La menace féministe pour les hommes … comme pour les femmes

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Traduction d’un billet de Paul Craig Roberts

« Il y a peu j’ai lu une diatribe de deux féministes sur le site CounterPunch contre les hommes et pas tous les hommes mais seulement les hommes blancs hétérosexuels. Pour un homme de ma génération (je suis de la génération de PCR) il n’est pas toujours facile de comprendre ce que disent les féministes mais j’ai essayé. On semble dire que les femmes vivent dans une société dans laquelle les hommes détiennent le pouvoir et qui croient que la violence envers les femmes est acceptable. La chroniqueuse de CounterPunch poursuit qu’en élevant une accusation au niveau d’un fait les femmes ne devraient pas avoir à prouver ce fait quand elles citent des harassements sexuels et des voies de fait elles feraient bien mieux de prouver leur valeur personnelle plutôt que de citer des faits par principe opposés aux hommes.

Cette chroniqueuse sous-entendrait que toute femme furieuse contre les hommes pour quelque raison que ce soit a le droit de poursuivre n’importe que homme pour des faits qui ne sont pas prouvés. Les hommes (Américains) en général considèrent-ils que la violence envers les femmes est acceptable ? Je ne le crois pas, sauf si ce sont des policiers qui commentent des actes de violences. Les Américains semblent accepter les violences de la police à l’encontre des hommes, des femmes, des enfants, des handicapés et même des chiens … L’autre chroniqueuse déclare que les femmes doivent se vendre pour vivre. Elle affirme, bien qu’étant diplômée d’une prestigieuse université, avoir été obligée d’être strip-teaseuse, danseuse de cabaret et même de s’être prostituée et elle blâme les hommes qu’elle considère comme coupables de ses propres choix.

Personnellement (c’est PCR qui écrit) j’ai beaucoup de respect pour quiconque a été obligé de sacrifier son amour-propre pour survivre. Cette situation arrive dans le monde entier et elle n’est pas l’apanage des femmes. Cette journaliste écrit ceci : « Ce que j’ai appris dans un club de strip-tease a été plus fort que toute autre expérience au sujet de la réalité d’être une femme au XXIe siècle« . Elle déclare avoir appris quel handicap ce que pouvait signifier d’avoir un diplôme et la langue bien pendue. Alors que les hommes dictaient leur loi les femmes étaient complices dans le maintien de ce système inégalitaire. Les femmes complices de cet état de fait acceptent de s’amputer d’une part d’elles-mêmes comme le font d’ailleurs les hommes.

Ce qui a attiré mon attention est le fait d’ « être une femme au XXIe siècle« . Quelle différence y a-t-il entre une femme d’aujourd’hui et une femme de l’ère pré-féministe, celle que j’ai vécu ? Il y avait des féministes qui blâmaient des hommes pour avoir mis certaines femmes sur un piédestal pour les adorer (je pense à certaines actrices d’Hollywood, Rita Hayworth par exemple qui fut adorée par toute une génération d’hommes (et de femmes)). Le respect des femmes qui avait été inculqué aux hommes, enlever son chapeau et se lever quand une femme entrait dans un lieu public, leur ouvrir la porte, les aider à s’asseoir à table, ne jamais dire un mot grossier en leur présence et ne jamais au grand jamais lever la main sur une femme faisaient partie de l’éducation, du quotidien et tout homme agissant dans un autre sens aurait perdu le respect de ses amis et frapper une femme eut été dépasser les bornes …

Les féministes disaient que mettre la femme sur un piédestal c’était pour les hommes un moyen de mieux les dominer. Quel non-sens ! Les membres de ma famille ayant le plus de pouvoir étaient mes grand-mères, ma mère et mes tantes. Les hommes étaient relégués aux seconds rôles, les décisions importantes étaient toujours le fait des femmes. Les féministes ont prétendu qu’elles devaient descendre du piédestal sur lequel les hommes les avaient mises pour se retrouver parmi eux et prouver enfin leur pouvoir sur eux. Les féministes apprirent donc la promiscuité avec les hommes. Le magazine Cosmopolitan écrivit même un article conseillant aux femmes d’avoir des orgasmes avec le plus d’hommes possibles pour prouver leur pouvoir et leur accomplissement. Il y a quelques années j’ai écrit un article relatif aux jeunes hommes désirant se marier et fonder un foyer mais toutes les filles qu’ils connaissaient avaient déjà couché avec tous leurs copains de collège ou d’université. Ils trouvaient impossible d’inviter à leur mariage leurs amis qui avaient déjà eu des relations sexuelles avec la mariée.

Les entreprises ont ensuite contribué à aggraver la situation qui avait été créée les féministes. Alors qu’à l’intérieur du milieu familial le statut des femmes était protégé les entreprises « délocalisaient » leurs employés qui se trouvaient alors isolés de leur famille. Les cellules familiales furent ainsi réduites à néant. Combien d’enfants aujourd’hui ne connaissent ni leurs grand-parents ni leurs oncles et tantes …

Une société qui rabaisse tout à la survie individuelle et au profit ne fait que détruire aussi bien les femmes que les hommes. C’est ce dont les féministes devraient se plaindre. Malheureusement le féminisme a succombé à la politique identitaire et ne peut qu’engendrer le mépris et la haine entre femmes et hommes. À en juger par la croissance du nombre d’homosexuels il y a à l’évidence un nombre de plus en plus réduit d’hommes attirés par les femmes. Par voie de conséquence le féminisme est complice de la destruction tant du statut des femmes que de la société occidentale moderne.

