Un autre commentaire géopolitique …

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J’avais écrit dans un billet de ce blog que Poutine détenait l’arme suprême pour plier l’économie européenne : le gaz naturel. C’est pratiquement chose faite. GasProm a décidé de fermer progressivement les robinets des trois gazoducs qui traversent l’Ukraine en direction de l’Europe Occidentale pour plusieurs raisons parfaitement justifiées. L’Ukraine n’a toujours pas apuré sa dette vis-à-vis de GasProm et refuse de payer d’avance les prochaines livraisons de gaz. Deuxièmement, l’Ukraine pirate pour ses propres besoins domestiques le gaz transitant sur son territoire à destination notamment de l’Autriche et de l’Allemagne, pays qui en a gravement besoin pour activer les centrales électriques d’appoint aux moulins à vent quand il n’y a pas de vent en raison de sa politique énergétique absurde. Tout ceci fait désordre et enfin l’Ukraine (un Etat scélérat qui ne respecte plus rien) ne paie plus aucune redevance pour ce transit à GasProm. De son côté l’Union Européenne semble rechigner à assumer le gouffre financier dans lequel se trouve l’Ukraine qui est tout simplement en cessation de paiement. D’après les analystes financiers de Wall Street, il faudrait que l’Union Européenne mette la main au pot pour l’Ukraine à hauteur de 640 milliards d’euros immédiatement afin d’éviter in extremis un « défaut » comme on dit dans le jargon financier. Le QE décidé par Super Mario semble presque dérisoire à côté de ce qui menace tous les contribuables européens pour respecter les décisions de l’OTAN de déployer des missiles en Ukraine.

Poutine a donc décidé que dorénavant l’Europe s’approvisionnerait en gaz naturel à partir de la Turquie et selon les bons vouloirs de cette dernière, à l’Europe d’investir dans des usines de liquéfaction ou dans la mise en place d’un gazoduc depuis Ankara jusqu’à la frontière gréco-turque puis jusqu’à l’Autriche et l’Allemagne. Ça va être compliqué mais ce sera le prix à payer et c’est tant mieux ! Il faudra bien qu’un jour les Européens comprennent qu’il est temps pour eux de s’affranchir des diktats de la Maison-Blanche et qu’ils disent non aux conséquences hégémoniques néfastes de l’OTAN télécommandées par Obama qui n’a jamais capté quoi que ce soit en politique étrangère comme d’ailleurs sa copine Hilary qui brigue le prochain siège à la Maison-Blanche. Cette décision de GasProm explique peut-être les sursauts erratiques des cours du pétrole. Au fait, plus aucune nouvelle des experts néerlandais au sujet du vol MH17 : eux aussi sont-ils aux ordres de la Maison-Blanche ? Aucune raison d’en douter !!

Sources : billet adapté de diverses dépêches d’agences de presse dont Reuters et Bloomberg

France : fracking ou pas fracking ? Question à 1000 milliards d’euros !

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La Russie et la Chine viennent de signer le contrat énergétique du siècle pour la livraison pendant 30 ans de 36 milliards de mètre-cube de gaz par an pour la modique somme de 400 milliards de dollars. Ce ne sera pourtant que 20 % des besoins chinois en gaz naturel … L’Europe ne peut qu’être inquiète de cette nouvelle et les décideurs politiques européens devraient songer à alléger la dépendance au gaz russe qui représente plus du tiers de la demande européenne. Et ce d’autant plus que la Russie pourrait très bien revoir ses contrats de livraison avec les pays européens par mesure de rétorsion après les sanctions prises par les Européens (lourdement appuyés par les USA dans ce sens) contre son pays à la suite des évènements d’Ukraine. Même si le méthane est inodore naturellement, tout ça ne sent pas très bon !

Quelle alternative à une réduction des importations de gaz russe vers l’Europe ? Il n’y en a pas beaucoup et ce ne sont pas quelques centaines de milliers de moulins à vent supplémentaires qui changeront la donne. Mais il y a plus inquiétant encore et on comprend que Poutine ait déjà gagné la partie en fin stratège qu’il est car il soutient ouvertement les opposants à la fracturation hydraulique en Europe et en particulier en France ( http://blogs.wsj.com/overheard/2011/12/15/putin’s-frack-attack/ ou http://www.nationalreview.com/article/377201/putins-anti-fracking-campaign-robert-zubrin ), bref, on ne peut pas faire plus clair et tous les arguments sont bons pour décourager les Européens dans leurs velléités de fracking sur leur propre sol.

