Les voitures électriques : un doux mythe écolo !

Les voitures électriques : un doux mythe écolo !

Le cycle de vie d’un véhicule électrique le rend aussi polluant qu’un véhicule thermique.

Le subventionner n’a pas de sens, explique le directeur de l’Observatoire du nucléaire, Stéphane Lhomme.

La fabrication des batteries est tellement émettrice de CO² qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique pour commencer à être moins producteur de CO² qu’une voiture thermique. Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans !

Or, contrairement à ce que croient la plupart des gens, soumis à une propagande continuelle des politiques et des industriels, la voiture électrique n’est pas plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique, essence ou diésel. Ce sont là les conclusions d’une étude, déjà ancienne, de l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe), ignorées délibérément par le gouvernement (Elaboration selon les principes des ACV des bilans énergétiques, des émissions de gaz à effet de serre et des autres impacts environnementaux induits par l’ensemble des filières de véhicules électriques et de véhicules thermiques à l’horizon 2012 et 2020, (novembre 2013). Sachant que ces voitures servent essentiellement à des trajets courts, il est probable que le kilométrage nécessaire pour s’estimer « vertueux » ne sera jamais atteint. De plus, tout le CO² émis par une voiture électrique est envoyé dans l’atmosphère avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre, alors que la voiture thermique émet son CO² au fil des ans…

Par ailleurs, il est partout prétendu que la voiture électrique n’émet pas de particules fines.

Mais, comme le signale le magazine Science et Vie (janvier 2015), « les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diésel ».

La voiture électrique émet certes moins de particules que la voiture thermique, puisqu’elle ne dispose pas d’un pot d’échappement, mais elle possède bien des freins, des pneus, et roule sur le goudron ! – A 80 % nucléaire

Au final, la voiture électrique n’est pas plus écologique que la voiture thermique. L’argent public consacré à son développement est donc totalement injustifié. Or, il s’agit de sommes astronomiques.

Le gouvernement a lancé un plan d’installation de 7 millions de bornes de rechargement à environ 10 000 euros pièce, soit un cout d’environ 70 milliards d’euros. Il est d’ailleurs poignant de voir les élus de petites communes, croyant faire un geste pour l’environnement, casser la tirelire municipale pour s’offrir une borne ; le bonus « écologique » à l’achat d’une voiture électrique dépasse 10 000 euros par véhicule, souvent complété par une prime de la Région. La quasi-totalité des acheteurs sont des ménages aisés, car ces véhicules sont très chers : une fois de plus, l’argent de tous est offert aux plus privilégiés.

En réalité, au pays de l’atome, tous les moyens sont bons pour « booster » la consommation d’électricité, en baisse continue depuis des années. Car la voiture électrique en France peut être considérée comme une « voiture nucléaire » : La quasi-totalité des bornes de rechargement installées sont branchées sur le réseau électrique ordinaire, à 80 % nucléaire.

Il ne faut pas se laisser abuser par les certificats mis en avant par M. Bolloré et ses Autolib (Paris), Bluecub (Bordeaux) et Bluely (Lyon), assurant qu’elles sont rechargées aux énergies renouvelables : il ne s’agit que de jeux d’écriture. L’électricité utilisée est la même qu’ailleurs.

Nous ne faisons pas ici la promotion de la voiture thermique, elle-même une calamité environnementale. Mais, justement, personne n’aurait l’idée d’offrir 10 000 euros à l’achat d’une voiture diésel, de lui réserver des places de stationnement et de remplir son réservoir à prix cassé…

Dans la même veine mais moins délicatement dit…. que tu aies une voiture « diésel » ou non, lis ceci : C’est une très bonne analyse démontrant que nos politiques (et les verts) nous font du spectacle:

La paranoïa du diésel ne concerne que les automobilistes !!! Les Poids lourds, Autocars, Navires, sont exclus ! Juste pour situer le degré de paranoïa des plus virulents détracteurs du véhicule diésel, il faut leur révéler les données de l’industrie maritime qui a démontré qu’en considérant la taille des moteurs et la qualité du carburant utilisé, les 15 plus gros navires-cargos du monde polluent autant que l’ensemble des 760 millions d’’automobiles de la planète. Vous savez, ces porte-conteneurs qui nous alimentent en produits que l’on fabriquait dans nos usines délocalisées,

aujourd’hui, ils brulent chacun 10.000 tonnes de carburant pour un aller et retour entre l’Asie et l’Europe. Ces malheureux 15 navires font partie d’une flottille de 3.500, auxquels il faut ajouter les 17.500 tankers qui composent l’ensemble des 100.000 navires qui sillonnent les mers.