Billet de Paul Craig Roberts paru sur son blog le 27 décembre 2017. J’ai tenté de retrouver la source (CounterPunch) ayant inspiré ce billet à PCR mais sans succès. Illustration : Rita Hayworth dans le film « Gilda » de Charles Vidor (1946) avec Glen Ford

6 réflexions au sujet de « La menace féministe pour les hommes … comme pour les femmes »

  1. Il y a féminisme et féminisme: ce que décrit l’article c’est les conséquences du gauchisme sur le féminisme. La pensée de gauche consiste à  » déconstruire  » et à supprimer TOUTES les frontières: celles des nations, de la famille, des races/ ethnies, des civilisations, du genre etc… ( le no border tout azimuth) et ceci dans la perspective de pouvoir créer un homme femme nouveau en espérant que dans une société égalitariste ( zéro différence) c’est le bonheur. La biologie fait que les femmes elles mêmes finissent par être fascinées par des mâles types alpha et se désintéressent du mâle dévirilisé par la propagande égalitariste. Le féminisme de gauche est dans une impasse car les hormones sont plus fortes que l’idéologie.

  2. À toute chose malheur est bon !
    Ce sont des armes pour lutter contre l’intégrisme musulman. C’est la Révolution française qui de façon paradoxale a mis le sexe masculin dans une position dominante, renforcée par le code Napoléon… Égalité de droits d’après la Déclaration de l’homme et du Citoyen, inspirée de certains philosophes, mais Liberté d’opprimer aurait pu crier Madame Roland… On n’est trahi que par les siens…

  3. En résumé les femmes en voulant êtres nos (hommes ) égaux ont renoncé à nous être supérieures
    Je suis entièrement d’accord et ce n’est pas juste un sophisme !

  4. La pensée bourgeoise, de celle devenue capitalistique puis néolibérale, sur laquelle s’est accolée celle petite bourgeoise d’une pseudo-gauche qui ne voulait que devenir calife à la place du calife, a généré cette détestation de la virilité sous toutes ses formes, même celle bienséante dont l’auteur traduit de ce billet fait cas.
    En France mais aussi ailleurs, du patriarcat imbécile du XIX° siècle, qui ne pris fin que dans les années 70, à la négation de la sexualisation des enfants, jusqu’à la destructuration des familles aujourd’hui, ces deux extrêmes ne peuvent que conduire qu’à de la maladie mentale des hommes, mais aussi des femmes.
    Qu’elles l’assument, ces madones du sexisme, mais qu’elles ne viennent pas se plaindre si tel ou tel homme ne connait aucune limite, c’est par a première éducation, celle dispensée par les mères, que le petit garçon apprend le respect de l’autre et, d’abord, celui des femmes.
    Mais, aussi, qu’elles réfléchissent à cette société néolibérale qu’elles chérissent sans comprendre que c’est elle qui est la cause première par l’infantilisation qu’elle génère.
    Quelques aphorismes de mon cru ( http://nouvelhumanisme.hautetfort.com/apps/search?s=aphorismes&search-submit-box-search-16212=OK ):

    _Nier les différences physiques entre l’homme et la femme est stupide, nier les différences psychologiques entre l’homme et la femme, bien qu’à la mode, est aussi stupide, nier que l’intelligence est asexués est encore stupide, c’est là que se trouve le seul ferment pour une égalité homme-femme mais il est de taille.

    _Une société dominée par les femmes est de même nature qu’une société dominée par les hommes, violente, quand cette domination féminine ne se fait que pour la base de la société et non pas pour son élite c’est un mensonge et une manipulation, dès lors celle-ci ne peut que revenir en arrière parce que ce n’était qu’un moyen de contrôle.

    _Toutes dominations emploient trois subterfuges et trois seulement, sous des formes parfois subtiles, parfois vulgaires:
    -La féminisation de l’homme;
    -L’infantilisation de l’homme et de la femme;
    -L’animalisation et ou la chosification de l’homme, de la femme et de l’enfant.

    _La domination de l’homme sur la femme ou la domination de la femme sur l’homme rend toute société instable et violente en raison de la frustration que cela induit chez la femme ou l’homme, mais l’égalité homme-femme générera, avec le temps, une spécialisation sexuée des métiers.

    Pour ceux qui ne comprennent pas vraiment ce qu’est devenu la gauche aujourd’hui:

    _Il n’existe plus, pour l’instant, de parti de gauche, ou alors vaguement centre.

    Enfin, par gourmandise, l’un de ceux dont je suis le plus content (bien que du troisième j’en suis, là, plutôt fier):

    _Lors d’une crise quand l’homme politique en parle peu c’est que la situation n’est pas trop grave, quand il dit que la crise est derrière nous c’est que la situation est grave, mais si l’homme politique confirme l’existence de la crise c’est que la situation est extrêmement grave.

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