Les délires écologistes : de la fiction à la réalité !

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Les parcs automobiles français et anglais sont de taille comparable, entre 30 et 35 millions de véhicules utilisant des moteurs à combustion interne. Dans ces deux pays l’obsession de la « décarbonation » pour sauver le climat se rejoignent également puisque à l’horizon 2035 seules les voitures électriques seront autorisées à la commercialisation et l’objectif ultime sera d’interdire tout véhicule muni d’un moteur à combustion interne en 2050. Le premier objectif « 2035 » est très proche car en prenant pour base de calcul le fait que 10 % du parc automobile est renouvelé chaque année il faudra produire dès 2035 au moins 3 millions de voitures électriques par an. Parallèlement il sera nécessaire d’augmenter la production d’électricité de 20 % pour atteindre l’objectif « 2050 », production non carbonée et non intermittente afin d’assurer le rechargement des véhicules électriques quel que soit le jour et l’heure.

Oublions les voitures dites « à hydrogène » car ce combustible restera toujours au moins 20 à 30 fois plus coûteux à produire que le bon vieux pétrole ou encore le bon vieux kilowatt d’origine nucléaire. Les délais de construction d’une centrale électro-nucléaire sont d’environ dix ans comme cela a été illustré avec la construction des deux EPR sur le site chinois de Taishan situé à 140 kilomètres d’Hong-Kong. Pour se préparer à cet agenda de la conversion du parc automobile britannique en voitures électriques dès 2035 il faudra décider de la construction d’autres réacteurs nucléaires type EPR comme à Hinkley Point C uniquement destinés à réduire la production électrique britannique à partir de charbon ou de pétrole (79 % du total en 2016). Ces quelques chiffres, même s’ils sont approximatifs, montrent déjà que la lubie des écologistes relève de la pure fiction.

Mais il y a bien pire. En excluant les véhicules automobiles de plus de 10 tonnes et pour proposer sur le marché dès 2035 uniquement des voitures électriques l’autre aspect totalement délirant de cet objectif sera la demande en métaux nécessaire pour produire les batteries et les moteurs électriques. Un récente estimation des services du Muséum d’Histoire Naturelle britannique faisant appel à des spécialistes renommés sollicités par le sous-comité d’adaptation associé au Comité sur le changement climatique a rendu public ses travaux. S’il fallait remplacer tout le parc automobiles (véhicules légers seulement) il faudrait disposer de 208000 tonnes de cobalt, 265000 tonnes de lithium, au moins 7200 tonnes de néodyme et de dysprosium et de 2350000 tonnes de cuivre. Selon les données les plus récentes ces quantités représentent un peu plus de deux fois la production mondiale actuelle de cobalt, la production totale actuelle de néodyme et de dysprosium, les trois quart de la production actuelle de lithium et la moitié de la production mondiale totale de cuivre (données 2018). Même en assurant la seule production annuelle de véhicules électriques légers dès 2035, il faudrait que la Grande-Bretagne importe au moins la quantité de cobalt utilisée dans tout le secteur industriel européen en 2018.

Ces estimations très précises ont pris aussi en compte le « coût énergétique » de production de ces métaux. Pour produire une tonne de cobalt il faut consommer 8000 kWh et pour le cuivre 9000 kWh. Les terres rares nécessitent pour leur production environ 3350 kWh par tonne. Pour produire ces métaux sur le sol britannique afin de remplacer tout le parc automobile léger d’ici 2050 la Grande-Bretagne devra consacrer au moins 6 % de son électricité produite à ce seul effet.

Pire encore, en se basant sur le chargement des batteries d’une Nissan Leaf ou d’une Renault Zoe, afin d’assurer le rechargement de toute la flotte automobile en 2050 il faudra 63 TWh disponibles à tout moment soit une augmentation de 20 % de la production d’énergie électrique naturellement non carbonée et non intermittente, ce qui exclut de facto les énergies renouvelables telles que l’éolien et le solaire. En effet, en ne créant des « fermes éoliennes » que dans les régions favorables avec un facteur de charge d’au moins 30 % les besoins en cuivre, néodyme et dysprosium pour la fabrication des turbines éoliennes amputera d’autant la production de véhicules électriques, c’est-à-dire plus d’une année de consommation de cuivre et près de dix ans de consommation de terres rares. pour l’énergie solaire la situation est plus critique encore puisque la seule consommation de tellure pour assurer à peine 10 % de l’augmentation du besoin en électricité sur le sol britannique représentera 30 fois la production actuelle mondiale de tellure !

