L’AFP dévoile enfin son idéologie

 

Je livre brute de parution cette dépêche de l’AFP à mes lecteurs. Si ensuite certains prétendent que l’AFP n’est pas l’organe de presse dédié des ONG anti-nucléaire, anti-CO2 et anti-tutti quanti il y a de sérieuses questions à se poser quant à l’impartialité de cette agence qui est un ramassis de gauchistes à la solde de Greenpeace et consorts.

Les voitures électriques de Bolloré et la Zoé de Renault pas écologiques

Lyon – Le Jury de déontologie publicitaire (JDP) a estimé jeudi que les véhicules électriques d’autopartage Bluely à Lyon et Autolib à Paris, tout comme la Zoé de Renault, ne peuvent se prétendre du qualificatif écologique dans leurs publicités. En avril, ce jury avait déjà épinglé pour les mêmes raisons la Bluecub, la voiture électrique d’autopartage de Bordeaux, appartenant comme Bluely et Autolib au groupe Bolloré. Dans une décision rendue publique jeudi, le JDP, instance liée à l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), constate que les publicités pour Bluely et Autolib font état du caractère « écologique » du service promu sans le moindre élément de relativisation ou de comparaison. Or, poursuit la décision, l’utilisation de ce service induit nécessairement certains effets négatifs sur l’environnement, notamment les pièces d’usure des véhicules utilisés et l’électricité nécessaire à leur rechargement, dont il n’est pas établi qu’elle serait intégralement issue de sources renouvelables. A l’appui de ce jugement, le jury cite une résolution développement durable de l’ARPP, stipulant que dans le cas où il serait impossible de justifier des formulations globales (comme écologique – ndlr), la publicité doit les relativiser en utilisant des formulations telles que « contribue à ». C’est pour non respect de cette résolution que le jury a également ciblé une publicité pour la Zoé de Renault, qui affirmait pour lutter contre la pollution, roulez en voiture, à la suite d’une plainte de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT). L’association Observatoire du nucléaire qui, de son côté, avait saisi le JDP concernant Bluely et Autolib, comme pour la Bluecub, a salué ces décisions dans un communiqué. L’ONG anti-nucléaire avait notamment mis en avant le fait que l’électricité utilisée pour le rechargement des batteries sur le réseau est à 75% d’origine nucléaire, et l’importation, pour ces batteries, de lithium de pays d’Amérique du sud dont l’environnement est gravement pollué. Certes, la voiture électrique ne pollue pas au moment où elle circule, mais elle pollue avant et après, et surtout elle délocalise la pollution, affirme-t-elle. Après le jugement concernant Bluecub, le groupe Bolloré avait assuré qu’en bons élèves, ils allaient retirer le mot écologique de leur publicité. Mais une fois obtenus des certificats d’énergie renouvelable pour nos véhicules on remettra le mot qu’on veut, avait-il ajouté, estimant que le vrai sujet était la pollution dans toutes les villes. Le projet de loi sur la transition énergétique, présenté le 18 juin en Conseil des ministres, prévoit plusieurs mesures visant au développement des véhicules électriques.

(©AFP / 26 juin 2014 15h13)

Apparemment la déontologie de base n’a pas l’air d’effleurer un seul instant les journalistes de l’AFP à la solde du gouvernement socialo-écolo-marxiste français. Quand un pays ne dispose plus que d’informations idéologiquement déviées c’est un pays totalitaire et la France en prend le chemin clairement ! De plus comme mes lecteurs peuvent le remarquer l’AFP glisse dans ses dépêches des lézards qui brouillent le reformatage de leur texte original … C’est Orwellien !

Les Sénateurs ont pété un gros plomb !

