Attitudes inutiles pour lutter contre le changement climatique

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Quand les activistes du climat demandent avec insistance aux populations de modifier leurs habitudes de vie quotidienne ils ne font que prolonger leur propagande au sujet de la problématique du réchauffement du climat dans la vie privée. La seul initiative citoyenne qui pourrait être décidée par l’ensemble des peuples et ferait la différence serait d’investir individuellement et à l’échelle des nations dans la recherche et le développement sur les énergies vertes, or ces buts ne peuvent pas être, à l’évidence, atteints individuellement et on est très loin d’un consensus d’une telle nature. Il suffit de constater les raisons premières de l’émergence du mouvement de protestation des « gilets jaunes » en France. Bjorn Lomborg (Malmö, Suède) livre son point de vue à ce sujet dans un article paru sur le site project-syndicate en décembre 2019.

Remplacer chez soi les ampoules électriques par des diodes à basse consommation, faire sa lessive à l’eau froide, manger moins de viande, mieux recycler, acheter une voiture électrique : on est bombardé quotidiennement par les activistes climatiques, les environnementalistes et les médias au sujet de tout ce que l’on est susceptible de faire pour contrer le changement du climat. Ces actions n’ont pour seul effet que de banaliser le défi que constitue le réchauffement climatique global et de divertir notre attention sur les changements technologiques considérables qui sont nécessaires pour atteindre une véritable efficacité. Par exemple l’Anglais David Attenborough, activiste notoirement connu pour ses commentaires agrémente de magnifiques documentaires animaliers dans le seul but de disperser une propagande alarmiste au sujet de la disparition annoncée des biotopes naturels en raison du réchauffement du climat. Des journalistes lui ont demandé ce qu’il ferait à titre personnel pour combattre ce changement du climat et il a répondu qu’il promettait de débrancher le chargeur son téléphone quand il ne s’en servirait pas. Cette décision « louable » d’Attenborough, si elle était systématiquement appliquée, résulterait en une diminution d’émissions de carbone d’un demi-dix-millième de l’émission annuelle de carbone d’un Anglais moyen. Il faut insister sur le fait que le chargement d’un téléphone consomme moins de 0,1 % de l’énergie que celui-ci provoque dès l’instant où il est connecté à un réseau. Les 99,9 % restants sont nécessaires pour le fabriquer, alimenter les serveurs de données et les relais de transmission.

Attenborough n’est pas le seul à croire naïvement que changer des petites habitudes quotidiennes peut avoir un effet significatif sur le climat. Dans les faits, même des changement profonds n’ont qu’un effet limité sur les émissions de carbone. Les activistes du climat et de l’environnement préconisent de ne plus manger de viande et de ne plus utiliser de voitures propulsées par des moteurs à combustion interne. Il faut, cependant, rester lucide devant de telles propagandes. Devenir végétarien est plutôt difficile ! Une étude américaine récente a montré que 84 % des Américains qui ont tenté de devenir végétariens y ont renoncé en quelques mois. Une autre étude a également indiqué sans contestation possible qu’un régime strictement végétarien réduisait les émissions de carbone (CO2) de 540 kg, soit juste 4,3 % des émissions moyennes annuelles d’un individu dans un pays développé. De plus, au niveau du porte-monnaie, il y a un effet redondant dans ce type de choix car si s’abstenir de produits carnés paraît moins coûteux un régime végétarien stricte fait appel à des produits qui ont provoqué encore plus d’émissions de carbone comme par exemple manger des graines de quinoa : elles ont parcouru des milliers de kilomètres pour se retrouver dans l’assiette du consommateur. Ainsi, si tous ces facteurs sont pris en considération, devenir végétarien ne réduit l’émission de carbone d’une personne que d’un ridicule 2 %.

