Billet de mauvaise humeur :Glyphosate, nucléaire, …les écolo-bobos ont choisi seppuku (切腹)

La France, grand pays auto-suffisant pour ce qui concerne son agriculture et son énergie électrique depuis plusieurs décennies, a choisi de se faire seppuku, mot japonais plus connu sous le nom d’hara-kiri, en commençant à fermer ses plus anciennes centrales nucléaires, une aberrations économique totale – j’ai souvent écrit sur ce blog au sujet de cet abandon (dilapidation) du patrimoine industriel français – et aussi en prenant des dispositions tout aussi aberrantes au sujet du glyphosate, un produit qui ne peut pas être cancérigène en raison de sa structure chimique contrairement à ce qu’ont affirmé à la légère les fonctionnaires onusiens du Centre international de recherche sur le cancer (IARC) situé dans la bonne ville de Lyon en France (liens en fin de billet). De cancérigène probable le glyphosate, ce produit magique pour les agriculteurs, est devenu magiquement cancérigène tout court et donc dangereux et à bannir.

Si la France continue dans sa lancée écolo-compatible le prix du kWh doublera voire triplera et le prix de la baguette de pain suivra d’autant.

Pourquoi rapprocher la baguette de pain au kWh ? Parce qu’il faut de l’électricité pour cuire le pain et qu’il faut du blé pour faire ce même pain. Privés de glyphosate les agriculteurs devront donc labourer leurs immenses champs pour détruire les mauvaises herbes et les rendements de production de blé diminueront malgré de plus importantes pollutions en tous genres que provoqueront ces labours supplémentaires. S’il existait des tracteurs électriques ce dernier problème ne serait pas résolu à terme puisqu’après la centrale de Fessenheim ce sera au tour de celles de Tricastin et de Bugey pour alimenter ces hypothétiques tracteurs électriques. Consommer de la bonne viande de bœuf bien français du Charolais ou du Limousin est tout aussi mal vu par les écolo-bobos parisiens qui dictent leurs quatre volontés au gouvernement. En effet ces bêtes qui n’ont plus de cornes ont la malencontreuse habitude de propulser dans l’atmosphère du méthane par leur orifice anal et c’est mauvais pour le climat, donc il ne faut plus manger de viande. J’hallucine !

Alors mécaniquement et suite à l’interdiction du glyphosate le prix de la baguette de pain passera à deux, trois, quatre ou cinq euros et dans le même temps il y aura encore plus de suicides chez les agriculteurs et les éleveurs de bétail.

Les installateurs d’éoliennes pourront alors inonder la plaine de Beauce de moulins pour s’en mettre plein les poches alors que dans le même temps le porte-monnaie des « français moyens » se videra d’autant et que l’agriculture française deviendra de moins en moins auto-suffisante. Paradoxalement la France importera alors du blé depuis la Russie et de l’électricité depuis l’Allemagne au prix fort qui continuera à brûler du charbon car ce pays s’est finalement rendu compte que tous ses moulins à vent ne suffisaient pas pour faire tourner son économie, même déclinante.

Pendant ce temps-là le Président Trump, l’un des rares politiciens occidentaux qui fait preuve de pragmatisme et d’un soupçon d’intelligence – c’est assez rare dans le monde politique pour que ce soit noté ici -, s’est fermement opposé à l’interdiction du glyphosate proposée par l’EPA (Environmental Protection Agency), le chouchou de son prédécesseur Obama, un gauchiste écolo-bobo avéré, et Trump est allé même plus loin : il a autorisé l’exploitation des hydrocarbures sur les terres dites fédérales, comprenez les parcs nationaux. Naturellement et comme on pouvait s’y attendre il y a eu immédiatement un concert de vierges effarouchées avec en tête Alexandria O-C, les mouvements écolos des deux côtés de l’Atlantique comptant plus de représentants du sexe « dit faible » que de mâles blancs hétérosexuels (voir note en fin de billet). Chacun trouve une compensation à ses frustrations comme il peut …

En France le code minier stipule qu’il est interdit d’exploiter le sous-sol au cas où il renfermerait des hydrocarbures. Or, fait relevé par l’USGS (US Geological Survey), il y aurait en France suffisamment de gaz et de pétrole pour rendre le pays auto-suffisant pendant une cinquantaine d’années. Il s’agit d’une évaluation spéculative d’autant plus que tout forage exploratoire est interdit par la loi écolo-bobo, mais cette estimation laisse tout de même rêveur.