On ne peut que constater avec quel amateurisme l’alternative électrique pour les seuls véhicules légers et pour la seule Grande-Bretagne a été abordée. Les moteurs à combustion interne ont encore de beaux jours devant eux et les prises de position des divers gouvernements européens, soumis à la pression idéologique des partis « verts » sont totalement irréalistes.

Source : https://www.nhm.ac.uk/press-office/press-releases/leading-scientists-set-out-resource-challenge-of-meeting-net-zer.html

En Grande-Bretagne les Juges de la Haute Cour de justice ont perdu le sens de la réalité des genres.

Les médias britanniques ont pris soin de ne pas divulguer l’identité du couple qui a pris l’initiative d’envoyer leur enfant de 4 ans, de sexe masculin, à l’école revêtu d’un uniforme de fille sous prétexte que ce dernier souffre de dysphorie de genre. La direction de l’école s’est à juste titre alarmée et a accusé le couple en question d’avoir activement encouragé leur enfant mâle à se comporter comme une fille et menacèrent ce couple d’expulser leur enfant. L’affaire, il faudrait plutôt dire un évènement exceptionnel, a suscité quelques remous et ce couple, convaincu qu’il oeuvrait pour le bien de cet enfant, a porté le cas devant la justice afin d’obtenir une justification de leur attitude envers l’enfant – de quatre ans – et éventuellement une compensation financière.

Ce couple, il faut le constater totalement déconnecté de la réalité, a produit des rapports d’experts spécifiant que l’enfant n’avait pas encore totalement vécu la transition de mâle à femelle qui a lieu à l’âge tendre. Le juge, un dénommé Williams, a instruit l’affaire. Il a décrit les parents comme étant « à l’écoute et prudents » et que l’enfant n’avait pas souffert de cette transition sexuelle vers un état féminin se produisant à un très jeune âge, ajoutant qu’il va de soi que la poursuite de la procédure ne relevait pas de l’intérêt social de l’enfant et que toute procédure devrait maintenant être fondée plutôt sur le fait que ces préoccupations devaient être dissipées. Cependant le juge a omis quelques détails relatifs à ce couple qui a eu un autre enfant, âgé de 13 ans au moment des faits relatés ici, et qui a effectué sa transition sociale de « genre » dès l’âge de 7 ans. Curieux tout de même … L’enfant de 4 ans dont il est question a été adopté et « mis en transition », quant à un autre enfant adopté également par ce couple ayant vécu 3 ans au sein de ce dernier et a été transféré par les services sociaux dans une autre famille d’accueil il y a maintenant 10 ans présente des troubles identifiés comme une dysphorie de genre.

La décision raisonnable en apparence du juge a été vivement critiquée sur le blog « Transgender Trend » qui a suivi attentivement cette affaire hors du commun. C’est en ces termes que ce blog a qualifié la décision du tribunal :

« Cette décision du tribunal des affaires de famille crée un dangereux précédent. Aucun domaine relatif à la garde d’enfants ne doit être confié à des idéologues, aucune approche ne doit écarter les connaissances acquises sur le développement et la psychologie de l’enfant ni aucun traitement adapté aux conditions psychologiques d’un enfant ne doit être écarté car dans ces cas les règles normales ne s’appliquent plus. En d’autres termes ce jugement est une véritable insulte pour le couple d’accueil et met en danger les enfant vulnérables« .

Ça laisse rêveur …

Source BioEdge. Brève remarque : ce couple récidiviste dans l’induction d’une confusion des genres auprès d’enfants en bas âge devrait subir un traitement psychiatrique lourd ou être tout simplement emprisonné pour atteinte à l’intégrité psychique d’enfants pouvant être assimilée à de la torture. Ce fait divers révèle aussi l’état de décadence avancée des sociétés occidentales et sans vouloir offenser qui que ce soit j’écris ici clairement que les mouvements dits LGBT entrent dans cette catégorie décadente. Dysphorie : état de malaise, opposé à euphorie.