Pour ne pas quitter le domaine maritime, rappelons que la flotte de plaisance française est d’environ 500.000 unités, dont 5.000 yachts de plus de 60 mètres, et que le plus moyen de ceux-ci brule environ 900 litres de fuel en seulement une heure, alors que les 24 % de foyers français qui se chauffent au fioul ont du mal à remplir leur cuve pour l’hiver.

Pour continuer sur le chemin de la schizophrénie paranoïde, prenons en compte toute la flottille de pêche et les 4,7 millions de poids lourds en transit à travers la France. Les milliers d’avions qui sillonnent le ciel et dont la consommation par passager et par km parcouru est 3 fois plus nocive pour le climat que l’automobile.

Pour compléter cette petite fable, n’oublions pas l’indispensable domaine agricole où la consommation moyenne d’énergie est de 101 litres de fuel par hectare…

Mais pas d’affolement, Hulot va certainement sauver la planète en collant une nouvelle taxe sur les seuls véhicules diésel et affaiblir un peu plus notre industrie automobile, ce qui augmentera le chômage dans la foulée.

Cela prouve également que les journaux sont achetés par le pouvoir pour la boucler et nous laver les cerveaux.

J’ai fait un copié-collé d’un article de Stéphane Lhomme. Des études récentes ont montré que les véhicules électriques, dans des pays où l’électricité est à plus de 90 % produite par des usines brûlant des combustibles fossiles comme la Chine, émettent plus de CO2 que les véhicules à combustion interne. Il en est de même pour les USA et la majorité des pays européens. Comme le souligne Stéphane Lhomme quand la paranoïa écologiste va-t-elle cesser ?

Prochain article sur ce blog et dans la même veine : « Comment se brosser les dents « écolo » ? »

L’arrivée massive des voitures électriques : un défi économique et politique majeur !

Capture d’écran 2017-10-02 à 21.36.58.png

Comme je l’ai mentionné dans ce blog plusieurs fois, l’idée même d’abandonner l’énergie nucléaire comme l’ont décidé les Allemands est une erreur économique sur le long terme qui sera lourde de conséquences. Sous prétexte de réduire les émissions de « gaz à effet de serre » qui seraient néfastes pour le climat, l’Allemagne s’est lancée dans un vaste programme de verdissement de ses sources d’énergie et les politiciens de ce pays se rendent à l’évidence, il n’y a pas eu un seul gramme de réduction des émissions de CO2 depuis 5 ans et la facture par ménage de 4 personnes s’élève maintenant à 300 euros supplémentaires par an pour financer ce programme qui risque de déstabiliser le réseau électrique du pays. Pour satisfaire les exigences européennes de réduction des gaz à effet de serre les constructeurs d’automobiles allemands considèrent qu’il faudra à terme convertir le parc de véhicules en « tout électrique » quitte à abandonner rapidement le diesel qui les a précipité dans une crise sans précédent. Ce changement de stratégie sérieusement envisagé par Volkswagen et Daimler conduirait aux alentours de 2025 au renouvellement du parc automobile à hauteur de 30 % avec des véhicules tout électrique, selon une étude réalisée par UBS (Union des Banques Suisses).

Capture d’écran 2017-10-02 à 11.32.48.png

Prenons le cas de la France avec 35 millions de véhicules aujourd’hui. En 2025 le renouvellement annuel de 10 % de ce parc automobile avec 30 % de voitures électriques représentera un peu plus de 1 million de véhicules du type Chevrolet Bolt chaque année. Pour recharger quotidiennement ces voitures il faudra une puissance électrique disponible (à tout moment) équivalente à 5 réacteurs nucléaires type 900 MW comme ceux de la centrale de Fessenheim (vous avez bien lu ! il n’y a pas d’erreur). Les projections très réalistes et incroyablement documentées de UBS sont sans appel, il faudra donc dès aujourd’hui développer l’énergie nucléaire pour subvenir aux nouveau marché des voitures électriques car 2025 c’est dans 7 ans, c’est-à-dire demain … Les curieux peuvent se plonger dans cette étude qui réserve également d’autres surprises comme ils le découvriront au cours de la lecture de ce document et dont je vais faire part ci-dessous des principaux faits marquants. ( Disponible sur le site d’UBS : http://www.ubs.com/investmentresearch ).