Je livre brute cette dépêche d’agence qui vaut son pesant d’étincelles en 24 volts à mes lecteurs fidèles. Cette dépêche appelle deux remarques et je laisse mes lecteurs se reporter à un précédent billet de ce blog sur la directive 20-20-20 de Bruxelles pour plus de précisions. Dire que 25000 véhicules électriques représentent déjà 0,5 % du parc automobile français est une première grossière erreur, il faut lire 0,07 % et affirmer que la France est leader dans le domaine est un gros foutage de gueule ! Pour les bornes de rechargement, il faudrait en installer près de 22000 selon les souhaits des sénateurs (une borne pour 3000 habitants dans un premier temps) juste assez pour recharger simultanément les 25000 véhicules électriques déjà existants, y compris celui du Ministre ! Deuxième foutage de gueule … Espérons que ce n’est pas l’AFP qui répand de fausses informations …

Le Sénat vote une proposition de loi en faveur des véhicules électriques

Paris – Le Sénat a voté mardi à l’unanimité une proposition de loi socialiste destinée à favoriser les véhicules électriques en accélérant le déploiement de bornes de recharges. Le texte déjà adopté à l’Assemblée nationale doit à présent faire l’objet d’une commission paritaire mixte (CMP, 7 députés et 7 sénateurs) qui sera chargée de trouver une version commune aux deux chambres.

Pour favoriser l’usage des véhicules électriques afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et consolider le développement de cette industrie, il faut que les utilisateurs soient assurés de pouvoir facilement recharger leurs véhicules, ce qui nécessite le déploiement d’un réseau d’infrastructures de bornes, ont convenu les intervenants. Aujourd’hui, cette mission est confiée aux seules communes.

La proposition de loi prévoit d’exonérer de redevance l’opérateur de l’État qui implante, dans le cadre d’un projet national, des bornes de recharge de véhicules électriques sur le domaine public. Elle a pour objectif de doubler le nombre de points de recharge d’ici à la fin de l’année.

En demandant au gouvernement d’aller encore plus loin, l’UMP soutient cette proposition de loi pour soutenir cette filière où la France se distingue, a déclaré Louis Nègre (UMP).

L’UDI soutient les objectifs de ce texte, a souligné pour sa part Jean-Claude Merceron (UDI-UC).

Quant à Evelyne Didier (CRC, Communiste, républicain et citoyen), elle a annoncé le soutien de son groupe au regard des enjeux environnementaux.

Ce petit texte d’un seul article aura de grands effets, a souligné de son côté le rapporteur de la commission du développement durable Jean-Jacques Filleul (PS). La mesure proposée est simple, technique et politique; elle sera lourde de conséquences, a-t-il ajouté en rappelant que la France est leader en matière d’électro-mobilité et de transition énergétique.

Selon M. Filleul, avec 25.000 véhicules, les véhicules électriques représentent 0,5% du parc automobile français, en hausse de 50% depuis 2012, mais les premiers chiffres de 2014 témoignent d’une fragilité due au prix des batteries, qui devrait toutefois baisser avec l’effet de série.

Pour Arnaud Montebourg, le ministre de l’Economie qui a lui-même une voiture électrique de fonction, le véhicule électrique, c’est aussi le plein à 2 euros, et le prix des batteries est destiné à baisser sensiblement.

Au cours du débat, M. Montebourg a annoncé que le dispositif du programme d’investissements d’avenir en faveur des projets d’infrastructures de recharge des collectivités serait prolongé jusqu’à la fin de l’année 2015. Les seuils d’éligibilité vont être abaissés d’ici la fin juin pour élargir le cercle des territoires, notamment les plus ruraux, pouvant bénéficier des 50 millions alloués à cette action, a-t-il précisé.

Concrètement, le seuil relatif au coût total des projets va être divisé par 2, passant de 400.000 euros à 200.000 euros, et le seuil de population fixé à 200.000 habitants jusqu’à présent va être remplacé par un seuil de densité du maillage d’une borne pour 3.000 habitants.

Le ministre a aussi annoncé une révision du décret qui avait revu à la baisse le bonus écologiste pour l’achat de véhicules électriques.

(©AFP / 03 juin 2014 18h55)

La directive européenne « 20-20-20 » est une pure utopie, la preuve.

