dans le cadre d’un échange d’agents russes emprisonnés aux USA. Depuis lors il vivait supposément à la retraite. Un autre fait, quoique aussi pure coïncidence est que Salisbury, la ville où vivait Skripal, est situé à environ 12 kilomètres de Porton Down, le principal centre de recherche anglais sur les agents neurotoxiques.

Si les Russes avaient voulu de débarrasser de Skripal il avaient eu amplement le temps de la faire quand il était en prison pendant 6 ans en Russie ou encore durant ces dernières huit années qu’il a passé à Salisbury. S’ils avaient vraiment voulu l’éliminer il ne l’auraient pas fait de manière aussi publique, ce n’est pas très crédible, et d’autant plus qu’il a été empoisonné par un produit qu’on ne trouve pas dans une quelconque pharmacie. La manipulation et l’utilisation d’un produit aussi dangereux demande un véritable entrainement de professionnel. Les candidats sont donc des agences gouvernementales, et la question sans réponse est : quelle agence de quel gouvernement ?

Et c’est là que les faits deviennent très minces, et les relations intéressantes de Skripal offrent quelques hypothèses. Quand il vivait à Salisbury Skripal, selon un reportage du Daily Telegraph (lien en fin de traduction), de lia d’amitié avec Pablo Miller déjà mentionné ci-dessus mais dont les médias n’ont pas mentionné l’identité. Aujourd’hui Miller travaille pour un consultant en sécurité anglais, l’Orbis Business Intelligence. Toujours selon le même quotidien le profil LinkedIn de Miller a été précipitamment modifié et il ne figure plus dans le staff d’Orbis.

La question est donc : pourquoi avoir fait ça maintenant ?

Orbis est la même agence qui a recruté Christopher Steele. Il semble que c’est plus qu’une coïncidence que ces trois hommes ayant des liens personnels et professionnels remontant aux années 1990 aient continué à oeuvrer ensemble alors qu’au même moment le dossier dit du « Russiagate » est en cours d’implosion. L’ancien directeur du FBI James Comey avait déclaré devant une commission sénatoriale que le dossier Steele était « salace et invérifiable ».

L’ancien Ambassadeur britannique à Moscou Craig Murray a d’ailleurs suggéré sur son blog (voir le lien en fin de traduction) qu’un motif de la tentative d’assassinat de Skripal et de sa fille était de continuer à alimenter l’hystérie anti-russe auprès des médias et du monde politique occidental.

C’est certainement plausible et c’est assurément la conséquence comme le répète sans cesse la chaine de télévision ABC aussi clairement mais aussi bien d’autres médias. Mais une autre hypothèse apparaît à la lumière des fait exposés ci-dessus et elle n’a jamais été mentionnée par ces médias.

Mon hypothèse, que j’admets être spéculative, mais elle ne me paraît pas déraisonnable, est que Skripal était impliqué dans la production du dossier Steele. Il était donc en position de fournir des informations très gênantes. Comme mentionné ci-dessus ce dossier s’est dégonflé de manière spectaculaire mais des révélations de Skripal auraient été infiniment dommageables pour la communauté du renseignement américain, le FBI, le DNC (Democratic National Committee), l’Administration Obama et les Clinton.

Dans toutes les grandes enquêtes criminelles l’une des questions basiques est : qui avait les moyens, le motif et l’opportunité ? Vu sous cet angle, les Russes arrivent loin derrière les autres principaux suspects : les agences de renseignement Américaines et britanniques et les éléments du « Deep State » qui pensaient pouvoir éliminer Trump de la course à la présidence puis le fragiliser s’il était élu. Le principal motif des Russes aurait été de se venger d’une trahison qui eut lieu il y a plus dix ans.

