Les Britanniques se préparent à un automne difficile

Il reste quelques centrales électriques utilisant du charbon comme combustible en Grande-Bretagne et l’organisme gouvernemental qui achemine et distribue l’électricité a demandé à EDF de rallumer deux unités au charbon dans le Lincolnshire en vue de pallier à l’arrêt programmé de deux réacteurs nucléaires (Hunterston B et Dungeness B) qui ne pourront plus assurer la production de base pour assurer la stabilité du réseau. Ce lundi 6 septembre 2021 le charbon produisait encore 3,9 % de l’énergie électrique en Grande-Bretagne, 47 % provenant d’usines brûlant du gaz naturel, 1,9 % provenant des moulins à vent et 11,4 % des panneaux solaires le reste provenant du nucléaire et de quelques rares usines brûlant des combustibles dits renouvelables. La situation des Anglais risque aussi de se détériorer pour deux raisons. L’engouement pour le gaz naturel en remplacement du charbon a provoqué une flambée des prix qui se répercute sur la facture des clients finaux, qu’il s’agisse d’industriels ou de particuliers, et en raison d’une inflation latente mais qui se concrétise chaque jour le gouvernement doit jouer sur le velours.

L’augmentation du prix du gaz naturel a atteint 40 % depuis le début de l’année 2021 avec des pointes à 80 % sur le marché spot et la tendance n’est pas orientée vers la baisse. De plus la décision de fermer définitivement toutes les usines à charbon restantes à la fin de 2025, on appelle ce genre de décision une planification forcée, risque de rendre la situation ingérable au cours de l’hiver à venir, les capacités d’importation depuis le continent restant limitées, situation qui s’aggravera ensuite pour aboutir au plan californien de réduction de la consommation électrique par délestages intempestifs et imprévisibles. Voilà une belle illustration des délires des écologistes. Sans l’achèvement des travaux du gazoduc Nord-Stream-2 prévu en cette fin de mois de septembre l’Allemagne, qui a choisi une politique énergétique encore plus stupide, aurait pu se trouver dans une situation encore plus critique. Les Anglais devront attendre l’achèvement du projet Hinkley Point C qui pourrait aller plus vite que Flamanville et l’EPR finlandais puisque la Chine est partenaire de ce projet à hauteur de 30 % …

Conclusion de ce billet : on ne construit pas une maison sur du sable et on ne peut pas construire une économie moderne sur du vent …

Source partielle : Paul Homewood

2 réflexions au sujet de « Les Britanniques se préparent à un automne difficile »

  1. Le but des écologistes politiques européens est de mettre le continent à genoux sur le plan de l’énergie, des transports et plus généralement de l’économie. Ils sont à environ 50 % de leurs objectifs. On en voit déjà les résultats avec l’Allemagne. La France ne tardera pas à suivre.
    Les deux questions que tout être sensé est censé se poser sont :
    – Quand le méga black-out qui durera au moins une semaine voire deux, va-t-il arriver ?
    – Quelles en seront les conséquences économiques, sociales et politiques ?

  2. Vous êtes sur de vos chiffres concernant éolien et PV ? Les chiffres ne seraient-ils pas inversés , Non que je doute de l’ensoleillement de la GB 🙂
    PS pallier est un verbe trabsitif, « pallier à » m’écorche les yeux et les oreilles, surout depuis que mes belle soeurs, profs de français, me l’on seriné;..

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