Dans le cas de la France, c’est du pain béni, Poutine a eu l’audace de transmettre le message aux décideurs en leur brossant un tableau consternant sur les effets du fracking sur les paysages inoubliables et les douces rivières poissonneuses de la France profonde qui comme chacun sait contiennent zéro pesticides, zéro nitrates et zéro détergents. Mais il n’y a pas que Poutine pour être opposé au fracking en Europe, le film « Promised Land » de Gus Van Sant sur un scénario de Matt Damon avec ce dernier comme principal acteur a été financé par Abu Dhabi. On y voit un combat caricatural des écologistes contre le fracking et Abu Dhabi n’a pas non plus vraiment intérêt à voir les Européens se lancer dans le fracking à grande échelle!

Et pourtant la France est le deuxième pays d’Europe après la Pologne pour ses potentialités en gaz de roche mère. Les réserves probables ont été estimées avec précision par l’Administration américaine (U.S. Energy Information) à 3800 milliards de mètre-cube, de quoi alimenter la Chine pendant 20 ans selon les termes du contrat qui vient d’être signé entre ce pays et la Russie ! Le fracking fait peur parce qu’il y a des risques de pollution des nappes aquifères profondes et de pollution en surface. C’est à peu près le seul argument retenu par les écologistes et les politiciens manipulés par ces derniers. Sur des dizaines de milliers de forages effectués aux USA il y a eu, certes, quelques incidents mais les fortes amendes auxquelles sont exposés les exploitants en cas de pollution avérée a découragé le dilettantisme initial favorisé par la course au profit immédiat et les technologies se sont considérablement amélioré. La dernière innovation dans ce domaine, controversé en Europe pour la plus grande satisfaction de Poutine, pourrait bien conduire les politiciens à reconsidérer leur position surtout si les incertitudes sur l’approvisionnement en gaz russe perdurent ou se concrétisent. Il s’agit du fracking à l’aide de propane. Inutile de dire que le propane n’est pas plus dangereux que l’essence qu’on met dans sa voiture car il y a plus de 120 millions de foyers européens qui utilisent ce gaz pour se chauffer ou pour cuisiner et il n’y a « que » 12000 camions citerne de propane sur les routes d’Europe. De plus le propane comme fluide de fracking ne nécessite aucun autre additif et il remonte avec le méthane et part tout simplement dans les gazoducs sans autre traitement et si le forage touche de l’huile, le pétrole est un solvant naturel pour le propane ! Que des avantages …

Et pourtant quand Arnaud Montebourg a eu l’audace de déclarer qu’il fallait reconsidérer la disposition législative relative à l’interdiction du fracking dans l’Hexagone, conscient de ce progrès technologique respectueux de l’environnement, les écologistes ont immédiatement exercé leur chantage ignominieux habituel et Hollande, en désespoir de cause électoraliste, a tranché par la négative. Si on parle gros sous, les potentialités du fracking en France représentent au moins trois cent mille emplois industriels nouveaux, 30 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat chaque année et une réduction de 40 % du déficit commercial du pays, vraiment que de bonnes raisons de se pencher sérieusement sur le dossier. Au prix actuel du gaz naturel acheté à la Russie, moins coûteux que le gaz algérien qui doit être liquéfié, le seul bassin du sud-est de la France représenterait potentiellement en valeur 1000 milliards d’euros, ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les experts américains qui ont fait l’estimation !

La société américaine GasFrac a déjà validé la technologie aux USA avec plus de 1000 puits sans aucun incident en réalisant qu’elle était plus simple à mettre en oeuvre et plus économique que la fracturation hydraulique classique. La société Ecorp, détentrice de cette technologie a créé une joint-venture avec Total pour les premières opérations de forage en Grande-Bretagne avec cette technologie, les Anglais étant plutôt plus soucieux que les Français de leur environnement mais aussi beaucoup plus pragmatiques que ces derniers. Outre la Grande-Bretagne, cette même société est détentrice de licences d’exploitation par fracking accordées par la France et la Suisse mais pour l’instant la situation est bloquée en haut lieu, du moins en France, et en Suisse, n’en parlons même pas, il faudrait encore une votation pour débloquer la situation sérieusement ficelée par les écologistes. Toute la question à mille milliards d’euros est de savoir si Hollande va enfin prendre une décision favorable à des forages exploratoires compte tenu de l’état de délabrement inquiétant de la situation économique de la France.