Dans la même veine les voitures électriques sont dites « environnementalement compatibles » alors que dans la majorité des pays l’électricité produite pour recharger les batteries de ces véhicules l’est avec des combustibles fossiles. Il faut ajouter que la fabrication des batteries génère des émissions considérables de carbone. Selon l’Agence Internationale de l’Énergie (IAE) une voiture électrique avec une autonomie de 400 kilomètres constitue déjà, avant même d’avoir commencé à l’utiliser, un déficit en émissions de carbone tel que ce n’est qu’après avoir parcouru 60000 kilomètres que cette voiture commencera à « sauver du carbone ». Autant dire que c’est un rêve complet d’affirmer qu’une voiture électrique contribuera à sauver le climat puisque la grande majorité des propriétaires de ce type de véhicule l’utilisent comme seconde voiture pour parcourir de petites distances le plus souvent dans les villes.

En dépit de la propagande et des subventions gouvernementales la voiture électrique représente moins de 0,3 % du milliard de véhicules automobiles circulant dans le monde. L’IAE enfonce même le clou en écrivant que si en 2040 la flotte mondiale de véhicules automobiles comportait 15 % de véhicules électriques, ceux-ci ne contribueraient qu’à hauteur de 1 % de réduction des émissions totales de carbone. Fatih Birol, Directeur Exécutif de l’IAE a déclaré que « Si vous pensez que vous pouvez sauver le climat avec une voiture électrique vous êtes complètement dans l’erreur ». En 2018, toutes les voitures électriques en circulation ont permis d’éviter l’émission de 40 millions de tonnes de CO2 mondialement, ce qu’il faut pour réduire le réchauffement du climat de 0,000018 °C à la fin du XIXe siècle.

Les décisions individuelles pouvant être prises pour sauver le climat, même quand on les additionne toutes, ont un résultat négligeable parce qu’une énergie à bon marché et abondante est le pilier de la prospérité de l’humanité. Aujourd’hui les combustibles fossiles représentent 81 % des besoins globaux en énergie et même si toutes les promesses auxquelles se sont engagé de nombreux pays lors des accords de Paris en 2015 sont respectées ces énergies fossiles représenteront encore 74 % de ces besoins globaux en énergie en 2040. On a déjà dépensé de par le monde 129 milliards de dollars par an pour subventionner les énergies solaires et éoliennes et inciter les populations à utiliser des technologies moins gourmandes en énergie mais il faut admettre que toutes ces sources d’énergie « verte » ne représentent que 1,1 % des besoins globaux en énergie. L’IAE estime qu’en 2040, après avoir investi la faramineuse somme de 3500 milliards de dollars dans les énergies dites renouvelables, celles-ci ne contribueront qu’à hauteur de 5 % des besoins globaux en énergie.

Tout cette propagande environnementale est déplorable. Réduire significativement les émissions de CO2 sans réduire parallèlement la croissance économique demandera beaucoup plus d’efforts que de simples décisions comportementales individuelles. Il est absurde de ressasser aux individus de la classe moyenne que manger moins de viande et acheter une voiture électrique ou à la rigueur une voiture hybride contribuera à réduire le réchauffement du climat. Si on décide vraiment d’agir dans ce sens il faudra mettre en chantier des changements collectifs à une échelle sans précédent pour l’humanité. Toutes les initiatives individuelles sont inutiles et les citoyens feraient mieux d’exiger des gouvernements de financer de vastes programmes de recherche et développement dans les énergies dites renouvelables afin que celles-ci deviennent éventuellement compétitives et non intermittentes en regard des combustibles fossiles carbonés. C’est la seule voie possible pour atteindre une stabilisation du réchauffement du climat mais il en coûtera beaucoup à tous les citoyens et leur niveau de vie, dans tous les cas de figure envisageables, diminuera significativement. Voilà donc l’avenir que les propagandistes du réchauffement climatique réservent à chaque individu.

Liens. https://www.iea.org/reports/global-ev-outlook-2019

https://webstore.iea.org/world-energy-outlook-2018

https://twitter.com/BjornLomborg/status/1098896104555507713

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’avenir des voitures électriques ? Un leurre futile et coûteux

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Le Professeur Jörg Wellnitz de l’Université technique d’Ingolstadt a fermement pris position contre le développement des voitures électriques en considérant qu’il s’agit d’un « rêve futile », avis partagé par de nombreux autres spécialistes. Wellnitz a ainsi déclaré que « la mutation sans compromission possible vers les véhicules électriques est aussi stupide que d’affirmer qu’elle aurait un quelconque effet discernable sur le climat de la Terre« . Avec de telles déclarations le Professeur de génie mécanique a marché sur les pieds de beaucoup de gens. La « e-mobilité », entendez les voitures électriques, est devenue une question de foi : « ou bien les peuples croient au diable CO2, destructeur du climat, ou bien ils n’y croient pas« .

