Le climat : une préoccupation néo-fasciste ?

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J’ai écouté une très intéressante émission de Michel Drac au sujet du fascisme, ses fondements idéologiques, sa genèse par Benito Mussolini, une idéologie complexe paradoxalement soutenue par la bourgeoisie italienne et la franc-maçonnerie. De cet exposé j’ai retenu une phrase qu’avait prononcé Lénine et qui fut reprise quelques années plus tard dans un contexte légèrement différent. Lénine dit (je n’ai pas noté la date) : « le communisme c’est le parti unique et l’électricité« . Mussolini a repris cette phrase presque mot pour mot : « le fascisme c’est le parti unique et l’électricité« . À l’époque où le Duce prononça cette phrase le mot fascisme n’était pas péjoratif puisqu’il s’agissait du système politique italien d’Etat.

Aujourd’hui les crypto-trotskistes reconvertis à l’idéologie écologiste totalitaire, comme le communisme et le fascisme le furent en leur temps, mettent systématiquement en avant l’électricité comme source de tous les malheurs climatiques que nous subissons déjà (ah bon ?) et que nous allons faire subir aux prochaines générations qui grilleront comme des toasts par notre inconséquente désinvolture de consommateurs effrénés.

Drôle de rapprochement mais j’en assume la pleine responsabilité.

Michel Drac, code youtube : https://www.youtube.com/watch?= bdlycRzUjvw

18 réflexions au sujet de « Le climat : une préoccupation néo-fasciste ? »

  1. La fée électricité, c’est le progrès. Le parti unique est l’image de la volonté du peuple de s’auto-gérer dans l’esprit des Bolchéviques d’octobre 1917. La dictature communiste (ou national-socialiste), c’est d’abord le parti unique et sa courroie de transmission fut « le centralisme démocratique ». Autres temps, autres moeurs, ce qu’il reste de cette époque révolue est probablement ce qu’on appelle « les khmers verts », ou « cryptomarxistes » ou « cryptotroskistes » comme on veut, à savoir une extrême-gauche dont la pensée est restée centrée sur des schémas conceptuels du 19ème siècle et est aujourd’hui appliquée à la pseudo-protection de l’environnement.
    L’écologisme politique est non seulement une auberge espagnole, mais également un cheval de Troie. Reste à voir qui ou ce qui se cache dans ce cheval. Il y a un très beau travail sociologique à faire là-dessus.
    J’ai eu l’occasion de réfléchir à ce sujet pendant une courte période de ma vie professionnelle quand j’ai eu à défendre les intérêts légaux de certaines sociétés chimiques qui ne comprenaient pas pourquoi elles étaient aussi sévèrement attaquées par des écologistes dans les médias alors qu’elles avaient mis en place des actions concrètes pour être les plus « propres » possible (biodégradabilité des tensio-actifs, processus d’homologation français de nouvelles substances dont s’est inspiré l’UE avec la directive REACH, etc…).
    J’avais à l’époque identifié que Greenpeace et d’autres ONG -qui ne vivent que de « dons » rarement désintéressés- étaient financées en sous-main par l’industrie du tabac pour détourner l’attention du public sur le fait que la principale cause de mortalité en France est l’alcool et le tabac, deux substances naturelles. Et qu’il fallait donc ancrer la conviction dans l’esprit du public que les produits chimiques sont synonymes de cancers pour détourner l’attention sur le tabac. Idem pour l’industrie pharmaceutique qui ne voulait pas qu’on sache que les résidus urinaires de la pilule contraceptive finissent dans les rivières et agissent sur la faune (on a accusé à tort les lessives pour le linge de provoquer l’hermaphrodisme des poissons). Au milieu des années 2000, les ONG écologistes ont trouvé dans l’association « ARTAC » un allié précieux pour accuser les industries de la chimie de provoquer des cancers « environnementaux », malgré les dénégations du professeur Tubiana et d’autres experts qui étaient inaudibles devant un tel tintamarre médiatique. Hier c’était le tohu-bohu sur les phosphates, aujourd’hui, c’est la crise médiatique sur le glyphosate, demain ce sera haro sur un autre produit chimique.
    J’avoue que depuis, je ne me suis pas intéressé à fouiller davantage ce sujet, mais il est clair qu’avec le pseudo-réchauffement climatique, certaines ONG écologistes ont trouvé la poule aux oeufs d’or en matière de financements puisqu’il s’agit des états, et que dans ce cadre là, les sponsors cachés dans le cheval de Troie sont des pays qui ont intérêt à ce que les nations modernes régressent économiquement et industriellement (selon le principe que si on touche à l’énergie, on touche au PIB et donc à la richesse des nations). Jean-Marc Jancovoci s’est inspiré de l’équation de Kaya pour le démontrer et on peut calculer que si on divise le CO2 par 8, on divise le PIB par 4 de façon mécanique. Il est par exemple curieux de constater que les principaux produits chimiques utilisés en UE proviennent de l’Allemagne pour les produits élaborés à haute valeur ajoutée et de la Chine pour les matières premières très bon marché. Je n’ai pas dit que la Chine ou l’Allemagne sont derrière les ONG écologistes, mais force est de constater que cela profite bien à certaines de leurs entreprises. Le problème ne se pose plus pour la France puisqu’elle n’a plus d’industrie chimique (le Belge Solvay ayant racheté ce qu’il restait de Rhône-Poulenc qui fut à une époque un des fleurons mondiaux de la chimie).
    Pour conclure, les ONG écologistes sont pour moi des courroies de transmission de projets à long-terme parfaitement ciblés qui ne profiteront pas à ceux qui y croient, du moins en France.