En faisant les comptes rapidement, pour atteindre le fameux 20-20-20 européen, l’objectif de la Commission européenne consistant à réduire de 20 % les émissions de CO2, d’atteindre 20 % de l’électricité produite avec les énergies renouvelables et de réduire la consommation d’électricité de 20 % en 2020, c’est-à-dire dans six ans, la part prépondérante des véhicules automobiles dans les émissions de carbone est tout simplement ignorée dans ce programme ambitieux et de toutes les façons utopique. En effet, dans la plupart des pays européens les émissions de carbone sont dues non seulement à la production d’énergie électrique mais aussi (et surtout) aux transports. Les différences en pourcentage entre les divers pays d’Europe tient au fait que la production d’électricité est soit entièrement tributaire des combustibles fossiles comme c’est le cas par exemple de la Pologne soit au contraire dans le cas de la France liée à plus de 95 % au nucléaire et à l’hydroélectricité. Et c’est là que réside l’erreur de cet objectif totalement hors de portée qui n’est encore, faut-il le rappeler, qu’une nouvelle manifestation des délires des écologistes qui ont fait passer cette lubie par la Commission et le Parlement européens à force de lobbying idéologique forcené. Il faut préciser que les fabricants d’automobiles européens, que ce soit les Allemands, les Français ou les Italiens et dans une moindre mesure les Espagnols ont fortement insisté pour que les automobiles ne soient même pas mentionnées dans les directives européenne du « trois fois 20 », chacun peut donc dormir sur ses deux oreilles, en particulier les syndicats, car mettre à mal l’industrie automobile pourrait provoquer un gros désordre social à l’échelle de l’Union.

Mais revenons aux paysages énergétiques, dans le cas de la Pologne une seule tentative de projet électronucléaire a échoué dans les années 80 sur le site de Elektrownia Jądrowa Żarnowiec et on n’en a plus jamais reparlé surtout après l’accident de Tchernobyl. L’objectif européen du 20-20-20 pour la Pologne consisterait donc à convertir une partie loin d’être négligeable du parc automobile en voitures électriques, à considérablement améliorer l’isolation des habitations et des locaux industriels et commerciaux et enfin à capter et piéger systématiquement le CO2 émis par les centrales électriques utilisant essentiellement du charbon et accessoirement du gaz. L’objectif d’amélioration de l’habitat concerne les particuliers en priorité et on ne voit pas clairement comment le gouvernement polonais pourra inciter la population à consentir à un effort aussi difficile à atteindre. Quant aux techniques de captage et de séquestration du CO2, autant dire que le surcoût sur la production d’électricité ne pourra jamais passer auprès des particuliers et encore moins auprès des industriels. La situation restera donc inchangée quels que soient les rappels à l’ordre de la Commission Européenne.

Dans le cas de la France la situation a le mérite d’être plus claire puisque la production d’électricité est essentiellement propre en termes d’émissions de carbone, la France est en effet une exception mondiale, avec peut-être la Belgique, en ce qui concerne les émissions de CO2 rapportées aux kW produits. Mais pour atteindre cet objectif des « trois fois 20 » en matière d’émissions de carbone il ne reste que le transport qui est le premier poste, et de très loin, de production de CO2 dans l’Hexagone. Pour les logements une majorité d’entre eux sont déjà isolés efficacement et il y aurait, certes, des améliorations à apporter mais encore une fois ce sont surtout les particuliers qui doivent mettre la main à la poche avec des retours sur investissements pouvant atteindre parfois plus de 30 ans, autant dire que la plupart des propriétaires de maisons ou d’appartements se posent la question, bien à propos d’ailleurs, de la justification de dépenses d’isolation afin de réaliser de maigres économies sur leurs factures d’électricité ou de gaz qui même si elles ne cessent d’augmenter ne réduira pas le temps d’amortissement très long de ces travaux.