La deuxième question qui se pose lors de toute enquête criminelle est « cui bono » – à qui profite le crime ? Il est difficile de trouver un argument crédible pouvant expliquer que le Kremlin puisse bénéficier de l’empoisonnement de Skripal. Un autre fait en faveur de mon hypothèse d’un « faux drapeau » (false flag) vient de la déclaration de la Première Ministre britannique Theresa May qu’elle a fait devant le Parlement. Sa déclaration était franchement absurde et n’aurait pu être faite qu’avec l’intention de diaboliser encore plus la Russie et de la punir à nouveau plutôt que chercher à établir la vérité et d’appliquer les principes de base d’analyse factuelle de l’évènement.

L’argument de Madame May est déconstruit sur le site web « Moon of Alabama » (voir les liens en fin de traduction) qui présente des évidences que la Russie a détruit tous les stocks d’armes chimiques laissées par l’Union Soviétique et ne produit aucune arme chimique aujourd’hui. De plus de nombreux gouvernements ont les moyens de perpétrer une attaque comme celle de Salisbury. Et le « Moon of Alabama » de poser la question : « si quelqu’un se fait écraser par une BMW est-il hautement probable que le gouvernement allemand en soit le responsable ? »

Le fait que les Anglais soient choqués renforce l’hypothèse que Skripal était devenu dangereux pour les adversaires de Trump et qu’il fallait donc l’éliminer. Il y a de nombreux précédents pour ce genre d’affaires et ceux qui se souviennent du « suicide » du Docteur David Kelly trouveront des parallèles. Les chances que la vérité émerge s’évanouissent et en même temps qu’un conflit majeur avec la Russie apparaît de plus en plus d’actualité.

Liens :

https://www.telegraph.co.uk/news/2018/03/07/poisoned-russian-spy-sergei-skripal-close-consultant-linked/

https://www.craymurray.org.uk/archives/2018/03/russian-to-judgement/

http://www.moonofalabama.org/2018/03/theresa-mays-45-minutes-claim.html#more

https://www.nytimes.com/2017/09/27/world/europa/russia-putin-chemical-weapons.html

Source et illustration :

https://consortiumnews.com/2018/03/13/the-strange-case-of-the-russian-spy-poisoning/

Commentaire. Cet évènement me semble d’une importance extrême pour l’avenir de la planète toute entière tant le degré de schizophrénie a atteint les limites du supportable des deux côtés de l’Atlantique. C’est la raison pour laquelle j’ai réalisé cette traduction aussi fidèle que possible pour mes lecteurs afin qu’ils se forgent une opinion.Que l’on m’accuse d’antiaméricanisme (primaire ou pas) est une chose, s’informer en est une autre infiniment plus importante et ce ne sont malheureusement pas les médias occidentaux qui informent objectivement. Il faut chercher d’autres sources parfois contradictoires pour discerner le vrai du faux, un faux qui est devenu presque une coutume en ces temps d’incertitude géopolitique …

Pas de billet vendredi 16 mars 2018

Kim Dotcom a frappé fort

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De son gros poing aux doigts boudinés le sieur Kim Dotcom, qui pèse 162 kilos, a frappé très fort en démontrant preuves d’informaticien chevronné à l’appui que les Russes n’avaient pas pu interférer dans la compagne électorale américaine et qu’ils ne pouvaient pas être les auteurs du « hacking » du comité soutenant Hillary Clinton, le DNC.

En effet, et ni la CIA, ni la NSA, ni le FBI et encore moins le département de la justice américaine n’ont l’air de compter parmi leurs personnels un informaticien capable de fournir une preuve qu’il y a bien eu une interférence russe dans ce processus électoral télécommandée par l’équipe de Donald Trump. Il se trouve qu’il n’y a pas eu d’infiltration russe mais une fuite de la part d’un des membres du DNC, fuite immédiatement imputée par le clan Clinton aux services d’espionnage russes.

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Dotcom s’appuie sur une information élémentaire pour un informaticien qui a été rendue publique après inspection des ordinateurs du DNC et qui a été soigneusement passée sous silence. La copie des fichiers de l’ordinateur a été effectuée à la vitesse de 22,6 MB/seconde (méga-bytes/seconde) et cette vitesse de transfert ne peut être atteinte qu’avec une mémoire flash, clé USB ou disque dur flash.

