Retour sur l’effet de serre

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Dans le magnifique schéma de la NASA décrivant le bilan énergétique de la Terre et introduisant le réchauffement radiatif de sa surface en raison de l’effet de serre des gaz dont en particulier le CO2 si on prend une calculette on se trouve très vite désorienté parce qu’il y a deux gros problèmes que je vais tenter d’exposer aussi clairement que possible pour mes lecteurs. Si la Terre n’était pas en équilibre thermique avec l’espace ou bien elle accumulerait de l’énergie thermique et au quel cas elle se réchaufferait, ou bien elle perdrait de l’énergie et alors elle se refroidirait. Certes, au cours du passé le climat terrestre a alterné entre des épisodes froids et des épisodes chauds. On sait aujourd’hui que ces alternances sont dues à deux facteurs : les variations de l’activité solaire sur des périodes relativement courtes, des dizaines jusqu’à des centaines d’années, et les lentes modifications de l’orbite de la Terre autour du Soleil associées à la précession des équinoxes sur des dizaines de milliers d’années.

Examinons donc ce schéma de la NASA dans lequel les flux d’énergie sont standardisés en Watt/m2. Il y a donc tout ce qui arrive à la surface de la Terre, 163,3 W/m2 directement du Soleil et 340,3 W/m2 de « rétro-radiation » en raison de l’effet de serre, total : 503 W/m2. Ensuite il y a tout ce qui est émis depuis la Terre : 22,9 (la flèche jaune) + 398,2 (la grosse flèche rouge) + 18,4 due à la conduction thermique par convection + 86,4, la chaleur perdue par le changement d’état de la vapeur d’eau, total 525,9 W/m2. Il y a donc un premier problème grave : le bilan thermique global est négatif puisque l’énergie perdue par la surface de la Terre est supérieur au total de l’énergie reçue et ce déficit n’est pas du tout négligeable puisqu’il est de 23 W/m2.

La deuxième erreur – je devrais dire plutôt supercherie – présentée dans ce schéma de la NASA réside dans les grandeurs respectives des trois grosses flèches rouges. Si on fait un bilan séparé pour ces trois flux d’énergie (sous forme de rayonnement infra-rouge) on ne peut que rester perplexe : 340,3 W/m2 reçus par rétro-radiation, 398,2 W/m2 émis par la Terre et 239,9 W/m2 perdus dans l’espace. Le bilan fait ressortir une production ex nihilo de 340,3 – (398,2 – 239,9) = + 182 W/m2 « ex nihilo » c’est-à-dire à partir de rien.

Je n’arrive pas à comprendre comment les « spécialistes » de la NASA ont laissé passer ces erreurs puisque ces bilans indiquent une chose : la Terre devrait se refroidir or c’est tout le contraire qui est avancé par l’IPCC ! Et pour faire en sorte de dissimuler cette supercherie la NASA a donc inventé ce concept de production d’énergie à partir de rien en précisant qu’il s’agit bien de flux de rayonnement infra-rouge distincts des conductions thermiques ou des changements d’état de la vapeur d’eau ( relire sur ce blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/12/21/la-magie-de-leau/ ). Mais où se trouve la différence entre rayons infra-rouges et chaleur latente de vaporisation de l’eau ? Il n’y a pas de différence. Dans un sauna la chaleur ressentie est la conséquence directe du mouvement brownien des molécules de l’air chauffé par une chaudière ou une résistance électrique et par le rayonnement infra-rouge provenant de ces molécules vibrant en raison de l’énergie qui leur a été transmise par le système de chauffage selon la formulation de Planck décrivant le rayonnement électromagnétique du corps noir ( https://en.wikipedia.org/wiki/Planck%27s_law ). Un point c’est tout.

Alors que la théorie de l’effet de serre provoqué par le gaz carbonique sert de plateforme politique pour atteindre une « neutralité carbone » afin de sauver le climat agite les esprits dans le monde entier, dans la réalité tout est adossé sur une théorie fausse inventée de toutes pièces par la NASA pour servir les intérêts de l’organisme onusien ad hoc en charge du sauvetage du climat qui publie des résumés à l’intention des décideurs politiques. Et c’est là tout le problème. En effet, cette supercherie est devenue une réalité scientifique au fil des années, largement reprises par les mouvements écologistes : le sauvetage du climat est devenue une idéologie dont la base n’est qu’une conjecture, un mythe contraire aux principes les plus fondamentaux de la thermodynamique. C’est la définition même du fanatisme …Illustration : NASA. Suite de cette réflexion dans un prochain billet.

20 réflexions au sujet de « Retour sur l’effet de serre »

  1. Il faut peut-être demander à la NASA un schéma plus récent car le document est apparemment de 2009 ?
    De toute façon plus la supercherie est grosse mieux celà passe…
    Ce qui est sûr c’est que pour les USA le gaz de schiste n’est pas un gaz à effet de serre contrairement à celui de Nordstream.
    C’est moins risqué de travailler sur le climat des exoplanètes !

  2. Rendez-vous compte : s’il est possible capter une partie de l’IR dans un PV, jackpot!
    Le PV avec de la glace dessus en plein soleil 🙂
    Il fonctionnerait même la nuit…
    La partie visible serait presque négligeable.
    Rires.

    • il est interessant de noter le commentaire de la nasa:
      « clouds play a large role in the coming and release of energy »
      Justement un des sujets totalement hors de controle de la science comme le reconnait Jancovici..incapacité a determiner la part de l’effet de serre de la vapeur d’eau et la part de reflection des aerosols de l’eau et de la glace en altitude.

      • L’IPCC ne veut pas en entendre parler pour deux raisons. 1) La vapeur d’eau présente un « effet de serre » observable dans un désert où l’air est très sec : L’écart entre les températures diurne et nocturne est très important. Avec seulement 20 % d’humidité cet écart est considérablement réduit. 2) La vapeur d’eau est un puissant véhicule permettant de dissiper l’énergie thermique vers les hautes couches de l’atmosphère. Ces deux effets de la vapeur d’eau sont antinomiques il est donc préférable de ne pas en parler. Je considère cette attitude comme une escroquerie scientifique … encore une.

      • d’autre part au sujet de l’eau,il est bien connu que 80% de la surface de la planete est constituée d’eau.
        Un rechauffement devrait donc avant tout augmenter l’evaporation et accelerer le cycle de l’eau selon le bon vouloir de la meteo (autre sujet que personne ne maitrise vraiment) et non pas la secheresse globale que l’on nous presente.

  3. @dupontg
    Vous avez parfaitement raison ! De plus quoiqu’on fasse pour juguler ce réchauffement s’il advient comme par exemple diminuer les émissions de CO2 ce sera peine perdue puisque les océans dégazeront et l’atmosphère sera encore plus enrichie en ce gaz. Cette affaire de lutte contre le réchauffement du climat est donc bien une immense imposture de nature pseudo-scientifique !!!

    • Erreur de calcul me semble-t-il. Ce qui arrive à la surface de la Terre : 163,3 + 340,3. Ce qui est émis par la surface : 398,2 + 18,4 + 86,4. Différence : 0,6 absorbé par la surface.

      Sinon au niveau de la Terre, ce qui arrive : 340,4. Ce qui repart : 77 + 22,9 + 239,9. Différence là encore : 0,6.

      Je me demande de quel côté est la supercherie…

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