Capture d’écran 2017-10-01 à 20.23.56.png

Outre la demande croissante en une source d’électricité fiable et constante que provoquera le marché à croissance exponentielle des voitures électriques, les constructeurs d’automobiles de ce type (EV = electric vehicle) atteindront une pleine compétitivité dès 2025 (2023 en Europe) en regard des modèles à combustion interne équivalents en termes de performances. À ce jour General Motors « perd » de l’argent sur chaque Bolt (première illustration) vendue, 7400 dollars sur un prix marché neuf de 36600 dollars, somme que GM récupère sous forme de subventions fédérales dans le cadre de l’EPA (Environment Protection Act). Selon les prévisions de UBS pour le même véhicule la marge du constructeur atteindra 5 % malgré le fait que le prix de vente du véhicule diminuera de près de 9 % d’ici à 2025. L’une des conséquences encore mal évaluée sera la totale restructuration du marché des matière premières nécessaires pour la construction de ces voitures électriques, que ce soit le modèle Bolt ou encore la Tesla modèle 3. Quel que soit le type de batteries utilisées dont les teneurs respectives en nickel, manganèse et cobalt, outre le lithium, diffèrent selon qu’elles sont fabriquées par LG Chem ou Tesla (technologie Panasonic) et les équipements électroniques et le moteur lui-même il y aura un bouleversement dans l’utilisation des matières premières : les demandes en nickel et cobalt pour les batteries exploseront ainsi que celles du néodyme et du dysprosium pour les aimants permanents du moteur dont la fabrication est dominée actuellement par Toyota et Denso.

Capture d’écran 2017-10-02 à 11.16.57.png

La plus grosse ponction dans les réserves disponibles concernera le cobalt (plus du tiers des réserves mondiales connues et prouvées) dans l’hypothèse d’un monde 100 % électrique … mais le recyclage de ce métal à partir des batteries hors d’usage peut fort heureusement être aisément mis en place.

Capture d’écran 2017-10-02 à 11.12.56.png

La conclusion de cette étude est l’apparition très claire du problème de la source en énergie électrique pour recharger les véhicules, opération qui dure en utilisation domestique normale entre 30 et 60 heures (220 ou 110 volts alternatif), en haut voltage rapide (380 volts alternatif) à la maison en une trentaine de minutes (si la maison est équipée en triphasé 380 volts) et à une borne publique moyennant un supplément de prix 1 heure 30 en courant continu haute intensité nécessitant un refroidissement concomitant des batteries.

Il apparaît donc clairement que la source d’électricité devra être fiable et constante de jour comme de nuit. Les décideurs européens qui ont fixé des objectifs de réduction de CO2 impossibles à atteindre en l’état actuel du parc automobile car ils se sont surtout focalisé sur l’électricité. Ils devraient revoir dans l’urgence leur copie et considérer que ce ne sont pas les énergies dites renouvelables qui seront capables de relever l’immense défi que constituera dans un proche avenir le développement des véhicules électriques. S’il faut encore brûler du charbon pour recharger les batteries des voitures électriques, ce sera un coup d’épée dans l’eau au niveau environnemental … Seule l’énergie nucléaire pourrai aider l’Europe à atteindre ses objectifs de réduction des gaz dits à effet de serre. En attendant le ministre français en charge de la transition énergétique nage dans une incohérence caricaturale puisqu’il veut fermer toutes les « vieilles » centrales nucléaires à l’horizon 2025. Après lui le déluge et la pauvreté généralisée. À se demander si son staff a mis sur son bureau de ministre d’état le document d’UBS … Terrifiant !

