Glyphosate : l’Europe et la France en particulier s’enfoncent encore une fois dans l’obscurantisme

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Après la décision de Bruxelles de prolonger pour les 5 années à venir l’utilisation du RoundUp (glyphosate) la France et un ou deux autres pays européens, j’ai oublié lesquels, ne se sont engagés que pour une prolongation de trois ans, renouvelables ? Nul ne le sait, et en premier lieu les agriculteurs qui sont les premiers concernés. Coïncidant avec cette décision de Bruxelles l’EPA américaine (Environmental Protection Agency) a publié un volumineux rapport concernant le glyphosate daté du 12 décembre 2017, rapport de 216 pages dont j’ai lu les passages essentiels et qui avait été commandé par l’Administration Obama après les déclarations plutôt hâtives et tonitruantes de l’IARC (centre international de recherche sur le cancer basé à Lyon en France), agence onusienne en charge de débusquer tout ce qui peut nuire à la bonne santé des bipèdes peuplant la Terre en étant éventuellement potentiellement cancérigène.

Ce rapport étoffé et parfaitement bien documenté a rassemblé un ensemble impressionnant d’études réalisées tant par des laboratoires académiques privés sur leur propres initiatives que par des équipes de biologistes rémunérées par la firme Monsanto au cours des années qui ont suivi la découverte de cet herbicide. Il fallait en effet produire des preuves que cette molécule chimique très simple ne présentait pas d’effets indésirables afin d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché. Cette politique des entreprises privées, quelles qu’elles soient, n’est pas un fait isolé : tous les laboratoires pharmaceutiques ou ceux impliqués dans la protection des plantes et des animaux procèdent de la même manière. Ils font entièrement confiance en la probité des chercheurs académiciens. Aux USA tous les pesticides font l’objet d’un renouvellement de leur autorisation de mise sur le marché tous les 15 ans, que ce soient des insecticides, des fongicides, des nématicides, des herbicides ou encore de la simple « mort aux rats », c’est la loi et ces homologations tiennent compte de toutes les nouvelles informations scientifiques parues au cours de ce laps de temps de 15 ans.

À la suite des études réalisées par l’IARC, l’administration Obama a demandé à l’EPA une nouvelle évaluation du glyphosate, ce qui a été fait. Il apparaît – j’ai lu toutes les conclusions, rubriques après rubriques – que le glyphosate n’est pas carcinogène pour les humains, qu’il n’est pas non plus carcinogène potentiel, et qu’il n’existe aucune étude scientifique à ce jour réalisée en respectant les bonnes pratiques de laboratoire qui puisse permettre d’émettre un quelconque doute à ce sujet. En d’autres termes, à la suite des milliers d’études réalisées depuis 1974, il n’y a aucune évidence sérieuse permettant d’affirmer que le glyphosate puisse avoir un quelconque effet néfaste sur la santé humaine ou animale.

Bien que je ne lise pas systématiquement la presse main-stream subventionnée qu’elle soit française ou européenne, si possible en français ou en anglais et à la rigueur en espagnol, je n’ai nulle part noté un quelconque entrefilet ni aucune dépêche d’agence de presse relatant la parution de ce volumineux rapport de l’EPA au sujet du glyphosate. C’est dire à quel point les activistes écologistes ont caviardé les médias afin d’instaurer une omerta absolue sur ce rapport que je tiens à la disposition de mes lecteurs sur leur demande ou qu’ils peuvent se procurer sous format pdf auprès de l’EPA, DP Barcode : D444689 , TXR#: 0057688 .

Cette information fait ressortir que les fonctionnaires de Bruxelles sont également caviardés de l’intérieur par les écologistes et ne parlons même pas du gouvernement français qui encore une fois s’est couvert de ridicule en n’autorisant le glyphosate que pour une durée de trois ans faisant planer une incertitude funeste sur la tête de nombreux agriculteurs.