Quant aux transports, c’est une toute autre histoire et l’aspect caricatural de l’objectif européen se révèle au grand jour. Prenons l’exemple de la Californie et c’est très révélateur de l’ineptie des directives européennes du « trois fois 20 ». Si vous vous promenez à Mountain View (Silicon Valley, près de Palo Alto) ou à La Jolla (banlieue nord high-tech de San Diego) vous verrez plus de Tesla, de Nissan Leaf ou de Toyota Prius que partout ailleurs dans le monde, tout simplement parce qu’il y a des bornes de rechargement partout qu’on paye avec sa carte de crédit, dans les parkings des supermarchés et des entreprises et chaque maison individuelle a aussi sa prise sur laquelle on « plug » sa voiture électrique. Mais attention, ce ne sont que de microscopiques exemples qui ne seront jamais une règle générale y compris dans l’Etat de Californie tout simplement parce que les infrastructures nécessaires pour atteindre ne serait-ce que 5 % de l’ensemble des véhicules automobiles circulant dans l’Etat n’existent pas. Qui plus est la production d’électricité actuelle ne pourrait même pas supporter un aussi infime pourcentage de conversion des automobiles de l’essence vers l’électricité.

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Prenons l’exemple de la Tesla, la voiture phare d’Elon Musk (photo Reuters) qui parie sur un développement rapide de ce type de véhicule dans les années à venir comme d’ailleurs Bolloré ou Renault en France. Cette voiture embarque une batterie de 300 kg logée sous le plancher de la voiture qui occupe un espace de deux mètres de long sur un mètre vingt de large lui permettant une autonomie de 480 kilomètres. Sur le papier c’est génial sauf qu’il faut environ 6 heures pour recharger ce monstre. Et pour pouvoir effectuer cette recharge il faut de l’électricité, et c’est là tout le problème. Si la Tesla est de plus en plus populaire, elle l’est surtout dans les milieux aisés et « branchés », sans aucun jeu de mot, car c’est un petit jouet plus coûteux encore que la Prius. C’est donc le prix de ces véhicules tout électrique qui freine leur succès ainsi que la régulation sur les types de batteries embarquées, les batteries lithium-ion sont interdites dans les voitures (aux USA) depuis les déboires du Dream Liner de Boeing.

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Qu’à cela ne tienne, Tesla a décidé de construire une méga-usine pour produire des batteries traditionnelles qu’elle achète actuellement au prix fort au Japonais Panasonic compte tenu du succès relatif de la voiture mais il ne faut pas trop se réjouir car un engouement soudain pour les voitures tout électrique que ce soit en Californie ou en Europe, comme par exemple en France, mettrait le réseau électrique en grand danger et la raison est très simple à comprendre. Si l’objectif du « trois fois 20 » de la Commission européenne était appliqué, il faudrait en France convertir plus de 350000 véhicules automobiles à essence en tout électrique chaque année pour être en conformité avec les exigences irréalistes des écologistes. Charger ces véhicules lorsqu’ils sont à l’arrêt, cela va de soi, suppose qu’une très grande majorité d’entre eux seront branchés après les heures de travail. Pour satisfaire cette demande en énergie électrique il faudrait disposer chaque année d’une puissance supplémentaire d’environ 1500 MW électriques, le parc automobile français, 35 millions de véhicules, engouffre en effet l’équivalent, en puissance, d’environ 15000 MW électriques. C’est à peu près une tranche EPR par an qu’il faudrait mettre en chantier dès aujourd’hui pour atteindre l’objectif de réduction de 20 % d’émissions de CO2 non plus en 2020 mais en 2030, si tout se passe bien. Espérer que des moulins à vent feraient l’affaire relève du rêve … Elon Musk peut construire son usine de batteries à prix cassés, il pourra toujours en vendre en Europe à Bolloré ou Renault car avant que les nouvelles technologies type lithium-air soient commercialisées (voir le lien en fin de billet) après avoir été approuvées en termes de sécurité, il y a encore de beaux jours devant les batteries traditionnelles Ni-Cd ou même au plomb, pourquoi pas.