Crise climatique : Il est urgent de revoir notre perception de l’énergie nucléaire

4787.jpg

Sans vouloir abonder dans le sens des alarmistes du réchauffement climatique d’origine humaine – je suis déjà convaincu par avance que l’année 2017 battra tous les records de chaleur – au risque de renier mes convictions relatives à la seule influence de l’activité solaire sur l’évolution du climat, il faut se rendre à l’évidence : cette histoire de réchauffement climatique est intimement liée à la consommation d’énergie sous toutes ses formes, que ce soit la production d’électricité, l’industrie, le chauffage domestique ou les transports. La consommation d’énergie primaire pour la production d’électricité ne représente dans les pays de l’OCDE que moins de 40 % de l’ensemble de l’énergie fossile (gaz, pétrole et charbon) consommée et par voie de conséquence de CO2 libéré dans l’atmosphère. C’est un fait mais l’idéologie climatique s’est focalisée sur la production d’électricité car il s’agit du poste supposé pouvoir être le plus aisément remplacé par des énergies renouvelables telles que le vent ou le Soleil malgré le caractère aléatoire de ce type d’énergie.

Dans ces mêmes pays de l’OCDE il ne reste plus beaucoup d’alternatives pour produire de l’électricité non carbonée. L’hydroélectricité a atteint presque partout ses capacités maximales et il ne reste donc plus, en toute logique, que l’énergie nucléaire qui puisse être une source fiable d’électricité. Pourtant les mouvements écologistes entretiennent constamment une véritable panique auprès du public en ce qui concerne cette source d’énergie. Depuis l’accident de Fukushima-Daiichi l’Allemagne, pour ne citer que cet exemple caricatural, a décidé de fermer toutes ses usines de production électrique d’origine nucléaire et elle est devenue de ce fait le plus gros pollueur d’Europe en brûlant des quantités invraisemblables de charbon qui plus est de mauvaise qualité. La Suisse va suivre son exemple à la suite d’une votation très serrée et il est difficile d’imaginer que ce pays puisse s’équiper comme son voisin de centrales électriques au charbon dans les vallées alpines (bonjour la pollution !) ou recouvrir son territoire magnifique de moulins à vent. Bref, il est maintenant reconnu que la seule alternative possible et crédible est l’énergie nucléaire si les pouvoir politiques « veulent sauver le climat ».

Capture d’écran 2017-07-02 à 20.56.14.png

Pour l’opinion publique l’énergie nucléaire est dangereuse en raison des déchets radioactifs qu’il est nécessaire de prendre en charge et de stocker de manière totalement sûre pour de nombreux siècles. C’est l’un des arguments des mouvements écologistes opposés à cette énergie. De plus l’amalgame avec les armements attise la peur du public en particulier depuis la recrudescence de tensions géopolitiques entre les USA et la Russie qui détiennent pratiquement à égalité plus de 90 % de tout l’armement atomique de la planète. Enfin la construction de nouvelles unités est devenue financièrement monstrueuse malgré le fait – et les analystes ont trop tendance à l’oublier – que ces installations fonctionneront pour la grande majorité d’entre elles durant plus de 70 ans.

Il est donc urgent que le public soit informé de manière impartiale au sujet de l’énergie nucléaire et de sa non-dangerosité contrairement à ce qu’affirment les mouvements écologistes. Avec le développement nécessaire des véhicules électriques pour diminuer la production de CO2 il n’y aura pas d’autre alternative si nous ne voulons pas plonger dans la pauvreté.

Source : senseaboutscience.org/wp-content/uploads/2017/06/making-sense-of-nuclear.pdf . Illustrations : transport de combustibles nucléaires usés en Allemagne, voiture électrique Elcar fabriquée en Italie dans les années 1970 par la société Zagato d’une autonomie de 80 km à une vitesse maximale de 70 km/h

Fermeture de Fessenheim ou 420000 voitures polluantes de moins ?