Comme l’indique le tableau ci-dessus la vitesse de transfert entre deux ordinateurs proches l’un de l’autre n’est plus que de 14,2 MB/s et vers un serveur proxy elle tombe à 6,3 MB/s et enfin de la cote est des USA vers la cote ouest cette vitesse est alors de 2,0 MB/s. Autant dire que pour aller jusqu’en Russie … Le hacker du DNC ne pouvait donc pas se trouver en Russie ni ailleurs. C’était un membre du DNC ! Cette information d’une limpidité arithmétique qu’un enfant de 5 ans comprendrait rend caduques toutes les accusations formulées par les Démocrates au sujet de la Russie ainsi que celles portées à l’encontre de Julian Assange qui a publié les centaines de milliers de messages d’Hillary Clinton depuis un serveur non sécurisée alors qu’elle était à la tête du Département d’Etat. Le suspect a été identifié par Kim Dotcom comme étant Seth Rich mais le Département de la Justice, en la personne de Mueller, fait toujours la sourde oreille car s’il se rend officiellement à l’évidence la Miss Clinton ira probablement en prison ainsi que son époux et bien d’autres personnalités démocrates …

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Source et illustrations : ZeroHedge 19 février 2018

Le « Russiagate » et la moralité aux USA

La presse européenne main-stream n’a pas semblé intéressée par les révélations explosives de William Binney, un ancien officiel de la NSA (National Security Agency). D’ailleurs qui connait Binney en Europe ? Mediapart si prompt à sortir des informations souvent tendancieuses n’a pas cru devoir relater les déclarations de Binney ni Le Monde, le quotidien le plus asservi de France au pouvoir en place, ni la Libre Belgique ni la Tribune de Genève pour ne mentionner que quelques journaux en langue française et encore moins le Guardian qui ne cesse dans ses colonnes de dénigrer le Président Trump. La NSA effectue un programme massif de surveillance de toute information digitale provenant du monde entier et comme de facto les USA contrôlent le Web rien de plus simple pour cet organisme que de détecter toute information suspecte au sujet d’une interférence de la Russie dans le processus électoral américain.

William Binney a déclaré que si le gouvernement russe avait conspiré avec Trump, hacké les ordinateurs du comité national démocrate (Democratic National Committee, DNC) ou d’une quelconque manière influencé le déroulement des dernières élections présidentielles, la NSA en aurait acquis l’évidence digitale. Il a ajouté que le fait que la NSA ait « écouté » pendant plus d’une année tous les arguments et autres informations alimentant le Russiagate sans avoir jamais décelé la moindre évidence de commencement de vérité est une preuve suffisante pour considérer que ce Russiagate est un assemblage de fausses nouvelles et de mensonges.

Ces fausses informations ont pour origine le directeur de la CIA, John Brennan, et le directeur (ex) du FBI James Comey qui ont conspiré avec le DNC en vue de discréditer le Président Trump et au minimum l’éviter d’endommager la puissance immense du complexe militaro-industriel américain en normalisant les relations entre les USA et la Russie. Selon Paul Craig Roberts la situation de l’ensemble du monde politique américain est préoccupante car la CIA et le FBI ont non seulement monté un mécanisme mensonger par eux-mêmes ou sur ordre du DNC et donc du clan Clinton en sous-main mais ils ont aussi vendu ce mensonge à la presse et au Congrès. Cette presse (presstitutes comme l’appelle Roberts et ce qualificatif s’applique aussi à toute la presse européenne) dont le devoir professionnel le plus élémentaire est de vérifier ses sources d’information n’a jamais demandé ni à la CIA ni au FBI de lui fournir le moindre soupçon d’évidence. Elle a au contraire amplifié les mensonges de Brennan et de Comey en déclarant que toutes les 17 agences de renseignement américaines avaient conclu que la Russie avait interféré dans les élections américaines. En réalité un poignée de personnes soigneusement sélectionnées dans trois agences seulement ont écrit un rapport conditionnel qui n’est supporté par aucune évidence.