Transition énergétique : d’énormes coûts pour un bénéfice nul

Le climatologue danois Björn Lomborg, observant à quel point l’Allemagne s’est lancée dans l’énergie verte tête baissée, n’a pu que regretter ce gigantesque gâchis, ajoutant que si l’Allemagne dépense encore 43 milliards d’euros pour réduire les émissions de CO2, il en résultera un effet sur le réchauffement global à peine égal à 0,01 degrés.

Suicide industriel de l’Allemagne

Pour Wellnitz les objectifs ambitieux de développement des voitures électriques aboutira à une chute des ventes des fabricants de voitures à combustion interne, et, certain que cet objectif ne pourra pas fonctionner, il conduira au suicide économique de l’Allemagne et aussi à une catastrophe climatique. Il faut proposer aux consommateurs ce qu’ils veulent, des voitures avec des moteurs diesel efficaces et propres, s’appuyant sur le fait que seulement 8 % des émissions de CO2 sont le fait des voitures automobiles.

Il est trop facile de « politiser » le CO2

Pour cet expert le CO2 n’est pas un gaz « tueur du climat » mais un gaz vital, un gaz très aisément politisable : « il est facile d’insister sur ce point, tout le monde comprend ce que cela signifie et on peut en mesurer les effets immédiatement, du moins c’est ce que tout monde croit. Pourtant des études récentes ont montré que si la teneur en CO2 dans l’atmosphère doublait, ce qui est peu probable, le réchauffement global qui en résulterait ne serait que de 0,4 degrés« . Et d’ajouter que « s’il y a un effet de serre il est là depuis longtemps. D’autres gaz comme le méthane, les oxydes d’azote et les CFCs sont beaucoup plus nocifs pour le climat, mais on s’est focalisé sur le CO2 pour diaboliser les voitures à combustion interne« .

Nous devons renoncer à notre cher confort

Le Professeur de génie mécanique affirme également qu’une Europe « climatiquement neutre » est impossible tant que nous faisons fabriquer nos produits par la Chine ou l’Inde et également tant que nous ne changeons pas nos habitudes de consommation, habitudes qui doivent être modifiées radicalement si nous voulons atteindre cette neutralité carbone. En langage clair cela signifie que nous devrons renoncer massivement à notre cher confort. Wellnitz réagit aussi avec une certaine incompréhension sur le fait que des « ambassadeurs climatiques de 15 ans » qui ne savent même pas ce que signifie CO2 encouragent leurs parents à aller planter des arbres dans la joie avec leurs gros SUVs (SUV = Sport and Utilitarian vehicule).

Commerce moyenâgeux des indulgences

Wellnitz rappelle que le commerce du CO2 (certificats ou droits à émettre du CO2) est devenu une question de foi qui ressemble étrangement au commerce des indulgences au Moyen-Age. Pour lui il est plus logique de se préparer à un réchauffement climatique de 2 degrés et que la pénurie d’eau (voir note en fin de billet) deviendra un problème majeur pour les décennies à venir, problème qui est beaucoup plus difficile à résoudre que celui des combustibles fossiles.

Ça ne pourra jamais marcher

L’Allemagne sacrifie sont haut niveau de compétence en conception des moteurs pour un avenir électrique, qui selon le Professeur Wellnitz, ne fonctionnera jamais.

Source : Ingolstadt-today.de via le blog de Pierre Gosselin (notrickszone.com). Illustration Ingolstadt-today.de

Note. Contrairement aux idées reçues le réchauffement du climat ne conduira pas à des sécheresses catastrophiques mais au contraire à un accroissement des précipitations en raison d’une plus importante évaporation des océans. Ceci a été clairement démontré en étudiant les chroniques du Moyen-Age relatives à la production agricole en Europe au cours de l’optimum climatique médiéval alors que les températures moyennes étaient de plus de 1,5 degrés supérieures à celles de ces 20 dernières années. A contrario un refroidissement du climat tel qu’il est annoncé par de nombreux géophysiciens provoquera des épisodes de sécheresse prolongée puisque l’évaporation des océans diminuera. Ceci a été également démontré clairement avec l’étude des paléoclimats.

