Manger des criquets c’est bon pour l’empreinte écologique … et le climat !

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Chaque année c’est le même scénario, au cours du mois d’août l’humanité a épuisé les ressources de la Terre et viennent alors quelques 5 mois jusqu’à la fin de l’année qui creusent le déficit de ce qu’on appelle les ressources écologiques. Cette notion complètement farfelue d’épuisement des ressources renouvelables est sortie du cerveau dérangé d’un certain Mathis Wackernagel, fondateur de l’organisation non-gouvernementale – il fallait s’y attendre – Global Footprint Network, un truc genre Greenpeace, un ramassis de rêveurs, de nostalgiques du paradis originel, des malthusiens non déclarés mais qui n’en pensent pas moins, bref des gens qui ignorent que les rendements agricoles ont été multipliés par 5 depuis 1950 pour ne rappeler que cet exemple significatif alors que la population mondiale n’a augmenté que d’un facteur 2,8 durant cette même période.

Dans le charabia de ces semeurs de terreur, on trouve des mots totalement vides de sens comme bio-capacité, déforestation intensive, des expressions comme accumulation de CO2, dette écologique, développement durable, empreinte écologique ou encore risque écologique. À la fin on s’y perd mais ce qui reste est la terreur de voir le monde entier basculer vers la désertification, la famine et en un mot l’horreur. Les pays qui contribuent à cette horreur à venir sont la Grèce (en 2010, ouf le pays est entré dans une violente récession et ça ira mieux pour leur empreinte écologique), l’Italie, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, le Japon, les USA, le Danemark ( tiens tiens, ils ont pourtant recouvert leur pays de moulins à vent) et la Suisse. Les pires élèves dans toute leur horreur sont le Qatar et les Emirats Arabes Unis :

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Dans cette représentation simpliste et dénuée de tout sens on ne retrouve pas l’Arabie Saoudite qui brûle pourtant plus de 50 % du pétrole qu’elle extraie de son sous-sol pour se chauffer et irriguer des terrains de golf, c’est vraiment curieux. Ou encore la France classée parmi les mauvais élèves, dont on sait pourtant que la surface boisée du pays ne cesse de s’accroître et qui produit plus de 90 % de son électricité avec des ressources renouvelables, et pourtant la France participe activement au « déficit écologique planétaire », c’est franchement à n’y rien comprendre.

Cette année 2015, c’est sûr, après le 15 août on vivra à crédit, c’est-à-dire qu’on aura épuisé les « renouvelables », vraiment de quoi faire frémir le bas-peuple car c’est le bas-peuple qui au final paiera sous forme de taxes diverses et d’impôts en tous genres les délires énergétiques de tous les mauvais élèves qui se moquent de l’écologie sur cette planète. Quant à la nourriture elle va inexorablement se raréfier puisque les rendements agricoles ont atteint, paraît-il, un sommet alors la seule solution sortie des cerveaux dérangés de ces individus toujours en retard d’une révolution technologique ce sont … les insectes.

Ces hauts spécialistes de la prospective ont évalué la « biomasse » disponible sous forme de bestioles gluantes, spongieuses, rampantes, volantes, stridentes et même odoriférantes. Cela fait maintenant près de 15 ans qu’on nous culpabilise parce que les ruminants, les poulets et autres cochons contribuent au réchauffement climatique (qu’on attend toujours) et qu’il faut sortir de ces habitudes infernales pour la planète de consommation à outrance de produits carnés. Il faut manger des insectes plutôt que du saucisson ou des poissons même d’élevage, ce sera très bénéfique pour l’empreinte écologique globale.

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Quoi de meilleur et de plus croustillant qu’une barre chocolatée aux criquets ? Parce qu’après tout on mange bien du miel qui n’est ni plus ni moins que de la bave d’abeille, alors pourquoi pas des criquets, des larves de termites ou des cafards … On utilise bien des cochenilles pour colorer en rose-rouge certaines boissons industrielles, c’est autorisé, alors pourquoi pas des grillons ou des tarentules bien dodus ou des scolopendres à la chair translucide bien ferme. Qui plus est ces bestioles c’est plein de fibres et c’est bon pour le transit intestinal ! La ferme Aspire, près d’Austin au Texas, produit déjà 7 millions de criquets par semaine ( http://shop.aspirefg.com ), vous avez bien lu, sept millions et je n’invente rien, soit environ 70 tonnes. Au fait il faut combien de tonnes de feuilles de salade pour produire une telle quantité de criquets ? Au bas mot (j’ai fait le calcul très approximatif) 100 tonnes de nourriture ! Il faut le lire pour le croire. Il paraît que les criquets ne boivent pratiquement pas, c’est probablement vrai puisqu’ils vivent normalement dans des régions semi-désertiques, et qu’il leur faut 6 fois moins de nourriture que les bœufs pour obtenir la même quantité de protéines, c’est carrément magique (cf l’estimation ci-dessus). Si tout le monde se met à manger des criquets le matin en guise de céréales avec un yaourt, à midi sous forme de hamburger et le soir en potage ou au dessert, le lancinant problème de la faim dans le monde sera (surtout pour l’environnement et non pas pour ceux qui crèvent réellement de faim) résolu définitivement et on pourra reboiser des centaines de millions d’hectares bêtement utilisés pour nourrir ces sales bêtes à corne qui de plus contribuent gravement à la perturbation climatique dont on souffre déjà tous de par leurs pétulances chargées de méthane, un épouvantable gaz à effet de serre reconnu par les 2500 scientifiques assermentés par l’Eglise de Scientologie Climatique, je veux parler de l’IPCC !

Le problème, et il est de taille, c’est que la gastronomie fait partie de la culture, des traditions et des particularités nationales et régionales. Pour ma part, je préfère un bon saucisson et à la rigueur une cuisse de poulet fermier élevé en plein air selon la publicité bien connue des mangeurs de gallinacées mais me faire ingurgiter de force un hamburger de criquets pour plaire à Mademoiselle Ségolène, il y a un gros pas à franchir et de mon vivant je ne le franchirai pas !

Source : inspiré d’un article paru sur le site de NBC News, illustration Reuters.

Une réflexion au sujet de « Manger des criquets c’est bon pour l’empreinte écologique … et le climat ! »

  1. Les saoudiens brûlent plus pour se refroidir que pour se chauffer (ils doivent quand même se chauffer un peu quand l’aircon est trop fort).
    Cela dit on nage en plein heuristique de la peur (Hans Jonas), il faut faire perdre à l’humanité sa foi dans le progrès quitte à lui mentir afin de provoquer une prise de conscience (?).

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