Ces informations totalement fausses et montées de toute pièce n’avaient pour but que de discréditer Donald Trump mais les officiels des agences de sécurité corrompus, les Sénateurs corrompus et les Représentants corrompus, le DNC corrompu et les médias corrompus ont constamment répété ces faits pour transformer le mensonge en réalité. On assiste quasiment à une réapparition des méthodes de propagande si chères au régime nazi allemand …

Après avoir réussi à contraindre Trump de se ranger dans le camp militariste ses ennemis ont répandu la rumeur que le Président était instable, volatil et qu’il pourrait bien pousser le bouton rouge de la guerre nucléaire sur un coup de tête comme Don Quichotte partait en guerre contre les moulins à vent sans raison apparente. Ce sont les termes mêmes de deux politiciens du comité sénatorial pour les relations extérieures qui l’affirment. Si ces deux sénateurs, Bob Corker et Chris Murphy, étaient réellement préoccupés et n’étaient pas seulement en train d’organiser une nouvelle campagne de dénigrement à l’encontre du Président Trump ils devraient au contraire déclarer que toute cette histoire de Russiagate est un mensonge qui a au contraire dangereusement tendu les relations entre les USA et la Russie.

Contrairement à ce que pensent ces deux sénateurs le Président ne peut pas de lui-même appuyer sur le bouton rouge de la guerre nucléaire y compris en cas de décision d’attaque préventive surprise. Il doit au préalable accepter un plan de guerre de l’Etat Major Général mais aussi se fier aux alarmes du conseiller en charge de la sécurité en cas d’arrivée vers le sol américain de missiles nucléaires intercontinentaux. Toute décision du Président sans concertation préalable ne serait pas suivie d’effet.

Paul Craig Roberts pose donc la question vraiment importante de savoir qui détient aux USA l’autorité pour initier une guerre nucléaire. La réponse est : personne ! Dans le cas de l’arrivée de missiles intercontinentaux décider d’en lancer en signe de vengeance contre l’ennemi est inutile car le pays sera détruit avant même que l’ennemi soit lui-même détruit. Une vengeance à ce stade relève d’un raisonnement totalement futile. En outre une frappe préventive conduit aux mêmes conséquences : une destruction mutuelle totale. En conclusion une guerre nucléaire est un acte de pure folie et rien ne peut la justifier.

C’est le but de la diplomatie que de désamorcer les risques de conflit et de prévenir les guerres. Pourtant, depuis que le Président Clinton a attaqué la Serbie la diplomatie américaine a été utilisée tout au contraire pour alimenter des guerres. Durant les 16 années des mandats de Bush et d’Obama les USA ont détruit en presque totalité 7 pays différents tuant et blessant des millions d’innocents et générant des millions de réfugiés. Pas une seule de ces guerres était justifiée, elles étaient toutes provoquées sur la base de mensonges grossiers. Washington a perdu tout sens moral et dans un tel contexte est capable de décider d’une frappe nucléaire préventive en direction de la Russie. Les bombes larguées sur Hiroshima et Nagasaki étaient lilliputiennes en regard de la moindre bombe thermonucléaire moderne qui a un pouvoir destructeur de 500 à 5000 fois supérieur. Le Japon a été bombardé avec ce nouveau type d’armement alors qu’il avait bien entamé des pourparlers de capitulation. En 1945 il n’y avait déjà plus aucun sens moral à Washington !

Le plus stupéfiant dans cette histoire mensongère du Russiagate est que la chaine d’information CNN a mandaté l’un de ses éditeurs les plus suivis des USA, Chris Cillizza, pour publier un reportage sur la perte de tout sens moral dans le pays au sujet des scandales à caractère sexuel qui secouent le pays. « C’est une conséquence de l’élection de Donald Trump » (sic) puisqu’il menace la Russie de conflit nucléaire. Pour cet éditeur de CNN il semble que « mettre la main au cul » d’une femme est tout aussi infamant que de menacer une puissance nucléaire comme la Russie de conflit militaire … Voilà matière à réflexion !