Black-out total en France et en Grande-Bretagne sur les évènements survenus en Syrie le 17 septembre 2018

Tout ce que les organes de presse main-stream de ces deux pays, radio, télévision et presse papier, ont indiqué est que l’avion de reconnaissance de l’armée russe Iliouchine Il-20 a été abattu par la défense anti-aérienne syrienne, et par erreur … D’autres informations n’ont pas filtré car elles pourraient embarrasser les gouvernement français, anglais et israéliens. Le monde a frôlé l’embrasement généralisé ce 17 septembre, une situation particulièrement critique dont la France, ancienne puissance coloniale (comme la Grande-Bretagne) en Syrie a largement contribué à aggraver. Cet évènement relaté en détail par le journaliste d’investigation résidant à Damas Thierry Meyssan sur son site montre clairement que l’occupant du Palais de l’Elysée à Paris, par ailleurs chef des armées, a perdu la raison et ne comprend strictement rien à la politique internationale. Je n’aimerais pas être à la place de son ministre des affaires étrangères.

J’invite mes lecteurs à se reporter à l’article de ce journaliste – dix minutes de lecture soigneuse car on apprend beaucoup de l’histoire passée qui explique le présent – dont voici le lien : http://www.voltairenet.org/article203057.html pour se faire une idée de l’inconséquence dommageable du Président de la République Française tant pour la France que pour l’Europe en général.

Meyssan livre une analyse très pertinente des conséquences de cette intervention franco-britannico-israëlienne qui rappelle à de nombreux égards celle conduite contre Nasser en 1956 par exactement la même coalition. Il est tout à fait significatif que les Américains ont refusé de participer à cette opération et Meyssan énumère avec une clarté digne d’un journaliste de classe internationale les effets à moyen terme sur la redistribution des cartes dans la région qui paraît inévitable et qui laissera l’Europe comme un lamentable laissé-pour-compte qui devra survivre dans un monde dans lequel les puissances dominantes seront la Chine, alliée à la Russie avec tous les autres pays de l’Asie (peut-être bien aussi le Japon, premier partenaire commercial de la Chine) et d’un autre côté le monde anglo-saxon, USA, Grande-Bretagne post-brexit, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande, les 5 grandes oreilles qui contrôlent l’ensemble des trafics de l’information dans le monde. Les USA se rebiffent déjà avec la guerre commerciale initiée par le Président Trump et c’est tout à fait significatif de la réaction ressemblant à celle d’un animal blessé qui ne trouve plus quel moyen trouver pour sa survie. Les USA sont donc devenus dangereux mais Trump a probablement pris conscience des limites des possibilités financières et logistiques de ses capacités d’interventions militaires à l’étranger. Et il s’agit ici d’un véritable espoir pour la survie de l’humanité. Bonne lecture dominicale.

Syrie : le mensonge de Macron, Trump et May

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Ces trois personnalités en charge de leurs pays respectifs sont confrontées à des difficultés domestiques et le meilleur moyen de faire diversion auprès de l’opinion publique surtout quand la presse leur est dévouée est de s’engager dans une opération d’éclat à l’extérieur. Et comme pour l’Irak avec le Général Colin Powell en 2003 afin de justifier l’attaque de ce pays en raison de la présence d’ « énormes » stocks d’armes chimiques le Général Kenneth McKenzie, directeur de l’état-major au Pentagone a réitéré exactement le même type de mensonge au sujet de la Syrie pour justifier l’attaque conjointe, hors-la-loi et criminelle, de la France, de la Grande-Bretagne et des USA pour détruire des cible syriennes considérées comme des centres de recherche et de production d’armes chimiques. Ce mensonge avait été méticuleusement préparé par le Foreign Office depuis Londres avec l’entremise des « casques blancs », des membres d’une ONG financée par Londres et présente en Syrie pour dénoncer les atteintes aux droits de l’homme, qui sont en contact étroit avec les groupes terroristes financés par le Qatar et l’Arabie Saoudite pour tenter de renverser le régime légitime de Damas depuis maintenant 7 ans. La Syrie, comme beaucoup d’autres pays, possède un centre d’analyses pour la sécurité de l’eau et des aliments qui fait partie d’un centre de recherches sur les antibiotiques. Il est situé dans la banlieue de Damas à Barzeh. Il a été pris pour cible et bombardé par l’alliance franco-anglo-américaine ainsi qu’une petite usine fabriquant des détergents. Le centre de Barzeh, dans le cadre des accords signés par la Syrie sur le démantèlement et la destruction des armes chimiques avait été encore inspecté en février 2018 et le treize mars l’organisation pour l’interdiction des armes chimiques (Opcw en anglais ou Oiac en français) et les experts de cette organisation avaient déclaré n’avoir décelé aucune activité suspecte dans ce centre. C’était un mois avant les bombardements …