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Selon une estimation de Barclays (voir l’illustration ci-dessus) la construction de la méga-usine Tesla fournira également des batteries à un prix très inférieur à celui du marché actuel aux foyers équipés de panneaux photovoltaïques. En effet, si le coût du stockage de l’électricité d’origine solaire a déjà très significativement diminué ces dix dernières années, il faut toujours débourser près de 4000 euros pour s’équiper décemment en batteries pour l’éclairage et les petits appareils électriques hors investissement en régulateur et onduleur. Tesla prévoit de diminuer encore ce coût de moitié. Et pour une quinzaine de milliers d’euros, une maison de taille moyenne pourrait alors être totalement autonome avec des panneaux solaires de taille convenable hors chauffage et cuisson. Cependant il y a aussi un gros problème à venir et pas encore envisagé clairement, en particulier en Allemagne. La progression des installations solaires privées à usage domestique et déconnectées du réseau qui pourrait s’amplifier avec l’arrivée massive de batteries Tesla à bas coût aura son revers. Les compagnies d’électricité pourraient se voir privées d’une partie de la rente de situation que constituent les ménages et amenées à revoir l’ensemble de leurs projets d’investissements mais on n’en est pas encore là. En Europe l’incidence du photovoltaïque privé sur l’objectif « trois fois 20 » restera marginal.

En conclusion cet objectif européen du « trois fois 20 » est une pure utopie comme bien d’autres utopies exigées par les écologistes et relayées par des politiciens totalement déconnectés de la réalité.

Source : BBC News

http://www.greencarreports.com/news/1090854_volkswagen-to-triple-battery-capacity-with-lithium-air-technology 

Montebourg sévit encore, ça frise le ridicule !

L’Etat veut créer un réseau national de bornes pour voitures électriques

PARIS – Le gouvernement veut relancer le secteur des vehicules électrique, en dotant le pays d’un réseau national de bornes de recharge, avec un maillage à l’image des stations-service, annonce lundi le site des Echos.

Selon le quotidien en ligne qui cite une source proche du dossier, l’Etat réfléchirait à la création d’un opérateur dans les infrastructures de recharge, capable de gérer un maillage territorial.

Il aurait sous sa responsabilité environ 5.000 bornes de recharge rapide pouvant recharger un véhicule en 30 minutes.

ERDF apparaît comme un candidat naturel pour la gestion de ce réseau, selon Les Echos, mais cette mission pourrait aussi intéresser Bolloré, Veolia, JCDecaux, voire Vinci.

Le montage juridique pourrait ainsi prendre la forme d’une délégation de service public ou d’un partenariat public-privé, en transposant ce qui se fait pour les hôpitaux ou les prisons à la recharge des véhicules électriques.

Le modèle d’une société publique locale est également envisagé, précise Les Echos. 

Mais il reste à gérer la question du financement, sachant qu’une borne coûte de 35.000 à 40.000 euros.

L’idée du ministère, selon le site du quotidien économique, est que le projet puisse être soutenu par les investissements d’avenir, un exercice complexe, car le véhicule électrique n’a pas encore démontré son potentiel. Il s’agit également de trouver un modèle économique attractif pour l’opérateur désigné.

Le ministère du Redressement productif centralise le dossier, qui devra encore attendre l’arbitrage de Matignon, a priori d’ici à cet été, selon le site. 

BOLLORE

VEOLIA ENVIRONNEMENT

JCDECAUX SA

VINCI



(©AFP / 27 mai 2013 22h21)

C’est comme si on y était ! Des bornes pour recharger des voitures électriques, oui ! Mais avec de l’électricité éolien, oui, naturellement cela va de soi, surtout pas des kW made in Fessenheim, l’horreur ! C’est plus propre et Monsieur le Ministre de la déconstruction contreproductive saura certainement de quoi il parle quand il faudra décider si on doit installer encore plus de moulins à vent qui coupent les oiseaux en deux (vous avez certainement vu cette horrible vidéo d’un oiseau migrateur proprement tranché par une pâle d’éolienne au nord du Danemark), à n’en pas douter, pour les oiseaux migrateurs dont tout le monde se moque (même les écologistes, paix à leurs âmes et à celles des oiseaux migrateurs) les éoliennes c’est productif en terme de destruction, Montebourg a certainement apprécié.