Je me suis rendu compte qu’écouter Mozart était bénéfique pour le fonctionnement de mes neurones et pas n’importe quelle oeuvre de cet immense compositeur malheureusement mort prématurément (comme Franz Schubert) puisqu’il s’agissait du concerto pour piano N°21 (K467) et je me suis demandé comment l’ensemble de l’humanité allait pouvoir réduire son addiction aux sources d’énergie carbonées quand on voit cette photo :

Capture d’écran 2016-11-24 à 21.18.48.png

Rien à voir avec Mozart qui s’éclairait avec une chandelle au suif pour écrire les partitions de ses concertos et qui se déplaçait en calèche … Non, à l’époque on ne connaissait pas le pétrole et le charbon était une curiosité que personne ne pouvait imaginer devenir quelques décennies plus tard l’élément déterminant de la révolution industrielle. Aujourd’hui on nous rabâche les oreilles à propos du gaz carbonique qui aurait un effet catastrophique sur le climat. Un visionnaire (est-il sincère ?) comme Elon Musk a bien compris qu’il y avait une opportunité à saisir avec ses voitures électriques et son usine géante de production de batteries. Certes il est dans le mouvement mais il faudra alimenter toutes ces batteries d’une manière ou d’une autre.

Regardez à nouveau cette photo d’un échangeur d’autoroutes urbaines dans une ville quelconque des USA, peut-être bien Los Angeles. Il faut se rendre à l’évidence : ce ne sont pas des millions d’éoliennes ou des milliers d’hectares de panneaux solaires qu’il faudra installer pour recharger toutes les batteries de tous les véhicules électriques qui remplaceront ces voitures avec un moteur à essence qui roulent allègrement sur toutes les routes et dans toutes les villes du monde. Il sera nécessaire de pouvoir produire des quantités formidables d’électricité pour convertir le parc automobile – au moins des pays développés – à l’électricité. J’ai déjà mentionné l’urgence de mettre en place des sources d’énergie fiables pour faire face à l’afflux de véhicules tout électrique (voir le lien). Si le gouvernement français actuel, qui a promis de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim pour des raison électoralistes afin de calmer les écologistes et Corine Lepage, revenait sur cette décision stupide les deux réacteurs de cette usine permettraient de recharger quotidiennement et chaque année 420000 voitures électriques à un prix défiant toute concurrence alors que le parc automobile français compte au bas mot 35 millions de véhicules. Un goutte dans l’océan de tas de tôle qui transportent le plus souvent une seule personne ou quelques tonnes de marchandises. Développer des transports en commun non polluants, donc nécessairement électriques est la seule solution mais il faut aussi se pourvoir de sources d’énergie non polluantes et fiables à tout moment :

Capture d’écran 2016-11-24 à 21.54.04.png

J’ai souvent mentionné la ville de Tokyo sur ce blog. Les habitants de cette gigantesque ville de plus de 13 millions d’habitants, petite fraction d’une conurbation de plus de 38 millions de personnes autour de la baie du même nom, ne pourraient plus respirer s’il n’existait pas de transports en commun unique au monde de par sa densité et s’il n’existait pas de régulations drastiques sur l’usage des véhicules automobiles afin qu’ils soient le moins polluants possible.

Alors garder la centrale de Fessenheim opérationnelle pendant dix ans voire plus pour recharger des voitures électriques, n’est-ce pas une bonne idée conforme aux desseins de décarbonation imposés par les écologistes ?

Billet partiellement inspiré d’un article paru dans realclimatescience.com avec ses illustrations.

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/30/la-directive-europeenne-20-20-20-est-une-pure-utopie-la-preuve/

Le Japon économiquement à la traine ? Une blague !

Capture d’écran 2016-05-06 à 12.52.24.png

Elon Musk est l’homme avec qui il faudra compter dans les années à venir, un visionnaire doublé d’une sagacité outrageante pour les affaires ! Comme les vieux pays européens auraient besoin de telles personnalités … Et pourtant la firme Nissan (Renault) frappe aussi très fort avec les voitures électriques et pas n’importe où, au Japon. Normal direz-vous puisque Nissan est une entreprise japonaise associée étroitement à Renault, certes, mais qui dans son pays d’origine taille des croupières à son monstrueux concurrent Toyota.

Venons-en aux faits. Toyota a intelligemment opté pour les voitures hybrides, c’est-à-dire des véhicules dont le moteur embarqué brûlant de l’essence n’a plus de fonction de propulsion comme dans les automobiles classiques mais est devenu un vulgaire groupe électrogène dont la fonction est de recharger des batteries qui alimentent des moteurs électriques situés au niveau des roues. C’est schématiquement ainsi que fonctionne une Prius (si je ne me trompe pas). Nissan a choisi la Leaf, voiture tout-électrique comme Elon Musk avec la Tesla, et Nissan n’a pas eu tort.