Imaginez … Un monde sans pétrole

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Imaginez …

Si toutes ces automobiles étaient électriques, ce seraient des milliards de tonnes de batteries …

Des montagnes de déchets ingérables pour produire ces milliards de tonnes de batteries …

Des milliards de tonnes de batteries à recycler …

Si seulement dix automobiles électriques n’avaient plus d’énergie dans un embouteillage …

Les réseaux électriques nécessaires pour recharger ces batteries …

La charge additionnelle sur les routes en raison du poids de ces véhicules …

L’énergie qu’il faudrait produire uniquement avec des panneaux solaires et des moulins à vent …

Et toute cette fausse croyance qui veut que le CO2 rende la Terre plus chaude que le Soleil ne le peut …

Bienvenue dans le Tontocène, l’âge de la stupidité !

Hans Schreuder

Juillet 2018

Source et illustration : climatedepot.com, tonto = idiot, stupide en espagnol

Les voitures électriques : un doux mythe écolo !

Les voitures électriques : un doux mythe écolo !

Le cycle de vie d’un véhicule électrique le rend aussi polluant qu’un véhicule thermique.

Le subventionner n’a pas de sens, explique le directeur de l’Observatoire du nucléaire, Stéphane Lhomme.

La fabrication des batteries est tellement émettrice de CO² qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique pour commencer à être moins producteur de CO² qu’une voiture thermique. Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans !

Or, contrairement à ce que croient la plupart des gens, soumis à une propagande continuelle des politiques et des industriels, la voiture électrique n’est pas plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique, essence ou diésel. Ce sont là les conclusions d’une étude, déjà ancienne, de l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe), ignorées délibérément par le gouvernement (Elaboration selon les principes des ACV des bilans énergétiques, des émissions de gaz à effet de serre et des autres impacts environnementaux induits par l’ensemble des filières de véhicules électriques et de véhicules thermiques à l’horizon 2012 et 2020, (novembre 2013). Sachant que ces voitures servent essentiellement à des trajets courts, il est probable que le kilométrage nécessaire pour s’estimer « vertueux » ne sera jamais atteint. De plus, tout le CO² émis par une voiture électrique est envoyé dans l’atmosphère avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre, alors que la voiture thermique émet son CO² au fil des ans…

Par ailleurs, il est partout prétendu que la voiture électrique n’émet pas de particules fines.

Mais, comme le signale le magazine Science et Vie (janvier 2015), « les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diésel ».

La voiture électrique émet certes moins de particules que la voiture thermique, puisqu’elle ne dispose pas d’un pot d’échappement, mais elle possède bien des freins, des pneus, et roule sur le goudron ! – A 80 % nucléaire

Au final, la voiture électrique n’est pas plus écologique que la voiture thermique. L’argent public consacré à son développement est donc totalement injustifié. Or, il s’agit de sommes astronomiques.

Le gouvernement a lancé un plan d’installation de 7 millions de bornes de rechargement à environ 10 000 euros pièce, soit un cout d’environ 70 milliards d’euros. Il est d’ailleurs poignant de voir les élus de petites communes, croyant faire un geste pour l’environnement, casser la tirelire municipale pour s’offrir une borne ; le bonus « écologique » à l’achat d’une voiture électrique dépasse 10 000 euros par véhicule, souvent complété par une prime de la Région. La quasi-totalité des acheteurs sont des ménages aisés, car ces véhicules sont très chers : une fois de plus, l’argent de tous est offert aux plus privilégiés.

En réalité, au pays de l’atome, tous les moyens sont bons pour « booster » la consommation d’électricité, en baisse continue depuis des années. Car la voiture électrique en France peut être considérée comme une « voiture nucléaire » : La quasi-totalité des bornes de rechargement installées sont branchées sur le réseau électrique ordinaire, à 80 % nucléaire.