En conclusion de ce billet grinçant, la France a choisi de décliner, se faire seppuku, – comme l’Allemagne – et la situation économique, vue comme elle est partie en ce début d’année, ne va pas s’améliorer. Un grand merci aux écolo-bobos parisiens qui roulent en SUV avec chauffeur pour le plus grand désarroi du petit peuple qui ne manquera pas de souffrir et dans pas très longtemps le fera savoir. Ce seront alors des gilets couverts de sang …

https://jacqueshenry.wordpress.com/2019/12/08/breve-si-cetait-la-nrc-qui-decidait-pour-lasn-elle-dirait-que-les-reacteurs-de-fessenheim-sont-bons-pour-le-service-jusquen-2059/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2019/01/31/glyphosate-lincompetence-de-la-justice-francaise/

Note. Je suis un admirateur inconditionnel de la féminité dans tous les sens de ce terme. Par contre je hais les viragos qui font de la politique pour compenser leurs frustrations, qu’elles soient sociétales, politiques ou sexuelles ou tout simplement pour se prouver à elles-mêmes qu’elles sont égales aux hommes. Il n’y a pas d’égalité entre les hommes et les femmes, il y a complémentarité, c’est un fait biologique, génétique, et si une femme nie ce fait elle se ment à elle-même. Alors, que mes lectrices ne s’offusquent pas, je suis conscient qu’un homme sans femme à ses cotés est un homme inachevé et fondamentalement inutile.

Le principe de précaution appliqué par la Commission européenne à l’agriculture

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En annonçant une augmentation des tarifs douaniers concernant des produits en provenance du Brésil et de l’Argentine et en menaçant de faire de même avec la France, Donald Trump entraine plus profondément le monde dans une guerre commerciale dommageable. Bien que cela ait été passé sous silence par les médias l’Union européenne est également en difficulté avec l’Organisation Mondiale du Commerce en raison du renforcement de son protectionnisme. Au mois de novembre 2019, lors de la réunion de l’OMC à Genève, l’Inde a rejoint le Canada, l’Australie, l’Argentine, le Brésil et la Malaisie en déposant une plainte officielle contre l’Union Européenne concernant les obstacles aux importations agricoles. Non seulement l’UE a augmenté les tarifs douaniers pour les cultures telles que le riz et les oranges pour protéger les agriculteurs de l’Union subventionnés par celle-ci mais elle utilise également des règles de santé et de sécurité pour bloquer les importations. L’ironie est que ces tarifs douaniers sont déguisés en mesures de précaution contre les menaces pour la santé et l’environnement alors qu’en fait ces tarifs empêchent parfois les Européens de profiter de bienfaits pour leur santé et pour l’environnement.

Les plaintes de l’OMC accusent l’Europe de restreindre « inutilement et de manière inappropriée » le commerce en imposant des barrières réglementaires sur les résidus de pesticides qui violent les normes scientifiques internationales et le « principe de l’évidence ». Pire encore : « il semble que l’Union Européenne tente unilatéralement d’imposer sa propre approche réglementaire à ses partenaires commerciaux » ce qui nuit de manière disproportionnée aux agriculteurs des pays en développement dont les moyens de subsistance dépendent des exportations.

Le problème est que l’UE, contrairement au reste du monde, fonde sa réglementation sur le « danger présumé », la possibilité qu’un produit chimique puisse provoquer, par exemple, un cancer, même si cela est vrai à des doses incroyablement élevées. En revanche les règles de l’OMC exigent une analyse complète des « risques » qui tient compte de l’exposition probable. Le café, les pommes, les poires, la laitue, le pain et de nombreux autres aliments courants qui font partie d’une alimentation saine contiennent des molécules entièrement naturelles qui, à des doses suffisamment élevées, seraient cancérigènes. L’alcool, par exemple, est un cancérigène connu à des doses très élevées, bien que parfaitement sûr à des doses modérées. L’absurdité de l’approche de l’UE s’explique par le fait que si le vin était pulvérisé sur les vignobles en tant que pesticide, il devrait être interdit selon une approche se fondant sur les « risques ».

Tout ceci provient de l’insistance obsessionnelle de l’UE à appliquer une version particulièrement stricte du principe de précaution, comme l’exige le traité de Lisbonne. En plus de s’écarter des normes scientifiques internationales, cela crée un biais insurmontable contre les innovations car toute innovation présente des risques hypothétiques, tandis que les dangers des technologies existantes ne sont pas évalués de la même manière. Ironiquement, le principe de précaution rendra impossible le développement des technologies innovantes qui peuvent promouvoir la santé humaine, améliorer l’environnement et protéger la biodiversité. Tout est alors potentiellement risqué alors que ce qui devrait être considéré est l’équilibre entre les risques et les avantages.