Le Japon que les analystes européens considèrent comme un pays économiquement en coma dépassé est pourtant à l’avant-garde du progrès dans de nombreux domaines. Je suspecte que ces analystes n’ont jamais mis les pieds dans ce pays car ils ignorent le dynamisme incroyable qui anime les entreprises nippones petites et grandes. Prenons donc l’exemple des voitures électriques. Il y a maintenant au Japon 40000 bornes de rechargement pour voitures tout-électrique, plus que de stations d’essence – seulement 34000 – et ce n’est qu’un début vers l’invasion des voitures électriques dans ce pays qui ne dispose d’aucunes ressources naturelles autres que les rizières, les forêts et l’océan. La Leaf de Nissan peut parcourir 180 kilomètres avec une charge de batteries et une application sur téléphone portable permet au conducteur de trouver rapidement une borne de chargement. Des particuliers possédant eux-mêmes une voiture électrique sont, pour certains, répertoriés dans la base de données de l’application, ce qui a levé toute anxiété de se retrouver en panne au milieu de nulle part.

De plus il y a aussi au Japon déjà 6469 points de chargement rapide (photo), une donnée qui peut paraître ridicule mais si on se réfère à celles répertoriées en Europe (3028) ou aux USA (1686) il est évident que le Japon est à l’avant-garde. À ce rythme il existera en 2020 plus de deux millions de bornes disponibles au Japon et plus de la moitié des voitures vendues seront tout-électrique. La politique agressive de Tesla est donc justifiée car le Japon est à l’avant-garde des progrès technologiques et Elon Musk fait fi des analyses erronées relatives au Japon, il sait ce qu’il fait !

Sources : Digital Trends, illustration Japan Times

La gigantesque gabegie de l’écologie politique française

Capture d’écran 2015-10-21 à 16.12.10

En dehors de la Suède, si on considère que la Californie est un Etat au même titre par exemple que l’Espagne ou la France, cet « Etat », donc, est le deuxième meilleur élève au monde dans le classement des émissions de carbone après … la France ! Le classement se fait en considérant le nombre de dollars générés dans le produit intérieur par unité de carbone émis dans l’atmosphère. Les incitations de l’Etat de Californie à développer des technologies moins voraces en énergie ont porté leurs fruits puisqu’en 25 ans la quantité totale d’énergie consommée a diminué de 20 % alors que durant la même période l’économie s’est accrue de 40 %.

Dans cette optique la Californie s’est engagée à poursuivre sa politique d’efficacité énergétique et de développement de l’énergie photovoltaïque dans les zones désertiques ainsi que l’optimisation de la smart-grid électrique en d’autres termes la mise en place d’un réseau intelligent de distribution de l’électricité. La société Pacific Gas and Electric (PG&E) produit déjà 50 % de son électricité à partir de sources n’émettant pas de carbone : nucléaire et hydroélectrique. Un autre volet est l’incitation à l’achat de voitures électriques. Le parc de voitures électriques californien représente déjà plus de 30 % de tous les véhicules de ce type dans le monde.

Qu’en est-il en France ? La politique politicienne électoraliste de Hollande a conduit à décider de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim et cette décision est sans appel comme vient EDF de se le voir signifier sèchement par Ségolène, fermeture devant être effective dès la mise en fonctionnement de l’EPR de Flamanville. Or EDF a constaté que la construction de cette usine a encore pris du retard et qu’il est inenvisageable qu’elle puisse être raccordée au réseau avant au mieux 2020, au mieux voulant dire s’il n’y a pas d’autres retards comme pour l’EPR de Finlande dont la construction accuse un retard de 10 ans ! Alors que la France compte 35 millions de véhicules automobiles et que la puissance moyenne de ces derniers est de 136 chevaux, soit 100 kW, (ou encore 50 fers à repasser !) les deux réacteurs de la centrale de Fessenheim permettraient de recharger chaque jour 9 millions de voitures électriques dans l’hypothèse où ces dernières ne seraient utilisées que 2 heures par jour, c’est-à-dire comme le quart du parc de véhicules de tourisme français. Quand on sait que près de 40 % des émissions de carbone françaises proviennent des véhicules automobiles, on peut raisonnablement se demander de quelle manière les écologistes, dont l’emblématique Ségolène, raisonnent. Ça ne doit pas être très clair dans leur tête : seule l’idéologie est importante, les réalités économiques passent au second plan. L’histoire récente fourmille d’exemples catastrophiques de ce genre quand on mélange l’idéologie et l’économie.