Il ne faut pas se laisser abuser par les certificats mis en avant par M. Bolloré et ses Autolib (Paris), Bluecub (Bordeaux) et Bluely (Lyon), assurant qu’elles sont rechargées aux énergies renouvelables : il ne s’agit que de jeux d’écriture. L’électricité utilisée est la même qu’ailleurs.

Nous ne faisons pas ici la promotion de la voiture thermique, elle-même une calamité environnementale. Mais, justement, personne n’aurait l’idée d’offrir 10 000 euros à l’achat d’une voiture diésel, de lui réserver des places de stationnement et de remplir son réservoir à prix cassé…

Dans la même veine mais moins délicatement dit…. que tu aies une voiture « diésel » ou non, lis ceci : C’est une très bonne analyse démontrant que nos politiques (et les verts) nous font du spectacle:

La paranoïa du diésel ne concerne que les automobilistes !!! Les Poids lourds, Autocars, Navires, sont exclus ! Juste pour situer le degré de paranoïa des plus virulents détracteurs du véhicule diésel, il faut leur révéler les données de l’industrie maritime qui a démontré qu’en considérant la taille des moteurs et la qualité du carburant utilisé, les 15 plus gros navires-cargos du monde polluent autant que l’ensemble des 760 millions d’’automobiles de la planète. Vous savez, ces porte-conteneurs qui nous alimentent en produits que l’on fabriquait dans nos usines délocalisées,

aujourd’hui, ils brulent chacun 10.000 tonnes de carburant pour un aller et retour entre l’Asie et l’Europe. Ces malheureux 15 navires font partie d’une flottille de 3.500, auxquels il faut ajouter les 17.500 tankers qui composent l’ensemble des 100.000 navires qui sillonnent les mers.

Pour ne pas quitter le domaine maritime, rappelons que la flotte de plaisance française est d’environ 500.000 unités, dont 5.000 yachts de plus de 60 mètres, et que le plus moyen de ceux-ci brule environ 900 litres de fuel en seulement une heure, alors que les 24 % de foyers français qui se chauffent au fioul ont du mal à remplir leur cuve pour l’hiver.

Pour continuer sur le chemin de la schizophrénie paranoïde, prenons en compte toute la flottille de pêche et les 4,7 millions de poids lourds en transit à travers la France. Les milliers d’avions qui sillonnent le ciel et dont la consommation par passager et par km parcouru est 3 fois plus nocive pour le climat que l’automobile.

Pour compléter cette petite fable, n’oublions pas l’indispensable domaine agricole où la consommation moyenne d’énergie est de 101 litres de fuel par hectare…

Mais pas d’affolement, Hulot va certainement sauver la planète en collant une nouvelle taxe sur les seuls véhicules diésel et affaiblir un peu plus notre industrie automobile, ce qui augmentera le chômage dans la foulée.

Cela prouve également que les journaux sont achetés par le pouvoir pour la boucler et nous laver les cerveaux.

J’ai fait un copié-collé d’un article de Stéphane Lhomme. Des études récentes ont montré que les véhicules électriques, dans des pays où l’électricité est à plus de 90 % produite par des usines brûlant des combustibles fossiles comme la Chine, émettent plus de CO2 que les véhicules à combustion interne. Il en est de même pour les USA et la majorité des pays européens. Comme le souligne Stéphane Lhomme quand la paranoïa écologiste va-t-elle cesser ?

Prochain article sur ce blog et dans la même veine : « Comment se brosser les dents « écolo » ? »

L’arrivée massive des voitures électriques : un défi économique et politique majeur !

