Nos ancêtres étaient donc bien des bêtes de sexe !

Dans un précédent billet de ce blog, daté du 5 décembre (voir le lien), je relatais l’extraordinaire avancée des paléoanthropologues dans l’étude de l’  « arbre généalogique » de nos lointains ancêtres rendue possible par la fantastique puissance des machines de séquençage automatique de l’ADN et également de la préparation des échantillons à analyser. Ces études, coordonnées par le Professeur Svante Pääbo du Max Planck Institute de Leipzig, ont abouti à une sorte d’arbre philogénétique qui montre à l’évidence les interrelations entre divers groupes de « protohumains » qui ont coexisté sur le continent eurasiatique pendant des dizaines de milliers d’années et qui à la faveur de rencontres fortuites se métissaient pour le plus grand bénéfice d’un renouvellement des gènes car à n’en pas douter (et les études sur l’ADN le prouvent) ces petits groupes étaient soumis à une endogamie prononcée. En d’autres termes comme les populations étaient très faibles et très dispersées les unions entre parents proches devaient être fréquentes. Les mariages entre cousins germains étaient par exemple très fréquents comme l’a montré le séquençage de l’ADN d’une femme de Néandertal. Cependant, toutes ces études ont conduit à l’établissement d’un arbre reliant les quatre familles de protohumains coexistant en Eurasie il y a une cinquantaine de milliers d’années. La « quatrième famille » n’est toujours pas identifiée car on n’en a pas retrouvé de traces à ce jour mais il s’agit probablement d’un Homo erectus qui a divergé des trois autres groupes un million d’années auparavant …

earlyhumans

 

Ces études très récentes indiquent donc un brassage très remarquable entre ces groupes dont la probabilité de rencontre était presque nulle, il y a tout de même quelques milliers de kilomètres entre le nord de l’Espagne et les montagnes de l’Altaï ! Ce que ces résultats montrent est la grande mobilité de nos ancêtres lointains chasseurs-cueilleurs au hasard des saisons et des périodes glaciaires mais aussi du confort relatif qu’ils pouvaient trouver dans certaines parties de l’Eurasie comme par exemple le sud-ouest de la France ou le nord de l’Espagne qui profitèrent d’un climat tempéré lors de la dernière grande glaciation, le Gulf Stream étant bloqué dans le golfe de Gascogne.

Source et illustration : UC Berkeley

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/12/05/nos-ancetres-lointains-etaient-des-vraies-betes-de-sexe/

 

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