Grandeurs et vicissitudes des voyages aériens et d’internet.

Avec internet tout se complique ! Je suis trop nul et trop impatient pour réaliser une réservation pour un voyage en avion sans encombre. Il y a toujours un moment au cours de cette procédure qui me paraît sans solution. Les « pages Web » sont souvent confuses loin d’être suffisamment claires pour un « vieux » comme votre serviteur. Bref, je préfère aller dans une agence voyage au coin de la rue et payer 20 euros de plus. C’est ce que je fis pour réserver un billet Tenerife-Genève via Barcelone il y a quelques jours, ma visiteuse ayant manifesté clairement qu’un transit de 4 heures à l’aéroport de Barcelone était au dessus de ses forces. Il est vrai qu’elle ne parle pas espagnol ni catalan et qu’elle se serait trouvée esseulée dans ce magnifique aéroport. J’ai donc au mois de mars dernier fait une réservation pour voyager avec cette amie. Elle avait déjà sa réservation mais pas de carte d’embarquement, c’était bien ainsi puisque nous devions utiliser le même vol jusqu’à Barcelone. Apparurent alors les soucis. À l’aéroport de Tenerife (nord) un enchainement d’erreurs eut pour résultat de la part du préposé au check-in de nous retrouver dans une situation apparemment inextricable. Le vol Barcelone-Genève de mon amie avait été annulé mais pas le vol Tenerife-Barcelone. Comble de l’horreur pour celle qui s’était angoissée avec ce transit de 4 heures il ne restait plus que la solution de trouver une place sur le vol assurant la liaison vers Genève avec Swiss. Ce qui fut fait sans encombre car peu de personnes voyagent à des heures tardives sur des vols d’une heure. Fort heureusement j’avais réservé une chambre dans un hôtel « low-cost » et tout rentra dans l’ordre à un petit détail près, le taxi aller-et retour depuis et vers l’aéroport coûta plus cher que la nuit à l’hôtel.

Le bon côté de cette bévue fut que nous allâmes flâner dans les petites rues aux alentours de la Playa de Catalunya (je ne suis pas certain de l’orthographe), l’un des endroits les plus sympathiques de cette ville fascinante qu’est Barcelone. En réalité la compagnie aérienne m’avait prévenu à la fin du mois de mars par e-mail qu’il y avait un problème de correspondance. Or tous les messages pouvant être des publicités sont systématiquement mis au panier, je ne l’avais donc pas lu. Vicissitudes d’internet ! Étant maintenant en Savoie pour quelques jours, j’ai tenté sans succès de réserver une place sur un TGV pour Paris. Le site de la SNCF est tellement glauque qu’il me parut impossible de réaliser cette opération qui devrait pourtant être toute simple. À croire qu’il n’existe pas en France d’informaticiens capables de constituer un site web correctement agencé …

 

Pourquoi Sirius disparaît à l’horizon ?

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Dimanche dernier 25 septembre en allant à Tokyo, j’ai donc survolé le sud de la Finlande puis les immenses étendues glacées de la Russie, durant 7 à 8 heures en direction de l’est. Inutile de dire que durant presque tout le trajet jusqu’à Khabarovsk il y avait une couverture nuageuse continue qui interdisait tout point de vue sur ces plaines parsemées de puits de pétrole pendant des milliers de kilomètres. Au milieu de la nuit sibérienne je me suis promené dans l’avion pour me dégourdir et boire une bière et un whisky ou un whisky et une bière, je ne sais plus, puis j’ai regardé le ciel et quelque chose m’a paru bizarre. La constellation d’Orion, au sud, était parfaitement visible ainsi que d’autres étoiles que je connais bien pour avoir navigué de nuit alors que le GPS n’existait pas. Il n’y avait en effet pas d’autre choix à l’époque que de faire le point sur les étoiles et relever par exemple Bételgeuse, Sirius et Procyon était assez pratique car ces trois étoiles forment un triangle équilatéral parfait. Sirius et Procyon sont respectivement les étoiles les plus lumineuses du Grand Chien et du Petit Chien et Bételgeuse, facilement reconnaissable car elle est rouge, l’étoile la plus brillante d’Orion.

Bref, j’ai cherché en vain Sirius alors que cette étoile aurait dû être visible y compris dans le grand nord surtout depuis une altitude de 35000 pieds. Avec un peu d’habitude il est facile à partir de deux points de trouver le troisième qui forme avec ces deux derniers un triangle équilatéral. J’en ai donc déduit que quelque chose d’anormal obscurcissait le ciel pour que Sirius soit invisible même si Sirius devait se trouver proche de l’horizon. La seule explication plausible est que cet horizon était voilé par une sorte de brume qu’il était impossible d’apprécier du le regard. Finalement j’ai en quelque sorte eu confirmation de mes suppositions quand le Soleil a mis beaucoup de mal à sortir d’une espèce de coton voilant justement l’horizon. L’avion se trouvait quelque part au nord-ouest de Khabarovsk et quand il a survolé cette ville relativement importante située à une trentaine de kilomètres de la frontière avec la Mandchourie au bord de la rivière Amour il faisait « grand jour » comme on disait dans ma campagne lyonnaise natale.

L’horizon était anormalement blanc, comme s’il y avait une autre couche de nuages à une altitude supérieure à 35000 pieds (10500 mètres) dans laquelle l’avion allait devoir pénétrer.

L’étoile Sirius avait donc bien été voilée par la présence imperceptible d’une sorte de brouillard ténu de cristaux de glace dont il n’est possible de déceler la présence qu’en portant son regard vers l’horizon. Je n’avais pas rêvé. Je décrirai dans un prochain billet l’explication que j’ai pu trouver à ce phénomène nouveau pour moi, habitué à survoler la Sibérie depuis que je vais régulièrement au Japon au moins deux fois par an depuis 2006.