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Comme je l’ai mentionné dans ce blog plusieurs fois, l’idée même d’abandonner l’énergie nucléaire comme l’ont décidé les Allemands est une erreur économique sur le long terme qui sera lourde de conséquences. Sous prétexte de réduire les émissions de « gaz à effet de serre » qui seraient néfastes pour le climat, l’Allemagne s’est lancée dans un vaste programme de verdissement de ses sources d’énergie et les politiciens de ce pays se rendent à l’évidence, il n’y a pas eu un seul gramme de réduction des émissions de CO2 depuis 5 ans et la facture par ménage de 4 personnes s’élève maintenant à 300 euros supplémentaires par an pour financer ce programme qui risque de déstabiliser le réseau électrique du pays. Pour satisfaire les exigences européennes de réduction des gaz à effet de serre les constructeurs d’automobiles allemands considèrent qu’il faudra à terme convertir le parc de véhicules en « tout électrique » quitte à abandonner rapidement le diesel qui les a précipité dans une crise sans précédent. Ce changement de stratégie sérieusement envisagé par Volkswagen et Daimler conduirait aux alentours de 2025 au renouvellement du parc automobile à hauteur de 30 % avec des véhicules tout électrique, selon une étude réalisée par UBS (Union des Banques Suisses).

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Prenons le cas de la France avec 35 millions de véhicules aujourd’hui. En 2025 le renouvellement annuel de 10 % de ce parc automobile avec 30 % de voitures électriques représentera un peu plus de 1 million de véhicules du type Chevrolet Bolt chaque année. Pour recharger quotidiennement ces voitures il faudra une puissance électrique disponible (à tout moment) équivalente à 5 réacteurs nucléaires type 900 MW comme ceux de la centrale de Fessenheim (vous avez bien lu ! il n’y a pas d’erreur). Les projections très réalistes et incroyablement documentées de UBS sont sans appel, il faudra donc dès aujourd’hui développer l’énergie nucléaire pour subvenir aux nouveau marché des voitures électriques car 2025 c’est dans 7 ans, c’est-à-dire demain … Les curieux peuvent se plonger dans cette étude qui réserve également d’autres surprises comme ils le découvriront au cours de la lecture de ce document et dont je vais faire part ci-dessous des principaux faits marquants. ( Disponible sur le site d’UBS : http://www.ubs.com/investmentresearch ).

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Outre la demande croissante en une source d’électricité fiable et constante que provoquera le marché à croissance exponentielle des voitures électriques, les constructeurs d’automobiles de ce type (EV = electric vehicle) atteindront une pleine compétitivité dès 2025 (2023 en Europe) en regard des modèles à combustion interne équivalents en termes de performances. À ce jour General Motors « perd » de l’argent sur chaque Bolt (première illustration) vendue, 7400 dollars sur un prix marché neuf de 36600 dollars, somme que GM récupère sous forme de subventions fédérales dans le cadre de l’EPA (Environment Protection Act). Selon les prévisions de UBS pour le même véhicule la marge du constructeur atteindra 5 % malgré le fait que le prix de vente du véhicule diminuera de près de 9 % d’ici à 2025. L’une des conséquences encore mal évaluée sera la totale restructuration du marché des matière premières nécessaires pour la construction de ces voitures électriques, que ce soit le modèle Bolt ou encore la Tesla modèle 3. Quel que soit le type de batteries utilisées dont les teneurs respectives en nickel, manganèse et cobalt, outre le lithium, diffèrent selon qu’elles sont fabriquées par LG Chem ou Tesla (technologie Panasonic) et les équipements électroniques et le moteur lui-même il y aura un bouleversement dans l’utilisation des matières premières : les demandes en nickel et cobalt pour les batteries exploseront ainsi que celles du néodyme et du dysprosium pour les aimants permanents du moteur dont la fabrication est dominée actuellement par Toyota et Denso.

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La plus grosse ponction dans les réserves disponibles concernera le cobalt (plus du tiers des réserves mondiales connues et prouvées) dans l’hypothèse d’un monde 100 % électrique … mais le recyclage de ce métal à partir des batteries hors d’usage peut fort heureusement être aisément mis en place.

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La conclusion de cette étude est l’apparition très claire du problème de la source en énergie électrique pour recharger les véhicules, opération qui dure en utilisation domestique normale entre 30 et 60 heures (220 ou 110 volts alternatif), en haut voltage rapide (380 volts alternatif) à la maison en une trentaine de minutes (si la maison est équipée en triphasé 380 volts) et à une borne publique moyennant un supplément de prix 1 heure 30 en courant continu haute intensité nécessitant un refroidissement concomitant des batteries.