12 réflexions au sujet de « Glyphosate : l’Europe et la France en particulier s’enfoncent encore une fois dans l’obscurantisme »

  1. Quand on pense que ces polytocards de l’ENA traitent les paysans de bouseux…
    Alors que ce sont des entrepreneurs dans l’âme.
    Ils ne leur restera plus qu’a importer leurs salades et patates de Russie.

  2. Pour paraphraser George Clemenceau, l’argent est une chose trop sérieuse pour la laisser aux banquier, dès lors, pour le paraphraser de nouveau, l’écologie est une chose trop sérieuse pour la laisser aux écologistes.
    En fait, l’écologie politique est constitué par un ensemble de gens qui détestent la modernité, tout en usant et abusant de l’ordinateur, cherchez l’erreur…
    Ce sont ces deux jeunes du W.W.F., que j’avais rencontré, qui étaient infoutus de me citer le nom de cinq oiseaux ou de cinq arbres (je me souvenais de dix, mais le nombre véritable était de cinq, chiffre que j’avais choisi, parce qu’à mon sens, citer cinq noms d’arbres ou d’oiseaux ne devait pas être trop compliqué, je m’en souviens maintenant).
    Mais cette écologie politique a percolé un petit peu partout dans le monde et, en France, le personnel politique a la trouille que la population pète un plomb et le vire.
    C’est donc pour se bien faire voir par elle que le gouvernement se montre, ou voudrait se montrer, plus écolo que les écolos.
    D’où cette agitation des présidents au sujet du présupposé réchauffement climatique.
    De plus, celui-ci doit avoir des résultats alarmants de l’opinion publique à son sujet, soit par des officines privées, soit par de qui fut les R.G. et qui doit toujours faire son travail de renseignement intérieur.
    D’où la tentation du gouvernement, par les voix d’une sénatrice U.D.I. (oui, ce parti existe encore) et par celle de Monseigneur Macron, de renforcer le dispositif de chasse aux fausses nouvelles, dites fake news par les américanolâtres, ou dit autrement, de renforcer la censure gouvernementale.
    Parce que soyez sûr que tout cela est lié.
    A cela rajoutez le fait que nombre d’écolos sont d’heureux eurolâtres et vous comprendrez facilement pourquoi il suit avec tant d’empressement la moindre lubie des écologistes politiques.
    D’ailleurs, une question économique écolo comme la décroissance qui, si on y réfléchit un petit peu, montre sa dangerosité conceptuelle à 7, 5 ou 6 milliards d’Êtres Humains sur terre, mieux que Pol Pot, détaille à merveille leur détestation de la modernité qui, en réalité, est une haine viscérale inconsciente d’eux-mêmes qu’ils projettent sur l’humanité toute entière.
    D’où leurs multiples contradictions.
    Je fait ainsi infiniment plus confiance au foldingue du retour à la terre intégrale qui va chaque matin, dès potron-minet, bichonner ses tomates à la lueur d’une bougie.

    • Je fais des erreurs comme d’écrire « je fait », ah mes fautes d’accord que je fais, sans parler des consonnes doubles et de plein de petites choses comme ça…..

    • Vous avez parfaitement décrit en quelques mots ce qu’est l’écologie politique. Avec un changement du climat vers le froid (je ne parle pas des vagues de froid qui paralysent actuellement l’Amérique du Nord) la situation va devenir infiniment plus critique. On aura encore plus besoin de pétrole et de charbon non plus pour se déplacer, se chauffer ou s’éclairer et faire fonctionner l’industrie mais bien plus basiquement pour se nourrir ! Je n’arrive pas à imaginer un instant que le monde politique continue à ignorer le changement climatique à venir (voir un prochain billet à ce sujet sur ce blog) sans aucunement s’y préparer …

      • Je crains que les tenants de la religion de l’AGW ne trouvent une combine quelconque pour expliquer que le refroidissement n’est que temporaire et, lui aussi, lié aux gaz à effet de serre et que ce refroidissement visible dans des modèles ad hoc ne fait que précéder un réchauffement pire que celui initialement envisagé. Il me semble que le sieur Hansen a déjà dit quelque chose de ce genre.