Les casques blancs ont fait depuis leur travail qui a abouti à un fait de guerre qui aurait pu rapidement dégénérer au niveau régional mais également au niveau international. Force est de constater que les Anglais sont tout aussi menteurs que les Américains et que Macron a fait preuve d’une grande naïveté dans cette affaire. Accuser le régime de Damas d’une attaque chimique qui n’a jamais eu lieu pour justifier un bombardement contraire à toutes les conventions internationales, en particulier la Charte des Nations-Unies, rend les trois personnalités citées plus haut coupables de crime contre l’humanité. Si Trump a subi la pression du Pentagone qui a délégué ses pouvoir à l’OTAN pour organiser ce crime, Theresa May et Emmanuel Macron sont coupables et devront rendre compte de leurs actes un jour ou l’autre.

Colin Powell a fini par avouer en 2016 qu’il savait très bien que Saddam Hussein ne possédait pas d’armes chimiques, May et Macron avoueront-ils un jour leur forfaiture ? L’Italie s’est déclarée neutre dans cette affaire mais pas tant que ça car elle a autorisé l’OTAN à participer à cette action criminelle depuis les bases de Sigonella et Niscemi situées en Sicile. Ce pays doit être donc considéré comme complice. Mais tous ces politiciens qui se sont auto-déclarés au dessus des lois feront-ils amende honorable, pas vraiment.

Après le reportage du très respecté Robert Fisk c’était au tour du journaliste Uli Gack de la ZDF de faire part de ses impressions au sujet de l’attaque chimique qui fut imputée au régime de Damas. Il a confirmé en tous points le reportage de Fisk après avoir rencontré des centaines de personnes qui ont bien confirmé qu’il s’agissait d’une mise en scène des « casques blancs ». Le Foreign Office et par conséquent Theresa May sont coupables de répandre de fausses informations d’une gravité exceptionnelle. Que peut-on alors croire des allégations du même genre émanant du gouvernement britannique au sujet de l’empoisonnement du transfuge russe Skripal ?

Inspiré d’un article de Manlio Dinucci paru sur le site voltaire.net le 17 avril 2018 et d’un bref article paru sur le site ZeroHedge le 21 avril 2018.

Petits meurtres entre amis … à qui profite le crime ?

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L’Affaire Skripal père et fille serait-elle un coup monté de toute pièce par le MI6 et la CIA ? N’importe qui, ayant un certain sens critique et n’étant pas intoxiqué par la presse main-stream, peut se poser la question. Tenter d’assassiner un agent double, traître aux intérêts de son pays natal – la Russie – exilé en Grande-Bretagne et ne pouvant plus exercer de ce fait son exécrable métier d’espion n’est finalement qu’un prétexte pour attiser les tensions entre les USA, accompagnés de leur allié indéfectible la Grande-Bretagne, à l’encontre de la Russie.

La substance chimique utilisée est très probablement un organo-phosphoré neurotoxique que toutes les armées des pays développés connaissent et possèdent et pas seulement la Russie. Cette tentative de meurtre (puisque les deux victimes ne sont pas encoré décédées) a été vraiment trop vite attribuée à une ingérence de la Russie dans les affaires intérieures de la Grande-Bretagne. Et cette histoire digne d’un film d’espionnage comme il y en eut tant durant la guerre froide, comme en particulier la plupart des « James Bond » qui n’étaient que des films d’ouverte propagande anti-soviétique, frise le ridicule !