Il apparaît donc clairement que la source d’électricité devra être fiable et constante de jour comme de nuit. Les décideurs européens qui ont fixé des objectifs de réduction de CO2 impossibles à atteindre en l’état actuel du parc automobile car ils se sont surtout focalisé sur l’électricité. Ils devraient revoir dans l’urgence leur copie et considérer que ce ne sont pas les énergies dites renouvelables qui seront capables de relever l’immense défi que constituera dans un proche avenir le développement des véhicules électriques. S’il faut encore brûler du charbon pour recharger les batteries des voitures électriques, ce sera un coup d’épée dans l’eau au niveau environnemental … Seule l’énergie nucléaire pourrai aider l’Europe à atteindre ses objectifs de réduction des gaz dits à effet de serre. En attendant le ministre français en charge de la transition énergétique nage dans une incohérence caricaturale puisqu’il veut fermer toutes les « vieilles » centrales nucléaires à l’horizon 2025. Après lui le déluge et la pauvreté généralisée. À se demander si son staff a mis sur son bureau de ministre d’état le document d’UBS … Terrifiant !

Crise climatique : Il est urgent de revoir notre perception de l’énergie nucléaire

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Sans vouloir abonder dans le sens des alarmistes du réchauffement climatique d’origine humaine – je suis déjà convaincu par avance que l’année 2017 battra tous les records de chaleur – au risque de renier mes convictions relatives à la seule influence de l’activité solaire sur l’évolution du climat, il faut se rendre à l’évidence : cette histoire de réchauffement climatique est intimement liée à la consommation d’énergie sous toutes ses formes, que ce soit la production d’électricité, l’industrie, le chauffage domestique ou les transports. La consommation d’énergie primaire pour la production d’électricité ne représente dans les pays de l’OCDE que moins de 40 % de l’ensemble de l’énergie fossile (gaz, pétrole et charbon) consommée et par voie de conséquence de CO2 libéré dans l’atmosphère. C’est un fait mais l’idéologie climatique s’est focalisée sur la production d’électricité car il s’agit du poste supposé pouvoir être le plus aisément remplacé par des énergies renouvelables telles que le vent ou le Soleil malgré le caractère aléatoire de ce type d’énergie.

Dans ces mêmes pays de l’OCDE il ne reste plus beaucoup d’alternatives pour produire de l’électricité non carbonée. L’hydroélectricité a atteint presque partout ses capacités maximales et il ne reste donc plus, en toute logique, que l’énergie nucléaire qui puisse être une source fiable d’électricité. Pourtant les mouvements écologistes entretiennent constamment une véritable panique auprès du public en ce qui concerne cette source d’énergie. Depuis l’accident de Fukushima-Daiichi l’Allemagne, pour ne citer que cet exemple caricatural, a décidé de fermer toutes ses usines de production électrique d’origine nucléaire et elle est devenue de ce fait le plus gros pollueur d’Europe en brûlant des quantités invraisemblables de charbon qui plus est de mauvaise qualité. La Suisse va suivre son exemple à la suite d’une votation très serrée et il est difficile d’imaginer que ce pays puisse s’équiper comme son voisin de centrales électriques au charbon dans les vallées alpines (bonjour la pollution !) ou recouvrir son territoire magnifique de moulins à vent. Bref, il est maintenant reconnu que la seule alternative possible et crédible est l’énergie nucléaire si les pouvoir politiques « veulent sauver le climat ».

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Pour l’opinion publique l’énergie nucléaire est dangereuse en raison des déchets radioactifs qu’il est nécessaire de prendre en charge et de stocker de manière totalement sûre pour de nombreux siècles. C’est l’un des arguments des mouvements écologistes opposés à cette énergie. De plus l’amalgame avec les armements attise la peur du public en particulier depuis la recrudescence de tensions géopolitiques entre les USA et la Russie qui détiennent pratiquement à égalité plus de 90 % de tout l’armement atomique de la planète. Enfin la construction de nouvelles unités est devenue financièrement monstrueuse malgré le fait – et les analystes ont trop tendance à l’oublier – que ces installations fonctionneront pour la grande majorité d’entre elles durant plus de 70 ans.