  3. @ Thierry
    Patientez encore un peu je suis toujours occupé avec mon ultime billet relatif au climat qui démontre que l’activité humaine n’a rien à voir avec ce dernier. Ensuite je ne perdrai plus mon temps sur ce sujet … Encore trois ou quatre jours de patience.

  4. juste une remarque à propose de (James) Hansen, cité par Thierry Desitter ; c’est un carbocentiques de première, mais un adorateur du nucléaire, comme solution palliative. Un peu comme Jancovici chez nous.
    Comme quoi, tout n’est pas à jeter même chez les pires dogmatiques du climat.

    • Hansen n’est pas un « adorateur » du nucléaire (j’ai d’ailleurs écrit un billet à ce propos) mais un réaliste conforme à SA théorie de l’effet de serre du CO2 car seule l’énergie nucléaire pourra dans le futur réduire les émissions de gaz carbonique.

  5. De ce que j’ai pu consulter sur la toile, le glyphosate n’est pas une molécule très stable, il est assez vite dégradé dans le milieu naturel. Un produit de sa dégradation s’appelle l’AMPA pour Aminomethylphosphonic acid. Cet AMPA est donc la « trace » que l’on retrouve dans les cours d’eau, et qui semblerait indiquer l’usage agricole ou non de glyphosate. Certains écologistes font d’ailleurs très vite le rapprochement: http://www.shnd.fr/spip.php?article411 . Seulement il y a un hic: c’est que ces mêmes écologistes sont ceux qui ont obtenus la suppression des phoshates dans nos lessives, pour limiter l’eutrophisation des cours d’eau en 2007, ces phosphates ont donc été remplacés par des phosphonates par les industriels (rôle anticalcaire, donc ça lave plus blanc…) Prenez donc votre premier paquet de lessive ou de capsules lave-vaisselle vous y trouverez un bon pourcentage de phosphonates, qui dans les stations d’épurations donnent de l’AMPA. La demi-vie de l’AMPA est bien supérieure à celle du glyphosate (quelques jours maxi) La toxicité de l’AMPA n’est pas plus démontrée, que celle du glyphosate, il n’y a pas de bioaccumulation, cependant les écologistes feraient bien maintenant de réfléchir à ceci: donner des chiffres de taux d’AMPA mesurés en aval de stations d’épuration (c’est le cas de l’étude citée plus haut, j’ai bien entendu vérifié tout cela) et les corréler bêtement à un usage agricole abusif du glyphosate n’est pas scientifique du tout. Un exemple de plus de l’obscurantisme écologique. On pourrait multiplier les exemples: les décharges à ciel ouvert, quelle horreur c’était, mais maintenant on respire les dioxines et autres horreurs chimiques de ces usines de « valorisation des déchets » http://p3106.phpnet.org/endirect-journal.fr/publication/la-dioxine-lpreuve-du-sang/ Idem pour le recyclage du papier et les boues de désencrage épandues dans nos champs (là, par contre, il y a bioaccumulation, des métaux lourds, dans la chaine alimentaire) je ne vous parle pas des boues de stations d’épurations également « valorisées » dans nos champs en toute discrétion. Une chose est claire le terme « écologie » a perdu tout son sens. On marche pour le climat, mais on marche aussi sur la tête.

  6. Ne soyons pas naïf! Il y a bien-sûr une « reprise » et instrumentalisation,politique et commercial (firme de l’agro-chimie Monsanto et autres multinationnales,etc.) sur l’écologie.Si bien qu’on y perd son latin.Tout ceci est à dessein et fomenter par le système.Voyez donc le témoignage dans cette vidéo,Le professeur Gilles-Eric Seralini nous donne son point de vue sur glyphosate:https://www.youtube.com/watch?v=Y6foVzt2HzU

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