L’Allemagne prévoit d’éliminer progressivement l’utilisation de l’herbicide glyphosate et la Commission européenne s’oriente vers un interdiction de ce produit mais pas d’autres produits de remplacement beaucoup plus toxiques. C’est l’un des problèmes qui ont amené des dizaines de milliers d’agriculteurs allemands dans la rue pour protester. Il a été démontré à maintes reprises que le glyphosate est beaucoup moins toxique pour les animaux que le café, même à des doses élevées, sans parler des doses que les consommateurs ou les agriculteurs rencontrent dans la pratique. Cela a été confirmé par l’Autorité européenne de sécurité des aliments et ses équivalents en Amérique, en Australie et ailleurs.

Ce problème est important parce que le glyphosate, plus connu sous le nom de RoundUp, est un outil précieux pour la conservation des biotopes en les protégeant contre les espèces exotiques invasives. De plus partout dans les Amériques le glyphosate utilisé dans le cadre du « labour minimal » remplace aujourd’hui le labour de désherbage. Il en résulte une meilleure structure du sol, moins d’érosion, moins de dommages de la faune du sol, moins d’émissions de gaz à effet de serre, un meilleur stockage du carbone et une meilleure rétention de l’eau.

En protégeant les pratiques agricoles à l’ancienne, telles que la labour réservé au semis, ou l’utilisation d’herbicides beaucoup plus toxiques (2,4-D, Atrazine, Paraquat, etc) par les agriculteurs ou le sulfate de cuivre par les agriculteurs bio, l’UE impose alors des normes environnementales plus faibles à ses citoyens que dans certaines autres parties du monde. Tout ceci contribue à considérer comme une bouffonnerie que quitter l’UE résulterait pour un pays à réduire les normes environnementales en ne se pliant plus aux règlementations de la Commission européenne alors que c’est exactement tout le contraire.

Dans le même esprit l’Union Européenne interdit de fait les cultures génétiquement modifiées en exigeant des procédures incroyablement complexes, incertaines et longues, pour leur approbation et a désormais décidé que même les cultures modifiées sur leur propre génome (avec l’outil Crispr-cas9) où aucune information génétique étrangère n’est ajoutée doivent être soumises aux mêmes réglementations draconiennes. Par contre les cultures produites par bombardement aléatoire avec des rayons gamma, un processus beaucoup moins prévisible, sont exemptées, simplement parce que c’est une technologie plus ancienne (voir note en fin de billet).

La grande majorité des sojas, maïs, et cotons des Amériques sont cultivés avec un gène inséré provenant d’une bactérie qui tue certains insectes ravageurs à l’état de larves mais est inoffensif pour l’homme et les papillons adultes. Des études ont montré que autour de ces cultures génétiquement modifiées il y a eu une amélioration notable de la biodiversité partout dans le monde où elles sont autorisées. La plus grande ironie est que le gène en question, connu sous le nom de Bt, est dérivé d’une bactérie (Bacillus thuringiensis) utilisée depuis près d’un siècle comme pesticide biologique par les agriculteurs « bio ».

En définitive le protectionnisme européen ne fait pas que discriminer et pénaliser les pays pauvres mais il augmente les coûts pour les consommateurs nationaux et nuit à la compétitivité des agriculteurs européens. De plus cela se traduit par des normes environnementales inférieures sinon dégradées.

Article de Matt Ridley paru sur The Times au début du mois de décembre 2019. Illustration maïs Bt. Note. L’utilisation des rayons gamma pour la modification génétique des plantes est supervisée et en grande partie financée par l’IAEA. Des parcelles concentriques sont réparties en entourant une tour d’une dizaine de mètres de haut au centre de celles-ci supportant une source gamma de Cobalt-60 qui peut être dissimulée par un blindage de plomb actionné à distance pour permettre l’approche des expérimentateurs. Les doses reçues diminuent en fonction du carré de la distance des plantules réparties dans des parcelles disposées en secteurs circulaires. J’ai assisté à un congrès organisé par l’IAEA à Kuala-Lumpur concernant les modifications génétiques de bananiers et je peux affirmer ici que les résultats sont très décevants pour cette culture. Le seul avantage de cette approche est qu’elle est très économique : il suffit d’attendre et d’observer ce qui s’est passé d’autant plus que la source de cobalt est mise à la disposition des expérimentateurs gratuitement. Il serait intéressant que des agronomes aillent étudier ce qui s’est passé aux alentours de la centrale nucléaire de Tchernobyl alors que les animaux sauvages se portent à merveille … L’attitude de la Commission européenne au sujet de cette technique, autorisée puisqu’elle est ancienne, démontre bien que les « experts » de cette commission ne connaissent strictement rien aux techniques modernes de transgenèse ou de modification du patrimoine génétique des végétaux.