Elon Musk est un entrepreneur visionnaire et ce n’est pas un idéologue, CQFD.

Source : San Francisco Gate ( blog.sfgate.com/ ) et (re)voir aussi les billets de ce blog datés du 17 février 2012 et du 18 mars 2014, illustration Tesla modèle S

L’AFP dévoile enfin son idéologie

 

Je livre brute de parution cette dépêche de l’AFP à mes lecteurs. Si ensuite certains prétendent que l’AFP n’est pas l’organe de presse dédié des ONG anti-nucléaire, anti-CO2 et anti-tutti quanti il y a de sérieuses questions à se poser quant à l’impartialité de cette agence qui est un ramassis de gauchistes à la solde de Greenpeace et consorts.

Les voitures électriques de Bolloré et la Zoé de Renault pas écologiques

Lyon – Le Jury de déontologie publicitaire (JDP) a estimé jeudi que les véhicules électriques d’autopartage Bluely à Lyon et Autolib à Paris, tout comme la Zoé de Renault, ne peuvent se prétendre du qualificatif écologique dans leurs publicités. En avril, ce jury avait déjà épinglé pour les mêmes raisons la Bluecub, la voiture électrique d’autopartage de Bordeaux, appartenant comme Bluely et Autolib au groupe Bolloré. Dans une décision rendue publique jeudi, le JDP, instance liée à l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), constate que les publicités pour Bluely et Autolib font état du caractère « écologique » du service promu sans le moindre élément de relativisation ou de comparaison. Or, poursuit la décision, l’utilisation de ce service induit nécessairement certains effets négatifs sur l’environnement, notamment les pièces d’usure des véhicules utilisés et l’électricité nécessaire à leur rechargement, dont il n’est pas établi qu’elle serait intégralement issue de sources renouvelables. A l’appui de ce jugement, le jury cite une résolution développement durable de l’ARPP, stipulant que dans le cas où il serait impossible de justifier des formulations globales (comme écologique – ndlr), la publicité doit les relativiser en utilisant des formulations telles que « contribue à ». C’est pour non respect de cette résolution que le jury a également ciblé une publicité pour la Zoé de Renault, qui affirmait pour lutter contre la pollution, roulez en voiture, à la suite d’une plainte de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT). L’association Observatoire du nucléaire qui, de son côté, avait saisi le JDP concernant Bluely et Autolib, comme pour la Bluecub, a salué ces décisions dans un communiqué. L’ONG anti-nucléaire avait notamment mis en avant le fait que l’électricité utilisée pour le rechargement des batteries sur le réseau est à 75% d’origine nucléaire, et l’importation, pour ces batteries, de lithium de pays d’Amérique du sud dont l’environnement est gravement pollué. Certes, la voiture électrique ne pollue pas au moment où elle circule, mais elle pollue avant et après, et surtout elle délocalise la pollution, affirme-t-elle. Après le jugement concernant Bluecub, le groupe Bolloré avait assuré qu’en bons élèves, ils allaient retirer le mot écologique de leur publicité. Mais une fois obtenus des certificats d’énergie renouvelable pour nos véhicules on remettra le mot qu’on veut, avait-il ajouté, estimant que le vrai sujet était la pollution dans toutes les villes. Le projet de loi sur la transition énergétique, présenté le 18 juin en Conseil des ministres, prévoit plusieurs mesures visant au développement des véhicules électriques.

(©AFP / 26 juin 2014 15h13)

Apparemment la déontologie de base n’a pas l’air d’effleurer un seul instant les journalistes de l’AFP à la solde du gouvernement socialo-écolo-marxiste français. Quand un pays ne dispose plus que d’informations idéologiquement déviées c’est un pays totalitaire et la France en prend le chemin clairement ! De plus comme mes lecteurs peuvent le remarquer l’AFP glisse dans ses dépêches des lézards qui brouillent le reformatage de leur texte original … C’est Orwellien !