Largement inspiré d’un billet de Paul Craig Roberts paru sur son blog le 17 novembre 2017 et également du Washington’sBlog : http://www.washingtonsblog.com/2017/11/70011.html

Note : la NSA contrôle 1250000 e-mails par seconde en accédant directement à des noeuds d’interconnexion du réseau internet dans le monde entier. Fairview est l’un des trois principaux programmes de surveillance de la NSA. Illustration Washington’sBlog

Russiagate : la désinformation continue aux USA et … en Europe

Le gigantesque scandale, une véritable bombe à fragmentation, qui commence à secouer les USA n’a pas fini de faire couler de l’encre. Brièvement il s’agit de l’affaire mêlant Uranium One, la Russie, le comité démocrate (DNC), Hillary Clinton et même Obama qui pourrait aussi être éclaboussé. Lorsque Madame Clinton était en poste comme Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères durant le premier mandat d’Obama, elle eut en charge le dossier de rachat d’Uranium One par la société d’état russe Rosatom. Elle en profita, toute secrétaire d’Etat qu’elle était, il fallait le souligner, pour corrompre les autorités russes et faire pression afin que la Fondation familiale Clinton soit dûment rémunérée à hauteur, toutes sommes confondues, de 145 millions de dollars plus un demi-million de dollars dans la poche de Bill qui effectua une prestation à Moscou pour mettre de l’huile dans les rouages de Rosatom. L’affaire remonte à 2010. Malgré le fait que le FBI et le département de la justice américaine se soient intéressés à cette transaction permettant à la Russie de contrôler 20 % de l’activité liée à l’uranium au sein même des USA l’affaire n’a pas eu l’air d’inquiéter Obama outre mesure. Il a même tout simplement gardé le silence, de même que James Comey alors directeur du FBI, remercié il y a quelques mois par Trump.

De toute évidence Hillary Clinton a menti dans l’affaire appelée maintenant le « Russiagate ». Elle a financé une entreprise privée en liaison avec un ancien agent du MI6 pour monter de toute pièce la soi-disant interférence de la Russie dans les élections présidentielles de novembre 2016. Pour que FoxNews reconnaisse ses erreurs au sujet du rôle jamais prouvé de la Russie dans ces élections et que le Washington Post se sente pour le moins gêné est révélateur de l’aspect nauséabond de la politique politicienne de Capitol Hills : tous les membres de la Chambre des Représentants sont mouillés que ce soient les Démocrates comme les Républicains qui ont reproché à Trump d’avoir limogé James Comey car un grand nombre d’entre eux « savaient ». D’autres têtes vont bientôt tomber et le couple Clinton pourrait se retrouver sous les verrous si naturellement la justice fait correctement son travail, ce qui n’est pas encore acquis pour l’instant.

Apparemment ce tsunami politique américain n’a pas l’air d’intéresser les médias européens qui, comme l’a fait l’AFP, ignorent ou feignent d’ignorer ce qui se passe en ce moment même à Washington. Pas un mot sur la corruption d’Hillary Clinton lors des transactions avec Rosatom, seulement la mention d’un fait très secondaire : la mission confiée à l’entreprise Fusion GPS, basée à Washington chargée d’enquêter sur les liens entre Trump et la Russie qui remit un rapport totalement mensonger au DNC afin d’alimenter le « Russiagate ». Pas un mot de la corruption active d’Hillary Clinton, c’est l’Omerta ! Il faut dire que tous les médias européens, sous l’influence de la CIA, ont carrément daubé au sujet de Donald Trump. Ils vont s’en mordre les doigts car cette affaire va aussi avoir de lourdes répercussions en Europe, le chien-chien de l’Amérique. Quelle attitude vont adopter Merkel, Junker et bien d’autres éminents hommes politiques, seulement éminents dans leur degré de corruption et d’avilissement

La politique c’est complètement pourri … À suivre.

Source : ZeroHedge et The Hill