La Pologne, coincée entre l’Allemagne, potentiel client pour son gaz obtenu par fracking, et la Russie qui peut à tout moment perturber son approvisionnement en gaz, a résolument opté pour le fracking qui est depuis quelques semaines particulièrement encourageant, l’exploitation industrielle vient en effet de débuter. Ce qui est paradoxal en Allemagne, dont les décideurs gouvernementaux sont aussi sous l’emprise idéologique des écolos, c’est qu’il y a aussi du gaz en particulier en Basse-Saxe et cela a été d’ors et déjà prouvé, mais le gouvernement laisse les électriciens dévaster des régions entières dans l’est du pays pour extraire la lignite à ciel ouvert en détruisant purement et simplement des dizaines de villages multi-centenaires et en autorisant des rejets non seulement de carbone dans l’atmosphère, passe encore, mais de millions de tonnes de poussières … radioactives alors que les centrales nucléaires du pays doivent toutes être fermées à brève échéance depuis la réaction hystérique post-Fukushima anti-nucléaire dans ce pays.

On nage dans un surréalisme incommensurable créé par les écologistes téléguidés à leur insu par la Russie alors que BP et Exxon viennent de créer une joint-venture avec Rosneft pour initier du fracking à grande échelle en Sibérie pour le plus grand bonheur de l’économie chinoise. Et pendant ce temps-là l’Europe et surtout la France s’enfonceront dans la pire des récessions. Il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir de l’incurie de nos politiciens !

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Billet inspiré d’un article paru dans Forbes Magazine

Et pour illustrer ce billet, s’il en était encore besoin :

Gaz de schiste: Hess Oil fait appel de l’interdiction d’un forage près de Paris

Paris – Le groupe pétrolier américain Hess Oil a fait appel de la décision du tribunal administratif de Melun qui lui avait interdit en mars de réaliser un forage d’exploration pétrolière dans la commune de Nonville (Seine-et-Marne), a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

L’appel a été déposé le 15 mai auprès de la cour administrative d’appel de Paris, ont-elles précisé à l’AFP.

Le 12 mars, le tribunal administratif de Melun avait interdit à Hess Oil de procéder à un forage d’exploration pétrolière à Nonville, une commune située à 70 kilomètres au sud-est de Paris, une décision présentée comme une première en France du côté des militants anti-gaz de schiste.

Le permis exclusif de recherche d’hydrocarbures détenu par le groupe n’avais cependant pas été annulé.

C’est une mauvaise surprise, a commenté Me Arnaud Gossement, avocat de la commune.

La bataille avait été homérique devant le tribunal administratif de Melun et son jugement s’était accompagné de beaucoup de motifs d’annulation du permis, a-t-il ajouté, estimant que ce projet fait l’unanimité contre lui sur le terrain.

De son côté, le groupe, qui n’a pas commenté cette information, a assuré à plusieurs reprises vouloir simplement sonder par des forages conventionnels le sous-sol du bassin parisien pour rechercher des hydrocarbures non exploités.

Ce projet de forage est contesté par les écologistes, qui soupçonnent Hess Oil, très investi dans les hydrocarbures non-conventionnels, de viser du pétrole de schiste.

La fracturation hydraulique, critiquée pour les risques qu’elle fait courir à l’environnement et interdite en France, est quasiment la seule technique disponible pour extraire ce type de pétrole.

(©AFP / 22 mai 2014 16h55)

Billet à paraître également sur le blog http://www.mauvaisenouvelle.fr/

Poisson d’avril !

Beaucoup de Français ne vont pas aimer la décision prise en catimini par le gouvernement suivant l’idéologie de l’ancien faucheur d’OGM (amnistié) aux manettes du ministère de l’énergie et des moulins à vent ! Ce triste sire vient de mettre en place une taxe dite CCE (contribution climat énergie) sur le gaz naturel à compter du premier avril ! Fixée à 1,41 euros le MWh elle passera à 2,93 euros en 2015 et 4,45 euros en 2016.

Ben voilà, on y est, c’est l’équivalent de la taxe sur les produits pétroliers appliquée au gaz naturel à usage domestique. Pour information le prix du gaz, réglementé comme beaucoup trop de choses en France, a récemment diminué et c’est très bien, la nouvelle taxe passera sans que les consommateurs en souffrent trop. Après ce sera une autre affaire puisqu’elle rapportera à l’Etat 340 millions d’euros dès cette année puis 2,5 milliards en 2015 et 4 milliards en 2016, vous avez noté la progression.

Pour peu que le prix du gaz augmente, on ne sait jamais ce qui peut arriver, ce sera tout bon pour le ministère des moulins à vent. Mais comme je le mentionnais dans le billet précédent toute nouvelle taxe sur l’énergie entrant dans le budget général de l’Etat est considérée comme illégale par la Cour de Justice Européenne. Il est donc grand temps que les citoyens se révoltent car ils sont systématiquement et illégalement arnaqués par le gouvernement socialo-écolo-marxiste au pouvoir !

Ce n’est pas un poisson d’avril : source AFP, dépêche datée de ce jour à 11h23.

Puisque le nucléaire fait peur, pourquoi pas le charbon ?