Évolution populaire de la sémantique scientifique

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Depuis quelques années n’importe qui, attentif aux écrits et discours de la presse influente dite « main-stream », a pu constater qu’il existe une dérive progressive et insidieuse dans les termes utilisés pour qualifier un produit. Je ne prendrai que trois exemples pour illustrer mon propos de ce jour, trois exemples sans lien mais trop significatifs pour ne pas les rappeler ici. Il s’agit du lait de vache, du CO2 et du glyphosate.

J’ai sévi à l’université dans la recherche en biologie durant un peu moins de 38 ans avec une interruption totalement fortuite pour m’intéresser à l’énergie nucléaire durant 3 années au sein d’EDF. C’est la raison pour laquelle quand j’écris un billet relatif à la biologie en général je sais de quoi je parle et il en est de même pour l’énergie nucléaire. Ma solide culture scientifique m’a également permis d’être capable (encore aujourd’hui) de comprendre ce qu’il en est quand je lis un article compliqué relatif, par exemple, au climat.

Prenons d’abord l’exemple du glyphosate car il s’agit d’une molécule que je connais très bien pour avoir travaillé sur un sujet connexe pendant plusieurs années. Le glyphosate, de par sa nature chimique, ne peut pas être cancérigène car il ne peut tout simplement pas interagir directement avec l’ADN pour des raisons électrostatiques : l’ADN est recouvert de charges négatives – c’est un acide comme son nom l’indique – et le glyphosate est également chargé négativement (trois charges négatives) et, comme chacun ne l’ignore pas, deux molécules chargées négativement se repoussent, point barre.

Ce produit, découvert et commercialisé par la firme Monsanto, a été classé « cancérigène probable » par l’organisme onusien IARC il y a quelques années sans que cette vague affirmation ait été étayée par des évidences scientifiques incontestables et la dérive journalistique a transformé ce produit en « cancérigène » non plus probable mais « certain ». Donc il faut en interdir l’utilisation sans aucune autre forme de débat. Les conséquences de cette interdiction sont le cadet des soucis des politiciens qui s’en tiennent aux déclarations véhémentes des associations de préservation de l’environnement toutes puissantes. Pourtant ces conséquences sont immenses en particulier dans le domaine agricole. Mais les politiciens, aveuglés par les argumentations sans fondement scientifique des écologistes, ont décidé qu’à très court terme ce produit serait interdit. Les agriculteurs seront alors contraints d’utiliser d’autres désherbants infiniment plus toxiques et surtout beaucoup plus coûteux. Qu’à cela ne tienne, la politique a ses raisons (surtout anti-scientifiques) que la raison ignore.

Prenons le cas du lait. Je veux parler ici du lait de vache entier stérilisé par le procédé UHT qui préserve les qualités organoleptiques et nutritionnelles du produit originel ainsi que sa teneur en vitamines, en particulier B1, B6 et B12. Mon médecin « référant » à défaut de dire « traitant » m’avait mis en garde il y a des années que boire un litre de lait entier chaque jour allait me précipiter dans la tombe. Certes, l’homme est le seul animal sur la planète Terre capable de boire du lait provenant d’une espèce différente de lui et quand il le peut, c’est-à-dire quand il dispose de l’enzyme clé capable de couper le lactose en deux sucres élémentaires, le glucose et le galactose, boire du lait de vache, de brebis, d’ânesse ou de chamelle, il ne s’en porte que mieux. Le lait était d’abord considéré comme mauvais pour le taux de cholestérol, puis carrément toxique. D’un liquide bénéfique il est devenu un poison : encore une dérive sémantique inexplicable. Au sein de la paranoïa anti-nucléaire omniprésente personne ne mentionne que le lait contient du potassium-40 et qu’il est radioactif, ce serait affoler les populations … pour rien, d’autant plus que le lait maternel est lui aussi radioactif ! Mais depuis quelques années – et ce processus de diabolisation du lait de vache s’accélère – l’élevage bovin est devenu de surcroit mauvais pour le climat. L’élevage, la viande, le lait et les fromages sont devenus des poisons non pas pour notre santé mais pour le climat. La dérive sémantique s’est accélérée !