  2. Les historiens montreront dans quelque temps que les verts n’étaient que les « idiots utiles » de petits malins. Malheureusement leur excellent bagage en sciences humaines leur aura permis de leurrer jusqu’à nos enfants, c’est dire que cela va durer encore un peu jusqu’à ce que la bête occidentale soit morte…
    Camembert électrique met à juste titre le miroir aux alouettes qui est derrière toutes ces grandes causes fumeuses… En observateur attentif je ne peux que m’étonner de voir que les commentaires nombreux des lecteurs de journaux sont très sceptiques sur le réchauffement et la transition mais de façon surprenante les rédactions persistent dans leur propagande… On est bien déjà dans le fascisme vert, plutôt vert de gris. La gestapo n’est pas loin ?

    • « Les historiens montreront dans quelque temps que les verts n’étaient que les « idiots utiles » de petits malins » : Excellent résumé sociologique de la situation, Emmanuel Todd n’aurait pas dit mieux, merci 🙂

    • Merci ! Mais je m’interroge, en 1919 ils en étaient déjà au 8e Congrès ?
      Ceci étant, c’est bien Lénine qui a mentionné l’électricité comme moteur du progrès industriel …
      Aujourd’hui c’est l’inverse, l’énergie électrique est la source de tous les maux de la planète, du grand n’importe quoi !

      • il me semble que c’est « seulement » l’énergie électrique soit d’origine nucléaire, soit par centrales « fossiles » qui sont l’ennemi;
        Vent et soleil, y’en a bons camarades !

  3. @ jg2433 :
    Si on cherche sur Internet le discours de Lénine au cours du 8ème congrès des Soviets -que personnellement que je ne connais absolument pas- on peut le trouver, mais malheureusement il n’ est pas fait mention une seule fois d’électricité (un simple control+F suffit)…par contre le mot « soviet » figure 28 fois, mais jamais sans le terme électricité.
    https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1919/03/d8c/vil19190300-04c8.htm
    Par contre, si l’on regarde un dictionnaire de citations sur le Web dont je mets le lien dans le commentaire juste après, on s’aperçoit que votre citation y figure mot pour mot.
    Je vous laisse conclure.

      • Michel Drac est un érudit imparable, offrez-vous le plaisir de visionner ses vidéos quelles qu’elles soient. Tout ce qu’il avance est appuyé par des références que qui que ce soit peut retrouver …

      • Je ne parlais ni de Michel Drac, ni de vous, mais d’une façon pour certaines personnes d’aller piocher des citations sur le Web et de les mettre en commentaires sans les vérifier, sans en faire une analyse détaillée ou encore sans faire l’effort intellectuel d’ouvrir un débat.
        Comme souvent cela se passe ici. Voire aussi de citer un bout de phrase de commentaire et à partir d’un extrait sorti de son contexte, de créer une polémique (un « troll » comme disent les jeunes Geeks).
        Quand j’étais gamin, on m’apprenait à disserter en faisant une thèse, une antithèse et une synthèse. Même en peu de mots. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve que ces bonnes pratiques littéraires se perdent un peu 🙂

  4. @camembert
    Très didactique, parfaitement bien documenté, admirable !
    J’ai découvert ce qu’était le fascisme qu’a d’ailleurs copié Franco mais qui n’a rien à voir avec le nazisme. Dans les discours actuels on utilise ce terme à tort, le plus souvent.

