Sauvons le soldat Olivier Voinnet ! Il peut compter sur mon soutien …

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Il faut être spécialiste dans le domaine de la biologie moléculaire pour comprendre les enjeux des microRNAs et de la lutte acharnée entre divers laboratoires de recherche en pointe dans ce domaine, une lutte à mort car tous les moyens sont bons pour discréditer des collègues gênants y compris les coups bas dans une sorte de pugilat sanglant. Pour comprendre l’enjeu des microRNAs (micro ARNs en français) il est nécessaire de faire un petit résumé des travaux dans ce domaine relativement nouveau de la biologie. De tout petits ARNs d’environ 22 bases ont été découverts un peu par hasard dans un nématode (C. elegans) très utilisé en biologie puis on a retrouvé ces mêmes curieux petits fragments dans une plante très simple que les généticiens des plantes affectionnent, l’arabette (A. thaliana). Ce sont des sortes de messages émis par le noyau cellulaire vers la machinerie de synthèse des protéines et ces petits bouts d’acide nucléique viennent reconnaître des séquences des ARN messagers et bloquent alors la traduction de ces derniers en protéines. On appelle ce mécanisme le « gene silencing » qui signifie en gros que l’expression d’un gène est stoppée. Chez l’homme c’est à peu près la même chose et les applications potentielles de ces petits ARNs qu’on peut très facilement synthétiser avec des machines et modifier légèrement pour qu’ils aient une durée de vie prolongée dans l’organisme sont immenses dans toutes sortes de domaines thérapeutiques, depuis la modulation du système immunitaire au traitement d’une maladie d’origine métabolique en passant par des traitements innovants de certains cancers ou tout simplement des applications de confort comme éviter que les cheveux blanchissent avec l’âge, que sais-je encore puisque les applications sont gigantesques et non encore toutes explorées.

Devant une telle situation, il est compréhensible qu’il y ait une lutte acharnée pour protéger immédiatement toute trouvaille pouvant avoir des applications potentielles dans n’importe quel domaine, non seulement en médecine humaine mais également pour améliorer les plantes ou les animaux sans modifier leur patrimoine génétique, en quelque sorte le rêve des écologistes. Il se trouve qu’un Français spécialiste dans le domaine des microRNAs est dans le collimateur de ses détracteurs car quelle que soit la qualité d’une publication scientifique, on peut toujours trouver une petite bête qui éveille alors des soupçons nauséabonds alimentés par la jalousie. Voinnet a près de 100 publications à son actif dans ce domaine et des petits malins en ont décortiqué quelques unes, une quarantaine, et trouvé de drôles d’illustrations qui paraissent « trafiquées » pour mieux illustrer le contenu des articles. Certaines de ces figures réapparaissent dans plusieurs articles sans qu’on ne se soit jamais posé la question de savoir si ces détails étaient cruciaux pour la qualité de l’ensemble du travail présenté. Un site polémiste appelé PubPeer et spécialisé dans le « contrôle-qualité » des publications scientifiques a débusqué entre le 4 et le 14 septembre dernier ce qui a été qualifié de supercherie de la part de Voinnet. Dans 11 articles cosignés par ce spécialiste des microRNAs des illustrations suspectes ont été détectées. Le Web s’est alors déchainé, on ne pouvait pas s’attendre au contraire, pour descendre en flammes cet « arrogant » biologiste qui a été nommé professeur à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich (EPFZ) en 2010 et dirige maintenant une équipe de trente personnes tout frais sorti du giron du CNRS qu’il a parfaitement bien fait de quitter car il s’agit d’un des pires paniers de crabe du monde scientifique où seul l’usage du cyanure est encore prohibé !