Le cas du CO2 est encore le plus emblématique de la dérive sémantique dont il a fait l’objet ces dernières années au point d’alimenter aujourd’hui des mouvements sectaires et violents dans tous les pays de l’OCDE à l’exception de la Russie, de la Chine et de la majorité des pays en développement. Le CO2 est la source de nourriture fondamentale et irremplaçable de tous les végétaux et du plancton océanique, ce dernier étant la source majeure de l’oxygène atmosphérique. Sans CO2 il n’y aurait pas de vie sur la Terre et les océans seraient des déserts, tout simplement. Ce gaz est donc synonyme de vie. Depuis la fin des années 1970 des scientifiques à la petite semaine ont ressorti la théorie de l’effet de serre d’Arrhenius qui a pourtant été démentie à plusieurs reprises après sa publication en 1896. Cette théorie jamais vérifiée expérimentalement depuis cette date a permis l’échafaudage de la plus grande imposture scientifique de la fin du XXe siècle reprenant les propos d’Arrhenius qui prétendait qu’un doublement de la teneur atmosphérique en CO2 provoquerait un réchauffement planétaire généralisé de 5 °C. Toutes sortes d’effets secondaires du CO2 ont été imaginés et depuis lors le CO2 est passé d’un gaz essentiel à la vie à un gaz toxique pas seulement pour le climat mais aussi pour nous-mêmes, êtres humains. Nous sommes devenus coupables de produire du CO2 en brûlant des combustibles fossiles, coupables de détruire l’équilibre – paraît-il précaire – de la planète comme s’il n’existait aucune résilience de l’ensemble des systèmes biologiques existants. Voilà une autre dérive sémantique qui défie le bon sens.

Il y aurait tellement d’autres exemples à apporter pour abonder ce phénomène journalistique et malheureusement scientifique de dérive sémantique que j’en suis découragé d’avance. Mes lecteurs en trouveront bien d’autres par eux-mêmes.

Illustration : glyphosate, les trois groupements hydroxyle (OH) sont en fait ionisés en O- et un proton H+ ce qui explique que le glyphosate est fortement électro-négatif.

Lettre ouverte à Monsieur François Asselineau

Cher Monsieur,

Au cours de vos interventions sur le plateau de studios alternatifs diffusées sur internet, quand vous mentionnez les régulations et décisions de la Commission de Bruxelles, abstenez-vous de mentionner celles concernant le glyphosate. Pour une fois les instances bruxelloises ont repoussé l’interdiction d’utilisation de ce produit en se fiant à des études indépendantes et d’une haute valeur scientifique qui ont montré que ce produit n’était pas cancérigène. La France a décidé de n’interdire ce produit que dans trois ans attendant de plus amples informations. Elles sont pourtant disponibles et accessibles au public. Gangrénée par le cancer de l’écologie politique outrancière l’administration de Macron et de Hollande avant lui ont été aveuglés par les décisions approximatives du Centre International de Recherche sur le Cancer, un organisme onusien parmi tant d’autres.

Au cours des années passées le glyphosate a évolué du statut de cancérigène possible, statut assigné à tous les composés chimiques de synthèse quels qu’ils soient, puis au statut de cancérigène probable et les médias ont transformé ce dernier statut de cancérigène probable à simplement cancérigène. Je voudrais ici vous rappeler la définition de « cancérigène ». Il s’agit d’une molécule chimique qui interagit directement avec l’ADN, support de l’hérédité. Or le glyphosate ne peut pas interagir avec l’ADN de par sa structure chimique.

Ce n’est pas parce que le Vietnam a interdit le glyphosate pour une raison qui m’est étrangère qu’il faudrait aussi exiger de la Commission Européenne qu’elle prenne la même décision. Il existe en France comme dans de nombreux pays de par le monde l’odieux « principe de précaution » mis en place en France par Michel Barnier et Simone Veil. Ce principe détestable paralyse toute recherche en biologie comme en pharmacologie. C’est sur la base de ce principe aussi inique que stupide que les écologistes politiques ont exigé le retrait du glyphosate sans jamais en mesurer les conséquences économiques. Le nettoyage des bordures des voies de chemin de fer est un aspect de l’utilisation de ce produit, anecdotique certes, mais l’utilisation de cette molécule dans l’agriculture n’a pas d’alternative fiable et économique. Si les agriculteurs se voient privés de ce produit ils se retrouveront tout simplement en danger de mort, non pas à cause de celui-ci mais parce qu’ils seront immédiatement en faillite.