Pratiquement au même moment « The Donald » vire d’un tweet Rex Tillerson accusé de trop de sympathie avec la Russie et les Américains contents de vendre leur gaz naturel liquéfié aux Anglais veulent faire capoter le projet de gazoduc NordStream (illustration). Cette tentative d’assassinat arrive à point nommé pour que les USA qui viennent d’accorder à l’Ukraine le statut de membre à part entière de l’OTAN et continuent à faire la loi en Europe. À quelques jours seulement des élections présidentielles en Russie c’était remarquablement bien organisé. Du vrai James Bond !

Source partielle et illustration : strategic-culture.org

Pour la petite histoire, lorsque je sévissais comme chercheur en biologie j’étais responsable des produits dangereux dans le laboratoire. Dans le petit placard verrouillé où étaient entreposés ces produits il y avait un flacon de di-isopropyl-phosphofluoridate. Il s’agit d’un puissant inhibiteur de l’acétyl-choline estérase apparenté au Tabun, un produit neurotoxique bien connu des biologistes … et des militaires. Toute utilisation de ce produit requérait un protocole strict dont en particulier la disponibilité de l’antidote. L’individu qui a manipulé le produit pour tenter d’assassiner l’agent double à Salisbury devait nécessairement être en possession de l’antidote. C’est une condition vitale pour n’importe quel agent des services d’espionnage qu’il soit américain, anglais ou russe.

La crise financière à venir ? Peut-être une origine imprévisible !

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Les analystes financiers m’amusent toujours quand je lis, ou entends parfois, leurs boniments, de la sauce tiède répétée depuis des années toujours sur la même longueur d’onde : ce sont les banques centrales qui sont fautives … C’est tellement facile de déclarer qu’il faut acheter de l’or pour préserver son épargne ou même des yens, ça vient de sortir ! Comme l’extraction de l’or est très très loin de satisfaire la demande et qu’il y a d’autres métaux précieux qui pourraient être une alternative mais que ce n’est pas à la portée de n’importe quel pékin moyen d’acheter un lingot de palladium ou de praséodyme alors il faut se rendre à la réalité : tout le système financier est profondément vicié et l’actualité vient d’en fournir une démonstration tellement évident qu’elle en est presque caricaturale. Et pourtant ce « f ait divers » est passé presque inaperçu (sauf pour les initiés dont je ne fais pas partie) tant la presse main-stream avait reçu des dirigeants des divers pays européens l’ordre de tout simplement oblitérer cette information de la plus haute importance : pourquoi le conglomérat britannique Carillion a-t-il fait faillite, une faillite très embarrassante pour Madame May, Premier Ministre de Sa Majesté ?

Ce fait divers apparemment anodin pour le non-initié dont je ne fais pas partie, je le répète, est tout à fait révélateur de l’ampleur de la corruption du monde financier internationalisé tel qu’il est aujourd’hui et cette corruption à grande échelle échappe de par son concept à tout contrôle, d’où la catastrophe pour la Grande-Bretagne, le pays de la « City », la place financière la plus importante d’Europe et donc de cette même City qui se garde bien de ventiler une quelconque information sur la débâcle de Carillion. Avez-vous lu un article dans la presse aujourd’hui au sujet de Carillion ? Certainement pas ! C’est trop dérangeant.

Que s’est-il passé au juste ? Carillion, une société acoquinée avec le gouvernement britannique pour gérer un certain nombre de services nationaux, est auditée comme toutes les entreprises cotées en bourse, c’est la loi, afin de publier ses comptes et son bilan. Il se trouve que les sociétés d’audit en font carrément à leur guise pour non pas effectuer un travail honnête vis-à-vis du législateur mais pour satisfaire les actionnaires des sociétés qu’elles gèrent sous contrat. S’il y a un « lézard » elles s’empressent de le dissimuler car elles sont ultra-puissantes et aussi parce qu’elles travaillent main dans la main avec les politiciens, les autorités financières et ces mêmes actionnaires des sociétés clientes, un mélange des genres pour le moins stupéfiant.