Ouf, je l’ai dit. Donc, pour résumer, le sinistre Montebourg qui ne sait toujours pas de quoi il parle va mettre Bolloré, l’homme des papiers à cigarette et des condensateurs sur le coup, pas mal comme approche, Bolloré construit aussi des voitures électriques (ça sent déjà la magouille) puis Véolia Environnement, c’est plus propre d’utiliser des voitures électriques pour l’environnement, ça va de soit, Decaux ce sera pour les panneaux (électrifiés) qui signaleront les bornes avec une belle publicité juste à coté de la borne pour faire fonctionner le business publicitaire, du genre « Achetez des marinières à rayures made in France » et enfin Vinci parce qu’il faut bien garer ces charmants véhicules électriques et le tour est joué. Je vous dis que ça sent la grosse arnaque, on est en plein dans le trafic d’influence, l’arrangement entre copains : « passe moi le sel, je te passe le poivre ». Et pendant ce temps-là, Veolia, peut-être, installera des moulins à vent partout où passent des oiseaux migrateurs, mais c’est bien sûr, les oiseaux utilisent aussi les vents porteurs pour parcourir les milliers de kilomètres nécessaires pour se rendre sur leurs sites de nidification, tout le monde sait ça, y compris Montebourg, encore une fois cela va de soit. Et le tour est joué, tout les petits ministres (petits par la taille de leur encéphale) seront contents, Delphine, Cécile et les autres femelles du gouvernement qui se pavanent devant Arnaud, j’en oublie certainement mais ça n’a aucune importance, ils sont tous dérisoires de ridicule. Et pour en rajouter une petite couche, on va taxer le diésel (dixit Delphine), c’est sûr que ça sent mauvais et que ce n’est pas propre, comme les mégots de cigarette (cf le bon vieux sénateur EELV Placé) ou les feux de cheminées au bois ouvert qui polluent horriblement ( encore Delphine) mais là, pour le coup l’homme à la marinière rayée va en prendre plein la gueule en terme de destruction contreproductive parce que tous les camionneurs bloqueront immédiatement l’ensemble du territoire de la république bananière hexagonale et il suffira de deux semaines de blocage pour mettre le gouvernement socialiste fantoche à genoux. J’aimerais bien voir ça, que je sache il n’y a pas encore de 45 tonnes électriques. Alors Monsieur le ministre à la marinière à rayures retournez donc dans votre Saône-et-Loire, dans votre fief, et cultivez votre jardin, ce sera beaucoup plus productif ! Mais au fait, à quarante mille balles la borne, qui va payer ? Tout de même pas le contribuable ? 

Greenpeace fait encore parler d’elle, mais en pire !

Brut d’agence de presse, voilà le résultat des dernières élucubrations de cette organisation terroriste :

Nucléaire: Hollande doit fermer 35 réacteurs d’ici 2025 pour tenir son engagement

Paris – L’engagement de François Hollande de réduire de 75 à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici 2025 passe par la fermeture de 35 des 58 réacteurs français, estime Greenpeace, qui a publié vendredi son scénario pour la transition énergétique. 

L’ONG, qui a boycotté la partie institutionnelle du débat national sur la transition énergétique lancé pour le gouvernement, présente une trajectoire énergétique d’ici 2050, en ligne avec les engagements internationaux de la France contre le changement climatique et prévoyant une sortie du nucléaire à partir de 2031, de 2034 au plus tard.

Une telle trajectoire est techniquement possible mais surtout a un coût qui n’excède pas le coût d’un scénario tendanciel, c’est-à-dire reposant sur la simple mise en oeuvre des mesures du Grenelle de l’environnement, affirme Cyrille Cormier, chargé de campagne énergie chez Greenpeace-France. 

François Hollande avait confirmé en septembre son engagement de campagne de réduire la part du nucléaire de 75 à 50% dans la production d’électricité d’ici 2025. Dans le scénario Greenpeace, cet objectif est atteint en 2023. Mais que ce soit en 2023 ou en 2025, la voie des 50% de nucléaire passe par la fermeture de 35 réacteurs, assure l’ONG. 

Un engagement qui passe aussi par la fermeture de dix réacteurs dès le premier quinquennat de M. Hollande, donc d’ici 2017, ajoute Cyrille Cormier. 

Pour le moment, le président de la République a annoncé la fermeture, avant fin 2016, de la centrale de Fessenheim (soit deux réacteurs) tout en achevant le chantier du réacteur de troisième génération (EPR) de Flamanville, dont la mise en service est également prévue pour 2016. 