Vous avez suivi le mouvement général de la propagande écologique en reprenant sans les étudier certains de leurs arguments et c’est bien regrettable. Je souhaite un bel avenir à votre mouvement aux idées duquel j’adhère à quelques détails près.

Veuillez agréer Cher Monsieur en l’assurance de mes respectueuses salutations.

Glyphosate : L’incompétence de la justice française

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Lyon est la capitale de la gastronomie française mais c’est aussi la capitale de la stupidité judiciaire illustrée avec l’interdiction immédiate par le tribunal administratif du Roundup Pro360. Sur quelles bases scientifique les magistrats se sont appuyés pour prendre une telle décision relève du mystère. Il est vrai que Lyon abrite aussi le Centre International de Recherche sur le cancer (IARC), un nid de pseudo-scientifiques grassement payés par les contribuables des pays de l’OCDE qui, sur des bases scientifiques plus que contestables, ont déclaré que le glyphosate était un cancérigène probable. Et avec les pression des médias et des organisations écologistes le mot «  »probable » a disparu, ceci explique cela. Pourtant ce tribunal a semble-t-il ignoré les décisions de la Commission de Bruxelles relatives à cet herbicide supportées par une étude ayant mobilisé des dizaines d’experts indépendants tant de l’industrie phytosanitaire que de l’agriculture qui avait réaffirmé que le glyphosate n’était pas cancérigène.

Comme je l’ai souvent écrit sur ce blog jamais aucune relation de cause à effet entre un quelconque cancer et l’utilisation du glyphosate selon les recommendations d’utilisation préconisées par le fabricant n’a pu être objectivement établie depuis que ce produit a été mis sur le marché à la fin des années 1970. Le jugement du tribunal de Lyon va mettre en péril des milliers d’exploitations agricoles car s’il existe des alternatives au glyphosate celles-ci sont plus coûteuses et toxiques tant pour l’utilisateurs que pour l’environnement comme l’atrazine par exemple qui est un bel exemple de pollution des nappes phréatiques des sols légèrement alcalins, le Bassin parisien et l’Aquitaine en sont des exemples.

Il existe fort heureusement des personnalités politiques pour s’élever contre la démagogie qui entoure le glyphosate dont l’eurodéputée Angélique Delahaye (PPE). Elle a été immédiatement accusée d’être rémunérée par le lobby de l’agrochimie lorsqu’elle a contesté la décision du tribunal lyonnais. Il serait plus approprié que ce soit le lobby des agriculteurs qui la soutienne !

Source : Euractiv

La croisade contre le maïs Mon810 : tout simplement ridicule

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Je voudrais faire ici un commentaire au sujet de l’article de Nathalie MP paru sur le site Contrepoints relatif aux OGMs (lien en fin de billet). Il y a maintenant plus de 25 ans une collègue du Laboratoire de Transgénèse végétale du centre de recherches de Rhône-Poulenc Agro me sollicita pour purifier des quantités importantes d’une nitrilase, un enzyme dont la surexpression avait été induite dans des plantes, je crois me souvenir qu’il s’agissait d’épinards. Cet enzyme était reconnu pour couper un groupement chimique nitrile d’un herbicide nouvellement découvert dans le Centre et donc s’il était surexprimé dans une plante il allait rendre la plante insensible à l’herbicide. Cette cadre de recherche de haut niveau connaissait parfaitement son domaine de haute coûture sur l’ADN avec les moyens expérimentaux de l’époque mais purifier une protéine lui semblait relever de l’alchimie sinon de la sorcellerie. En effet, il faut avoir acquis une expérience particulièrement diversifiée pour purifier une protéine et à plus forte raison un enzyme qui doit présenter aussi une activité spécifique satisfaisante en fin de processus de purification, ce qui constitue parfois un véritable défi. Pour les curieux je ne citerai qu’un seul exemple : pourquoi m’a-t-il fallu réussir à purifier un enzyme particulier dans la seule condition qu’il fallait incorporer au moins 30 % de glycérol en volume dans toutes les solutions que j’utilisais ? Il n’y avait rien d’intuitif pour en arriver à ce choix.

Mais revenons à nos moutons, compte tenu du taux de surexpression de cet enzyme dans la plante le protocole devait pouvoir permettre l’obtention de plusieurs grammes de protéine homogène et si possible active. Le but final était de supplémenter la nourriture de rats et de souris avec celle-ci pour atteindre l’équivalent d’environ 1 kg d’épinards par jour et par rat (ou par souris mais un peu moins tout de même) en termes de nitrilase. Cette expérimentation faisait partie du protocole complexe pour constituer le dossier de demande d’autorisation de mise sur le marché de la molécule herbicide.