La rumeur a donc pris de l’ampleur et tous les moyens sont maintenant utilisés pour ternir la réputation de Voinnet. On est même allé jusqu’à raconter que son propre laboratoire était particulièrement bordélique et qu’il ne suivait pas de près les travaux et les manuscrits de ses collaborateurs, en quelque sorte une brebis galeuse qu’il faut éliminer du troupeau des scientifiques comme un certain Willie Soon à propos du changement climatique (voir le lien). Cette histoire d’illustrations supposées « trafiquées » relève de la comédie sinon de l’affabulation de la part des détracteurs de Voinnet. J’ai probablement publié une dizaine de fois la même figure dans des revues scientifiques de haut niveau à comités de lecture et des ouvrages genre « Annual Reviews » sans que jamais il ne me fut opposé la moindre remarque alors que le contexte de ces illustrations différait d’une publication à une autre. C’est basiquement ce qu’a fait Voinnet en toute bonne foi sans jamais imaginer qu’un jour une bande de vautours déciderait de le dépecer sur la place publique. Je ne suis pas du tout spécialiste des microRNAs et je ne peux pas juger de la supercherie, s’il y a d’ailleurs eu réellement supercherie, ce dont personnellement je doute, et je ne peux que me désoler des agissements inqualifiables d’une frange de scientifiques médiocres, envieux, dénués de toute créativité, pataugeant dans des recherches obscures faute de financement et surtout d’idées nouvelles.

Je suis allé musarder sur PubMed pour lire un article de Voinnet en libre accès, il n’est plus disponible (voir le lien) ! La mise à l’index d’un brillant biologiste est programmée et il serait très intéressant de connaître in fine qui manipule les détracteurs de ce monsieur qui a déposé une bonne dizaine de brevets bridant les prétentions des grands laboratoires pharmaceutiques car il y a gros à parier et le pari est gagnant avec les microRNAs. Après la gigantesque imposture du réchauffement climatique et les agissements plus que douteux d’Al Gore et de ses sbires, nommément Greenpeace et autres organisations terroristes sans oublier de mentionner les milliers de laboratoires qui fraudent impunément et ouvertement parce qu’il faut être dans la ligne politique du réchauffement, voilà qu’on va trainer dans la boue pour des broutilles insignifiantes, excusez le pléonasme, un génie atypique qui dérange la nomenclatura politique et pseudo-scientifique en place en particulier en France au CNRS, organisme notoirement connu pour favoriser les encartés au syndicat de la recherche scientifique d’obédience marxiste et les copains des copains politiciens de gauche …

Source et illustration : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/05f9cca4-d7c2-11e4-95aa-b84293f29f2d/Star_de_la_biologie_dans_la_tourmente

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/02/27/la-controverse-de-wei-hock-willie-soon-ou-la-delation-verte/

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25437534

La controverse de Wei-Hock « Willie » Soon ou la délation « verte »

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Ce n’est pas un scoop d’apprendre que certains scientifiques universitaires émargent pour financer leur laboratoire sur des crédits accordés par des entreprises privées. Une de mes anciennes collègues de travail sévissant à UCLA a financé pendant trente années une très grande partie des travaux du laboratoire qu’elle dirigeait à l’aide de financements provenant de grands laboratoires pharmaceutiques car ses recherches étaient susceptibles de déboucher sur des applications cliniques. Où est le mal ? J’ai moi-même travaillé en tant qu’agent de l’Etat pendant près de 13 années dans un laboratoire privé et je n’ai jamais eu d’angoisse existentielle, en d’autres termes je ne me suis jamais senti vendu au grand capital alors que mes collègues universitaires purs et durs, pétris d’idéaux surannés, m’ont qualifié de traitre à la grande cause du service public. Si j’avais poursuivi mes travaux au sein de l’Université en étant financé par cette même entreprise privée, où j’avais choisi d’aller travailler, la situation aurait été encore plus intenable. Bref, au cours de ces quelques années de ma carrière j’ai compris que l’Université allait se stérilisant au fil des années, déconnectée de la réalité du monde de l’industrie pour rester fidèle à je ne sais quel idéal d’indépendance dont l’aliénation ne pouvait être qu’une attitude mercantile entrainant par voie de conséquence une qualité amoindrie des recherches puisque ces dernières correspondaient forcément aux projets du grand capital. C’est ainsi que la production scientifique de l’Université française, à de très rares exceptions près, a régressé année après année et n’est plus maintenant que l’ombre d’elle-même. Franchement, si je devais aujourd’hui refaire carrière dans la recherche je n’irais certainement pas à l’Université, un univers clos et idéologiquement corrompu. Aux USA comme en Allemagne, en Grande-Bretagne ou au Japon, les Universités ont depuis toujours tissé des liens étroits avec le milieu industriel. Dans le cadre de contrats bien définis, l’éventuelle propriété industrielle d’une découverte est exploitée conjointement par l’Université et l’industriel qui a financé, toujours en partie, les travaux de recherche.