Il est donc urgent que le public soit informé de manière impartiale au sujet de l’énergie nucléaire et de sa non-dangerosité contrairement à ce qu’affirment les mouvements écologistes. Avec le développement nécessaire des véhicules électriques pour diminuer la production de CO2 il n’y aura pas d’autre alternative si nous ne voulons pas plonger dans la pauvreté.

Source : senseaboutscience.org/wp-content/uploads/2017/06/making-sense-of-nuclear.pdf . Illustrations : transport de combustibles nucléaires usés en Allemagne, voiture électrique Elcar fabriquée en Italie dans les années 1970 par la société Zagato d’une autonomie de 80 km à une vitesse maximale de 70 km/h

Fermeture de Fessenheim ou 420000 voitures polluantes de moins ?

Je me suis rendu compte qu’écouter Mozart était bénéfique pour le fonctionnement de mes neurones et pas n’importe quelle oeuvre de cet immense compositeur malheureusement mort prématurément (comme Franz Schubert) puisqu’il s’agissait du concerto pour piano N°21 (K467) et je me suis demandé comment l’ensemble de l’humanité allait pouvoir réduire son addiction aux sources d’énergie carbonées quand on voit cette photo :

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Rien à voir avec Mozart qui s’éclairait avec une chandelle au suif pour écrire les partitions de ses concertos et qui se déplaçait en calèche … Non, à l’époque on ne connaissait pas le pétrole et le charbon était une curiosité que personne ne pouvait imaginer devenir quelques décennies plus tard l’élément déterminant de la révolution industrielle. Aujourd’hui on nous rabâche les oreilles à propos du gaz carbonique qui aurait un effet catastrophique sur le climat. Un visionnaire (est-il sincère ?) comme Elon Musk a bien compris qu’il y avait une opportunité à saisir avec ses voitures électriques et son usine géante de production de batteries. Certes il est dans le mouvement mais il faudra alimenter toutes ces batteries d’une manière ou d’une autre.

Regardez à nouveau cette photo d’un échangeur d’autoroutes urbaines dans une ville quelconque des USA, peut-être bien Los Angeles. Il faut se rendre à l’évidence : ce ne sont pas des millions d’éoliennes ou des milliers d’hectares de panneaux solaires qu’il faudra installer pour recharger toutes les batteries de tous les véhicules électriques qui remplaceront ces voitures avec un moteur à essence qui roulent allègrement sur toutes les routes et dans toutes les villes du monde. Il sera nécessaire de pouvoir produire des quantités formidables d’électricité pour convertir le parc automobile – au moins des pays développés – à l’électricité. J’ai déjà mentionné l’urgence de mettre en place des sources d’énergie fiables pour faire face à l’afflux de véhicules tout électrique (voir le lien). Si le gouvernement français actuel, qui a promis de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim pour des raison électoralistes afin de calmer les écologistes et Corine Lepage, revenait sur cette décision stupide les deux réacteurs de cette usine permettraient de recharger quotidiennement et chaque année 420000 voitures électriques à un prix défiant toute concurrence alors que le parc automobile français compte au bas mot 35 millions de véhicules. Un goutte dans l’océan de tas de tôle qui transportent le plus souvent une seule personne ou quelques tonnes de marchandises. Développer des transports en commun non polluants, donc nécessairement électriques est la seule solution mais il faut aussi se pourvoir de sources d’énergie non polluantes et fiables à tout moment :

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J’ai souvent mentionné la ville de Tokyo sur ce blog. Les habitants de cette gigantesque ville de plus de 13 millions d’habitants, petite fraction d’une conurbation de plus de 38 millions de personnes autour de la baie du même nom, ne pourraient plus respirer s’il n’existait pas de transports en commun unique au monde de par sa densité et s’il n’existait pas de régulations drastiques sur l’usage des véhicules automobiles afin qu’ils soient le moins polluants possible.

Alors garder la centrale de Fessenheim opérationnelle pendant dix ans voire plus pour recharger des voitures électriques, n’est-ce pas une bonne idée conforme aux desseins de décarbonation imposés par les écologistes ?

Billet partiellement inspiré d’un article paru dans realclimatescience.com avec ses illustrations.

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/30/la-directive-europeenne-20-20-20-est-une-pure-utopie-la-preuve/