J’ignore si Monsanto, tant décrié par des écologistes politiques qui n’y connaissent strictement rien, a mené à bien de tels protocoles pour son maïs transgénique résistant au glyphosate – le glyphosate étant également la bête noire de ces mêmes écologistes – mais il est hautement probable qu’ils ont suivi ce type d’approche exigé par les régulateurs tant aux USA, qu’au Japon ou en Europe. Pour rappel, le maïs Mon810 est génétiquement modifié pour devenir résistant au glyphosate par surexpression de l’enzyme cible, l’EPSP-synthase. Cet enzyme existe dans toutes les plantes, y compris la laitue, et n’est qu’une vulgaire protéine comme tant d’autres et pour moi qui suis un buveur de lait compulsif elle n’est pas très différente de la lactalbumine. Bref, le débat contre le maïs Mon810 est, à ce niveau je dirai constitutif, un faux débat qui fait ressortir, pour un scientifique au fait du problème, l’incroyable mauvaise foi de ces écologistes qui prétendent, droits dans leurs bottes, être en possession d’un savoir suprême relatif à des sujets extrêmement pointus les autorisant à exiger l’interdiction par les politiciens de ces plantes génétiquement modifiées.

Il y a cependant un petit souci qui n’en est d’ailleurs plus un et que ces mêmes écologistes éludent soigneusement quand ils incriminent faussement des semenciers comme Monsanto ou Pioneer mais il y en a d’autres en France comme Limagrain et en Europe également. Ils font un amalgame intolérable entre la modification génétique et les semences. ces deux thématiques n’ont strictement aucun lien entre elles. L’une des activités les plus lucratives des semenciers, dont Monsanto, est de produire des hybrides dits F1 à haut rendement dans des parcelles dédiées et le Mon810 n’est pas commercialisé en tant que tel mais seulement comme hybride F1. Si l’agriculteur met de côté des semences pour les semer l’année suivante, croyant qu’il aura économisé quelque argent il sera douloureusement déçu car les graines de ces hybrides dans la génération suivante dite F2 conduisent à des rendements amputés parfois de plus de 50 %. Autant dire que l’agriculteur qui croyait faire une économie se retrouve lourdement pénalisé financièrement. Ce que reprochent ces ignorants d’écologistes tient du délire idéologique. Tous les agriculteurs du monde entier ne peuvent plus se passer d’hybrides F1 et ils doivent acheter leurs semences tous les ans !

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Monsanto n’a jamais interdit aux agriculteurs de replanter du Mon810 – déjà commercialisé par ses soins dès le début sous forme d’hybride F1 – car cette société sait très bien que les agriculteurs ont autre chose à faire que de produire des hybrides sur une parcelle dédiée à cet effet qui représente un travail loin d’être négligeable. J’imagine difficilement un agriculteur de l’Arkansas perdre du temps à produire ses propres hybrides d’autant plus qu’il lui faut aussi disposer des « parents » dits homozygotes. Comme tous les semenciers aujourd’hui je ne pense pas que Monsanto réalise de gigantesques profits avec le glyphosate lui-même, par contre son centre d’activité est la production d’hybrides F1 entre un homozygote soigneusement sélectionné et un Mon810 également homozygote (qui est effectivement leur propriété jalousement protégée et c’est bien normal) pour produire un F1 pleinement satisfaisant pour l’agriculteur en termes de rendement et de qualité par hybridation avec une autre souche induisant des rendements satisfaisants.

Allez expliquer cela à un écologiste militant comme par exemple en France ce clown par ailleurs ministre opportuniste caricatural, de Rugy je crois. Cet individu totalement ignare croira que vous lui parlez en tagalog ancien …