En Europe il existe 4 sociétés d’audit de taille monstrueuse dont le rôle, nous allons le découvrir, prête à confusion : Deloitte, Ernst & Young, KPMG et PwC (Price waterhouse Coopers). Ce sont les « Big Four » depuis la disparition d’Arthur Andersen qui ne résista pas à ses malversations lors de la faillite scandaleuse d’Enron qui révéla d’ailleurs la manière d’agir de ces sociétés d’audit très particulières. Ces « Big Four » ont en charge l’audit de 497 des 500 compagnies cotées à New-York au S&P 500, 99 des 100 sociétés cotées au FTSE à Londres et dans l’Union Européenne plus de 90 % des sociétés cotées en bourse font appel aux services de ces « Big Four ». Il ne faut donc pas s’étonner d’entre-apercevoir dans quel niveau de corruption ces sociétés évoluent en toute impunité avec la protection des gouvernements. En effet, et surtout quand elles auditent des compagnies ayant de gros contrats avec les gouvernements en place, il s’agit de dissimuler le fait que ces gouvernements sont souvent de mauvais payeurs, d’une part, et que les marchés entrent souvent – c’est le cas ce Carillion – dans un cadre monopolistique financé par des fonds publics. Or toutes les sociétés gérées en quelque sorte et pas seulement auditées par ces « Big Four » ont aussi des actionnaires qu’il faut rémunérer, c’est normal.

Et c’est là où le bât blesse et avec Carillion on va (peut-être, espérons-le) en entendre parler : ces « Big Four » ont en réalité une double casquette puisqu’elles évoluent au coeur de la finance, que ce soit à Paris, Londres, Madrid, Milan, Francfort, New-York ou Amsterdam : elles doivent faire en sorte de satisfaire les actionnaires, les traders des bourses, mais aussi les dirigeants des sociétés qu’elles ont sous gestion.

On se trouve très exactement dans le cas de figure de la corruption financière organisée. Les gouvernements ne peuvent strictement rien faire pour tenter de réguler l’activité délictueuse de ces « Big Four » car ils n’en ont plus le pouvoir, tout simplement ! Prenons l’exemple de Carillion et des 4 sociétés d’audit qui ont de près ou de loin été sollicitées pour gérer les comptes de cette entreprise. Au final c’est KPMG qui a approuvé l’état du bilan de Carillion alors que la dite société avait accumulé plus de 2,6 milliards de livres de dettes seulement pour les pensions de ses employés retraités. Acculée Carillion a été obligée de vendre des actifs uniquement pour payer les dividendes de ses actionnaires, essentiellement des banques et des organismes financiers eux aussi audités par ces mêmes « Big Four », c’est dire dans quel mélange des genres ou conflit d’intérêt KPMG, entre autres, a nagé sciemment ! Et KPMG était naturellement au courant des moindres détails de l’état délabré des finances de son client …

Lors de la crise financière des caisses d’épargne espagnoles c’est Deloitte qui a pris en charge l’audit des comptes de Bankia, une structure de défaisance mise en place par le gouvernement espagnol pour renflouer les caisses d’épargne locales et régionales et financée finalement par les contribuables, les actionnaires ayant perdu jusqu’à leurs chaussettes dans la faillite de Bankia qui survint moins de 6 mois après l’audit « R.A.S. » de Deloitte. Deloitte a agi main dans la main avec les autorités en charge du contrôle des marchés financiers à Madrid ce qui est totalement contraire à la déontologie basique. Le gouvernement espagnol a laissé faire et il n’est pas déraisonnable de se demander qui gouverne un pays et non pas seulement l’Espagne, le Premier Ministre et le Parlement ou les sociétés d’audit ?