Dans son scénario, Greenpeace estime possible de se passer progressivement du nucléaire grâce à des investissements réaffectés dans les énergies renouvelables (notamment éolienne et solaire) mais aussi par la rénovation thermique des logements pour en réduire fortement la consommation électrique et une réduction des pics de consommation. 

Avec ce scénario, son 38e au niveau international mais son premier en France, Greenpeace entend contribuer de l’extérieur au débat sur l’énergie, a souligné devant la presse son directeur général Jean-François Julliard.




(©AFP / 08 février 2013 13h03)

Il ne faut pas s’y méprendre, le scénario de Greenpeace est tout sauf réaliste et le président Hollande (je ne dis plus le capitaine de pédalo puisqu’il est devenu conducteur de blindés en plein désert) a bien compris que la remise en cause brutale du package énergétique de la France, hors produits pétroliers, ça ce sera pour plus tard, risque de conduire le pays à la ruine. Au mieux, afin de respecter ses engagements a minima, irréalistes tout de même, la fermeture des deux tranches de Fessenheim sera peu ou prou compensée par la mise en service de l’EPR de Flamanville, mais dans un contexte de croissance morose, l’augmentation inéluctable du prix de l’énergie électrique à partir de sources renouvellables (moulins à vent ou panneaux solaires comme le revendiquent les Verts) conduira l’ensemble de la population à l’appauvrissement. Il suffit de voir ce qui se passe chez nos « vertueux » voisins d’outre-Rhin, je pourrais dire « d’outre-Fessenheim ». La facture de la « transition énergétique », une expression dénuée de sens et de bon sens à mon avis, va être très salée. Elle est estimée à 25000 euros par ménage allemand pour les dix prochaines années. Dans son analyse projective Greenpeace oublie tout simplement cet aspect. Or on sait bien que personne n’acceptera de se délester volontairement ou même sous la contrainte fiscale (racket) d’une telle somme pour satisfaire aux exigences abracadabrantes de ces terroristes verts. ITER, projet auquel je ne crois pas, je l’ai dit dans mon blog, n’a pas l’air d’intéresser Greenpeace. A croire qu’ils n’y croient pas non plus ! Et pourtant en théorie, la fusion devrait satisfaire ces salafistes de l’énergie renouvellable. Isoler les maisons, certes, mais aussi rendre obligatoires les chauffe-eau solaires dans les régions favorisées, le sud du pays et les DOM, voilà deux aspects concrets qui pourraient éventuellement réduire la consommation d’énergie électrique, mais quid des transports routiers qui représentent 60 % de la consommation d’énergie primaire en France. Des véhicules électriques, peut-être, mais il faudra produire de l’électricité pour que ces derniers puissent rouler. En supposant que la moitié du parc automobile français soit électrique, il faudrait construire une vingtaine d’EPR pour les alimenter et ainsi diminuer de moitié le gaz carbonique émis dans l’atmosphère, ce que revendiquent les écologistes dont Greenpeace mais sans apporter de solution satisfaisante et crédible. Les panneaux solaires présentent au mieux un facteur de charge de 30 % et les moulins à vents de moins de 20 % et je dis au mieux car les épisodes de calme plat doivent pouvoir être compensés par des moyens de stockage efficaces. Ces mêmes écologistes prétendent qu’il « suffit » de faire de l’hydrogène. Or le seul moyen de stockage de l’électricité est le pompage de l’eau dans des retenues collinaires ou en altitude qu’il faudra nécessairement multiplier et je vois déjà ces mêmes écologistes s’insurger contre la construction de barrages et autres lignes électriques à grand renfort de soutien médiatique. Enfin, à moins de renier les engagements de la France pour respecter le protocole de Kyoto, fermer 35 réacteurs pour la plupart susceptibles d’être encore exploités sans risque pendant au moins 20 années supplémentaires (voir la décision de la NRC aux USA) serait une double erreur, tant économique qu’environnementale.

Tout ce discours pour affirmer que Greenpeace et ses adeptes écolos sont dans l’erreur et le déni de la réalité et affirmer également que leur plan de sortie du nucléaire est suicidaire pour la France.