Pour en venir à Wei-Hock « Willie » Soon, astrophysicien au Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, ce n’est donc pas un scoop d’apprendre que ses travaux ont été financés par l’industrie privée comme très probablement beaucoup d’autres laboratoires de la même Université d’Harvard. Or il se trouve que Willie Soon (voir le lien) est un « climatosceptique » dérangeant et qu’en d’autres temps il aurait été proprement brûlé vif au milieu d’une foule hurlante et fanatique du réchauffement, sans faire ici de jeu de mots. Les agissements réprouvés par l’Église de Scientologie Climatique de ce triste sire, empêcheur notoire de tourner en rond, ont été dénoncés par Greenpeace, le bras armé de l’IPCC. Pour Greenpeace il est intolérable qu’un climatologue soit financé par le cartel des pétroliers et des charbonniers. D’après cette organisation terroriste Soon a publié pas moins de onze articles depuis 2008 sans mentionner ses liens avec l’industrie des énergies fossiles. Le dernier en date, paru dans Science Bulletin, un périodique publié par la Chinese Academy of Sciences et propriété de Springer ( DOI 10.1007/s11434-014-0699-2 ), relate la pauvreté des modèles de prédiction de l’évolution du climat selon l’IPCC. Il n’en fallut pas plus pour énerver Greenpeace qui a donc mené une enquête approfondie (voir le lien en fin de billet) sur les agissements de Soon réprouvés par la morale ipécécienne. On n’a pas le droit de contredire les affirmations de l’IPCC, surtout quand on est un scientifique vendu au grand capital pétrolier, surtout quand ces financements deviennent occultes lorsqu’ils transitent par des fondations comme la Charles G. Koch Foundation. Selon Greenpeace : « De tous ceux qui sont dans le déni du changement climatique, un scientifique a été particulièrement impliqué dans la campagne contre le consensus climatique durant toute sa carrière : Willie Soon ». D’après l’enquête inquisitoriale de Greenpeace, Soon a été très tôt déformé par ses professeurs, dont David Legates, professeur de géographie à l’Université du Delaware et farouche climatosceptique, normal, ses travaux de recherche sont financés essentiellement par Exxon-Mobile. Bonjour l’ambiance …

D’autant plus que la fondation Koch, du nom du père des deux frères Charles et David, à la tête d’un immense empire industriel entièrement privé, est mal vue par Greenpeace puisqu’elle est l’émanation du Mal dont les ramifications vont du pétrole aux forêts en passant par les engrais et les ressources minérales … Que des domaines qui hérissent Greenpeace et bien sûr aussi le WWF. De plus, comme pour enfoncer le clou, les frères Koch sont des libertariens qui ne rechignent pas à financer certains membres du Parti Républicain ou encore l’Institut Cato, la bête noire des écolos. Une occasion pour Greenpeace de faire coup double et de descendre ces mécréants qui ne croient pas au Credo de l’Eglise de Scientologie Climatique. Toujours est-il que cette histoire révèle au grand jour les agissements de Greenpeace, dignes de la Gestapo ou de la Stasi ou encore de l’Inquisition.

Note : quand on entre Willie Soon dans Wikipedia on ouvre un article de toute évidence caviardé par Greenpeace. Voilà un autre agissement souterrain de cette organisation terroriste qui méprise toute espèce d’honnêteté, piégée par son idéologie malthusienne reposant sur des mensonges et des hypothèses défiant le bon sens scientifique le plus basique. Quand on pense que ces gens dictent leurs volontés aux politiciens, c’est vraiment très inquiétant …

http://www.greenpeace.org/usa/en/campaigns/global-warming-and-energy/polluterwatch/koch-industries/CASE-STUDY-Dr-Willie-Soon-a-Career-Fueled-by-Big-Oil-and-Coal/

http://en.wikipedia.org/wiki/Willie_Soon

Illustration : Fred C. Koch