Une autre faillite notoire encore une fois en Espagne et qui illustre l’étrange collusion entre le pouvoir, cette fois au sujet des énergies renouvelables, et ces « Big Four » qui n’en font qu’à leur guise et sont de facto au dessus des pouvoirs politiques et donc des lois : la faillite fracassante du géant espagnol de l’énergie « verte » Abengoa, en 2016. Deloitte, encore une fois, avait trafiqué en toute connaissance de cause, mais pour la bonne cause du réchauffement climatique, les comptes de la société. Cette affaire fut révélée par un étudiant en économie à l’Université de Barcelone qui constata en rédigeant son mémoire de fin d’étude qu’Abengoa, suivant les conseils de Deloitte, avait mis un signe « plus » devant ses pertes. Des centaines de milliers de petits actionnaires furent spoliés sans aucun recours et finalement le gouvernement espagnol supprima dans la foulée toute aide aux sociétés impliquées dans les énergies renouvelables : « chat échaudé par le réchauffement climatique craint l’eau chaude » !

Pour en terminer avec les « Big Four » ces compagnies au dessus de toutes les lois ont réalisé en 2017 un profit à l’échelle mondiale de 134 milliards de dollars – vous avez bien lu il n’y a pas d’erreur – et aucun gouvernement n’osera toucher à leur monopole de fait car tout est organisé par et pour la finance qui est maître en dernier ressort. Ces « Big Four » sont trop grosses, sont trop importantes dans leur activité qui est en totale collusion avec les financiers, les entreprises et par voie de conséquence avec les politiciens pour qu’une régulation puisse leur être appliquée, on pourrait imaginer en quelque sorte un audit public de ces sociétés d’audit réalisée par les députés, mais c’est de la pure fiction … Leurs dirigeants, comme ceux d’ailleurs des grandes banques, sont au dessus des lois et n’iront jamais en prison comme ce devrait être le cas pour les dirigeants de KPMG avec l’affaire Carillion. Tout le système est bouclé et ce sont au final les contribuables, toujours et encore, qui paient pour ces malversations cyniques.

Inspiré d’un article de Don Quijones paru sur le site wolfstreet.com et illustration : site anglais de KPMG au Canary Wharf à Londres, société dont le siège social se trouve aux Pays-Bas.

La stérilité féminine est-elle une maladie ?

Le simple fait de poser cette question risque de soulever un débat sans fin car il est maintenant admis dans de nombreux pays de l’OCDE que la stérilité doit être prise en charge par les systèmes de protection sociale car il s’agit d’une maladie. Et c’est bien là que le bât blesse car en réalité il ne s’agit pas d’une maladie au sens strict du terme mais d’une malfonction dont souffre une femme sur 7. Le critère est qu’une femme engagée dans des relations sexuelles régulières et non protégées avec son époux ou son partenaire doit normalement se retrouver enceinte après au moins une année. Si tel n’est pas le cas et si naturellement son époux ou partenaire est lui-même fertile alors elle est considérée comme stérile. C’est une définition arrêtée par l’Organisation Mondiale de la Santé un peu à l’emporte-pièce mais pourtant admise par le corps médical.

Les causes de la stérilité féminine sont multiples et certaines d’entre elles peuvent être contournées par une opération chirurgicale bénigne dont le coût est tout aussi bénin pour la société. Toutes les autres approches dont la fécondation in vitro sont, elles, coûteuses pour la société dans la mesure où la stérilité est considérée comme une maladie. Or cette définition vient d’être remise en cause en Grande-Bretagne, et cela ne date pas d’hier puisqu’un rapport commandé par la sécurité sociale britannique en 1988 indiquait déjà que l’infertilité devait être, selon les règles d’éthique en vigueur, considérée comme une malfonction et non pas une maladie (voir le lien). Par conséquent le débat reste ouvert mais il serait opportun que les Etats en charge de la protection sociale des citoyens se penchent sur ce problème en ces périodes de vaches maigres financières. Pour éclairer mes lecteurs j’ai tenté en vain de trouver des évaluations du coût global d’un traitement de la stérilité. Les données sont très fragmentaires et oscillent entre 400 et 4000 livres sterling et l’explication est simple : la stérilité féminine touche la nature même de la femme et il s’agit plus d’un phénomène sociétal que strictement médical.

Source : BioEdge et Rapport Warnock (1984, 1988) ISBN : 0 10 193140 9