Bref compte-rendu de voyage.

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Le vol Madrid-Tokyo-Narita (12h30) suit un itinéraire presque rectiligne autour de la partie septentrionale de la Terre et l’avion s’approche du cercle polaire arctique vers Norilsk. Comme les satellites d’observation météorologique l’indiquent la presque totalité de l’Europe était, ce jeudi 28 novembre, recouverte d’une épaisse couche nuageuse. Dans la région de la Mer Blanche j’ai pu observer de magnifiques aurores boréales d’un bleu très clair, diffuses et peu changeantes dans leurs formes évolutives comme le sont au contraire les aurores boréales vertes, par exemple. Une grande partie de la Sibérie était découverte, sans nuages, et il était facile de constater que l’ensemble de cet immense territoire le long duquel il est facile de repérer des sites gaziers ou pétroliers en raison des torches brûlant un gaz qui ne semble pas convenir à son conditionnement et son transport était entièrement couvert de neige et tous les fleuves totalement pris par les glaces.

Toute la partie de l’extrême est sibérien est également prise par les glaces et recouverte d’un épais manteau nuageux jusqu’au rivage de la Mer du Japon, en particulier l’immense fleuve Amour. Quelques timides étendues de la Mer du Japon, du côté russe, commencent à geler, c’est mauvais signe. Ceci explique la température particulièrement basse à l’aéroport de Narita – six degrés – alors que l’on se trouve à la latitude d’Alger.

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Avant que le Soleil n’émerge de l’horizon il était possible d’observer la présence de cette couche de nuages de haute altitude en dessous de la quelle les avions volent mais parfaitement visible, on pourrait dire par la tranche. Incontestablement, en tous les cas de mon point de vue, c’est la conséquence de l’affaiblissement de la vigueur du champ magnétique du Soleil, situation permettant aux rayons cosmiques de pénétrer plus profondément dans l’atmosphère et favorisant alors la formation de cristaux de glace à des altitudes élevées, approximativement vers 70000 pieds. Il ne s’agit pas de pollution provoquée par les torches brûlant du gaz car dans la région où à été prise cette photo, très au nord de Khabarovsk, il n’y a pas d’exploitation pétrolière. Le Mont Fuji avait revêtu sa parure d’hiver, semblant surveiller la baie de Tokyo, cette grande bande d’un bleu sombre au bord de laquelle on peut distinguer de nombreuses cheminées d’usines variées au sud de la ville de Chiba … Note. Khabarovsk est la plus grande ville de Sibérie orientale et le kraï est frontalier de la Chine dont il est séparé par le fleuve Amour.