Illustrations : fleurs mâle et femelle du maïs. La production d’hybrides F1 consiste à polliniser l’un des parents dont les fleurs mâles ont été soigneusement coupées avec le pollen de l’autre parent provenant de ses fleurs mâles. Le semencier ne récolte ensuite que les graines du rang produisant effectivement des F1, en général un rang sur trois, le pollen se dispersant avec le vent dans le cas du maïs. Pour d’autres productions d’hybrides F1 la situation peut être beaucoup plus compliquée. La plupart des grandes cultures vivrières font appel aujourd’hui à ces hybrides F1 qui ont largement contribué à améliorer les rendements outre le fait que les rendements sont assurés pour l’agriculteur et également outre le fait qu’en ce qui concerne le Mon810 le dit agriculteur ne se préoccupera plus dès les semis des herbes adventices qui contribuent aux chutes de rendement ou encore le maïs dit Bt (j’ai oublié le numéro) pour lequel les traitements insecticides sont devenus inutiles. Quand je pense que la France a interdit ces maïs du paysage agricole français, je suis tout simplement consterné. Lien Contrepoints :

https://www.contrepoints.org/2018/12/19/332847-ogm-et-3-hourras-pour-le-mais-transgenique-de-monsanto

Glyphosate : l’Europe et la France en particulier s’enfoncent encore une fois dans l’obscurantisme

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Après la décision de Bruxelles de prolonger pour les 5 années à venir l’utilisation du RoundUp (glyphosate) la France et un ou deux autres pays européens, j’ai oublié lesquels, ne se sont engagés que pour une prolongation de trois ans, renouvelables ? Nul ne le sait, et en premier lieu les agriculteurs qui sont les premiers concernés. Coïncidant avec cette décision de Bruxelles l’EPA américaine (Environmental Protection Agency) a publié un volumineux rapport concernant le glyphosate daté du 12 décembre 2017, rapport de 216 pages dont j’ai lu les passages essentiels et qui avait été commandé par l’Administration Obama après les déclarations plutôt hâtives et tonitruantes de l’IARC (centre international de recherche sur le cancer basé à Lyon en France), agence onusienne en charge de débusquer tout ce qui peut nuire à la bonne santé des bipèdes peuplant la Terre en étant éventuellement potentiellement cancérigène.

Ce rapport étoffé et parfaitement bien documenté a rassemblé un ensemble impressionnant d’études réalisées tant par des laboratoires académiques privés sur leur propres initiatives que par des équipes de biologistes rémunérées par la firme Monsanto au cours des années qui ont suivi la découverte de cet herbicide. Il fallait en effet produire des preuves que cette molécule chimique très simple ne présentait pas d’effets indésirables afin d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché. Cette politique des entreprises privées, quelles qu’elles soient, n’est pas un fait isolé : tous les laboratoires pharmaceutiques ou ceux impliqués dans la protection des plantes et des animaux procèdent de la même manière. Ils font entièrement confiance en la probité des chercheurs académiciens. Aux USA tous les pesticides font l’objet d’un renouvellement de leur autorisation de mise sur le marché tous les 15 ans, que ce soient des insecticides, des fongicides, des nématicides, des herbicides ou encore de la simple « mort aux rats », c’est la loi et ces homologations tiennent compte de toutes les nouvelles informations scientifiques parues au cours de ce laps de temps de 15 ans.

À la suite des études réalisées par l’IARC, l’administration Obama a demandé à l’EPA une nouvelle évaluation du glyphosate, ce qui a été fait. Il apparaît – j’ai lu toutes les conclusions, rubriques après rubriques – que le glyphosate n’est pas carcinogène pour les humains, qu’il n’est pas non plus carcinogène potentiel, et qu’il n’existe aucune étude scientifique à ce jour réalisée en respectant les bonnes pratiques de laboratoire qui puisse permettre d’émettre un quelconque doute à ce sujet. En d’autres termes, à la suite des milliers d’études réalisées depuis 1974, il n’y a aucune évidence sérieuse permettant d’affirmer que le glyphosate puisse avoir un quelconque effet néfaste sur la santé humaine ou animale.

Bien que je ne lise pas systématiquement la presse main-stream subventionnée qu’elle soit française ou européenne, si possible en français ou en anglais et à la rigueur en espagnol, je n’ai nulle part noté un quelconque entrefilet ni aucune dépêche d’agence de presse relatant la parution de ce volumineux rapport de l’EPA au sujet du glyphosate. C’est dire à quel point les activistes écologistes ont caviardé les médias afin d’instaurer une omerta absolue sur ce rapport que je tiens à la disposition de mes lecteurs sur leur demande ou qu’ils peuvent se procurer sous format pdf auprès de l’EPA, DP Barcode : D444689 , TXR#: 0057688 .

Cette information fait ressortir que les fonctionnaires de Bruxelles sont également caviardés de l’intérieur par les écologistes et ne parlons même pas du gouvernement français qui encore une fois s’est couvert de ridicule en n’autorisant le glyphosate que pour une durée de trois ans faisant planer une incertitude funeste sur la tête de nombreux agriculteurs.