La France détient le plus grand gisement de charbon d’Europe au sud du département de la Nièvre. Ce gisement d’au moins 100 millions de tonnes voire beaucoup plus peut être facilement exploité à ciel ouvert comme le font les Allemands pour la lignite. L’extraction de ce charbon pourrait avantageusement rééquilibrer la balance commerciale du pays en fâcheuse situation principalement en raison des importations de pétrole et de gaz. Y aurait-il un inconvénient à créer une dizaine de milliers d’emplois en lançant l’exploitation de ce gigantesque gisement de charbon qui serait destiné à l’exportation puisque brûler du charbon sur le sol français pour produire de l’électricité serait mal vu par les écologistes qui se sont déjà opposé aux recherches exploratoires des potentialités du gaz de schiste. Charbon et gaz de schiste combinés pourraient faire que la France deviendrait alors un exportateur net de produits énergétiques et ne verrait plus son déficit commercial se creuser comme sa dette. On peur rêver de jours meilleurs mais on peut aussi se demander à juste titre pourquoi le ministre du redressement, qui a sévi non loin de la Nièvre, dans un département autrefois producteur de charbon, la Saône-et-Loire, ne s’intéresse-t-il pas à cette hypothèse. Dans un premier temps il faudrait faire en sorte que le code minier en cours de réforme puisse ne pas léser les propriétaires des terres sous lesquelles se trouve cet or noir (et solide) afin que l’exploitation de cette richesse providentielle pour le pays puisse être réalisée. Il faudrait aussi que ce même ministre renvoie tous les écologistes dont son parti n’a pas besoin pour rester majoritaire tant à la chambre des députés qu’au Sénat en leur expliquant de manière simple et didactique qu’il en va de l’avenir du pays…

Mais je dois rêver les yeux grand ouverts en écrivant ces lignes qui tomberont dans les oubliettes profondes des anciennes mines de charbon souterraines.

Christine Lagarde sous-marin du sénateur Placé et des ministres Batho et Duflot ?

Au dernier forum de Davos, madame Lagarde, la chef du FMI, avant c’était DSK, s’est brusquement convertie à l’écologie pure et dure en déclarant, je cite :

« Ainsi, nous avons besoin de croissance, mais aussi de croissance verte qui respecte la durabilité environnementale. Une bonne écologie c’est une bonne économie. C’est une raison importante pour déterminer un prix juste pour le carbone et aussi pour cesser les subventions consacrées aux énergies fossiles. »

 

Déjà il faut se tenir aux poignées et aux barres pour ne pas chavirer dans un délire d’hilarité car Madame Lagarde parle d’un coté de croissance, ce que Hollande cherche désespérément, mais veut aussi remettre en cause les subventions (occultes) accordées aux grandes compagnies pétrolières pour maintenir un prix du pétrole et du gaz naturel et surtout des produits raffinés aussi bas que possible tout en permettant aux spéculateurs de faire quelques profits (voir mon billet du 20 juillet 2012) : https://jacqueshenry.wordpress.com/2012/07/20/petrole-prix-manipules-la-grosse-arnaque-planetaire-libor-hedge-funds-speculation/

et celui-ci sur les produits raffinés du 20 janvier 2012 : https://jacqueshenry.wordpress.com/2012/01/20/petrole-gaz-charbon/ 

et dans ce dernier cas, c’est la récession assurée si les produits raffinés sont commercialisés à leur juste prix disons pour faire court et réaliste 3 euros le litre d’essence. Madame Lagarde ne comprend donc pas très bien la situation et là je suis modéré dans mes propos.

Je continue à citer Madame Lagarde :

« A moins d’agir rapidement les générations futures seront roties, transformées en toasts, frites et grillées. »

Là ça fait un peu beaucoup d’imagination parcequ’avant d’être roties (les générations futures), toute vie terrestre aura pratiquement disparu de la planète.

Mais on rêve tout de même en lisant ce genre de propos de la bouche de Madame Lagarde et non pas d’un quelconque dirigeant de Greenpeace ou d’un(une) élu(e) d’EELV du genre Placé, l’homme aux mégots de cigarette ou Batho, l’ahurie anti-Fessenheim et anti-feux de cheminée. A n’en pas douter un seul instant, le board des directeurs du FMI est inflitré par Greenpeace ou le lobby pétrolier ou les deux en même temps, ce qui ne m’étonnerait pas outre mesure, pour tenir de tels propos totalement stupides. Encore une conséquence néfaste des fausses prévisions alarmistes et tonitruantes du GIEC, ce « machin » inutile, comme l’aurait certainement qualifié le Général De Gaulle, lui qui a impulsé en visionnaire l’énergie nucléaire civile française.

Source : theglobeandmail.com et Contrepoints