      • Je fais ici copie de la fiche de lecture que j’ai faite pendant que je visionnais cette vidéo qui a été réalisée en effet par un sacrée pointure (Michel Drac, je me suis abonné à sa chaîne YT et je suis surpris du faible nombre de visionnages, ce sujet étant pourtant du pain béni pour l’éducation nationale et pour tous les profs d’histoire du secondaire) :

        • Mussolini a été « acheté » par les anglais et les milieux patronaux italiens, bien que léniniste à la base, dans le but d’en faire un rempart contre le bolchevisme né en 1917 en Russie
        • droitisation brutale de Mussolini à partir de 1920 à cause de sa base d’extrême droite et pleine d’anciens combattants (les « squadristes »)
        • A partir de 1925, Mussolini a un pouvoir important en Italie
        • Années 20 à 30 : période heureuse pour les italiens, intégration de la lutte des classes et volonté d’améliorer la condition ouvrière et laborieuse
        • Ordre social ramené et industrie développée pendant ces années, avec la mise-au-pas des banques et le développement de la protection sociale, le tout au prix d’une presse muselée; la perception du fascisme est excellente par les italiens, mais évidemment pas par les communistes qui ont compris que les capitalistes ont largement financé le fascisme
        • Economie et Etat fragiles après la crise de 1929, cette crise a montré que le capitalisme n’est pas capable de s’auto-réguler, ce qui met à mal la doctrine du libéralisme
        • En 1932, Mussolini signe un livre qui décrit la doctrine du fascisme (la haute finance anglaise l’a de nouveau sponsorisé) : le fascisme c’est comment tuer le bourgeois sans tuer les bourgeois; Mussolini s’oppose au positivisme, au libéralisme, au communisme et au catholicisme…donc le fascisme se définit essentiellement en réaction, par des oppositions
        • Ainsi, le fasciste est fondamentalement un combattant qui sacralise la guerre en réaction à son milieu économique et social. Chez le fasciste, l’action précède la réflexion du fait de sa nature de combattant
        • Ayant peu de rapport avec le nazisme, le fascisme ignore le racisme mais rejette la démocratie (un vote, une voix) par la mise en place d’un état fort qui ne reconnaît pas la prépondérance du nombre sur la qualité (des citoyens)
        • l’état fasciste recherche logiquement la puissance et la domination sur son environnement, et aspire à l’impérialisme qui exige discipline, et brutalité répressive pour empêcher la décadence des esprits; la liberté de l’état prend le pas sur la liberté de l’individu qui appartient à une collectivité plus importante. Les syndicats patronaux et ouvriers sont intégrés dans le système étatique fasciste. L’individualisme est une tare du système libéral. On a donc un culte radical de l’état fasciste qui est la nouvelle nation. Le fascisme n’a par conséquent pas de doctrine économique, mais a protégé les bases du capitalisme et donc la bourgeoisie qui a financé le mouvement
        • Le fasciste ne comprend pas la devise de la république française dans la mesure où pour lui, l’homme ne naît pas libre, il le devient par l’obéissance qui produit une liberté collective, alors qu’en France, l’homme naît libre, et l’opposition entre la liberté et l’égalité se résout par la fraternité entre individus. L’Italie du nord a une culture allemande (issue du saint empire germanique), qui met en avant la notion de liberté collective qui est un des piliers du fascisme. Le modèle fasciste n’est donc pas exportable, notamment en France.
        • Pour conclure, le fascisme se définit par 4 critères : la préservation des structures du capitalisme, la violence assumée, la culte de l’état et le primat de l’action.
        —————————————————————————————————-
        Le plus drôle dans la vidéo est à la fin, la notation d’un certain nombre de politiques français au regard des 4 critères précédents du fascisme (le « fachomètre ») : Mélenchon = 9/20, Lepen = 13/20 et Macron = 15/20.
        Macron est donc un fasciste qui s’ignore selon ce score. L’analyse des valeurs de la république indique donc que son quinquennat risque de se finir dans la douleur (ça a déjà commencé depuis un certain temps d’ailleurs).

  5. @jacqueshenry : je viens de visionner une des dernières interventions de Michel Drac et je suis bluffé par la qualité et la pertinence de ses analyses :

    Merci d’avoir attiré l’attention sur cette pointure 🙂

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